RAUL REYES

raulreyesetolate.jpg 

30 octobre 2010 

 

La diaspora terroriste en Amérique Latine commence à tomber dans les rets de la police depuis l’élimination des principaux chefs des FARC entre 2008 et 2010, grâce aux documents explosifs découverts dans leurs ordinateurs. Le parti communiste chilien va devoir s'expliquer après la détention de son poisson-pilote chez les FARC.

 

Interpol a arrêté hier, en plein centre de Santiago du Chili, Manuel Francisco Olate Céspedes, alias “Roque”, membre du parti communiste chilien et désigné par ce mouvement comme relais auprès des FARC. A six reprises, cet individu avait rencontré Raul Reyes, l’ex-n°2 des rebelles terroristes colombiens, avant la mort de celui-ci le 1er mars 2008 dans un bombardement de l’armée colombienne. 

 

Olate, dont l’extradition à Bogota a été demandée aussitôt par le président Juan Manuel Santos, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt signé par la Cour suprême chilienne à partir du dossier contre lui adressé par la Colombie. 

 

Mon blog avait montré en 2008 une photo d’Olate assis à côté de Raul Reyes dans la jungle (voir cliché ci-dessus). 

 

J’attends avec intérêt la même initiative de la part du chef de l’Etat colombien à l’égard des complices du terrorisme colombien au Brésil, au Venezuela, en Argentine, au Nicaragua, mais aussi en France, en Espagne, et en Suède où continue active l’agence ANNCOL, porte-parole des terroristes des FARC… 

 

24 septembre 2010 

Dans les galeries souterraines du camp retranché où se cachait le chef militaire terroriste Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », l’armée a récupéré 20 ordinateurs  et 50 clefs USB après avoir abattu le boucher des FARC. 

Il s’agit d’un véritable trésor de guerre qui fait déjà trembler les complices de la guérilla au Congrès ou dans la justice à Bogota… Rappelez-vous la somme de documents (37.000) découverts dans les deux ordinateurs et deux clefs USB de Raul Reyes, liquidé le 1er mars 2008. Leur contenu avait été validé par les techniciens d'Interpol à son siège de Lyon (France).

On y avait appris les liens actifs criminels (argent de la drogue ou de rançons, armes, contacts) entre les FARC et des dirigeants colombiens mais aussi étrangers, comme la sénatrice au turban Piedad Cordoba,  le président Hugo Chavez (Venezuela), et son homologue équatorien Rafael Correa. 

 16 août 2009 

Je reste effaré par le silence des médias mondiaux, mais surtout colombiens, face à la sangsue Piedad Cordoba, vil instrument des FARC dans la poursuite de leurs tortures autant mentales que physiques. 

Toutes les preuves, et davantage, accablent cette sénatrice, comme l’ont révélé les ordinateurs de Raul Reyes, l’ex-n°2 abattu par l’armée colombienne le 1er mars 2008. 

Mais le mutisme d’une justice colombienne corrodée par les terroristes, doublé d’un silence incompréhensible dans les médias locaux, encourage cette élue au turban à continuer de se jouer de la vie des otages aux mains des FARC. 

Quand elle n’est pas invitée en Europe à pérorer contre le régime démocratique colombien d'Alvaro Uribe, elle sert de porte-parole de la guérilla sanguinaire pour une nouvelle annonce qui redouble les craintes des familles des otages. 

Une fois de plus, elle vient d’assurer que des preuves de vie de 8 des 24 otages dits politiques (tous des officiers, certains depuis 12 ans dans les geôles terroristes) seraient fournies par ses soins demain 17 août. 

Ce n’est pas de preuves de vie dont ont besoin les proches de ces martyrs, mais de leur remise en liberté. 

Pour de basses raisons politiciennes, cette sénatrice que l’on ne voit jamais sur le terrain colombien s’occuper des pauvres, dont fait partie en majorité la communauté afro-américaine à laquelle elle appartient dans le département d'Antioquia, distille depuis deux ans ce genre d’informations susceptibles d’adoucir la douleur des familles.

L'annonce de Piedad Cordoba n'a fait qu'alimenter la terreur des familles. Elle signifie que 16 d'entre elles n'auront aucune nouvelle de leurs proches enchaînés dans les camps de concentration terroristes. 

La Cour suprême de justice de Bogota, connue pour sa corruption et ses liens avec les FARC, n’a toujours pas engagé l’enquête qu’elle avait promise contre Piedad Cordoba depuis les révélations contenues dans les pc de Raul Reyes. 

L’un de ces messages avait révélé, entre autre, que la sénatrice était opposée à la libération d’Ingrid Betancourt, quelques mois avant que les agents secrets colombiens de l’Opération Mise en échec (« Jaque ») ne sauvent l’ex-candidate à la présidence et 14 autres otages, dont 3 Américains,  des griffes de leurs geôliers. 

Un message d’Ingrid Betancourt appelant Piedad Cordoba à exiger la libération sans condition des 24 otages politiques des FARC, plutôt qu’à servir de relais à leur propagande, serait le bienvenu, et lui permettrait de se refaire une santé auprès d’un public français désabusé après les révélations de ses co-otages (Clara Rojas, les trois Américains et dix officiers) dans leurs livres.  Vedette de l’actualité en France quand elle a été libérée le 2 juillet 2008 par neuf agents colombiens déguisés en mission humanitaire, au péril de leurs vies, Ingrid Betancourt n’est plus qu’avant-dernière dans la liste des personnalités préférées des Français publiée ce 16 août par le Journal du Dimanche : 49° sur 50… 

4 août 2009 

L’ex-président équatorien Lucio Gutierrez a diffusé hier soir sur le Canal Uno de Quito une vidéo dans laquelle le chef de la lutte anti-corruption du Panama, Enrique Montenegro, dénonce les liens entre Correa et les FARC, et des tentatives de la guérilla de laver son argent sale via des entreprises et des banques au Panama. 

Cette vidéo date de 2007, bien avant les révélations sur ces liens contenues dans les ordinateurs de Raul Reyes, l’ex-N°2 des FARC abattu en Equateur le 1er mars 2008 par l’armée colombienne. 

Gutierrez a rappelé qu’il avait déjà révélé cet enregistrement en 2007, mais que le pouvoir l’avait alors accusé de « trahison », sans que la justice ne mène la moindre enquête. 

« Lucio » a demandé à l’ONU d’ouvrir une commission d’enquête pour analyser toutes les accusations accumulées contre Correa pour ses relations avec les FARC, notamment le financement de sa campagne électorale en 2006, comme tendent à le démontrer une série de documents et de vidéos publiés depuis 2008. 

3 août 2009 

Ces preuves sont contenues dans des documents explosifs retrouvés dans des ordinateurs saisis récemment sur des rebelles arrêtés par l’armée colombienne. Elles contredisent les démentis de Hugo Chavez sur son appui en argent et en armes aux FARC. 

Une copie de ces courriels, actuellement analysés par des agences de renseignements occidentales, a été fournie à Simon Romero, journaliste au New York Times.  Un courriel du commandant des FARC Ivan Marquez, daté de 2008, décrit un plan pour acheter au Venezuela des missiles sol-air, des fusils et des radios. Il fait état de ses contacts avec le général Henry de Jesus Rangel Silva, alors directeur des services secrets de la police vénézuélienne, et Ramon Rodriguez Chacin, un ex-ministre de l’Intérieur de Chavez connu pour ses liens actifs avec les FARC. (Rappelez-vous, c'est sur mon blog, la scène de janvier 2008. Lors de la libération de l'otage Clara Rojas par les FARC, Chacin, alors émissaire, avait encouragé les guérilleros à « continuer la lutte ». Une caméra a enregistré la scène). 

Installé au Venezuela avec l’aval de Chavez, Ivan Marquez évoque la fourniture de ces armements près du Rio Negro, dans l’Etat vénézuélien de l’Amazonie, et la remise de documents aux trafiquants d’armes, par le général Rangel Silva, pour leur permettre de circuler dans le pays afin d’acheminer la livraison. Mais les documents saisis ne confirment pas si la livraison a effectivement eu lieu. 

Rodriguez Chacin et Rangel Silva sont accusés par le département du Trésor américain de trafic de drogue. Leurs comptes ont été gelés aux USA. Ils encourent une peine de prison allant jusqu’à 30 ans s’ils pénètrent aux Etats-Unis. 

Les documents cités par le quotidien révèlent aussi que les FARC ont donné des cours de guerre de guérilla à des officiers vénézuéliens, comme l’indique un commandant de la guérilla, Timoleon Jimenez, alias « Timochenko », qui lui aussi opère depuis le Venezuela. Un autre document saisi en mai dernier révèle enfin que Hugo Chavez a parlé personnellement avec Timoleon Jimenez pour lui exprimer sa solidarité avec le combat des FARC. 

Voici le papier du NYT :  Venezuela Still Aids Colombia Rebels, New Material Shows 

By SIMON ROMERO
Published: August 2, 2009 
CARACAS, Venezuela — Despite repeated denials by President Hugo Chávez, Venezuelan officials have continued to assist commanders of Colombia’s largest rebel group, helping them arrange weapons deals in Venezuela and even obtain identity cards to move with ease on Venezuelan soil, according to computer material captured from the rebels in recent months and under review by Western intelligence agencies. 

The materials point to detailed collaborations between the guerrillas and high-ranking military and intelligence officials in Mr. Chávez’s government as recently as several weeks ago, countering the president’s frequent statements that his administration does not assist the rebels. “We do not protect them,” he said in late July. The new evidence — drawn from computer material captured from the rebel group, the Revolutionary Armed Forces of Colombia, or FARC — comes at a low point for ties between Venezuela and Colombia. Mr. Chávez froze diplomatic relations in late July, chafing at assertions by Colombia’s government that Swedish rocket launchers sold to Venezuela ended up in the hands of the FARC. Venezuela’s reaction was also fueled by Colombia’s plans to increase American troop levels there. 

“Colombia’s government is trying to build a case in the media against our country that serves its own political agenda,” said Bernardo Álvarez, Venezuela’s ambassador in Washington, describing the latest intelligence information as “noncorroborated.” Mr. Chávez has disputed claims of his government’s collaboration with the rebels since Colombian forces raided a FARC encampment in Ecuador last year. During the raid, Colombian commandos obtained the computers of a FARC commander with encrypted e-mail messages that described a history of close ties between Mr. Chávez’s government and the rebel group, which has long crossed over into Venezuelan territory for refuge. 

The newest communications, circulated among the seven members of the FARC’s secretariat, suggest that little has changed with Venezuela’s assistance since the raid. The New York Times obtained a copy of the computer material from an intelligence agency that is analyzing it. One message from Iván Márquez, a rebel commander thought to operate largely from Venezuelan territory, describes the FARC’s plan to buy surface-to-air missiles, sniper rifles and radios in Venezuela last year. 

It is not clear whether the arms Mr. Márquez refers to ended up in FARC hands. But he wrote that the effort was facilitated by Gen. Henry Rangel Silva, the director of Venezuela’s police intelligence agency until his removal last month, and by Ramón Rodríguez Chacín, a former Venezuelan interior minister who served as Mr. Chávez’s official emissary to the FARC in negotiations to free hostages last year. In the message, Mr. Márquez discusses a plan by Mr. Rodríguez Chacín to carry out the deal near the Río Negro in Amazonas State in Venezuela. Mr. Márquez goes further, explaining that General Rangel Silva gave the arms dealers documents they could use to move around freely while in Venezuela. 

Intelligence of this kind has been a source of tension between Colombia and Venezuela, with the government here claiming the information is false and used to further political ends. Colombian officials, by contrast, argue that the intelligence proves that the FARC survives in part on its ability to operate from Venezuela’s frontier regions. The latest evidence, suggesting that the FARC operates easily in Venezuela, may put the Obama administration in a tough spot. President Obama has recently tried to repair Washington’s relations with Venezuela, adopting a nonconfrontational approach to Mr. Chávez that stands in contrast to the Bush administration’s often aggressive response to his taunts and insults. 

But the United States and the European Union still classify the FARC as a terrorist organization. The Treasury Department accused General Rangel Silva and Mr. Rodríguez Chacín last year of assisting the FARC’s drug trafficking activities, opening the officials to freezes on their assets, fines and prison terms of up to 30 years in the United States. Venezuela has said the men are not guilty of those charges. “We do not comment on intelligence matters,” said Noel Clay, a State Department spokesman, in relation to the latest captured communications. A spokesman from the Colombian Foreign Ministry declined to comment on the matter. 

Computer records obtained in the Colombian raid in Ecuador last year appeared to corroborate the assertion that Venezuela helped the FARC acquire the Swedish-made rocket launchers at the heart of the latest diplomatic dispute between the two countries. The launchers were purchased by the Venezuelan Army in the late 1980s but captured in Colombia in combat operations against the FARC last year. The FARC’s use of Swedish arms has an added dimension: the rebels kidnapped a Swedish engineer in Colombia in 2007, holding him hostage for nearly two years — during which he was reported to have suffered brain damage and paralysis from a stroke — before releasing him in March. 

“The issue of these weapons is extremely serious for us,” said Tommy Stromberg, the political officer at the Swedish Embassy in Bogotá, the Colombian capital, which also oversees Sweden’s affairs in Venezuela. Mr. Stromberg said Venezuela had bought Swedish arms as recently as 2006. “We have asked Venezuela’s Foreign Ministry for clarification on how this happened, but have not had a response.” The computer records from the raid in Ecuador last year also seem to match some of the information in the new communications under review by Western intelligence officials. 

For example, a message obtained in the Ecuador raid and written in September 2007 contained an earlier reference to the arms deal discussed recently by the FARC. In the earlier message, Mr. Márquez, the rebel commander, referred to dealers he described as Australian, and went into detail about the arms they were selling, including Dragunov rifles, SA-7 missiles and HF-90M radios, the same items he discusses in the more recent communications.  Another file from the Ecuador raid mentioning an offer from the FARC to instruct Venezuelan officers in guerrilla warfare matches recently obtained material from a rebel commander, Timoleón Jiménez, that says the course took place. Other communications refer to FARC efforts to secure Venezuelan identity cards in a plan overseen by General Rangel Silva, the former Venezuelan intelligence chief. In other material captured as recently as May, Mr. Márquez, the rebel commander, said Mr. Chávez had spoken personally with Mr. Jiménez, expressing solidarity for the FARC’s struggle. Then Mr. Márquez went into more mundane matters, referring to unspecified problems the FARC had recently encountered in La Fría, an area in Venezuela near the border with Colombia. 

30 juillet 2009 

 

Le feuilleton tragi-comique de la mouvance castriste en Amérique Latine vient de rebondir en  Equateur avec un présumé « Journal » manuscrit de Raul Reyes, un faux manifeste fabriqué par le pouvoir local aux ordres de Chavez pour tenter de dédouaner Rafael Correa de tout lien avec la guérilla colombienne malgré des preuves accablantes. 

Mouillé jusqu’aux yeux pour ses liens financiers avec les terroristes colombiens, Rafael Correa tente par tous les moyens, même les plus ignobles comme celui de « brûler » quatre de ses anciens collaborateurs, et d’échapper ainsi à une évidence létale pour sa survie au pouvoir. 

 

17 mois après l’élimination de l’ex-n°2 des FARC Raul Reyes par l’armée d’Alvaro Uribe le 1er mars 2008 dans son retranchement d’Angostura, en Equateur, à moins de 2 km de la frontière colombienne, le gouvernement équatorien a subitement découvert lundi dernier ( !) un présumé « Journal » manuscrit de Raul Reyes, remis aujourd’hui à la justice de Quito, sans que l’on sache qui a remis aux autorités ce document, ni le lieu de sa saisie. « On ne pouvait le garder au sein du gouvernement, on a jugé fondamental qu’il soit connu des instances judiciaires, et que ce soit la justice qui vérifie la véracité du document », a commenté le ministre local de l’Intérieur, Gustavo Jalkh. 

 

Hélas pour Rafael Correa, toutes les données de cette lettre révèlent qu’il s’agit d’un faux grossier en vue de sauver le chef de l’Etat. Nul besoin d’avoir recours à des graphologues, comme l’a fait la radio W de Bogota, pour démontrer la supercherie. 

Le document n’a pu être retrouvé dans le campement de Raul Reyes par les autorités d’Equateur, puisque les lieux ont été épluchés et ratissés par l’armée colombienne qui a embarqué le cadavre du n°2 des FARC et tous ses ordinateurs, disques durs et clefs USB. 

 

Si par hasard ces feuilles écrites y avaient été oubliées par les soldats colombiens, leurs homologues équatoriens, venus sur place après l’intervention, se seraient empressés de les remettre à Correa, qui les aurait aussitôt publiées pour se tirer d’affaire face aux révélations compromettantes pour lui déjà contenues dans les dossiers des ordinateurs de Reyes, et publiées dès avril 2008 par Bogota. Le chef en second des terroristes y évoquait le versement de 100.000 dollars par les FARC à la campagne électorale de Rafael Correa. 

 

Ces faits avérés, puisqu’Interpol a validé le contenu des ordinateurs de Raul Reyes, ont été confirmés il y a une semaine par la découverte d’une vidéo saisie en Colombie sur une guérillera des FARC arrêtée par l’armée, Adela Perez. Ce film montre le chef militaire des FARC, Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », en train de lire le 21 mars 2008 une lettre de Manuel Marulanda (cinq jours avant sa mort), qui évoque entre autre « les dollars versés à la campagne de Correa ». 

 

Que l’on juge en tout cas ce qui est pour moi un montage, à partir de ces extraits du présumé « Journal » de Raul Reyes publiés dans la presse ce jeudi:

 

 - Trois semaines avant d’être abattu le 1er mars 2008, Raul Reyes aurait écrit le 9 février que « ce fut un suicide d’avoir fait confiance à Correa. Tous les apports en argent à la campagne de Correa n’auront servi à rien ». 

- Le 23 février 2008, Reyes aurait ajouté : « je suis encerclé, je le sens à partir de toute mon expérience militaire. Ma fin est proche, mais ce n’est pas ce qui me préoccupe le plus. Mon amertume vient de ce que je suis tombé comme un enfant dans le piège de Correa ». 

- Raul Reyes qualifie « d’agents doubles » ses contacts avec Correa : l’ex-ministre de Correa, Gustavo Larrea, le colonel en retraite Jorge Brito, et le dentiste Luis Ayala, qui « agissent avec les cartels mexicains de la drogue », mais aussi « collaborent avec la CIA. Pour eux, je suis le vrai butin, et me livrer  sera leur meilleur succès ». 

- Raul Reyes cite aussi l’ex-sous-secrétaire d’Etat équatorien à l’Intérieur, Ignacio Chauvin, comme « courrier de Gustavo Larrea » avec le campement des FARC à Angostura, où le n°2 des FARC s’était installé « sur l’insistance du colonel Brito ». Selon Reyes, il s’agissait « d’un piège » qui le tenait « bloqué » pour y « recevoir des délégations internationales pour la libération d’otages », car les émissaires de Correa « allaient conduire à l’échec de la libération de prisonniers » (otages). 

- Raul Reyes avoue dans ce présumé Journal qu’il n’a « aucune confiance en Brito », et accuse Larrea d’avoir informé le ministre de la Défense colombien de l’époque, Juan Manuel Santos, sur leurs entretiens. Le 9 septembre 2007, il avoue même accepter de nouvelles réunions avec Larrea « par pure et difficile responsabilité, sans être convaincu de leur utilité ». 

- Le 15 janvier 2008, Raul Reyes en remet une couche contre Gustavo Larrea, « un autre traître, comme le prouvent ses permanentes actions dilatoires pour la libération des prisonniers et l’échange humanitaire ». Il prévoit déjà sa fin à cette même date : « je pressens que tout ce merdier va mal finir, spécialement pour moi. La trahison de Correa va nous coûter plus cher que celle de Gutierrez (l’ancien président équatorien destitué en 2005). 

- Dans son présumé « Journal », Raul Reyes aurait envisagé une « invasion du Venezuela par les USA », avec pour conséquence « une guerre qui enflammera tout le Cône sud, pour une longue guerre », et « pour les gringos davantage de pertes qu’en Irak ou en Afghanistan ». Toujours selon ce présumé texte de Reyes, « un jour ou l’autre les USA attaqueront l’Equateur », et Alvaro Uribe « est disposé à faire de la Colombie l’Israël de l’Amérique du Sud ». 

 

Je réfute en tous points la véracité de ce document, un faux sans le moindre doute, pour les raisons suivantes : 

1-  Jamais Raul Reyes n’aurait pu accuser les émissaires de Correa d’avoir voulu faire échouer la présumée libération d’otages en 2008. Quand il a été abattu le 1er mars de cette année-là, le pouvoir équatorien s’est empressé de dénoncer son exécution, de rompre les relations diplomatiques avec la Colombie (toujours gelées en juillet 2009), d’insulter le gouvernement colombien, et d’affirmer que la fin tragique de Reyes avait empêché « la libération imminente de douze de ses otages par les FARC ». Ce qui était faux, bien entendu, mais Correa entendait ainsi défendre l'action de Raul Reyes.

 

2-  Jamais Raul Reyes n’a été obligé de s’installer à Angostura, dans son campement équatorien situé à 1400 mètres de la frontière colombienne, par les émissaires de Correa. Il s’y trouvait déjà quand je l’ai rencontré pour l’AFP en mars 2004. 

 

3-   Jamais Raul Reyes n’aurait annoncé sa fin prochaine, comme le vieillard de la fable, sans s’enfuir via les innombrables cours d’eau de cette région tropicale s’il avait pressenti l’attaque du 1er mars. Il était d’autant moins préparé à ce bombardement qu’il accueillait dans son campement, à la fin février 2008, et la nuit de sa mort, une délégation de la Coordination continentale bolivarienne (CCB). Ce groupement d’agents castristes dans le Cône sud, sustenté par Hugo Chavez, venait de se réunir à Quito. Les photos saisies dans les disques durs de Reyes le montrent en train de servir le whisky à ses hôtes, y compris de jolies jeunes femmes. 

 

En conclusion : 

La couardise de Rafael Correa atteint ici des proportions rarement vues en politique avec ce faux document. 

Il accable Larrea, Brito, Chauvin et Ayala de tous les maux pour les livrer à la justice, et se fait passer pour un traître aux yeux des FARC, pour mieux tenter de se disculper. Il vient même ce jeudi de mettre en doute le communiqué des FARC, publié hier sur ce blog, qui nie l’aide financière de la guérilla terroriste à sa campagne. 

Mais il prend des gants avec le Venezuela avec sa sortie, mise dans la bouche de Reyes, sur les menaces d’invasion américaine au Venezuela. 

Nous touchons ici aux limites du supportable. Rafael Correa doit renoncer à son mandat de président et s’enfuir au Nicaragua, pour y rejoindre ses autres amis dictateurs de la mouvance castriste : le pédophile Daniel Ortega et Mel Zelaya. 

 

22 juillet 2009 

Ceux qui avaient des doutes sur ce blog quant à la vidéo du chef militaire des FARC seront rassurés. Son intégralité va être transmise par Bogota à l’OEA, comme suite à la demande de son secrétaire général, le Chilien José Miguel Insulza. 

 

L’annonce en a été faite ce matin par Jaime Bermudez, ministre colombien des Affaires étrangères.

Cet enregistrement confirme la validité des 37.000 fichiers découverts en 2008 dans les ordinateurs de Raul Reyes, l'ex-n°2 des FARC abattu par l'armée colombienne en Equateur.

 

 Que dira Rafael Correa quand il prendra connaissance de ce document accablant, qui prouve le financement de sa campagne électorale par les terroristes des FARC ? 

Que décidera l’OEA, si prompte à qualifier d’illégal le nouveau régime hondurien après l’expulsion du dictateur en puissance Mel Zelaya, condamné pour trahison par la justice de son pays ? 

Que diront les USA et l’UE, si empressés de dénoncer un putsch qui n’en est pas un au Honduras, où c’est la volonté populaire (la Cour suprême de justice, le Tribunal suprême électoral, le Ministère public et le Congrès) qui a chassé du pouvoir un président aux visées totalitaires ? 

 

20 juillet 2009 

 

Le ministre français des Affaires étrangères, renégat du parti socialiste au sein du gouvernement de droite, se doit de présenter ses excuses au régime démocratique colombien présidé par Alvaro Uribe.

 

Au lendemain de l’élimination de Raul Reyes, n°2 des FARC, le 1er mars 2008, l’ex-patron de Médecins sans frontières avait qualifié sa mort de « mauvaise nouvelle ». Sa naïveté lui avait laissé croire que Reyes pouvait à l’époque aider à la libération d’Ingrid Betancur. 

 

L’explosive vidéo de Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », remise aujourd’hui à Interpol par Bogota, confirme la véracité des fichiers saisis dans les ordinateurs de Reyes. Certains d’entre eux prouvaient que les FARC n’avaient aucune intention de libérer Ingrid Betancur. 

 

Nous attendons avec impatience l’acte de repentance que se doit de manifester Bernard Kouchner en présentant ses excuses au président Alvaro Uribe, pour avoir ainsi dénigré l’exécution d’un chef terroriste au sein d’une guérilla qui retient des otages depuis 12 ans.

19 juillet 2009

Voici le lien:

http://www.semana.com/multimedia-conflicto/revelaciones-jojoy-15-minutos-video/2242.aspx

 

Cet enregistrement montre le chef militaire des FARC, Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », dans une intervention en pleine jungle face à ses hommes peu après la mort, le 26 mars 2008, de Manuel Marulanda, fondateur de cette guérilla terroriste colombienne. 

Connu pour sa cruauté, « Mono Jojoy » y souligne les désastres vécus par les FARC en mars 2008, avec l’élimination de Raul Reyes, n°2, d’Ivan Rios, n°3, et le décès, apparemment des suites d’une crise cardiaque, de Marulanda, alias « Tirofijo ». 

Mais, surtout, il valide le contenu des ordinateurs saisis par l’armée colombienne dans le campement de Raul Reyes en insistant sur les répercussions négatives à attendre de la publication de leur contenu par le gouvernement colombien. 

Cette vidéo va déclencher des réactions en chaîne dans les chancelleries étrangères, avec des conséquences encore inimaginables à ce stade, puisqu’elle a été publiée hier par la revue Semana. Révélé par l’agence de presse américaine AP, le document avait été saisi dans l’ordinateur d’une guérillera, Adela Perez, alias « Camila », récemment arrêtée à Bogota. 

« Mono Jojoy » y lit aussi un texte de Marulanda, écrit le 21 mars 2008, cinq jours avant sa mort, où le chef des FARC évoque « les dollars versés » pour la campagne de Rafael Correa, président d’Equateur, et les rapports avec Hugo Chavez, président du Venezuela. 

Dans l’immédiat, Correa, un castriste en herbe de la mouvance Hugo Chavez, est sur la sellette. Il a toujours démenti, et continue de nier, le financement de sa campagne électorale en 2006 par les FARC, mais les preuves sont tellement accablantes qu’il sera condamné un jour ou l’autre à la démission, s’il ne provoque pas un bain de sang pour se maintenir au pouvoir. 

Cette bombe à retardement va frapper, sinon faire tomber, d’autres têtes : 

-        Hugo Chavez : les documents de Raul Reyes ont démontré son aide financière et militaire aux FARC. Il avait toujours qualifié de « faux » les dossiers du n°2. 

-        Piedad Cordoba : la sénatrice colombienne au turban, fanatique des FARC, s’était opposée à la libération d’Ingrid Betancourt. 

-        Daniel Ortega : le pédophile du Nicaragua ne pourra plus cacher son aide aux terroristes. 

-        « 008 », l’agent secret français Noël Saez : les documents de Reyes confirment ce qu’il nie, à savoir le versement d’une rançon de la France, par lui, à de faux rebelles pour tenter d’obtenir la libération d’Ingrid Betancourt. 

-        Jean-Pierre Gontard, l’émissaire suisse accusé d’avoir servi de porteur de valises des FARC. 

-        Et bien d’autres, nous y reviendrons… 

15 juillet 2009

Vous savez déjà que le président colombien a récemment donné son accord pour que la sénatrice, proche de la guérilla, participe aux opération de libération d'otages des FARC, à condition que les 24 officiers aux mains des rebelles, certains depuis 12 ans (!), soient tous relâchés.

Même Ingrid Betancourt avait vanté cette concession d'Alvaro Uribe. Hélas, ce que l'on redoutait est en train de se passer. Cette sénatrice, toujours pas entendue par la Cour suprême malgré l'ouverture d'une information pour ses liens présumés avec les FARC, annonce que 5 otages seulement seront libérés, et à condition que le président la reçoive au Palais présidentiel !

Pour ceux qui ne suivent pas ce blog depuis le début, je rappelle que les fichiers de Raul Reyes, ex-n°2 des FARC abattu en 2008, avaient révélé la complicité active de la sénatrice avec ces terroristes (ainsi qualifiés par l'UE), et l'oppostion de cette femme à la libération d'Ingrid Betancourt! Les 37.000 fichiers avaient été validés par Interpol à son siège de Lyon.

 

Catégories
Archives