PIEDAD CORDOBA

27 juillet 2012

Aucun de mes lecteurs sur les questions d’Amérique Latine n’ignore le  contexte dramatique de la Colombie, avec la persistance d’une guérilla terroriste (les FARC), dans une totale impunité pour ses zélateurs et complices, comme c’est le cas pour Piedad Cordoba.

Cette ex-sénatrice au turban, privée de son siège pour son activisme officiel en faveur de la mafia criminelle des FARC, qui vit du trafic de la cocaïne et des enlèvements d’innocents, vient de franchir une fois de plus la ligne jaune, avec son appel aux Indiens du Cauca (sud-ouest) à « renverser le président Juan Manuel Santos ».

Le ministre de la Défense, Juan Carlos Pinzon, et le procureur général de la Nation, Alejandro Ordonez, ont aussitôt demandé son inculpation, mais l’avocat général, Eduardo Montealegre, en charge des poursuites éventuelles, a invoqué le « droit à la liberté d’expression » avant de prendre la moindre décision.

Dans tout pays démocratique  digne de ce nom, comme la France, le premier individu qui appellerait à un coup d’Etat contre le chef de l’Etat, quel que
soit son grade, serait immédiatement mis aux fers.

08 novembre 2011

L’histoire ne se répète pas mais elle bégaie, dit-on avec raison. C’est le cas en Colombie, où la nouvelle élimination d’un chef terroriste FARC (Alfonso Cano), auteur de crimes à répétition, de trafic de drogue et d’enlèvements en série y compris d’enfants, provoque la même réaction apeurée de ses relais dans la société.

Les complices avérés de cette refriture (pour ne pas dire remake) ne sont autres que les membres de l’ONG « Colombiennes et Colombiens pour la paix », avec à sa tête l’ex-sénatrice Piedad Cordoba et le député Ivan Cepeda, agents à peine masqués des FARC. Au lendemain de l’élimination par l’armée de Cano, nouveau chef des FARC depuis 2008, ces thuriféraires de la guérilla ont qualifié de « coup dur », dans un communiqué, la mort d’Alfonso Cano, et appelé à « un dialogue de paix, à une humanisation du conflit ».

Pour les néophytes autant que pour mes lecteurs amis des FARC (et ils sont nombreux !), je rappelle que cette guérilla narcoterroriste n’a jamais fait le moindre pas pour imiter l’ETA en Espagne et renoncer à la voie armée. Comment Cordoba, Cepeda et consorts peuvent-ils oser parler d’une « humanisation » de cette guerre civile quand les rebelles continuent de détenir des centaines d’otages, dont 21 officiers en captivité depuis 13 ans ? Comment évoquer un dialogue de paix quand 40 militaires ont été tués la semaine dernière par ces criminels ? Comment croire à leur volonté de laisser les armes quand 42 soldats ont perdu leurs jambes sur les mines antipersonnel semées depuis 3 ans par les hommes de Cano devant leurs campements pour éviter leur détention ? Ce monceau de données réelles dément toute volonté des FARC pour une paix des braves, contrairement aux sornettes avancées par leurs complices dans ce communiqué.

La détresse de ces agents rebelles, face à la victoire contre le terrorisme d’une armée portée aux nues par le peuple colombien, est telle que leur texte, après le titre sur le « coup dur » de la mort de Cano ainsi pleuré en deux mots, ne contient aucune référence à ce chef liquidé, aucun éloge, aucune biographie et encore moins une allusion au moindre acte de paix qu’il aurait pu concrétiser depuis qu’il a succédé au fondateur des FARC, Manuel Marulanda, en 2008.

Adossés à la hantise de perdre la face, ces agents des FARC n’ont eu recours qu’à une supplique, celle des perdants, quand ils « demandent à la société colombienne de s’éloigner de l’euphorie et du triomphalisme dont se réjouissent les va-t-en guerre avec la mort d’un Colombien ». Cet homme, Alfonso Cano, n’a même pas droit au moindre adjectif de leur part pour le qualifier, tant le peuple connaît l’immensité de ses crimes.

Pour preuve si besoin de ce que j’écris, voici le texte en espagnol du communiqué de Colombiennes et Colombiens pour la paix publié sur le site de Piedad Cordoba :

La muerte de Alfonso Cano: un duro golpe para la paz de Colombia
5 de noviembre de 2011
Bogotá
@piedadcordoba – @colombianospaz
Desde Colombianas y Colombianos por la Paz, expresamos con profunda preocupación, el destino inmediato y futuro para Colombia entera; el Gobierno Nacional está demostrando que al priorizar la confrontación armada sobre la salida política mediante el diálogo y la negociación, carece de una política verdadera de paz y que lo único que busca es mantener los privilegios y el lucro que obtiene mediante la guerra.

Es esta una ocasión propicia para recordarle al país y a la comunidad internacional, que antes que el presidente Juan Manuel Santos, en su discurso de posesión, ofreciera una puerta y una llave para la paz, ya lo habían hecho los principales dirigentes de las FARC – EP y del ELN; por lo que reclamamos a las partes enfrentadas en este prolongado conflicto, que se mantengan en sus respectivos ofrecimientos, que hagan honor a la palabra empeñada y que se decidan a abrir los diálogos de paz sin precondiciones, para detener el baño de sangre entre colombianos y que cree las condiciones fundamentales para una paz duradera y la construcción de la justicia social que reclama Colombia y sus gentes.
Llamamos la atención sobre el riesgo inminente que se cierne sobre la vida de los militares y policías cautivos en poder de las FARC – EP, y de poblaciones campesinas e indígenas, de continuarse con la intensidad de los bombardeos y operaciones militares, que sin ningún miramiento de carácter humanitario descargan su plomo y sus bombas en el afán de obtener victorias militares a cualquier precio, en vastas regiones de la geografía nacional y que se han convertido en un drama humano para miles de colombianos y colombianas.
Pedimos a la sociedad colombiana poner distancia de la euforia y del triunfalismo, en que se regodean los guerreristas con la muerte de un colombiano y que hoy como ayer levantan voces de « fin del fin » y reclaman más violencia oficial. Estos nefandos episodios ya los ha conocido Colombia, por lo cual lo más sensato es atemperar los espíritus y evitar los desbordamientos del entusiasmo o del pesimismo inmovilista.
Reiteramos a Colombia toda y en particular a las partes del conflicto, nuestra disposición a continuar de manera incesante en la generación espacios de diálogo y negociación, así como propuestas tendientes a humanizar el conflicto y para convenir los términos de la paz con justicia social. Invitamos a la sociedad colombiana a no desfallecer, unificar las lecturas y sumar esfuerzos en torno a la salida política que necesita Colombia; para que así nos dispongamos a participar en las definiciones de ese país que anhelamos y en el que soñamos y decimos que podemos caber todos.
Finalmente, desde Colombianas y Colombianos por la Paz, consideramos que ya son demasiados los muertos en nuestra patria y que debe cesar el derramamiento de sangre; y por ello continuaremos trabajando por lograr la paz con justicia social y no la paz ofrecida desde el establecimiento que la concibe como la paz de los cementerios o el confinamiento en las cárceles; ya que lo único que se obtiene con esto es la prolongación incesante de la guerra.

02 août 2011

Ce n’est pas à moi à dicter aux Colombiens ce qu’ils ont à faire, mais je vois mal comment leurs réseaux sociaux via facebook, à l’origine de la mobilisation populaire massive contre le terrorisme des FARC en février 2008, peuvent s’abstenir d’une nouvelle initiative, cette fois contre le maintien de la cour suprême de justice (CSJ), avec un référendum à la clef.

Les huit années du combat sans trêve mené par l’ex-président Alvaro Uribe (2002-2008) contre les tueurs des FARC viennent de s’effondrer comme un château de cartes avec la confirmation par cette CSJ de rejeter l’utilisation des ordinateurs de Raul Reyes, l’ancien n°2 des terroriste abattu le 1er mars 2008, malgré la validation de leurs contenus par Interpol, pour inculper les complices des rebelles.

L’appel du procureur général de Colombie Alejandro Ordonez contre la décision antérieure de la CSJ de refuser la prise en compte des données contenues dans ces ordinateurs, clefs USB et disques durs, a été rejeté hier par cette cour.

Une telle décision va permettre à tous les complices des FARC en Colombie, au plus haut niveau, non seulement d’échapper à la justice, mais aussi de porter plainte contre l’Etat colombien, et d’exiger d’exorbitantes réparations financières.

C’est le cas de l’ex-député Wilson Borja, un relais des FARC. Poursuivi pour sa complicité active avec la guérilla à partir des données trouvées dans les dossiers de Raul Reyes, son procès a été brutalement classé sans suite par la CSJ. Cette entité corrompue jusqu’à la moëlle (cf. mes archives) a justifié son archivage par « l’absence du protocole nécessaire, comme la présence d’agents colombiens et équatoriens de la police judiciaire dans le campement de Raul Reyes » quand l’attaque de l’armée colombienne a eu lieu contre le chef terroriste.

A-t-on vu la cour suprême des USA remettre en cause l’attaque mortelle contre le terroriste Ben Laden menée par les forces spéciales américaines, et suivie de la saisie de vidéos , sans la présence d’un officier de police judiciaire ou d’un procureur ?

Dans le cas colombien, comment l’opération Phénix contre Raul Reyes eût-elle pu se concrétiser si Bogota avait invité des policiers judiciaires équatoriens à monter à bord des hélicoptères colombiens, puisque tout démontre que le pouvoir de Quito était alors complice du maintien des FARC sur leur territoire ? Le campement de Raul Reyes se trouvait à mois de deux km à l’intérieur de l’Equateur, près de la frontière colombienne. J’en suis témoin, pour y avoir été en 2004.

Si le peuple colombien ne réagit pas avec une telle exigence pour un référendum pour la suppression de la cour suprême, non seulement Wilson Borja, mais demain l’activiste des FARC Piedad Cordoba, évincée de son siège au Sénat à partir des preuves contenues dans les ordinateurs de Raul Reyes, et tous les autres complices des massacreurs vont recouvrer leurs postes et gagner, à la place de la cellule qu’ils méritent dans une prison, des milliards de pesos ( soit des millions de dollars) aux dépens des victimes du terrorisme.

17 juillet 2011
Je vous transmets avec précaution cette information du site Colombia Reports, que je ne trouve ni sur le site de Piedad Cordoba ni sur les quotidiens colombiens.

L’ex-sénatrice, destituée l’an dernier de son siège par la justice de Bogota pour ses liens coupables avec le groupe terroriste des FARC, a évoqué mercredi dernier une « libération unilatérale » des 21 derniers officiers otages de cette guérilla, certains depuis plus de 12 ans, à l’occasion d’une réunion avec les familles de ces martyrs.

Piedad Cordoba annoncera le 3 août, selon cette source, les détails sur cette libération unilatérale, suivie selon elle d’une négociation entrre le pouvoir et les FARC, sans préciser cependant si les rebelles feront état d’une quelconque exigence préalable avant ce processus.

Si cette nouvelle se confirme et se concrétise, Piedad Cordoba sera consacrée, selon moi, Prix Nobel de la Paix en novembre prochain, et retrouvera son siège de sénatrice. Dans le cas inverse, sa position deviendra intenable compte tenu des accusations contre elle révélées pour sa complicité avec les terroristes dans les ordinateurs de l’ex-n°2 des FARC, Raul Reyes, abattu le 1er mars 2008.

25 mai 2011

Il m’en coûte de revenir sur le nouveau drame de la Colombie, tombée aux mains des FARC via une justice à ses genoux, devant l’indifférence totale du petit président Santos et des grands médias internationaux. Il m’en coûte, car j’ai l’impression de cracher en l’air face à cette descente aux enfers.

La complice avérée des terroristes colombiens, Piedad Cordoba, n’a toujours pas été incarcérée malgré la pléiade de preuves contre elle pour ses liens avec les FARC, mais j’apprends que l’ex-présidente du Sénat, Nancy Patricia Gutierrez, qui l’avait combattue au Congrès pour son action contraire à la loi, va être arrêtée, pour l’utilisation présumée d’écoutes téléphoniques contre elle, tout à fait normales dans un pays confronté au terrorisme.
C’est le monde à l’envers en Colombie, sans aucune réaction de médias complices d’un tel bafouement de la démocratie.
Qu’attendent les Colombiens pour se révolter contre cette dictature d’une justice aux mains des terroriste et des narcos, comme je l’ai ici démontré à maintes reprises ?

Voici ce que j’ai trouvé dans les médias colombiens sur Nancy Patricia Gutierrez:

La excongresista, en compañía de su abogado, Carlos Arturo Gómez Pavajeau, se notificó oficialmente de la medida de aseguramiento por tráfico de influencias que fue revelada en primicia por Caracol Radio.

La congresista afirmó que no pidió la información al DAS de manera ilegal, ya que la solicitud fue oficial para el debate que se adelantó en marzo del 2008, que buscaba establecer los motivos de las ausencia de Piedad Córdoba.

« Esta es una determinación provisional, la controversia sigue, la discusión probatoria se mantienen y eso es lo que vamos a hacer con mi defensa, demostrar efectivamente que yo tengo la razón, que soy inocente, que he actuado conforme a la ley con las competencias que me da la ley quinta que le permite a los congresistas pedir información », dijo la excongresista.

Así mismo, aseguró que en ningún momento se manejó información reservada, ya que no hay una ley que considere que la información de las salidas y entradas del país de la exsenadora Còrdoba era reservada

Manifestó que en lo personal la medida de aseguramiento representa un hecho doloroso, pero afirmó que cree que quienes deben estar en la función pública tienen la obligación y están llamados a dar las informaciones que se requiera.

Aseguró que está dispuesta, como siempre, ha explicar su conducta, que nunca ha estado al margen de la ley.

Ordenan detención de Nancy Patricia Gutiérrez por ‘chuzadas’

Como lo había anticipado Caracol Radio, la Corte Suprema de Justicia le dio casa por cárcel a la excongresista por el escándalo de las interceptaciones ilegales

La Sala Penal tomó la determinación al encontrar indicios en contra de la expresidenta del Congreso, quien pidió al DAS información reservada sobre las entradas y salidas del país de la senadora Piedad Córdoba.

En este caso, la congresista viene señalando que ella requirió esta información para desarrollar una sesión plenaria de control político a la congresista Córdoba en marzo de 2008, ante sus múltiples ausencias al Congreso.

En la aproximas horas la Corte notificará la medida de aseguramiento a la excongresista para que el Inpec haga efectiva la detención domiciliaria en el lugar que determine la señora Gutiérrez.

Hay que recordar que la excongresistas tienen otro proceso pendiente ante la Corte Suprema de Justicia dentro del llamado proceso de la parapolítica, indagación que se encuentra en su fase preliminar.

El pasado 18 de mayo, Caracol Radio había anticipado que el proyecto presentado ante la Sala Penal pedía la detención de Gutiérrez Castañeda, porque presuntamente obtuvo de manera ilegal del DAS, información sobre un viaje de la exsenadora Piedad Córdoba a México.

La exsubdirectora del DAS, Martha Inés Leal, dijo ante la Fiscalía que entregó información a Nancy Patricia Gutiérrez sobre los seguimientos ilegales que le hicieron a Piedad Córdoba.

Esa información fue usada por Gutiérrez para un debate en contra de Córdoba, por su supuesta vinculación a la ‘farcpolítica’.

« La doctora María del Pilar me pidió entregar una información a la doctora Nancy Patricia Gutiérrez, quien en ese momento era presidenta del Senado, para que ella tuviera elementos que sustentaran un debate que le iba a hacer en el Congreso, en virtud de lo cual estuve en el apartamento de la senadora, donde le hice entrega de la información », declaró Leal.

21 février 2011

Le pesant et persistant silence des médias colombiens en dit long sur l’épisode des fausses coordonnées fournies par les FARC pour la remise de deux otages le 12 février à l’ex-sénatrice Piedad Cordoba, complice avérée des terroristes et privée de son mandat pour cette raison.

Le trouble épisode avait retardé de deux jours ces libérations, et permis, selon des informations explosives de Ricardo Puentes (periodismosinfronteras), l’exfiltration pendant cet intervalle du chef des FARC Alfonso Cano du canyon de las Hermosas, où il était cerné depuis des mois, vers une zone plus sûre. Les artisans d’une telle mission ne seraient autres que les pilotes brésiliens de l’hélicoptère chargé de transporter les deux otages, et Piedad Cordoba, avec  les agents du CICR à bord.

Les présomptions se sont accumulées avec les mensonges successifs de l’ex-sénatrice, les contradictions du président Santos, les affirmations de sources au journaliste Ricardo Puentes, et le black out de la presse sur cette affaire.

Cet affaire sent mauvais. Le président Santos, comme pour se démarquer de l’opération Cordoba qu’il avait autorisée contre toute logique, avait dénoncé un « show médiatique » dans la « farce de la libération au compte-gouttes » de deux autres otages deux jours avant ce scandale. Quand il a appris le retard dans la nouvelle opération, il a reconnu « possible » la mise à profit de l’incident par les FARC pour exflitrer Cano. Son vice-président, Angelino Garzon, avait même avancé que cette hypothèse était vraie, selon ses sources militaires. Santos avait ensuite fait marche arrière, pour dire que Cano sentait « son souffle sur sa nuque » et qu’il était activement pourchassé.

Piedad Cordoba a aligné les mensonges. Elle a d’abord invoqué des raisons climatiques pour justifier la non libération, avant de mettre eu cause une petite rayure sur le papier des FARC localisant le lieu des libérations, et qui aurait induit en erreur les pilotes brésiliens. Tout commandant de bord – on attend avec impatience les commentaires du commandant José – ne manquera pas de s’écrouler de rire devant une telle blague. Un lieu est donné en degrés de latitude et longitude, et une rayure, au demeurant invraisemblable sur le papier préparé par les FARC pour un tel événement, n’aurait jamais pu influer sur les chiffres.

Une semaine après cet épisode, on constate que :

-      ni Piedad Cordoba ni Santos ni Brasilia n’ont expliqué pourquoi l’ex-sénatrice s’était rendue au Brésil avant l’incident pour y évoquer ces libérations par un hélico brésilien.

-      Le pouvoir colombien, ni le Brésil ni le CICR n’ont apporté aucun éclaircissement sur ce qui s’est vraiment passé.

-      La presse se tait et ne pose aucune question. En temps normal, l’hebdo Semana, dont le directeur est un autre Santos, aurait fait sa Une sur l’ex-sénatrice et le jeu sinistre des FARC.

S’il est confirmé que Cano a été exfiltré dans ces conditions, c’est un cataclysme politique qui éclatera.

Mon hésitation à évoquer plus tôt ce possible scandale provenait de l’absence de preuves dans ce qui m’avait été annoncé comme une réalité par certaines de mes sources, insuffisamment recoupées pour en faire une nouvelle. Mais des assurances m’ont été données que cette version des faits était la bonne.

15 février 2011

Tout est dit dans cet article en espagnol que je n’ai pas le temps de traduire, sur les mensonges des FARC qui ont donné de fausses informations au CICR pour la libération de deux otages dimanche malgré l’accord prévu avec le pouvoir.

Les deux otages n’ont pas été libérés, et les terroristes ont profité de cet imbroglio, en l’absence de forces de l’ordre contraintes de rester dans leurs casernes, pour permettre à leur chef Alfonso Cano d’être exfiltré dans une zone sécurisée.

Même le vice-président Angelino Garzon, ancien syndicaliste, a dénoncé le « mensonge » des FARC et cette fuite du chef terroriste.

Quand les deux derniers otages en question seront libérés, le président Santos a déjà annoncé qu’il « réviserait » sa politique en la matière. Elle laisse prévoir une exclusion de Piedad Cordoba, ex-sénatrice complice des FARC, de tout contact ultérieur avec les terroristes.

Voici le texte en espagnol sur cette nouvelle journée des dupes :

El Gobierno Nacional se reúne con los delegados del Comité Internacional de la Cruz Roja, CICR, para buscar alternativas que permitan reactivar la liberación del mayor de la Policía, Guillermo Solórzano, y el cabo del Ejército, Salín Sanmiguel, en poder de las Farc, tras aclarar que aún no ha dado luz verde al proceso.

El Ejecutivo indicó que todavía no ha autorizado la reanudación del operativo para liberar a los dos miembros de la fuerza pública en poder de las Farc, que no pudieron ser recogidos este domingo porque al parecer la guerrilla entregó unas coordenadas erróneas del lugar donde estaban.

En un comunicado, el Gobierno afirmó que « está a la espera » de reunirse con miembros del CICR « para recibir toda la información de lo sucedido en la jornada de ayer y sólo después de eso se tomará una decisión con respecto a los operativos de liberación ».

Christophe Beney, delegado del Comité Internacional de la Cruz Roja, CICR, y la ex senadora Piedad Córdoba han coordinado la misión humanitaria que del miércoles al domingo pasado devolvió la libertad a cuatro seceustrados de las Farc, a bordo de helicópteros facilitados por Brasil.

En tres fases realizadas los días 9, 11 y 13 de febrero, las Farc entregaron a los concejales Marcos Baquero y Armando Acuña, al infante de Marina Henry López y al policía Carlos Alberto Ocampo.

Sin embargo, los responsables de la misión no pudieron recoger al mayor Solórzano y al cabo Sanmiguel, por un supuesto error en las coordenadas que las Farc entregaron a Córdoba.

El interlocutor del Gobierno para las liberaciones, Eduardo Pizarro, denunció que Solórzano y Sanmiguel no fueron entregados a la misión humanitaria porque no estaban en el lugar que había dicho la guerrilla.

Las Farc engañaron a Colombia: Vicepresidente

Entre tanto, el vicepresidente de la República, Angelino Garzón, criticó a la guerrilla de las Farc por el suministro equivocado de las coordenadas para la entrega de dos secuestrados en Tolima y aseguró que ese grupo quedó en deuda con el pueblo colombiano.

« La guerrilla de las Farc ayer quedó en deuda y le hizo un engaño a la población de Colombia, porque ellos se habían
comprometido desde el 8 de diciembre a liberar a cinco personas. El Gobierno de Brasil y el CICR fueron al sitio suministrado por ellos y allí lo que hubo fue un engaño. Por eso tenemos que exigirles que hoy mismo entreguen estos dos uniformados y la entrega sin ningún tipo de condiciones de todas las personas secuestradas, así como el cese de la práctica del terrorismo y del secuestro », aseguró Garzón.

También sostuvo que de acuerdo con información de inteligencia militar, la guerrilla habría sacado de la zona del departamento del Tolima a su líder « Alfonso Cano ».

Ante la posibilidad de que haya una reanudación del operativo de entrega de los dos uniformados, así como de autorizar a la ex senadora Piedad Córdoba de reunirse con las guerrillas, manifestó que la decisión queda en manos del Presidente.

« El presidente Juan Manuel Santos le cumplió al país, al facilitar la actividad de Piedad Córdoba, del Gobierno de Brasil, del Comité Internacional de la Cruz Roja y todos los mecanismos para que la guerrilla le cumpliera a Colombia, pero ellos ayer le incumplieron al pueblo, engañaron al pueblo y se burlaron de los familiares de quienes iban a ser liberados », afirmó Garzón.

13 février 2011

Complice des FARC et destituée pour cette raison de son poste de sénatrice en 2010,  cette pasionaria du terrorisme colombien sent arriver le vent du boulet présidentiel contre ses prétentions à mener le bal, au profit de la guérilla, avec sa supplique ce soir pour continuer son dialogue avec elle.

Le chef de l’Etat colombien, Juan Manuel Santos, a pris un coup de sang hier devant « la farce » et le « show médiatique » des « libérations au compte-goutte » de leurs otages par les FARC, avec la médiation de Piedad Cordoba qu’il avait autorisée au préalable.

Santos n’a pas apprécié, lors de la libération en cours de six otages, de voir l’un d’entre eux sortir de la jungle en costume cravate, comme s’il sortait d’une surprise-partie, pour faire oublier le calvaire subi par les séquestrés, certains d’entre eux toujours enchaînés depuis prés de 14 ans !

Même s’il n’a pas nommé l’ex-sénatrice dans ce violent réquisitoire, suivi de son annonce d’une « révision » de ces processus, nul n’ignore que le camouflet à venir vise cette femme au turban acharnée à défendre les positions des FARC.

Le contenu des ordinateurs de Raul Reyes (ex-no 2 des terroriste abattu en 2008 par l’armée) ont mis au jour cette complicité active de Cordoba, comme sa suggestion en 2007 de « ne pas libérer Ingrid Betancourt » (sauvée par un commando des services secrets colombiens le 2 juillet 2008).

Piedad Cordoba a demandé dimanche au président colombien, dans un entretien au quotidien El Tiempo, de pouvoir continuer à dialoguer avec les guérillas. Pour ne pas être évincée d’un éventuel dialogue de paix, elle annonce un « événement important » en mars, mais qui ne sera pas la libération des 18 officiers colombiens aux mains des FARC.

« La seule chose que je souhaite est que le président m’autorise à parler avec les guérillas. S’il le fait, je vous garantis qu’il y aura des résultats », assure-t-elle sans apporter aucune précision.

Ce chantage voilé laisse entendre qu’elle seule peut dénouer un conflit armé vieux de 47 ans entre les FARC et la démocratie colombienne, et l’amène à se comparer à Mandela : « je ne cherche pas un poste au gouvernement, mais une place dans l’Histoire », s’avance-t-elle à avouer.

On attend avec impatience les décisions de Santos quant à la « révision » de sa politique en la matière, mais nul doute que l’Etat-major de l’armée n’a pas dû apprécier les conditions de la remise en liberté des six derniers otages, dans un triangle compris entre les villes de Villavicencio, Ibagué et Florencia. Selon Fernando Londono, ancien ministre de la Défense d’Alvaro Uribe, cette opération s’est faite « dans une zone démilitarisée, avec la troupe cloîtrée dans ses casernes, pendant 36 heures ».

11 février 2011

Les terroristes colombiens, laminés par l’armée, ont repris la main sur le tapis vert politique face au nouveau président Juan Manuel Santos, un faux dur sur le point de négocier avec eux dans un nouvel aveuglement du pouvoir.

Trois otages des FARC ont été libérés cette semaine, et deux autres le seront lundi, avec pour intermédiaire l’ex-sénatrice complice de la guérilla, Piedad Cordoba, agréée par le chef de l’Etat pour cette opération.

Six autres Colombiens ont été enlevés cette même semaine par les FARC. Santos a avoué avoir hésité à remettre en question l’accord sur la libération des cinq otages quand il a appris ces nouvelles séquestrations. Mais il a avalé sa cravate.

Devant sa faiblesse, les FARC ont repris la main, encouragées par la disposition du président à négocier sans exiger le préalable de la libération de tous les otages de la guérilla, ainsi que je vous l’avais signalé ici.

Une commission de paix vient de s’autoproclamer comme telle à la Chambre des représentants, avec pour porte-parole Ivan Cepeda, un acolyte de Piedad Cordoba, réputé lui aussi pour ses liens avec les FARC. Nul ne sait qui a désigné les 13 membres de cette « commission ». Aucun média colombien n’a posé la question.

Cette stratégie s’intégre dans le processus en cours, encore secret, d’un possible engagement de négociations entre le pouvoir et les FARC. Les rumeurs évoquent même la France ou l’Espagne comme cadre à de tels entretiens, avec le vice-président Angelino Garzon, ex-leader syndicaliste, en charge de représenter l’Exécutif.

A suivre donc…

18 janvier 2011

En Colombie, l’intronisation du nouveau président Juan Manuel Santos en août 2010 a soudainement éteint la virulente campagne de la gauche complice des terroristes FARC contre une présumée « fosse commune » avec 5.000 victimes innocentes de l’armée sous la gestion d’Alvaro Uribe.

Aucun des « grands » médias colombiens ne daigne se pencher sur ce symbole de la désinformation, pour la bonne raison qu’ils l’ont véhiculée sans aucune enquête. 

Un an plus tôt, la propagande terroriste des FARC, alimentée par leur favorite, l’ex-sénatrice Piedad Cordoba, Gloria Inès Ramirez, ainsi que leurs relais Ivan Cepeda et le curé Javier Giraldo, avait dénoncé l’existence d’une telle fosse commune avec 5.000 cadavres à la Macarena, à 400 km au sud-est de Bogota, près d’une base militaire. L’objectif évident, et réussi, visait à empêcher ainsi, par une campagne médiatique internationale, une nouvelle réélection d’Alvaro Uribe à la présidence de la Colombie.

Dans les faits, ce lieu de sépulture abrite pas plus de 400 tombes,  séparées les unes des autres, avec une croix ou une planche en bois pour les situer, avec la date de l’inhumation. L’armée a déjà fait savoir qu’il s’agissait de guérilleros tués au combat contre la troupe. 

S’il s’agissait d’un « génocide », comme le clament les partisans du terrorisme, on a peine à imaginer que l’armée inhume séparément, avec ces identifiants, des victimes innocentes près d’une base militaire ! Quand un rebelle est tué, il n’a pas de papiers d’identité sur lui, et s’il est récupéré par les siens, on connaît son devenir : les terroristes extraient ses viscères et plombent le cadavre de pierres avant de le jeter dans une rivière pour disparaître à jamais. L’armée, elle, a inhumé les guérilleros anonymes tués au combat avec les seuls éléments dont elle disposait : la date de leur décès. 

Si les complices des FARC ont soudainement cessé de dénoncer cette « fosse commune » qui n’existe pas, c’est pour une raison tactique. Ils lâchent du lest face au successeur d’Uribe, Juan Manuel Santos, qui a pris ses fonctions en août 2010, dans l’attente d’un éventuel agenda de négociation favorable à leurs objectifs. Et ils ont déjà engrangé un premier succès, avec l’accord donné par le nouveau chef de l’Etat à la guérilla pour une médiation de Piedad Cordoba dans la libération, apparemment imminente, de cinq de ses otages militaires.

Juan Manuel Santos n’a pas la trempe de son prédécesseur. Il joue la partition du diplomate (face au soupe-au-lait qu’était Uribe), ce qui n’est pas négatif, aligne les whiskies au jour de l’An ainsi qu’il le fait savoir dans un répugnant reportage-sucette d’El Espectador (Uribe ne buvait que de l’eau), ce qui n’est pas vraiment positif, et surtout fait ami-ami avec Hugo Chavez – comme s’il ignorait que le but du dictateur vénézuélien vise non pas à lui livrer les chefs des FARC réfugiés chez lui comme il lui a promis, mais à annexer la Colombie dans une grande patrie communiste -, remet sur les rails cette Piedad Cordoba qui devrait déjà moisir en prison si la justice existait en Colombie, et, last but not least, réhabilite le corrompu et banni aux USA Ernesto Samper avec la nomination comme avocat général de la ténébreuse Viviane Morales, complice de cet ex-président financé par la mafia de la cocaïne avant son élection en 1994.

D’avance, je puis vous dire que les terroristes des FARC ne tarderont pas, une fois les cinq otages libérés, sur les 17 officiers qu’ils gardent en otages (depuis 13 ans pour certains. Oui, 13 ans !), à faire monter les enchères. Le roi est nu, et les tueurs l’habilleront pour l’hiver. A suivre…

Catégories
Archives