LUIS ELADIO PEREZ

16 mars 2009 

La Colombienne Ingrid Betancourt, ex-otage des Farc libérée le 2 juillet 2008 grâce à un commando des services secrets colombiens, demande le divorce d'avec son mari, le Colombien Juan Carlos Lecompte, « pour séparation de corps avérée », révèle l’hebdomadaire de Bogota Semana.

« Ingrid Betancourt a introduit une demande en divorce contre son mari, Juan Carlos Lecompte, en invoquant une séparation de corps avérée de plus de six ans, un délai supérieur aux deux années prévues par la loi », précise Semana. 

Les avocats de Lecompte rejettent cette demande en alléguant que « cette séparation n'a pas été volontaire mais le résultat d’un cas de force majeure », selon l’hebdo. « Les avocats de Juan Carlos Lecompte ont contre-attaqué afin que la personne demandant le divorce soit leur client qui pourrait présenter comme preuves les récentes révélations des trois américains libérés (et compagnons de détention de son épouse).

Dans leur livre « Out of Captivity », les trois Américains font un portrait dévastateur d'Ingrid Betancourt, accusée par eux d'avoir aidé les FARC à fouiller les affaires des autres otages. Selon eux, elle « dormait » avec Luis Eladio Perez, ex-sénateur colombien libéré en février 2008 par la guérilla terroriste.

L'épouse de cet ancien otage des FARC, Angela, a confirmé par la suite l'existence d'une « romance » entre son mari et l'ex-candidate colombienne à la présidence pendant leur captivité.

J'attends avec impatience la réaction de ceux qui m'accuseront de tomber dans le « people » avec cette nouvelle. Elle n'a rien de people. Je connais bien Juan Carlos Lecompte. Pendant six ans, il s'est battu bec et ongles pour obtenir la libération de son épouse. Quand elle a été libérée, sa femme l'a laissé sur l'aéroport de Bogota, pour lui préférer une visite à Lourdes avant une audience avec le Pape en compagnie de sa soeur Astrid et de sa mère Yolanda Pulecio. Toutes les trois ont divorcé.

 

10 MARS 2009 

 

(Ce texte n’a rien d’anecdotique dans le contexte hyper-médiatisé de l’affaire Betancourt. Luis Eladio Perez s’est distingué dès sa libération en 2008, comme ce blog l’a révélé, par ses déclarations funestes, notamment en France, contre Clara Rojas et les autres otages. Les aveux de Madame Perez expliquent les mises en cause de cet ancien sénateur contre ses compagnons otages et les guérilleros, qui « se masturbaient en regardant Ingrid ». Il avait même assuré qu’Ingrid « voulait se jeter à l’eau » quand elle a appris la mort de son père.) 

 

Angela, l’épouse de l’ancien sénateur Luis Eladio Perez enlevé par les FARC en 2001 et libéré en février 2008, vient de confirmer l’existence de cette romance dans la jungle entre son mari et l’otage Ingrid Betancourt, dans un entretien avec le quotidien argentin Clarin

 

Cette liaison ne pouvait plus être niée depuis sa mise au jour par les trois Américains ex- otages des FARC, compagnons de captivité de Perez et Betancourt, dans leur livre « Out of captivity ». Ingrid et Luis Eladio « dormaient ensemble » dans la jungle, confessent avec diplomatie les auteurs. 

 

« Dans sa première déclaration publique sur cette question, Angela de Perez a reconnu l’existence d’une relation entre son époux et la politicienne (colombienne), mais la justifie comment étant le résultat d’une très grande solidarité ‘avec une femme plongée dans le même enfer que lui’ », indique Clarin. 

Interrogée sur un éventuel divorce face à cette révélation, Angela avoue que ce ne fut « pas du tout facile », et évoque ses « nuits d’insomnie » pour finir par excuser l’existence « d’une main amie, d’un sourire, et d’une étreinte, indispensables pour survivre ». Mais elle reconnaît que leur fille avait considéré « insupportable » cet épisode. 

L’épouse de Luis Eladio Perez révèle que son mari lui a demandé de le comprendre, « en pleurant », et que leur « couple lutte beaucoup pour s’en sortir, avec l’aide de thérapies très utiles ». 

Une révélation maintenant : je savais tout de la crise dans le couple Perez, et de la réaction violente de leur fille contre la liaison du père avec Ingrid, dès 2008. Je n’en ai jamais parlé, ni dans mes livres ni dans ce blog, pour avoir considéré qu’il s’agissait d’affaires privées. Mais le scandale de l’affaire Betancourt a pris une telle proportion, avec les révélations en chaîne des trois Américains, puis de l’émissaire français Noël Saez, critique sur « l’ingratitude » d’Ingrid Betancourt à son égard, qu’il devient indispensable de connaître ces détails. Le mari d’Ingrid, Juan Carlos Lecompte, appréciera ces révélations, lui qui a été abandonné à Bogota par son épouse après avoir lutté bec et ongles pour elle pendant les six années de son enlèvement. 

26 février 2009 Otages des FARC pendant près de six ans, Keith Stansell, Tomas Howe et Marc Gonsalves règlent son compte par livre interposé à leur ex-compagne de captivité, la Colombienne Ingrid Betancourt, dans « Out of captivity ».  Comme l’éditeur américain ne m’a pas encore envoyé un spécimen de presse, je vous livre des extraits cités ce jeudi par la radio Caracol, de Bogota. L’ex-otage colombienne « semblait donner des ordres dans le campement », assure Marc Gonsalves. « Mettez-les ailleurs », aurait-elle demandé aux guérilleros, « comme s’il s’agissait d’objets », ajoute-t-il, toujours cité par la radio. Dans le campement des otages politiques, il y avait « Lucho et Ingrid » (le sénateur Luis Eladio Perez et Ingrid Betancourt), ainsi que « Gloria et Jorge » (Gloria Polanco et le député Jorge Gechem), note le livre.  « Nous n’avons jamais vu Clara (Rojas) ni Consuelo (de Perdomo) en compagnie d’un autre otage, ni non plus dormir dans le lit d’autres hommes, comme dormaient Lucho et Ingrid, ainsi que Gloria et Jorge ». Je ne puis donner davantage de détails, faute d’avoir le texte intégral sous les yeux. Ils seraient terribles s’ils sont confirmés. Les révélations de Keith Stansell sur « l’arrogance » d’Ingrid Betancourt sont suivies d’autres détails. 

Nous aurons à revenir sur ces révélations dès que j’aurai reçu ce livre explosif. Je rappelle aux fidèles de ce blog qu’après sa libération en février 2008, Luis Eladio Perez m’avait menacé, sans me citer, Selon Caracol, qui citait Luis Eladio Perez en juin 2008, « un journaliste français a gravement mis en cause la réputation d’Ingrid Betancourt. Maintenant il va devoir trembler, car ce qui l’attend « n’est en rien agréable ».

Aujourd'hui encore, je confirme, preuves à l'appui, qu'Ingrid, de son vrai nom Betancur, s'est jetée dans la gueule du loup le 23 février 2002 malgré les mises en demeure de l'armée, de la police et des services secrets au coeur d'une région infestée par les FARC.

J’avais alors rétorqué sur ce blog  dans un appel public : « Monsieur Perez, ayez le courage de citer ce « journaliste français », pour qu’il puisse prendre toutes les dispositions nécessaires face à vos menaces ! Je vous invite à vous exprimer sur notre blog, lu chaque jour par des milliers d’internautes, dont beaucoup de Colombiens ». 

fayardcouveet4e081020081.pdf

Mon enquête sort le 3 novembre 2008 en librairie. Réservez-le livre, publié chez Fayard !

Jacques Thomet

 

  

26 septembre 2008 

 

Elle l’a annoncé à Madrid où elle a répété qu'elle excluait pour l'instant un retour à la politique colombienne.

 

Mme Betancur assistait à la présentation du livre « Infierno verde » (« Enfer vert ») publié par son ancien compagnon de captivité, Luis Eladio Perez. 


L'objectif de cette fondation serait « de donner les moyens pour agir en situation de crise, là où les gens en ont besoin, d'agir pour la liberté, pour la défense des droits de l'homme et pour un monde différent en relation avec l'écologie », a-t-elle dit. 

.
« Pour cela nous avons besoin de gens disposés à lutter et à réfléchir. Je veux rencontrer les meilleures personnes, faire une dream team », a-t-elle ajouté, décidée à « servir » son pays, la Colombie, « à l'aider à vivre d'une autre manière, en créant un espace de concorde et de dialogue. »

 

« J'espère que les Farc entendrons le message: il y a un espace pour eux en Colombie« , a poursuivi l'ex-otage avant d'appeler la guérilla à utiliser les « voies démocratiques pour changer les choses et non en tuant ».

 

La Colombienne a aussi invité les pays latino-américains à faire « pression » sur les FARC pour qu'elles abandonnent la violence et relâchent tous les prisonniers. Elle a encore indiqué ne pas vouloir « revenir à la politique » telle qu'elle se pratique actuellement en Colombie « avec des intérêts cachés, des manipulations, des agendas secrets », mais « rêve qu'un jour, on puisse faire de la politique différemment ».

 

Mme Betancur a confirmé qu'elle n'envisageait pas pour le moment de retourner en Colombie pour des raisons de sécurité: « Le thème de la sécurité est très important pour moi. Lorsque cela sera résolu, j'espère revenir à ma patrie ».

 

L'ancienne candidate à l'élection présidentielle en Colombie a été reçue mercredi en fin d'après-midi par le roi d'Espagne Juan Carlos au palais de la Zarzuela.

 

  

11 septembre 2008 

 

Ingrid Betancourt et son ancien compagnon de captivité chez les FARC, l’ex-sénateur Luis Eladio Perez, vont préparer une plate-forme politique commune, selon ses révélations à l’AFP.
 « Nous allons nous voir la semaine prochaine en Espagne. Nous allons travailler sur la question de la libération des otages et le projet en 190 points », une plate-forme politique que les deux otages avaient commencé à élaborer pendant leur captivité, a-t-il expliqué.

 

Interrogé sur un retour en politique d'un tandem Betancourt-Perez, il s'est contenté de répondre: « Nous ne savons pas encore (…). Nous avançons sur le projet en 190 points ».
La solution aux problèmes de la Colombie « n'est pas seulement militaire », a souligné M. Perez, estimant que l'actuel chef de l'Etat Alvaro Uribe « est le président dont le pays avait besoin pour faire la guerre » contre la guérilla des Farc, mais qu'il « ne peut pas faire la paix ». « C'est quelqu'un d'autre qui doit faire la paix », a-t-il ajouté.

 

Mme Betancourt, ancienne candidate écologiste à l'élection présidentielle en Colombie, a déclaré la semaine dernière à la station colombienne Radio Caracol qu'elle n'envisageait pas dans l'immédiat de reprendre son activité politique.
Luis Eladio Perez, de retour en Colombie après deux mois passés aux Etats-Unis pour des raisons de sécurité, se rendra à Madrid pour le lancement en Espagne de son livre « Sept ans détenu des Farc », le 24 septembre, auquel assistera Ingrid Betancourt.

 

Depuis la libération de l'ancien sénateur en février, les deux ex-otages qui avaient tenté de s'évader ensemble mais avaient échoué, ont seulement eu l'occasion de se saluer brièvement à l'aéroport de Bogota début juillet, le jour de la libération d'Ingrid Betancourt, avant qu'elle ne parte pour la France. 

Catégories
Commentaires récents
Archives