SARKOZY

d23 mars 2013

L’imposture d’Outreau conclue au détriment des enfants violés et au profit de leurs prédateurs incluait la volonté de l’ancien président de supprimer les juges d’instruction.

Son échec dans cette entreprise se retourne contre lui comme un boomerang avec la mise en examen de Nicolas Sarkozy par l’un de ceux qu’il voulait abattre.

Ma totale indépendance politique me permet de me réjouir de voir qu’il existe encore en France des magistrats intègres, avec l’espoir que ses semblables chargés d’enquêter dans les affaires de viols contre des enfants écouteront enfin ceux-ci.

21 septembre 2011

La France d’en bas trime, transpire et se bat pour joindre les deux bouts, quand ses dirigeants mènent une vie de nababs grâce à leur expoliation à notre détriment.

Deux scandales actuels simultanés confirment cette vision qui n’est pas que la mienne : les valises africaines de Robert Bourgi, cet ancien conseiller de Chirac et de Sarkozy, avec plus de 20 millions d’euros reçus de lui par l’ex-président et Dominique de Villepin, et puis maintenant l’affaire de Karachi, en passe de devenir le Sarkozygate pour l’actuel chef de l’Etat, avec à la clef pleine de sang, en plus d’autres valises pleines de millions, l’assassinat dans cette ville du Pakistan de 11 ingénieurs français dans un attentat en 2002.

Seule la mobilisation du peuple parviendra à nettoyer les écuries d’Augias dans cette patrie des droits de l’Homme tombée dans une corruption politique sans égale. Sinon, les voyous continueront à vivre de leurs trafics. Ces bandits appartiennent à tous les grands partis, y compris le PS de Mitterrand comme l’assure Robert Bourgi. Une telle implication explique le silence de ces mêmes partis face aux scandales.

Les Français se doivent d’exiger sans délai une enquête indépendante, dans un soulèvement populaire qu’il n’ont pas connu depuis 1968, pour juger tous ces corrompus et les traduire devant les tribunaux, sans aucune exception, y compris contre les élus qui bénéficient d’une inadmissible immunité, avant les peines exemplaires qu’ils méritent.

Je ne reviens par sur les valises africaines de Robert Bourgi, déjà évoquées ici. Une enquête a été ouverte à partir de ses révélations récentes.

Le scandale de Karachi dépasse toutes les bornes, car il concerne la mort de 11 ingénieurs français. Proche collaborateur de Nicolas Sarkozy dans les années 90, Thierry Gaubert, 60 ans, a été mis en examen mercredi soir dans l’enquête sur l’affaire Karachi. Cet ancien conseiller de l’actuel chef de l’Etat aura vécu une partie de sa carrière dans l’ombre de Nicolas Sarkozy, depuis la mairie de Neuilly jusqu’au ministère du Budget, avant de rejoindre le monde de la finance.

Interpellé lundi avant d’être placé en garde à vue et mis en examen deux jours plus tard par le juge Van Ruymbeke, Thierry Gaubert a toutefois été laissé en liberté.

Avec lui, un deuxième homme – encore un proche de Nicolas Sarkozy – Nicolas Bazire, soupçonné d’avoir lui aussi participé à d’éventuelles malversations financières liées à des contrats de vente d’armes passés au Pakistan en 1994, a lui été arrêté à son tour dans la matinée, puis placé en garde à vue. A l’époque des faits présumés, Nicolas Bazire était le directeur de cabinet d’Edouard Balladur. Il dirige actuellement le groupe LVMH présidé par le sinistre Bernard Arnault, dont je parle abondamment dans mon livre AFP : les soldats de l’information (Hugo Doc). Ce Nicolas Bazire a ètè le témoin de mariage de Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni en 2008 é Paris.

Les juges Van Ruymbeke et Roger Le Loire cherchent à savoir si des rétrocommissions sur ces contrats d’armement auraient été reversées à la France pour alimenter les comptes de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995. Le porte-parole de campagne de Balladur de l’époque s’appelle Nicolas Sarkozy.

Les enquêteurs s’intéressent aussi aux liens entre Bazire, Gaubert et cet homme d’affaire franco-libanais Ziad Takieddine, entendu la semaine dernière pendant près de six heures par le juge Renaud Van Ruymbeke, puis mis en examen pour complicité d’abus de biens sociaux.

Car selon Mediapart et le Nouvel Observateur, des témoins ont récemment fait certaines révélations allant dans ce sens. L’un d’eux a affirmé aux enquêteurs qu’au milieu des années 1990, Ziad Takieddine s’est rendu à plusieurs reprises en Suisse pour y retirer des fonds qu’il aurait ensuite remis à Nicolas Bazire.
Dans ses déplacements, l’homme d’affaire était, selon le même témoin, souvent accompagné de Thierry Gaubert. Les deux hommes auraient manipulé de «volumineuses valises» de billets.

L’ex-épouse de Thierry Gaubert, la princesse Hélène de Yougoslavie, a elle aussi été amenée – comme la loi l’y oblige – à répondre aux questions de la police. Elle a ainsi confirmé que Nicolas Bazire et Thierry Gaubert ont bel et bien joué les porteurs de valises.

Elle a également précisé que l’homme qui récupérait en France les fameuses «mallettes» remplies de billets n’était autre que Nicolas Bazire. Les avocats d’Hélène de Yougoslavie ont rappelé que leur cliente n’a jamais eu la volonté de nuire à quiconque et «regrette les commentaires suggérant qu’elle ait été mue par le dessein de porter des accusations contre son mari».

Mais l’affaire Karachi ne se limite pas seulement à un soupçon de corruption. La justice cherche aussi à savoir si ce volet financier de l’affaire est lié à l’attentat à Karachi en 2002. Au total 15 personnes (dont 11 Français) qui travaillaient justement à la fabrication de sous-marins ont été tuées. Selon la thèse aujourd’hui envisagée par la justice française, il pourrait s’agir de «représailles pakistanaises» après l’arrêt du versement des commissions par la France sur les contrats de ventes d’armes. L’avocat des familles de victimes de l’attentat, Me Olivier Morice, lui, accuse directement Nicolas Sarkozy d’avoir «validé le système mis en place pour permettre cette corruption». Le chef d’Etat français, qui à l’époque des faits était ministre du Budget et porte-parole de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, a toujours nié avoir eu aucune connaissance desdites rétrocommissions.

03 juillet 2011

Ignorée des médias français et internationaux, cette révélation que je vous apporte sent le soufre, sans pouvoir en dire plus. Mais il s’agit a minima d’un énorme conflit d’intérêt au détriment de DSK, voire d’une opération politique de grande envergure pour abattre le candidat socialiste à la présidentielle française en 2012.

Aux USA, mais aussi en France, le moindre conflit d’intérêt oblige le juge en charge d’un dossier à s’en déposséder pour permettre à un confrère, libre de tout lien avec les parties, de le mener à son terme. C’est ce que devrait faire Cyrus Vance Jr sur le champ.

J’ignore si les défenseurs de Dominique Strauss-Kahn ont eu connaissance de cette entorse gravissime: l’agent de la CIA Frank Wisner, ex-ambassadeur et envoyé spécial du président Barack Obama en janvier dernier en Egypte pour tenter de remédier aux troubles politiques contre le président Moubarak (finalement destitué), s’est marié en 1977 avec Christine de Ganay, ex-épouse de Paul Sarkozy, père du président français.

Cette même année 1977, Frank Wisner avait été nommé comme adjoint par le secrétaire d’Etat de Jimmy Carter, Cyrus Vance, père du procureur de New York qui a mis 45 jours pour libérer sur parole DSK.

Le retard du fils Cyrus Vance à prendre une décision en faveur de DSK, malgré les preuves apportées dès le départ contre l’accusation de la femme de ménage guinéenne pour son présumé viol par DSK au Sofitel de New York, devient ainsi une affaire d’Etat, avec en suspens l’existence d’un évident conflit d’intérêt.

La démission avant-hier d’une femme, Lisa Friel, chef de la police de New York contre le crime sexuel, confirme mes doutes absolus sur le montage dont a été victime DSK.

Ecartée de cette enquête par Cyrus Vance Jr pour avoir osé mettre en cause la parole de la Guinéenne, finalement convaincue de mensonges, Lisa Friel en a tiré la conclusion appropriée avec le jet de l’éponge.

Sa démission spectaculaire est à même de contribuer à l’éclatement d’un scandale judiciaire sans précédent aux USA et en France, avec pour victime un futur président français, avant sa réhabilitation, et pour complices éventuels les individus que j’ai cités, dont la famille du président Nicolas Sarkozy, dans un conflit d’intérêt considérable eu égard aux enjeux actuels.

Le principal adversaire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de mai 2012, rappelons-le, n’est autre que DSK, malgré ses frasques et appétits pour le sexe opposé.

19 mai 2011

Grâce à la justice américaine, que l’on aime ou pas ses méthodes expéditives avec les menottes aux poignets des prévenus (présumés innocents dans la culture française), comme dans le cas de DSK, ce « vieux pays », la France (dixit de Gaulle), va enfin faire peau neuve aux dépens de politiciens connus pour leurs abus sexuels.

C’est en tout cas ce que j’ose ici espérer, au nom de l’honneur bafoué des enfants et des femmes au pays des droits de l’Homme, qui hélas n’en porte plus que le nom.
L’ex-futur président français Dominique Strauss-Kahn, favori des sondages avant l’élection de 2012 juste avant sa détention à New York pour viol présumé d’une femme de chambre dans sa suite du Sofitel, n’est pas le seul dans notre élite à avoir abusé de sa position – si sa culpabilité est confirmée – pour se rendre coupable au minimum d’attentats à la pudeur contre des femmes ou des mineurs.

Si la presse française, villipendée par les médias étrangers depuis le scandale Strauss-Kahn pour sa complicité objective avec les politiciens faute d’avoir dénoncé leurs travers – dont ceux de DSK -, n’engage pas une investigation sur ses oublis en la matière, je lui suggère une explication des gravures sans aucune retenue de ma part, à savoir, comme questions:

- Comment Nicolas Sarkozy, à peine élu président de la France, se comporta-t-il dans son bureau avec certaines femmes qu’il avait l’intention de nommer ministres ? C’est à elles de parler, et de confirmer ce que je sais, mais si elles se décidaient à le faire, au nom de la dignité des femmes, l’histoire de France pourrait connaître un soubresaut.

- Dans quelles conditions le même chef de l’Etat a-t-il obtenu qu’une journaliste, reçue au Pavillon de la Lanterne en 2007 (une annexe du château de Versailles), devienne la présentatrice d’un journal télévisé ?

- Pourquoi Frédéric Mitterrand, pédophile avoué dans ses écrits, peut-il encore être ministre, ce qu’aucun média étranger ne comprend ?

- Quand les médias se pencheront-ils sur le cas de Jack Lang, cet ex-ministre de la Culture devenu persona non grata au Maroc pour une présumée conduite inadéquate ?

- Qui enquête sur les passions inavouées d’un ancien politicien de haut rang (à gauche) pour les garçons mineurs ?

Il est temps que la vraie racaille française soit mise au jour.

21 avril 2011

Un sondage exclusif Harris Interactive pour «le Parisien »- «Aujourd’hui en France» sur les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle 2012 confirme à nouveau la percée du Front national.

Si les électeurs étaient appelés aux urnes ce week-end, Marine Le Pen se qualifierait pour le second tour, même si c’est parfois de justesse. Et ce quel que soit son adversaire : Nicolas Sarkozy pour l’UMP, Dominique Strauss-Kahn, François Hollande, Martine Aubry ou Ségolène Royal pour le PS.

Autre enseignement : l’actuel président de la République ne parviendrait à se maintenir au second tour que dans un seul cas de figure, face à Royal. Il obtient alors 19% des intentions de vote, Le Pen 22% et Royal 15%.

Seul DSK (30% des intentions de vote) arrive devant la présidente du parti d’extrême droite (21%), Nicolas Sarkozy n’obtenant que 19% des suffrages.

Selon notre enquête, face à François Hollande (22%), Marine Le Pen est au coude à coude (23%), l’actuel locataire de l’Elysée 3e (19%). Elle décroche 23% des intentions de vote dans l’hypothèse d’une candidature Aubry (21%), Sarkozy 20%.

Enquête réalisée en ligne les 19 et 20 avril 2011, selon la méthode des quotas, sur un échantillon de 926 personnes inscrites sur les listes électorales issus d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, à partir de l’access panel Harris Interactive.

27 mars 2011

L’imposture française dans cette affaire de la Colombienne otage, sauvée par les services secrets colombiens en 2008 n’a plus à être démontrée, tout a été dit ici et dans mes livres, mais je me dois de vous montrer une fois de plus ce qu’est Wikileaks, et l’usage qu’en font les médias, y compris en Colombie.

Le plus grand hebdo colombien, Semana, publie ce jour un document de Wikileaks sur « La Saga française » dans cette affaire. Vous pourrez constater :
- Que ce vol des archives du Département d’Etat ne contient pas le 1/10e des infos fournies ici ou dans mes livres en français et en espagnol.
- Que Semana a donc attendu 5 ans et Wikileaks pour fournir un prétendu scoop sur des points hyperconnus sans aucune de mes révélations.

Jamais cet hebdo, propriété de la famille du président Santos, n’a daigné écrire la moindre ligne sur ma dernière version : « Ingrid B : pasos en falso » (Planeta), ni me contacter pour une interview, malgré le courrier envoyé à son directeur.

Quant à Wikileaks, il part en eau de boudin avec ce plat réchauffé…et bourré d’erreurs: Michel Pinard n’a jamais été ministre des Affaires étrangères, mais n°3 à l’ambassade de France à Bogota !

Voici le papier en question que je ne vais quand même pas traduire et que je vous demande de ne pas le faire. Nous avons d’autres priorités, mais il fallait marquer le coup :

SEMANA
La saga francesa

LOS SECRETOS DE WIKILEAKS
En su desesperación por liberar a Íngrid Betancourt, Francia echó mano de toda clase de recursos, desde aprovechar a Hugo Chávez hasta hacer propuestas secretas a las Farc. Estados Unidos, en cambio, buscó el rescate militar de sus contratistas.
Sábado 26 Marzo 2011
Cuatro años después del secuestro de Íngrid Betancourt, el gobierno francés estaba agotado y desesperado por las infructuosas gestiones para lograr su liberación. Había intentado desde reuniones clandestinas con las Farc, pasando por otras oficiales con países amigos, hasta presionar al gobierno colombiano y a la guerrilla a través del presidente de Venezuela, Hugo Chávez. Pero nada había funcionado. Ni siquiera había logrado una prueba de supervivencia.
En un cable confidencial de comienzos de 2006, el entonces embajador estadounidense en Colombia, William Wood, narró los detalles de una reunión con su homólogo francés Camille Rohou, quien le dijo que había « fatiga con ese tema ». Esto se notaba en que había bajado el fervor en las protestas públicas a favor de la libertad de Betancourt y en el hecho de que el presidente de su país, Jacques Chirac, por primera vez no la había mencionado en su habitual mensaje de fin de año. Rohou dijo que esto era importante para que las Farc entendieran « cómo sus activos estaban perdiendo valor y la comunidad internacional, la paciencia con ellos ».

Pocos meses atrás, el embajador gringo en París registró cómo el ministro francés de Asuntos Exteriores, Michel Pinard, les había confiado la frustración francesa con Uribe al no lograr un acuerdo humanitario. « Si los israelíes pudieron negociar con Hezbolá un intercambio de prisioneros, Colombia debería hacer lo mismo con las Farc », dijo. Tampoco ayudaba para la tranquilidad francesa la posición de Estados Unidos frente al secuestro de sus tres contratistas. Para este país, la única opción de libertad era a través de un rescate. De hecho, en una de sus comunicaciones cuentan que el presidente Álvaro Uribe « permitiría un esfuerzo unilateral de Estados Unidos para liberar a los rehenes », algo que habían buscado ante « la incapacidad del Ejército colombiano de hacer un rescate ».

Aunque los gringos siempre se presentaban fuertes en su política de « no negociar con terroristas », la verdad es que sabían que contaban con el plan B de las gestiones de Francia. Por un lado, Uribe en repetidas oportunidades mostró un irrestricto compromiso a incluir a los contratistas en cualquier acuerdo que se autorizara en el tema de Íngrid. Por el otro, el entonces ministro de Defensa, Juan Manuel Santos, les había dado la tranquilidad de que cualquier intento de rescate por parte de Colombia « se hará con plena coordinación con los Estados Unidos », pues para él esto era una operación de « doble llave ». Y alentaba a los familiares de los contratistas diciéndoles que la Embajada norteamericana « no se opondría a que otros países o individuos facilitaran la liberación ».

Parecían cerrarse las puertas para el gobierno de Chirac. La misión humanitaria que había emprendido en 2006 junto con España y Suiza había fracasado, en teoría, porque Uribe había hecho públicas unas gestiones que debían ser de bajo perfil. Pero a los pocos días de ese incidente, el embajador Suizo en Colombia contó en la Embajada que lo que pasaba era que « los franceses, en general, hacen lo que quieren ». En privado, Colombia decía lo mismo. Luis Carlos Restrepo, entonces alto comisionado de Paz, se había quejado de los franceses con los gringos, pues estos habían hecho reuniones con Raúl Reyes sin autorización, y creía que incluso estarían dispuestos a pagar por la libertad de Íngrid. El embajador le pasó esta información a Washington, pero luego los franceses contestaron que ellos coordinaban todos sus contactos con Colombia.

Lo que más les preocupaba a los estadounidenses de esta intensa actividad gala era que habían involucrado al presidente Hugo Chávez. Según el ministro Pinard, desde 2005 Francia se alió con el presidente venezolano con el fin de presionar al gobierno colombiano y a las Farc para buscar un acuerdo humanitario que incluyera a Íngrid. El contacto con la guerrilla, según Pinard, se daría porque en el gobierno venezolano había personas que dialogaban con ese grupo, aunque lo negaran. Pero el tiempo se le acabó a Chirac, y nada logró.

Con la llegada de Nicolas Sarkozy al poder, en mayo de 2007, las gestiones siguieron con igual intensidad. En un desayuno, el embajador de Colombia en París, Fernando Cepeda Ulloa, se confesó con sus pares estadounidenses sobre cómo el tema de Íngrid afectaba las relaciones con Francia. Las calificó de « pobres ». Se quejó de que en el Elíseo consideraran a Colombia una « banana republic », con su política orientada hacia Estados Unidos. Y expresó su molestia porque el rol que los franceses le daban a la familia de Íngrid socavaba al presidente Uribe. Para Cepeda, la principal motivación de Sarkozy en el tema de Betancourt era un asunto de ego: el presidente francés quería probar que él sí podía hacer lo que no pudo el exprimer ministro Dominique de Villepin, su viejo rival y amigo de Íngrid.

Sarkozy lanzó su primera gran exigencia a Colombia: la liberación unilateral del líder guerrillero preso Rodrigo Granda. La apuesta de Francia era tratar de volver a abrir un camino de intercambio que se le había cerrado a Chirac años atrás, cuando planteó que Estados Unidos liberara a Simón Trinidad a cambio de los secuestrados. Para Uribe, la solicitud francesa « era un precio muy barato para tener el respaldo de Sarkozy y a alguien más cabildeando a favor de Colombia en el G-8″, según contó Andrés Peñate, en ese momento director del DAS. Con esto, al menos se esperaban unas pruebas de vida, que Chávez debía llevar en su visita a Francia.

A su reunión con Sarkozy, en noviembre de 2007, Chávez llegó sin nada. París evaluó esto como una señal de que Íngrid estaba muerta. A los Estados Unidos les llamó la atención la moderación de Chávez, que no hizo apariciones ni declaraciones públicas. Un alto asesor francés les explicó luego que esta fue una de las condiciones de la visita. Los gringos, por su parte, también tenían en la misma época una estrategia para lograr pruebas de supervivencia de los contratistas. Un funcionario de la firma de inteligencia Control Risk, contratado por la compañía de venta de armas Northrop Grumman, contó en la Embajada que el periodista Jorge Enrique Botero les había dicho que ya tenía « luz verde » de los líderes de las Farc para filmar a los contratistas.

Que Chávez no hubiera armado una polvareda en público no significa que no lo hiciera en privado. Unos días después, Uribe le contó a una delegación de congresistas estadounidenses de visita en Colombia que el presidente de Venezuela le aseguró a su homólogo francés que tenía autorización colombiana para reunirse, sin condiciones, con Manuel Marulanda, máximo jefe de las Farc. Sarkozy consideró sumarse a ese eventual encuentro, pero, según Uribe, él jamás dio esa autorización. Para el presidente colombiano, este fue uno de los hechos que lo llevaron a pedirle a Chávez públicamente que pusiera fin a su papel de mediador en la liberación de los cautivos. Los franceses, en cambio, estaban impresionados con el venezolano. Dos altos asesores de ese país comentaron en la Embajada de Estados Unidos en París, sobre su « fascinante personalidad, lo fácil que se adaptaba a las audiencias y lo astuto que era políticamente ».

Los esfuerzos de los franceses para liberar a Íngrid se intensificaron cuando el mundo la vio, pálida y demacrada, en un video, y leyó su emotiva carta, que llegaron como prueba de supervivencia a finales de 2007. Esto tuvo un « profundo impacto » en Sarkozy, quien, según uno de sus asesores, planeaba hacer algo « espectacular » a través de los medios de comunicación. Además, buscó mantener un contacto discreto con Chávez, a pesar de la posición de Uribe, y programó hablar directamente con el presidente de Estados Unidos, George W. Bush, sobre el tema, según dijo en París a los gringos el asesor para las Américas de Sarkozy.

Luego, Francia puso en primer nivel a dos mediadores europeos: Noel Saez y Pierre Gontard. A comienzos de 2008, pese a la resistencia de Colombia, estos enviaron a Bogotá un avión con una misión médica, para atender a Íngrid en la selva. El avión estuvo estacionado en la capital por días, y nada pasó. Luis Carlos Restrepo manifestó a la Embajada su profunda desconfianza en estos mediadores. Dijo que, según datos hallados en el recientemente capturado computador de Raúl Reyes, Saez y Gontard les habían ofrecido a las Farc levantarles el calificativo de terroristas y permitirles abrir una oficina en París, a cambio de la liberación de Íngrid.

A mediados de abril de 2008, el general Freddy Padilla, comandante de las Fuerzas Armadas, le ratificó al embajador William Brownfield el esfuerzo conjunto de inteligencia y su disposición a « ayudar en una negociación o colaborar en el rescate de los tres contratistas ». Mes y medio después tuvo lugar la Operación Jaque, que liberó a Íngrid, a los contratistas y a un grupo de militares. En tres breves cables, el embajador Brownfield reportó el triunfo a numerosas sedes diplomáticas estadounidenses del mundo y resaltó el hecho, señalado por el entonces ministro Santos, de que el Ejército había infiltrado el frente que tenía a los secuestrados. A los pocos días, Sarkozy recibía a Íngrid en París. Así terminaron las frenéticas gestiones de Estados Unidos y en especial de Francia por la libertad de sus ciudadanos.

17 mars 2011
Ainsi donc, Sarkozy a profité le 10 mars de l’absence de son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, alors à Bruxelles avant le sommet européen, pour commettre dans l’affaire Libyenne une monstruosité diplomatique et politique qui ridiculise la France et l’ex-Premier ministre.
Après 8 jours dans les Caraïbes, je découvre ce faux-pas inqualifiable du président français, occulté par la masse de nouvelles sur le drame japonais. Retour de Libye, le ludion des médias BHL (Bernard-Henri Lévy), philosophe de poche, a ramené dans ses valises une délégation libyenne du Conseil national de transition (CNT-opposition), et téléphoné à Sarkozy qui les a aussitôt reçus.

Sans consulter son ministre Juppé, ni l’UE alors que le conseil européen avait lieu le lendemain, le président se rend alors sur le perron de l’Elysée avec BHL et annonce tout de go:
- la reconnaissance du CNT comme SEUL interlocuteur officiel de la Libye.
- sa proposition de frappes militaires contre la Libye par des forces européennes, après accord de l’ONU, ou par la France seule, éventuellement, en cas de refus des autres pays.

Au Conseil européen du lendemain, Sarkozy a été renvoyé dans les cordes par les autres partenaires, sidérés par son mépris pour la coordination.

Alain Juppé aurait menacé de démissionner, avant de lui dire que « c’était la dernière fois » qu’il lui faisait un enfant dans le dos.

La gauche, en pleine décrépitude, n’a même pas eu le réflexe d’exiger un débat immédiat au Parlement sur cette initiative qui fait honte à notre pays aux yeux de l’étranger.

Quant au Quai d’Orsay, on imagine la réaction de ses diplomates, doublés par le trublion BHL au détriment de leurs fonctions. Qu’ils s’expriment ici, notre site les attend.

16 MARS 2011

Lors de la campagne électorale pour la présidentielle 2007, le régime de Muammar Kadhafi aurait financé la candidature de Nicolas Sarkozy. C’est ce qu’assure le fils du dirigeant libyen, Seif Al-Islam, dans un entretien à Euronews. Interrogé sur la position de la Libye vis à vis de la France, premier pays à avoir reconnu l’opposition libyenne, le fils Kadhafi a répondu : «Tout d’abord, il faut que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale». SUR LE MÊME SUJET

Libye : Kadhafi resserre l’étau autour de BenghaziUne affirmation que la présidence française a démentie.

Lors de cet entretien, Seif Al-Islam poursuit : «C’est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler. La première chose que l’on demande à ce clown, c’est de rendre l’argent au peuple libyen. Nous lui avons accordé une aide afin qu’il oeuvre pour le peuple libyen, mais il nous a déçus». Il menace ensuite : «Rendez-nous notre argent. Nous avons tous les détails, les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert. Nous révélerons tout prochainement».

Ces allégations interviennent alors que Paris est particulièrement critiqué par Tripoli pour avoir reconnu seul représentant légitime du peuple libyen le Conseil national de transition, qui réunit l’opposition au régime du colonel Kadhafi. Récemment, l’agence officielle libyenne Jana a promis de rendre public un «grave secret», affirmant que sa révélation entraînerait la chute du président français. Le 15 mars, Mouammar Kadhafi avait affirmé dans une interview à la télévision allemande que son «ami» Nicolas Sarkozy était «devenu fou», déclarant notamment : «Il souffre d’une maladie psychique».

15 mars 2011
Le président français vient de l’annoncer à Cherif (Kevin) Delay, l’aîné des 12 enfants victimes de sévices sexuels dans le scandale de pédophilie d’Outreau, dans un courrier adressé au jeune homme par son chef de Cabinet, Guillaume Lambert, le 11 mars dernier.

Vous aviez pris connaissance récemment sur mon site de la lettre de Cherif demandant au chef de l’Etat de recevoir à l’Elysée les 12 enfants en question. Nicolas Sarkozy révèle son intention de les y inviter, à une date non précisée.

Voici la copie de la lettre adressée à Cherif Delay par Guillaume Lambert, chef de Cabinet de Nicolas Sarkozy, et que j’ai pu me procurer.

C’est une exclusivité de mon site !

Cher Monsieur,
Vous avez exprimé le souhait d’être reçu en audience par le président de la République.
Monsieur Sarkozy, qui connaît les moments douloureux que vous avez vécus, m’a confié le soin de vous remercier de votre démarche à laquelle il a été très attentif.
Comme vous le savez, le chef de l’Etat a mis l’intérêt de toutes les vctimes au coeur de son action. Il veut que leurs droits soient mieux respectés, et que leur souffrance soit davantage prise en compte.
Il a toujours affiché une détermination sans faille pour lutter contre toutes les formes de délinquance sexuelle, particulièrement insupportables, notamment quand elles touchent les personnes les plus vulnérables comme les enfants.
C’est pourquoi il a pris bonne note de votre demande de pouvoir être un jour invité au Palais de l’Elysée en compagnie des autres enfants victimes de l’affaire d’Outreau.
Je ne manquerai pas de vous informer dès lors que l’occasion d’une telle invitation se présentera.
Je vous prie d’agréer, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Guillaume Lambert
Chef du cabinet

23 février 2011

Un groupe de diplomates français de générations différentes, certains actifs, d’autres à la retraite, et d’obédiences politiques variées, a décidé de livrer son analyse critique de la politique extérieure de la France sous Nicolas Sarkozy. En choisissant l’anonymat, ils ont imité le groupe Surcouf émanant des milieux militaires, dénonçant lui aussi certains choix du chef de l’Etat. Le pseudonyme collectif qu’ils ont choisi est « Marly » – du nom du café où ils se sont réunis la première fois. Ceci est leur premier texte public dans le journal Le Monde.

La manœuvre ne trompe plus personne : quand les événements sont contrariants pour les mises en scène présidentielles, les corps d’Etat sont alors désignés comme responsables.

Or, en matière diplomatique, que de contrariétés pour les autorités politiques ! A l’encontre des annonces claironnées depuis trois ans, l’Europe est impuissante, l’Afrique nous échappe, la Méditerranée nous boude, la Chine nous a domptés et Washington nous ignore ! Dans le même temps, nos avions Rafale et notre industrie nucléaire, loin des triomphes annoncés, restent sur l’étagère. Plus grave, la voix de la France a disparu dans le monde. Notre suivisme à l’égard des Etats-Unis déroute beaucoup de nos partenaires.

Pendant la guerre froide, nous étions dans le camp occidental, mais nous pesions sur la position des deux camps par une attitude originale. Aujourd’hui, ralliés aux Etats-Unis comme l’a manifesté notre retour dans l’OTAN, nous n’intéressons plus grand monde car nous avons perdu notre visibilité et notre capacité de manœuvre diplomatique. Cette perte d’influence n’est pas imputable aux diplomates mais aux options choisies par les politiques.

Il est clair que le président n’apprécie guère les administrations de l’Etat qu’il accable d’un mépris ostensible et qu’il cherche à rendre responsables des déboires de sa politique. C’est ainsi que les diplomates sont désignés comme responsables des déconvenues de notre politique extérieure. Ils récusent le procès qui leur est fait. La politique suivie à l’égard de la Tunisie ou de l’Egypte a été définie à la présidence de la République sans tenir compte des analyses de nos ambassades. C’est elle qui a choisi MM. Ben Ali et Moubarak comme « piliers sud »de la Méditerranée.

Un WikiLeaks à la française permettrait de vérifier que les diplomates français ont rédigé, comme leurs collègues américains, des textes aussi critiques que sans concessions. Or, à l’écoute des diplomates, bien des erreurs auraient pu être évitées, imputables à l’amateurisme, à l’impulsivité et aux préoccupations médiatiques à court terme.

Impulsivité ? L’Union pour la Méditerranée, lancée sans préparation malgré les mises en garde du Quai d’Orsay qui souhaitait modifier l’objectif et la méthode, est sinistrée.

Amateurisme ? En confiant au ministère de l’écologie la préparation de la conférence de Copenhague sur le changement climatique, nous avons abouti à l’impuissance de la France et de l’Europe et à un échec cuisant.

Préoccupations médiatiques ? La tension actuelle avec le Mexique résulte de l’exposition publique d’un dossier qui, par sa nature, devait être traité dans la discrétion.

Manque de cohérence ? Notre politique au Moyen-Orient est devenue illisible, s’enferre dans des impasses et renforce les cartes de la Syrie. Dans le même temps, nos priorités évidentes sont délaissées. Il en est ainsi de l’Afrique francophone, négligée politiquement et désormais sevrée de toute aide bilatérale.

Notre politique étrangère est placée sous le signe de l’improvisation et d’impulsions successives, qui s’expliquent souvent par des considérations de politique intérieure. Qu’on ne s’étonne pas de nos échecs. Nous sommes à l’heure où des préfets se piquent de diplomatie, où les « plumes » conçoivent de grands desseins, où les réseaux représentant des intérêts privés et les visiteurs du soir sont omniprésents et écoutés.

Il n’est que temps de réagir. Nous devons retrouver une politique étrangère fondée sur la cohérence, l’efficacité et la discrétion.

Les diplomates français n’ont qu’un souhait : être au service d’une politique réfléchie et stable. Au-delà des grandes enceintes du G8 et du G20 où se brouillent les messages, il y a lieu de préciser nos objectifs sur des questions essentielles telles que le contenu et les frontières de l’Europe de demain, la politique à l’égard d’un monde arabe en révolte, nos objectifs en Afghanistan, notre politique africaine, notre type de partenariat avec la Russie.

Les diplomates appellent de leurs vœux une telle réflexion de fond à laquelle ils sauront apporter en toute loyauté leur expertise. Ils souhaitent aussi que notre diplomatie puisse à nouveau s’appuyer sur certaines valeurs (solidarité, démocratie, respect des cultures) bien souvent délaissées au profit d’un coup par coup sans vision.

Enfin, pour reprendre l’avertissement d’Alain Juppé et d’Hubert Védrine publié le 7 juillet 2010 dans Le Monde « l’instrument [diplomatique] est sur le point d’être cassé ». Il est clair que sa sauvegarde est essentielle à l’efficacité de notre politique étrangère.

Lire la contre-enquête sur « la diplomatie française bousculée par la révolte arabe », dans l’édition Abonnés du site et dans Le Monde daté du 23 février 2011 et disponible dans les kiosques mardi 22 février à partir de 14 heures.

le groupe « Marly », un collectif qui réunit des diplomates français critiquesArticle paru dans l’édition du 23.02.11

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