M19

27 février 2012
(Désolé pour mon retard à relater cet événement, mais je suis en Belgique pour un autre événement, personnel et « heureux », un 4e petit-fils…)

Bien malin celui qui a pu prévoir, et ce n’est pas mon cas je l’avoue, cet incroyable coup de théâtre annoncé hier soir par les terroristes sanguinaires des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) : la guérilla, fondée en 1964, renonce aux enlèvements et va libérer la dizaine de militaires et policiers encore otages dans la jungle, certains depuis treize ans. 13 ans !

Trois facteurs de taille expliquent ce tournant sans précédent pris par des rebelles sans foi ni loi qui vivaient jusqu’ici des enlèvements de civils contre rançon et du trafic de cocaïne.

Le premier concerne la perte de tous leurs leaders, tués par l’armée depuis 2008, notamment sous la main de fer de l’ex-président Alvaro Uribe pendant ses deux mandats (2002-2010). La liquidation de Raul Reyes (N°2) le 1er mars 2008 par les militaires, suivie de la mort du fondateur des FARC Manuel Marulanda (probablement dans un bombardement de l’armée), puis l’exécution du chef militaire Mono Jojoy avant celle du nouveau commandant des FARC Alfonso Cano l’an dernier, ont décimé la direction du mouvement, dont le nouveau chef, Timochenko, a été contraint de trouver refuge au Venezuela avec la complicité du président castriste Hugo Chavez. Au début des années 2000, la Colombie souffrait de 3.000 enlèvements de civils en moyenne par an. En 2010, ils étaient tombés à moins de 400 sous les coups de boutoir des forces armées et policières dans le cadre de la politique de « sécurité démocratique ». Le 2 juillet 2008, une spectaculaire opération de commando menée par les services secrets avait permis la libération de 15 otages, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, entre leurs mains depuis 2002.

Le second élément a trait à la perte du peu de crédit qu’il restait aux FARC aux yeux de l’opinion internationale lorsqu’ils ont assassiné en novembre dernier quatre officiers de l’armée qu’ils détenaient enchaînés comme otages, certains depuis 12 ans.

Le troisième facteur se dessine en pointillé, à partir des informations relatées ici récemment sur un projet gouvernemental de réintégrer les guérilleros dans la vie politique démocratique, dans des conditions proches d’une amnistie. Je n’exclus pas que des contacts aient eu lieu, qui sait au Venezuela, entre Timochenko et des émissaires du président Santos, successeur d’Uribe, pour ébaucher un tel plan. Sans un tel contexte, j’imagine mal les FARC procéder du jour au lendemain à l’abandon des prises d’otages. Ce ne fut jamais leur pratique.
N’oublions pas que les rebelles n’avaient pas cessé d’enlever des civils et des élus y compris pendant l’époque du Caguan, cette zone démilitarisée grande comme la Suisse (42.000 km2) que l’ex-président Andrés Pastrana avait offerte aux FARC au sud du pays pour un dialogue de paix sans résultat, entre le 15 novembre 1998 et le 21 février 2002.

La question de l’amnistie risque de déclencher d’intenses débats en Colombie si elle prévoit d’y inclure les rebelles auteurs de crimes, comme ce fut le cas avec le M-19 en 1990.
Ainsi du nouveau maire de Bogota, Gustavo Petro. Cet ex-commandant du M-19 avait été l’un des mentors de l’attaque sanglante, par les rebelles, du palais de justice de la capitale en 1985, suivie de son incendie et de la prise en otages de 200 juges, dont près de 100 avaient été tués, avant la reprise des lieux par l’armée. Le M-19 avait été financé par Pablo Escobar, chef du cartel de la cocaïne de Medellin, pour que les rebelles brûlent tous les dossiers judiciaires de ses membres en passe d’être alors extradés aux USA.

Aujourd’hui, dans une hallucinante entorse à la logique, Gustavo Petro a été élu maire de Bogota, mais c’est le colonel Alfonso Plazas, héros de la reprise du palais en 1985, qui a été condamné à 30 ans de prison en 2009 par une justice corrompue, à partir de faux témoignages sur une présumée disparition de 11 civils pendant cette opération, alors qu’il avait déjà été jugé dans les années 1980 et relaxé.

08 février 2012

Jamais un coup d’Etat, que je n’appuie pas évidemment, n’a été autant provoqué en Colombie par une justice corrompue pour humilier l’armée et exonérer les terroristes dans le procès du colonel Alfonso Plazas, un héros dans le combat contre le M-19 au palais de justice en 1985.

Le tribunal supérieur de Bogota vient non seulement de confirmer la condamnation du colonel à 30 ans de prison, mais aussi d’exiger que le ministre de la Défense et le chef d’Etat-major de l’armée viennent « demander pardon » sur la place Bolivar de Bogota pour de présumés délits alors commis.

Nul n’ignore ici le contexte du scandale. Cet officier avait repris en novembre 1985 le palais de justice de Bogota pris d’assaut avec 300 juges en otages, et incendié par la guérilla sanglante du M-19 pour y brûler les archives des trafiquants de cocaïne en passe d’être extradés aux USA, contre six millions de dollars payés par Pablo Escobar. 60 juges avaient été abattus par les terroristes, et 200 otages libérés par les troupes du colonel.

Gangrenée par la mafia et les terroristes, la justice avait rouvert en 2007 une enquête contre le colonel Plazas, alors qu’il avait été exonéré de toutes charges en 1986 par le tribunal ad hoc, pour de présumées disparitions de civils pendant les combats.

A partir de faux témoignages, ici relatés dans mes archives, une juge solitaire mais proche des FARC avait condamné le colonel en 2008 à 30 ans de prison, dans un mépris total de la loi qui interdit à une personne d’être jugée deux fois pour le même fait. Malgré les preuves apportées depuis cette date sur les faux témoignages présentés et l’inexistence des 11 disparus, deux juges de Bogota ont prononcé hier la confirmation des 30 ans de prison contre le colonel, avec cette hallucinante exigence des excuses publiques par l’armée au cœur de la capitale, comme si elle était responsable du carnage commis par le M-19.

Ce scandale secoue toute la Colombie, d’autant plus que les responsables du massacre de 1985 continuent non seulement d’être en liberté depuis leur amnistie en 1991, mais de se sentir en Colombie « como Pedro en su casa » (chez eux). Le nouveau maire de Bogota n’est autre que Gustavo Petro, signataire de l’appel du M-19 en 1985, avec pour adjoint Antonio Navarro Wolff, un autre tueur en liberté.

Cette horreur n’est pas près de s’achever sans aucune conséquence sur l’avenir du pays. Le procureur général de Colombie, Antonio Ordonez, écoeuré par cette décision inique, vient d’annoncer un pourvoi en cassation. On attend la réaction de l’avocate générale, Viviane Morales, dont le mari, Carlos Alonso Lucio, ancien compagnon d’Ingrid Betancourt, a fait partie du M-19, et marqué sa récente opposition à la condamnation du colonel Plazas.

L’armée, pour la première fois depuis le premier jugement, a manifesté son émotion hier avec les remerciements publics apportés par son chef d’Etat-Major, le général Navas, aux propos de l’ex-ministre de l’intérieur d’Alvaro Uribe, Fernando Londono, dans sa défense du colonel Plazas.

Si le président Juan Manuel Santos, connu pour son double jeu face au terrorisme de plus en plus actif en Colombie, n’intervient pas pour remettre les pendules à l’heure, on peut s’attendre à des remous aux conséquences incalculables pour lui et le pays, y compris à un éventuel putsch.

23 janvier 2012

Voici un nouvel épisode explosif dans ce scandale bien connu de mes lecteurs : Carlos Alonso Lucio, époux de la toute puissante avocate générale colombienne Viviane Morales, et ancien du M-19, devenu prédicateur d’une Eglise chrétienne, vient d’exprimer son « indignation » devant 500 de ses fidèles pour la condamnation récente à 30 ans de prison du colonel Alfonso Plazas Vega.

Je rappelle que le M-19 avait occupé en novembre 1985 le palais de justice de Bogota, pris en otages deux cents juges, en avait exécuté une centaine et incendié les locaux pour brûler les dossiers des narcotrafiquants en passe d’être extradés aux USA. Le cartel de Pablo Escobar à Medellin avait payé 6 millions de dollars au M-19 pour cette opération.

Pour avoir sauvé une centaine d’otages dans la reprise armée du palais de justice, le colonel Plazas a reçu comme « récompense » il y a deux ans, 25 ANS APRES LES FAITS alors qu’il avait déjà été jugé et reconnu innocent, une condamnation à 30 ans de prison pour une présumée disparition de 11 civils dans cet assaut. Tous les terroristes du M-19, auteurs d’assassinats, avaient été amnistiés en 1991, ce constat ayant suscité « l’indignation » actuelle de Carlos Alonso Lucio. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, mais le prédicateur ex-terroriste aurait pu se manifester bien avant!

Qu’attend donc son avocate générale d’épouse pour remettre en liberté le colonel ? C’est d’autant plus urgent que l’affaire des 11 disparus n’existe pas, et, pis encore, qu’elle a été fomentée par un parent de l’un d’eux dont l’enquête vient de prouver qu’il appartenait à l’époque… au M-19 ! Les restes de ces 11 civils se trouvent à la morgue de Bogota, comme déjà indiqué dans un papier ici.

Contrairement à toutes les règles judiciaires démocratiques, le colonel a été jugé deux fois pour la même affaire après le classement sans suite initial il y a plus de 20 ans ! Dans le second jugement, qui n’aurait jamais dû exister, une juge inique a produit le témoignage d’un soldat qui s’est avéré par la suite un faux, comme je l’ai révélé déjà ici.

Malgré toutes ces révélations en sa faveur, la justice n’a toujours pas libéré le colonel, et encore moins poursuivi la juge pour utilisation de faux témoins.

Dans son sermon, Carlos Alonso Lucio a demandé que le colonel soit « pardonné », c’est-à-dire amnistié par les autorités, comme les terroristes du M-19, auteurs du magnicide.

Toujours aussi percutant malgré sa détention illégale, le colonel vient d’envoyer à Carlos Lucio Alonso une lettre ouverte, publiée ce matin par le quotidien de Medellin El Colombiano. Il le remercie de son intervention mais rejette tout pardon par l’Etat, en réaffirmant sa totale innocence.

Voici la copie en espagnol de sa lettre ouverte :
Bogotá, 22 de enero de 2012
Doctor
Carlos Alonso Lucio
Ciudad
Respetado Doctor Lucio
Por los medios de comunicación me he enterado de las palabras pronunciadas por Ud. en la Iglesia Cristiana Casa sobre la Roca el 11 de diciembre de 2011, como parte de un sermón en el cual Ud. hace un recuento de su trayectoria al margen de la ley, pide perdón y manifiesta su deseo de reconciliarse con la sociedad colombiana. Esa actitud suya la celebro.

En ese sermón que lo escucharon más de quinientos feligreses y fue ampliamente divulgado por la misma Iglesia Cristiana donde se efectuó la prédica, Ud. reconoció la autoría intelectual y material del asalto al Palacio de Justicia por parte del llamado « Movimiento 19 de Abril, M-19″ al cual Ud. pertenece desde sus comienzos. Manifestó también en esa alocución su indignación por el hecho de que el suscrito Coronel Luis Alfonso Plazas Vega se encuentra preso, cuando los miembros del M-19 que cometieron los delitos allí perpetrados fueron perdonados. Muy valiente de su parte al aceptar una realidad que si bien todos los colombianos conocen, pocos se atreven a expresar, por temor a los miembros de ese movimiento que hoy paradójicamente y como una flagrante demostración del desordenamiento jurídico de la nación, están en los cargos públicos más importantes del país, mientras los defensores del sistema democrático estamos privados de la libertad. Muy valiente Doctor Lucio.

Pero hay una parte de su expresión que no puedo compartir, en la que Ud. sugiere que yo también debo ser perdonado. ¿Perdonado de qué, Doctor Lucio? Si yo no he cometido ningún delito. Yo no estoy pidiendo perdón ni lo voy a aceptar. Yo estoy pidiendo justicia que es diferente. En mi caso solo cabe la absolución, como en los de otros oficiales igualmente inocentes. Ya han venido a visitarme dos parlamentarios uno en 2008 y otro en 2011 a sugerirme la aceptación de una amnistía e indulto y les he manifestado que están totalmente equivocados. No se pueden aplicar esas figuras a una persona inocente. Muy buenas sus intenciones, pero no las puedo compartir.

Durante su sermón, Doctor Carlos Alonso Lucio, estuvo Ud. todo el tiempo acompañado de su esposa la Fiscal General de la Nación Viviane Morales, quien no es para nada ajena a sus puntos de vista. ¿O era que sus frases iban dirigidas más a ella que a mí? En aras de la justicia lo que se debe hacer es abrirle investigación formal a la autora del montaje con el cual se me ha privado la libertad desde hace cuatro años y medio, la abogada Ángela María Buitrago. Hace más de seis meses la Procuraduría General de la Nación pidió la reapertura de dicha investigación sin embargo inexplicablemente no pasan de preliminares.

Si están tan afectados por la injusticia que se ha cometido contra mí, ¿porque no se abre la investigación por parte de la Fiscalía General de la Nación contra la autora de tamaña injusticia? La sola apertura de esa investigación acaba con el proceso que la señora Buitrago se inventó en mi contra.

Que un ciudadano normal me dé una palmada en la espalda o haga una oración pidiendo que se me haga justicia, porque no puede hacer nada diferente por mi injusto caso, me parece gratificante. Pero frente a sus expresiones hechas con la aquiescencia de su esposa, Doctor Lucio, yo preferiría las obras a las palabras.

No se trata de conseguir aplausos mediante una frase, en una sociedad que me ha rodeado con su afecto a pesar de la campaña mediática y jurídica en mi contra. La verdad es tan tozuda que cuando el sistema judicial pretendió desprestigiar a este soldado colombiano, terminó el sistema judicial desprestigiado. Se trata de hacer una verdadera justicia, especialmente cuando ella está al alcance de la mano.

Atentamente,

Coronel Luis Alfonso Plazas Vega

Por Eduardo Mackenzie

17 de diciembre de 2011

Un proceso por los hechos de 1985 en el Palacio de Justicia acaba de dar un paso importante en la buena dirección. El juzgado 51 penal del circuito de Bogotá absolvió al general (r) Iván Ramírez Quintero, al coronel (r) Fernando Blanco Gómez y al sargento (r) Gustavo Arévalo de los cargos que una fiscal les imputaba por la supuesta « desaparición » de 11 personas en la operación que le permitió al Estado colombiano rescatar el Palacio de Justicia, el cual había sido asaltado a sangre y fuego, el 6 de noviembre de 1985, por la organización terrorista M-19. La decisión favorable a los citados militares en retiro coincide con lo que distinguidos juristas y una gran parte de la opinión pública esperaban desde hace años.

El General Iván Ramírez Quintero era el jefe del Comando de Inteligencia y Contrainteligencia del Ejército (Coici) en la fecha de la toma al Palacio de Justicia. La juez 51, María Cristina Trejos, estimó que existe una « duda razonable » sobre la presunta responsabilidad del General Ramírez y de sus dos subalternos en la pretendida desaparición de once personas que algunos afirmaban que salieron vivas de ese edificio.

Inicialmente, Iván Ramírez había sido acusado de haber participado en tales « desapariciones » pero la propia fiscalía, al final de la instrucción, constató que esos oficiales no tenían nada que ver con esa alegación, razón por la cual la fiscal pidió condena contra ellos únicamente por la presunta desaparición de Irma Franco, una guerrillera del M-19 que tomó parte en el asalto.

Sin embargo, la juez María Cristina Trejos desestimó ese cargo y absolvió a Ramírez, a Blanco y a Arévalo pues admitió que no había ninguna prueba irrecusable que los comprometiera con el asunto Irma Franco.

Ese fallo es un vuelco significativo por dos razones. Primero porque confirma que el tema de los supuestos « desaparecidos » en el asunto del Palacio de Justicia es cada vez menos creíble. Ese punto ya había sido cuestionado totalmente, con excelentes argumentos y revelaciones, por el Tribunal Especial de Instrucción del 31 de mayo de 1986.

El informe del TEI concluyó que existía prueba suficiente para concluir que los « desaparecidos » fallecieron en el cuarto piso del palacio, a donde fueron conducidos como rehenes por los terroristas, en los primeros momentos del asalto, y que el número de cadáveres calcinados y no identificables (en 1986) aparecidos en el cuarto piso necesariamente corresponden al de las supuestas víctimas « desaparecidas ».

Lo mismo fue alegado por la defensa del Coronel Plazas Vega. Ahora, con la sentencia de la juez María Cristina Trejos, vuelve a aparecer ese punto de los « once desaparecidos » como una forma de impostura. Una vez más, la hipótesis de los « desaparecidos » del palacio de justicia se derrumba.

No podía ser de otra manera. Recordemos lo que ocurrió el 27 de febrero de 2011. Ese día el doctor José Vicente Rodríguez Cuenca, jefe de antropología forense de la Universidad Nacional de Bogotá, hizo una transcendental revelación a los periodistas Ricardo Puentes Melo y Fernando Londoño Hoyos. Declaró que en el año 2000 la Fiscalía General había exhumado 91 cadáveres ligados al expediente del Palacio de Justicia, que le había entregado a él, al doctor Rodríguez Cuenca, 64 de ellos para que tratara de identificarlos y que la Fiscalía General se había quedado con 27 restos humanos los cuales correspondían « a los ‘desaparecidos’ del Palacio de Justicia ». Explicó que esos 27 restos pertenecen a quienes murieron en el cuarto piso del Palacio y que la Fiscalía los ha ocultado desde entonces, en oficinas del CTI, sin que tenga interés alguno en identificarlos. Rodríguez Cuenca agregó: « Entre esos 27 restos están los siete empleados de la cafetería y tres visitantes que se encuentran ‘desaparecidos’ ». El profesor Rodríguez concluyó: « La Fiscalía siempre supo que tenían los restos de los posibles desaparecidos ».

¿Después de tal revelación cómo se puede seguir hablando de « desaparecidos » del palacio de justicia? Esas personas murieron a causa de la acción del M-19 en esa toma sangrienta. Los jefes del M-19 de esa época son los que deben responder por esas muertes, pues hasta hoy no lo han hecho y se han concentrado en acusar de ello a los militares, bajo el subterfugio de los « once desaparecidos ». Pero ese montaje se ha hundido.

En segundo lugar porque, por la primera vez, un juez de la República constata que el protagonismo de los militares que actuaron en la defensa y rescate del Palacio de Justicia es mil veces menos ilegal de lo que los acusadores suponían, y que las acusaciones contra ellos son « dudosas ». Por eso la juez María Cristina Trejos reveló, en su sentencia del 16 de diciembre de 2011, que la duda es más fuerte que las suposiciones acusatorias. Ella condenó hace siete meses al General Jesús Armando Arias Cabrales a 35 años de prisión por los « desaparecidos » del Palacio de Justicia. Esa sentencia ha sido fragilizada por ella misma.

Hasta ahora dos altos militares que liberaron a más de 244 rehenes, e impidieron que el M-19 se consolidara en ese edificio y realizara un golpe de Estado bajo la forma de un « juicio popular » contra el presidente de la República de la época, Belisario Betancur, como habían planeado, han sido juzgados y condenados a penas de prisión severísimas a pesar de que la instrucción de esos procesos no ha podido aportar prueba alguna contra ellos. Por eso muchos juristas, periodistas y observadores estiman que los procesos del General Arias Cabrales y del Coronel Alfonso Plazas Vega aparecen como una persecución política pues rebosan de vicios de enorme gravedad.

El abogado del general Ramírez, John Fernando Vásquez, demostró que su defendido no estuvo presente durante la recuperación del Palacio de Justicia. El logró probar, sobre todo, que las acusaciones que lo mostraban como ligado a las « desapariciones » son « inconsistentes » y « no han sido acopiadas dentro del juicio », como informó El Espectador, este 16 de diciembre.

Lo más interesante es que uno de los pilares de la acusación contra el general Ramírez era el testimonio de un señor Édgar Villamizar quien, como hizo valer el abogado John Fernando Vásquez, no figura en el expediente pues el nombre que aparece en éste es de un tal Édgar Villareal, persona totalmente desconocida hasta el día de hoy.

Edgar Villamizar no estuvo jamás en los episodios del Palacio de Justicia, ni fue testigo de nada pues está probado que él se encontraba en Granada (Meta) en esos días de noviembre de 1985. Además, el verdadero señor Edgar Villamizar declaró ante Alejandro Ordóñez Maldonado, Procurador General de la Nación, en junio de 2011, que alguien había suplantado ilegalmente su nombre en el proceso del Coronel Plazas Vega y que la fiscal Ángela María Buitrago había cometido el enorme error de no verificar quien le había dado la misteriosa versión mediante la cual alguien pretendía enlodar al coronel Plazas.

Edgar Villamizar, poniendo en peligro su vida y la de su hijo (pues teme ser víctima de un atentado que silencie su voz definitivamente), declaró ante el Procurador General que él no había sido testigo de nada, que no había estado en los hechos del Palacio de Justicia, que no conocía al Coronel Plazas, que nunca le había oído pronunciar a éste frase alguna, que nunca había ido a la Fiscalía a testimoniar, que no había firmado el llamado « testimonio » que la fiscal instructora había hecho valer como auténtico, a pesar de las fuertes protestas del abogado de la defensa quien denunció ese documento como una prueba falsa.

La pregunta es: si la juez María Cristina Trejos abandonó la teoría de que Edgar Villamizar es un testigo creíble en el proceso del General Ramírez, por qué la juez Jara condenó al coronel Plazas basada únicamente sobre esa « prueba »? ¿Por qué el Tribunal Superior de Bogotá, que estudia en estos momentos el recurso de apelación interpuesto por el abogado del Coronel Plazas Vega, no abandona definitivamente esa misma teoría errada? El falso testimonio de Edgar Villamizar (firmado Edgar Villareal) no puede tener existencia jurídica en ningún expediente y su utilización como base de la sentencia contra el Coronel Alfonso Plazas Vega constituye la mayor monstruosidad de la justicia colombiana de los últimos 50 años.

No es posible que en un proceso ese falso testimonio sea desechado y declarado « dudoso » y en otro proceso, sobre los mismos hechos, sea tomado como válido, desconociendo las declaraciones del propio Edgar Villamizar ante el Procurador General, no cuestionadas por nadie hasta el día de hoy.

Otro elemento que disparó las dudas de la juez María Cristina Trejos es la presencia en ese expediente del testimonio de Ricardo Gámez Mazuera, quien dijo haber sido miembro del Coici. Sin embargo, ese testimonio, que también fue esgrimido contra el Coronel Plazas Vega, fue desechado por la fiscal Buitrago. El testimonio de Gámez Mazuera fue, en efecto, desestimado por sus graves irregularidades. La Fiscalía le pidió a éste que testimoniara ante el consulado de Colombia en Bruselas (pues Gámez residía en Bélgica), pero éste no quiso comparecer. Gámez mintió todo el tiempo pues la Fiscalía comprobó que no había sido policía ni había estado en los hechos del Palacio de Justicia y tampoco había sido miembro de los servicios de inteligencia del Ejército.

El Coronel Plazas, por otra parte, no tuvo nada que ver con el caso de Irma Franco pues su actuación en el palacio de Justicia fue exclusivamente de combate y no podía realizar al mismo tiempo labores de inteligencia. El mismo General Ramírez Quintero declaró durante su proceso que el coronel Plazas no había tenido conocimiento de la actividad de inteligencia que él, Ramírez Quintero, hubiera podido hacer en el Palacio de Justicia. (Sentencia de la juez María Stella Jara, página 243).

La revelación obtenida por el periodista Ricardo Puentes Melo, y el análisis realizado por el doctor Fernando Londoño Hoyos, son de importancia capital: ello implica que el proceso y la condena penal de primera instancia contra el coronel Luis Alfonso Plazas Vega se ha derrumbado definitivamente.

El Coronel Plazas no puede seguir privado de libertad. El debe ser puesto en libertad inmediatamente. El fallo en segunda instancia, esperado por millones de personas en Colombia, no puede pasar por encima de lo que fue revelado, por fin, ante el país, por intermedio del Procurador General, ni pasar por alto lo que acaba de decidir la juez María Cristina Trejos. La sentencia de primera instancia que condenó al Coronel Plazas, detenido desde julio de 2007, es espuria e ilegal. El ente fallador de la segunda instancia debe corregir esa infamia y absolver de todo cargo al Coronel Alfonso Plazas Vega. El General Jesús Armando Arias Cabrales, detenido desde octubre de 2008, también debe ser puesto en libertad. Los dos altos oficiales están presos en instalaciones militares de Bogotá.

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29 novembre 2011

Les miracles existent parfois dans les médias, y compris en Colombie, pour sortir les scandales de la naphtaline. C’est le cas de cette bombe publiée dans le quotidien El Tiempo samedi par Maria Isabel Rueda, une journaliste bien informée.

Son article met surtout en cause Carlos Alonso Lucio, ex-guérillero du criminel M-19, actuel mari de l’avocate générale de Colombie Viviane Morales (diplômée en droit à Paris), mais aussi son ex-compagne dans les années 1990 Ingrid Betancourt.

Il m’a fallu découvrir le papier de cette collègue colombienne pour apprendre la récente publication du livre qu’elle cite, « En la boca del lobo » (Editions Grijalbo), traduit de la version américaine « At the devil’s table » (Kindle Edition), écrit par l’Américain William Rempel, journaliste durant 36 ans au quotidien Los Angeles Times.
Si Maria Isabel Rueda avait eu l’intention de ruiner la carrière de l’avocate générale Viviane Morales et de provoquer des poursuites contre son mari, elle n’aurait pas procédé autrement.

Qu’on en juge : elle cite d’abord le livre de William Rempel, resté en contact pendant 8 ans par téléphone avec un repenti du cartel de Cali, Jorge Salcedo. Cet ex-chef de la sécurité des frères Rodriguez-Orjuela, patrons d’un cartel aussi sanguinaire que celui de Pablo Escobar à Medellin, vit désormais libre aux USA avec sa famille, sous un nom d’emprunt, pour avoir collaboré avec la justice américaine dans l’enquête contre le cartel.

Selon ce livre, qui n’a fait l’objet d’aucune plainte judiciaire, Jorge Salcedo, cité par Mme Rueda, affirme avoir été témoin de la remise à Carlos Alonso Lucio par les Rodriguez-Orjuela, soit avant leur détention en 1995, d’un « chèque de 50 millions » (sans précision sur la monnaie concernée), soit au moins 100.00 dollars de l’époque s’il s’agit de pesos colombiens.

Les patrons du cartel de Cali, ajoute-t-elle à partir de ces confessions, lui ont donné ce chèque « avec l’engagement de le répartir avec sa collègue Ingrid Betancourt ». Carlos Alonso Lucio et Ingrid Betancourt étaient alors des élus au Congrès colombien.

Ces révélations exigent des explications urgentes de ces deux anciens congressistes. Lucio est donc l’actuel époux de Viviane Morales, et son ex-compagne, Ingrid Betancourt, candidate à la présidence colombienne en 2002, a été libérée par l’armée le 2 juillet 2008 dans l’opération « Jaque » après avoir été otage des FARC pendant six ans.

Mais Maria Isabel Rueda va plus loin à partir de ces extraits tirés du livre publié par William Rempel. Elle révèle les liens ultérieurs de Carlos Alonso Lucio avec les terroristes de l’ELN, puis avec les paramilitaires, sans oublier une peine de prison à lui infligée par la Cour suprême pour corruption.

Dans une savante mise à mort, sans le dire, de la carrière judiciaire de Viviane Morales, Maria Isabel Rueda s’en donne à cœur joie au final de son analyse bien informée.
« Face à un tel CV et autant d’acrobaties, nul ne s’étonnera que l’on impute à Lucio – justement ou pas – un rôle de suprême importance dans les fonctions de son épouse. Les questions se posent même sur son influence éventuelle dans la nomination de juges (…), ou encore à propos de la lenteur de la justice dans l’instruction de l’enquête sur le récent vol dans le bureau de la lutte anti-drogue, dont un des principaux accusés est le meilleur ami de Lucio ».

Je rappelle ici que Viviane Morales, malgré les révélations récentes de témoins sur les mensonges de l’accusation, n’a toujours pas ordonné la remise en liberté du colonel Alfonso Plazas Vega, héros colombien dans la reprise du palais de justice de Bogota incendié en 1985 par les terroristes du M-19, auquel appartenait Carlos Alonso Lucio, avec plus de cent juges abattus par les rebelles.

Le colonel Plazas a été accusé faussement par un ex-terroriste en liberté d’avoir fait disparaître 11 civils en fait abattus pas les rebelles.

Voici l’article en question de Maria Isabel Rueda :

DEL AMOR Y OTROS DEMONIOS
Por: MARÍA ISABEL RUEDA | 5:37 p.m. | 26 de Noviembre del 2011
María Isabel Rueda

Con un « sí » a secas la fiscal Viviane Morales aceptó públicamente que se ha reconciliado con su ex marido, Carlos Alonso Lucio. ¿Qué tanto puede el amor influir en su buen juicio?
La fiscal Viviane Morales acaba de responder, en una entrevista con Bocas, una pregunta personal. Con un « sí » a secas aceptó públicamente que se ha reconciliado con su ex marido, Carlos Alonso Lucio. ¿Qué tanto puede el amor influir en su buen juicio?
En su reciente best seller, En la boca del lobo, el jefe de seguridad del cartel de Cali, Jorge Salcedo, cuenta que fue testigo de un pago que los Rodríguez Orejuela le hicieron hace algunos años al actual esposo de la fiscal Morales, Carlos Alonso Lucio, en ese entonces congresista. Le entregaron un cheque por 50 millones con el compromiso de que lo repartiera con su colega Íngrid Betancourt. Incluso, antes de esta revelación, se sabía que Lucio fungió durante un tiempo como ‘lobista’ del cartel de Cali y que, en calidad de tal, tramitaba citas para el círculo de los Rodríguez Orejuela con periodistas. La época coincide con otros cuentos tenebrosos que eran vox pópuli en los pasillos del Congreso, sobre que Lucio visitaba las cárceles para discutir su agenda legislativa con jefes de bandas criminales.
La vida de Carlos Alonso Lucio está llena de saltos mortales. Cuando se desencantó del M-19 (una versión dice que fue Carlos Pizarro el que se decepcionó de él), Lucio saltó de ese grupo guerrillero a asesorar al Eln. Estaba desempeñando ese oficio cuando este grupo guerrillero secuestró al actual presidente del Senado, Juan Manuel Corzo. A cambio de su liberación, la guerrilla le exigió al entonces ministro del Interior, Horacio Serpa, que organizara una delegación de jóvenes parlamentarios que fueran a discutir una agenda política con los cabecillas del Eln al monte. En esa delegación viajaron, entre otros, los entonces congresistas Germán Vargas Lleras, Juan Fernando Cristo y Viviane Morales. Ella llevaba un perrito. Luego de un tortuoso viaje aéreo, la comisión llegó al monte. Ella desapareció durante todo el día mientras sus colegas negociaban con el Eln la liberación de Corzo. La congresista reapareció para retornar a Bogotá con la comisión. El perrito se quedó con Lucio en el monte.
No sé qué pasó entre el Eln y Lucio. Pero de él solo volvió a saberse años más tarde, cuando saltó sorpresivamente a las noticias como asesor de los paramilitares. Según EL TIEMPO, está documentado periodísticamente que durante ese período acompañó al paramilitar ‘Julián Bolívar’ en un viaje a Caracas.
También es cierto que Lucio pagó una temporada de cárcel al haber sido encontrado culpable de estafa por la Corte Suprema de Justicia.
Con semejante hoja de vida y tantas acrobacias, no puede extrañar que a Lucio se le adjudique justa o injustamente un papel de gran ascendencia sobre el cargo de su esposa, la Fiscal. Hasta se ha preguntado si él ha influido en ciertos nombramientos, como en el del fiscal Pabón, el primero que tuvo a su cargo el proceso de los Nule. O si la lentitud de la Fiscalía en instruir el proceso del robo de la Oficina de Estupefacientes se debe a que uno de los principales implicados es mejor amigo de Lucio.
También puede ser una mera coincidencia. O una suposición inmerecida por parte de la Fiscal. Porque estar casada con Lucio no significa que ella carezca del carácter suficiente para defender su independencia profesional de la influencia de su vida personal. Por eso, esta columna no tiene por objeto solicitarle a la doctora Viviane que escoja entre su cargo y su relación sentimental con un personaje tan controvertido. ¿Qué autoridad tiene una periodista como yo para ponerla en ese dilema? Ni más faltaba. Pero, como analista de opinión, estoy en la obligación de decir públicamente que la controversia sí existe y que es válido ventilarla.
¡SE ME OLVIDA! La Fiscal podrá escudarse en que esa pregunta de Bocas se la hicieron solo por ser mujer. Pero si el Fiscal fuera Lucio y su esposa la que exhibiera semejante hoja de vida, seguramente la pregunta le habría caído a él.

22 juin 2011

Une immense forfaiture se poursuit en Colombie contre le héros de la lutte anti-terroriste, le colonel Alfonso Plazas Vega, condamné en 2007 à 30 ans de prison pour son action contre le M-19 en 1985 par une juge inique, complice des rebelles.

Il s’agit d’une version colombienne, en pire, de l’affaire Dreyfus, un énorme scandale survenu en France en 1894 et devenu un cas d’école sur les erreurs judiciaires. Le capitaine français Alfred Dreyfus, alsacien d’origine juive, avait été alors accusé à tort, sur de faux documents, de trahison avec l’Allemagne, dégradé et condamné au bagne, avant d’être libéré puis réhabilité en 1904.

Alors que cette affaire avait coupé le France en deux dans des débats nationaux permanents, soulevé les foules et mobilisé les défenseurs de la vérité, comme le journaliste et écrivain Emile Zola avec sa célèbre adresse « J’accuse » (la justice) dans le quotidien L’Aurore, la détention du colonel Plazas, bien plus grave, n’a jusqu’ici provoqué aucun élan populaire pour sa libération.

J’ose confirmer l’expression « bien plus grave » que l’affaire Dreyfus, n’en déplaise à mes compatriotes qui ignorent l’histoire colombienne, car l’officier en question, à la différence du « petit » capitaine français sans aucun rôle connu dans l’armée, a sauvé la Colombie du M-19. A la tête de ses troupes, les 6 et 7 novembre 1985, il avait mené avec succès le combat pour la reprise du palais de justice de Bogota, occupé par un commando du M-19.

Les terroristes avaient pris des centaines de juges comme otages puis incendié les lieux pour brûler les dossiers des trafiquants de cocaïne, en pase d’être extradés eux USA, contre une prime de six milllions de dollars versée par le baron de la coke, Pablo Escobar. Le colonel Plazas avait réussi à libérer 160 otages, alors que 60 autres avaient été abattus par les rebelles.

Décoré comme « Héros de la Nation » par le président de l’époque Belisario Betancur, il avait connu de nouvelles heures de gloire au début des années 2000 comme chef de la lutte anti-drogue, avec la confiscation de propriétés de narcos, d’une valeur de six milliars de dollars.

Ces faits d’armes contre la mafia et le terrorisme ne sont pas étrangers au coup de théâtre de sa subite condamnation en 2007, soit vingt-sept ans (27 !) après les faits, pour son rôle présumé dans la disparition jamais confirmée de 11 employés de la cafétéria du Palais de Justice le 7 novembre 1985.

Comme vous ne l’ignorez plus si vous me lisez depuis trois ans, la justice colombienne est aux mains de la même mafia et des mêmes terroristes. Gare à celui qui touche à leurs intérêts. Les complices des rebelles sont libérés ou non jugés, et leurs adversaires condamnés. Le cartel de la toge a fait ami ami avec les autres du même nom.

Blanchi de toute accusation devant les tribunaux dans les années 1980-90, le colonel a soudain été inculpé à nouveau en 2007 par la procureur Angela Maria Buitrago pour ces disparitions, puis condamné par la jue unique Maria Stella Jara.

J’avais déjà dénoncé ici ce scandale (cf. mes archives) d’un jugement prononcé à partir de faux témoignages sans confrontation et d’un montage judiciaire sans précédent. Mon analyse impartiale de ce dossier judiciaire tronqué vient d’être confirmée si besoin par la sensationnelle découverte du journaliste colombien Ricardo Fuentes. Menacé de mort, ce fer de lance du site www.periodismosinfronteras.com a trouvé puis ramené à Bogota le présumé témoin à charge contre le colonel Plazas, le militaire Edgar Villamizar, pour le présenter au procureur général Alejandro Ordonez.

Edgar Villamizar a assuré devant Alejandro Ordonez qu’il n’avait jamais été présent à Bogota pendant l’attaque du palais de justice en 1985, qu’il ne connaissait pas Alfonso Plazas Vega, et que sa présumée confession sur l’ordre donné par le colonel « d’en finir » avec les 11 civils de la cafétéria n’avait pas été signée par lui.

Face à ce coup de théâtre, le procureur général vient de demander l’annulation de la condamnation contre le colonel. Une information judiciaire a été ouverte par le nouvel avocat général, l’ex-sénatrice Viviane Morales, une avocate qui a achevé ses études à la faculté de droite du Panthéon-Assas à Paris.

Sa formation internationale permettra à Mme Morales de détecter sans retard le montage judiciare contre le colonel Plazas, non seulement avec ce témoignage implacable d’Edgar Villamizar, mais à partir du dossier d’inculpation présenté par le duo Buitrago-Jara en 2007, et insoutenable devant une juridiction digne de ce nom.

Cette même juge María Stella Jara a en effet reconnu publiquement les failles de son accusation: « il est vrai que l’obtention et le recueil de preuves démontrent des défauts, comme une erreur dans la transcription du nom du témoin (note de ma part: en 2007, l’arrêt de Mme Jara inclut le témoignage dudit Villamizar, qui paraphe à plusieurs reprises sur papier avec un autre nom: Villareal) , ainsi que la non participation de la défense (note de ma part: sans confrontation avec le colonel Plazas) ».

Dans n’importe quel pays démocratique, ces deux erreurs de taille: un témoin qui signe de plusieurs noms dans le dossier de condamnation, et l’oubli de juger à charge et à décharge avant de procéder à un jugement d’une telle gravité, auraient provoqué l’annulation immédiate de la décision. C’est ce qui se serait passé en Cassation en France, n’est-ce pas Mme Viviane Morales!

Le héros Alfonso Plazas Vega, jugé pat un seul magistrat, sans possibilité d’un pourvoi en cour de cassation, continue de purger ses 30 ans de prison dans une totale injustice. J’attends que surgisse l’Emile Zola colombien pour sortir de ses chaînes le colonel et le réhabiliter, sans délai.

A ce sauveur virtuel, j’apporte d’autres données sur ce scandale pour qu’il en fasse bon usage:

- le principal activiste des soi-disant disparus au palais de justice de Bogota contre le colonel Plazas s’appelle René Guarin. Le journaliste Ricardo Puentes a révélé l’an dernier qu’il avait été un militant du M-19…
- l’un des soi-disant disparus a été retrouvé à Panama par Ricardo Puentes…
- l’un des accusateurs avait affirmé que les 11 « disparus » se trouvaient enterrés à l’école de cavalerie de l’armée au nord de Bogota. Les fouilles réalisées n’ont jamais rien donné…

17 juin 2007

Une chasse à l’homme impunie en Colombie frappe les ennemis des narcos et de leurs alliés des FARC ou de l’ex-président Ernesto Samper, pour les contraindre à vivre sous les menaces de mort sans protection (comme le journaliste Ricardo Puentes) ou à fuir le pays, à l’image de Miguel Gomez, député et ex-ambassadeur à Paris.

Diplômé de Sciences politiques à Paris, francophone et francophile, ancien directeur de la Banque colombienne du commerce extérieur (Bancolodex) avant d’être ambassadeur de Colombie en France de 2003 à 2006, Miguel Gomez a quitté la Colombie hier jeudi avec sa famille face à ces menaces.

La raison ? Un livre en préparation dans la famille de l’ex-ambassadeur. Il va révéler qui fut l’auteur en 1995, à Bogota, en pleine rue, du meurtre d’Alvaro Gomez Hurtado, le leader conservateur appelé, à l’époque, à succéder à tout moment au président libéral Ernesto Samper, élu en 1994 mais convaincu de corruption pour le financement de sa campagne par le cartel de la cocaïne de Cali, à hauteur de six millions de dollars.

Le frère d’Alvaro Gomez Hurtado, Enrique, a préféré rester discret sur l’identité du commanditaire de l’assassinat, tant que le livre ne sera pas publié, mais Miguel Gomez, neveu de la victime et réfugié hors de Colombie, a impliqué l’ex-président Ernesto Samper.
« Ils ont tué (mon oncle) pour concrétiser le souhait présidentiel (donc de Samper) de le réduire au silence », a déclaré Miguel Gomez à une radio colombienne.

Cet exil de Miguel Gomez confirme l’insanité effrayante du climat politique actuel en Colombie, avec un président Santos devenu le symbole d’une sulfureuse complicité entre les élites gauchisantes d’une part, les terroristes des FARC, les narcos, et leurs complices au sein de la cour suprême de justice d’autre part.

Le journaliste Ricardo Puentes, menacé de mort, n’a toujours fait l’objet d’aucun appui ni des autorités (pour assurer sa sécurité), ni de la SIP (Société interaméricaine de presse) – conglomérat de patrons des médias latino-américains, mais dont le directeur n’est autre qu’Enrique Santos Calderon, frère…de Juan Manuel Santos, président de Colombie).

Cet enquêteur, Ricardo Puentes a eu le courage inouï de révéler récemment que le colonel Alfonso Plazas Vega, héros colombien de la lutte victorieuse contre les terroristes du M-19 en 1985, avait été condamné à 30 ans de prison en 2009 après le faux témoignage d’un soldat sur la présumée disparition de 11 civils.

Après leur prise en otages de 200 juges à Bogota, l’incendie par eux du Palais pour brûler les archives des trafiquants de drogue en cours d’extradion contre 3 millions de doillars, et le meurtre d’au moins cent magistrats à feu et à sang, les terroristes avaient été amnistiés en 1991.

Ce faux témoin, invoqué par la juge Maria Angela Buitrago malgré lui, vient de confirmer devant Ricardo Puentes, puis face au procureur général, qu’il n’avait jamais été à Bogota en 1985, et qu’il n’avait jamais rencontré le colonel Alfonso Plazas Vega.
Dans le même temps, la justice de Colombie, toujours aux mains de la corruptin narcoterroriste, vient de relaxer l’un des complices des FARC, Wilson Borja, sous prétexte que les preuves de ses liens ont été retrouvées à l’étranger (en Equateur) et non pas en Colombie, dans les ordinateurs de l’ex-n°2 des FARC Raul Reyes, abattu par l’armée colombienne le 1er mars 2008 dans son camp retranché situé à la frontière entre les deux pays.

3 mais 2011
(Désolé pour le petit retard sur la diffusion de ce scandale)

Le général colombien Jesus Arias Cabrales, 76 ans, a été condamné vendredi à 35 ans de réclusion pour la présumée disparition de onze personnes durant l’assaut victorieux mené par lui en 1985 au Palais de justice de Bogota, pris par des guérilleros du M-19 qui avaient mis le feu au bâtiment et assassiné leurs otages.

Aucune preuve matérielle n’a jamais été apportée sur la disparition présumée des 11 civils, imputée par leurs familles aux militaires, et relayée par une série de faux témoignages.

Cette condamnation est la plus haute jamais infligée dans cette affaire appelée en Colombie « l’Holocauste du Palais de justice », suite à la mort d’au moins 95 personnes durant l’opération armée pour reprendre le bâtiment, les 6 et 7 novembre 1985.
L’arrêt rendu par la juge 51 de Bogota considère que ce général est responsable de la disparition de ces onze personnes, pour la plupart des employés de la cafétéria du palais, car il dirigeait les opérations.

Le général à la retraite a affirmé qu’il était seulement en charge de l’assaut et n’avait rien à voir avec le sort des personnes disparues. Selon des témoignages reccueillis par la justice, les onze victimes dont les corps n’ont jamais été retrouvés sont sorties en vie du bâtiment, comme quelque 250 autres otages, avant d’être torturées et assassinées par des militaires, maus aucun corps n’a jamais été retrouvé.
Le 6 novembre 1985 une quarantaine de membres de la guérilla du M-19 s’étaient emparés du Palais de justice de la capitale prenant en otages toutes les personnes qui s’y trouvaient, y compris les magistrats de la Cour suprême.

A la solde du chef du cartel de la cocaïne Pablo Esobar, les terroristes avaient assassiné nombre de leurs otages puis incendié le bâtiment pour détruire les dossiers judiciaires des trafiquants de drogue et empêcher ainsi leur extradiion aux USA, contre une prime de six millions de dollars.

Cette condamnation est la deuxième dans l’affaire de « l’Holocauste du Palais de justice ». Dans un jugement rendu le 9 juin 2010 le colonel Alfonso Plazas à lui été condamné à 30 ans de réclusion, également pour le crime de « disparition forcée ». Ce héros avait connduit l’assaut final à la tête de ses troupes contre le M-19.
Ce scandale, qui va une fois de plus démoraliser l’armée colombienne confrontée aux crimes, enlèvements et attentats aveugles commis par les terroristes des FARC, se double d’un autre: tous les leaders du M-19 ont été amnistiés de leurs crimes en 1991 et paradent en politique comme sénateurs, députés ou présidents de région…

 

 

23 décembre 2010 

Les terroristes d’Amérique Latine peuvent continuer à dormir sur leurs deux oreilles quand ils ont bénéficié d’une amnistie, à la lumière de ce qui se passe actuellement en Colombie et en Argentine, les pays les plus peuplés du Cône sud après le Mexique. 

Voyons les faits, rien que les faits. 

Agé de 85 ans, l'ancien dictateur argentin Jorge Videla (1976-1981) a été condamné hier soir à la prison à vie par un tribunal de Cordoba pour l'exécution d'opposants et d'autres crimes contre l'humanité. Il avait déjà été condamné à la perpétuité en 1985 lors d'un procès historique de la junte militaire pour les crimes commis sous la dictature (1976-1983), qui a fait 30.000 disparus, selon les organisations de défense des droits de l'homme. Mais la peine avait été effacée en 1990 par une grâce de l'ex-président Carlos Menem, qui a à son tour été déclarée anticonstitutionnelle en 2007, une décision confirmée par la Cour suprême en avril. Cette dernière avait également abrogé les lois d'amnistie des crimes de la dictature en 2005.
Depuis, plusieurs procédures ont été engagées contre Jorge Videla, fervent catholique qui faisait figure de modéré avant de prendre la tête du putsch du 24 mars 1976 contre le gouvernement d'Isabel Martinez de Peron et de diriger le pays jusqu'en 1981. Ces années ont été les plus dures du régime militaire.
A Cordoba, l'ancien général moustachu était jugé depuis début juillet avec 29 autres personnes pour l'exécution de 31 détenus politiques. Des preuves suffisantes ont été réunies « pour affirmer que (Jorge Videla) était le plus haut responsable de l'élaboration de ce plan d'élimination des opposants appliqué par la dictature militaire », avait estimé la semaine dernière, le procureur Maximiliano Hairabedian.
« J'assume pleinement mes responsabilités. Mes subordonnés se sont contentés d'obéir à des ordres », avait pour sa part déclaré l'ancien homme fort du régime militaire à la veille du verdict.
Il devra purger sa peine dans une prison civile et non militaire.
Jorge Videla a toujours nié les violations flagrantes des droits de l'homme commises sous la dictature (tortures, vols de la mort d'où étaient jetés vivants des dissidents depuis des hélicoptères de l’armée dans le rio de La Plata) et revendiqué « l'honneur de la victoire dans la guerre contre la subversion marxiste ».
Poursuivi pour vols de bébés d'opposants, un crime non couvert par la grâce de 1990, il avait déjà été placé en arrêt domiciliaire de 1998 à 2008, avant d'être transféré en détention préventive dans l'attente de ses multiples procès fin 2008.
Dès 2001, il avait aussi été poursuivi pour sa participation au Plan Condor, mis sur pied conjointement par les dictatures d'Argentine, du Chili, du Paraguay, du Brésil, de la Bolivie et de l'Uruguay en vue d'éliminer leurs opposants.
Videla a eu sept enfants avec sa femme. Le troisième d'entre eux, décédé à l'âge de 19 ans en 1971, était handicapé mental et a été placé un temps dans une institution spécialisée où travaillait Léonie Duquet, l'une des deux religieuses françaises disparues pendant la dictature avec Alice Domon.
Le procès du principal suspect de leur enlèvement et de leur meurtre, l'ex-capitaine de la marine argentine, Alfredo Astiz, surnommé l' »ange blond de la mort », a débuté il y a un an à Buenos Aires.
Au total, 150 anciens membres des forces de l'ordre ont été condamnés pour violations des droits de l'homme commises sous la dictature, selon le centre d'information judiciaire. 

Nul démocrate ne peut éprouver la moindre pitié pour Videla, coupable des atrocités commises sous sa dictature. 

Nul démocrate digne de ce nom ne peut non plus admettre la loi de « deux poids et deux mesures » en vigueur en Amérique du Sud. 

Tout d’abord, la justice argentine prononce cette condamnation 30 ans après les faits, contre un vieillard de 85 ans, alors que cette peine aurait dû lui être infligée en 1985. Mais surtout, il faut rappeler une série de données : 

1-  Sous le régime démocratique du radical  Raul Alfonsin (1983-89), les lois Nunca mas (Jamais plus), Punto final (Point final) et Obediencia debida (Devoir d’obéissance) furent adoptées respectivement en 1984, 1986 et 1987. Ces mesures d’amnistie touchèrent aussi bien les militaires que 9.000 terroristes, dont les terribles Montoneros. Or ces amnisties ont été abrogées en 2007, mais uniquement au détriment de Videla et consorts ! Aucun jugement n’a été engagé contre les rebelles qui avaient provoqué le coup d’Etat de Videla en 1976 contre  Isabel Peron par leurs menées subversives. 

2-  Le même phénomène continue de s’appliquer en Colombie. Les chefs terroristes du M-19, auteurs de massacres et enlèvements en masse, ont été amnistiés en 1990. Ils se pavanent dans la société colombienne, à l’image du gauchiste Gustavo Petro, candidat à la présidence en 2010, d’Antonio Navarro Wolff, actuel gouverneur du Narino, ou encore de Rosemberg Pabon Pabon, devenu directeur de l’économie solidaire dans l’administration actuelle.  Nul ne doit oublier la tragédie du Palais de justice de Bogota en 1985. Plus de cent personnes dont 60 juges avaient péri tués ou brûlés vifs dans cette enceinte incendiée par le M-19 à la demande du chef du cartel de la cocaïne, Pablo Escobar, pour détruire les dossiers des narcotrafiquants en passe d’être extradés aux USA, contre six millions de dollars. Tous ces criminels bénéficient de l’amnistie, mais le héros de la reprise du Palais de justice en 1985, le colonel Alfonso Plazas Vega, vient d’être condamné à une peine de 30 ans de prison, pour la présumée disparition de 11 personnes à cette occasion, alors que la justice avait déjà conclu auparavant à son innocence. Cette condamnation a été prononcée par une juge,  Maria Estella Jara, à partir de faux témoignages avérés et démontrés par la défense. La magistrate s’est exilée en Allemagne depuis lors, sans avoir daigné démontrer la véracité des accusations. 

3-  Je vous laisse conclure… 

06 novembre 2010 

Le 6 novembre 1985, une centaine de juges et de civils étaient pris en otage puis liquidés par un comando terroriste du M-19 au sein du palais de justice de Bogota qu’ils avaient incendié pour détruire les dossiers des chefs narcos, dont Pablo Escobar, en échange de 6 millions de dollars. 

25 ans après, jour pour jour, une seule personne est en prison pour payer le prix de cette sanglante tragédie: le colonel Luis Alfonso Plazas Vega, ce héros qui avait reprís le palais avec sa troupe et sauvé 260 otages. 

Une justice au service des narcos et du terrorisme l’a condamné à 30 ans de prison récemment à partir de faux témoignages sur la présumée disparition de 11 des otages attribuée sans aucune preuve au colonel. 

Tous les chefs du M-19 auteurs ou complices de cet “holocauste” (ainsi baptisé en Colombie)  sont en liberté après l’amnistie de1991 et occupent de hauts postes politiques, comme Rosemberg Pabon Pabon, Gustavo Petro ou encore Antonio Navarro Wolff. 

Voici un article de Thania Vega, épouse du colonel Plazas Vega, sur cette triste commémoration du drame: 

La toma continua 

  

Por Thania Vega 

5 de noviembre de 2010 

  

Son ya 25 años los que han pasado desde la toma del palacio de Justicia. Un cuarto de siglo. Cuántas cosas han pasado no solo en la vida personal de cada uno de nosotros sino en la vida del país. Cuantos gobiernos, cuantos acontecimientos de todo orden. Cuantos cambios en tecnología. En fin, 25 años. 

Ni para qué contar lo que ha pasado en la familia Plazas. Los hijos crecieron, se educaron, son profesionales, se casaron.  Tenemos un nieto y otro en camino. Pero el coronel Luis Alfonso Plazas Vega se encuentra, 25 años después, preso y condenado injustamente por un delito que no cometió.   

Sin pruebas, por el solo hecho de haber sido en 1985 comandante de la Escuela de Caballería. A él le tocó en suerte  ir a cumplir con su deber cuando los terroristas del M-19, en unión  con el narcotráfico, decidieron  acabar con la justicia de Colombia. De ahí el título de este escrito: ésta ha sido una toma que continúa. 

Es increíble como los mismos socios, M-19 y narcotráfico, siguieron unidos durante estos 25 años. A través del tiempo han logrado desdibujar la historia, transformarla, cambiarla. Veinticinco años después tienen a un héroe convertido en genocida.  

Hace veinticinco años, después de la toma y del rescate de 260 personas que habían caído en manos del M-19 en el Palacio de Justicia, los militares fueron recibidos como héroes. Hoy, 25 años después, se clama justicia contra ellos, los militares. Hoy los muestran como culpables de desapariciones mentirosas a pesar de que se ha comprobado que los desaparecidos  murieron dentro del palacio, y que sus cadáveres están todavía sin identificar.  

Lo más increíble es que los familiares de los magistrados que murieron, como el doctor Carlos Medellín, piden condena para los militares, ministros y para el presidente de la época, pero no mencionan una sola vez al M-19. 

Esa actitud es una completa desfiguración de lo que sucedió. Es inexplicable, pero la han  impuesto. 

La toma continúa a través de un plan de engaño. Apoyados en una amnistía, los reales asesinos se dedicaron a aplicar  un plan a largo plazo. A él se unieron ciertos intereses económicos, algunas  organizaciones de derechos humanos y, lamentablemente, los medios de comunicación. Todo ellos, de manera equivocada, hacen eco a las mentiras, como  las de un autoproclamado líder  de las víctimas del palacio de justicia que identificaba a las personas que, según él, habían salido vivas del palacio de justicia y luego no aparecieron. Pero ese famoso “testigo” no era más que un  miembro del movimiento M-19. Sin duda alguna, esa noticia se vendió muy bien. Eso es lo que le interesó a algunos diarios.  De esta manera, la toma continuó, pues una mentira repetida mil veces puede volverse verdad. 

La toma continúa. En el proceso de paz con el M-19  sacrificaron la carrera y la vida del coronel Plazas Vega. Por esas cosas de Dios y del destino, cuando él entró en el periodo de retiro, en el año 2002, fue nombrado Director de Estupefacientes. Este hombre formado con un inmenso amor a la patria, cumplió otra vez con su deber y se enfrentó a las mafias más tenebrosas quitándoles, a través de la figura jurídica de la extinción de dominio, billones de pesos en bienes y enfrentándolos con firmeza y valor.  

  

Tenían  que sacarlo pues él  incomodaba a  los narcotraficantes. Montando un  debate en el Congreso con  ayuda de un senador, sacaron al coronel Plazas de la DNE.  Así, la toma continuó. 

Ya hemos visto en estos días  lo que pasó después en esa entidad: se la tomaron los narcos utilizando la corrupción. La toma continúa. 

En el año 2005 se vinculó al coronel Plazas a un proceso. Ya sabemos lo que ha pasado. 

 Así que hoy, 25 años después, en la conmemoración del triste hecho, veo en televisión a los jueces de la Republica acompañados por los familiares de las victimas prendiendo la llama eterna. Que irónica situación: el falso líder de los familiares,  miembro del M-19, organización que llevó a la muerte a 93 personas en el Palacio de Justicia, posa al lado del presidente de la Corte Suprema de Justicia, como si nada, como si el M-19 hubiera sino únicamente un espectador pasivo de ese terrible ataque. 

Me cuesta entenderlo. No fueron invitados los familiares de los 11 héroes de la fuerza pública que por ir a salvar a los magistrados murieron en los hechos. Tampoco fueron invitados los 31 militares y policías que fueron heridos y mutilados ese día. Ellos, los muertos, tendrán hoy, 5 de noviembre de 2010, una misa en la catedral de Bogotá ofrecida por la asociación de oficiales en retiro, por que los activos tampoco han honrado su memoria. 

También oigo críticas del delegado de la ONU. El asegura que se “extralimito” la fuerza en el rescate (el habla de “retoma”). Es evidente que ese señor no ha prestado el servicio militar y que jamás estuvo en una batalla. Se ve que nunca fue recibido a plomo por unos bandidos seguramente drogados y dispuestos a todo. 

Otros dicen que hay que “buscar la verdad”, como si ella estuviera escondida. La verdad está ahí, ante todos, y es una sola: hace 25 años  el terrorismo  y los narcotraficantes se tomaron la rama judicial y desde entonces la toma continúa. 

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