MEDIAS

17 juin 2016

Cette affaire illustre le traitement de l’information à deux vitesses dans la presse française.

Un directeur de service du ministère de la Justice a été mis en examen et placé en détention provisoire mercredi pour viol, révèle l’Express Selon Libération, citant Europe 1, le chef de département aurait abusé d’une femme à la suite d’un déjeuner de travail «très arrosé». Les faits se seraient déroulés la semaine dernière dans les toilettes d’un restaurant situé au cœur d’un centre commercial d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), à deux pas d’une annexe de la chancellerie.

Europe 1 précise que le déjeuner avait pour objet «la négociation d’une prestation de service entre le ministère et l’entreprise pour laquelle travaille la victime». En garde à vue, le cadre de la chancellerie a reconnu «connaître la plaignante», mais a farouchement nié les accusations portées. Le parquet de Bobigny a ouvert une information judiciaire «pour viol» et l’auteur présumé a été placé en détention provisoire.

Contacté par Libération, le ministère de la Justice indique que «les faits ont été signalés dès le 6 juin au procureur, conformément aux dispositions de l’article 40 du code de procédure pénal». Ajoutant que le mis en cause était désormais «en congés d’office».

Joint dans la matinée par L’Express, le ministère de la Justice assure « ne pas avoir d’information » sur le sujet.

Remarques :

-L’identité du violeur présumé n’est pas indiquée. Dans le scandale Franck Lavier, cet acquitté d’Outreau mis en examen la semaine dernière pour viol et agressions sexuelles sur sa fille mineure, de nombreux médias avaient publié le prénom de la victime sans aucun respect de sa minorité. Ici, ils n’exigent pas l’identité d’un violeur présumé. Les 207 journalistes membres de l’association de la presse judiciaire n’ont donc pas cru bon d’exiger cette information de la Chancellerie.

-La Chancellerie « n’a pas d’information » pour l’Express, mais en donne à Libération.

-Le ministère de la Justice conclut à une « mise en congés d’office », sans nous dire si elle signifie le maintien du salaire du présumé criminel (le viol est un crime relevant des Assises). Une éventuelle saisie conservatoire jusqu’à un renvoi aux Assises n’est pas évoquée.

-Ni Le Monde ni Le Figaro ne parlent de cette affaire gravissime, sauf erreur de lecture de ma part sur leurs sites internet.

Conclusion : près de quatre siècles après, l’adage de Jean de la Fontaine reste d’actualité. « Selon que vous serez puissant ou misérable, etc » (Les animaux malades de la peste), et la « grande » presse reste la même. On comprend mieux, si besoin, les obstacles des enfants victimes de viols pour se faire entendre.

25 octobre 2012

Je tiens à mettre en exergue ici le courrier adressé par Tsuky, l’un des intervenants sur mon site, au SNJ.

Bonjour,

Vous avez entièrement raison de vous poser des questions d’ordre déontologique en raison du discrédit grandissant de la presse.

Sur le net, des journalistes dissidents et résistants décrivent des témoignages et des faits accablants que presque toute la presse passe sous silence.Pire, beaucoup de journalistes sont accusés de falsifier les faits et de calomnier ceux qui disent la vérité. Un exemple, le patron de presse Jean François Kahn a osé affirmer dans une émission télévisée » qu’il ne connaissait pas les réunions des Bilderberg »(qui existent depuis 1954 et auxquelles les patrons de presse sont invités). Ce scandale a été commenté sur le net et ridiculise JFK(voir vidéo).

Pour les sujets sensibles,même chose: l’affaire d’Outreau est un scandale actuel.La version officielle est très contestée mais on empêche toute voix discordante en refusant le droit de parole à l’experte Marie Christine Gryson Dejehansart (auteure d’Outreau, la vérité abusée) et aucun éditeur n’accepte de publier le livre du journaliste Jacques Thomet, »Outreau l’épouvantable imposture » qui remet en question le jugement actuel. Les réseaux pédocriminels sont passés sous silence .Le journaliste Serge Garde est un des rares à en parler. Les autres se taisent ou nient leur existence. Ceux qui disent la vérité sont déclatés »fous », « complotistes » ou « militants d’extrême droite »! Toutes ces impostures ne trompent que les naïfs et les sous informés.

Pour savoir ce qui se passe, les citoyens, les citoyens s’informent sur les sites suivants: site de Jacques Thomet, site de Donde Vamos, site de Pedopolis, site Cineyrgie, site de Mediapart avec le journaliste Jacques Cuvillier, site de Marie -Christine Gryson Dejehansart(outreau la vérité abusée). Les journalistes sont invités à ne pas ressembler à ceux décrits par John Swaiton lors de son pot d’adieu mais à rechercher la vérité et à la dire.

Derniers articles relatifs à la criminelle loi du silence:lire la vie de la vedette Jimmy Saville sur les sites de Jacques Thomet et Donde Vamos. Un journaliste indépendant, Olivier Bonnet, a écrit ce qu’il pensait des institutions face aux affaires sensibles Pouvoir+justice+médias=circulez, il n’y a rien à voir!Formule que la partie la plus informée de la population trouve de plus en plus exacte. Il ne faut évidemment pas généraliser,des centaines de journalistes ont perdu la vie à travers le monde pour avoir eu le courage de chercher la vérité et de la dire mais il y a tous les autres qui ne veulent rien voir, rien dire et se couvrent de honte et de ridicule.

Alors oui, les journalistes ont raison de se poser des questions sur la pratique de leur profession. Vous pouvez lire tous les commentaires de cet article ici : http://www.jacquesthomet.com/2012/10/24/pdophilie-cette-gangrne-qui-frappe-la-grande-bretagne-et-la-bbc-son-joyau-de-linformation-reste-occulte-en-france/#comments

23 novembre 2011

Nombre d’entre vous avaient dégainé en mai contre mes papiers sur l’affaire du Sofitel, que je ne renie pas. Je n’y défendais pas « DSKkaka », comme certains l’assuraient sous ce vocable donnée à l’ex-patron du FMI, mais dénonçais le scandale de son menottage public et de sa détention sous la foi de mensonges avérés, proférés par une Guinéenne qui aurait dû être expulsée des USA pour ses tricheries dans l’obtention d’un faux statut de réfugiée politique.

DSK a obtenu un non-lieu à NYC, mais ses déboires actuels dans l’affaire de mœurs au Carlton de Lille, avec des ramifications aux USA, le condamnent définitivement à l’oubli, avec la nécessité, que j’ai évoquée ici dès sa détention à New York, de se faire soigner pour qu’il ne soit plus surnommé « DSQ » et puisse tenter, ce qui était encore une option envisageable à son retour en France, même à la portion congrue, de revenir un jour au premier plan.

Au lieu de se retirer sur son Aventin, DSK est en train de perdre les pédales.

1/ Il porte plainte contre les principaux médias français :
« Après l’avalanche d’articles de presse s’exonérant de tout objectif d’information légitime du public, Anne Sinclair et Dominique Strauss-Kahn ont chargé leurs avocats de poursuivre judiciairement quelques-unes des publications les plus outrancières ayant participé à cette escalade », indiquent dans un communiqué Mes Frédérique Baulieu, Richard Malka et Henri Leclerc.
« Plusieurs assignations ont déjà été ou vont être délivrées, à L’Express, au Figaro, au Nouvel Observateur, à Paris Match et à VSD », écrivent encore les conseils.

2/ Un site israélien évoque sa possible nomination comme gouverneur de la banque d’Israël. Voici l’article en question publié par JSS News :

« L’ancien directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, était la semaine passée en visite en Israël. Il a passé deux jours en compagnie de sa femme Anne Sinclair et de l’homme d’affaire Jean Friedman avant de retourner vers Paris dans la plus grande discrétion.

Plusieurs sources affirment que DSK pourrait assurer la relève de Stanley Fischer au poste de Gouverneur de la Banque d’Israël. Fischer a été reconduit, il y a quelques mois, mais avait fait comprendre qu’il n’avait aucune intention d’aller au terme de son nouveau mandat. Strauss-Kahn, qui vit des heures noires en France malgré la fin de tous ses procès, pourrait donc prendre la destination d’Israël où il aurait en charge toute l’économie du pays. Expert incontestable en finance, il serait une relève de qualité… Mais, tout cela ne reste qu’une rumeur infondée pour l’instant.
« Ils ont préféré se mettre un peu au vert, quitter la place des Vosges et les paparazzi », glisse un confident au Journal du Dimanche. « Anne a décidé de prendre les choses en main, de faire une pause. »
A n’en pas douter, Dominique Strauss-Kahn et sa femme ont pu profiter de quelques jours de repos et de bonheur à Tel-Aviv. Une ville qu’ils affectionnent particulièrement (Nathan Berdigo – JSSNews) ».

12 mars 2010

Fichtre! Il m'a fallu lire Femme actuelle ce midi pour trouver la première information d'un média français sur une rumeur qui a fait la Une depuis trois jours des quotidiens du monde entier. Ouf, merci à ce mensuel féminin!

  

Carla Bruni-Sarkozy fait taire les rumeurs de rupture

par Claire Frayssinet, 12 Mars 2010

La rumeur a fait le tour du web : pendant que la superbe Carla aurait une liaison avec Benjamin Biolay, Nicolas Sarkozy se consolerait dans les bras de la ministre-karateka Chantal Jouanno. Mais Carla Bruni-Sarkozy a démenti toutes ces rumeurs sur la chaîne anglaise Sky News pour préserver l’image du couple parfait qu’elle forme avec le Président de la République.

  • « Avec humour, ou pas, les Anglais ont beaucoup commenté la tenue de Carla lorsque le couple présidentiel à rencontré Dmitri Medvedev… », par kellystone

Le conte de fée continue…

Le documentaire diffusé sur la chaîne Sky News ne pouvait pas mieux tomber… Alors que la presse internationale ne cesse de relayer de supposées difficultés dans le couple Sarkozy, voire même des rumeurs de rupture, la Première Dame évoque le conte de fée qu’elle vit depuis qu’elle a rencontré Nicolas Sarkozy.

Elle raconte : « Le vrai conte de fées, c'est que j’ai eu énormément de chance de tomber amoureuse à 40 ans. Et d’avoir l’opportunité de rencontrer quelqu’un que je pouvais épouser. » Il faut dire que Carla Bruni a souvent affirmé de jamais avoir été monogame avant de rencontrer le Président de la République… Mais aujourd’hui, elle explique avoir changé et accorde une confiance aveugle à son mari. « Vous avez déjà vu une photo de lui avec une maîtresse ? » a-t-elle demandé au journaliste de Sky News qui réalisait l’entretien.

Ce reportage a en tout cas vocation à faire taire des rumeurs nées sur Twitter et reprises par un blog du JDD avant de faire les choux gras de la presse étrangère. En plus des entretiens accordées par la Première Dame, on assiste à des instants de tendre complicité entre le couple présidentiel… Nicolas Sarkozy n’hésite d’ailleurs pas à embrasser sa femme dans le cou devant les caméras… Ces images ne vous rappelleraient pas quelque chose… Comme les vidéos exclusives de la rencontre entre Carla Bruni et les lectrices de Femme Actuelle ? On vous rafraîchit la mémoire…

18 JANVIER 2010 

Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a reconnu devant la presse hier soir que cet enlèvement avait suscité la colère de Nicolas Sarkozy qui a dénoncé à leur propos une « imprudence vraiment coupable ». 


« C'est vrai que Nicolas Sarkozy, à plusieurs reprises, a dit que cette imprudence était vraiment coupable, parce qu'ils avaient été très clairement mis en garde, il leur avait été très clairement demandé de ne pas s'aventurer ainsi parce qu'il y a des risques », a répondu Claude Guéant, à qui on demandait si le sort des journalistes avait été évoqué en Conseil des ministres par le chef de l'Etat (cf. mes archives).

 

« Ils font courir des risques aussi à beaucoup de nos forces armées, qui du reste sont détournées de leurs missions principales. Je crois que, quand même, le scoop ne doit pas être recherché à tout prix », a ajouté le secrétaire général de l'Elysée. 


Les journalistes de France 3 « sont en vie », mais aucune négociation n'a été « véritablement entreprise » avec leurs ravisseurs, a précisé Claude Guéant.
Quant à la situation actuelle des deux journalistes, « nous savons qu'ils sont en vie, c'est déjà quelque chose de très important ! Mais la négociation n'a pas été véritablement entreprise » avec les ravisseurs, a-t-il poursuivi, en assurant aussi ne pas avoir connaissance d'une demande de rançon et sans préciser qui paiera. « Tout dépend de la négociation ».

 

« Cela a évidemment un coût tout à fait considérable, je me souviens que quelques jours seulement après leur disparition on évaluait déjà ce coût à un million d'euros », a encore dit Claude Guéant. 


Les deux journalistes de la chaîne publique avaient été enlevés le 30 décembre sur la route entre Surobi et Tagab, dans la province de Kapisa, sous contrôle sécuritaire des troupes françaises. Les talibans ont affirmé qu'ils n'étaient pas impliqués.

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a indiqué quant à lui que les journalistes de France 3, enlevés le 30 décembre en Afghanistan, avaient été largement « prévenus » des risques, ajoutant que « maintenant, c'est nous qui les prenons pour les sortir et c'est normal ».
« Je sais que dans certains métiers, le journalisme en particulier, on doit prendre des risques [...] Maintenant, nous en parlerons quand ils seront sortis », a-t-il déclaré sur France Info.
« Mais on les avait beaucoup prévenus, ils ont voulu prendre leur risques, maintenant c'est nous qui les prenons pour les sortir, et c'est normal », a-t-il ajouté. 


Une vague d’indignation soulève la presse après ces déclarations.
« Comment peut-on, trois semaines après la disparition de nos confrères, continuer de les accuser d'avoir fait leur métier », s'est indigné auprès Jean-François Téaldi, secrétaire général du SNJ-CGT de France Télévisions.
« Ces déclarations sont odieuses, tant à l'encontre de nos deux camarades, qu'à l'encontre de l'ensemble de la profession », a-t-il estimé, soulignant que les journalistes « n'étaient pas à la recherche d'un scoop mais ne faisaient que leur métier ».
Jean-François Téaldi a également demandé à la direction de France Télévisions de tenir informée la rédaction sur « les initiatives prises par la présidence de la République » à l'égard des deux journalistes.
« Les journalistes font leur travail, que les politiques fassent le leur », s'est indignée Dominique Pradalié, secrétaire générale du SNJ, estimant que « c'était tout à l'honneur des journalistes d'aller exercer leur profession là où c'est le plus nécessaire ».
Le SNJ juge « inacceptable de parler de coût quand un Français, quel qu'il soit, est en difficulté à l'étranger », estimant que « la France s'honore encore de porter un secours sans conditions à tous ses ressortissants ».
Le syndicat demande à tous les journalistes d'apporter leur soutien à leurs confrères et de « s'assurer auprès des pouvoirs publics que les efforts pour les libérer se poursuivent sans discontinuer ».

15 novembre 2009 

Pendant mon séjour en Colombie fin octobre, j’ai eu vent de pressions présumées de la Cour suprême contre des collaborateurs du quotidien El Tiempo lors d’une rencontre au siège du journal. Je n’en ai pas parlé, en l’absence de la moindre information au niveau de la direction. 

C’est chose faite ce dimanche, avec une interview de Roberto Pombo, directeur du Tiempo, à l’hebdo Semana. La patron du quotidien y révèle que ce sont les magistrats de la Cour suprême qui ont demandé à être reçus par lui au siège du journal, ce qui leur a été accordé ! 

Les magistrats, avec à leur tête le sinistre Augusto Ibanez, convaincu de complicité avec les thèses de la guérilla comme en témoigne son refus de poursuivre les relais des FARC en Colombie, dont la sénatrice Piedad Cordoba et bien d’autres politiciens, ont profité de cette réunion pour critiquer certains éditorialistes du média. 

« Les juges ont été très critiques à propos de plusieurs éditorialistes, et surtout de José Obdulio Gaviria », avoue Roberto Pombo dans cet entretien. « Ils n’ont pas demandé sa tête, mais condamné ce qu’ils considèrent comme des excès de sa part », ajoute le directeur du journal, avant cette conclusion qui fait froid dans le dos : « J’ai répondu que j’étais d’accord avec eux, et que José Obdulio avait été trop dur avec la Cour suprême ». 

 

Nul besoin d’en rajouter. Le président de cette Cour aux mains de la mafia et des terroristes, comme ce blog l’a déjà dénoncé, se doit de remettre sa démission après cette intolérable pression démontrée contre la liberté de la presse, sans exclure les poursuites à engager contre cette atteinte à la liberté d'expression. Quant au directeur du Tiempo, je ne puis que me désolidariser avec un tel comportement sur les lieux même de son travail. 

Voici le passage en question de l’interview à Semana de Roberto Pombo : 

 

 

SEMANA: Se ha hablado mucho sobre una reunión a la que usted invitó a los magistrados de la Corte Suprema de Justicia a 'El Tiempo', en la que ellos habrían pedido la cabeza de José Obdulio Gaviria como columnista.

R.P.: Sí hubo la reunión, pero nadie pidió la cabeza de nadie.

SEMANA: Pero el propio presidente Uribe lo dijo en un consejo comunitario.

R.P.: Estaba mal informado

SEMANA: ¿Entonces qué pasó?

R.P.: Me da pena contarlo, pues fue una reunión privada, pero como el tema es delicado, no puede haber malentendidos. Los magistrados de la Sala de Gobierno de la Corte, con el presidente a la cabeza, pidieron ser recibidos por mí en El Tiempo. Los invité a desayunar y hablamos con franqueza y muy cordialmente sobre el cubrimiento informativo de los asuntos que tienen que ver con la Corte y sobre los escritos de algunos columnistas al respecto.

SEMANA: ¿Fueron muy críticos con el contenido del periódico?

R.P.: Del manejo informativo, no; manifestaron un reparo puntual a una información sobre su viaje a Washington. En cambio fueron muy críticos de varios columnistas, y muy especialmente, de José Obdulio Gaviria.

SEMANA: O sea que sí pidieron la cabeza de José Obdulio…

R.P.: No. No pidieron su cabeza, pero sí cuestionaron lo que consideran excesos de parte de él.

SEMANA: ¿Y usted qué les contestó?

R.P.: Que estaba de acuerdo con ellos. Creo que José Obdulio ha sido demasiado duro con la Corte.

15 novembre 2009 

Fabio et José ont mis en cause l’AFP dans leurs commentaires.  Je réagis avec force contre ces attaques, non par corporatisme, mais à partir de mon expérience de 34 ans dans cette magnifique entreprise. 

Lisez mes deux livres sur l’Agence, et vous verrez dans quelles conditions travaillent les correspondants, aussi bien en France qu’à l’étranger. 

José, puisque tu mets en cause des couvertures en Amérique Latine et Afrique, donne-nous des exemples précis ! Pour ma part, il me faudrait des pages et des pages pour vous lister tous les collègues tués, blessés, arrêtés, mis au cachot, menacés, attaqués ou expulsés dans les continents que tu cites… 

Fabio, heureusement que l’AFP Bogota vient d’évoquer le cas de Carlos Garcia. Aucun média n’a parlé, même pas en Colombie, de cet autre scandale, véritable « montage » comme le dit lui-même l’ancien président du Congrès dans le papier. 

José, à nouveau, ne prends pas la mouche (qui t’a piqué) face à ma demande sur l’affaire de la Garde nationale au Zulia. Je ne dispose que de ton commentaire et de celui du journal local vénézuélien. J’aimerais que les grands médias du Venez enquêtent sur ce sujet, car s’il est avéré que la GN a subtilisé toutes les preuves, j’appelle cela une affaire d’Etat qui exige des poursuites d’ordre criminel, puisque la voiture du policier contenait y compris des explosifs., et que les policiers qui l’avaient détenu auraient été emprisonnés. 

 

13 novembre 2009 

Cette nouvelle illustre tout le grand bien que je ne cesse de dire et écrire sur la Colombie, soit goût du travail, dévouement, compétence et professionnalisme. 

L’agence EFE, 4e agence du monde en importance, est réputée en Amérique Latine. Dans les années 1970, elle a même crée une succursale, ACAN (Agence centroaméricaine de nouvelles), au Costa Rica, sous la direction de Zoila Martinez de la Vega, l’un des « grands » de EFE, connu comme le loup blanc dans tout le Cône sud.

EFE vient d'installer son centre pour l'Amérique Latine à Bogota, à la place de Miami. 

Voici une interview du président de EFE au quotidien El Espectador de Bogota : 

 

El Parque Santander, ubicado en la carrera séptima con 17, exhibe por estos días y durante dos semanas algunas de las imágenes más importantes del último año y medio. El motivo es la celebración de los 40 años que lleva la agencia de noticias EFE cubriendo la realidad del país. Como un homenaje al pueblo colombiano se escogieron fotografías que hablan de personajes, hechos culturales, sociales y políticos. Un mapa de lo que es nuestro país. El presidente de la agencia, Alex Grijelmo, estuvo en Colombia y habló con El Espectador

 

EFE tomó la decisión de traer para Colombia su mesa de edición (es decir, la oficina central de América Latina) que estaba en Miami. ¿Por qué? 

Es difícil responder sin herir, pero consideramos que Colombia era el mejor lugar porque los profesionales colombianos son magníficos. Segundo, porque el español que se habla en este país es de buena calidad y nos iba a permitir tener una buena calidad en las noticias. Además estamos más cercanos a nuestros clientes y tenemos buenas comunicaciones. Después de haber mirado en varios lugares llegamos a la conclusión de que éste era el mejor. Y ya en lo personal, aunque no pesó en la decisión, me siento muy próximo a Colombia y me alegro que así fuera. Debo decir además que las autoridades facilitaron todo el proceso y eso fue muy positivo. Creemos mucho en este país, en su potencial y en los profesionales colombianos. 

¿Esto le devuelve un protagonismo al país? 

Si de 50 periodistas, el 90% son colombianos, la respuesta es sí. 

 

5 OCTOBRE 2009 

 

Un ramassis d’incongruités, et c’est un euphémisme, se glisse dans l’article publié cette semaine par Le Nouvel Observateur sur Roman Polanski pour défendre le pédophile. Je vous laisse les trouver et les commenter : 

 

 

 

Une affaire datant de trente ans
 

Qui en veut à Roman Polanski ? 

Un documentaire qui affaiblit l'accusation, un procureur californien piqué au vif une ministre suisse zélée, voilà les ingrédients qui ont conduit à la spectaculaire arrestation du cinéaste à Zurich 

 

Neutres, les Suisses ? Vraiment ? Arrêté à sa descente d'avion alors qu'il était invité d'honneur au Festival de Zurich, Roman Polanski a été jeté dans un cul-de-basse-fosse au vu d'un mandat international lancé par la justice américaine. Les Etats-Unis réclament son extradition en trépignant, les Suisses sont embarrassés d'avoir attiré Polanski dans un traquenard, les Français sont stupéfiés, les Polonais enragent. Résultat : Polanski, l'un des plus grands cinéastes vivants, se retrouve, à 76 ans, menacé de finir ses jours en prison. L'affaire a plus de trente ans. Pourquoi les Suisses se réveillent-ils maintenant alors que le cinéaste séjourne régulièrement à Gstaad où il possède un chalet ? Pourquoi les Américains, qui ne semblaient plus guère se soucier du cas Polanski, se sont-ils activés ?
Flash-back. En 1977, huit ans après l'atroce massacre de Sharon Tate par les épigones de Charles Manson, Roman Polanski est arrêté pour avoir eu des relations sexuelles avec une gamine de 13 ans. La mère, une actrice en mal de rôles, a laissé volontairement sa fille seule avec Polanski, pour une série de photos. Le cinéaste, qui a la réputation d'aimer les jeunes filles, ne résiste pas. La mère dépose plainte pour viol. Le juge Rittenband propose un deal : un plaider-coupable contre une sentence légère. Entre-temps, la rumeur, à Hollywood, fait état d'une grosse somme d'argent qui aurait changé de mains pour atterrir dans celles de la maman outragée. Envoyé en pénitencier pour «évaluation», Polanski se retrouve dans un environnement dangereux : quelques caïds ont décidé d'embellir leur tableau de chasse en «se faisant» une célébrité. Au bout de quarante-deux jours, Polanski est relâché en liberté conditionnelle. Il repart travailler. Une photo remet tout en question. Polanski, cigare aux lèvres, s'amuse à la Fête de la Bière en Allemagne. Le juge, irrité, casse le deal.

Brusquement convoqué
A son retour aux Etats-Unis, le cinéaste comprend alors qu'il est bon pour un demi-siècle de prison. Il s'enfuit pour la France, où il est né. Il se marie, a des enfants, obtient un oscar et une palme d'or pour «le Pianiste». Le juge Rittenband décède, les procureurs se succèdent et rien ne se passe. Désormais installé à Paris, le cinéaste se voit brusquement convoqué début 2009 par le nouveau juge de Los Angeles, Peter Espinoza. Un documentaire, «Roman Polanski : wanted and desired» (1) vient de changer la donne. L'enquête de la cinéaste Marina Zenovich démontre que le juge Rittenband a eu une conduite violant les règles éthiques. Il aimait faire parler de lui en attaquant des gens célèbres et s'est juré qu'il «aurait la peau» de ce cinéaste mondialement connu. Pas très impartial, le juge… Les avocats (de l'époque) de Polanski n'ont plus qu'à enfoncer le clou : Roman a fait le bon choix en s'enfuyant. Ils reçoivent le soutien du procureur qui a porté l'accusation devant le tribunal en 1977 !
Début 2009, avec le documentaire sur les écrans, tout semble donc en place pour que le dossier soit classé. C'est ce que réclament les avocats de Polanski. Mais pour que le juge Espinoza puisse statuer, il faut que le cinéaste apparaisse sur le sol américain. Ce dernier refuse, craignant d'être traité comme un criminel dangereux. Et entreprend le tournage de «l'Homme de l'ombre» en Allemagne. Puis il passe l'été en Suisse, avant de faire un tour en Grèce. Laissant à ses avocats le soin de faire valoir devant la cour de Los Angeles que le mandat d'amener n'est plus valable puisqu'«aucun effort sérieux n'a été fait» au cours des années. C'est ce qui met le feu aux poudres. Piqué au vif, Steve Cooley, le nouveau district artorney de L. A., publie un document où il rappelle qu'une demande d'extradition a été envoyée aux autorités anglaises en 1978; que la Royal Canadian Mounted Police a été alertée en 1986; que la Thaïlande a été notifiée en 2005; et que le mandat a été présenté aux Israéliens en 2007. Les avocats contestent : ils n'ont jamais été prévenus de ces démarches. Ont-elles seulement eu lieu ? On peut en douter, suggèrent- ils. Car, en cas d'exécution du mandat, les charges, rendues publiques, seraient apparues dans leur inanité. OAS_AD(‘Middle3′); 


Le procureur Cooley a-t-il besoin d'un procès à grand spectacle ? Aux Etats-Unis le poste est électif, comme celui de juge. Plus le tableau de chasse est riche, plus les électeurs sont contents. Cooley, élu deux fois en 2004 et 2008, surfe sur un sujet devenu sensible, la pédophilie. Pourtant la victime de Polanski, Samantha Gailey, devenue une mère de famille de 45 ans, a passé l'éponge dès 1987 : «Les charges devraient être abandonnées. L'étalage constant des détails de cette affaire me cause un tort immense. Je suis devenue la victime de l'action du procureur.» Les rôles sont renversés. Le D. A. remue la fange par goût de la notoriété, la victime plaide pour l'accusé.

Traquenard policier
Du cote suisse, le procède du traquenard policier a des relents nauséabonds. «Nous n'avions pas d'autre solution», affirme la ministre de la Justice, Eveline Widmer-Schlumpf, visiblement mal à l'aise. Pourquoi «pas d'autre solution» ? Cet été, Hillary Clinton, ministre des Affaires étrangères, a engagé un bras de fer sur la pratique du secret bancaire suisse. Désormais, le Trésor américain peut se voir communiquer les avoirs des fraudeurs fiscaux, sur simple demande. Les Suisses se sont résignés à collaborer. Avec l'affaire Polanski, ils donnent un gage de bonne volonté. Détail qui ne manque pas de sel : Eveline Widmer- Schlumpf, membre du conseil de banque de la Banque nationale suisse, a été l'un des trois conseillers fédéraux en charge du dossier UBS-secret bancaire. Autre détail qui tue : selon le réalisateur Terry Gilliam, le ministre de la Culture suisse en personne était à l'aéroport pour accueillir le cinéaste.
Polanski victime d'un jeu trop diplomatique ? Et d'une ministre soucieuse de ne gâter en rien son ascension (Eveline Widmer- Schlumpf, en acceptant un maroquin contre l'avis de son parti, l'Union démocratique du Centre, l'a fait exploser et a été accusée de «trahison») ? Pour l'heure, il a fait appel. Sera-t-il un jour emmené, menottes aux poignets, vers Los Angeles ? S'il était extradé, il risquerait de croiser Charles Manson. Qui est libérable dans deux ans.

(1)Le film vient de ressortir dans une salle à Paris, le Reflet Médias.

 

  

Rosemary's Baby(1968) 

Un best-seller d'Ira Levin adapté par Polanski : le cinéaste réalise un film d'horreur parfait, sur fond de satanisme (Mia Farrow est enceinte du diable). Cela lui sera violemment reproché après le meurtre de sa femme, Sharon Tate, enceinte de huit mois. La presse américaine, dans son ensemble, n'hésite pas à accabler Polanski, allant jusqu'à dire qu'il est responsable de son malheur. L'arrestation de Manson, trois mois plus tard, mettra à mal ces affirmations abjectes : les assassins ne savaient pas qui était dans la maison. 

  

Chinatown (1974) 

Le chef-d'oeuvre de Polanski, désormais classé dans les cent films américains déposés à la Bibliothèque du Congrès. Une histoire amère d'inceste, de trahison familiale, sur fond de corruption. Ce sera le dernier film de Polanski à Hollywood. En 1990, Jack Nicholson tourne la suite de «Chinatown», «The Two Jakes». Le troisième volet, prévu à l'origine, ne verra jamais le jour. 

  

Le Locataire (1976) 

Polanski revient à Paris, ville de sa naissance. Il y tourne ce scénario de Topor, qui marie le fantastique et le grotesque. Le film est mal reçu au Festival de Cannes, mais gagne, au fil des ans, un statut de chef- d'oeuvre méconnu. Tourné dans les studios d'Epinay juste avant leur démolition, le film ajoute à la légende du réalisateur, personnage étrange et inquiétant 

  

Le Pianiste (2002) 

La consécration. En adaptant le livre autobiographique du musicien Wladyslaw Spilman, Polanski revient sur sa propre enfance. Gamin abandonné dans le ghetto pendant la guerre, il a vu son père et sa mère déportés, et a survécu par miracle. Le film lui vaut un oscar, que Polanski n'ira pas chercher aux Etats-Unis, de peur d'être incarcéré. Harrison Ford lui remettra la statuette en France, où le cinéaste réside désormais. 

  

L'Homme de l'ombre (2010) 

Ewan McGregor est un nègre littéraire : missionné pour écrire les Mémoires d'un homme politique anglais (inspiré de Tony Blair), l'écrivain découvre des secrets d'Etat… En cours de tournage en Allemagne, le film est un polar à suspense, dont le scénario a été écrit, en grande partie, dans la maison de Polanski à Gstaad. Les autorités suisses, alors, n'avaient rien trouvé à redire… 

  

Philippe Boulet-Gercourt, François Forestier
Le Nouvel Observateur

11 septembre 2009 

Comme au Venezuela et en Equateur, déjà sous le joug de régimes néo-castristes, l’Argentine du couple péroniste Kirchner (Cristina, la présidente, et son mari Nestor, ancien chef de l’Etat) se prépare à censurer la presse. 

 

200 inspecteurs des impôts se sont présentés hier à la rédaction du journal Clarín, propriété du principal groupe multimédia d'Argentine. Selon le gouvernement, il s'agissait d'une « opération de routine » ! 

 

Le quotidien, lui, dénonce « une action démesurée et grotesque ». Le groupe Clarín est un critique féroce de la politique gouvernementale, et s’oppose à un projet de loi controversé sur l'audiovisuel. « L'opération d'hier montre ce qui peut arriver lorsqu'on ose critiquer le gouvernement Kirchner », ajoute le journal. 

Des groupements de patrons de presse locaux et internationaux ont dénoncé à Buenos-Aires ce projet de loi sur l'audiovisuel du gouvernement de Cristina Kirchner, qui selon eux menace la liberté de presse et le principe de sécurité juridique.

 

Si le projet passe, le groupe en sera le premier affaibli, il devra choisir entre ses chaînes hertziennes ou ses chaînes câblées.
« Nous considérons que les principes constitutionnels et internationaux reconnaissant et garantissant la liberté d'expression, interdisant la censure a priori, sont menacés par des dispositions attribuant aux gouvernants un large pouvoir discrétionnaire », ont déclaré dans un communiqué une dizaine de groupements, dont la Société interaméricaine de Presse (SIP), l'association des sociétés de presse argentines (ADEPA) et l'Association internationale de radiodiffusion (AIR).
« Le projet de loi menace clairement la sécurité juridique et les investissements des détenteurs de licences » audiovisuelles, ajoute le communiqué.
Le projet en discussion à la Chambre des députés est défendu par le pouvoir et ses alliés au nom de la lutte contre les monopoles.
Mais en Argentine, il a été interprété comme un nouveau chapitre dans le conflit qui oppose Mme Kirchner et son époux, l'ancien président Nestor Kirchner (2003-2007), à Clarin.
Le projet interdit au propriétaire d'une chaîne de télévision hertzienne de posséder une chaîne câblée dans la même zone. Il prévoit également de charger de l'octroi des licences d'exploitation un organisme contrôlé par le pouvoir.
 

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