VATICAN

09 septembre 2014

Que la justice d’Amiens ait condamné aujourd’hui le prêtre Stéphane Gotoghian à 18 mois de prison ferme pour des agressions sexuelles sur mineurs, commises pendant dix ans, c’est une chose, même si les médias ne nous disent pas si le violeur, en liberté conditionnelle depuis sa mise en examen il y a déjà 20 mois, a fait l’objet d’une prise de corps immédiate, puisqu’il a décidé de ne pas faire appel.

Mais que l’on apprenne à l’audience l’absence de réaction de l’évêque d’Amiens à l’époque des faits, Jean-Luc Bouilleret, désormais archevêque de Besançon (ma ville, celle de Victor Hugo), mais aussi d’un ancien procureur, et d’un procureur général, quand ils ont eu vent des faits reprochés au prêtre à l’époque, là, je dis stop. Il faut aller plus loin qu’un compte-rendu d’audience.

Le Pape d’une part, et la Chancellerie d’autre part, se doivent de demander des comptes à cette brebis peut-être égarée et à ces juges qui sait atteints de surdité, tous présumés innocents il va sans dire.

Voici les faits relatés par la presse: Stéphane Gotoghian a été reconnu coupable pour « la gravité des faits commis au préjudice de cinq victimes alors qu’il avait autorité sur elles, pendant dix ans (entre 2002 et 2012), et que toute dangerosité ne peut être écartée». Le tribunal a accompagné la peine, soit trois ans de prison dont dix-huit mois ferme, d’un suivi socio-judiciaire de 5 ans. Il avait été mis en examen en janvier 2013. Les agressions sexuelles avaient eu pour cadre la paroisse de Fressenneville (Somme).

«On aurait pu arrêter ça bien avant», a regretté la procureure Françoise Dale dans son réquisitoire.

Ce « bien avant » est lourd de sous-entendus, aussi bien contre Mgr Bouilleret que contre les anciens procureurs qu’elle n’a pas nommés, mais la presse ne manquera pas de les interroger tous…

L’un des avocats des parties civiles, Me Jérôme Crépin, n’a pas eu la langue dans sa poche. «On a senti une partie de la communauté religieuse, dans ses plus hautes sphères, qui souhaitait continuer, si ce n’est à étouffer ces affaires, à régler ce type de problème en famille. Au-delà des principes qui régissent l’Eglise, il y a la loi qui nous régit tous», a-t-il souligné.

Les quatre victimes partie civile étaient «  très remontées  » contre l’évêque d’Amiens qui, selon l’un de leurs avocats, Me Baert, «  savait un certain nombre de choses  ».
Malgré des rumeurs persistantes, malgré le témoignage de trois abbés qui ont déclaré avoir prévenu oralement celui qui était alors évêque d’Amiens, Mgr Bouilleret a simplement retiré Stéphane Gotoghian des fonctions en contact avec des adolescents, mais ne l’a jamais suspendu. Après un entretien avec une famille qui lui a signalé des «faits» entre leur fils et le prêtre, « il a prévenu le procureur qui n’a pas lancé d’enquête, faute de détails », relate la presse.

Cité comme témoin Mgr Bouilleret confirme avoir alerté les autorités. Il l’a rappelé ce matin dès l’ouverture du procès. «  En 2006, une famille m’alerte. J’ai aussitôt alerté le procureur général et le procureur d’Amiens  », aurait déclaré l’évêque d’après nos confrères du Courrier picard.

La garde des Sceaux va sauter en l’air en apprenant cette absence de réaction du procureur concerné, et même du procureur général.

«C’est abominable», a répété Stéphane Gotoghian au sujet de ses actes, se qualifiant même de «monstre», lors de l’audience.

Ordonné prêtre en 2002 à Abbeville, il était aussi aumônier des scouts d’Europe à Amiens et prêtre du Vimeu depuis 2006.

L’épiscopat français a adopté des positions très claires au sujet des prêtres poursuivis pour agressions sexuelles. L’évêque doit inviter tout prêtre coupable de tels actes à se dénoncer à la justice ou la prévenir lui-même en cas de refus ou de tergiversations.

Le pape François en a remis une couche le 7 juillet dernier. Il avait alors dénoncé «la complicité inexplicable» d’une partie du clergé à l’égard des prêtres et des évêques pédophiles, et promis qu’il «ne tolèrerait aucun mal» fait à un mineur.
«Ce sont plus que des actions méprisables. C’est comme un culte sacrilège. Ces gens ont sacrifié ces garçons et ces filles à l’idole de leur propre concupiscence», avait-il insisté.

Le Pape a constitué une commission d’experts pour la protection de l’enfance au sein des institutions de l’Eglise catholique. L’un de ses membres n’est autre que Catherine Bonnet, pédopsychiatre française. Elle avait été suspendue par le conseil de l’Ordre des médecins à partir de 1996 pour avoir dénoncé des viols contre des enfants, et failli être radiée avant d’obtenir sa réintégration.  Elle avait publié en 1999 : « L’Enfant cassé, l’inceste et la pédophilie », aux éditions Albin Michel.

11 mars 2009 

Quelle leçon de dignité et de dévouement à la cause des victimes des FARC nous donne cette jeune femme, qui a passé six ans dans les griffes des terroristes pour avoir  voulu rester volontairement aux côtés d’Ingrid Betancur!

Quel exemple offre-t-elle à Ingrid, retirée sur son Aventin après avoir tourné le dos à ses comités de soutien, à son mari colombien défenseur acharné de sa remise en liberté, et à la lutte qu'elle avait promis de mener en faveur des 3000 otages des FARC…

Clara Rojas va être reçue par Benoît XVI ce mercredi avec Emmanuel, l’enfant qu’elle a eu avec l’un de ses geôliers, et sa maman, Clara, 78 ans, une dame d’une rare tenue comme je vous l’ai relaté ici et dans mes livres. L’ambassadeur de Colombie en Italie, Sabas Pretelt de la Vega, va profiter de cette visite pour dissuader certains secteurs en Italie « qui croient encore que les enlèvements sont des actions de guerre, et pour leur faire prendre conscience de ce que la prise d’otages constitue l’un des actes terroristes les plus barbares ». 

26 décembre 2008 

800 otages colombiens pourrissent dans la jungle sous le joug des FARC, certains depuis ONZE ans, et six d’entre eux attendent leur libération  prochaine, annoncée par les terroristes pseudo-communistes. 

Cette époque sacrée, entre Noël et le Nouvel An, s’est convertie en 2008, pour les familles de ces victimes, en un martyre pire que jamais, dans l’oubli total de la communauté internationale. 

Ni le pape Benoît XVI, ni Ingrid Betancur, ni le président français Nicolas Sarkozy n’auront eu le moindre mot, le jour de Noël, pour appeler les FARC à libérer leurs victimes. 

La barbarie des terroristes colombiens continue sans vergogne, avec un zeste supplémentaire de cruauté : malgré l’appel des familles de militaires et soldats otages, les FARC n’ont toujours pas révélé les identités des trois officiers militaires et du gradé de la police qu’elles ont l’intention de libérer, en même temps que les anciens élus Alan Jara et Sigifredo Lopez. 

Mettons-nous un instant dans la peau de ces proches. Ils ont appris depuis une semaine que les rebelles vont relâcher quatre gradés, mais ils sont au total 26 officiers aux mains des FARC. Qui va sortir de l’enfer ? Qui restera ? 

Le sadisme de la guérilla se nourrit de ces horreurs. Pour le compléter, la sénatrice d’extrême gauche Piedad Cordoba, complice des FARC qui l’ont déléguée pour recevoir les six bienheureux, n’est pas en reste. Elle souhaite la présence d’une commission internationale pour cette libération, avec personne d’autre que les délégués des pays suivants : Venezuela, Equateur et Argentine. Ce sont tous des régimes ennemis de son propre pays ! 

Le président colombien Alvaro Uribe a déjà annoncé qu’il donnait tout pouvoir au CICR (Comité international de la Croix rouge) pour assurer ces libérations, et à personne d’autre. 

Tous les autres otages, auxquels nous nous devons de penser sans relâche, sont hélas appelés à moisir davantage sous la terreur des FARC. Les rebelles ont à nouveau annoncé hier leur exigence préalable d’un mini-Etat pour négocier un échange entre leurs victimes et les guérilleros emprisonnés en Colombie. 

Qu’attend notre président Nicolas Sarkozy, un an après sa supplique à « Monsieur Marulanda » en faveur d’Ingrid Betancur, pour lancer un appel à « Monsieur Alfonso Cano », nouveau chef des FARC, afin de le rencontrer et d’obtenir la libération des otages contre la reconnaissance politique d’une guérilla désormais sensible aux valeurs de l’Humanité ? 

ingridetbenoit16le010908.jpg

 

1er septembre 2008

Ingrid Betancourt a été reçue lundi en fin de matinée en audience strictement privée par le pape Benoît XVI dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo près de Rome (photo).

Arrivée dimanche soir à Rome, Mme Betancourt a été reçue par le pape à midi (10H00 GMT) accompagnée de sa mère Yolanda Pulecio et de sa soeur Astrid.

Vêtue de blanc, Ingrid Betancourt n'a fait aucune déclaration en arrivant ou à l'issue de l'audience. Aucun journaliste n'a été accepté à l'intérieur du palais apostolique, seuls quelques photographes et cameramen ayant été autorisés à faire des reprises.

Mme Betancourt doit donner une conférence de presse à Rome en début d'après-midi.

 

La débandade continue dans les rangs de la guérilla colombienne avec la détention de Bertulfo Caicedo Garzon, alias « Alberto Pitufo” (Albert le Schtroumpf), n°2 du 27e front des FARC. 

 

Ce terroriste, membre des FARC depuis 20 ans, s’est distingué par l’organisation d’un attentat mortel avec un cadavre piégé, qui avait tué un enfant. Il est également poursuivi pour des cas de torture. 

 

Depuis le 1er mars, les FARC ont perdu leur n°2 Raul Reyes, abattu par l’armée colombienne en Equateur, le N°4 Ivan Rios, liquidé par son garde du corps, et maintenant « Albert le Schtroumpf ». 

12 mars 2008

C'est ce que vient d'affirmer le général Juan Carlos Hidalgo, responsable de la zone.

Les médias vénézuéliens avaient affirmé que l'homme hospitalisé dans la clinique de Rubio, dans l'Etat du Tachira, près de la Colombie, pourrait être Joaquin Gomez, nouveau n°2 des FARC après l'élimination de Raul Reyes par l'armée colombienne le 1er mars.

 

11 mars 2008 

 

La guérilla des Farc ne veut pas libérer Ingrid Betancourt, a affirmé à Bogota le guérillero Pablo Montoya, alias « Rojas », qui s’est rendu après avoir assassiné Ivan Rios, l'un des sept membres du secrétariat des Farc.

« Pour rien au monde les Farc ne libéreront Ingrid. Que Mme Yolanda (Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt) le sache », a déclaré le guérillero à la Radio Caracol de Bogota.

Concernant les trois Américains détenus par les rebelles, « Rojas » a affirmé que les Farc allaient leur infliger le même traitement que celui que la justice américaine a infligé au chef guérillero Ricardo Palmera, alias « Simon Trinidad ».
« Ils (les Farc) vont condamner les gringos comme ces derniers ont condamné Simon (Trinidad) », a-t-il dit. Simon Trinidad a été condamné aux Etats-Unis à 60 ans de prison.

Les trois civils américains, Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, qui travaillaient en Colombie pour le compte du département américain de la Défense, ont été capturés par la guérilla en février 2003 après que leur avion avait été abattu par les FARC.

« Rojas » est l'un des trois guérilleros qui, après avoir tué leur commandant Ivan Rios, lui ont coupé la main droite afin de prouver aux autorités qu'il s'agissait bien du dirigeant des Farc et de toucher la rançon promise. Présenté aux médias par l'armée colombienne, l'homme a également assassiné la compagne de « Rios », une jeune fille de 17 ans. 


 

11 mars 2008 

Conformément à ses engagements, le gouvernement colombien a confié ce 11 mars 2008 à une commission d’Interpol le soin d’examiner les trois  ordinateurs saisis après l’élimination de Raul Reyes, l’ex-n°2 des FARC tué par l’armée colombienne le 1er mars dernier en Equateur. 

Les experts, originaires d’Australie, de Corée du sud et de Singapour, ont commencé à analyser les 15.000 documents archivés dans les disques durs de ces ordinateurs. 

Selon la police colombienne, les premières analyses de ces textes révèlent notamment l’appui financier de Hugo Chavez, président du Venezuela, à la guérilla colombienne, le demande par les FARC d'un prêt à la Libye pour acheter des missiles sol-air, l'aide de la guérilla à la campagne électorale de Rafael Correa en Equateur, les contacts des FARC pour acheter 50 kg d'uranium afin de créer une « bombe sale », et l'implication de cette guérilla dans des attentats sanglants et crimes en Colombie.

farccliniquederubioavecgardenationalevenezuela11032008.jpg 

La clinique de Rubio au Venezuela, où serait hospitalisé Joaquin Gomez, le successeur de Raul Reyes comme n°2 des FARC

11 mars 2008 

La clinique de Rubio, dans l’Etat de Tachira, à 670 km au sud-ouest de Caracas, a été investie par la Garde nationale vénézuélienne depuis l’hospitalisation le samedi 8 mars d’un présumé chef des FARC. 

Selon plusieurs médias vénézueliens, l’homme aurait été blessé de deux balles, l’une dans la mâchoire, l’autre dans l’œsophage, dans un affrontement avec l’armée colombienne en Colombie. Il s’agirait de Joaquin Gomez, 60 ans, désigné par la guérilla comme le n°2 des FARC après l’élimination de Raul Reyes le 1er mars en Equateur dans un bombardement de l’armée colombienne. 

L’identité du blessé a été confirmée par l’ex-député de la région, Cesar Perez Vivas. Les autorités vénézuéliennes se sont refusées jusqu’ici à révéler l’identité de la personnalité soignée dans la clinique. 

10 mars 2008 

Le disque dur de l’ex-N°2 des FARC continue de « parler », comme l’on dit dans la police judiciaire. Un courriel de Manuel Marulanda « Tirofijo », chef de la guérilla, évoque le versement de 100.000 dollars en 2006 à la campagne de Rafael Correa, devenu président de l’Equateur le 15 janvier 2007. 

Cette lettre a été révélée par le président colombien Alvaro Uribe pendant le sommet du Groupe de Rio à Saint Domingue. 

L’accumulation de ces preuves, y compris l’aide de 300 millions de dollars aux FARC par Hugo Chavez révélée dans un autre courriel, n’est pas étrangère à la volonté du président vénézuélien de mettre les pouces à la clôture du sommet dominicain, au profit de son homologue colombien. 

Voici la copie de cette lettre : 

Carta de « Tirofijo »  aReyes
 
Octubre 12 de 2006
Camarada Raúl:
Lo saludo cordialmente deseándole buena salud y a la vez aprovecho parar comunicarle lo siguiente.
El Secretariado está de acuerdo en proporcionarles la ayuda a los amigos del Ecuador. La propuesta mía fue la suma de 20.000 dólares, Jorge (‘Jojoy’) propone 100.000 dólares y ofrece 50.000 y me autorizó para conseguirlos con Joaquín y hacérselos llegar donde usted. El camarada Alfonso está de acuerdo. La misma manifestación la hizo el camarada Timo.
…Si usted tiene la posibilidad de conseguirlos prestados con un frente mientras comenzamos a hacerlos llegar para reembolsarlos, mejor. A los amigos les puede hacer saber inmediatamente antes que sea tarde la cuantía de la ayuda y con esta noticia ellos pueden trabajar consiguiendo un préstamo mientras llega lo de nosotros para cancelar el préstamo.
Sin más. JE (Tirofijo)

Catégories
Archives