OUTREAU

 

26 mai 2015

Même si je ne suis pas à Rennes, je suis de près le procès de Daniel Legrand fils aux Assises. Je viens de diffuser ici deux copies du dossier Outreau (30.000 pages de cotes judiciaires et rapports) que MOI j’ai lu, à la différence des pseudo-journalistes qui pérorent dans les gazettes et nous traitent maintenant de « complotistes »,après avoir osé nous qualifier de « révisionnistes » et même, horreur, de « négationnistes ».

Eric Dupond-Moretti, avocat de la défense, vient de dire en audience cet après-midi que « moi je ne suis pas certain que les complotistes vont s’arrêter là ».

Non, Monsieur, personnellement, je ne vais pas m’arrêter là. Je ne suis pas un complotiste, mais un journaliste qui a découvert les horreurs d’Outreau pendant une enquête longue de deux années pour mon livre « Retour à Outreau – Enquête sur une manipulation pédocriminelle ».

Je les ai relatées, sans diffamer qui que ce soit. La preuve, s’il en faut une? Ni vous ni MM. Berton et Delarue ne m’ont poursuivi devant la XVIIe chambre à Paris (délits de presse).

Vous, je vous ai écrit à deux reprises, pour vous provoquer en duel pour un débat sur un plateau de télévision, mais vous n’avez pas relevé le gant. J’attends toujours votre réponse.

M. Delarue, lui, a sorti sa plume pour m’envoyer une lettre étonnante avec des noms d’oiseau au nom de son client, l’acquitté Alain Marécaux. Il m’y annonçait, après le délai de prescription, leur décision de ne pas me poursuivre « pour ne pas m’offrir un forum ». Je laisse mes lecteurs déduire le qualificatif pour une telle dérobade.

Messieurs les avocats de la défense, souhaitez-vous que je publie sur mon site internet www.jacquesthomet.com l’intégralité des 30.000 pages du dossier? Les lecteurs disposeront alors de tous les éléments pour découvrir où se cachent les vrais complotistes…

 

Rapport aveux DLF

26 mai 2015

Voici le lien

 

Lettre aveux DLF

13 mai 2015

Monsieur,

Dans un tweet, vous me traitez « d’imposteur révisionniste » à propos de ma lutte en faveur de la vérité dans les procès d’Outreau, avant le procès de votre client, Daniel Legrand fils, devant les assises des mineurs à Rennes le 18 mai.
Je ne m’abaisserai pas à jouer dans votre basse-Cour, avec le facile dicton sur « la bave du crapaud etc… ». Non, je préfère vous remercier pour la publicité gratuite que vous faites ainsi à mon livre « Retour à Outreau-Contre-enquête sur une manipulation pédocriminelle ».
Oui, je suis un « contestataire » de cette abominable machination, et non pas un « révisionniste ». Je vous somme de cesser d’utiliser à mon égard ce terme réservé à ceux qui nient l’extermination massive des juifs par les nazis. Quant aux vrais imposteurs, ils se trouvent dans votre camp, celui des avocats de la défense, avec derrière eux la tache indélébile de leur atroce conduite en audience face aux enfants violés. Vous oubliez que douze d’entre ces petites victimes, reléguées dans le box des accusés ( !) aux assises de Douai en 2004, ont été reconnues comme telles et indemnisées par l’Etat. C’est pour elles et contre les mensonges que j’ai mené ce combat.
La peur vous étreint avant ce nouveau procès, et vous perdez votre sang-froid. Si j’étais un imposteur, il fallait me poursuivre en diffamation en 2013 dans les trois mois après la publication de mon enquête. Mais vous n’avez pas osé. Pourquoi donc, si ces deux ans de travail constituaient une « imposture » ? Et demandez à vos deux collègues, Eric Dupond-Moretti et Frank Berton, pourquoi ils ont décliné ma demande d’interview avant l’édition de mon livre.

Jacques Thomet

NB Vous critiquez dans d’autres tweets ceux qui parlent d’Outreau sans avoir assisté aux procès. Non, je n’étais pas au procès de Saint-Omer en 2004, puisque je dirigeais à l’époque les bureaux de l’AFP en Colombie, au Venezuela et en Equateur. Ni les chefs des FARC, avant d’être abattus, ni le président Hugo Chavez, avant sa mort, que j’ai tous rencontrés, ne m’ont jamais réservé votre qualificatif diffamatoire, également utilisé par vous à l’encontre de Serge Garde et Marie-Christine Gryson.
Mais vous semblez ignorer qu’il n’est pas nécessaire d’avoir été présent à un procès pour en dénoncer les dérives et les erreurs. J’ai lu et étudié les 30.000 pages de cotes judiciaires, puis enquêté en France et à l’étranger de 2011 à 2013, à raison de dix heures par jour.
Emile Zola, un autre journaliste, n’était pas au procès d’Alfred Dreyfus en 1895, mais il a publié en 1898 sa célèbre lettre « J’accuse » dans l’Aurore après un long travail d’investigation. Grâce à elle, le capitaine devait être ensuite réhabilité après avoir passé quatre années dans le bagne de l’île du Diable près de Cayenne…

Exclusivité de mon blog : www.jacquesthomet.com

11 mai 2015

A une semaine du procès du fils Daniel Legrand devant la cour d’assises des mineurs à Rennes pour des viols présumés, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) à Strasbourg étudie une requête de partie civile visant à faire condamner la France pour « procès inéquitable » lors des assises en appel à Paris en 2005 sur les viols de mineurs commis à Outreau, selon des sources proches du dossier.

A l’issue des procès de Saint-Omer en 2004 et de Paris l’année suivante, 4 adultes accusés avaient été condamnés à la prison, et 13  autres – dont le fils Daniel Legrand – avaient été acquittés, au terme d’audiences iniques pour les 18 enfants violés, insultés par les avocats de la défense et confinés dans le box des accusés à leur place (Cf. mon livre « Retour à Outreau-Contre-enquête sur une manipulation pédocriminelle- Editions Kontrekulture-2013). Douze des enfants avaient été reconnus comme victime de viols et indemnisés, à hauteur de 25.000 euros chacun en moyenne, contre 300.000 euros pour chacun des acquittés.

Les assises de Rennes vont juger du 18 mai au 5 juin le fils Legrand, âgé de 34 ans aujourd’hui, pour les viols présumés commis avant 1999 sur les quatre enfants du coupe Myriam Badaoui et Thierry Delay (deux des quatre condamnés), lorsqu’il était lui-même mineur, soit quinze ans après les faits.

La requête écrite de partie civile – qui a requis l’anonymat – a été admise pour étude par la Cour européenne des droits de l’homme, qui peut rendre ses conclusions à tout moment. Si la recevabilité de la plainte est reconnue, une instruction est ouverte, dans les conditions du contradictoire, avant qu’un arrêt ne soit pris par la Cour, en faveur ou non du plaignant.

Selon la requête déposée à Strasbourg, en vertu de l’article 6 de la CEDH, « le procès de la Cour d’assises de Paris a été totalement inéquitable. Le Procureur général, Yves Bot, et son adjoint, Yves Jannier, lequel avait faire taire les parties civiles durant le procès, ont organisé dans la salle des Assises, la veille de la dernière audience, une conférence de presse publique qui a été très largement relayée dans les médias nationaux. Ils ont présenté leurs excuses aux accusés avant que le jury de la Cour d’assises ne délibère le lendemain.

Les jurés de la Cour d’assises, qui pour la plupart ne sont pas des professionnels mais de simples citoyens, ont été directement influencés dans leur délibéré par cette intervention, très préparée, qui a été faite par deux très hauts magistrats qui se sont présentés à la conférence de presse.

Les jurés ont nécessairement eu connaissance de cette conférence de presse puisqu’ils ont regagné leurs domiciles avant le délibéré et avaient accès aux médias. C’était d’ailleurs l’objectif de ces deux magistrats: de faire pression sur la Cour d’assises afin d’obtenir avec certitude une décision d’acquittement général. Ceci a été rendu possible parce que le parquet général, en France, est dépendant du pouvoir politique. En effet, le Procureur général de Paris dépend du Directeur des affaires criminelles et des grâces qui lui-même prend ses instructions directement auprès du Ministre de la justice française.

Pression a été faite sur les jurés dans cette affaire pour faire acquitter des accusés au détriment de nos intérêts à nous, les victimes.

Cette même requête a invoqué également un délai de procédure déraisonnable dans le dossier du fils Legrand lorsqu’il était mineur, et jugé seulement en 2015. « (…) La Cour d’assises des mineurs ne s’est jamais réunie à ce jour. Une audience de première instance est prévue en mai 2015, soit plus de 14 ans après que la justice française eut été informée des faits de viols et plus de 12 ans depuis la clôture du dossier d’instruction. Pendant ces 12 années, que rien ne justifie, il ne s’est strictement rien passé d’un point de vue judiciaire. La seule explication à ce délai,  insupportable pour les victimes, c’est que le pouvoir politique a entendu étouffer l’affaire en attendant la prescription du dossier (10 ans) afin que Daniel Legrand fils ne soit jamais jugé. Un avocat de la défense a expliqué publiquement qu’un accord secret sur le dos des victimes, qui étaient toutes à l’époque mineures, a été fait à la demande du ministre de la justice, par l’intermédiaire du procureur général, pour que cette partie de dossier ne soit jamais audiencée.

Ce n’est qu’après une vive protestation de quelques victimes devenues majeures, auprès d’un nouveau ministre de la Justice, que ce dossier a été enfin pris en compte. Il semble que ce délai ait également été utilisé pour détruire des preuves. Les cassettes d’audition aux Assises des enfants victimes ont disparu.

Ce délai, parfaitement injustifié, a été intolérable pour les victimes qui, pour certains, ont multiplié les tentatives de suicide, et éprouvent aujourd’hui une profonde défiance envers la justice française. »

07 mai 2015

Onze jours avant le nouveau procès du fils Legrand devant les Assises de Rennes (du 18 mai au 5 juin), une équipe de 4 journalistes a consacré sur France 2, chaîne du service public, une insupportable émission à sens unique pour défendre l’accusé, accuser le justice et démolir en une phrase le juge Fabrice Burgaud dans ce qui est qualifié de « fiasco d’Outreau »..

Non seulement cette équipe n’a pas mis le nez dans le dossier de 30.000.pages, ce que j’avais fait pour mon livre Retour à Outreau-Contre-enquête sur une manipulation pédocriminelle, mais elle a présenté Daniel Legrand comme une victime injustement poursuivie.

Je rappelle à ces prétendus journalistes que le fils Legrand a été acquitté il y a dix ans pour les présumés viols commis quand il était adulte. Le nouveau procès n’est pas le même cas, comme le prétend son avocat. Il est accusé d’avoir commis des viols lorsqu’il était mineur.

Seul l’accusé, sa famille et son avocat ont eu droit à la parole. Aucune des parties civiles n’a été interviewée, ni Jonathan Delay, l’un des douze enfants victimes de viols à Outreau et indemnisés, ni ses avocats, ni l’ONG Innocence en Danger, à l’origine de l’action qui a permis à ce procès d’avoir lieu.

Cette absence totale de déontologie a été avalisée par les deux responsables de cette émission. Je rappelle que nous payons tous une redevance pour le service
public de télévision, et que nous sommes en droit d’exiger que ledit service exécute un travail impartial.

Affaire à suivre…

Pédocide : la peur des victimes ruine leur défense et renforce leurs violeurs
11 septembre 2014
Les pédocriminels vont se délecter à cette lecture. Leur puissance de nuisance est telle qu’elle clôt la bouche de leurs victimes, quand je leur demande de m’apporter des preuves sur leur martyre pour que je puisse en faire état.
On ne peut se battre contre des moulins, quand les ailes des sodomites tournent à plein régime, sans la moindre arme pour les abattre. Même Don Quichotte… disposait d’une lance…
Je ne vais citer personne ici, bien entendu, mais tous les derniers dossiers que j’ai reçus – encore la nuit dernière – sur de présumés abus sexuels contre des enfants n’existeront que lorsque j’aurai pu obtenir les preuves écrites des crimes : plaintes, dépositions, auditions, procédure Mélanie (obligatoire), signalements, certificats médicaux, de psy, etc. Or, ce n’est pas le cas.
Si les victimes et le ou les proches qui les défendent préfèrent se barricader dans leur silence, libre à eux. C’est leur choix. Mais je ne désespère pas d’une réaction même tardive, avant le nouveau procès du fils Daniel Legrand à Rennes en 2015.
Depuis deux ans, je relance les enfants violés à Outreau, précisément ceux qui n’ont pas été convoqués aux procès, pour qu’ils me contactent une fois adultes. Ils sont désormais 29 à avoir atteint la majorité. Aucun ne donne signe de vie. Là encore, j’attends, avec un espoir inébranlable.

09 septembre 2014

Soyons positifs. Le CSA vient de m’annoncer ce mardi, ainsi qu’à d’autres amis, la bonne nouvelle que voici:
« De : EMTVSOIR <EMTVSOIR@csa.fr>
Date : 9 septembre 2014 14:16
Objet : RE: [Ticket_EZ_CSA_66509] – Signaler un programme – Une émission TV en soirée
Bonjour,
Votre message a été transmis à la Direction des programmes du CSA.
Bien cordialement,
CSA – Service de l’information et de la documentation »

Merci au CSA pour cet accusé de réception et de transmission à la direction des programmes, même s’il n’intervient qu’au lendemain de la diffusion de « Présumé coupable » le 8 septembre à 20H45.

J’avais personnellement envoyé ma plainte au CSA le mercredi 3 septembre par courriel, donc cinq jours avant cette programmation, mais j’imagine que les Sages de l’audiovisuel n’ont pas que ce dossier à traiter, et n’ont pu intervenir à temps. Ne leur jetons pas la pierre.

Mais nul doute qu’ils prendront à cœur de faire rectifier le tir à FR3 sur cette erreur éthique de diffuser sans contrepartie un tel film contraire à la vérité sur le dossier d’Outreau, source d’un drame quotidien en France pour les enfants violés.

J’avais proposé à FR3 d’abord, dès le lundi 1er septembre, puis au CSA faute de réponse de la chaîne publique à ma suggestion, d’organiser après le film un débat contradictoire sur cette affaire, auquel j’étais disposé à participer sans rien exiger.

Cette option n’a pas été retenue par la chaîne, et le CSA vient seulement de se saisir de nos plaintes.

C’est donc avec l’espoir de voir un tel débat s’organiser prochainement sur Outreau en direct à FR3, aux mêmes heures de grande écoute, que nous attendons les conclusions du CSA, dans la patrie des droits de l’homme et des libertés.

03 septembre 2014

Vous pouvez écrire au CSA, ce que j’ai personnellement déjà fait, pour demander que le film Présumé coupable, sur l’huissier Alain Marécaux, prévu sur la chaîne publique FR3 le lundi 8 septembre à 20H45, soit suivi d’un débat contradictoire, ou alors reporté à une date ultérieure pour préparer l’organisation d’un tel débat. Il va sans dire que j’ai indiqué être volontiers disposé à y participer.
Un formulaire est disponible sur le site du CSA: www.csa.fr

 

18 août 2014

A partir de maintenant, et avant le nouveau procès d’Assises à Rennes en mai 2015 du fils Daniel Legrand, l’un des acquittés d’Outreau poursuivi pour les viols présumés commis contre des enfants quand il était lui-même mineur, je vous livrerai peu à peu des séquences sur le véritable scandale de ce dossier, qui ne fut pas une erreur judiciaire, mais un Tchernobyl de la vérité médiatique.

Voyons le cas de l’abbé Dominique Wiel, l’un des treize acquittés reçus en grande pompe (si j’ose dire) à l’Elysée en 2006. .

Mouillé jusqu’aux yeux, par une ribambelle de témoignages accablants d’enfants sodomisés, ce curé, à peine sorti des geôles, s’est mué en va-t-en-guerre d’une contre-vérité, sans être poursuivi par le Parquet, pour dénoncer le « mensonge » des enfants victimes de viols pourtant reconnus comme tels, pour douze d’entre eux, tous indemnisés par l’Etat.

Cet abbé devra au minimum aller à confesse, puisque la loi ne l’a pas frappé, pour demander pardon à son Dieu, on peut se demander lequel face à une telle avalanche de preuves contre lui. Ce serviteur d’un Dieu profane a même osé demander par écrit aux pauvres enfants violés de se rétracter !

Je rêve que ce faux apôtre me traduise devant la XVIIe chambre du tribunal de Paris, en charge des affaires de presse. Monsieur le Curé, vous aurez besoin d’anges de la garde face aux estocs que je vous réserve, en Cour ou au Pré-aux-Clercs, à l’heure qui vous conviendra, avec nos témoins.

Vous me donnez la nausée, et je n’aime pas voir impunie cette atteinte à ma santé physique, sans oublier le ravage psychique de vos petites victimes présumées.

Je vous jette mon gant. Le relèverez-vous ?

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