UE

22 octobre 2011

Comme au football, l’Europe va devoir monter une Ligue des Etats solvables et faire descendre dans une seconde division les pays laxistes, pour éviter un krach face au domino de la Grèce, en passe de tomber.

Cette idée que je mets sur le tapis, au risque de déclencher vos risées, ne fait que développer l’esquisse ébauchée ce samedi à Bruxelles, avant le Sommet de demain, par le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle.

Le ministre des Affaires étrangères a proposé rien moins que de traduire devant la Cour de justice européenne les pays trop laxistes sur le plan budgétaire dans la zone euro en changeant le traité de l’UE, une idée loin de faire l’unanimité. «Cela ne suffit plus que nous nous contentions de gérer la crise actuelle» de la dette, «nous devons aussi nous assurer que ce que nous avons vécu ces derniers mois ne se reproduise pas sans arrêt», a-t-il déclaré à la presse à Bruxelles à propos du débat en cours sur la réforme de la gouvernance de l’Union monétaire.

«C’est la raison pour laquelle à mon avis il est absolument nécessaire de réaliser un changement du traité» de l’Union monétaire pour durcir la discipline budgétaire commune, a-t-il ajouté, en marge d’une réunion ministérielle préparatoire au sommet européen sur la crise de la dette de dimanche. «Il est essentiel qu’on ait des changements de traité, que le Pacte de stabilité soit rendu efficace, qu’il y ait des sanctions contre ceux qui ne sont pas rigoureux, qu’aussi peut-être la Cour de justice européenne soit dotée d’un rôle» dans la surveillance budgétaire «pour pouvoir être saisie lorsque les règles sont violées de manière prolongée», a estimé Westerwelle.

Les dirigeants européens doivent discuter dimanche non seulement des mesures d’urgence pour enrayer la contagion de la crise de la dette mais aussi des moyens d’améliorer le fonctionnement de la zone euro, principalement en durcissant la discipline commune. Westerwelle a appelé dans la même veine à ce que les pays trop laxistes soient placés sous tutelle budgétaire à l’avenir.

«Les pays qui demandent ou doivent être placés de manière prolongée sous la protection du Fonds de secours de la zone euro doivent aussi être prêts à renoncer à certains pans de leur souveraineté, notamment à ce que l’on puisse intervenir dans leurs budgets nationaux», a jugé le ministre libéral des Affaires étrangères.

Le plan d’une Europe à deux vitesses, vieux serpent de mer jamais concrétisé, devient inéluctable face aux dérives permanentes de pays de l’UE, comme la Grèce, le Portugal, l’Italie, l’Espagne mais aussi la France.

Depuis plus de 15 ans, j’entends les mêmes appels, pendant tous les sommets européens, au respect du pacte de stabilité financière prévu par le traité, soit un déficit public qui ne dépasse pas 3% du PIB dans chacun des pays membres. Faute de sanctions à la clef pour les récalcitrants, le dérives budgétaires n’ont cessé d’enfler dans les pays cités, avec en exergue les Grecs, où même les coiffeurs obtiennent une retraite à 50 ans pour un travail considéré là-bas comme « difficile ».

Le ministre allemand a eu raison de mettre le doigt dans la plaie à la veille d’un sommet appelé à nous faire tous payer en Europe pour le laxisme athénien. Les chefs d’Etat européens vont y demander aux banques d’abandonner 50% de la dette de la Grèce !
Si aucune mesure drastique n’est prise demain ou rapidement, comme la création de cette Ligue des Etats sérieux devant une seconde division réservée aux profiteurs placés sous tutelle, le jeu de dominos continuera, avec la faillite à suivre des autres pays déjà cités.

J’imagine les cris d’orfraie que vont pousser, au nom d’un nationalisme de mauvais aloi, les capitales appelées dans ce contexte à voir débouler des contrôleurs de gestion dans leurs finances publiques pour y porter le fer dans la plaie. Or cette gangrène congénitale dans les nations du sud de l’Europe ne cesse de suppurer, y compris chez les Gaulois avec les mirifiques retraites à 50 ans pour les chauffeurs de train, policiers, gendarmes, agents de l’EGF, et pis encore au profit des élus au Parlement ou ex-ministres.

Une telle initiative aura du mal à voir le jour, avec le risque d’explosions nationalistes, comme à la fin du XIXe siècle, dont on a connu les conséquences : deux guerres mondiales. Cette esquisse de Berlin aurait eu davantage de poids si elle avait eu pour auteur un pays comme la Finlande, exemplaire à tous points de vue, afin d’éviter les faciles glissements oratoires sur le retour du Reich allemand à la tête de l’Europe.
Mais on peut comprendre l’impatience de cette Allemagne lassée de devoir arroser le sable des économies dans le sud du continent. Rasée ou presque en 1945, et amenée à absorber 18 millions d’Allemands de l’Est après la chute du mur de Berlin en 1989 sans même dévaluer le mark est-allemand, cette nation est devenue la locomotive de l’UE.

Dans cette histoire en devenir, pleine de risques autant que d’espoirs puisque la paix règne en Europe depuis maintenant 66 ans, on attend de l’UE qu’elle prenne enfin des décisions fortes, et cesse de mettre des rustines sur des roues crevées.

24 juillet 2011

158 milliards d’euros, sortis de la manche européenne grâce au duo Merkel-Sarkozy, vont tomber dans les caisses vides d’une Grèce en faillite, après l’accord au sommet de l’UE à Bruxelles sur cette manne qui proviendra de nos deniers publics.

A lire les médias depuis cet accord qualifié d’historique, je suis effaré par leur absence d’analyse sur les réalités d’un sommet qui va frapper non plus les Grecs mais les contribuables des 27 pays de l’UE.

109 milliards d’euros vont être lâchés par l’UE (vous et moi) dans des conditions non expliquées, et le reliquat des 49 milliards par les banques, dans des conditions encore moins rendues publiques, si ce n’est par davantage de prélèvements sur nos comptes.

La gabegie athénienne, déjà relatée ici, explique le déficit de près de 400 milliards d’euros dans le pays fondateur de la première démocratie sous Périclès, cinq siècles avant Jésus Christ.

Aucun citoyen de l’UE ne peut admettre la moindre augmentation de ses impôts à venir pour « remburer » le trou grec si le pays de Papandreou ne revient pas dans les normes.

20 mars 2011
Les frappes contre les forces du dictateur Kadhafi ont donc commencé depuis hier, avec en pointe les chasseurs français Rafale et Mirage 2000.
Mais alors que la résolution 1973 de l’ONU votée par le Conseil de sécurité, SANS AUCUN VETO des Etats membres permanents, autorise cette action pour défendre les civils libyens victimes des atrocités commises par le régime du dictateur local, une conjonction de lâchetés fait redouter un échec de la mission.
Une première brèche est apparue ce jour dans la coalition avec les critiques du chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui a estimé que les bombardements s’écartaient «du but qui est d’imposer une zone d’exclusion aérienne» dans le ciel libyen. La France «applique pleinement et uniquement la résolution 1973» votée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, a rétorqué le ministère de la Défense. Son porte-parole, Laurent Teissere, a rappelé que les opérations françaises n’avait qu’«un seul objectif, protéger les populations civiles en mettant en oeuvre le mandat de l’ONU».
A l’évidence, les leaders arabes redoutent l’extension de la contagion révolutionnaire dans tous leurs pays, après l’éviction des présidents en Tunisie et Libye, avec pour conséquence de nouvelles interventions internationales armées, comme celle en cours en Libye, pour soutenir les opposants aux dictatures de fait dans toutes ces capitales.
La participation arabe se limite pour l’instant à celle du Qatar, auquel pourraient se joindre, selon un diplomate de l’ONU, des forces des Emirats arabes unis.
La décadence des Etats-Unis, avant leur chute prochaine, est consacrée par l’incapable Obama. Il évoque à reculons une «action militaire limitée», «les risques que représente toute action militaire», et souligne que «la force n’était pas l’option qui avait la préférence» de son administration.
L’Allemagne fait elle aussi partie des traîtres à cette cause de la liberté, avec le refus d’Angela Merkel d’engager des forces contre la Libye, pour y garder ses intérêts économiques. L’avenir dira si son jeu de poker en fera une gagnante, ou une perdante.
N’oublions pas, dans cette surenchère de la traîtrise, i’île de Malte, membre de l’Union européenne. Londres dispos de bases à Malte, mais La Valette a refusé qu’elles servent aux opérations!
Une fois de plus, cet état de fait démontre que les leaders européens ont fait preuve d’une inconscience coupable pour avoir intégré de tels Etats dans l’UE sans jamais demander notre avis, à nous les électeurs, dans la moindre consultation par référendum.
Mais nous abordons ici un autre sujet qui reviendra un jour ou l’autre sur le tapis…

17 mars 2011
Ainsi donc, Sarkozy a profité le 10 mars de l’absence de son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, alors à Bruxelles avant le sommet européen, pour commettre dans l’affaire Libyenne une monstruosité diplomatique et politique qui ridiculise la France et l’ex-Premier ministre.
Après 8 jours dans les Caraïbes, je découvre ce faux-pas inqualifiable du président français, occulté par la masse de nouvelles sur le drame japonais. Retour de Libye, le ludion des médias BHL (Bernard-Henri Lévy), philosophe de poche, a ramené dans ses valises une délégation libyenne du Conseil national de transition (CNT-opposition), et téléphoné à Sarkozy qui les a aussitôt reçus.

Sans consulter son ministre Juppé, ni l’UE alors que le conseil européen avait lieu le lendemain, le président se rend alors sur le perron de l’Elysée avec BHL et annonce tout de go:
- la reconnaissance du CNT comme SEUL interlocuteur officiel de la Libye.
- sa proposition de frappes militaires contre la Libye par des forces européennes, après accord de l’ONU, ou par la France seule, éventuellement, en cas de refus des autres pays.

Au Conseil européen du lendemain, Sarkozy a été renvoyé dans les cordes par les autres partenaires, sidérés par son mépris pour la coordination.

Alain Juppé aurait menacé de démissionner, avant de lui dire que « c’était la dernière fois » qu’il lui faisait un enfant dans le dos.

La gauche, en pleine décrépitude, n’a même pas eu le réflexe d’exiger un débat immédiat au Parlement sur cette initiative qui fait honte à notre pays aux yeux de l’étranger.

Quant au Quai d’Orsay, on imagine la réaction de ses diplomates, doublés par le trublion BHL au détriment de leurs fonctions. Qu’ils s’expriment ici, notre site les attend.

14 février 2011

Une nouvelle immigration massive de clandestins maghrébins vers la France s’est enclenchée sur l’île italienne de Lampedusa, proche de l’Italie, avec l’arrivée par bateaux en trois jours sur ce caillou de 5.000 Tunisiens dont 75% veulent gagner la France grâce à l’absence de frontières en Europe.

Ces clandestins ont profité de l’absence de police dans les ports depuis la récente fuite du dictateur Ben Ali pour gagner cet îlot. Ils ont utilisé ce vent de liberté non pas pour reconstruire leur pays, mais pour rejoindre l’eldorado français du rsa (ex-rmi), des allocations familiales et de la CMU (carte de sécurité sociale pour tous les sans papiers).

Selon le ministre du Tourisme tunisien, Mehdi Houas, « si l’on ne fait rien, ce n’est pas 4.000 Tunisiens qui partiront mais 350.000 », car selon lui c’est l’absence de touristes depuis les manifestations de janvier qui provoque cet exode.

Le maire de Lampedusa, une île de 6.000 habitants au sud de l’Italie, a lancé un cri d’alarme dans France Soir : « Nous demandons que l’Europe se réveille et prenne ce problème en main, parce que c’est le problème de toute l’Europe ! Sur 2.600 tunisiens que j’ai rencontré, 75 % veulent venir en France ! J’ai parlé avec eux, ils n’ont que ce mot à la bouche : la France. Ils ne parlent pas de rester en Italie ! Il faut arrêter de laisser l’Italie seule face à ce problème ! En tant que maire de Lampedusa je veux m’adresser au Président Nicolas Sarkozy : c’est aussi votre problème et vous devez prendre conscience de cela et agir ».

Cette invasion de clandestins qui ne peuvent en aucun cas se prévaloir d’un statut de réfugiés politiques, puisqu’ils sont désormais libres en Tunisie depuis le départ en exil de leur dictateur Ben Ali, aurait dû être anticipée et enrayée sur le champ par l’Union européenne.

Hélas les dirigeants de l’UE alignent les sommets depuis des années pour annoncer leur lutte contre l’immigration clandestine depuis le Maghreb et l’Afrique noire, mais dans les faits ne font rien.

Nos impôts servent à arroser les dizaines de milliers de fonctionnaires de l’UE en salaires royaux, primes, avantages et retraite dorée, avec statut diplomatique, mais aucune action n’est entreprise par ces ronds de cuir pour intervenir contre ce fléau.

Si les forces navales de l’UE ne sont pas mobilisées pour rapatrier ces illégaux à Tunis, et empêcher l’accostage des suivants, demain nous serons submergés par une vague sans précédent en provenance d’un pays musulman, appelée à renforcer un communautarisme déjà critique dans l’Hexagone.

A l’heure qu’il est (18h50 gmt), aucun cabinet de crise n’a été convoqué par l’UE ni par aucun des présidents des 27. Seule Catherine Ashton, en charge des Affaires étrangères de l’UE, a daigné agir en se rendant à Tunis, mais le gouvernement s’est déclaré opposé à « toute ingérence étrangère ».

Devant l’atonie des capitales européennes, les candidats à la fuite vers la France via l’île de Lampedusa ne vont pas manquer d’en profiter pour prendre la mer…

28 janvier 2011

Voici un récent papier du site rue89. J’admire cette jeune écolo d’avoir eu le courage d’ouvrir ses comptes, comme si elle voulait, sans le dire, qu’on y mette fin…

Par Sylvain Malcorps | Rue89 | 25/01/2011 | 17H37

Ils sont 736, représentent près de 500 millions de personnes et dans certains domaines comme l’écologie, les mesures qu’ils prennent dictent jusqu’à 80% la législation française. Et pourtant, tout le monde s’en fout. Même Rachida Dati. Ce sont les députés européens.

Dans les couloirs ou sur les sièges du Parlement européen, ces élus par vous et moi contribuent à faire de l’Europe ce qu’elle est. Comment et à quel tarif ? Bonne question.

Karima Delli, 30 ans, a eu le courage de se prêter au jeu. L’une des quatorze députés européens d’Europe Ecologie – Les Verts, élus en juin 2009, n’a pas hésité longtemps avant de me rencontrer. Déjà membre des collectifs Jeudi noir et Sauvons les riches avant de rejoindre le Parlement, pour moi, Karima Delli, c’était ça. (Voir la vidéo satirique de Jeudi noir au sujet de Christine Boutin)

Mais « funky Karima » était en congé le jour où je l’ai rencontrée. Dans le large bureau parisien de la délégation européenne d’EE-LV, Karima Delli m’attend bien sagement devant ses feuilles de notes. Elle a déjà pris le pli de ceux qui pèsent leurs mots avant de distiller un message politique. Dommage.

De Tourcoing à l’Europe, pour « une écologie qui vient d’en bas »

Dans son parcours politique, tout semble s’être enchaîné de manière remarquable. Originaire de Tourcoing (Nord), la jeune femme poursuit des études dans les domaines du commerce et de la science politique. Quant à son engagement politique, on pourrait en trouver le germe dans la présidentielle de 2002 :

« J’avais 22 ans. J’ai été marquée par la campagne et le message de Noël Mamère qui représentait les Verts à l’époque. Cette idée d’une écologie populaire, qui vient d’en bas, dont tout le monde peut bénéficier, surtout les plus pauvres.

Encore maintenant, il faut se battre contre le fait que sont toujours les plus précaires qui doivent habiter au bord des autoroutes, à proximité des sites dangereux comme AZF, ou qui ne peuvent pas avoir accès aux produits bio.

Un peu plus tard, j’ai rencontré la sénatrice Marie-Christine Blandin pour qui j’ai fini par travailler comme assistante parlementaire. »

Karima adhère aux Verts et devient rapidement secrétaire fédérale des jeunes du parti. A l’approche des élections européennes de 2009, c’est un peu comme si on l’avait poussée sur les listes :

« On m’incitait : « Vas-y Karima, va sur la liste. » Je ne savais pas trop quoi faire, mais j’avais envie de m’impliquer concrètement dans la campagne. Parce que quand on est sur la liste, il faut s’engager à fond, faire beaucoup de meetings et de réunions publiques. Alors, je me suis lancée.

Le soir du 7 juin 2009, après l’annonce des premières estimations, on était tous très contents car on croyait avoir trois députés élus.

Je suis partie sur un plateau télé pendant un moment, et quand je suis revenue dans la salle, c’était la folie, l’euphorie. En fait, on avait un quatrième élu : moi. Les gens criaient  » Karima, députée ! « . Moi je n’y croyais pas trop.

Il m’a fallu quelques jours pour réaliser, et accepter un costume qui m’apparaissait trop grand pour moi. Mais en bossant, je me suis dit que tout irait bien. »

« Vis ma vie » au Parlement européen

Arrivée au Parlement, Karima Delli intègre un des sept groupes politiques présents : les Verts/ALE. Et comme tous les eurodéputés, son agenda mensuel est bien vite ordonné : sur quatre semaines, elle en passe trois à Bruxelles (pour le travail en commissions), une à Strasbourg (pour les assemblées plénières).

« A Bruxelles, il faut aussi compter une semaine consacrée à notre groupe politique, où on prépare nos positions pour la session plénière, ainsi qu’une semaine « verte » durant laquelle tous les députés sont censés aller sur le terrain, dans leur circonscription pour rencontrer des gens.

C’est un problème de fond : il faut que les députés quittent plus souvent Bruxelles pour ne pas se couper du monde. Ils ne doivent pas être nombreux à passer du temps dans les squats comme je le fais. »

Pour faire tourner la boutique : 26 700 € mensuels

Dans les sommes liées à Karima Delli, il convient de distinguer clairement ses enveloppes professionnelles, de ses revenus et dépenses personnelles. Comme elle l’avait déjà initié dans le blog qu’elle tient sur le site Libération, voici un détail des budgets mensuels mis à disposition par l’Europe pour la tenue de ses activités :

Frais de transports : 391 euros (4 696 euros par an)

Les frais de transports entre son domicile et le Parlement sont pris en charge par le Parlement. Karima Delli estime qu’en un an, elle a fait 46 allers-retours Paris-Bruxelles en Thalys (première classe) et 12 allers-retours Paris-Strasbourg (deuxième classe) avec la SNCF.

Le Parlement et la société Thalys ayant un accord commercial -38 euros par trajet simple pour les députés européens-, le montant annuel de ces trajets s’élève donc à 3 496 euros. A cela, il faut ajouter le coût des allers-retours Paris-Strasbourg qu’on peut évaluer à 1 200 euros par an (avec un billet aller simple à 50 euros).

Frais généraux : 4 202 euros

Loyer, matériel pour le bureau, connexions Internet, fournitures, appels téléphoniques, envoi d’invitations, déplacements supplémentaires, achat de livres et de documents : voilà à quoi est destiné ce budget.

« Cette somme, je la verse chaque mois sur un compte séparé de mes comptes personnels. Et avec mon équipe, on conserve tous les justificatifs de nos dépenses.

Ce que nous avons prévu avec les autres membres du groupe les Verts/ALE, c’est de reverser l’argent non-utilisé en fin de mandat au Parlement européen. »

Il est intéressant de noter qu’il n’y a pas un contrôle systématique de ces dépenses, même si les députés sont censés conserver tous leurs justificatifs de paiements. A la fin de son mandat, rien n’oblige un eurodéputé à reverser le surplus financier restant, puisqu’il est censé avoir tout dépensé. Un principe de « confiance », certainement.

Activités de communication et d’études : 2 743, 75 euros (32 925 euros par an)

« Cette enveloppe sert à financer des missions à l’étranger, des études, des conférences ou des colloques qui concernent notre groupe politique et les problématiques sur lesquelles on travaille.

Quand il faut faire venir des intervenants d’un autre continent ou inviter 30 visiteurs au Parlement, les sommes grimpent vite. »

Rémunération des assistants : 19 364 euros

« J’ai trois collaborateurs à Bruxelles : ce sont mes oreilles, mes personnes de confiance. Je ne les ai pas choisis en fonction de leurs positions politiques, mais plutôt en fonction de leurs compétences et du partage de certaines valeurs et idées.

Cette somme sert donc à les rémunérer, à payer leurs frais de mission quand ils vont à Strasbourg… Et puis, de ce montant, je reverse 2 500 euros pour payer les collaborateurs communs aux 14 députés d’Europe Ecologie et les stagiaires. »

Revenus personnels : 8 580,33 euros

Salaire net : 6 080,33 euros

Comme tous les députés européens, la rémunération brute de Karima Delli s’élève à 7 807,12 euros par mois. A cela, il faut déduire un impôt communautaire de 1 713,57 euros alloués « au renforcement du budget de l’Europe », ainsi que 13,22 euros de cotisation d’assurance.

« Je gagne très bien ma vie, je n’ai pas à me plaindre. Et je ne verrais pas de problèmes à ce que l’on gagne un peu moins en tant que député européen : entre 3 500 et 4 000 euros. Je serais déjà contente.

Je sais que je suis considérée comme riche, c’est pour ça qu’il y a des combats auxquels je tiens et que je mène au Parlement. Comme ceux de l’établissement d’un revenu maximum ou celui d’un logement décent pour tous. »

Indemnités journalières : 2 500 euros

Pour chaque jour de présence aux réunions du Parlement dont le député est membre, le Parlement lui verse une indemnité journalière de 298 euros. Mais uniquement s’il a signé le registre de présence. Grosso modo, cela représente trois jours par semaine, sauf pour la semaine verte où ces indemnités ne sont pas versées.

« Comme je suis présente 96% du temps à mon poste, le montant mensuel de mes indemnités est assez élevé. Mais je trouve ça choquant que l’on soit payé 300 euros par jour pour faire notre boulot, en plus de notre salaire.

Ce n’est pas la présence qui devrait être encouragée, mais bien l’absence qui devrait être sanctionnée. »

Dépenses fixes : 4 093,90 euros

Contribution à EELV : 1 800 euros

Chaque mois, Karima Delli verse ce montant à Europe Ecologie – Les Verts pour le fonctionnement général du parti.

Loyer : 830 euros

Notre députée a deux logements : un à Bruxelles auquel correspond ce loyer, et un autre à Paris dans lequel elle vit en colocation. Pour ce dernier, elle ne paie que les charges. A part ça, Karima Delli n’est propriétaire de rien, « sauf d’une tente ».

Charges Bruxelles (gaz, eau, électricité) : 150 euros

Eau (Paris) : 100 euros

Electricité (Paris) : 75 euros

Taxe d’habitation : 25 euros (300 euros par an)

« Cette taxe correspond à mon appartement bruxellois. Pour l’appartement de Paris, c’est mon colocataire qui s’en charge. »

Mutuelle : 56 euros

Impôt sur le revenu : 333 euros (4 000 euros par an)

« C’est une estimation. Mais de toute façon, ça va augmenter lors du prochain paiement vu que je n’ai été imposée que sur la moitié d’une année de mandat. La prochaine fois, je débourserai autour de 7 000 euros. »

Transports en commun à Bruxelles : 24,60 euros (deux cartes de 10 trajets)

Pass Navigo mensuel à Paris : 60,40 euros

Frais de portable : 500 euros

Malgré un forfait de 200 euros signé auprès d’un opérateur téléphonique français, elle dépasse largement ce montant tous les mois.

Cela s’explique par le fait qu’il n’existe pas de forfait illimité entre la Belgique et la France. « Tout le monde » conservant son numéro français à Bruxelles, les surcoûts payés pour chaque communication grimpent rapidement.

Abonnement Internet : 19,90 euros

Cet abonnement vaut uniquement pour Paris. A Bruxelles, elle ne paie pas de connexion.

Lentilles : 120 euros (30 euros par semaine)

Dépenses aléatoires : 1 380 euros

Courses : 400 euros

Pour elle et son colocataire.

Déjeuners sur les frais personnels : 280 euros (70 euros par semaine)

« Cette somme de 70 euros par semaine, c’est ce que je débourse avec mes amis, ma famille. Mais c’est vrai que pour les déjeuners, ce n’est pas facile à dire parce que j’ai quand même beaucoup de déjeuners dans le cadre de mes activités.

Quand je suis avec vingt experts que j’ai invités, je fais passer ces dépenses sur mes frais généraux. »

Livres : 400 euros

« J’adore lire, je suis une malade du livre. J’adore la collection de La Pléiade mais ils coûtent chers. Je lis aussi beaucoup de livres politiques. »

Sorties et cinéma : 300 euros

« J’aime beaucoup les films de David Lynch et de François Truffaut. J’ai été voir « Vénus noir », « Les Petits mouchoirs » et « Potiche » récemment. Je ne l’ai pas aimé celui-là, vraiment pas drôle. »

Dépenses diverses, aide et cadeaux à ses proches : ?

Depuis qu’elle gagne bien sa vie, Karima Delli soutient ses proches. Dans quelle mesure ? Elle tient à garder cette information à sa seule discrétion.

Epargne : 2 500 euros

Chaque mois, Karima Delli met de côté le montant total de ses indemnités journalières.

http://ec.europa.eu/avservices/player/streaming.cfm?type=ebsvod&sid=172334 

12 janvier 2011  Certains d’entre vous ont eu du mal à croire mes révélations de ce matin sur cette édition par la Commission européenne de Bruxelles de 3,2 millions d’agendas 2011 destinés à 21.000 collèges et privés de toute mention aux fêtes chrétiennes, au profit des seules religions juive, musulmane, hindoue et sikh. 

Je reviens sur ce scandale, pire que vous ne pouviez l’imaginer, et hélas véridique. La question de cet agenda censuré a été posée cet après-midi au porte-parole de la Commission, Frédéric Vincent. Pour ceux qui douteraient encore, comme Thomas, je vous joins le lien de sa déclaration (cf. supra). Le porte-parole a fait les aveux suivants : 

-        Cette édition a coûté « cinq millions d’euros » aux contribuables – chrétiens à 90%. -        « C’est vrai » quant à cette absence dans l’agenda des fêtes religieuses chrétiennes comme Noël, Pâques, les Rameaux, etc, « alors que d’autres religions sont mentionnées ». 

-        « C’est une erreur » reconnue par le Commissaire John Dalli (un fonctionnaire de l’Ile de Malte, membre de l’UE). -        C’est  « une bourde », selon les propres termes du porte-parole qui s’est exprimé ainsi à titre personnel. 

-        « Il n’y a pas eu de polissage du texte » par la Commission avant l’édition, ce qui signifie que l’on peut éditer tout et n’importe quoi à Bruxelles sans le contrôle a posteriori des 18.000 hauts fonctionnaires grassement payés, qui profitent par contre des fêtes de Noël, Pâques, etc, pour partir en congés payés avec voyages gratuits.  -        « On ne va pas retirer l’agenda, mais on écrira aux directeurs des écoles pour leur signaler cette erreur », a osé conclure le porte-parole sans prendre conscience de l’inanité de sa réponse. Assez, c’en est assez de cette nomenklatura européenne sans aucun mandat électif, qui continue d’imposer sa dictature, y compris sur les esprits, avec pour maître d’œuvre un Maltais inconnu du grand public. Exigeons le limogeage immédiat de cette Commissions, dirigée par l’ancien maoïste portugais José Manuel Durao Barroso, ce que je fais ici face à ce scandale sans précédent ! 

12 janvier 2011 

Ce n’est pas une mauvaise blague, mais la triste réalité… 

La caillera de la Commission européenne, composée de hauts fonctionnaires non élus et richissimes, vient de commettre un acte discriminatoire condamnable qui devrait provoquer une levée de boucliers si les médias ne sont pas encore des merdias. 

3 millions d’agendas viennent d’être édités par cette Commission européenne de Bruxelles pour être distribués dans les écoles. Leur partucularité : ils contiennent toutes les fêtes juives, musulmanes, hindoues et même sikhs, mais aucune fête chrétienne. Ni Noël, ni Pâques ! 

Ce scandale a été révélé par Alexis Brezet, directeur de l’hedo français Valeurs Actuelles, à qui il a été répondu à Bruxelles que « les fêtes chrétiennes sont tellement connues qu’il n’est pas nécessaire de les mentionner » ! 

Un tel mépris survient au moment où des centaines de Chrétiens viennent d’être assassinés par des commandos d’Al Qaida aux quatre coins du monde. 

18 septembre 2010 

La faiblesse du nouveau président colombien Santos tourne au drame politique avec son absence de réaction judiciaire face à la trahison contre sa patrie de la sénatrice Piedad Cordoba devant le parlement européen avec ses mensonges à répétition pour défendre les FARC et dénoncer le régime démocratique. 

Cette pasionaria du terrorisme, toujours pas inculpée pour sa complicité avec les terroristes malgré l’ouverture d’une information judiciaire contre elle en 2008, constitue un danger pour la survie de ce pays de 46 millions de personnes. 

La sénatrice au turban a qualifié la Colombie hier à Bruxelles, devant un parlement incrédule, de « fosse commune » et de « plus grand cimetière d’Amérique Latine », comme si ses habitants étaient victimes d’un génocide du pouvoir. 

Contrairement à ses dires, l’ONU vient de souligner « l’amélioration dans la protection des droits de l’homme » en Colombie, et la justice colombienne indépendante, voire proche de la guérilla, a démenti l’existence d’une « fosse commune » de 5.000 opposants dénoncée sans aucune preuve le mois dernier par Piedad Cordoba. 

Sans tenir compte de ces données objectives, la sénatrice amie des FARC n’a pas hésité à demander aux pays européens de « faire pression » sur Bogota « face à la dégradation humanitaire », pour accepter une négociation avec les FARC afin d’aboutir à une « humanisation du conflit ». Elle a même déclaré « incompréhensible » la signature par l’UE d’un accord de libre échange avec la Colombie face à la présumée « dégradation humanitaire » invoquée par elle et démentie par les rapports de l’ONU. 

C’est le monde à l’envers que tente de montrer cette femme sans scrupules, qui avait demandé aux FARC de ne pas libérer Ingrid Betancur quand elle était otage de la guérilla. Ces tueurs viennent d’assassiner plus de 40 policiers et militaires, certains démembrés par l’une ou l’autre des 100.000 mines antipersonnel disséminées par les rebelles dans tout le pays. 

Le parti libéral, auquel elle appartient, a enfin réagi pour « rejeter » les déclarations de la sénatrice, mais le président Juan Manuel Santos s’est contenté de les dénoncer comme une « légitimation du terrorisme». 

Sa faiblesse fait peur pour l’avenir d’un pays si riche en qualités humaines et professionnelles. Qu’attend le nouveau chef de l’Etat pour dénoncer devant la justice pénale, pour trahison à la patrie, cette harpie des FARC ?     

 

12 août 2010 

 

Voici un article du Figaro passé inaperçu : 

 

Ils sont moldaves, macédoniens, serbes, ukrainiens ou turcs. Leurs pays n'appartiennent pas à l'UE. Mais 5 millions d'entre eux peuvent obtenir un passeport européen.  


 

Soumise à une pression migratoire qui ne se dément pas et à des opinions publiques hantées par le syndrome de l'invasion, l'Union européenne se serait sans doute bien passée des initiatives de trois de ses nouveaux membres. La Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie, mandatées par Bruxelles pour sécuriser les frontières orientales de l'UE, ont quelque peu enfreint leur mission en décidant d'ouvrir les portes de la forteresse européenne. Quelque 5 millions de Moldaves, Macédoniens, Serbes, Ukrainiens et Turcs ont ou auront la possibilité d'acquérir un passeport européen en bonne et due forme. L'histoire et ses injustices leur permettent d'emprunter des chemins de traverse. Un cadeau inespéré dont les dirigeants hongrois, roumains et bulgares espèrent secrètement tirer les dividendes politiques. Quitte à faire grincer des dents dans les capitales de la vieille Europe. 

Le texte adopté le 26 mai dernier par le Parlement hongrois, à l'instigation du premier ministre de droite Viktor Orban et avec le soutien de l'extrême droite, résonne comme une revanche. Ou comme une provocation. La Hongrie ne s'est jamais vraiment remise du traumatisme que lui a infligé le traité de Trianon. Signé le 4 juin 1920, il l'amputa des deux tiers de son territoire et de la moitié de sa population. La loi sur la double nationalité concerne 3,5 millions de personnes et entrera en vigueur en janvier prochain. Elle offrira les clés de l'eldorado aux quelque 300.000 Serbes d'origine hongroise établis dans la province autonome de Voïvodine et aux 150.000 Ukrainiens appartenant à la minorité hongroise. Elle contribue aussi à semer la zizanie avec deux autres pays membres de l'UE : 1,4 million de Magyars vivent en Roumanie et 520 000 Hongrois en Slovaquie (soit 10 % de la population). Les autorités slovaques n'ont pas du tout apprécié. En représailles, le Parlement de Bratislava a adopté une loi stipulant que quiconque optera pour la nationalité hongroise perdra du même coup la nationalité slovaque. 

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