ONU

06 mai 2013

Je vous transmets un passage essentiel du bilan sur la pédocriminalité en France, publié en 2003 par le rapporteur de l’ONU, Juan Miguel Petit.

Dix ans après, on constate que dans de multiples affaires d’inceste dénoncées par les familles, et surtout les mères des victimes, la justice ne respecte pas les exigences de l’ONU.

Ces carences concernent notamment l’interdiction pour l’adulte présumé auteur de viol de rencontrer la petite victime sans la présence d’un superviseur tant que l’action judiciaire engagée après une plainte n’est pas achevée, et  également le droit pour un enfant victime de refuser de se rendre chez le prédateur présumé dans le même intervalle.

Vous noterez que ce rapport a été publié près d’un an avant le premier procès d’Outreau en mai 2004, et que depuis le « massacre » des enfants à Saint-Omer, la situation a empiré: les mineurs violés ne sont plus entendus dans l’immense majorité des cas.

 

Voici le passage du rapport en question :

Concernant la pornographie enfantine et les sévices sexuels sur enfant
81. Dans sa note préliminaire, le Rapporteur spécial indiquait qu’il ne considérait pas que les sévices sexuels sur enfant constituaient un phénomène plus courant en France que dans d’autres pays européens. Cela étant, l’existence d’un lien entre sévices sexuels sur enfant et utilisation d’enfants aux fins de la production de matériel pornographique est une question particulièrement complexe et les personnes en faisant état sont bien souvent accusées d’allégations mensongères. Le Rapporteur spécial constate pourtant que de nombreuses personnes ayant une responsabilité dans la protection des droits de l’enfant, en particulier dans le système judiciaire, continuent de nier l’existence et l’ampleur de ce phénomène et sont incapables d’admettre que nombre d’allégations d’abus sexuels puissent être vraies, accusant les personnes formulant de pareilles allégations d’avoir des arrière pensées politiques. Certaines mères, ONG et autres parties concernées sont quant à elles certes très promptes à imputer l’incapacité de certains éléments de l’appareil judiciaire à les aider au fait que ces éléments seraient eux-mêmes impliqués dans des réseaux pédophiles. Le degré de méfiance et de suspicion de part et d’autre est à l’heure actuelle tel que − même si le Rapporteur spécial a décelé une véritable volonté de la part de certains individus de répondre à ces préoccupations pour le bien des enfants − des progrès sensibles ne sont guère envisageables, à moins qu’une collaboration ne puisse s’instaurer entre le Gouvernement, l’appareil judiciaire, les ONG et les victimes.
82. À ce propos, le Rapporteur spécial accueille avec satisfaction l’information transmise par le Ministre délégué à la famille selon laquelle un projet de loi prévoyant la mise en place d’un observatoire national de l’enfant maltraité a été présenté en 2003 et débouchera sur l’institution d’un réseau national d’aide aux enfants, qui donnera lieu à une collaboration coordonnée entre policiers, médecins et autres groupes professionnels concernés.
83. Le Rapporteur spécial remercie le Gouvernement français pour les informations détaillées qu’il lui a transmises au sujet des procédures judiciaires et de la formation dispensée aux juges et aux procureurs pour les préparer à travailler avec les enfants et il recommande que tous les magistrats, y compris ceux en activité depuis de nombreuses années, suivent cette formation. À cet égard, des ressources adéquates devraient être affectées à l’appareil judiciaire aux fins de la formation relative aux droits de l’enfant.
84. Lorsqu’une action pénale est engagée contre l’auteur présumé d’abus, il ne peut en principe être statué au civil sur la garde et les droits de visite avant la conclusion de la procédure pénale. Le Gouvernement a indiqué au Rapporteur spécial que lorsque des faits de sévices sexuels ou de pornographie sont dénoncés par un parent au cours d’une procédure civile, une étroite collaboration s’instaure entre les magistrats saisis des procédures civiles et pénales. Il a cependant été signalé au Rapporteur spécial que tel n’était pas le cas dans la pratique, ce qui avait pour résultat qu’un enfant pouvait se retrouver contraint de passer du temps, souvent sans supervision, avec une personne faisant l’objet d’une enquête pénale pour abus à son encontre.
85. À l’heure actuelle, lorsqu’un enfant demande à être entendu par un juge sa requête ne peut en principe être refusée que sur décision spécialement motivée, mais dans la pratique − selon certaines indications − la plupart des juges ne sont guère enclins à entendre les enfants. Le Rapporteur spécial recommande que tout juge soit tenu d’entendre tout enfant qui souhaite être entendu. À ce propos, le Rapporteur spécial tient à rappeler que l’article 12 de la Convention relative aux droits de l’enfant consacre le droit de l’enfant d’exprimer son opinion et, notamment, «la possibilité d’être entendu dans toute procédure judiciaire ou administrative l’intéressant». Le Rapporteur spécial comprend combien il importe d’éviter qu’un enfant ne soit obligé de répéter ses allégations à plusieurs reprises, même s’il importe davantage encore de prendre au sérieux et de croire un enfant qui parle de sévices.
86. Le Rapporteur spécial recommande d’appliquer «le principe de précaution» pour toutes les procédures judiciaires dans le cadre desquelles sont formulées des allégations d’abus sexuels sur enfant, la charge de la preuve devant reposer sur la partie qui entend démontrer que l’enfant n’est pas exposé à un risque d’abus. Le droit de visite de l’auteur présumé d’abus devrait s’exercer sous supervision jusqu’à ce qu’il ait été statué sur la véracité des allégations et lorsqu’un enfant a clairement exprimé le souhait − en présence de professionnels des droits de l’enfant compétents et qualifiés − de ne pas passer de temps avec l’auteur présumé d’abus, ce souhait devrait être respecté.
87. Des enquêtes complètes et impartiales doivent être menées à l’encontre des auteurs présumés de sévices, en particulier lorsque les expertises médicales, les évaluations des psychologues et les rapports des travailleurs sociaux étayent les allégations de sévices sexuels.

20 mars 2011
Les frappes contre les forces du dictateur Kadhafi ont donc commencé depuis hier, avec en pointe les chasseurs français Rafale et Mirage 2000.
Mais alors que la résolution 1973 de l’ONU votée par le Conseil de sécurité, SANS AUCUN VETO des Etats membres permanents, autorise cette action pour défendre les civils libyens victimes des atrocités commises par le régime du dictateur local, une conjonction de lâchetés fait redouter un échec de la mission.
Une première brèche est apparue ce jour dans la coalition avec les critiques du chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui a estimé que les bombardements s’écartaient «du but qui est d’imposer une zone d’exclusion aérienne» dans le ciel libyen. La France «applique pleinement et uniquement la résolution 1973» votée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, a rétorqué le ministère de la Défense. Son porte-parole, Laurent Teissere, a rappelé que les opérations françaises n’avait qu’«un seul objectif, protéger les populations civiles en mettant en oeuvre le mandat de l’ONU».
A l’évidence, les leaders arabes redoutent l’extension de la contagion révolutionnaire dans tous leurs pays, après l’éviction des présidents en Tunisie et Libye, avec pour conséquence de nouvelles interventions internationales armées, comme celle en cours en Libye, pour soutenir les opposants aux dictatures de fait dans toutes ces capitales.
La participation arabe se limite pour l’instant à celle du Qatar, auquel pourraient se joindre, selon un diplomate de l’ONU, des forces des Emirats arabes unis.
La décadence des Etats-Unis, avant leur chute prochaine, est consacrée par l’incapable Obama. Il évoque à reculons une «action militaire limitée», «les risques que représente toute action militaire», et souligne que «la force n’était pas l’option qui avait la préférence» de son administration.
L’Allemagne fait elle aussi partie des traîtres à cette cause de la liberté, avec le refus d’Angela Merkel d’engager des forces contre la Libye, pour y garder ses intérêts économiques. L’avenir dira si son jeu de poker en fera une gagnante, ou une perdante.
N’oublions pas, dans cette surenchère de la traîtrise, i’île de Malte, membre de l’Union européenne. Londres dispos de bases à Malte, mais La Valette a refusé qu’elles servent aux opérations!
Une fois de plus, cet état de fait démontre que les leaders européens ont fait preuve d’une inconscience coupable pour avoir intégré de tels Etats dans l’UE sans jamais demander notre avis, à nous les électeurs, dans la moindre consultation par référendum.
Mais nous abordons ici un autre sujet qui reviendra un jour ou l’autre sur le tapis…

24 septembre 2010 

Dans l’euphorie en cours en Colombie après la liquidation du boucher des FARC « Mono Jojoy », leur chef militaire, la principale information a été relégué aux oubliettes : la guérilla vient de demander une négociation de paix au pouvoir, mais, pour la première fois, « sans aucun préalable » !

Cette immense concession des terroristes signifie qu’ils n’exigent plus l’octroi initial d’une zone démilitarisée avant tout dialogue éventuel, ce qu’ils avaient toujours demandé jusqu’ici, et obtenu entre novembre 1998 et février 2002 sous la présidence d'Andrés Pastrana, avec un territoire grand comme la Suisse (42.000 km2) sous leur contrôle exclusif, sans police ni justice. 

Si le président Juan Manuel Santos saisit la balle au bond, il leur répond : « ok », et demande à l’ONU ses bons offices pour accompagner Alfonso Cano, le chef des FARC, dans une ambassade à Bogota, comme celle de la France, afin d’engager un dialogue. 

Jusqu’ici, le pouvoir colombien a donné, comme préalable à tout contact direct avec les rebelles, la libération unilatérale des 21 officiers colombiens otages des FARC, certains depuis 12 ans (douze ans !). 

Avec l’élimination du monstre « Mono Jojoy », le président colombien dispose d’une nouvelle carte sans aucun atout de la guérilla pour couper sa donne. 

Les FARC ont perdu le Nord. C’est à Bogota d’orienter leur boussole vers un cessez-le-feu suivi d’une reddition dans le cadre de la loi Justice et paix en vigueur sous Alvaro Uribe, synonyme d’une réconciliation nationale avec au pire des peines de prison limitées à moins de 8 ans, ou au mieux une éventuelle amnistie générale à l’image de celle accordée en 1991 aux terroristes du M-19. 

 

10 août 2010 

 

Les tenants du castrisme en Amérique Latine s’en mordent les mains et davantage. L’ex-président colombien vient d’arriver à New York pour participer, comme vice-président, à la commission d’enquête de l'ONU sur le raid meurtrier israélien contre une flottille humanitaire à destination de Gaza. 

 

Le groupe sera présidé par l'ancien Premier ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer, secondé dans sa tâche par le président colombien sortant Alvaro Uribe, avec deux autres membres, un Israélien et un Turc. 

 

Le raid du 31 mai s'était soldé par la mort de neuf militants turcs, dont deux avaient aussi la nationalité américaine. 

 

L'assaut israélien contre la flottille, et en particulier contre le navire turc Mavi Marmara, avait mis à mal les relations entre Israël et la Turquie. Ankara avait immédiatement rappelé son ambassadeur en Israël et annulé trois exercices militaires conjoints entre les deux pays.
Ankara estime qu'Israël doit présenter des excuses, payer des compensations pour les victimes et lever le blocus de la bande de Gaza, avant de rétablir des relations bilatérales.

 

 

14 juin 2010 

 

La barbarie des terroristes colombiens, déjà dénoncée sur ce blog à maintes reprises, est illustrée une fois de plus par ces trois mètres de chaîne autour du cou que portaient le général et le colonel quand les forces spéciales les ont libérés hier. 

 

Anecdote tragi-comique dans ce dénouement heureux : les militaires sauveteurs des deux officiers, otages des FARC depuis 12 ans (DOUZE ANS !) n’avaient pas de cisaille dans leur équipement, réduit au minimum, pour sectionner ces entraves ! 

 

Pour stigmatiser cette barbarie des FARC, j’ose espérer que les caméras nous montreront cette image des deux officiers avec leurs chaînes. 

13 juin 2010

Merci Fabio de ton alerte. J'ai trouvé le texte de l'ONU-Genève sur leur site. Le voici:  

  

  

L'ONU salue la condamnation d'un colonel de l'armée colombienne

 

 

11 juin 2010 – La Haute commissaire aux Droits de l'homme, Navi Pillay, a salué vendredi « la décision historique » de condamner un officier de l'armée colombienne pour violations des Droits humains dans un cas de disparition forcée à la suite d'une prise d'otage en 1985 au palais de justice de Bogota, la capitale colombienne. « Je salue la justice colombienne pour cette décision, qui est une étape importante dans le combat pour l'impunité et j'exhorte le gouvernement colombien à respecter cette décision », a fait savoir vendredi Navi Pillay par communiqué de presse.

« J'appelle aussi le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour continuer à garantir la sécurité du Juge Maria Stella Jara, qui est confrontée à de nombreuses menaces », a-t-elle ajouté.

Mercredi, la juge Jara a condamné le Colonel Luis Alfonso Plazas Vega à 30 ans de prison pour la disparition de 11 personnes en novembre 1985. Les disparitions ont eu lieu après qu'une unité des forces armées colombiennes a pris d'assaut le bâtiment de la Cour suprême colombienne où des miliciens du groupe armé M-19 tenaient en otage des centaines de personnes. Plus de 60 civils sont morts pendant l'opération.

« J'espère que le processus judiciaire actuellement en œuvre va permettre d'établir la vérité sur ce tragique événement », a indiqué Navi Pillay en précisant que toutes les mesures de protection pour les juges, les avocats, les familles des victimes, les témoins, les accusés et les membres de l'administration judiciaire doivent être renforcées.

Elle a souligné « qu'aucune circonstances, que se soit l'état de guerre, l'instabilité politique interne ou toutes autres situations, ne peut justifier les disparitions forcées ».

« L'utilisation légitime de la force par l'Etat est un droit et un devoir envers les citoyens pour garantir la sécurité et le maintien de l'ordre public », a estimé la Haute commissaire. « Cependant, l'Etat doit respecter les Droits fondamentaux y compris dans des cas de réponse à des attaques injustifiées et illégales de groupes armés », a-t-elle conclu.

Cette condamnation survient alors que le 27 mai dernier, le Rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston avait tiré la sonnette d'alarme dans un rapport d'enquête sur les meurtres et l'impunité des forces de police colombiennes.

« Mon enquête a révélé que des membre des forces de l'ordre colombiennes ont commis un nombre important de meurtres arbitraires de manière récurrente dans le pays », avait dit Philip Alston, à Genève, en Suisse, lors de la publication de son rapport.

Si le gouvernement colombien s'engage dans une politique de transparence vis-à-vis de ces problèmes, cela aura « un effet extrêmement positif sur sa légitimité et celle de ses politiques », avait conclu le Rapporteur spécial.

 

24 février 2010 

 

Amnesty international, HRW, et l’ONU vont-ils enfin dénoncer le cruel cirque monté par cette sénatrice aux dépens des otages des FARC ? 

Depuis un an, elle a annoncé la libération du caporal Pablo Emilio Moncayo, enchaîné depuis douze ans par les terroristes dans la jungle, celle du soldat Josué Daniel Calvo, enlevé il y a deux ans, et la remise à sa famille des restes du capitaine Guevara, mort de tristesse après dix ans passés comme otage de ces criminels. 

Comme Piedad Cordoba a été critiquée pour avoir relancé l’annonce de ces libérations en pleine campagne électorale pour tenter d’être réélue au Sénat, elle demande aujourd’hui aux FARC de surseoir à cette concrétisation, et de la reporter après le scrutin du 14 mars. 

Cette dame enturbannée continue de jouer avec le martyre des otages.  Quand donc la justice engagera-t-elle les poursuites annoncées en septembre 2008 contre elle ? Et la presse colombienne, jusqu’à quand attendra-t-elle pour la clouer au pilori ?

 

 

 

19 JANVIER 2010 

 

Depuis le sauvetage de la finance mondiale en 2008, en partie grâce à lui, le président français a perdu la face dans la tragédie qui frappe notre ancienne colonie, Haïti. Son absence totale dans la tragédie se double d'un affront infligé par les Etats-Unis qui l'ont oublié dans leur convocation avec le Canada et le Brésil pour coordonner l'aide internationale. 

 

Autant s’était-il démené pour un géant arrosage de nos banques, à nos frais, pour les sortir du gouffre, autant a-t-il joué petit-bras pour engager une opération en faveur de l’île, à son détriment. Ni lui ni son ministre des Affaires étrangères, encore moins son transparent Premier ministre, n'ont daigné se déplacer en Haïti, contrairement au chef de l'ONU, à Hillary Clinton, secrétaire d'Etat américaine, et à Bill, son mari et ex-président des USA.

 

Les politiques, comme Nicolas Sarkozy, ne vivent que grâce aux effets d’annonce répercutés par les médias, jusqu’à la découverte du vide derrière les déclarations. 

 

La politique française, en Haïti, ressemble à un « trou » dans ce séisme : aucun Sommet n’a été convoqué en urgence par Paris pour appeler le monde à une aide coordonnée: militaire, médicale, humanitaire et policière.

 

La nature, qui a horreur du vide, a été comblée par les USA, avec l’envoi de 10.000 soldats pour garantir la sécurité et la distribution des vivres par les ONG dans un pays en lambeaux, en passe de passer sous la gouverne des gangs après la fuite de tous les criminels de la prison. 

La faillite de l’ONU aura été considérable, même si l’on se doit de s’incliner à la mémoire de 500 membres de la force de paix onusienne disparus en Haïti sous les décombres du tremblement de terre. Qu’ont fait les 11.000 autres  hommes de la Minustah (Forces des Nations Unies en Haïti) pour prendre en main la sécurité à Port-au-Prince ?    

 

La France, liée à Haïti par la langue, l'histoire et la culture, se trouve sur la défensive face à la gigantesque opération humanitaire américaine en cours pour les victimes du séisme.

 

Après des critiques apparues en France contre ce qui est perçu comme une mainmise de l'armée américaine sur l'organisation des secours et une opération de communication de l'administration Obama, Nicolas Sarkozy a tenu à souligner mardi « l'étroite coordination » de la France et des Etats-Unis.
« Je tiens à saluer la mobilisation exceptionnelle du président Obama et de l’administration américaine », a déclaré le président français, qui s'exprimait sur l'île de la Réunion.
« Aujourd'hui nous faisons face ensemble à l’urgence humanitaire, demain c'est ensemble que nous devrons mobiliser la communauté internationale », a-t-il souligné.

 

L'armée américaine a pris en charge l'aéroport de Port-au-Prince et déployé plus de 10.000 hommes, reléguant au second plan les forces de l'ONU sur place, par ailleurs durement frappées par le séisme.
C'est le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet, envoyé sur place par Paris, qui a exprimé le plus nettement l'irritation de certains responsables français. De Port-au-Prince, il déclarait samedi avoir élevé une protestation officielle après que les Américains eurent tardé à laisser atterrir un avion français transportant un hôpital de campagne.
Le ministère français des Affaires étrangères avait dû rapidement démentir toute démarche de Paris.
Mais Alain Joyandet est revenu à la charge lundi en estimant que l'ONU devait définir les rôles. « J'epère que les choses seront précisées quant au rôle des Etats-Unis. Il s'agit d'aider Haïti, il ne s'agit pas d'occuper Haïti« , a-t-il déclaré.

 

Mais alors que le président français avait suggéré jeudi dernier une conférence internationale pour la reconstruction du pays, Barack Obama, selon une source du gouvernement brésilien, a suggéré un trio Etats-Unis-Brésil-Canada pour diriger les efforts des donateurs.

 


L’EXECUTION EN UN MOIS DE 18 COLOMBIENS AU VENEZUELA, DONT UNE EQUIPE DE FOOTBALL : UNE PROVOCATION SANGLANTE DU REGIME DE HUGO CHAVEZ POUR DELENCHER UNE GUERRE ET PASSER POUR VICTIME 

24 novembre 2009 

 

Une guerre fratricide n’est plus à exclure entre la Colombie et le Venezuela face aux provocations devenues  sanglantes du régime de Hugo Chavez, dans l’indifférence coupable de la communauté internationale, dont la France.

Au printemps 2008, Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, avait rendu visite à deux reprises à Chavez à Caracas pour le supplier de faire libérer Ingrid Betancur, otage des FARC, sans se soucier (au contraire) des liens avérés entre le Vénézuélien et les terroriste. Le renégat socialiste, ancien ministre de Lionel Jospin, n'a pas encore émis le moindre texte pour dénoncer les menaces de Chavez contre la Colombie…

Ni l’ONU ni l’UNASUR (Union des nations sud-américaines) n’ont réagi jusqu’ici aux insultes inouïes proférées par le chef d’Etat vénézuélien contre les autorités colombiennes, pas plus qu’aux vils assassinats commis dans la zone frontière contre des ressortissants colombiens, et encore moins à la course aux armements lourds de Hugo Chavez, avec l’achat à la Russie de près de 5 milliards de dollars en matériel belliqueux. 

Devenu un nouveau dictateur castriste, le président du Venezuela, ancien putschiste vaincu en 1992, se perpétue au pouvoir depuis 1998 pour tenter de transformer le Cône sud en un pré-carré de La Havane. Il a déjà gangrené l’Equateur, la Bolivie, le Nicaragua, le Salvador, bientôt le Paraguay et l’Uruguay (où un ex-guérillero Tupamaro sera probablement élu président dimanche prochain). 

Comme je l’ai déjà révélé, 95% de la cocaïne fabriquée en Colombie transite désormais par le Venezuela avant d’être expédiée vers l’Afrique de l’Ouest, Saint Domingue, le Mexique ou le Honduras. La semaine dernière, un Boeing 727 venu du Venezuela a capoté au Mali (Afrique) après y avoir débarqué ses dix tonnes de coke, ainsi que l’a révélé l’antenne de l’ONU au Sénégal. Aucune capitale n’est montée au créneau pour exiger des explications de la part de Chavez. 

 

Face à l’accord signé entre Barack Obama et Alvaro Uribe le mois dernier pour autoriser l’utilisation par les USA de sept bases militaires colombiennes dans le cadre de la lutte anti-drogue et anti-guérilla, Chavez a compris que le marché de la drogue risquait de s’assécher, puisque les principaux cartels colombiens sont aux mains des FARC, dont il protège quatre des sept chefs au Venezuela. 

Sa violente campagne contre le plan américano-colombien s’explique par cette hantise, et lui convient d’autant plus qu’elle lui permet de guerroyer, jusqu’ici seulement dans une escrime verbale, pour tenter de faire oublier aux Vénézuéliens la déroute économique du pays. Les coupures d’eau et d’électricité ont lieu deux jours par semaine ! 

En un mois, neuf joueurs de football colombiens ont été tués par armes à feu, six commerçants colombiens ont été éliminés par asphyxie, et trois autres Colombiens criblés de balles, tous dans la zone tampon de la frontière, à l’intérieur du Venezuela. 

7.000 Colombiens résidant au Venezuela ont fui ce pays depuis deux mois pour se réfugier en Colombie, comme vient de le révéler hier Volmar Perez, médiateur de Colombie. Aucune action judiciaire n'a été engagée par le Venezuela contre les auteurs des massacres !

Cette escalade de la violence n’a provoqué aucune rétorsion, jusqu’ici, du côté de la Colombie, pourtant déjà victime depuis 18 mois d’un blocus commercial de la part du Venezuela depuis que Bogota a démontré au monde les liens entre Chavez et les FARC grâce aux fichiers de Raul Reyes (ex-n°2 de la guérilla abattu par l’armée colombienne le 1er mars 2008). 

Mais la patience du gouvernement colombien est en train d’atteindre ses limites avec cette ribambelle d’agressions autant physiques que verbales. Vendredi, deux ponts piétonniers reliant les deux pays ont été dynamités par la garde nationale du Venezuela. 

Si Bogota ne cède pas aux provocations, c’est pour cette raison simple que la moindre intervention armée colombienne fera passer Chavez et sa diaspora castriste, habiles à prendre le micro, pour « victimes de l’impérialisme américain et de ses laquais ». 

Adulé du peuple, mais décrié par les élites politiques de l’opposition, Alvaro Uribe dispose en tout cas depuis hier de l’appui unanime de la Commission des affaires étrangères du Congrès. L’un de ses ennemis politiques, César Gaviria, ex-président (1990-1994), a lui-même été désigné par cette Commission pluripartite pour annoncer son soutien total « à la politique étrangère menée par Alvaro Uribe », et sa « préoccupation face au silence » des nations voisines devant les menaces d’agression militaire proférées par le Venezuela ». 

20 novembre 2009 

Rappelez-vous la fable de La Fontaine, et ses deux derniers alexandrins sur Les Animaux malades de la peste : 

« Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». 

 

Le « machin », comme Charles de Gaulle avait coutume de qualifier l’ONU, vient encore de faire parler de lui, pour accentuer son discrédit. Après avoir avalisé, sans broncher, l’invasion de l’Irak par les USA et la GB en 2003, ces petits fonctionnaires se permettent de dénoncer la justice de Colombie. Non pas pour son appui avéré aux terroristes des FARC, comme on aurait pu l’espérer, mais pour la surveillance dont certains juges corrompus font l’objet pour leurs liens avec le terrorisme, comme c'est le cas dans tout Etat de droit, y compris en France.

 

 Le Comité anti-torture des Nations Unies a appelé vendredi, depuis Genève, les autorités colombiennes à garantir l'indépendance de la justice et des juges qui font l'objet de filatures et de harcèlement de la part des services de renseignement de Bogota.
A l'occasion de l'examen de la situation en Colombie, les 10 experts « indépendants » du Comité anti-torture ont demandé à Bogota « de prendre des mesures immédiates pour mettre fin au harcèlement et à la filature des juges par des agences du service de renseignement (DAS) ».
Les experts, qui présentaient vendredi leurs observations finales sur la Colombie, ont également exhorté Bogota à « sanctionner les responsables qui menacent l'indépendance du pouvoir judiciaire ».
Un des principaux motifs d'inquiétude du Comité anti-torture est que des « juges de la Cour suprême aient reçu des menaces et aient dû demander au Système interaméricain des droits de l'homme de mettre en place des mesures préventives de protection ».
Les experts ont ainsi fait part de leur « consternation » par rapport au fait que les juges fassent l'objet « de harcèlement, de filature et d'écoutes téléphoniques » par le DAS, un organisme qui dépend du pouvoir exécutif colombien. 

 

Les bras m’en tomberaient si un tel scandale ne leur redonnait vie pour taper sur mon ordinateur les termes de mon indignation. Aucun des juges concernés n’a encore bougé le petit doigt pour matérialiser l’information ouverte depuis le 1er septembre 2008 contre la pasionaria des FARC, la sénatrice Piedad Cordoba, pour sa complicité avérée avec les terroristes qui viennent de brûler vifs six civils dont deux enfants dans un bus en Colombie. Ce comité anti-torture de l’ONU n’a aucun mot pour dénoncer la barbarie des FARC, ni de ses complices au sein de la Cour suprême de Colombie. 

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