PEDOCIDE

24 janvier 17

Ne nous endormons pas sur nos lauriers après l’abdication de Roman Polanski aux Césars. Ce n’est pas seulement une victoire des féministes, comme la presse tend à le faire accroire, mais de tous ceux qui combattent les violences sexuelles contre les mineurs.
Et cette lutte est loin d’être gagnée.
Les négationnistes de la pédocriminalité déversent une torrent de boue en ce moment dans leurs commentaires sur le renoncement de Polanski, tels que « fascisme, antisémitisme, inculture, femmes connasses, nazis, fachosphère », et j’en passe.
C’est un véritable mur pédocide qu’il va falloir abattre. Ce siège commence par l’obtention de l’imprescriptibilité pour les viols d’enfants, et c’est urgent, car le Parlement doit en principe adopter un nouveau texte avant la fin de la session en février. Sans une telle mesure, les victimes continueront à ne plus pouvoir porter plainte contre leurs prédateurs après avoir atteint l’âge de 38 ans.

 

13 janvier 17

Cette prof de 24 ans espérait bénéficier d’un sursis mais le juge de Houston a voulu « faire un exemple » face au grand nombre de cas similaires.
En France le prof de Chartres récemment incarcéré pour viol de mineur avait déjà été condamné à deux reprises mais… avec sursis.
Mais nom d.une pipe, qu’est-ce qu’ils apprennent à l’école de la magistrature ?

The Houston middle school teacher who got pregnant by her 13-year-old boy student has been sentenced to 10 years in prison. Alexandria Vera was hoping for…
NYPOST.COM

 

13 janvier 17
Une preuve de plus de l’insupportable laxisme judiciaire en matière de crimes sexuels sur mineurs. Cet individu sera donc libre dans 18 mois avec les remises de peine habituelles.
Un chef scout, qui plus est. Avec le juge de Houston, il aurait pris un max. On espère qu’il sera bien accueilli dans le quartier des « pointeurs » par les autres détenus.
Autre chose: la presse continue de ne pas donner l’identité des criminels sexuels et personne ne s’en formalise.

12 janvier 17

Coup de théâtre à l’assemblée nationale. Le projet de loi sur les délais de prescription pour les crimes et délits a été repoussé ce jeudi et une nouvelle lecture devra avoir lieu dans les deux chambres d’ici la fin février.
Toutes les associations de défense de l’enfance doivent mettre à profit ce laps de temps pour lancer une puissante campagne de lobbying auprès des parlementaires afin d’obtenir l’inclusion dans le texte de loi de l’imprescriptibilité des viols sur mineurs.
Le projet rejeté jeudi l’a été à cause d’un amendement socialiste refusant d’allonger de six mois à un an le délai de prescription pour les délits de presse sur internet.
Comme ce même projet prévoyait de maintenir à 20 années après la majorité la prescription pour les crimes sexuels sur mineurs, rien n’interdit au Parlement d’allonger ce délai dans le nouveau texte, voire d’adopter l’imprescriptibilité.
Une action collective est indispensable auprès de tous les élus pour faire valoir ce droit des victimes à porter plainte contre leurs prédateurs sans aucune limitation dans le temps.
Voyez ici dans L’Obs ce nouveau témoignage d’une victime qui n’a pu traduire son bourreau devant les tribunaux à cause de la date-limite actuelle.

 

 

8 janvier 17
Les parlementaires continuent de faire la sourde oreille à l’exigence des victimes pour cette imprescriptibilité puisqu´en seconde lecture jeudi les députés vont adopter le rapport de la commission des lois qui maintient à 20 ans le délai après la majorité pour porter plainte en cas de viol pendant l’enfance.
Ainsi donc toutes les victimes, comme Flavie Flament violee par David Hamilton, ne pourront poursuivre leur prédateur quand elles auront dépassé l’âge de 38 ans.
Mais Mme Flament ayant été récemment invitée par la secrétaire d’Etat à la famille à participer à une commission de conciliation sur le sujet, qui sait si un miracle ne va pas intervenir d’ici jeudi au sein du palais Bourbon. Il serait bon que l’animatrice de télévision intervienne en tout cas publiquement avant cette date pour nous tenir informés.
Ci-dessous une partie du rapport annuel publié par Le Figaro, puis un texte d’alerte de l’AIVI :
« Les viols ont augmenté de plus de 14 % en 2016. De 13.881 cas signalés et transmis à la justice en 2015, ces infractions sont passées à 15.848 l’an passé. Plus inquiétant encore, les victimes âgées de moins de 18 ans sont majoritaires dans ce triste bilan: 8184 ont été recensées ces douze derniers mois, contre 7416 l’année précédente. La hausse dépasse donc les 10 %. Ce qui conduit à déplorer aujourd’hui quasiment un viol de mineur par heure en France!
La géographie des atteintes laisse apparaître, pour ces enfants et adolescents, un nombre élevé de faits signalés dans le Nord (383 infractions), le Pas-de-Calais (233) ou la Seine-Maritime (213). »

Ensemble contre la prescription

Donnons-nous enfin la parole !

Mobilisation : Le 12 janvier, les députés ne voteront pas le rallongement de la prescription

Le 12 janvier prochain, les députés vont voter en deuxième lecture une proposition de loi sur la prescription pénale. Après les sénateurs et pour la deuxième fois, députés ne voteront pas le rallongement de la prescription des crimes et délits sexuels sur mineurs. Sourdes au principal argument de l’AIVI justifiant ce rallongement, à savoir la prévention de la pédocriminalité sur mineur, les deux assemblées sont tombées d’accord pour oublier les enfants victimes, et ce tous partis confondus.

Pour justifier cette décision, le surcoût d’une telle mesure est avancé, de 3,7 à 9,3 millions d’euros. Autre argument, la difficulté de prouver les faits longtemps après. Pourtant c’est bien souvent le contraire, le temps passant, le nombre de victimes d’un même agresseur augmente. D’autres diront que rallonger la prescription serait une réponse « à une attente médiatique » (Mézard) ou qu’il faut maintenir les délais actuels pour prévenir les erreurs judiciaires (Richard). Pour le ministre de la justice, Jean Jacques Urvoas, « Il ne faut pas exposer les victimes à des espoirs illusoires de reconnaissance par la justice de leur qualité de victime au risque d’aggraver leurs blessures et de les empêcher de soigner le traumatisme subi ».

Des arguments d’un autre âge qui ne sont pas supportables quand il s’agit de protéger nos enfants contre ces crimes extrêmement destructeurs. Les parlementaires et le gouvernement n’évoquent même pas les plaintes qui aboutiraient à une condamnation d’un criminel capable de faire plusieurs dizaines de victimes dans sa carrière d’agresseur sexuel ! C’est oublier que certains criminels avouent leurs crimes, qu’avec les témoignages de leurs nombreuses victimes, on peut les condamner même trente ans après afin qu’ils arrêtent de violer des enfants.

Alors aujourd’hui plus que jamais, il faut se mobiliser. Nous vous invitons à vous exprimer auprès de vos députés. Le vote a lieu le 12 janvier 2017.

 

6 nov 16

Merci à l’expert Marie Christine Gryson pour cette enquête. C’est une victoire de taille pour tous ceux qui dénoncent depuis longtemps le recours en justice à ce faux concept du syndrome d’aliénation parentale (SAP) pour nier la parole des enfants victimes de viols et attribuer leurs accusations à une manipulation de leur mère. Le Sap, inventé par le pédophile américain RIchard Gardner, qui s’est suicidé de 18 coups de couteau, est couramment utilisé dans les tribunaux français, y compris par des juges, pour traiter les enfants de menteurs ou leur attribuer de « faux souvenirs ».
Le ministère des familles va donc proscrire le SAP, mais rien n’est prévu pour sanctionner ou poursuivre ceux qui auront désormais recours à ce faux syndrome. L’un de ses adeptes en France n’est autre que Paul Bensussan. Ce psy, qui n’avait jamais vu aucun des enfants d’Outreau, avait mis en cause leur crédibilité dans son audition devant les assises de 2004.
Voyons le verre a moitié plein plutôt qu’à demi vide: rien n’interdira aux parties civiles désormais d’intenter une action contre tout recours au SAP dans un proces.

09 décembre 2016

Une fois de plus, la presse française se distingue par son allergie récurrente à faire ses titres sur cette abomination. Elle préfère les réserver au Football-Leaks sur les fraudes fiscales de vedettes du ballon rond comme Ronaldo ou Pogba….

La seule révélation de l’ancien joueur de football anglais Andy Woodward sur les viols répétés commis par son entraîneur, quand il avait entre 11 et 15 ans, a suffi à libérer en trois semaines la parole de centaines d’autres victimes dans le plus grand scandale d’abus sexuel au cœur du football britannique.

88 suspects présumés ont déjà été détectés par la police, 350 victimes ont dénoncé les crimes subis, et 98 clubs ont été cités par eux. Ce n’est à l’évidence qu’un début.

Aujourd’hui âgé de 43 ans, Andy Woodward a été violé de 11 à 15 ans par son entraîneur Barry Bennell, et a cessé de jouer comme professionnel à 29 ans. Il l’a révélé au quotidien The Guardian le 16 novembre dernier. Ces infamies l’avaient traumatisé, et il souffrait de crises de panique. « Je mourrai heureux si j’ai ainsi réussi à éviter que d’autres enfants soient victimes de viol comme moi », a-t-il déclaré. Comme ses autres compagnons, il a confié que jusqu’ici il avait « enfermé ce trauma derrière sa tête ».

Cinq anciens joueurs, dont deux ex-internationaux, tous de plus de quarante ans, ont par la suite révélé à la télévision, en pleurant aux côtés d’Andy Woodward, avoir été violés à de multiples reprises par Bennell quand il était leur entraîneur à Crewe, dans le nord-ouest du pays.

Vingt-quatre heures après le suicide du pédocriminel David Hamilton à Paris le 25 novembre, Barry Bennell avait été retrouvé inanimé au nord de Londres après une probable tentative de mettre fin à ses jours, puis hospitalisé.

Le courage de Woodward doit inciter les victimes du véritable pédocide en cours en France, tétanisées par la peur et/ou la honte, a suivre son exemple et à extirper ce cancer de l’âme qui les ronge.

 

26 octobre 16

Le photographe anglais, célèbre pour ses sulfureuses photos de fillettes nubiles, a été accusé par Thierry Ardisson, qui l’a traité « d’enculé » pendant sa dernière émission de TV « Salut les Terriens », d’être l’auteur du viol à 13 ans de Flavie Flament. L’animatrice de télévision était présente sur le plateau pour présenter son livre où elle révèle ce viol sans donner le nom du prédateur.

Le mis en cause, 83 ans, vient de réagir à cette accusation sur le site belge SudInfo :

« J’ai pris connais­sance des propos diffa­ma­toires circu­lant à mon sujet depuis plusieurs jours dans certains médias, en ce compris sur des réseaux sociaux. Des jour­na­listes n’ont pas hésité à rappor­ter d’abomi­nables diffa­ma­tions, nées d’insi­nua­tions et/ou inter­pré­ta­tions formu­lées par l’une ou l’autre personne, anonyme ou non, à l’occa­sion de la promo­tion d’un ouvrage au sujet duquel aucun de ces jour­na­listes n’a relevé que ledit ouvrage se présente sur sa seconde couver­ture comme étant un roman, à savoir une œuvre de fiction. »

Le photo­graphe se dit « tota­le­ment indi­gné » par « l’absence totale de respect de [sa] présomp­tion d’inno­cence et par la volonté à peine dissi­mu­lée de certains de s’ériger en juges ou procu­reurs de la rumeur, si prompts à jeter les pires suspi­cions à [son] égard, sans ne rien cher­cher d’autre que le scan­dale, afin de pour­suivre leurs noirs desseins ». Décidé à se défendre, David Hamil­ton envi­sage d’avoir recours à la loi pour préser­ver son nom : « Je me réserve le droit le plus absolu de dili­gen­ter, en temps voulu, toutes les actions utiles et néces­saires à la défense de mon honneur et de ma répu­ta­tion, ainsi qu’au respect de la déon­to­lo­gie jour­na­lis­tique la plus élémen­taire. Je ne commen­te­rai plus ample­ment les compor­te­ments crimi­nels qui me sont impu­tés par certains et desquels je n’ai jamais été l’auteur ».

 

16 octobre 2016

 

Elle en a trop dit et pas assez, cette ancienne animatrice de télé, âgée de 42 ans. Dans un livre à paraître, Flavie Flament révèle avoir été victime à 13 ans d’un viol commis par un photographe célèbre, mais refuse de dévoiler son identité « à cause de la prescription ».

 

Sa justification, dans la revue « Elle », effraie : « Je ne peux donc ni prononcer son nom ni l’écrire. En revanche, je suis persuadée que je ne suis pas sa seule victime. Ce que je ne peux pas faire, j’espère que d’autres le pourront encore. C’est ma façon de consoler la petite fille que j’étais et de restaurer la position de victime qui lui a toujours été niée. Si on m’avait écoutée, comprise, soutenue, je n’aurais pas eu besoin d’écrire un livre. J’espère que d’autres prendront la parole. Et que nous pourrons nous consoler les unes les autres. »

 

Madame Flament, contrairement à vos espérances, vous n’avez pas rendu service aux centaines de milliers de petites victimes chaque année en France de prédateurs sexuels, avec un tel silence.

 

Lisez les commentaires des internautes sur vos déclarations aux médias ! Ils se moquent de vous et glosent sur votre sincérité, voire votre complicité implicite, ce qui est insupportable. Mais c’est le résultat de votre mutisme. S’il vous a été imposé par votre éditeur ou un avocat, rien ne vous empêche d’y mettre fin maintenant sur la place publique.

 

Donnez le nom de ce criminel, et le scandale déclenchera enfin un débat sur le pédocide commis impunément en France. Il faut imposer l’imprescriptibilité des viols sur mineurs (la prescription intervient aujourd’hui à l’âge de 38 ans).

 

Votre violeur sera condamné à une prison pire qu’une cellule : la mise au ban de la société. Il rentrera dans un trou de souris, ou plutôt dans son trou à rat, s’il ose vous poursuivre dans un prétoire où vous serez acclamée par les associations de défense des enfants, je vous le garantis.

 

Prenez exemple sur ces quinquagénaires de la région lyonnaise qui ont eu le courage cette année de dénoncer nommément et publiquement, malgré une prescription plus ancienne que la vôtre, le prêtre qui les avait violés pendant leur enfance…

04 août 2016

Les politiciens pédophiles anglais peuvent dormir ou mourir tranquilles grâce à l’enlisement de l’enquête officielle (concernant  Westminster), dont les trois présidentes successives depuis 18 mois ont démissionné, la dernière ce jeudi, Dame Lowell Goddard, une haute magistrate néo-zélandaise.

Aucune raison n’a été fournie par la juge pour justifier son abandon d’un poste qui lui a rapporté en un an, moins 74 jours de vacances et voyages, plus de 600.000 euros plus les frais.

Le choix d’une étrangère appartenant  à un pays membre du Commonwealth avait été  fait par la ministre de l’Intérieur de l’époque, Theresa May, devenue Premier ministre le mois dernier, face aux conflits d’intérêt découverts chez les deux prédécesseurs de Lowel Goddard, contraintes à la démission grâce aux mises en cause des médfias.

Cette vaste enquête publique indépendante concerne des accusations de pédophilie impliquant des responsables politiques et des institutions publiques dans les années 1980-90 au Royaume-Uni. Elle avait fait suite à des révélations de presse confirmées par les ministères concernés ayant montré que 114 dossiers relatifs à des accusations de sévices sexuels infligés à des enfants entre 1979 et 1999 avaient disparu. L’un de ces dossiers porte sur l’implication de députés et d’autres personnalités politiques dans un réseau de pédophilie.

La première présidente de la comission d’enquête, Elizabeth Butler-Sloss, a ainsi dû renoncer parce que son frère Michael Havers, procureur général dans les années 80, a été accusé d’avoir tenté d’empêcher un ancien parlementaire de rendre publiques des accusations de sévices sexuels. La seconde présidente, Fiona Woolf, avait dû également partir en raison de ses « liens avec l’Establishment », notamment avec Leon Brittan, ancien ministre de l’Intérieur suspecté de pédocriminalité, et décédé l’an dernier.

Pour éviter toute nouvelle accusation de connivence, la juge néo-zélandaise Lowell Goddard avait été nommée en février 2015 pour mener cette enquête, expliquant devant les députés britanniques n’avoir aucun lien avec l’Establishment du pays.

«C’est l’enquête publique la plus importante et la plus ambitieuse de l’histoire de l’Angleterre et du Pays de Galles», avait-elle fait valoir, appelant toutes les victimes à se faire connaître. Reconnaissant que la tâche était «immense», la juge avait  précisé  «qu’un enfant sur 20 en Angleterre et au Pays de Galles a été agressé sexuellement». «Les chiffres véritables pourraient être pires que les estimations officielles», avait-elle ajouté.

L’enquête officielle 2016 de l’Office national de la statistique à Londres, publiée sur mon site tout à l’heure, révèle que 7,1% des Anglais et Gallois ont été victimes de viols dans leur enfance.

En mars 2015, la police des polices britannique avait également ouvert une enquête à la suite de plaintes accusant des policiers d’avoir couvert les agissements d’un réseau de pédophiles impliquant des responsables politiques et des institutions publiques dans les années 1970-2000. Une autre enquête de la police est en cours sur les agressions sexuelles d’enfants qui auraient été commises au cours de ces années. En décembre, une victime présumée, identifiée sous le nom de Nick, avait raconté aux enquêteurs comment lui et plusieurs autres garçons étaient conduits à différentes adresses de Londres et de sa périphérie, y compris sur des bases militaires, où ils étaient agressés sexuellement par des groupes d’hommes. Il avait aussi accusé des députés et d’autres personnalités de premier plan d’être liés au meurtre de trois enfants âgés de 7 à 16 ans.

Aucune de ces enquêtes n’a abouti jusqu’ici.

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