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06 août 2016

En l’absence d’explications sérieuses sur les raisons de sa soudaine démission jeudi, l’existence de menaces contre la juge Lowell Goddard et/ou sa famille n’est pas à écarter.

 

Comment justifier un tel renoncement à un poste aussi lucratif que la présidence de la commission d’enquête sur la pédocriminalité en Angleterre dans les élites politiques, religieuses et autres, sinon par la peur…

 

Tous ceux de mes lecteurs qui connaissent les affres des dossiers judiciaires pédophiles en France et à l’étranger ne me contrediront pas.

 

Juge à la Haute-cour de justice de Nouvelle-Zélande, « Dame » Lowell Goddard, 67 ans, avait été choisie en 2015, comme une garantie d’indépendance, par la ministre de l’Intérieur Theresa May, devenue le mois dernier Premier ministre britannique à la place de David Cameron.

 

Un an exactement après sa prise de fonctions, elle a jeté l’éponge en invoquant « le gel de sa carrière » dans son pays et l’absence de sa famille… Personne ne croira à un tel roman quand on sait le pactole, qualifié ce samedi de « grotesque » (en français) par le prestigieux quotidien The Times, dont elle bénéficiait : plus de 600.000 euros par an, pendant cinq ans ! Et maintenant une prime de départ de 110.000 euros… Le Times a révélé qu’elle avait passé 74 jours cette année dans son pays.

 

Ce départ soudain constitue un vif échec pour Theresa May, condamnée à l’expliquer devant les Communes. En deux ans, les deux prédécesseurs de Goddard avaient déjà renoncé à la présidence de cette commission d’enquête pour conflits d’intérêt : leurs liens avec des personnalités accusées de pédocriminalité.

 

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04 août 2016

Les politiciens pédophiles anglais peuvent dormir ou mourir tranquilles grâce à l’enlisement de l’enquête officielle (concernant  Westminster), dont les trois présidentes successives depuis 18 mois ont démissionné, la dernière ce jeudi, Dame Lowell Goddard, une haute magistrate néo-zélandaise.

Aucune raison n’a été fournie par la juge pour justifier son abandon d’un poste qui lui a rapporté en un an, moins 74 jours de vacances et voyages, plus de 600.000 euros plus les frais.

Le choix d’une étrangère appartenant  à un pays membre du Commonwealth avait été  fait par la ministre de l’Intérieur de l’époque, Theresa May, devenue Premier ministre le mois dernier, face aux conflits d’intérêt découverts chez les deux prédécesseurs de Lowel Goddard, contraintes à la démission grâce aux mises en cause des médfias.

Cette vaste enquête publique indépendante concerne des accusations de pédophilie impliquant des responsables politiques et des institutions publiques dans les années 1980-90 au Royaume-Uni. Elle avait fait suite à des révélations de presse confirmées par les ministères concernés ayant montré que 114 dossiers relatifs à des accusations de sévices sexuels infligés à des enfants entre 1979 et 1999 avaient disparu. L’un de ces dossiers porte sur l’implication de députés et d’autres personnalités politiques dans un réseau de pédophilie.

La première présidente de la comission d’enquête, Elizabeth Butler-Sloss, a ainsi dû renoncer parce que son frère Michael Havers, procureur général dans les années 80, a été accusé d’avoir tenté d’empêcher un ancien parlementaire de rendre publiques des accusations de sévices sexuels. La seconde présidente, Fiona Woolf, avait dû également partir en raison de ses « liens avec l’Establishment », notamment avec Leon Brittan, ancien ministre de l’Intérieur suspecté de pédocriminalité, et décédé l’an dernier.

Pour éviter toute nouvelle accusation de connivence, la juge néo-zélandaise Lowell Goddard avait été nommée en février 2015 pour mener cette enquête, expliquant devant les députés britanniques n’avoir aucun lien avec l’Establishment du pays.

«C’est l’enquête publique la plus importante et la plus ambitieuse de l’histoire de l’Angleterre et du Pays de Galles», avait-elle fait valoir, appelant toutes les victimes à se faire connaître. Reconnaissant que la tâche était «immense», la juge avait  précisé  «qu’un enfant sur 20 en Angleterre et au Pays de Galles a été agressé sexuellement». «Les chiffres véritables pourraient être pires que les estimations officielles», avait-elle ajouté.

L’enquête officielle 2016 de l’Office national de la statistique à Londres, publiée sur mon site tout à l’heure, révèle que 7,1% des Anglais et Gallois ont été victimes de viols dans leur enfance.

En mars 2015, la police des polices britannique avait également ouvert une enquête à la suite de plaintes accusant des policiers d’avoir couvert les agissements d’un réseau de pédophiles impliquant des responsables politiques et des institutions publiques dans les années 1970-2000. Une autre enquête de la police est en cours sur les agressions sexuelles d’enfants qui auraient été commises au cours de ces années. En décembre, une victime présumée, identifiée sous le nom de Nick, avait raconté aux enquêteurs comment lui et plusieurs autres garçons étaient conduits à différentes adresses de Londres et de sa périphérie, y compris sur des bases militaires, où ils étaient agressés sexuellement par des groupes d’hommes. Il avait aussi accusé des députés et d’autres personnalités de premier plan d’être liés au meurtre de trois enfants âgés de 7 à 16 ans.

Aucune de ces enquêtes n’a abouti jusqu’ici.

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04 août 2016

Le rapport criminel 2016 pour  l’Angleterre et le Pays de Galles, récemment publié, révèle l’effroyable étendue de ce pédocide: 563.000 femmes et 102.000 hommes, âgés de 16 à 59 ans, ont avoué avoir été victimes de viols pendant leur enfance dans la première enquête de ce genre réalisée par l’Office national des statistiques.

7,1 % d’entre eux ont donc subi des violences sexuelles, commises en majorité (56%) par des parents ou des proches. La plupart de ces crimes ne sont pas dénoncés par les jeunes victimes pour les raisons que nous connaissons bien en France: « honte et peur de ne pas être cru ».

 

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28 juil. 16

 

Le pouvoir actuel peut haïr les polémiques contraires à ses vérités officielles, il n’empêchera pas les hommes libres, jusqu’à nouvel ordre ( ?), d’en déclencher quand il s’agit de s’en tenir aux faits dans la lutte contre le terrorisme djihadiste.

 

Le prêtre Jacques Hamel a péri égorgé sur son autel par deux fous de Dieu, dont l’un, Abdel Malik Nabil Petitjean, était connu avant le crime pour sa photo, un fichier S le concernant, une tentative de se rendre en Syrie, et son intention de commettre un attentat.

 

Toutes ces données n’ont rien de secret, vous les trouverez dans les médias de ce jour. Mais aucun ne pose les questions qui découlent pourtant de leurs révélations.

 

1-   Depuis la fin juin, la police française avait établi un fichier S sur Nabil Petitjean à partir d’informations tardives des services turcs sur l’entrée en Turquie le 10 juin de cet individu, rentré le lendemain en France sans avoir pu se rendre probablement en Syrie, d’où la fiche S. Or on apprend aujourd’hui que si la police française n’a pu identifier son corps que trois jours après l’égorgement du prêtre, c’est qu’elle n’avait ni sa photo ni ses empreintes digitales pour comparer ces dernières à celles du corps, « car il n’avait pas d’antécédents judiciaires ». Donc, une fiche S a été remplie le concernant, avec son identité, sans recherche de son adresse, de sa photo et de son empreinte contenues dans le dossier de son passeport au fichier des préfectures, et par conséquent sans audition ni perquisition à son domicile. Il naviguait donc à Saint-Etienne-du-Rouvray et en France comme un poisson dans l’eau.

 

2-  Vendredi dernier, soit trois jours avant le massacre du prêtre, un informateur envoie une photo à la police française d’un individu, sans son identité, qui pourrait commettre « un attentat imminent sur le territoire français ». L’Uclat (Unité de coordination dans la lutte antiterroriste) a diffusé alors ce cliché à tous les services de police, gendarmerie, douanes. Mais aucun appel à la population sur ce risque, avec la photo du suspect, n’a été diffusé sur les chaînes de télévision. Qui peut nier que Nabil Petitjean aurait alors pu être repéré par ses voisins? Pourquoi cette alerte n’a-t-elle pas été lancée ? Aucun média ne pose la question, pourquoi ? Il le faut bien, pourtant, puisque l’état de guerre actuel laisse prévoir d’autres situations similaires. On arrête bien des criminels de droit commun avec des portraits robots, alors, avec une photo…

 

Il ne s’agit pas ici de polémiquer, ni de critiquer, encore moins de lancer l’opprobre, quand on sait l’immensité de la tâche policière, mais de rétablir les faits et de poser les questions. Elles peuvent servir pour l’avenir. Car le martyre du prêtre Jacques Hamel était évitable.

 

 

 

 

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18 juin 2016

Ils meurent tous avant d’être dénoncés, en Grande-Bretagne comme en France…Ce criminel, Clement Freud, partageait le même bureau que Cyril Smith, député libéral comme lui, mort en 2010, et objet de 144 plaintes pour viol, mais jamais poursuivi grâce à l’appui du MI5, les services secrets de Sa Majesté.

J’emprunte à BFM TV ce papier repris de la presse britannique :

En plus d’être le petit-fils du psychanalyste le plus célèbre de l’histoire, Clement Freud était une vedette de la scène culinaire et de la vie politique britanniques. Il se retrouve aujourd’hui accusé, à titre posthume, d’être un pédophile.

Après l’animateur Jimmy Savile en 2012, ou encore le comédien Rolf Harrisen 2014, plusieurs femmes accusent de pédophilie une autre figure bien connue des Britanniques: Clement Freud. Ce petit-fils du célèbre psychanalyste Sigmund Freud est mort en 2009. Il a été pendant plusieurs décennies un des animateurs et chefs cuisiniers médiatiques préférés du public. Il a également été pendant quatorze ans, entre 1973 et 1987, un député du parti libéral à la Chambre des Communes.

Les deux témoignages qui lancent l’affaire

C’est un documentaire produit pour la chaîne ITV qui a mis le feu au poudre.Le Telegraph s’en fait ici l’écho. Sylvia Woosley, aujourd’hui âgée de plus de soixante-dix ans, y raconte qu’après avoir sympathisé avec ses parents alors qu’il travaillait comme manager des cuisines du célèbre hôtel Martinez de Cannes, il a commencé à abuser d’elle alors qu’elle n’avait que dix ans.

En 1952, une crise traversée par le couple de ses parents conduit sa mère…à l’envoyer vivre chez Freud. Là, les sévices reprennent. Il lui faudra attendre ses 19 ans pour réussir à s’enfuir.

Une deuxième femme accuse, sous couvert d’anonymat, Clement Freud de viol. Elle assure que Freud a débuté ses attouchements quand elle avait onze ans. Il l’aurait ensuite violée alors qu’elle avait environ dix-huit ans.

Selon elle, l’acte a été si violent qu’elle a saigné pendant une semaine. Il était alors député et travaillait dans le même bureau que Cyril Smith, lui-même convaincu de pédophilie depuis.

Freud soupçonné d’être lié à l’enlèvement de Maddie

Les secousses provoquées par ces révélations vont déjà loin. Elles relancent même l’enquête autour de la disparition de la petite Maddie McCann au Portugal en 2007. Clement Freud disposait en effet d’une villa à Praia Da Luz, lieu où la petite fille s’est volatilisée. Dans les semaines qui avaient suivi la perte de Maddie, Freud s’était rapproché des parents McCann, gardant même le contact avec eux.

Ils ont fait part de leur « horreur » après avoir découvert les accusations contre Clement Freud. Un des fils de celui-ci précise cependant que son père n’était pas au Portugal au moment des faits.

Les cas s’accumulent

Les choses ne semblent pas destiner à en rester là pour Clement Freud en tout cas. Une troisième femme, Vicky Hayes, s’ajoute à la liste de ses anciennes victimes présumées, comme l’illustre le Guardian. C’est dans les années 60 que le restaurant de fruits de mer de son père a reçu la visite de ce visage incontournable de la scène culinaire anglaise. Vicky Hayes avait alors quatorze ans. Elle déclare que c’est trois ans plus tard que Clement Freud l’a violée.

Le nom du descendant du fondateur de la psychanalyse a été cité devant les policiers plusieurs fois en 2010 et en 2012. Mais pour le moment, il n’a pas retenu l’attention des enquêteurs.

Sylvia Woosley a confié le récit de ses retrouvailles avec Freud qui ont eu lieu une vingtaine d’années après qu’elle a fui sa maison. La discussion prend place à la Chambre des Communes. A la question de Sylvia lui demandant: « Pourquoi moi? », Freud s’était permis de répondre: « Parce que je t’aimais. Tu étais une petite fille très sensuelle. »

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17 juin 2016

Cette affaire illustre le traitement de l’information à deux vitesses dans la presse française.

Un directeur de service du ministère de la Justice a été mis en examen et placé en détention provisoire mercredi pour viol, révèle l’Express Selon Libération, citant Europe 1, le chef de département aurait abusé d’une femme à la suite d’un déjeuner de travail «très arrosé». Les faits se seraient déroulés la semaine dernière dans les toilettes d’un restaurant situé au cœur d’un centre commercial d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), à deux pas d’une annexe de la chancellerie.

Europe 1 précise que le déjeuner avait pour objet «la négociation d’une prestation de service entre le ministère et l’entreprise pour laquelle travaille la victime». En garde à vue, le cadre de la chancellerie a reconnu «connaître la plaignante», mais a farouchement nié les accusations portées. Le parquet de Bobigny a ouvert une information judiciaire «pour viol» et l’auteur présumé a été placé en détention provisoire.

Contacté par Libération, le ministère de la Justice indique que «les faits ont été signalés dès le 6 juin au procureur, conformément aux dispositions de l’article 40 du code de procédure pénal». Ajoutant que le mis en cause était désormais «en congés d’office».

Joint dans la matinée par L’Express, le ministère de la Justice assure « ne pas avoir d’information » sur le sujet.

Remarques :

-L’identité du violeur présumé n’est pas indiquée. Dans le scandale Franck Lavier, cet acquitté d’Outreau mis en examen la semaine dernière pour viol et agressions sexuelles sur sa fille mineure, de nombreux médias avaient publié le prénom de la victime sans aucun respect de sa minorité. Ici, ils n’exigent pas l’identité d’un violeur présumé. Les 207 journalistes membres de l’association de la presse judiciaire n’ont donc pas cru bon d’exiger cette information de la Chancellerie.

-La Chancellerie « n’a pas d’information » pour l’Express, mais en donne à Libération.

-Le ministère de la Justice conclut à une « mise en congés d’office », sans nous dire si elle signifie le maintien du salaire du présumé criminel (le viol est un crime relevant des Assises). Une éventuelle saisie conservatoire jusqu’à un renvoi aux Assises n’est pas évoquée.

-Ni Le Monde ni Le Figaro ne parlent de cette affaire gravissime, sauf erreur de lecture de ma part sur leurs sites internet.

Conclusion : près de quatre siècles après, l’adage de Jean de la Fontaine reste d’actualité. « Selon que vous serez puissant ou misérable, etc » (Les animaux malades de la peste), et la « grande » presse reste la même. On comprend mieux, si besoin, les obstacles des enfants victimes de viols pour se faire entendre.

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13 juin 2016
La confraternité exclut la complicité face à notre déontologie de journalistes. C’est pourquoi je signale pour les regretter les manquements à ce principe du quotidien Le Monde dans la nouvelle affaire Lavier. J’en dénombre trois:

1- sur le monde.fr, ce lundi 13 juin à 20H00, toujours RIEN sur la mise en examen à Boulogne-sur-Mer de Franck Lavier hier pour viol par ascendant et agressions sexuelles par ascendant sur sa fille de 16 ans. N’est-ce pas ce qu’on appelle un mensonge par omission ? Ou une autocensure ? Si quelqu’un a trouvé l’info quelque part, dites-le moi et je retirerai ce paragraphe.

2- la seule info de ce journal remonte à mercredi, avec deux fautes professionnelles: la première, avec la publication du prénom de la jeune victime. Je ne l’avais pas donné ici. Mais désormais ce prénom est dans tous les médias dont on partage la publication sur facebook.

3- la seconde faute: M. Lavier n’a pas été relaxé en 2005 mais acquitté aux assises des Paris, contrairement au titre. La relaxe concerne la correctionnelle.

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12 juin 2016

Vous avez été plus de soixante enfants cités comme victimes présumées de viols dans les 30.000 pages du dossier judiciaire à Outreau.
Seuls 12 d’entre vous ont été reconnus comme telles et indemnisés
aux assises en 2005.
La jeune C., 16 ans, a osé parler. Son père, Franck Lavier, a été mis en examen pour viol, agressions sexuelles, et laissé en liberté sous contrôle judiciaire, mais avec interdiction de retourner au domicile familial.
Vos silences jusqu’ici s’expliquent : la peur, la honte, les menaces, l’amnésie post-traumatique, toutes les victimes les éprouvent à des degrés divers. Elles forment un mur entre vos blessures indélébiles et l’envie de les révéler à la face d’un monde qui vous semble indifférent.
Mais non, vous n’êtes pas seuls ! C. a ouvert la voie, il ne tient qu’à vous de vous y engouffrer pour faire sauter le barrage qui retient les immondices dans le cloaque du silence.
Vos prédateurs ont peur, sachez-le, et ceux qui les défendent tremblent.
Nous seront de plus en plus nombreux à vous soutenir.
Un autre victime va bientôt sauter le pas et imiter C., selon mes informations. Je ne puis en dire plus pour d’évidentes raisons.
Levez-vous en masse, et faites sortir la vérité de son puits !.

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Voici un article de J. Cuvillier, publié sur Médiapart. La vidéo de Jonathan est sur mon Facebook depuis une semaine.

 

12 JUIN 2015 |  PAR JACQUES CUVILLIER

Après le verdict, Jonathan a livré ses impressions. Ceux qui ont trouvé intelligent d’insinuer que les enfants Delay avaient été en quelque sorte « instrumentalisés », « manipulés », mus par des motivations inavouables sombrent dans le ridicule.  Je reproduis ci-dessous l’intégralité de l’interview que Jonathan a accordé pour les sites Pedopolis et Donde Vamos. Sans autre commentaire.

PP : Jonathan, bonjour

Jonathan : Bonjour

PP : Nous sortons des 3 semaines de procès de Daniel Legrand, il vient d’être acquitté. Déjà, comment vous sentez-vous ?

Jonathan : J’ai pris une claque, après qu’on nous ait annoncé le verdict. Un verdict que je n’ai pas compris mais que j’accepte, parce que je n’ai pas d’autre choix que de l’accepter. Ce que je trouve regrettable c’est qu’on ne nous ait pas lu les conclusions des jurés, le pourquoi il ont décidé de l’acquitter. Je me suis renseigné auprès de mon avocat, et la conclusion apparemment fait 3 pages où il n’y a quasiment rien. Donc ils l’ont acquitté sur le doute, parce qu’il y avait des éléments mais pas assez pour pouvoir le condamner

Donde : Tu te sens un petit peu seul ? Tu t’es senti un petit peu soutenu dans tout ce combat ?

Jonathan : Oui j’avais énormément de monde qui était là pour me soutenir. J’ai reçu énormément de messages. Je pense avoir répondu à plus de 10.000 messages de soutien. A force j’ai fait des messages groupés parce que bon, je ne peux pas répondre personnellement à tous les messages un par un c’est pas possible. Mais oui il y avait beaucoup beaucoup beaucoup de personnes qui étaient là. Et même les personnes qui n’étaient pas présentes relayaient les informations et m’envoyaient des messages de soutien et pour moi c’est très important. Ils m’ont accompagné dans cette épreuve qui a duré 3 semaines, et voilà j’en suis très content.

PP : Est-ce que vous pensez que le procès s’est déroulé dans de bonnes conditions ?

Jonathan : De mon point de vue personnel oui dans de très bonnes conditions, parce que ça m’a permis d’être entendu, et comme je l’avais expliqué déjà dans d’autres interviews, ça m’a permis de déposer un poids, un poids que je traîne depuis maintenant presque10 ans, voir 15 ans, et j’ai déposé ce poids à la barre, et je suis reparti sans, je suis reparti libre, et ça c’était très très important.

Et en deuxième point, ce qui est malheureux c’est que je suis venu chercher mon statut de victime. Un statut qu’on ne m’a jamais donné, qui a été reconnu judiciairement mais par le déroulement des 2 anciens procès, un à Saint-Omer et un à Paris, qui ne m’a jamais été donné ; et ce que je trouve malheureux c’est que j’ai du moi-même venir le chercher, parce qu’il n’y a personne qui me l’aurai donné, c’est ça qui est malheureux. Donc je suis venu le récupérer moi.

Donde/PP : Est-ce qu’il a des choses qui t’ont semblé anormales pendant le procès ?

Jonathan : En premier point, sur la plaidoirie de l’avocat général, je regrette vraiment et je trouve ça honteux de sa part, sa plaidoirie je la trouve honteuse, notamment parce que depuis le début du procès, il n’a posé aucune question à charge contre Daniel Legrand, et aucune question qui est en faveur de la partie civile. Donc de mon point de vue personnel je savais déjà qu’il était là pour l’acquittement, et d’ailleurs je ne suis pas la seule personne qui l’a remarqué. Il nous a manqué de respect, à moi-même personnellement, à mes frères, en caricaturant la parole de mes frères, en osant prétendre et en s’excusant publiquement devant Daniel Legrand, en lui disant qu’il ne comprend pas comment Chérif a pu dire que lui-même a été victime de son propre père ; son père est décédé mais à la rigueur ça c’est pas le problème, mais moi je trouve ça honteux. Et il a manqué de respect à toutes les personnes qui m’ont soutenu, à toutes les personnes qui travaillent dans des associations pour la protection de l’enfance, à toutes les victimes qui ont pu regarder le procès et qui ont pu suivre ça de prêt mais qui jusqu’à maintenant n’ont jamais trouvé la force de pouvoir parler, et ça je trouve ça vraiment honteux de sa part. Vraiment.

PP : On a vu un « expert » québécois qui a remis sur le tapis la théorie des faux souvenirs. Qu’est ce que tu penses de tous ses arguments, de faux souvenirs, de souvenirs reconstruits, d’erreurs en fait ?

 Jonathan : Je trouve sa théorie complètement minable, minable parce qu’en règle générale il n’était pas là. Nous ce qu’on a pu raconter c’est impossible de l’inventer, et ce qui est intéressant c’est que le tribunal nous avait accordé de diffuser mes auditions quand j’étais plus jeune. Je pense que ça a pu contrecarrer les propos de cet expert ; et je ne comprends pas comment il peut faire part de sa théorie, d’ailleurs une théorie qui n’a jamais été trouvée. Il a soit disant fait une thèse on ne sait pas où elle est ; et on ne connaît pas ses sources, On ne sait pas sur quoi il s’appuie, on ne connaît rien de lui …

Donde : D’après toi c’est une théorie qui sert à discréditer les victimes seulement ? Toi en tant que victime tu trouves que c’est vraiment aberrant ou qu’il y a peut-être un fond de vérité dans ce qu’a raconté cet expert ?

 Jonathan : Non c’est minable ce qu’il raconte. Et moi d’ailleurs ça m’a mis un peu sur le cul, parce qu’on ne peux pas se permettre d’émettre de tels propos alors que personnellement il ne nous connais pas, personnellement il ne nous a jamais expertisé, personnellement il ne connaît pas notre histoire, et c’est un manque de respect aussi par rapport à tous les experts qui nous ont vu, tous les médecins qui nous ont vu, ça remet limite en question notre statut de victime, et ça c’est aberrant. C’est aberrant, de sa part c’est aberrant.

PP : Un argument qui revient très souvent dans la bouche de la défense c’est que tu es manipulé par ton entourage. Qu’est-ce que tu as à répondre à ça ?

 Jonathan : c’est un peu gros. En précisant que la plupart des gens qui me soutiennent, bien sûr n’étaient pas là au moment des faits. Ils ont suivi l’histoire comme tout le monde et je ne me sens pas manipulé pour ma part, je ne me sens pas manipulé. Et qu’on puisse prétendre que … Je ne vois pas. Je ne vois pas comment on peux me manipuler, je suis quelqu’un qui est très méfiant de base, et je me laisse difficilement approcher, et moi-même je le sais parce que c’est ma façon de fonctionner mais ….C’est basé sur aucun fondement, aucun.

PP : Est-ce que tu aurais quelques conseils à donner ou quelque chose de particulier pour les victimes qui hésitent à aller en justice, à se déclarer, à porter plainte ?

 Jonathan : Je l’ai déjà fait dans de précédentes interviews ; laisser un message et un encouragement peut-être. Moi je l’ai fait il y a très longtemps, et je peux comprendre que c’est dur. Et si ils arrivent un jour à essayer de crever l’abcès qui pourra leur permettre de pouvoir balancer les choses, moi je l’ai fait et ça fait un bien fou. Après il y a tout ce système de déni ; c’est dramatique. Je pense qu’ils ne se rendent pas compte sur le moment mais ça viendra un jour, et je les incite vraiment à le faire parce qu’il faut extérioriser tout ça, c’est un soulagement, c’est une délivrance, mais bon pour le moment ils n’en sont pas à ce stade mais je les encourage vraiment à le faire, parce que ça fait un bien fou.

PP : Est-ce qu’il y a quelque chose d’autre d’important que tu veux nous dire ? Quelque chose qu’on ne t’a pas demandé, ou que tu veux ajouter ?

Donde : Quelque chose sur le procès ? Qu’est que tu as envie de dire, pour toi, pour tes frères, pour la justice, pour ce pays ?

Jonathan : Je suis très content d’avoir partagé ces 3 semaines de procès, notamment parce que c’était un devoir, c’est un combat, et je suis très content d’avoir pu déposer à la barre, je suis très content que Dimitri ai eu la force de le faire, je suis très content que Chérif ai pu le faire ; j’ai été ému par leurs dépositions, et je pense qu’il y a certaines personnes qui ne réalisent pas ce que ça fait de se retrouver à la barre 10 ans après. Nous on nous pose des questions, mais ils n’ont pas l’impact que ça a de creuser dans sa mémoire après tant d’années. Voilà, j’ai pu partager certains moments avec mes frères, j’ai pu discuter avec eux, j’ai pu retrouver Chérif après 2 ans et demi d’absence, j’ai pu retrouver Dimitri après 2 ans d’absence. Et aujourd’hui ça va … ce procès est terminé, je l’ai malheureusement perdu mais, je l’ai perdu aux yeux de la justice mais je l’ai gagné par mon courage, par celui de mes frères, et aujourd’hui ça va nous permettre de nous rassembler. On a passé notre temps à se déchirer, parce qu’on ne se connaissait pas. Ça fait peut-être 2 ou 3 ans qu’on essaye de se découvrir, qu’on essaye de se connaître, parce qu’on s’est toujours connu dans un contexte de violence, de maltraitance, de beaucoup de choses, et j’espère qu’on pourra continuer d’avancer loin de tout ça et essayer de tourner la page, continuer de se reconstruire parce que c’est vraiment important, et voilà, si je peux leur adresser un petit message : merci. Merci à eux, merci à toutes les personnes qui ont soutenu, merci à toutes ces associations, merci à tout ceux qui sont sur le terrain, merci à toutes les personnes qui se battent. C’est en continuant sur ce terrain qu’on avancera et un jour toutes ces personnes paieront, et voilà on a perdu aujourd’hui on gagnera demain, pour moi c’est le principal.

Donde : Le combat n’est pas terminé quelque part

 Jonathan : Le combat n’est pas terminé, ça fait 10 ans que je me bat et c’est pas terminé, c’est très très loin d’être terminé …

 

Après Outreau Jonathan conteste les « faux souvenirs »

12 JUIN 2015 |  PAR JACQUES CUVILLIER

Après le verdict, Jonathan a livré ses impressions. Ceux qui ont trouvé intelligent d’insinuer que les enfants Delay avaient été en quelque sorte « instrumentalisés », « manipulés », mus par des motivations inavouables sombrent dans le ridicule.  Je reproduis ci-dessous l’intégralité de l’interview que Jonathan a accordé pour les sites Pedopolis et Donde Vamos. Sans autre commentaire.

PP : Jonathan, bonjour

Jonathan : Bonjour

PP : Nous sortons des 3 semaines de procès de Daniel Legrand, il vient d’être acquitté. Déjà, comment vous sentez-vous ?

Jonathan : J’ai pris une claque, après qu’on nous ait annoncé le verdict. Un verdict que je n’ai pas compris mais que j’accepte, parce que je n’ai pas d’autre choix que de l’accepter. Ce que je trouve regrettable c’est qu’on ne nous ait pas lu les conclusions des jurés, le pourquoi il ont décidé de l’acquitter. Je me suis renseigné auprès de mon avocat, et la conclusion apparemment fait 3 pages où il n’y a quasiment rien. Donc ils l’ont acquitté sur le doute, parce qu’il y avait des éléments mais pas assez pour pouvoir le condamner

Donde : Tu te sens un petit peu seul ? Tu t’es senti un petit peu soutenu dans tout ce combat ?

Jonathan : Oui j’avais énormément de monde qui était là pour me soutenir. J’ai reçu énormément de messages. Je pense avoir répondu à plus de 10.000 messages de soutien. A force j’ai fait des messages groupés parce que bon, je ne peux pas répondre personnellement à tous les messages un par un c’est pas possible. Mais oui il y avait beaucoup beaucoup beaucoup de personnes qui étaient là. Et même les personnes qui n’étaient pas présentes relayaient les informations et m’envoyaient des messages de soutien et pour moi c’est très important. Ils m’ont accompagné dans cette épreuve qui a duré 3 semaines, et voilà j’en suis très content.

PP : Est-ce que vous pensez que le procès s’est déroulé dans de bonnes conditions ?

Jonathan : De mon point de vue personnel oui dans de très bonnes conditions, parce que ça m’a permis d’être entendu, et comme je l’avais expliqué déjà dans d’autres interviews, ça m’a permis de déposer un poids, un poids que je traîne depuis maintenant presque10 ans, voir 15 ans, et j’ai déposé ce poids à la barre, et je suis reparti sans, je suis reparti libre, et ça c’était très très important.

Et en deuxième point, ce qui est malheureux c’est que je suis venu chercher mon statut de victime. Un statut qu’on ne m’a jamais donné, qui a été reconnu judiciairement mais par le déroulement des 2 anciens procès, un à Saint-Omer et un à Paris, qui ne m’a jamais été donné ; et ce que je trouve malheureux c’est que j’ai du moi-même venir le chercher, parce qu’il n’y a personne qui me l’aurai donné, c’est ça qui est malheureux. Donc je suis venu le récupérer moi.

Donde/PP : Est-ce qu’il a des choses qui t’ont semblé anormales pendant le procès ?

Jonathan : En premier point, sur la plaidoirie de l’avocat général, je regrette vraiment et je trouve ça honteux de sa part, sa plaidoirie je la trouve honteuse, notamment parce que depuis le début du procès, il n’a posé aucune question à charge contre Daniel Legrand, et aucune question qui est en faveur de la partie civile. Donc de mon point de vue personnel je savais déjà qu’il était là pour l’acquittement, et d’ailleurs je ne suis pas la seule personne qui l’a remarqué. Il nous a manqué de respect, à moi-même personnellement, à mes frères, en caricaturant la parole de mes frères, en osant prétendre et en s’excusant publiquement devant Daniel Legrand, en lui disant qu’il ne comprend pas comment Chérif a pu dire que lui-même a été victime de son propre père ; son père est décédé mais à la rigueur ça c’est pas le problème, mais moi je trouve ça honteux. Et il a manqué de respect à toutes les personnes qui m’ont soutenu, à toutes les personnes qui travaillent dans des associations pour la protection de l’enfance, à toutes les victimes qui ont pu regarder le procès et qui ont pu suivre ça de prêt mais qui jusqu’à maintenant n’ont jamais trouvé la force de pouvoir parler, et ça je trouve ça vraiment honteux de sa part. Vraiment.

PP : On a vu un « expert » québécois qui a remis sur le tapis la théorie des faux souvenirs. Qu’est ce que tu penses de tous ses arguments, de faux souvenirs, de souvenirs reconstruits, d’erreurs en fait ?

 Jonathan : Je trouve sa théorie complètement minable, minable parce qu’en règle générale il n’était pas là. Nous ce qu’on a pu raconter c’est impossible de l’inventer, et ce qui est intéressant c’est que le tribunal nous avait accordé de diffuser mes auditions quand j’étais plus jeune. Je pense que ça a pu contrecarrer les propos de cet expert ; et je ne comprends pas comment il peut faire part de sa théorie, d’ailleurs une théorie qui n’a jamais été trouvée. Il a soit disant fait une thèse on ne sait pas où elle est ; et on ne connaît pas ses sources, On ne sait pas sur quoi il s’appuie, on ne connaît rien de lui …

Donde : D’après toi c’est une théorie qui sert à discréditer les victimes seulement ? Toi en tant que victime tu trouves que c’est vraiment aberrant ou qu’il y a peut-être un fond de vérité dans ce qu’a raconté cet expert ?

 Jonathan : Non c’est minable ce qu’il raconte. Et moi d’ailleurs ça m’a mis un peu sur le cul, parce qu’on ne peux pas se permettre d’émettre de tels propos alors que personnellement il ne nous connais pas, personnellement il ne nous a jamais expertisé, personnellement il ne connaît pas notre histoire, et c’est un manque de respect aussi par rapport à tous les experts qui nous ont vu, tous les médecins qui nous ont vu, ça remet limite en question notre statut de victime, et ça c’est aberrant. C’est aberrant, de sa part c’est aberrant.

PP : Un argument qui revient très souvent dans la bouche de la défense c’est que tu es manipulé par ton entourage. Qu’est-ce que tu as à répondre à ça ?

 Jonathan : c’est un peu gros. En précisant que la plupart des gens qui me soutiennent, bien sûr n’étaient pas là au moment des faits. Ils ont suivi l’histoire comme tout le monde et je ne me sens pas manipulé pour ma part, je ne me sens pas manipulé. Et qu’on puisse prétendre que … Je ne vois pas. Je ne vois pas comment on peux me manipuler, je suis quelqu’un qui est très méfiant de base, et je me laisse difficilement approcher, et moi-même je le sais parce que c’est ma façon de fonctionner mais ….C’est basé sur aucun fondement, aucun.

PP : Est-ce que tu aurais quelques conseils à donner ou quelque chose de particulier pour les victimes qui hésitent à aller en justice, à se déclarer, à porter plainte ?

 Jonathan : Je l’ai déjà fait dans de précédentes interviews ; laisser un message et un encouragement peut-être. Moi je l’ai fait il y a très longtemps, et je peux comprendre que c’est dur. Et si ils arrivent un jour à essayer de crever l’abcès qui pourra leur permettre de pouvoir balancer les choses, moi je l’ai fait et ça fait un bien fou. Après il y a tout ce système de déni ; c’est dramatique. Je pense qu’ils ne se rendent pas compte sur le moment mais ça viendra un jour, et je les incite vraiment à le faire parce qu’il faut extérioriser tout ça, c’est un soulagement, c’est une délivrance, mais bon pour le moment ils n’en sont pas à ce stade mais je les encourage vraiment à le faire, parce que ça fait un bien fou.

PP : Est-ce qu’il y a quelque chose d’autre d’important que tu veux nous dire ? Quelque chose qu’on ne t’a pas demandé, ou que tu veux ajouter ?

Donde : Quelque chose sur le procès ? Qu’est que tu as envie de dire, pour toi, pour tes frères, pour la justice, pour ce pays ?

Jonathan : Je suis très content d’avoir partagé ces 3 semaines de procès, notamment parce que c’était un devoir, c’est un combat, et je suis très content d’avoir pu déposer à la barre, je suis très content que Dimitri ai eu la force de le faire, je suis très content que Chérif ai pu le faire ; j’ai été ému par leurs dépositions, et je pense qu’il y a certaines personnes qui ne réalisent pas ce que ça fait de se retrouver à la barre 10 ans après. Nous on nous pose des questions, mais ils n’ont pas l’impact que ça a de creuser dans sa mémoire après tant d’années. Voilà, j’ai pu partager certains moments avec mes frères, j’ai pu discuter avec eux, j’ai pu retrouver Chérif après 2 ans et demi d’absence, j’ai pu retrouver Dimitri après 2 ans d’absence. Et aujourd’hui ça va … ce procès est terminé, je l’ai malheureusement perdu mais, je l’ai perdu aux yeux de la justice mais je l’ai gagné par mon courage, par celui de mes frères, et aujourd’hui ça va nous permettre de nous rassembler. On a passé notre temps à se déchirer, parce qu’on ne se connaissait pas. Ça fait peut-être 2 ou 3 ans qu’on essaye de se découvrir, qu’on essaye de se connaître, parce qu’on s’est toujours connu dans un contexte de violence, de maltraitance, de beaucoup de choses, et j’espère qu’on pourra continuer d’avancer loin de tout ça et essayer de tourner la page, continuer de se reconstruire parce que c’est vraiment important, et voilà, si je peux leur adresser un petit message : merci. Merci à eux, merci à toutes les personnes qui ont soutenu, merci à toutes ces associations, merci à tout ceux qui sont sur le terrain, merci à toutes les personnes qui se battent. C’est en continuant sur ce terrain qu’on avancera et un jour toutes ces personnes paieront, et voilà on a perdu aujourd’hui on gagnera demain, pour moi c’est le principal.

Donde : Le combat n’est pas terminé quelque part

 Jonathan : Le combat n’est pas terminé, ça fait 10 ans que je me bat et c’est pas terminé, c’est très très loin d’être terminé …

 

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12 juin 2015

Lisez bien le papier du quotidien Le Parisien que j’ai partagé hier sur facebook

1/ Le prof n’a même pas été viré de l’enseignement ! Il « a également obligation de soins et interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole près de mineurs. » Il peut donc donner des cours ailleurs à des majeurs…malgré la découverte de photos pédopornographiques dans son ordinateur et les plaintes pour viol. Il sera au pire muté.

2/ Son nom n’est pas publié. Ainsi ses futurs élèves ne sauront pas à qui ils ont affaire.

3/ L’un des commentaires des lecteurs est atterrant : son fils a été élève dans le collègue du prof, et ce père a appris l’info sur les viols par…        LE PARISIEN. La direction n’a pas alerté les parents ! Le directeur s’est distingué, comme dans le cas que je dénonce dans mon livre avec les Lavier d’Outreau lors du procès pour maltraitance de deux de leurs enfants au procès de 2012. Le directeur refuse de répondre à la presse. Sa démission d’impose face à ce grave dysfonctionnement.

4/ Mais les enfants violés à Maisons-Alfort ont peut-être été victimes de « FAUX SOUVENIRS » ??? L’argument sorti de sa toge rouge par l’avocat général Cantero à Rennes dans son réquisitoire en faveur de l’acquittement de Daniel Legrand fils. Une théorie du XIXe siècle balayée par les vrais psy.

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