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29 novembre 2011

Les miracles existent parfois dans les médias, y compris en Colombie, pour sortir les scandales de la naphtaline. C’est le cas de cette bombe publiée dans le quotidien El Tiempo samedi par Maria Isabel Rueda, une journaliste bien informée.

Son article met surtout en cause Carlos Alonso Lucio, ex-guérillero du criminel M-19, actuel mari de l’avocate générale de Colombie Viviane Morales (diplômée en droit à Paris), mais aussi son ex-compagne dans les années 1990 Ingrid Betancourt.

Il m’a fallu découvrir le papier de cette collègue colombienne pour apprendre la récente publication du livre qu’elle cite, « En la boca del lobo » (Editions Grijalbo), traduit de la version américaine « At the devil’s table » (Kindle Edition), écrit par l’Américain William Rempel, journaliste durant 36 ans au quotidien Los Angeles Times.
Si Maria Isabel Rueda avait eu l’intention de ruiner la carrière de l’avocate générale Viviane Morales et de provoquer des poursuites contre son mari, elle n’aurait pas procédé autrement.

Qu’on en juge : elle cite d’abord le livre de William Rempel, resté en contact pendant 8 ans par téléphone avec un repenti du cartel de Cali, Jorge Salcedo. Cet ex-chef de la sécurité des frères Rodriguez-Orjuela, patrons d’un cartel aussi sanguinaire que celui de Pablo Escobar à Medellin, vit désormais libre aux USA avec sa famille, sous un nom d’emprunt, pour avoir collaboré avec la justice américaine dans l’enquête contre le cartel.

Selon ce livre, qui n’a fait l’objet d’aucune plainte judiciaire, Jorge Salcedo, cité par Mme Rueda, affirme avoir été témoin de la remise à Carlos Alonso Lucio par les Rodriguez-Orjuela, soit avant leur détention en 1995, d’un « chèque de 50 millions » (sans précision sur la monnaie concernée), soit au moins 100.00 dollars de l’époque s’il s’agit de pesos colombiens.

Les patrons du cartel de Cali, ajoute-t-elle à partir de ces confessions, lui ont donné ce chèque « avec l’engagement de le répartir avec sa collègue Ingrid Betancourt ». Carlos Alonso Lucio et Ingrid Betancourt étaient alors des élus au Congrès colombien.

Ces révélations exigent des explications urgentes de ces deux anciens congressistes. Lucio est donc l’actuel époux de Viviane Morales, et son ex-compagne, Ingrid Betancourt, candidate à la présidence colombienne en 2002, a été libérée par l’armée le 2 juillet 2008 dans l’opération « Jaque » après avoir été otage des FARC pendant six ans.

Mais Maria Isabel Rueda va plus loin à partir de ces extraits tirés du livre publié par William Rempel. Elle révèle les liens ultérieurs de Carlos Alonso Lucio avec les terroristes de l’ELN, puis avec les paramilitaires, sans oublier une peine de prison à lui infligée par la Cour suprême pour corruption.

Dans une savante mise à mort, sans le dire, de la carrière judiciaire de Viviane Morales, Maria Isabel Rueda s’en donne à cœur joie au final de son analyse bien informée.
« Face à un tel CV et autant d’acrobaties, nul ne s’étonnera que l’on impute à Lucio – justement ou pas – un rôle de suprême importance dans les fonctions de son épouse. Les questions se posent même sur son influence éventuelle dans la nomination de juges (…), ou encore à propos de la lenteur de la justice dans l’instruction de l’enquête sur le récent vol dans le bureau de la lutte anti-drogue, dont un des principaux accusés est le meilleur ami de Lucio ».

Je rappelle ici que Viviane Morales, malgré les révélations récentes de témoins sur les mensonges de l’accusation, n’a toujours pas ordonné la remise en liberté du colonel Alfonso Plazas Vega, héros colombien dans la reprise du palais de justice de Bogota incendié en 1985 par les terroristes du M-19, auquel appartenait Carlos Alonso Lucio, avec plus de cent juges abattus par les rebelles.

Le colonel Plazas a été accusé faussement par un ex-terroriste en liberté d’avoir fait disparaître 11 civils en fait abattus pas les rebelles.

Voici l’article en question de Maria Isabel Rueda :

DEL AMOR Y OTROS DEMONIOS
Por: MARÍA ISABEL RUEDA | 5:37 p.m. | 26 de Noviembre del 2011
María Isabel Rueda

Con un « sí » a secas la fiscal Viviane Morales aceptó públicamente que se ha reconciliado con su ex marido, Carlos Alonso Lucio. ¿Qué tanto puede el amor influir en su buen juicio?
La fiscal Viviane Morales acaba de responder, en una entrevista con Bocas, una pregunta personal. Con un « sí » a secas aceptó públicamente que se ha reconciliado con su ex marido, Carlos Alonso Lucio. ¿Qué tanto puede el amor influir en su buen juicio?
En su reciente best seller, En la boca del lobo, el jefe de seguridad del cartel de Cali, Jorge Salcedo, cuenta que fue testigo de un pago que los Rodríguez Orejuela le hicieron hace algunos años al actual esposo de la fiscal Morales, Carlos Alonso Lucio, en ese entonces congresista. Le entregaron un cheque por 50 millones con el compromiso de que lo repartiera con su colega Íngrid Betancourt. Incluso, antes de esta revelación, se sabía que Lucio fungió durante un tiempo como ‘lobista’ del cartel de Cali y que, en calidad de tal, tramitaba citas para el círculo de los Rodríguez Orejuela con periodistas. La época coincide con otros cuentos tenebrosos que eran vox pópuli en los pasillos del Congreso, sobre que Lucio visitaba las cárceles para discutir su agenda legislativa con jefes de bandas criminales.
La vida de Carlos Alonso Lucio está llena de saltos mortales. Cuando se desencantó del M-19 (una versión dice que fue Carlos Pizarro el que se decepcionó de él), Lucio saltó de ese grupo guerrillero a asesorar al Eln. Estaba desempeñando ese oficio cuando este grupo guerrillero secuestró al actual presidente del Senado, Juan Manuel Corzo. A cambio de su liberación, la guerrilla le exigió al entonces ministro del Interior, Horacio Serpa, que organizara una delegación de jóvenes parlamentarios que fueran a discutir una agenda política con los cabecillas del Eln al monte. En esa delegación viajaron, entre otros, los entonces congresistas Germán Vargas Lleras, Juan Fernando Cristo y Viviane Morales. Ella llevaba un perrito. Luego de un tortuoso viaje aéreo, la comisión llegó al monte. Ella desapareció durante todo el día mientras sus colegas negociaban con el Eln la liberación de Corzo. La congresista reapareció para retornar a Bogotá con la comisión. El perrito se quedó con Lucio en el monte.
No sé qué pasó entre el Eln y Lucio. Pero de él solo volvió a saberse años más tarde, cuando saltó sorpresivamente a las noticias como asesor de los paramilitares. Según EL TIEMPO, está documentado periodísticamente que durante ese período acompañó al paramilitar ‘Julián Bolívar’ en un viaje a Caracas.
También es cierto que Lucio pagó una temporada de cárcel al haber sido encontrado culpable de estafa por la Corte Suprema de Justicia.
Con semejante hoja de vida y tantas acrobacias, no puede extrañar que a Lucio se le adjudique justa o injustamente un papel de gran ascendencia sobre el cargo de su esposa, la Fiscal. Hasta se ha preguntado si él ha influido en ciertos nombramientos, como en el del fiscal Pabón, el primero que tuvo a su cargo el proceso de los Nule. O si la lentitud de la Fiscalía en instruir el proceso del robo de la Oficina de Estupefacientes se debe a que uno de los principales implicados es mejor amigo de Lucio.
También puede ser una mera coincidencia. O una suposición inmerecida por parte de la Fiscal. Porque estar casada con Lucio no significa que ella carezca del carácter suficiente para defender su independencia profesional de la influencia de su vida personal. Por eso, esta columna no tiene por objeto solicitarle a la doctora Viviane que escoja entre su cargo y su relación sentimental con un personaje tan controvertido. ¿Qué autoridad tiene una periodista como yo para ponerla en ese dilema? Ni más faltaba. Pero, como analista de opinión, estoy en la obligación de decir públicamente que la controversia sí existe y que es válido ventilarla.
¡SE ME OLVIDA! La Fiscal podrá escudarse en que esa pregunta de Bocas se la hicieron solo por ser mujer. Pero si el Fiscal fuera Lucio y su esposa la que exhibiera semejante hoja de vida, seguramente la pregunta le habría caído a él.

2 réponses à “Colombie : un chèque millionnaire émis par l’ancien cartel de Cali, selon un livre explosif, exige une réponse de Carlos Alonso Lucio, ex-guérilléro marié à l’avocate générale Viviane Morales, et de son ex-compagne Ingrid Betancourt”

  • yves:

    Bravo à Madame la journaliste Maria Isabel Rueda pour son courage qui honore la Colombie.
    Merci pour la divulgation et le contexte de cet article à Mr Thomet.

  • Fabio:

    ho ho si le blog ne rejettait mes messages vous l’auriez su bien avant!! j’ai repporté cela des dimanche quand c’est apparu dans la presse. il y a aussi d’autres articles qui revelent les rapports speciaux entre le ex-narco-terroriste lucio et …. les narcos et terroristes bien sur.

    la fiscale Moral-less (j’emprunt le neologismes à José) etait depuis le debut evidamment inhabilité pour accepter cette haute position de justice, vu les antecedents narco-terroristes de l’amour de la vie.

    finalement la logique donne l’explication definitive de pourquoi le colonel plazas et d’autres heros de la patrie pourrissent en prison — mais entretemps le kaka-marade s-s-sss-an-t-tt-tos-s n’a pas le temps de s’occuper de son peuple, car evidamment il est le seul qui apres 60 ans reussira que les israeliens et les palestiniens s’embrassent comme des freres. puisque chavez est maintenant son meilleur ami, pourquoi cela ne serait pas possible dans le conflit le plus long de l’epoque moderne?

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