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20 mai 2013

 

Le quotidien espagnol El Pais, l’un des meilleurs journaux au monde, consacre sa Une et une page entière ce matin aux révélations sur les viols commis dans les années 1980, mais prescrits, contre des fillettes de la sélection espagnole féminine de gymnastique par leur entraîneur, Jesus Carballo.

 

Je tiens à vous relater cette affaire pour démontrer une fois de plus combien le combat contre la pédocriminalité est actif en Espagne, contrairement à la France.

 

Ce cas précis de gymnastes espagnoles violées impunément pendant des années illustre d’autre part l’énorme difficulté des victimes de tels prédateurs à dénoncer ces méfaits, puisqu’elles ont attendu d’avoir près de 50 ans pour parler.

 

Comme en France, les viols sur mineurs sont prescrits quand la victime a passé l’âge de 38 ans, et une fois de plus ce constat devrait pousser les législateurs à les rendre imprescriptibles, ce que j’ai déjà souligné ici.

  

Pour qu’éclate ce scandale, il a fallu une rencontre récente des anciennes gymnastes entre elles, au cours de laquelle elles ont l’une après l’autre commencé à oser révéler ce qu’elles avaient subi.

 

Cette prise de conscience collective les a conduites à porter plainte, et la police, relève El Pais, qualifie de « totalement vrais » ces actes criminels.

 

Un juge espagnol a classé le dossier pour prescription, mais les avocats des victimes et le Conseil supérieur des sports ont fait appel à Madrid.  

 

Agé de 69 ans, Carballo, sélectionneur des gymnastes pendant 30 ans, a été suspendu par la fédération de gymnastique dès que la plainte a été déposée. « Il a détruit ma vie », a affirmé l’une des victimes, aujourd’hui âgée de 48 ans.

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19 mai 2013

Le drame de Sandrine Chastan, déjà relaté ici, se double d’une sorte de « prostitution institutionnalisée » pour cette mère qui doit désormais payer pour voir ses jumeaux une fois par mois.

Pour avoir accusé un proche d’un présumé inceste contre deux de ses enfants, ses jumeaux lui ont été retirés.

Un jugement du 21 juin 2012 à Castres lui a octroyé le droit de les rencontrer une fois par mois pendant deux heures.

Lieu désigné pour ces visites, le centre social Aramis à Clermont-Ferrand a mis près d’un an à les organiser.

Sandrine a dû entamer un nouvel appel en justice à Toulouse pour obliger ce centre, longtemps réfractaire, à céder.

Cette mère privée de ses enfants les retrouvera enfin le 22 mai à Aramis en présence d’éducateurs et sans la moindre intimité.

Dans le dernier courrier d’Aramis, elle a appris qu’elle devrait régler 13 euros de frais à chaque visite mensuelle de 2 heures.

Ainsi donc Sandrine, déjà ruinée par ses actions en justice, va devoir PAYER pour voir le fruit de ses entrailles.

« Il s’agit d’une prostitution institutionnalisée », m’a déclaré cette mère davantage combative à chaque nouvel outrage.

Ses frais et pénibilité de voyage (12 heures de voiture aller-retour, essence, péages et hôtel) n’étaient pas suffisants…

Je demande aux associations de défense des enfants de se mobiliser sur le cas de Sandrine Chastan, qui n’est jamais montée sur une grue ou une cathédrale pour crier au scandale.

Comment les tribunaux de Castres et de Clermont-Ferrand, ainsi qu’Aramis, ont-ils pu permettre le maintien d’une telle privation de ses droits ?

On aurait voulu la pousser au suicide ou à toute autre initiative malheureuse qu’on n’aurait pas agi autrement.

Sandrine Chastan a droit à une réparation financière exemplaire, qui n’effacera jamais la double peine subie.

A Outreau, des accusés qui avaient avoué ont reçu des indemnités considérables après leur acquittement, pour avoir passé trop de mois en détention provisoire.

J’invite les médias à se pencher sur ce cas exemplaire d’une entrave aux droits d’une mère à voir ses enfants.

Le dossier de Sandrine Chastan, dont je dispose, leur prouvera le degré d’injustices commises dans un drame sans fin, né de ses dénonciations initiales corroborées par des médecins.

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18 mai 2013

A l’invitation de l’association « Culture Libre », je vais animer quatre débats autour des révélations de mon enquête « Retour à Outreau » (éditions KontreKulture) entre le 30 mai et le 2 juin dans le midi.

Chaque débat sera précédé de la projection du film « Outreau, l’autre vérité », de Serge Garde.

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10 mai 2013

Vous venez d’apprendre ce matin que quatre hommes ont passé la nuit sur la cathédrale d’Orléans pour protester contre le fait qu’ils ne voient plus leurs enfants depuis leurs divorces, et que grâce à cette action « leurs revendications pourraient être satisfaites en quelques jours» par la justice.

Sandrine Chastan, dont vous connaissez le drame sur ce blog, n’a jamais fait de telles escalades. Elle n’a plus vu ses petits jumeaux depuis onze mois, et même pas pendant les deux heures mensuelles permises par la justice de Clermont-Ferrand au siège de la fondation Aramis via l’ASE locale, depuis un arrêt du 21 juin 2012.
Ses coups de fils, courriers et mails en série adressés à ces autorités ainsi qu’au président Hollande et au ministère de la Justice sont restés lettre morte pendant cette longue période. Ce n’est que le 22 mai, après avoir contacté les politiciens locaux et porté plainte devant le procureur, qu’elle aura enfin le droit de voir ses deux enfants pendant deux heures à Aramis.

Je suis cette affaire de très près, et dénoncerai en temps voulu les responsables de ce scandale, documents à l’appui.

 

 

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26 avril 2013

La mairie de Chamonix (Haute-Savoie) va verser plus de 43.000 euros à un de ses employés, Serge Blachier, condamné pour pédophilie afin d’éviter de le réintégrer dans ses effectifs, a révélé Le Dauphiné Libéré.

Le versement de cette indemnité de 43.623 euros a été approuvée par le conseil municipal jeudi soir.

L’homme, employé aux services techniques de la mairie, avait été condamné à cinq ans de prison en 2006, pour des actes pédophiles sans lien avec la mairie.

Il avait demandé sa réintégration à sa sortie de prison, ce que la commune a refusé.
« Des employés avaient fait savoir au maire qu’ils n’accepteraient pas sa réintégration. Cela aurait sans doute créé beaucoup de perturbations dans les services municipaux », a expliqué à l’AFP un responsable de la mairie.
« On lui a proposé de prendre une disponibilité jusqu’à sa retraite mais il a refusé », a ajouté la même source.
L’employé a saisi le tribunal administratif de Grenoble qui a condamné la commune pour faute par un jugement du 5 juin 2012.
Afin d’éviter d’avoir à payer des indemnités de retard, la mairie a préféré conclure une transaction avec cet employé afin de solder l’affaire.
« Au terme de cet accord, il s’engage à ne pas solliciter sa réintégration », selon la mairie.
« On ne l’a pas rémunéré depuis trois ans. S’il avait travaillé pour la mairie, ça nous aurait coûté 180.000 euros », a ajouté la même source.
L’avocat de l’employé municipal n’était pas joignable vendredi après-midi.

Je vous laisse commenter, car un accès de nausée fait déraper mes doigts sur le clavier. Mais il faudrait demander au maire de Chamonix pourquoi il ne fait pas appel devant le Conseil d’Etat, lequel avait confirmé le refus par la mairie de Paris de réintégrer une Pervenche condamnée pour vol à l’étalage en 2004. L’un d’entre vous peut-il contacter le maire de Chamonix ?

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25 avril 3013

Le magistrat Fabrice Burgaud, qui a instruit l’affaire d’Outreau entre 2001 et 2003, va déposer plainte contre le cinéaste Bertrand Tavernier pour « provocation au crime ».

 C’est ce qu’a annoncé jeudi à l’AFP l’avocat du magistrat, Me Patrick Maisonneuve.

Le 10 avril dernier, sur le plateau de l’émission « C à vous » sur France 5, Bertrand Tavernier évoquait le film « Présumé coupable » dans lequel l’huissier Alain Marécaux, l’un des acquittés, est incarné par Philippe Torreton. Bertrand Tavernier avait notamment déclaré, faisant allusion à Fabrice Burgaud : « C’est quelqu’un que vous avez envie d’exécuter, le juge d’Outreau. »

« C’est quand même très violent », a dit Me Maisonneuve, qui va déposer plainte « dans les jours qui viennent » et envisage également de poursuivre le réalisateur en diffamation.

J’invite ici M. Tavernier à lire mon livre d’investigation « Retour à Outreau » avant de se rendre au tribunal. Mes révélations sur la réalité du dossier le conduiront certainement, s’il lui reste un brin d’objectivité, à présenter ses excuses au juge pour obtenir la clémence des magistrats du siège, voire le retrait de cette plainte.

Quand on tourne un scénario sur un sujet polémique, la moindre des exigences consiste, comme un juge, à procéder à charge et à décharge, sous peine de partialité.

Le film « Présumé coupable » de Vincent Garenq sur l’huissier Alain Marécaux, cité par M. Tavernier à l’appui de sa violente attaque contre le juge Fabrice Burgaud, constitue l’exemple typique d’un outrage à la vérité des faits, et c’est une litote. Vous pourrez en découvrir la démonstration documentée, plan par plan, dans mon livre.

Monsieur Tavernier, avant de publier mon enquête, j’ai lu tous les dossiers judiciaires et les rapports annexes avant de rencontrer les principaux acteurs de cette affaire.

Vous, sans avoir lu une seule ligne de ces 30.000 pages, et à la seule vision de ce film mensonger – oui, mensonger, et je le prouve -, vous avez pratiquement appelé à la liquidation d’un juge qui a réalisé un travail exemplaire, et jamais remis en cause par les avocats de tous les accusés.

Votre stupéfiante réaction, dans la plus « pure » tradition stalinienne, fait peur en 2013. Sous le joug soviétique, elle aurait signifié la pendaison imminente, l’éventuel suicide, ou la mise au goulag du juge.

Vous qui avez le temps, l’intelligence et les moyens de vous instruire avant de porter un jugement définitif, surtout près de huit ans après le dernier procès d’Outreau, j’oserai vous qualifier d’homme dangereux, au prorata de votre célébrité, si vous ne faites pas amende honorable.

Vous admettrez que certains de vos admirateurs, dénués de votre incontestable culture, cinématographique en tout cas, pourraient prendre au pied de la lettre votre appel au meurtre.

Alors, revenez à de plus nobles sentiments, et retirez avec vos excuses cette entaille dans votre parcours. C’est la noblesse d’un homme que de reconnaître ses erreurs.

Sachez, mais peut-être ne vous l’a-t-on pas dit, pas plus que ne le reconnaît le film « Présumé coupable », que douze enfants ont été reconnus victimes de viols à Outreau par les jurés d’assises et indemnisés par l’Etat.

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24 avril 2013

Comment ne pas être révolté et proche de l’insoumission en découvrant ce matin le scandaleux « mur des cons » affiché par le syndicat de la magistrature (SM) dans son local en plein cœur du ministère de la justice à Paris ?

Comment ne pas exiger ici à cette occasion, et une nouvelle fois, la tenue d’Etats généraux sur l’enfance pour en finir une fois pour toutes avec la tolérance de la justice à l’égard des violeurs aux dépens des mineurs, et de leurs mères qui ont eu le courage de dénoncer ces crimes ?

Sur le panneau du SM consacré aux « cons » qu’il vitupère, figurent deux pères de victimes:  le président de l’Association pour la protection contre les agressions et les crimes sexuels, Jean-Pierre Escarfail, dont la fille Pascale avait été violée et assassinée par le tueur Guy Georges, et Philippe Schmitt, père d’Anne-Lorraine, tuée par un récidiviste..

Cette mise à l’index hallucinante de DEUX PERES DE JEUNES VICTIMES par des juges appelés à appliquer la loi, rien que la loi, explique l’attitude au mieux laxiste de nombre d’entre eux dans les prétoires à l’égard de prédateurs sexuels, surtout depuis les procès d’Outreau.

Mes dossiers en cours, et pas seulement ceux révélés dans mon livre « Retour à Outreau » (éditions KontreKulture), fourmillent de décisions judiciaires favorables aux présumés criminels sexuels. Les juges en arrivent même parfois (ou souvent selon les cas) à remettre l’enfant violé à son père sodomite, et la mère se retrouve parfois (ou souvent encore) poursuivie pour « dénonciation calomnieuse » quand elle ose faire appel de telles décisions iniques.

Nul besoin de ce « mur des cons » pour savoir combien la justice n’est pas indépendante, mais politique en France. Mais que le président d’une association pour la défense des enfants, père d’une fillette violée et tuée, soit cloué au pilori par des magistrats d’abord syndicalistes avant d’être juges, révèle la déliquescence d’une justice sans foi ni loi.

J’avoue ne pas comprendre pourquoi M. Escarfail vient d’annoncer son intention de ne pas porter plainte contre le SM. J’espère que les réactions innombrables du public, telles que l’on peut les lire sur les sites internet de la presse française, l’amèneront à changer d’avis. Par contre M. Schmitt a saisi son avocat pour étudier les mesures à prendre.

L’éclatement d’un tel scandale est propice à remettre sur le feu notre exigence pour une revue, de fond en comble, du traitement judiciaire de la pédocriminalité galopante en France.

Dois-je rappeler pour la énième fois que 15.000 enfants sont victimes de viols chaque année en France, selon les chiffres officiels de l’Observatoire de la délinquance ? Soit plus de 200.000 enfants si l’on ajoute ceux qui n’osent pas dénoncer leur agresseur.

Dernière minute: j’écris ces lignes depuis l’Amérique du Sud, et je viens de voir le journal de 20H de France 2 sur TV5 Monde. Son présentateur, un soi-disant « journaliste » (David Pujadas), n’a même pas abordé ce sujet du « mur des cons », alors que c’est le principal thème commenté sur tous les médias par les internautes, avec des milliers de réactions. David a eu peur de ce Goliath en papier. peut-être parce qu’il n’a pas osé avouer que sa photo à lui était aussi sur le même mur des cons !

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09 avril 2013

Le hourvari du scandale Cahuzac a déclenché un processus de nettoyage à sec dans toutes les élites de notre République bananière, avec une révolution à venir inéluctable.

A lire les commentaires des internautes, on découvre le ras-le-bol du peuple face à la corruption généralisée. Cette révolte va s’accélérer, et le mois de mai le confirmera, sans être augure.

Les salariés et maintenant les retraités n’en peuvent plus de voir leur pouvoir d’achat s’écrouler pendant que les cumulards de la politique s’engraissent aux dépens de nos impôts.

Comme le propre (sic) gouvernement exige de tous les ministres avant le 15 avril leur déclaration de patrimoine, la boule de neige populaire va enfler pour demander davantage de contrôles.

Il faut exiger la clarté non seulement sur le patrimoine, mais aussi la publication des déclarations de revenus pour tout politique avant sa prise de fonctions, puis après son, ou ses, mandats. Tout enrichissement illicite sera ainsi mis au jour, sauf si l’impétrant a gagné à l’Euromillions !

Quand on sait l’ampleur des trafics sur les marchés publics dans les régions, les départements et les municipalités, c’est  une mesure de salut public.

Je connais bien le dossier des ronds-points en France. Cette invention française (vous ne trouvez pratiquement aucun rond-point aux USA) a consisté à facturer au maximum ces aménagements, qui ne coûtent qu’un peu de terre et une bordure en ciment, pour arroser les partis politiques du pouvoir local. Ma source : une ex-conseillère de F. Mitterrand.

L’Espagne, pays aussi corrompu que la France, a vite adopté cette méthode de financement occulte. Observez bien ces ronds-points, la plupart inutiles puisqu’il suffit d’un stop à chaque carrefour pour moduler le trafic.  J’en ai vu un en Catalogne, il  y a 16 ans déjà, en pleins champs !

Il convient aussi d’exiger la fin immédiate du cumul des mandats. Comment imaginer un sénateur ou un député capable de gérer à la fois de telles responsabilités avec celles de sa ville, quand on sait l’immensité du travail pour un maire au quotidien, même dans un bourg ?

Pour en finir avec ces élites gangrenées, exigeons enfin la prise en compte du vote blanc dans toutes les élections, et leur annulation quand il est majoritaire, au profit d’un nouveau scrutin.

Cette mesure reste la seule à même d’empêcher une révolte violente, voire sanguinaire, tant l’exaspération des Français a dépassé toutes les bornes.

Seule un tel tsunami permettra enfin de remettre les pendules à l’heure, y compris dans une justice dépendante des mêmes politiciens, pour que la loi ne continue pas, comme aujourd’hui, à bafouer les enfants victimes de viols depuis Outreau dans la casi complète indifférence des juges et des policiers.

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09 avril 2013

Dans sa quête de reconstruction, Chérif Delay, l’un des douze enfants reconnus victimes de viols à Outreau, a trouvé sa voie : un CD de rap, bâti en France et non pas en Belgique.

« La création musicale est devenue mon seul médicament pour oublier les horreurs d’Outreau », m’a-t-il déclaré lundi depuis son refuge dans une famille dans l’ouest de la France.

Vous avez été nombreux à vous poser des questions sur le devenir de ce garçon parti en Belgique sans l’autorisation de quitter le territoire depuis sa condamnation à six mois avec sursis en décembre 2011 pour des menaces de mort sur facebook contre Franck Lavier, l’un des acquittés d’Outreau.

Conscient de sa situation d’hors-la-loi s’il restait en Belgique, le garçon est rentré en France et ne songe plus qu’à une seule chose : la création de son disque de rap, au titre provisoire de « SOS Enfants ».

Ses premières chansons relatent le cauchemar de tous les enfants violés, dont il fait partie, et qu’il espère rejeter dans un passé à oublier quand leur parole sera entendue pour que justice soit rendue contre les prédateurs des petites victimes.

Un producteur musical dans le sud de la France a déjà déclaré son intention de concrétiser le projet de Chérif et me l’a confirmé.

Je n’en dis pas plus. C’est à Chérif maintenant de créer, et de comprendre surtout qu’il ne suffit pas d’être une vedette – ce que nous lui souhaitons de devenir – pour exister.

 

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06 avril 2013

A sa naissance, Jean-Baptiste était son prénom. Mais comment l’adolescent révolté pouvait-il supporter qu’on lui eut attribué celui du dernier prophète annoncant la venue de Jésus de Nazareth ? Ce lien horrible avec le catholicisme honni, il fallait l’extirper.

Alors le gamin devint Harlem, comme ce quartier de New York, symbole des discriminations, mais    aussi des luttes pour une communauté qui, à juste titre, réclamait les mêmes droits que ceux qui, à peine arrivés, avaient pris plaisir à massacrer les autochtones et à voler leurs    terres. Ambitieux, le petit Harlem rêvait de gravir plus hautes marches du pouvoir. Des décennies plus tard, après être passé par la présidence de SOS Racisme, organisation largement subventionnée par nos impôts, il y arriva, un jour du printemps 2012. Diriger le plus grand parti de France, celui qui met en pratique liberté, égalité et fraternité : une belle    revanche pour ce fils d’Antillais.

Certes quelques épines avaient parsemé son long chemin vers la gloire. Notamment cette condamnation, le 17 décembre 1998, pour abus de biens sociaux – un emploi fictif fort bien rémunéré. Un oubli l’avait précédée une décennie aupavant. À l’insu de son plein gré, Harlem avait omis de régler pour près de 80.000 francs d’amendes de stationnement.

Que voulez-vous, on peut rejeter le prénom de Jean-Baptiste, mais appeler Dieu, lorsqu’il est au pouvoir. L’amnistie fut son juste droit. Il y eut aussi récemment ce soutien partagé avec Karine    Berger : « Les attaques contre Jérôme Cahuzac sont inacceptables. » Un ancien ministre véreux, champion de la lutte contre la fraude fiscale à condition qu’elle ne s’appliquât pas à lui-même. Les    faits sont parfois cruel. Aujourd’hui, fort de ses prérogatives et de ses valeurs, notre héros socialiste réclame un référendum sur la moralisation de la vie politique en France. Curieuse    initiative. Vous connaissez des hommes politiques violant les lois ? Moi pas. Notre bon président Normal 1er l’a dit avec les mots justes que lui seul sait trouver : ce n’est qu’un homme égaré    qui a fauté.

Nos institutions étant propres, pourquoi un tel référendum ? Pour qu’on parle de lui ? Pour détourner l’attention ? Parce que, sa probité étant universellement    reconnue, Harlem pense être celui qui peut conduire la France sur la voie de la « République irréprochable » si chère à son maître ?

Demain, d’autres pourraient suivre sa voie : Armstrong prônant un référendum sur la propreté dans l’exercice du sport ; le dictateur nord-coréen, sur les libertés    individuelles ; Berlusconi ou DSK, sur le respect du mariage… On pourrait multiplier les exemples de ces personnages à qui le destin permet de dire et d’entreprendre n’importe quoi.

Le mois prochain, à l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de l’avènement du changement, sortira un film. « Jean-Baptiste était son prénom ». Vous    savourerez, année par année, le parcours de cet homme destiné à la béatification  (ndlr pardon pour cette allusion religieuse). Un spectacle où vous ne cesserez de sourire, de rire et même    de pleurer de bonheur. Vous adorerez la présence continue de cet absurde qui seul peut sortir de la crise et de nos angoisses quotidiennes. « Jean-Baptiste était son prénom ». Une oeuvre    inoubliable. A voir de toute urgence. ADM, le 6 avril 2013

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  • BOMBOLESSE, GROUPE QUEBECOIS DE LA MUSIQUE DU MONDE, DEBARQUE EN EUROPE

    06 juin 2010  Avec leur tube « Enlève le haut », un nouveau succès radiophonique au Canada, les sept musiciens endiablés de Bombolessé débarquent en Europe pour la promotion de leur nouvel album « Movimento », à travers huit spectacles du 24 Juin au 07 Juillet 2010.    Bombolessé propage son métissage tropical urbain. Après plus de 500 spectacles [...]

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