RAFAEL CORREA

2 octobre 2010 

La manipulation de l’information par le pouvoir connaît une nouvelle illustration, cette fois en Equateur, avec la fausse tentative de coup d’Etat invoquée par Rafael Correa quand il s’est dit séquestré à l’hôpital de la police à Quito jeudi alors que les deux médecins chargés de l’ausculter affirment le contraire. 

Ces deux docteurs, Gilberto Calle et Fernando Vargas, ont déclaré samedi que le chef de l’Etat, une fois soigné pour une hypertension consécutive à un début d’asphyxie après l’éclatement d’une grenade lacrymogène pendant la manifestation de policiers contre la réduction de leurs primes, avait refusé de quitter l’hôpital à deux reprises. 

Selon ces témoins de la Faculté, rien de l’empêchait de regagner son palais présidentiel, mais Correa a choisi de rester durant neuf heures dans l’hôpital, pour y recevoir ses conseillers, que personne n’a empêché d’entrer dans les lieux, et contacter par téléphone le monde extérieur pour simuler une tentative de putsch. 

1er octobre 2010 

Le président équatorien Rafael Correa a quitté dans la nuit sous forte escorte militaire, au milieu d'intenses échanges de tirs entre soldats fidèles au régime et policiers mutins, l’hôpital où il s’était réfugié.
Le chef de l'Etat a estimé que l'action des forces loyalistes lui avait sauvé la vie: « Sans cela, cette horde de sauvages qui voulaient tuer, qui voulaient du sang, seraient entrés à l'hôpital pour chercher le président et je ne serais probablement pas là en train de vous raconter cela, car je serais déjà passé dans un autre monde », a-t-il déclaré.
Allié du président vénézuélien Hugo Chavez, il s'était réfugié dans l'hôpital après l'explosion à ses pieds d'une grenade lacrymogène lancée par des policiers qui protestaient contre la suppression de certaines primes.
Correa a notamment désigné Lucio Gutierrez, ancien putschiste élu président puis renversé en 2005, comme l'un des responsables de cette « tentative de coup d'Etat menée par l'opposition et certains secteurs des forces armées et de la police ».
Gutierrez a « rejeté les accusations lâches, fausses et téméraires du président Correa » sur la chaîne internationale CNN en espagnol.
Correa, réélu en avril 2009 dès le premier tour après avoir multiplié les programmes sociaux dans ce pays où 38% de la population vit sous le seuil de pauvreté, a vu sa popularité s'effriter ses derniers mois.
Même si 53% des Equatoriens approuvent sa gestion, selon un sondage Cedatos-Gallup publié mi-septembre, il affronte depuis des semaines la fronde des enseignants et des chauffeurs.
L'opposition cherche en outre à promouvoir un référendum en vue de sa révocation.
La situation est également tendue dans son camp. Correa envisagerait de dissoudre l'assemblée, une partie de sa majorité renâclant devant ses mesures de rigueur budgétaire, à l'origine du soulèvement policier.

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Le président équatorien  avec un masque à gaz avant de se réfugier dans un hôpital de Quito

  30 septembre 2010 

Le président équatorien Rafael Correa, réfugié dans un hôpital de Quito, a dénoncé ce soir une « tentative de coup d'Etat » alors que des militaires occupaient l'aéroport et que des policiers s'emparaient du Congrès pour protester contre la suppression de certaines de leurs primes. 

Il s’agit de la pire crise affrontée par le chef d'Etat socialiste depuis son élection en 2007. 

« Ceci est une tentative de coup d'Etat menée par l'opposition et certains secteurs des forces armées et de police », a déclaré M. Correa lors d'un entretien à une télévision locale. M. Correa a dit par téléphone qu'il était réfugié dans une chambre d'hôpital de Quito et qu'il craignait pour sa vie.
« Au cas où il m'arriverait quelque chose, je veux exprimer mon amour à ma famille et à ma patrie », a-t-il déclaré.
« Environ 150 membres des forces aériennes équatoriennes ont pris la piste de l'aéroport Mariscal Sucre », a annoncé plus tôt à la radio Luis Galarraga, porte-parole de l'entreprise Quiport, gestionnaire de l'aéroport.
« Pour des raisons de sécurité, les opérations (aériennes) doivent être immédiatement suspendues », a-t-il ajouté.
Pendant ce temps, des dizaines de policiers manifestaient dans la principale caserne de la capitale, mais aussi à Guayaquil, la grande ville portuaire du sud-ouest et à Cuenca, des manifestations qui ont débouché sur des échauffourées et l'emploi de gaz lacrymogènes.
Des policiers ont également occupé le Congrès, a déclaré à l'AFP la porte-parole de cette institution.
Le chef de l'Etat, qui s'était rendu aux abords de la principale caserne de la capitale pour tenter de calmer les agents, a lui-même essuyé une bombe lacrymogène, tombée a ses pieds, et a dû quitter les lieux, un masque sur le visage, après un discours enflammé où il a annoncé qu'il ne cèderait pas. Il a été transporté dans un hôpital de Quito pour soigner une blessure à la jambe apparemment consécutive à un faux-pas.
« Je ne ferai pas un seul pas en arrière, si vous voulez prendre les casernes, si vous voulez laisser les citoyens sans défense, si vous voulez trahir votre mission de policiers, faites-le », a lancé M. Correa.
Il a ensuite visiblement perdu ses nerfs, arrachant presque sa cravate en criant aux policiers: « Si vous voulez détruire la patrie, allez-y. Mais ce président ne cèdera pas ».
« La troupe unie ne sera jamais vaincue », criaient pour leur part les policiers en appelant les militaires à se joindre au mouvement.
Une loi approuvée par l'assemblée supprime certaines primes d'ancienneté pour les membres des forces de l'ordre.
La loi de « service public » a également entraîné une crise entre l'exécutif et le Parlement, la majorité ayant refusé d'adopter certains articles du projet réduisant les émoluments des fonctionnaires de l'Etat.
Mercredi soir, la ministre de la Politique (relations avec le Parlement ndlr), Doris Solis, avait affirmé que Rafael Correa envisageait de dissoudre l'assemblée, à l'issue d'une réunion avec ce dernier.
Le commandant des forces armées équatoriennes, Ernesto Gonzalez, a pour sa part annoncé qu'il soutenait le gouvernement de Rafael Correa.
« Nous sommes dans un Etat de droit, nous sommes subordonnés à la plus haute autorité incarnée par Monsieur le président de la République », a déclaré le général lors d'une conférence de presse retransmise par les médias locaux à Cuenca (sud de l'Equateur).
Rafael Correa, 47 ans, au pouvoir depuis janvier 2007, a été réélu lors d'élections découlant de l'adoption d'une nouvelle constitution, organisées en avril 2009. Son mandat s'achève en 2013. Selon un sondage Cedatos-Gallup publié à la mi-septembre, 53% des Equatoriens approuvent sa gestion. Il affronte toutefois depuis quelques semaines la fronde de divers secteurs, notamment les enseignants et les chauffeurs. L'opposition en outre cherche pour sa part à promouvoir un référendum en vue de sa révocation.
L'Equateur, 14 millions d'habitants, est un pays notoirement instable, où les trois prédécesseurs de Rafael Correa ont été renversés ou destitués par le Parlement.
A Washington, l'Organisation des Etats américains (OEA) a décidé de convoquer une session extraordinaire de son conseil permament consacrée à la situation en Equateur jeudi à 14h30 heure locale (18h30 GMT).

03 janvier 2010

Le président équatorien vient de réveler sa hantise d'un coup d'Etat, dans sa première interview à l'agence de presse équatorienne qu'il vient de créer aveces fonds publics, ANDES.

Rafael Correa est l'un des leader castristes latino-américains liés aux FARC et soutenus financièrement par ces terroristes, comme l'ont démontré les ordinateurs de Raul Reyes et une vidéo du Mono Jojoy, chef militaire de la guérilla colombienne.

Dans cet entretien quelque peu surréaliste, le chef de l'Etat dénonce « une conspiration pour déstabiliser le gouvernement, avec pour complices certains éléments des Forces armées liés aux frères Gutierrez ».

Le colonel en retraite Lucio Gutierrez, que j'ai bien connu quand il provoqué le coup d'Etat de 2000 contre l'ancien président Jamil Mahuad, a été président de l'Equateur de 2003 à 2005. Le Parlement l'avait alors destitué face aux manifestations de rue contre le régime.

Correa commet une faute grossière dans cet entretien, quand on connaît ce pays. Il y accuse les Indiens (40% des 13 millions d'Equatoriens) « d'un manque énorme de vision (politique). Ils se prêtent aux jeux de la droite et protestent sans raison car ils ont leur propre projet politique et croient qu'en démolissant tous les gouvernements, indépendamment de leur ligne, ils vont concrétiser  des objectifs comme en Bolivie ». A la Paz, c'est son ami Evo Morales, le roi de la coca, qui vient d'être réélu avec l'appui des Indiens locaux.

Voyez les réactions des internautes sur le site de ANDES après le texte en espagnol de l'entretien: elles critiquent souvent l'intervention de Correa.

Gobierno advierte conspiración en cuarteles

por ANDES/CC » 12:18 – 2 Ene 2010

El Presidente de Ecuador, Rafael Correa Delgado, durante la entrevista concedida a ANDES

Quito.- El presidente de la República, Rafael Correa, reconoció que enero será un mes difícil por las protestas anunciadas desde diversos sectores. Durante una entrevista a la Agencia Nacional de Noticias del Ecuador y Suramérica (Andes), el mandatario reveló que “hay una conspiración para desestabilizar al Gobierno, en la que están involucrados ciertos elementos de las Fuerzas Armadas vinculados a los Gutiérrez (en referencia al ex presidente Lucio Gutiérrez y al Partido Sociedad Patriótica)”.

Dijo que en los cuarteles están circulando correos electrónicos que afirman que se va a eliminar el Instituto de Seguridad Social de las Fuerzas Armadas (Issfa) o que se les va a quitar la Escuela Politécnica del Ejército (Espe). “Eso es mentira”, aseguró.

Frente a ello, el presidente Correa, dijo que será la ciudadanía quien decida “si quiere volver al pasado o prefiere mirar hacia al futuro”. No obstante, confió en el respaldo popular. “No hay gobierno que se haya legitimado tanto en las urnas y que se haya expuesto tantas veces al escrutinio ciudadano”, puntualizó.

También dijo que enfrentarán las protestas con obras que se harán realidad en este año, luego de tres años de trabajo.

Los sectores que ya han amenazado con radicalizar su oposición son la Unión Nacional de Educadores (UNE), la Confederación de Nacionalidades del Ecuador (Conaie), algunos gremios de trabajadores, federaciones de estudiantes, movimientos montubios y medios de comunicación.

“Desde el primer día, nosotros hemos tenido, no oposición, porque eso tiene otro concepto; Hemos tenido obstrucción, conspiración y desestabilización. Sin embargo, les hemos dado con la piedra en los dientes porque ese Ecuador profundo que no sale en los medios está contento”, dijo.

« No hemos tenido oposición sino obstrucción, conspiración y desestabilización »

Aseguró que la oposición está actuando por diferentes frentes. “Se reactivará el MPD (Movimiento Popular Democrático) que es un franco tirador; se nos vienen las universidades, los veritas, que siempre han tratado de desestabilizar al Gobierno; los indígenas, probablemente Jaime Nebot y los medios de comunicación”, indicó.

Sobre los indígenas dijo que “le falta una visión enorme y siempre se presta para los juegos de la derecha que protestan sin argumentos porque tienen un proyecto político propio y creen que dañando a todos los gobiernos, independientemente de su línea, van a llegar a proyectos como en Bolivia”.

El mandatario lamentó que sus partidarios no estén organizados para hacer frente a estas movilizaciones. “Esa es la gran crítica que siempre hago a nuestros militantes. Somos el triple, pero no estamos organizados”, manifestó.

Reconoció que, aunque la oposición constituye un número reducido, por su inmenso poder económico y mediático puede “desestabilizar al Gobierno”.

De ahí que indicó que se están haciendo esfuerzos para mejorar la organización y, sobre todo, para mantener el apoyo ciudadano a través de trabajo. GCM

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9 Comentarios sobre “Gobierno advierte conspiración en cuarteles”

  1. Ecuador Jorge Espinoza desde Pichincha, Ecuador dice:

    Sr. Correa los forajidos estamos atentos, nos organizaremos rápido cuando empiece la arremetida de la derecha, cuenta con nuestro apoyo, usted lo ha dicho somos tres veces mas. Vamos a cambiar este país cueste lo que cueste. Necesitamos la ley de comunicación y no tenemos que pedirle permiso a fidel egas. Es un mandato constitucional expresado en las urnas, no tenemos tampoco que pedirle permiso a los madera de rateros, a la cabeza la cintia viteri, que quiere archivar el proyecto: que se cree esta ciudadana?? Vamos compañero presidente: Hasta la victoria siempre…

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  2. Ecuador Luis Pullupaxi desde Esmeraldas, Ecuador dice:

    Sobre el comentario del señor presidente le doy la razon que hay grupos opositores que desde su inicio del mandato no quieren ver el cambio del país y con respecto a organizar a los ciudadanos habemos personas desinteresadas que solo trabajamos para el cambio del pais que lo apoyamos , pero en las bases quienes mueven todo desde lo alto son los que fraccionan o dividen al movimiento. No me queda nada mas que comentarle y ojala esta carta le llegue al señor Presidente
    luis Pullupaxi
    C.I 1802983377

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  3. Italy gabriel aldaz desde Lombardia, Italy dice:

    Un grande saludo y los deseos de un feliz 2010 para todos mis hermanos ecuatoriano , en la esperanza de un mundo mejor.
    Vivo desde hace 13 anos en italia,y constantemente estoy al dìa con las noticias de ecuador,sobre todo leo mucho dìario el universo.
    Entiendo muchas problematicas que existen en el paìs,y no quiero alargarme con un comentario demasiado aburrido.
    Recordemos que Ecuador es un pais que siempre ha estado manipulado por la prensa, y por la falta de autocritica de las personas, la historia dice quantos golpes de estado se han dado en sudamerica, y que seguro crean un retardo enorme a la actividad economica del paìs.
    El pais ha elegido un presidente, y que nos guste o no debemos apoyar los cambios, espero vuestra critica,
    abrazos desde italia
    gabriel

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  4. Ecuador Cesar E Coronel LL desde Guayas, Ecuador dice:

    creo que hay que hacer una revolucion dentro de la revolucion ciudadana porque donde están los CDR deberíamos ya estar haciendo eco de respuesta contra esta avalancha desestabilizadora,así como nos reuníamos con Virgilio, Quishpe y demás, para sacar a esos enemigos del pueblo: Gutierrez, Mahuad y sus combos, hay que despertar antes que sea tarde

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  5. United Kingdom Jérald Vélez desde London, United Kingdom dice:

    Desafortunadamente,
    Los ecuatorianos estamos acostumbrados a las turbulencias políticas, ahora todo ha comenzado a partir de la sanción a Teleamazonas, ¿que se ha demostrado ahora?, que los medios tienen más poder que los gobernantes, han hecho retroceder a los asambleístas y gobierno en leyes que son necesarias para controlar los medios porque hasta ahora son ellos los nos controlan.

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  6. Australia victor mario jurado velasco desde Victoria, Australia dice:

    Luchar por un Ecuador mejor, requiere una organización con mucha dedicación, desinterés, pulcritud, una visión clara de quienes haciéndose pasar de políticos, militares, religiosos, banqueros, comerciantes, han interpuesto intereses personales en vez del bien de su pequeña pero grande nación. La mayoria de estos personajes tienen intereses económicos en cada región de nuestra tierra. Son perversos y están unidos a grandes elementos de la corrupción internacional. No han entendido todavía que cada ecuatoriano es parte del alma y músculo de lo que llamamos Ecuador. Yo desde acá lejos, me solidarizo con el Presidente Correa y su gran anhelo de lucha práctica por Ecuador, pero al mismo tiempo entiendo que tiene tantos enemigos que trabajan libremente para que toda su labor fracase y ellos vuelvan adueñarse del Ecuador y tratarla como la hacienda personal y tierra de nadie. Por favor hermanas, hermanos solo le pido pensar de corazón y cabeza y recuerden que solo unidos vencerán.

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  7. Ecuador Luis Calvopiña desde El Oro, Ecuador dice:

    Sr. presidente es preocupante el llamado que usted hace a sus compañeros de ideales, pues si bien los sectore sociales quieren manifestarse en las calles, usted busca la confrontación de los ecuatorianos. Considero necesario que cambie su discurso por el bien del país.

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  8. Ecuador JOSE PATRICIO PAEZ GRACIA desde Pichincha, Ecuador dice:

    Sr. Presidente adelante todos debemos colaborar con la Revolucion Ciudadana los militares son la garantia de la democracia .

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  9. Ecuador Juan desde Guayas, Ecuador dice:

    Hay que ser más prudentes en los comentarios. El objetivo de todo mandatario debe ser la unión del país y empujar para sacarlo adelante, más no para dividirlo.

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03 janvier 2010

L'Equateur s'est doté pour la première fois d'une agence d'Etat, l'Agence d'Informations de l'Equateur et d'Amérique du Sud (Andes), qui a publié mardi sa première dépêche dans un contexte troublé pour les médias dans le monde.
L'objectif de la jeune agence est de « donner de la puissance à l'image » du pays, dirigé par l'économiste socialiste Rafael Correa, a dit la présidence dans un communiqué.
Andes travaillera en collaboration avec les agences d'Etat ABN au Venezuela, Telam en Argentine, EFE en Espagne et Andina au Pérou, a précisé le communiqué.
L'Etat équatorien contrôle déjà le journal El Telegrafo, Ecuador TV, Radio Publica ou le portail internet El Ciudadano.
Le gouvernement, qui entretient des relations houleuses avec la presse, souhaite la « réguler » avec un projet de loi critiqué par l'opposition qui la qualifie de loi « bâillon » mettant en danger la liberté d'expression.

23 OCTOBRE 2009 Si ce sinistre juge Francisco Revelo, aux ordres du président de l’Equateur Rafael Correa (financé par les FARC pendant sa campagne), voulait provoquer un conflit armé avec la Colombie, il n’agirait pas autrement. 

Jadis, la France et l’Allemagne ont fait la guerre pour bien moins en 1870, avant les deux déflagrations de 1914 et 1939. Le juge en question vient de lancer un mandat d’arrêt contre le chef d’Etat major des armées de Colombie, le général Freddy Padilla, le commandant de la police colombienne, Oscar Naranjo, également général, et l’ex-commandant de l’armée de terre colombienne, le général Mario Montoya. Il avait au préalable demandé à Interpol, qui l’a refusée, l’extradition de l’ex-ministre colombien Juan Manuel Santos, candidat déclaré à la présidentielle de 2010. 

Comment le régime démocratique colombien d'Alvaro Uribe réussit-il à serrer les dents sans bouger face aux menées de ce magistrat équatorien de Sucumbios, ville frontalière entre les deux pays andins ? La démesure, pour ne pas dire la folie de ce régime pro-castriste, s’en donne à cœur joie dans une course folle à l’abîme depuis le 1er mars 2008. Ce jour-là, l’armée colombienne avait bombardé le camp retranché de Raul Reyes, alors n°2 des FARC, situé à moins de deux km à l’intérieur du territoire équatorien, près de Sucumbios. 

25 rebelles, dont Raul Reyes et un guérillero équatorien, Franklin Aisalla, avaient été abattus. Tous les documents publiés depuis ont démontré que le régime équatorien, informé par Bogota, n’avait jamais rien fait pour mettre fin à la présence des terroristes sur leur territoire.  Complice des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie- groupe terroriste aux yeux de l’Union européenne et des USA), et aidé financièrement par elles, comme l’a démontré une vidéo du sanguinaire chef militaire de la guérilla, Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », Quito s’est trompé de cible. Le régime de Rafael Correa, surnommé « la panthère rose », ferme en effet les yeux sur la présence de 1.800 guérilleros des Farc dans cette même région pétrolière de Sucumbíos, comme le révèle ce vendredi l’agence Reuters !  Mais il tente d'arrêter, sans aucun succès prévisible à l'évidence, tous les généraux et le ministre colombiens à l'origine de l'opération contre le campement de Raul Reyes…

30 septembre 2009 

Est-ce le début de la fin pour le dictateur en herbe Rafael Correa, surnommé « la panthère rose » à Quito ? Son frère Fabricio le laisse entendre dans une déclaration publique à Radio Quito. A noter que pour rencontrer le président, son frère et sa mère doivent demander un rendez-vous !

Voyez cette dépêche d’AP : 

 

Hermano de Correa denuncia corrupción en el gobierno ecuatoriano 

The Associated Press 

QUITO — Fabricio Correa criticó el miércoles al gobierno de su hermano, el presidente ecuatoriano Rafael Correa, acusándolo de adjudicar contratos de obras públicas a dedo. 

Fabricio Correa dijo en declaraciones a radio Quito que le advirtió de tal situación en una carta del 13 de junio del 2008 donde le advirtió al presidente que en el ministerio de Obras Públicas « tú (el presidente) has dicho que todo (contrato) es por concurso y todo lo están dando a dedo, previa coima, al que no da coima lo sacan y los precios son los que pone el contratista ». 

« Te van a meter preso hermano, eso es peculado », enfatizó Fabrizio Correa, quien se distanció después de que el presidente ordenó unilateralmente la terminación de contratos públicos por un monto de casi 100 millones de dólares que favorecían a su hermano, propietario de una firma constructora. 

Correa adujo que la causa de la terminación de esos contratos con la firma de su hermano mayor era que podían constituir un delito debido al parentesco que lo une con el propietario. 

Fabricio Correa declaró a la emisora que « temo que (el presidente) se caiga, si se lo vengo diciendo ». 

El mandatario goza de un alto nivel de popularidad en la población, pero su hermano cree que su círculo de consejeros más cercanos lo están metiendo en problemas, como el hecho de que muchos contratos públicos se dieron sin concursos de licitación avalados por la vigencia de una emergencia vial. 

Esos errores « lo va a llevar a sanciones penales a mi hermano, tenía la obligación como hermano mayor de hacerle conocer esto », declaró Fabricio Correa. 

Consideró que el presidente « es de una candidez extraordinaria » y le dijo: « para de soñar y ponte a trabajar, combate la inseguridad eso es lo que tienes que hacer ». 

Añadió que, pese a la relación familiar, él y la madre de ambos tienen que pedir cita para conversar con Rafael Correa.

11 septembre 2009 

Comme au Venezuela et en Equateur, déjà sous le joug de régimes néo-castristes, l’Argentine du couple péroniste Kirchner (Cristina, la présidente, et son mari Nestor, ancien chef de l’Etat) se prépare à censurer la presse. 

 

200 inspecteurs des impôts se sont présentés hier à la rédaction du journal Clarín, propriété du principal groupe multimédia d'Argentine. Selon le gouvernement, il s'agissait d'une « opération de routine » ! 

 

Le quotidien, lui, dénonce « une action démesurée et grotesque ». Le groupe Clarín est un critique féroce de la politique gouvernementale, et s’oppose à un projet de loi controversé sur l'audiovisuel. « L'opération d'hier montre ce qui peut arriver lorsqu'on ose critiquer le gouvernement Kirchner », ajoute le journal. 

Des groupements de patrons de presse locaux et internationaux ont dénoncé à Buenos-Aires ce projet de loi sur l'audiovisuel du gouvernement de Cristina Kirchner, qui selon eux menace la liberté de presse et le principe de sécurité juridique.

 

Si le projet passe, le groupe en sera le premier affaibli, il devra choisir entre ses chaînes hertziennes ou ses chaînes câblées.
« Nous considérons que les principes constitutionnels et internationaux reconnaissant et garantissant la liberté d'expression, interdisant la censure a priori, sont menacés par des dispositions attribuant aux gouvernants un large pouvoir discrétionnaire », ont déclaré dans un communiqué une dizaine de groupements, dont la Société interaméricaine de Presse (SIP), l'association des sociétés de presse argentines (ADEPA) et l'Association internationale de radiodiffusion (AIR).
« Le projet de loi menace clairement la sécurité juridique et les investissements des détenteurs de licences » audiovisuelles, ajoute le communiqué.
Le projet en discussion à la Chambre des députés est défendu par le pouvoir et ses alliés au nom de la lutte contre les monopoles.
Mais en Argentine, il a été interprété comme un nouveau chapitre dans le conflit qui oppose Mme Kirchner et son époux, l'ancien président Nestor Kirchner (2003-2007), à Clarin.
Le projet interdit au propriétaire d'une chaîne de télévision hertzienne de posséder une chaîne câblée dans la même zone. Il prévoit également de charger de l'octroi des licences d'exploitation un organisme contrôlé par le pouvoir.
 

02 septembre 2009 

Nul n’ignore sur ce blog que depuis plus d’un an j’y ai manifesté mon opinion contre un 3e mandat du président Alvaro Uribe, pour éviter à la Colombie d’être comparée aux régimes autoritaires du Venezuela, d’Equateur, de Bolivie, bientôt du Nicaragua, et du Honduras si Mel Zelaya n’avait été pas été expulsé pour avoir violé la Constitution en ce sens. 

 

Face aux événements internes et externes à ce superbe pays que tous les Français adorent quand ils y ont mis le pied, je reconnais que ce président incandescent reste la meilleure chose qui ait pu surgir pour le sortir de l’enfer. Le vote des deux chambres du Congrès, après une année de débats et de chausse-trappe, ouvre la voie à un référendum pour l’autoriser, ou non, à se représenter. Nul n’ignore qu’il y sera plébiscité, puis élu au premier tour, comme en 2002 et 2006. 

 

J’ai vécu en Colombie de 1999 à 2004. Avant le premier mandat d’Uribe, nul ne pouvait prendre sa voiture pour sortir des grandes villes, dont la capitale, sans risquer de faire partie des plus de 3.000 personnes séquestrées chaque année par les terroristes des FARC et de l’ELN. 

 

Aujourd’hui, le tourisme colombien explose. On peut se déplacer sans risque sur les routes. Les enlèvements ont été réduits à la portion congrue. Les attentats deviennent l’exception, quand ils étaient monnaie courante. Encore un petit effort, et les splendides paysages du pays andin aux trois cordillères de 6000 mètres, blotti entre le Pacifique et l’Atlantique, seront aussi courus que le Brésil. 

 

Si le Congrès unanime a voté pour l’organisation de ce référendum, c’est en connaissance de cause. Malgré les menaces d’une justice gangrenée par la corruption et les FARC terroristes, les élus ont relégué au vestiaire la peur qui les habitait, puisque 86 d’entre eux faisaient l’objet d’une enquête préliminaire, pour avoir appuyé dans un premier vote le principe du référendum, devant la Cour suprême de justice, connue pour ses liens avec la guérilla. Les députés et sénateurs n’ignoraient pas que 80% des 45 millions de Colombiens exigent le maintien au pouvoir d’Alvaro Uribe. 

 

Ces millions de travailleurs réputés pour leur probité, dévouement et fidélité à leur entreprise n’ont aucun atome crochu avec la gauche colombienne qui s’en va mendier son pain auprès des ennemis du pays, comme le Venezuela et l’Equateur. Les Jaime Dussan, président du Pôle démocratique alternatif (PDA-gauche proche des FARC), et le leader de ce mouvement, Carlos Gaviria, candidat à la présidentielle, portent à jamais au fer rouge la marque de cette trahison. 

 

Il reste au Conseil constitutionnel à entériner le vote du Congrès. Dans l’hypothèse, à ne pas exclure, d’un rejet de cette décision, la Colombie se retrouverait dans un contexte explosif. D’un côté le peuple, de l’autre les profiteurs et les corrompus. Une étincelle suffirait à l’explosion que nul ne souhaite…   

 

13 août 2009 

Alfonso Cano dit niet à la libération des 23 officiers otages des FARC sans condition, exige leur échange contre des terroristes détenus, et dément tout, y compris les preuves saisies dans les pc de Raul Reyes, et même la vidéo de Mono Jojoy, le chef militaire des FARC, sur « l’aide en dollars à Correa » ainsi que les trafics d'armes et d'argent entre Chavez et les terroristes. 

Je vous laisse traduire, n’ayant ni le temps et encore moins l'envie de le faire pour ce tissu de mensonges. Il s’agit de la 1e entrevue de Cano depuis qu’il a remplacé Manuel Marulanda, décédé, en mai 2008. L’entretien a été réalisé par l’hebdomadaire Cambio, de Bogota, par courriel, et non pas dans un face à face. Cette particularité confirme que Cano est assiégé par les forces militaires. 

Voici l’interview de Cambio : 

Habla 'Cano' 


 

A punto de iniciarse una nueva campaña electoral, y en medio de tensiones externas con Venezuela y Ecuador, hay muchas preguntas en el ambiente en relación con las Farc. ¿Tratarán de influir en las elecciones? ¿Se han deteriorado sus vínculos internacionales? ¿Reciben ayuda o han ayudado a Hugo Chávez o a Rafael Correa? Desde la muerte hace algo más de un año de 'Manuel Marulanda', su sucesor 'Alfono Cano' no ha dado declaraciones a ningún medio colombiano, pero tras varias semanas de insistencia decidió romper su silencio y responder por Internet un cuestionario de CAMBIO sobre estos y otros temas de interés. 

CAMBIO: Después de que el presidente Uribe suspendió la mediación del presidente Chávez en la liberación de secuestrados, ¿las Farc han seguido teniendo contactos con el Gobierno venezolano?  

'ALFONSO CANO': No. Retirado el presidente Chávez como facilitador de ese proceso, cesaron nuestras conversaciones pero nuestra admiración por los objetivos bolivarianos del Gobierno venezolano es la misma de siempre y nuestra gratitud por sus esfuerzos en pro de un acuerdo humanitario será perenne.  

¿Reconoce que el gobierno Uribe aisló a las Farc en el plano internacional?  

Mientras se desarrollaron los diálogos del Caguán ampliamos las relaciones con gobiernos y organizaciones en los diferentes continentes. Rotos los diálogos, el gobierno Pastrana y la Casa Blanca desataron una ofensiva diplomática contra las Farc que, obviamente, generó modificaciones en las formas de relacionarnos con la comunidad internacional. Pero mantenemos relaciones en todo el mundo, sujetas a la discreción que se debe. 

La sensación es que las Farc han perdido interlocución internacional, que ya no son tan fuertes en ese campo. 

No podría precisarle qué tan fuertes somos en ese campo porque es una apreciación subjetiva, pero le reitero que en las nuevas condiciones de la diplomacia del siglo XXI mantenemos muy buenas relaciones en muchas partes del mundo. 

¿Qué significan Venezuela y Ecuador dentro de su estrategia política?  

El sueño bolivariano de una patria grande que integre a todos los pueblos de América Latina y el Caribe, que desate su enorme potencial de manera soberana y nos posicione ante el mundo como la gran nación que debemos ser. 

¿Qué efectos tuvo la muerte de 'Reyes' para los vínculos externos de las Farc? 

'Raúl' era el responsable de las relaciones internacionales de las Farc y obviamente su muerte tuvo un impacto importante en ese nivel, pero dado que en las Farc todos los trabajos de dirección se analizan, planifican y desarrollan en equipo, pudimos recobrar el ritmo. Hoy, la responsabilidad de darle la dinámica adecuada a las necesidades del momento es del comandante 'Iván Márquez'.  

La incautación de los computadores de 'Raúl Reyes' los dejó al descubierto, prácticamente sin secretos.  

Con los supuestos computadores de 'Raúl', lo que se ha presentado es una burda manipulación propagandística de los gobiernos de Colombia y Estados Unidos: como cortina de humo o para subir puntos en alguna encuesta, o para difundir públicas sospechas sobre algún presidente de algún país vecino cada vez que lo consideran necesario. La rectitud de muchas figuras públicas ha sido sometida al escarnio y a la lapidación. Nada de lo atribuido a los computadores ha sido serio y lo poco que ha pasado por el rigor de la Justicia ha sido desechado por inconsistente. 

Los correos entre el Secretariado encontrados en esos computadores indican que las Farc tienen negocios de narcotráfico y de armas e inversiones en Venezuela. 

Los computadores supuestamente encontrados tienen lo que los gobiernos de Bogotá y Washington han querido que contengan. Han hecho de ellos una lámpara de Aladino a la que acuden cuando necesitan una disculpa o una justificación. Los han transformado en arietes contra los pueblos vecinos, al convertir las 'filtraciones' ordenadas desde la Presidencia en puntal de la diplomacia colombiana y, en muchas ocasiones, de la política interna, sin que nadie pueda dar fe de la veracidad de la información que difunden venenosamente. 

También hay comunicaciones entre miembros de las Farc con personas del gabinete del presidente de Brasil 'Lula' da Silva. ¿Cuál es la relación con ese gobierno? 

En época del proceso del Caguán participaron de diferentes formas muchos gobiernos y organizaciones de la comunidad internacional. Lo demás son especulaciones irresponsables.  

¿Cuánto fue realmente el aporte económico de las Farc a la campaña de Rafael Correa al que 'el Mono Jojoy' se refiere en un video conocido hace pocos días?  

No hemos entregado ni armas ni dinero a gobiernos u organizaciones de otros países, pues lo que conseguimos apenas nos alcanza para nuestra propia brega. ¿Por qué habríamos de contribuir a la campaña electoral de una persona, como el actual presidente Rafael Correa al que ni siquiera conocemos? 

¿Cómo terminaron en poder de las Farc unos lanzacohetes que Suecia  le vendió al Gobierno de Venezuela y  que el Ejército colombiano incautó en octubre de 2008? 

Uribe acudió al terror mediático para insinuar que el Gobierno de Venezuela nos facilitó unos lanzacohetes que habíamos capturado hace mucho en un enfrentamiento militar en la frontera, hecho que fue ampliamente informado a la opinión en su momento. Ni los pueblos ni los gobiernos del mundo son tan tontos como piensan en el Pentágono y en la Casa de Nariño. Sencillamente se trata de cocinar las condiciones para justificar la entrega de la soberanía nacional de Colombia a Washington, reconociendo que le quedó grande la pelea contra las Farc. 

¿Qué significó para las Farc  la muerte de 'Manuel Marulanda'?  

La ausencia de nuestro líder y guía, de nuestro referente fundamental y nuestro eje. Pero también del maestro que nos inculcó la irrevocable decisión de perdurar en el esfuerzo que él comenzó en compañía de Jacobo y sus compañeros de Marquetalia. Nos enseñó, como en la poesía de Neruda, que el mundo no termina en nosotros mismos. 

¿Y el asesinato de 'Iván Ríos' a manos de un subalterno? Eso fue interpretado como una señal de la crisis y de la descomposición que viven las Farc. 

Es un hecho sobrecogedor pero absolutamente aislado de un demente ambicioso, captado por los servicios de inteligencia del Estado, que fue capaz de asesinar tan cobardemente a un revolucionario de las altas calidades de 'Iván' y luego proceder con la sevicia que conoció el mundo entero. 

Hay razones para deducir que las Farc tienen graves problemas internos: con ayuda de sus carceleros se han escapado secuestrados, el número de deserciones aumenta, los combatientes que han desertado dicen que la moral de la tropa es baja… 

Una organización con baja moral no está en condiciones de mantener una permanente actividad militar como la que informamos a través de los partes de guerra. El Gobierno trata de crear un estado psicológico triunfalista, pero de tanto mentir al final se va a transformar en un bumerán. Desertores ha habido siempre, las llamadas desmovilizaciones son una gran estafa sustentada en bazofia recogida en poblados y cárceles para agrandar los listados, desviar recursos públicos y engañar a la opinión. No tenemos graves problemas internos, no hay crisis. 

La ofensiva del gobierno Uribe los ha obligado a replegarse, eso no lo puede negar. 

La realidad es que enfrentamos la más grande ofensiva contrainsurgente jamás desatada en Latinoamérica que en solo dineros del Plan Colombia ha recibido de Washington 10.000 millones de dólares de ayuda, con una fuerza pública comprometida en la guerra cercana a los 500.000 hombres y un presupuesto anual de 8.000 millones de dólares. Eso es lo real, lo concreto. Si la situación de las Farc fuese de crisis, el Presidente no habría invitado a los gringos a escalar su invasión. No lo consideraría necesario. 

¿Los golpes que recibieron las Farc el año pasado cómo han afectado sus planes?  

De fondo, ninguno. Hicimos los ajustes necesarios en nuestras estructuras y así lo informamos a la opinión pública, y reajustamos algunos planes de cumplimiento inmediato. Nada más. Las vicisitudes propias de una lucha como la que adelantamos han sido superadas y mantenemos el interés de privilegiar temas como el canje, acuerdos humanitarios, solución política del conflicto, Asamblea Constituyente y otros asuntos vitales para Colombia, así como el trabajo con los sectores populares y en el movimiento de masas.  

¿Qué significó para el Secretariado la 'Operación Jaque'?  

Un hecho de la guerra como tantos otros y de especial impacto. Un golpe de mano posible gracias a una traición y a la dirección de estadounidenses e israelíes que participaron de su planeación, ejecución y utilización política. Lo asimilamos, pero un golpe no afecta la estrategia ni los lineamientos de las Farc. 

¿Qué tan ciertas son las discrepancias y rivalidades entre usted y 'el Mono Jojoy'?  

Desde siempre, la propaganda enemiga ha pretendido sembrar cizaña en el  interior de las Farc. Nuestra unidad es monolítica. 

¿Es consciente de que la lucha armada no tiene aceptación, del rechazo generalizado a las Farc y a prácticas tan atroces como el secuestro? 

Déjeme hacerle dos razonamientos: quienes hacemos parte de las Farc soñamos con la paz, la anhelamos con intensidad, la queremos conocer porque desde que nacimos el país está en guerra. Nosotros no amamos la guerra, nos obligaron a armarnos. Y otra consideración: la nueva actitud de Estados Unidos hacia América Latina, reflejada en Honduras y en los anunciados acuerdos con Álvaro Uribe, van a generar reacciones muy radicales en el Continente. 

¿El reconocimiento del estatus de beligerancia ya se convirtió para ustedes en un asunto accesorio?  

No, por ningún motivo. Menos ahora que Washington califica y descalifica a su antojo y traza la pauta a los otros ejes del poder mundial, sobre a quién o a quiénes se debe satanizar. La brega por el reconocimiento como organización político-militar, con una propuesta de Estado sostenida en una visión revolucionaria de la sociedad continúa siendo vital para el desarrollo de nuestro proyecto. 

¿Qué ha pasado con el cabo Pablo Moncayo? ¿Por qué no lo liberan a él y a los uniformados que siguen secuestrados en forma unilateral y sin condiciones? Sería una señal positiva. 

Hace tres meses informamos nuestra decisión de liberarlo unilateralmente, pero el Gobierno se atravesó y ha impedido su liberación. Y en cuanto a los mandos militares y policiales capturados en la confrontación, que son prisioneros de guerra, solo serán liberados mediante un canje. Excepcionalmente, y como evidencia de nuestra voluntad por alcanzar acuerdos, entregaremos al cabo Moncayo y al soldado profesional Calvo (Josué Daniel Calvo Sánchez), sin contraprestación alguna, directamente a la senadora Piedad Córdoba y al profesor Gustavo Moncayo, quienes por su transparencia blindarán nuestro gesto. 

¿Cuántos secuestrados quedan en poder de las Farc entre militares, policías y civiles? 

Los mencionados prisioneros de guerra integrantes de la Fuerza Pública son 23. También están retenidos dos concejales, con posibles vínculos con paramilitares y responsabilidad en actos de corrupción. Y en cuanto a retenciones con fines económicos,  puedo decirle que hoy se cuentan con los dedos de una mano. 

¿Por qué no incluyen en las liberaciones a secuestrados por razones económicas? 

El canje y las acciones complementarias están referidas a los prisioneros de guerra. 

¿Por qué las Farc no abandonan el secuestro? 

En toda confrontación militar hay muertos, heridos y detención de combatientes. Mientras esta perdure habrá prisioneros de guerra así el Gobierno se empeñe en llamarlos tercamente secuestrados. 

¿Es consciente del costo político que les significa el secuestro a las Farc? 

Esta forma de lucha conlleva necesidades, como las financieras, que tratamos de cubrir con colaboraciones voluntarias de amigos e impuestos a los sectores más ricos de la sociedad. 

¿El canje es una prioridad para las Farc? 

Para este Gobierno los prisioneros de guerra que mantenemos no clasifican en los estratos altos, ni generan efectos importantes en las encuestas y por eso el Presidente se da la licencia de impedir las liberaciones que hemos anunciado. 

¿Hay alguna posibilidad de negociación ó diálogo con el gobierno Uribe?  

Una salida civilizada al conflicto no puede depender de la voluntad de una persona, por poderosa que sea. Así que, independiente de quién ocupe la Presidencia, persistiremos en buscar salidas políticas al conflicto.   

¿Tiene una fórmula sustituta a un despeje para eventuales diálogos? 

Lo determinante son las garantías oficiales para un encuentro del Gobierno y las Farc que despojen de cualquier peligro y tensión a los participantes, y posibiliten las mejores condiciones para las conversaciones. 

¿Por qué persistir en la guerra?  

Siempre hemos pensado que nadie que ame realmente la patria puede desearle ese destino, y por eso cada vez que ha sido factible hemos conversado con los representantes del Estado en busca de construir acuerdos que lleven a la convivencia. No ha sido posible pero esto no nos lleva a desistir de tal empeño. Hay que hablar, dialogar y ello significa espacio, garantías, medio ambiente, grandeza, tolerancia, voluntad y decisión. 

¿El regreso de 'Simón Trinidad' y de 'Sonia' de Estados Unidos seguiría siendo una condición para el intercambio humanitario, para el diálogo? 

Hemos exigido garantías de modo, tiempo y lugar para que representantes del Gobierno y los nuestros analicen la viabilidad y los términos de un canje. Lo demás son especulaciones. 

¿Hay algún tipo de contacto con el Gobierno?  

Ninguno. Ni siquiera permiten recibir al cabo Moncayo. 

¿Qué significaría una posible reelección del Presidente en el horizonte de una eventual negociación? 

Lo esencial son las concepciones políticas y los intereses que represente la persona que asuma en el próximo periodo. Si sus convicciones están inundadas de violencia, guerra, vindicta y autoritarismo, la confrontación persistirá y seguramente alcanzará nuevos niveles. Si existe una visión democrática, civilizada, patriótica y realista, la perspectiva será alentadora para Colombia.   

¿En caso de que algún día se llegara a un acuerdo de paz, usted y otros miembros del Secretariado se verían aspirando a cargos de elección popular o como miembros de una Asamblea Constituyente? 

¿Nosotros luchando toda la vida para al final integrarnos a un régimen político como el actual? Miremos el poder legislativo: más de 80 reos paramilitares, varios más ladrones, parlamentarios en ejercicio elegidos con menos de 1.000 votos, Teodolindos a granel, genuflexiones a cambio de notarías, trasteo de votos, de partidos…  

¿Por qué las Farc nunca le han concedido algún valor a la desmovilización de los paramilitares y al proceso de Justicia y Paz? 

Porque fue una farsa. Los verdaderos jefes del paramilitarismo permanecieron ocultos, lavaron los dólares del narcotráfico, se quedaron con las tierras usurpadas, no repararon a nadie y terminaron copando el aparato del Estado. En las cárceles de Colombia y los Estados Unidos quedaron presos los bandidos más ingenuos que creyeron en sus jefes. 

¿Cree que la Corte Penal Internacional terminará juzgando los crímenes de guerra cometidos en desarrollo del conflicto colombiano?  

Es una verdadera espada de Damocles que pende sobre el país, que al activarse con todos sus protocolos internacionalizará, no solo el conflicto, sino muchos aspectos de la vida nacional. Parece que el Presidente, siempre tan previsivo, estrecha lazos con Washington, buscando burladeros en caso de que le falle su macabro plan de reelección indefinida. 

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