RETOUR A OUTREAU

06/06/15

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Comme certains mauvais esprits (c’est un euphémisme) mettent en doute sur le net et facebook l’existence de 12 enfants violés et indemnisés après les procès d’Outreau en 2004 et 2005 (Saint-Omer puis Paris), je vous livre ci-joint le document officiel qui en fait état.

Les audiences du procès de Rennes, achevé hier avec l’acquittement de Daniel Legrand fils, ont pu donner l’impression que seuls les 4 enfants Delay avaient été victimes.

C’est absolument faux, n’en déplaise à ceux qui nient encore la réalité de ces horreurs.

15 mai 2014

Ancien de l’AFP, désormais en retraite active, et auteur de livres d’enquête dont le dernier sur « Retour à Outreau », je suis confondu (un con fondu, diront d’aucuns) par l’impunité exorbitante de la pédocriminalité en France.

La première preuve : le mot pédocriminalité rougit sur Word quand on l’écrit, comme s’il fallait vite l’effacer…

Mon enquête « Retour à Outreau  – Contre-enquête sur une manipulation pédocriminelle», publié en mars 2013 chez Kontrekulture (le seul éditeur sur vingt-trois contactés à avoir osé), m’avait déjà ouvert les yeux.

Le scandale des enfants violés est pire que mon livre. Depuis les procès d’Outreau, les jeunes victimes ne sont plus entendues.

Je suis assailli de témoignages effrayants sur des plaintes rejetées, quand la mère n’est pas qualifiée de « folle », avec la mise en foyer de son enfant violé.

Une immense chape de plomb recouvre cet enfer pire que celui de Dante, car il s’agit de milliers de mineurs livrés impunément à leurs prédateurs.

Le peuple ne veut rien savoir de cette damnation. Je l’avais prévu dans l’épilogue de mon enquête. Comment admettre une telle ignominie ?

La justice, la police, la gendarmerie profitent de ce refus d’ouvrir les yeux. Les enquêtes ne sont même pas ouvertes, dans la plupart des cas.

On n’ouvre pas, on ferme la parole aux enfants, en France, en 2014.

Les associations de défense n’ont qu’un pouvoir limité, car les médias n’écoutent même pas leurs appels à l’aide.

Les vedettes du spectacle viennent de défiler, sous les flashes, en faveur des petites Nigérianes enlevées, mais ne font rien pour les enfants violés chez nous.

Vous voulez des exemples ? Le cas de Sandrine Chastan, évoqué dans mon livre.  Elle ne voit plus ses enfants. Cliquez son nom sur google.

Anne Bercy ? Elle ne peut rencontrer ses petits que deux fois par mois, malgré les preuves médicales sur les infamies commises contre eux.

X a été violée depuis l’âge de trois ans, y compris, selon elle, par un ancien ministre. Ses plaintes ont été enterrées, avec un enfant tué par les prédateurs.

Y ne peut aller porter plainte à Paris. Sa fille violée réside avec lui à la Réunion, on lui refuse de se rendre en métropole.

Z, en Bretagne, violée par le grand-père. Le père a voulu porté plainte, il ne voit plus sa fille.

W, un cas extrême : elle a dû tuer plusieurs de ses nouveaux nés sous la menace d’un réseau pédocriminel. Le juge a rejeté ses plaintes.

J’arrête cette sinistre litanie. Qui d’entre vous me croira ? Il a la berlue, le vieux, diront au mieux les lecteurs.

Le silence des citoyens et des médias complices, au minimum par omission, encourage les prédateurs à continuer.

Il faudrait une agence de presse pour dénoncer ces crimes. Elle ne suffirait pas à révéler l’ampleur du drame vécu chaque jour par des enfants et leur mère.

A Cannes, ce sont les enfants victimes de viols que l’on devrait voir monter les marches, le visage flouté, pour un Festival de la vraie réalité.

Le haut du pavé préfère y inviter les pédophiles étoilés, comme les sinistres Roman Polanski, Woody Allen, ou encore l’ex-ministre Frédéric Mitterrand.

Qu’attendent les Français pour remettre les pendules à l’heure, et les criminels à leur place : entre quatre murs ?

02  février 2014

La bombe a éclaté dans le New York Times cette nuit : Woody Allen avait bien violé sa fille adoptive quand elle avait sept ans ! C’est elle-même qui vient de le dénoncer. L’avenir nous dira si ce sale type fera l’objet de poursuites aux USA.  Il pourra imiter Polanski, et trouver refuge au paradis des pédocriminels : la France…

Quel film à tourner, sur ces deux colocs retranchés dans leur appart pour une descente aux abysses, et nourris de sandwiches à travers une fenêtre par leur admirateur, cet ancien ministre français dénoncé sans suite comme violeur par Luc Ferry !!!

Quand l’ex-épouse d’Allen, Mia Farrow, avait révélé ce viol en 1992, Allen et ses avocats avaient utilisé le tristement célèbre SAP (syndrome d’aliénation parentale) pour traiter Mia Farrow de menteuse.

Ce précédent va-t-il inciter l’un des 56 enfants d’Outreau victimes de viols ou d’attouchements, avant les assises de 2004, à imiter la jeune Dylan, et à dénoncer les auteurs des crimes commis contre eux ?

Je vous livre le papier publié dans le Parisien (source AFP) :

«Quel est votre film préféré de Woody Allen ? Avant de répondre vous devez savoir». Ainsi débute la lettre ouverte publiée samedi par la fille adoptive du réalisateur américain sur un blog du New York Times. Dylan Farrow, 28 ans, que Woody Allen avait adoptée avec l’actrice Mia Farrow quand ils étaient en couple, y affirme qu’elle a été agressée sexuellement à 7 ans dans le grenier de la maison familiale.

C’est la première fois qu’elle s’exprime publiquement sur des allégations vieilles de plus de 20 ans. Des accusations similaires avaient déjà été proférées sur Twitter à l’occasion de la cérémonie des Golden Globes, le 13 janvier, par Ronan Farrow, le fils du cinéaste et de Mia Farrow.

«Quand j’avais sept ans, Woody Allen m’a prise par la main, et m’a conduite dans un petit grenier mal éclairé au 2e étage de notre maison. Il m’a dit de m’allonger sur le ventre et de jouer avec le train électrique de mon frère. Et il m’a agressée sexuellement», a affirmé la jeune femme. «Il me parlait en le faisant, me murmurant que j’étais une gentille petite fille, que c’était notre secret, me promettant que nous irions à Paris et que je serais une star de cinéma», a ajouté Dylan Farrow. La jeune femme affirme en avoir parlé à l’époque à sa mère.

En 1992, Mia Farrow avait accusé Woody Allen d’avoir agressée Dylan. L’actrice était alors engagée dans un conflit féroce avec le réalisateur pour la garde de leurs enfants, après avoir découvert qu’Allen avait une liaison avec une autre de ses filles adoptives, Soon-Yi Previn, alors âgée de 20 ans. Mia Farrow avait adopté Soon-Yi lors d’un précédent mariage. Woody Allen, 78 ans, a épousé la jeune femme en 1997.

«Qu’il ait échappé à ce qu’il m’a fait m’a hantée toute ma jeunesse»

Le réalisateur, qui n’a jamais été poursuivi, a toujours vigoureusement nié avoir agressé Dylan Farrow. En 1992, il avait accusé Mia Farrow d’avoir par rancune manipulé «honteusement des enfants innocents». En 1994, un tribunal new-yorkais lui avait refusé un droit de visite pour Dylan. Deux thérapeutes avaient à l’époque estimé qu’il n’était pas dans l’intérêt de la petite fille de la «contraindre à voir» son père. Contacté par l’AFP, l’entourage de Woody Allen, 78 ans, n’était pas joignable samedi soir.

«Woody Allen n’a jamais été condamné pour aucun crime, et qu’il ait échappé à ce qu’il m’a fait m’a hantée toute ma jeunesse», ajoute sa fille adoptive, qui accuse Hollywood d’avoir fermé les yeux, continuant à récompenser le réalisateur. Son dernier film, «Blue Jasmine», a notamment reçu trois nominations aux Oscars le 16 janvier. Woody Allen, auteur de plus de 40 films qui lui ont valu 4 Oscars, a également reçu le mois dernier un Golden Globe spécial pour l’ensemble de son oeuvre.

«Mon tourment a été aggravé par Hollywood», accuse Dylan Farrow. «Tout le monde, à part quelques-uns (mes héros) a fermé les yeux. La plupart ont préféré accepter l’ambiguïté, dire « qui sait ce qui s’est produit » et prétendre que tout allait bien». «Woody Allen est l’exemple vivant de la façon dont notre société néglige les survivants d’agression et d’abus sexuels», écrit-elle encore, avant de conclure : «Et maintenant, quel est votre film préféré de Woody Allen ?»

05 décembre 2013

Avec tous les moyens d’information disponibles aujourd’hui, je m’attendais sincèrement à un mea culpa de Bertrand Tavernier face à Fabrice Burgaud dans le procès du juge contre le cinéaste mardi dernier pour « injure à magistrat ». Espérer des excuses relevait de la chimère dans cette société de la petitesse mesquine. Seules les grandes âmes demandent pardon.

Le 10 avril dernier, le réalisateur de « Quai d’Orsay », un four de première, avait incité à jeter en enfer Fabrice Burgaud, dans l’émission télévisée « C’ dans l’air ». « C‘est quelqu’un que vous avez envie d’exécuter, ce juge, le juge d’Outreau !», avait-il lancé à la cantonade.

Les comptes-rendus de l’audience ont confirmé l’adage : il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. En huit mois, Bertrand Tavernier n’a donc rien appris, rien lu, rien vu pour au moins amender son apostrophe, véritable appel au meurtre. Personne ne lui avait donc conseillé, pendant ces huit mois, de voir le film de Serge Garde : « Outreau : l’autre vérité », et de lire l’ouvrage de Marie-Christine Gryson, « Outreau : la vérité abusée » (Hugo Doc), ou encore le mien : « Retour à Outreau- Contre-enquête sur une manipulation pédocriminelle » (Kontrekulture) ?

La justice lui avait pourtant tendu la perche, avec la requalification d’une incitation au crime, sévèrement punie, en une injure, le plus modéré des délits. Dans son enfermement à double tour, Tavernier a choisi la dérobade, un sujet qu’il devrait traiter dans son prochain long-métrage, avec lui comme personnage principal.

Comment a-t-il osé se défiler en affirmant qu’il ne visait pas Fabrice Burgaud en personne ? Il venait de voir et commentait à l’antenne un film partisan et mensonger à la gloire de l’un des adultes acquittés à Outreau. Une soi-disant fiction où le juge s’appelle…Fabrice Burgaud. Les deux compères de cette entrave phénoménale à l’éclosion de la vérité sur Outreau, le producteur Christophe Rossignon, et le réalisateur Vincent Garencq, penauds selon les témoins, ont répété le même discours, sans craindre de prendre les présents pour des imbéciles.

Quand on veut noyer son chien, on l’accuse d’avoir la rage. Le trio a usé de ce précepte pour jeter à la rivière la vérité d’Outreau : douze enfants violés ont été reconnus comme victimes et indemnisés par l’Etat, cinq meurtres d’enfants n’ont jamais été élucidés, trois des acquittés avaient avoué leurs forfaits, et les cassettes des Assises sur l’audition des enfants ont disparu.

A l’audience, Tavernier a révélé l’étendue de son impardonnable méprise, réitérée huit mois après son appel au crime contre le juge : « Ce film a produit sur moi le même effet que l’affrontement entre Javert et Jean Valjean dans les Misérables. »

Les mânes de Victor Hugo doivent se retourner dans leur tombe, face à ces Thénardier de 2013, qu’il dépeignait ainsi en 1862 : « C’étaient de ces natures naines qui, si quelque feu sombre les chauffe par hasard, deviennent facilement monstrueuses. »

Mais l’affaire d’Outreau, n’en déplaise à ces chevaliers de la légion déshonorée, n’a pas fini de leur remonter à la gorge, pour la leur faire rendre. Grâce aux révélations de mon enquête déjà citée, et à l’intervention de l’Ong « Innocence en danger », l’un des treize acquittés, le fils Daniel Legrand, va être prochainement jugé aux Assises de Rennes pour les viols qu’il est accusé d’avoir commis quand il était mineur…

A bientôt, messieurs les censeurs !

5 décembre 2013

(Merci à Jacques Cuvillier pour ce papier. Je n’ai hélas pas pu me rendre à cette audience – JT)

 

Le mardi 3 décembre au Tribunal de Grande Instance de Paris (XIIe chambre) s’est déroulée la comparution en correctionnelle de Bertrand Tavernier pour des propos tenus à l’encontre du juge Burgaud dans une émission de France 5, « C à vous » (édition du 10 avril 2013) au cours de laquelle il a déclaré «  »Quand vous voyez le film, [Présumé coupable] je ne suis pas pour la peine de mort, mais c’est quelqu’un que vous avez envie d’exécuter, le juge d’Outreau » ».

 

Après une tentative de la défense d’obtenir la requalification du délit – ce qui aurait abouti à la prise en compte fatale d’un délai de prescription courte – le délit d’outrage à magistrat a été retenu. Il s’en est suivi un long débat portant sur la réalité de la personne visée par ces propos.

La ligne de défense de Bertrand Tavernier se résume ainsi : il n’aurait parlé que du personnage d’un film de fiction et non pas du magistrat Fabrice Burgaud. Telle était la première argumentation : « Je ne connais de l’affaire d’Outreau que ce que connaît le citoyen lambda » … «  je ne suis pas chroniqueur judiciaire »… « Je parle de cinéma. »…

C’est bien de cinéma qu’il a été question ensuite. Cette phase dans le débat était prévisible, et Christophe Rossignon, le producteur du film, ainsi que le réalisateur Vincent Garenq étaient des témoins cités par la défense. Le débat de fond a été alors de faire apparaître le lien qui faisait passer une déclaration relative au personnage d’un film de fiction à un outrage envers le personnage réel que l’acteur incarne dans le film.

La démarche suivante a été de minimiser l’impact du film sur le public : « un film de fiction ne peut refaire le monde ». Il s’agissait par là d’atténuer la portée que pouvaient avoir ses déclarations sur le monde réel. Cet argument sera curieusement remis en perspective plus tard dans le débat, lorsque Bertrand Tavernier évoquera la fierté qu’il éprouve devant l’impact des films qu’il a réalisés.

Les circonstances du dérapage, et le rôle des responsables de l’émission C à Vous sont également évoqués. Il avait été convenu, lors de la préparation de l’émission, que Bertrand Tavernier doive parler de Philippe Torreton, puis « glisser vers Présumé coupable ». Bertrand Tavernier n’aurait pas vraiment réalisé qu’il était en direct. Il sortait tout juste d’un visionnage du film, et en restait ébranlé – et on le sait réactif. Il n’avait que peu de temps de parole. Lui aurait-on en quelque sorte savonné la planche ?

Il reste qu’une grande partie du débat a porté sur la véracité du film Présumé coupable, et son impact. Le producteur confirme que le scénario est fondé sur le livre d’un homme, ancien accusé de l’affaire d’Outreau [1]. Réalisateur et producteur se montrent à l’aise avec les libertés qu’ils ont prises pour concevoir un film destiné à émouvoir. Personnellement, je n’avais jamais entendu autant marteler le mot « fiction » à son propos. Mais était-ce le procès d’un film ?

Bien entendu, le juge Burgaud était incarné dans le film sous son propre nom. Ce n’est pas neutre. « S’il s’agissait d’une fiction, pourquoi ne pas avoir changé les noms des personnages ? » Réponse de Bertrand Tavernier : « Cela n’aurait rien changé ». Ce n’est évidemment pas l’avis de Fabrice Burgaud. De fait, il apparaît que pour des raisons qui n’ont pas été clairement élucidées, seul le nom d’Odile Polvèche, ex-épouse Marécaux, a été modifié.

Les avocats de Fabrice Burgaud, Me Jean-Yves Dupeux – qui a plaidé le premier – et Me Patrick Maisonneuve, ont eu beau jeu de montrer que l’intervention télévisée de Bertrand Tavernier, dont la vidéo a été projetée durant l’audience, portait, au travers de l’évocation du film, sur l’affaire d’Outreau comme fait de société. Bertrand Tavernier, dont la stature auprès du public donne du poids à ses paroles, a évoqué publiquement « la non-réponse de la justice par rapport au magistrat d’Outreau qui a cassé des vies », « la casta, cette oligarchie des gens qui s’auto-protègent » et a dit « c’est incroyable d’avoir eu un léger blâme ». En réponse à Patrick Cohen qui faisait remarquer qu’un autre film qui venait de sortir tentait de le réhabiliter [Outreau, l'Autre vérité de Serge Garde, que Bertrand Tavernier déclare ne pas avoir vu] Il a aussitôt répliqué : « Nous… Oui… avec des bases… euh… De manière nulle… Sans aucune preuve » Pour formuler un jugement aussi tranché, le cinéaste a reconnu à l’audience s’être appuyé sur la critique du film parue dans Le Canard enchaîné.

Le procureur de la République adjoint, Jean Quintard, a, au cours de son réquisitoire, pointé les approximations et erreurs du film, en particulier dans les assertions qui choquent le plus le public, et souligné notamment que Fabrice Burgaud n’était pas à l’origine de la mise en détention provisoire qui revient naturellement au juge des libertés et de la détention.

La plaidoirie de Me Michel Carbon de Sèze insiste sur l’absurdité qu’il y aurait à condamner son client qui ne s’en serait pas pris personnellement à Fabrice Burgaud dont il n’a prononcé ni le prénom ni le nom au cours de l’émission. « Si Bertrand Tavernier avait voulu parler d’Outreau ou de Fabrice Burgaud, il aurait fait un film »

Il n’aura pas fallu moins de trois heures d’un débat intéressant pour connaître la réquisition : 3000 euros d’amende.

Le jugement a été mis en délibéré au 14 janvier.

24 nov 2013

Daniel Legrand fils, l’un des 13 acquittés d’Outreau, doit être jugé, par les Assises de Rennes, à une date non encore fixée, pour les faits qu’il est accusé d’avoir commis lorsqu’il était mineur.

Ce procès servira – ou devrait servir – de socle à une totale remise en cause des fausses vérités établies par les pouvoirs de l’Etat, et relayées par les médias, sur la réalité de ce scandale des enfants violés en France, souvent impunément.

Une nouvelle fois, j’appelle les enfants victimes d’Outreau, qui n’ont pas été convoqués aux Assises de Saint-Omer en 2004 pour témoigner, à se faire connaître sur mon courriel (jacquesthomet25@live.fr) s’ils souhaitent sortir de leur silence et contribuer ainsi à l’éclatement de la vérité.

56 d’entre vous, qui êtes passés en majorité à l’âge adulte, ont été cités au moins une fois dans l’enquête menée par le juge Fabrice Burgaud, avec le concours de la police entre février 2001 et juillet 2002, comme victimes possibles de prédateurs adultes à Outreau. 56 mineurs, pas moins, dans le dossier judiciaire de 30.000 pages que j’ai épluché de A à Z pendant quatre mois !

Seuls 12 d’entre vous ont été reconnus comme victimes de viols par les Assises de Saint-Omer puis de Paris (en appel) en 2004 et 2005, et indemnisés par l’Etat, soit 25.000 euros par enfant, alors que les 13 acquittés ont reçu au total 12 millions d’euros de l’Etat en dédommagement…

Mon livre « Retour à Outreau - Contre-enquête sur une manipulation pédocriminelle» (que l’on peut se procurer sur le site www.kontreculture.com) a révélé les multiples horreurs cachées dans cette affaire, dont :

- le meurtre de quatre enfants au moins,

- les aveux de trois des futurs acquittés,

- la disparition des vidéos qui avaient enregistré les auditions des enfants à Saint-Omer.

Nul n’ignore votre difficulté à sauter le pas pour venir témoigner des crimes sexuels (le viol est un crime passible des Assises en France) dont vous avez été victimes. Même si vous avez voulu barricader votre martyre dans un puits de silence, seule sa révélation publique, dans l’anonymat qui sera requis conformément à la loi, peut vous aider à reconstruire une vie amputée.

Une telle mobilisation collective, par le biais de ses répercussions médiatiques, permettra non seulement de rétablir la vérité, de redonner vie à la parole des enfants violés aujourd’hui en France mais non plus entendue, et d’exiger ensuite de l’Etat la prise en charge de votre suivi individuel, pour vous réintégrer dans la société et vous donner les moyens financiers adéquats.

Il n’est pas admissible que les 12 mineurs reconnus comme victimes à Outreau aient été abandonnés à leur triste sort, une fois devenus majeurs, sans aucune aide des services de l’enfance, et avec une misérable indemnité comparée à celle donnée aux acquittés. Vous êtes à même d’exiger la même reconnaissance financière que celle offerte aux acquittés.

Si vous me contactez, votre anonymat sera bien entendu respecté, comme il se doit. J’attends vos témoignages.

Jacques Thomet

 

04 août 2013

Si les réseaux sociaux viennent à se mobiliser en France contre la pédocriminalité comme c’est le cas avec succès ce soir dans cette affaire au Maroc, pays sans autre presse que l’officielle, les prédateurs sexuels français peuvent se faire du mouron…

Face aux manifestations populaires contre la libération mardi au Maroc d’un prédateur sexuel espagnol, le roi Mohamed VI a annoncé la révocation de l’amnistie accordée à Daniel Galvan Vina, condamné en 2011 à trente ans de prison à Kenitra pour des viols sur onze jeunes garçons âgés de 3 à 15 ans, qu’il filmait pendant ses crimes.

Selon le quotidien de Madrid El Pais, le roi du Maroc souhaite que le prédateur, dont il assure avoir ignoré les crimes « abjects », purge sa peine en Espagne. Ce même journal révèle qu’en 2006 le souverain « avait déjà amnistié un autre pédéraste, le Français Hervé Désiré Le Gloannec. »

Ce sont les seuls réseaux sociaux, dont le journal électronique Lakome, qui ont provoqué ce coup de théâtre, avec l’organisation de mobilisations de rue réprimées par la police, avec un bilan de 20 blessés.

En France, pays dit des droits de l’homme et de la liberté, la grande presse, alertée par mes soins à maintes reprises, maintient l’omerta sur les révélations gravissimes de mon livre « Retour à Outreau » (que l’on peut acheter sur le site KontreKulture). Aucun des mis en cause dans mon enquête de deux ans n’a pourtant osé poursuivre en justice après sa sortie le 6 mars, ce qui accrédite totalement ma version des faits.  Ces mêmes médias n’ont même pas reconnu que le nouveau procès à venir du fils Daniel Legrand, l’un des 13 acquittés d’Outreau, avait été décrété à la suite de mes révélations, reprises par l’Ong « Innocence en danger ».

En France toujours, aucun des médias électroniques, comme Mediapart ou Rue89, n’a jusqu’ici daigné relayer les accusations contenues dans mon livre, alors qu’ils ont reçu mon livre ou mes informations.

Mais on peut rêver, à l’occasion du procès Daniel Legrand, à une mobilisation géante de l’opinion dans les réseaux sociaux, via les Ong et associations, pour exiger que toute la lumière soit faite sur le vrai scandale d’Outreau et ses conséquences : des prédateurs avaient avoué, d’autres ne furent pas accusés, cinq enfants furent tués à Outreau, et les K7 sur les enregistrements des enfants violés ont disparu.

Point d’orgue dans l’horreur : depuis Outreau les mineurs victimes de viols ne sont plus écoutés, on ne les croit plus, et les cas abondent où des juges les enlèvent à leur mère pour les remettre au prédateur.

 

 

19 juillet 2013

 

Je ne vais pas vous livrer deux ans de travail dans une bouchée de pain gratuite si vous voulez en savoir plus sur Outreau, et notamment le cas de Daniel Legrand fils.

 

Son cas est mis en exergue dans mon livre « Retour à Outreau » (Edtions KontreKulture), y compris dans le chapitre sur un procès Outreau-Bis qui mérite le détour à tous points de vue, si vous suivez mon regard…

 

19 juillet 2013

 

Dans mon enquête de deux ans sur « Retour à Outreau » (éditions KontreKulture), j’ai évité d’aborder la question maçonnique pour ne pas « polluer » mon principal objectif : la défense des enfants français violés et désormais privés de parole quand ils ne sont pas traités de menteurs ou mêle remis à leurs prédateurs par certains juges.

 

Comme j’ignore à quelle date sera programmé le nouveau procès de Daniel Legrand Fils pour viols sur mineurs à Outreau quand il était lui-même mineur (il a été acquitté en 2005 pour les faits survenus quand il était majeur), je ne résiste pas à mon souhait de vous en dire plus sur un pan entier ignoré du public.

 

Il s’agit du rôle d’une secte : celle des francs-maçons, dans les procès d’Outreau. Si certains d’entre mes lecteurs en font partie, sachez que j’ai eu le plus grand respect pour les valeurs séculaires de démocratie véhiculées par cet ordre, dont je n’ai jamais voulu faire partie par dédain pour toutes les Eglises.

 

Mais je ne l’ai plus depuis que j’ai découvert combien cette secte abritait de personnages peu recommandables, qui se recommandent entre eux pour finalement parvenir à commander dans certaines circonstances.

 

Auteur naguère d’un rapport sur les sectes, le parlement français s’est bien gardé, avec le silence de la presse complice une fois de de plus, d’inclure la franc-maçonnerie dans la liste.

 

Je n’en dirai pas plus pour l’instant, mais la question qui se pose est la suivante : qui chez les juges du parquet et du siège, et chez les avocats de la défense et des enfants victimes, n’appartenait pas à cette secte ?

16 juillet 2013

Ce raz-de-marée m’interpelle ! Les Français ne sont donc pas encore tombés en catalepsie. 6.902 visions sur un sujet pas forcément attractif en plein mois de juillet…

Les avocats des acquittés ne peuvent imaginer ce qui les attend lorsqu’ils me citeront à comparaître comme témoin lors du nouveau procès de Daniel Legrand fils.

Je n’en dis pas davantage, mais ma cartouchière est pleine. A bientôt Eric Dupond-Moretti, Frank Berton, Julien Delarue, Blandine Lejeune !

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