OEA

12 août 2010 

J’avais été et je reste persuadé que le duo Alvaro Uribe-Juan Manuel Santos a mis échec et mat Hugo Chavez, à l’occasion de la prise de fonctions du nouveau président colombien, dans un savant stratagème du bon, de la brute et du truand qui a fait capituler le chef de l’Etat vénézuélien. 

D’un seul coup de plume, lors de son sommet avec Santos mardi à Santa Marta, et sans aucune contrepartie colombienne, Chavez a rejeté la présence sur son territoire des FARC qu’il a toujours soutenus, reconnu le droit de Bogota à autoriser les Américains à utiliser sept bases militaires en Colombie, et admis que Caracas devra payer une dette à Bogota pour le préjudice provoqué par le gel des relations commerciales entre les deux pays décrété par lui depuis juillet 2009…à cause de la question des bases militaires prêtées aux USA par Bogota ! 

Cette capitulation de celui qui aspirait au rôle de nouveau leader castriste en Amérique du Sud pour un « socialisme du XXIe siècle », via son soutien aux criminels despotes de la Havane, aux terroristes colombiens, au pédophile Daniel Ortega du Nicaragua, au roi de la coca Evo Morales en Bolivie, et à la « panthère rose » de l’Equateur (Rafael Correa), constitue une véritable Berezina pour l’ancien colonel putschiste de 1992. 

Dans la foulée des opérations Phénix (l’élimination de Raul Reyes le 1er mars 2008) et Jaque (la libération de 15 otages dont IB, trois Américains et 11 officiers colombiens le 2 juillet suivant), Uribe et Santos, son ministre de la Défense à l’époque, ont monté un piège qui s’est refermé sur Chavez à la veille du passage de témoin. 

Le dossier explosif présenté devant l’OEA par Uribe, une semaine avant la fin de ses huit années de mandats, avait dénoncé la complicité de Chavez avec les FARC, dont 1500 guérilleros et sept commandants s’abritent chez lui avec son soutien. Les multiples preuves avancées avaient mis le feu aux poudres. Le président vénézuélien avait rompu les relations diplomatiques avec Bogota, et Uribe avait engagé des poursuites contre lui devant la Cour pénale internationale de La Haye. 

La presse colombienne dont le principal hebdomadaire Semana, dupée ou au courant du stratagème, avait fait ses Unes sur la « fracture » entre la « brute » Uribe et le « bon » Santos, décidé, lui, à renouer avec Caracas. Il n’en a jamais rien été ! 

Le « truand » du Venezuela a marché à fond dans la combine, et s’en est venu à Canossa face au successeur d’Uribe, tant il a besoin de la Colombie et de ses exportations pour inonder le marché local des biens qui manquent aux consommateurs du Venezuela. 

Pour être juste, on peut même se demander si Chavez, pas aussi bête qu’il n’en a l’air quand il fredonne des boleros pendant ses interventions à la radio, n’a pas joué volontairement l’air de la duperie pour mieux se tirer d’affaire, face aux risques d’explosion au Venezuela avec sa politique castriste, dans un renoncement total à ses prétentions. 

 

11 août 2010 

Le rétablissement des relations diplomatiques hier entre Bogota et Caracas, durant le sommet entre Hugo Chavez et le nouveau président colombien Juan Manuel Santos, inclut une donnée explosive : la disparition des FARC sur le territoire vénézuélien ! 

Le président vénézuélien s'est engagé à ne « pas permettre la présence de groupes armés sur son territoire », a affirmé Juan Manuel Santos. « Le président Chavez m'a réitéré qu'il ne permettrait pas la présence de groupes armés sur son territoire. Je crois que c'est un pas important pour que les relations soient maintenues sur des bases fermes », a-t-il déclaré à la presse à Santa Marta, où les deux pays ont renoué leurs relations.

 

Chavez a pour sa part déclaré que « le gouvernement vénézuélien ne soutient pas et ne soutiendra pas (…) ni permettra la présence de guérillas ni du narcotrafic ».

 

Sans nier le phénomène de cette présence des terroristes sur son territoire, il a demandé à ce que l'on n'accuse pas son gouvernement de les « soutenir ».
« Nous devons vaincre les démons, président », a ajouté Chavez en s'adressant à son homologue: « Il y a des gens qui veulent que nous soyons fâchés ».

 

Le Venezuela avait rompu le 22 juillet ses relations diplomatiques avec la Colombie, après la présentation devant l'Organisation des Etats américains (OEA) par Bogota de documents censés prouver la présence « active » en territoire vénézuélien de quelque 1.500 membres de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

 

Caracas avait jugé ces documents mensongers et estimé que ce geste montrait les intentions « guerrières » du président colombien sortant Alvaro Uribe, qui vient d’engager des poursuites contre Hugo Chavez devant la Cour pénale internationale pour son appui avéré aux FARC. 

Que va faire Chavez, en proie à une crise intérieure sans précédent malgré le pactole du pétrole ? L’eau et l’électricité ne suffisent pas, l’inflation galope, les produits de première nécessité manquent. 

On a peine à imaginer qu’il va expulser les 1500 rebelles abrités chez lui et dont il soutient les commandants également réfugiés derrière la frontière (Ivan Marquez, Granobles, Timochenko, Jesus Santrich, et le plus que sinistre Rodrigo Granda, libéré de sa prison colombienne sous la pression de Sarkozy en 2007 pour lui faire endosser un rôle de médiateur de paix qu’il a oublié avant de rejoindre la guérilla). 

Va-t-il intervenir pour provoquer leur démobilisation et réintégration à la vie civile en Colombie, comme des milliers de rebelles l’ont fait sous l’ère d’Alvaro Uribe dans le cadre du plan Justice et paix ? La récente proposition de Piedad Cordoba, amie de Chavez et des FARC, pour une démobilisation d’un groupe des FARC non identifié, pourrait être le signe avant-coureur d’un tel épilogue explosif … 

  

A suivre… 

22 juillet 2010 

Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé jeudi la rupture des relations diplomatiques avec la Colombie voisine et placé son armée en « état d'alerte maximale », après que Bogota eut réaffirmé que des chefs de guérillas colombiennes se trouvaient au Venezuela.

 

« Je l'annonce avec une larme dans le coeur: le Venezuela rompt à partir de maintenant toutes ses relations avec le gouvernement colombien », a annoncé le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse au côté du sélectionneur argentin de football, Diego Maradona, au palais présidentiel de Miraflores.
Chavez a rejeté la responsabilité de la crise sur le président colombien sortant, Alvaro Uribe, qui a diffusé la semaine dernière une liste de cinq hauts dirigeants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et de l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste) se trouvant au Venezuela, et révélé que 1500 terroristes de cette guérilla vivaient du côté vénézuélien.
« Uribe est capable de faire monter un faux campement du côté vénézuélien (de la frontière) pour l'attaquer et provoquer une guerre (…) S'il y avait une guerre contre la Colombie, il faudrait y aller en pleurant, mais il faudrait y aller », a ajouté Chavez, qui a placé les forces armées en « état d'alerte maximal » à la frontière.
Le président socialiste vénézuélien s'est en revanche dit confiant en la volonté du successeur d'Uribe, Juan Manuel Santos, élu le 20 juin, de traiter « cette affaire de manière rationnelle ».
« Nous ferons tout notre possible (…) pour améliorer et renforcer les relations avec tous les pays de la région, y compris le Venezuela », a déclaré pour sa part le futur vice-président de Santos, Angelino Garzon, lors d'une visite en Equateur.
Le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), José Miguel Insulza, a lancé un appel « au calme », tandis que Washington a estimé que la rupture annoncée par Caracas n'était pas la « bonne manière » de faire part de ses griefs.
Chavez avait déjà déployé des troupes à la frontière avec la Colombie en mars 2008 après le bombardement d'un campement des Farc en Equateur, allié de Caracas, qui avait fait 25 morts dont le numéro deux de la guérilla, Raul Reyes.
Cet épisode avait marqué l'apogée d'une crise bilatérale, qui avait éclaté cinq mois plus tôt, toujours autour de la question des guérillas.
La menace de guerre avait été écartée une semaine plus tard, mais la tension est remontée en juillet 2009, après l'annonce d'un accord militaire autorisant l'armée américaine à utiliser sept bases en Colombie.
Chavez avait alors « gelé » ses relations avec Bogota, tout en maintenant un ambassadeur en Colombie, et décidé de remplacer les produits importés du pays voisin, provoquant un effondrement des exportations colombiennes vers le Venezuela.
Après les accusations de Bogota la semaine dernière, Chavez avait déjà rappelé son ambassadeur en Colombie pour consultations. Bogota a fait de même avec son ambassadeur au Venezuela, mercredi.

 

Jeudi, le représentant colombien à l'OEA Luis Hoyos a réitéré les accusations de Bogota et demandé la « constitution d'une commission internationale » pour constater la présence de 1.500 guérilleros colombiens et de dizaines de campements rebelles au Venezuela, installés selon lui depuis des années en toute impunité.

19 NOVEMBRE 2009 

 

La Colombie va saisir les Nations unies et l'Organisation des Etats américains (OEA) pour dénoncer la destruction au Venezuela de deux ponts unissant les deux pays, a annoncé jeudi la vice-ministre des Affaires étrangères Clemencia Forero.
« Ce sont des faits graves qui seront dénoncés auprès du Secrétaire général de l'OEA et le président du Conseil de sécurité des Nations unies », a déclaré la ministre lors d'une conférence de presse à Bogota.
Selon le ministre de la Défense Gabriel Silva « apparemment des membres présumés de l'armée vénézuélienne ont dynamité deux ponts du côté vénézuélien », rendant le passage impraticable des deux côtés de la frontière.
Le ministre a indiqué que ces ponts communiquaient avec la localité colombienne de Ragonvalia, dans le département Norte de Santander (nord).
Ces faits constituent « une violation du droit international et humanitaire », a ajouté le ministre de la Défense en soulignant que les deux ouvrages avaient été « construits par les communautés frontalières » et avaient une grande importance dans leur vie quotidienne.
Les relations entre la Colombie et le Venezuela traversent une nouvelle crise, déclenchée par l'annonce du renforcement de la coopération militaire entre Bogota et Washington, qui pourra désormais faire usage d'au moins sept bases militaires en Colombie.
Caracas a gelé fin juillet ses relations diplomatiques avec Bogota pour protester contre cet accord. Le Venezuela a également réduit de manière drastique ses importations en provenance de Colombie.

9 novembre 2009 

Face à l’appel de Hugo Chavez à une mobilisation contre la Colombie pour « préparer » le peuple vénézuélien à une guerre fratricide contre son voisin, la Colombie a une nouvelle fois démontré sa patience face au « roi rouge de l’or noir ». 

Le palais présidentiel a émis cette nuit un communiqué pour affirmer son refus du moindre « geste de guerre, encore moins contre un pays frère », sa disposition à entamer un « dialogue franc dans le cadre du droit international », et sa décision d’en appeler à l’ONU et à l’OEA comme médiateurs. 

Cette tolérance de Bogota aura ses limites, selon moi. J’imagine mal comment un régime démocratique en Colombie, face à une dictature en gestation au Venezuela, puisse longtemps supporter les agressions de Hugo Chavez. 

La semaine dernière, onze jeunes joueurs de football colombiens ont été exécutés au Venezuela. Le caudillo de Caracas a mis en cause des « paramilitaires colombiens », sans aucune preuve, bien entendu. 

Hier, les FARC ont proposé à Chavez, leur allié depuis des lustres, de se fondre dans un bloc politico-militaire. La messe est dite. Les terroristes et leurs façades au pouvoir dans le Cône sud ne cachent même plus leurs liens étroits. 

Hélas pour la paix, je crois inéluctable, ce que ne souhaite évidemment pas, une guerre entre la Colombie et le Venezuela. Dans sa superbe, Hugo Chavez ignore certainement ce qui l’attend : une déroute en moins d’une semaine, comme celle de l’Egypte contre Israël lors de la guerre des six jours en 1967 

Il est encore trop tôt, si tel est le cas, pour en appréhender les conséquences, compte tenu de la faiblesse notoire de l’opposition au Venezuela depuis la lamentable tentative de coup d’Etat en 2002 contre Chavez. 

24 août 2009 

 

Le quotidien américain, à l’origine de la démission de Richard Nixon en 1974 avec son enquête sur le Watergate (l’espionnage du parti démocrate dans cet immeuble de la capitale par les hommes du président de l’époque), vient enfin de constater ce que ce blog dénonce depuis des jours. 

 

Sous le titre « Avantage Chavez », comme s’il ne s’agissait que d’un tournoi de tennis, le journal proche des démocrates constate qu’il est « trop facile pour le caudillo vénézuélien de placer l’administration Obama sur la défensive ». 

 

La « tardive et faible » réaction du pouvoir américain, face aux accusations de Hugo Chavez sur le projet de bases militaires colombiennes appelées à être utilisées par les USA pour combattre le trafic de drogue et le terrorisme des FARC, est critiquée par le Washington Post. 

 

« Aucun effort américain n’a été concerté pour expliquer cet accord, et aucune mise en cause n’a eu lieu face aux graves actions hostiles de M. Chavez contre ses voisins et l’opposition démocratique dans son propre pays », écrit le quotidien. 

 

« Ces entraves devraient légalement faire l’objet d’urgentes consultations (de l’Organisation des Etats Américains). Le fait qu’elles ne le soient pas démontre combien l’administration (Obama) est loin de mettre en œuvre une diplomatie efficace en Amérique Latine », conclut le Washington Post. 

 

Voici le texte original en anglais: 

 

 

Advantage, Mr. Chávez 

It's too easy for the Venezuelan caudillo to put the Obama administration on the defensive. 

  

Monday, August 24, 2009  

IN THE COURSE of the past month, Venezuelan President Hugo Chávez has been exposed as a supplier of advanced weapons to a terrorist group that seeks to overthrow Colombia's democratic government. In his own country, he has shut down 32 independent radio stations. His rubber-stamp National Assembly has passed laws to gerrymander districts in next year's parliamentary elections and eliminate the autonomy of universities. Mr. Chávez has pledged to purchase dozens of tanks from Russia, and he has scheduled a trip to Tehran next month to reinforce his support for beleaguered Iranian President Mahmoud Ahmadinejad. 

So, naturally, Latin American leaders are planning a summit in Argentina this month to urgently confer about . . . an unremarkable U.S.-Colombian agreement for American forces to use a few Colombian military bases for counternarcotics and counterterrorism surveillance operations. 

The bilateral deal has yet to be signed or officially unveiled, though negotiations on it were completed last week. Yet already it's perfectly clear that it would not bring about a significant increase in U.S. military operations in Latin America or pose a threat to anyone other than the drug traffickers and terrorists of the FARC movement — the group that Mr. Chávez has been supporting in clear violation of U.N. Security Council resolutions and the Organization of American States charter. U.S. planes and ships have been conducting surveillance missions in the region for years; U.S. personnel have been stationed in Colombia for nearly a decade. There would be no U.S. control over any of the bases in Colombia, and the operations would be limited to Colombian territory. 

So why the hubbub among Latin leaders? In part, it stems from ingrained suspicion among leftists toward any American military initiative in the region. But mostly the controversy reflects another successful effort by Mr. Chávez to deflect attention from his own behavior while putting the Obama administration on the defensive. Ever since reports of the agreement began appearing in the Colombian media, the Venezuelan leader has been braying about the « winds of war » supposedly blowing through South America thanks to new « American bases, » which he claims are intended for an invasion of his country. 

It shouldn't be very hard to refute such nonsense, but the Obama administration's response was late and underpowered. Up until a meeting between Secretary of State Hillary Rodham Clinton and the Colombian foreign minister last week, there had been no concerted U.S. effort to explain the agreement. Nor has the administration tried to call attention to the genuine and serious hostile actions that Mr. Chávez has taken against his neighbors and the democratic opposition in his own country. Those should rightfully be the subject of urgent inter-American consultations. That they are not shows how far the administration is from mounting effective Latin American diplomacy.

 

13 août 2009 

 

Douze journalistes vénézuéliens du groupe Capriles ont été blessés jeudi à Caracas, dont cinq gravement, par les milices du dictateur Hugo Chavez. Ils manifestaient contre un projet de loi sur l'éducation qui prévoit des sanctions à l'encontre des médias « qui créent la terreur et incitent à la haine ». 

 

Des incidents similaires avaient éclaté il y deux semaines lors de manifestations pour protester contre la décision du gouvernement de fermer 34 radios et télévisions. 

 

Qu’attendent l’ONU, l’OEA, l’UE, Paris, les ONG comme HRW (dont les deux directeurs ont été expulsés manu miltari l'an dernier du Venezuela par la police chaviste) et Amnesty pour dénoncer ces entraves à la liberté d’expression dans un régime castriste ? 

 

12 août 2009 

 

Voici le régime que défendent l’UE, l’ONU, l’OEA, les USA et la France ! 

En résumé, trois ex-ministres de Zelaya, Enrique Florez Lanza (Présidence), Rebeca Santos (Finances) et Rixi Moncada (Energie) viennent d’être mis sur la liste rouge d’Interpol. 

 

Ils sont en fuite depuis que Mel Zelaya a été déposé le 28 juin pour trahison après sa tentative avortée de référendum pour se maintenir au pouvoir ad vitam aeternam. 

 

Ces ministres et d’autres ex-hauts fonctionnaires honduriens ont loué en janvier 2009, pour un million de dollars par an, un immeuble sans réaliser les soumissions préalables dans tout marché public. Pis encore :  ils ont retiré 2,1 millions de dollars de la Banque centrale du Honduras pour financer et appuyer le référendum illégal prévu par Zelaya le 28 juin ! 

Pour mémoire, je vous reporte par ailleurs à l’article récent de Mary Anastasia O’Grady dans le Wall Street Journal sur le financement des partisans de Zelaya par les FARC, démontré par de nouveaux documents. Il a été posté par Fabio. Je n’ai pas eu le temps de le traduire de l’anglais. 

 

8 août 2009 

 

L’ex-président du Honduras illustre à la perfection l’adage espagnol sur “celui qui défèque à la sortie quand il ne l’a pas fait à l’entrée”. 

 

Déposé le 28 juin après sa tentative de coup d’Etat légal pour devenir un président à vie comme son mentor Hugo Chavez, Mel Zelaya a profité de l’appui de l’OEA, des USA et de l’UE à son retour au pouvoir pour se croire tout permis. 

 

L’apprenti-dictateur n’a pas attendu son éventuel retour, de plus en plus improbable avec la prise de conscience par les USA de leur erreur,  pour “mordre la main à celui qui lui a tendu le pain”, comme l’on dit au Mexique. 

 

Alors que le président du Mexique, pays refuge des républicains espagnols et de bien d’autres apatrides, avait reçu Mel Zelaya à deux reprises depuis son renversement, l’ancien chef de l’Etat hondurien a craché dans la soupe. 

 

Dans une reunión publique à Mexico avec des partisans de Manuel Lopez Obrador, l’ex-candidat de gauche à la présidence qui revendique avoir été élu, Zelaya avait osé affirmer qu’il “valait mieux parfois se sentir président que de l’être”. 

 

Cette évidente immixion dans les affaires intérieures mexicaines a tellement irrité le président Felipe Calderon qu’il a obligé Zelaya, via les hommes de la présidence mexicaine, à quitter le pays sans pouvoir parler à la presse, pour regagner le Nicaragua, son refuge dirigé par le pédophile Daniel Ortega. 

29 JUILLET 2009 

Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé mardi le « gel des relations » avec la Colombie et ordonné le rappel de son ambassadeur à Bogota, après les révélations d'Alvaro Uribe sur la saisie de lance-roquettes anti-char et d'autres armements lourds, achetés par le Venezuela à la Suède puis revendus par Chavez aux terroristes colombiens.


« Face à cette nouvelle agression du gouvernement colombien, j'ai ordonné le rappel de notre ambassadeur à Bogota et de notre personnel diplomatique. Nous allons geler nos relations avec la Colombie« , a déclaré Hugo Chavez lors d'une intervention à la télévision officielle vénézuélienne.

« Ce gouvernement de la honte est dirigé par des irresponsables de la pire espèce comme je n'en ai jamais vu », a-t-il ajouté.
Bogota a annoncé lundi avoir découvert des armes de fabrication suédoise achetées par la guérilla des Farc au Venezuela, ce qui a suscité des demandes d'explication de la Suède à Caracas.

Ces armes ont été découvertes en juillet 2008 et leur origine a pu être établie grâce à leurs numéros de série. La Suède a en effet confirmé que les numéros de série correspondaient.

L'annonce le 15 juillet par Bogota d'un accord de principe américano-colombien qui permettra à l'armée américaine de faire usage d'au moins trois bases en Colombie, pour des opérations antidrogue, a ravivé les tensions entre les deux pays.

Hugo Chavez a immédiatement réagi à cette annonce en accusant Washington de chercher à envahir son pays et annoncé qu'il « réviserait » ses relations avec la Colombie.

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