LE MONDE

13 juin 2016
La confraternité exclut la complicité face à notre déontologie de journalistes. C’est pourquoi je signale pour les regretter les manquements à ce principe du quotidien Le Monde dans la nouvelle affaire Lavier. J’en dénombre trois:

1- sur le monde.fr, ce lundi 13 juin à 20H00, toujours RIEN sur la mise en examen à Boulogne-sur-Mer de Franck Lavier hier pour viol par ascendant et agressions sexuelles par ascendant sur sa fille de 16 ans. N’est-ce pas ce qu’on appelle un mensonge par omission ? Ou une autocensure ? Si quelqu’un a trouvé l’info quelque part, dites-le moi et je retirerai ce paragraphe.

2- la seule info de ce journal remonte à mercredi, avec deux fautes professionnelles: la première, avec la publication du prénom de la jeune victime. Je ne l’avais pas donné ici. Mais désormais ce prénom est dans tous les médias dont on partage la publication sur facebook.

3- la seconde faute: M. Lavier n’a pas été relaxé en 2005 mais acquitté aux assises des Paris, contrairement au titre. La relaxe concerne la correctionnelle.

06/06/15

Je vous livre mon adaptation satirique du tube de Claude François, dédiée à Florence Aubenas et Lucie Soullier après leur article « Outreau : trois semaines dans l’ombre des révisionnistes » dans le Monde de ce samedi.

Vous devez savoir que j’étais à Rennes de lundi à jeudi soir et que j’ai suivi toutes les audiences intégralement.

Vous devez surtout apprendre qu’aucune des deux journalistes du quotidien n’est venue me parler, à aucun moment, avant ou après les audiences, ou pendant les suspensions de séance, pour me demander mon avis, avant de me mettre en cause dans leur papier écrit à quatre mains. C’est le contraire de ce que j’apprenais aux futurs journalistes quand je donnais des cours à l’IPJ ou à Sciences Po…

 

Voici ce « Comme d’habitude » abrégé, et revu à ma manière :

 

Je me lève, et je vous bouscule

Vous ne bougez pas

Comme d’habitude

Soullier, et toi Aubenas

Aux yeux n’avez pas froid

Comme d’habitude

Ma main caresse mon clavier

Vous n’me lisez pas

Comme d’habitude

Mais vous, changez mes propos

Comme d’habitude

 

Vous me taillez un costard

Bien trop grand pour moi

Comme d’habitude

A deux, vous m’abominez

Sans m’avoir parlé

Comme d’habitude

Sans bruit, la raison vous quitte

Plus de cellules grises

Comme d’habitude

Gare à, l’effet Rosenthal

Comme d’habitude

Comme d’habitude, dans tous vos papiers

Vous occultez la vérité

Comme d’habitude, je vais sourire

Comme d’habitude, je vais même rire

Comme d’habitude, vous me faites vomir

Comme d’habitude

 

Et puis le jour s’en viendra

De vos repentirs

Comme d’habitude

Soullier, Aubenas

Vous trouverez la voie

Comme d’habitude

Toutes seules, vous découvrirez

L’objectivité

Comme d’habitude

Vos calomnies, j’essuierai

Comme d’habitude

(…)

A TOUS: VOYEZ MES INTERVENTIONS SUR FACEBOOK

25 juillet 2014

(c’est ma fête, la St-Jacques, et ça va sûrement l’être avec ce texte)

L’élite dite française appuie et a appuyé à fond la pédophilie. Je ne dénonce aucun complot, mais la réalité des crimes impunis contre les enfants, en France. Munissez-vous du petit remontant qui vous convienne (mais à consommer avec modération, bien entendu) pour déglutir ce que je vous inflige en pleine période estivale sur le scandale de la pédophilie en France, je veux dire : la pédocriminalité. Vous n’en aurez pas fini avec moi d’ici le 18 mai 2015, date du procès aux assises de Rennes chargées jusqu’au 5 juin de juger le fils Daniel Legrand, l’un des treize acquittés d’Outreau, si vous avez encore des doutes sur l’étendue de cette monstruosité impunie. Dans l’immédiat, voici la liste des signataires, publiée dans ce qui osait encore s’appeler Le Monde, le 26 janvier 1977, pour défendre trois violeurs d’enfants. Ceux qui vivent encore doivent se morfondre d’avoir signé cette apologie de la pédophilie (comme Philippe Sollers, qui dit « ne plus se souvenir » d’avoir signé : Ont signé ce communiqué : Louis Aragon, Francis Ponge, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Judith Belladona, docteur Michel Bon, psychosociologue, Bertrand Boulin, Jean-Louis Bory, François Chatelet, Patrice Chéreau, Jean-Pierre Colin, Copi, Michel Cressole, Gilles et Fanny Deleuze, Bernard Dort, Françoise d’Eaubonne, docteur Maurice Erne, psychiatre, Jean-Pierre Faye, docteur Pierrette Garrou, psychiatre, Philippe Gavi, docteur Pierre-Edmond Gay, psychanalyste, docteur Claire Gellman, psychologue, docteur Robert Gellman, psychiatre, André Glucksmann, Félix Guattari, Daniel Guérin, Pierre Guyotat, Pierre Hahn, Jean-Luc Henning, Christian Hennion, Jacques Henric, Guy Hocquenghem, docteur Bernard Kouchner, Françoise Laborie, Madeleine Laïk, Jack Lang, Georges Lapassade, Raymond Lepoutre, Michel Leyris, Jean-François Lyotard, Dionys Mascolo, Gabriel Matzneff, Catherine Millet, Vincent Montail, docteur Bernard Muldworf, psychiatre Négrepont, Marc Pierret, Anne Querrien, Grisélédis Réal, François Régnault, Claude et Olivier Revault d’Allonnes, Christiane Rochefort, Gilles Sandier, Pierre Samuel, Jean-Paul Sartre, René Schérer, Philippe Sollers, Gérard Soulier, Victoria Therame, Marie Thonon, Catherine Valabrègue, docteur Gérard Vallès, psychiatre, Hélène Védrines, Jean-Marie Vincent, Jean-Michel Wilheim, Danielle Sallenave, Alain Cuny. J’ai la nausée en relisant cette liste. On y trouve celle de Gabriel Matzneff, qui a avoué dans ses « livres » – je préfère dire dans sa « livrée de pédophile » – avoir eu des relations avec des gosses de huit ans (je répète : huit ans). Il est désormais éditorialiste dans l’hebdo Le Point. Il a même obtenu en 2013 le prix Renaudot essai. On y découvre Jack Lang, mais pourquoi donc ? Bernard Kouchner, oh, mais, quoi ? Les Sartre («l’agité du bocal » que plus personne ne lit et gentiment envoyé sur les fraises par le grand Louis-Ferdinand), Simone sa diva (qui allait aux US pour se faire voir ailleurs), et tant d’autres psy que je me régale de n’avoir jamais contactés quand j’avais mal à une bourse sans qu’elle touche l’autre. Voici leur texte d’anthologie, à ces intellos du sexe avec les enfants : « Les 27, 28 et 29 janvier (1977), devant la cour d’assises des Yvelines vont comparaître pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans, Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckardt, qui, arrêtés à l’automne 1973 sont déjà restés plus de trois ans en détention provisoire. Seul Bernard Dejager a récemment bénéficie du principe de liberté des inculpés. Une si longue détention préventive pour instruire une simple affaire de « moeurs  » où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, ont précisé aux juges d’instruction qu’ils étaient consentants (quoique la justice leur dénie actuellement tout droit au consentement), une si longue détention préventive nous parait déjà scandaleuse. Aujourd’hui, ils risquent d’être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels. Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste d’une part, entre la qualification de « crime » qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés; d’autre part, entre la caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend à reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire?) La loi française se contredit lorsqu’elle reconnaît une capacité de discernement d’un mineur de treize ou quatorze ans qu’elle peut juger et condamner, alors qu’elle lui refuse cette capacité quand il s’agit de sa Vie affective et sexuelle. Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier Dejager, Gallien et Burckhart ne retrouvent pas la liberté. » Ont signé ce communiqué : Louis Aragon, Francis Ponge, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Judith Belladona, docteur Michel Bon, psychosociologue, Bertrand Boulin, Jean-Louis Bory, François Chatelet, Patrice Chéreau, Jean-Pierre Colin, Copi, Michel Cressole, Gilles et Fanny Deleuze, Bernard Dort, Françoise d’Eaubonne, docteur Maurice Erne, psychiatre, Jean-Pierre Faye, docteur Pierrette Garrou, psychiatre, Philippe Gavi, docteur Pierre-Edmond Gay, psychanalyste, docteur Claire Gellman, psychologue, docteur Robert Gellman, psychiatre, André Glucksmann, Félix Guattari, Daniel Guérin, Pierre Guyotat, Pierre Hahn, Jean-Luc Henning, Christian Hennion, Jacques Henric, Guy Hocquenghem, docteur Bernard Kouchner, Françoise Laborie, Madeleine Laïk, Jack Lang, Georges Lapassade, Raymond Lepoutre, Michel Leyris, Jean-François Lyotard, Dionys Mascolo, Gabriel Matzneff, Catherine Millet, Vincent Montail, docteur Bernard Muldworf, psychiatre Négrepont, Marc Pierret, Anne Querrien, Grisélédis Réal, François Régnault, Claude et Olivier Revault d’Allonnes, Christiane Rochefort, Gilles Sandier, Pierre Samuel, Jean-Paul Sartre, René Schérer, Philippe Sollers, Gérard Soulier, Victoria Therame, Marie Thonon, Catherine Valabrègue, docteur Gérard Vallès, psychiatre, Hélène Védrines, Jean-Marie Vincent, Jean-Michel Wilheim, Danielle Sallenave, Alain Cuny. Mais la cabale a continué, cette fois avec « sa gueule de métèque » : Moustaki. Voici ce qu’en dit Wikipédia : Une lettre similaire, mais beaucoup plus sujette à polémique, fut publiée dans le journal Libération en 1979, en soutien à Gérard R., accusé de crime sexuel sur des enfants et attendant alors son procès depuis dix-huit mois. La lettre rapporte que Gérard R. vit avec des jeunes filles de 6 à 12 ans « dont l’air épanoui montre aux yeux de tous, y compris leurs parents, le bonheur qu’elles trouvent en lui ». L’affirmation qu’une fillette de 6 ans pouvait donner un consentement éclairé à des relations sexuelles avec un adulte et qu’elle en serait épanouie fut signée par 63 personnes, dont Pascal Bruckner, Georges Moustaki et Christiane Rochefort. Cette lettre fut reproduite ensuite dans le journal L’Express du 7 mars 20015. À part Christiane Rochefort, il n’a pas été rapporté qu’un des signataires de la lettre de 1977 ait également signé celle de 1979. Je ne vais pas arrêter ici sans vous dire à tous, les pédocriminels, et vos complices de la soi-disant élite, que les jours sont comptés avant le lever de rideau sur le théâtre de vos abjections.

 

28 février 2013

Dans l’ex-pays de la libre parole devenu celui de la censure, sauf pour les étrons qui flottent jusqu’à la Une (comme la déjection de Marcela Iacub sur DSK), nul ne sera étonné de cette révélation : vous ne saurez rien de mon livre dans Le Figaro.

Le quotidien aux mains du marchand d’armes Serge Dassault préfère les roquettes de ses avions Rafale sur le Mali aux fleurets mouchetés d’un dialogue pacifique sur Outreau.

Mercredi soir 27 février, j’étais l’un des 500 invités à la projection du film de Serge Garde : Outreau, l’autre vérité, suivie d’un débat houleux, au siège de l’Ordre des avocats parisiens, face au palais de justice.

Devant ce florilège d’avocats et de magistrats, la vraie réalité de ces assises infâmes, révélée dans le documentaire, a été ovationnée par les présents, et les complices de l’imposture jusqu’ici de mise : les médias, ont été conspués, dont Stéphane Durand-Souffland (Le Figaro) et Florence Aubenas (Le Monde).

D’avance, je puis vous dire que cette réaction survoltée des collègues parisiens de l’insane armada ch’ti des Dupond-Moretti, Berton, Lejeune, Delarue et consorts à Outreau (tous absents à cet événement) m’a mis du baume au cœur dans l’auge infecte de la pédocriminalité où j’ai clapoté pendant 24 mois d’affilée.

Ce parfum de révolte a chassé les miasmes du doute sur le succès ou pas de mon livre dans le contexte de censure jusqu’ici en vigueur dans la presse et l’édition, sauf KontreKulture qui a osé me publier. On va en parler, et c’est loin d’être fini, comme en témoigne l’écho rencontré en France par le film de Serge Garde.

Alors, que des suppôts de l’obscurantisme, au service objectif (même s’il est inconscient, ce que j’ose encore espérer) des défenseurs de pédocriminels, osent encore jouer aux bravaches, dans un dernier sursaut de la bête blessée, je m’en amuse, comme je m’en  suis réjouis hier soir.

Pendant la réception d’après-film, je me suis présenté à M. Stéphane Durand-Souffland, chroniqueur judiciaire au Figaro, pour lui annoncer la sortie de ma contre-enquête sur Outreau. Sans me demander le moindre détail sur son contenu ni sur ma trajectoire, il m’a abruptement apostrophé : « c’est un livre révisionniste » ?

A peine avais-je rétorqué : « à vos yeux, certainement », qu’il m’a annoncé de but en blanc (comme le noir de ses écrits sur Outreau) : « inutile de m’envoyer votre livre, je ne le lirai pas ! »

Les noms d’oiseau ont volé après cette répartie, au point de m’amener à lui dire qu’il y a quelques siècles, il aurait eu rendez-vous avec moi au Pré-aux-Clercs à 6H00 le lendemain (pour un duel). Derrière lui, on pouvait entendre les ricanements de Florence Aubenas, ses seuls outils d’expression depuis que ses positions contre les pauvres enfants violés à Outreau la relèguent au magasin des accessoires décatis.

Longtemps, la devise du Figaro a été : « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur » (Beaumarchais). Elle a désormais disparu sous le titre…

Ce quotidien en perdition, qui ne vit que grâce aux ventes de Rafale à la seule armée française et aux aides des contribuables à la presse (plus de 650 millions d’euros par an pour tous les médias!), n’a même plus le courage de la critique. Il préfère la censure !

Voltaire a-t-il encore dans la presse une descendance, lui qui avait dit : « je ne suis pas d’accord avec vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les exprimer » (selon certaines versions, il aurait même précisé : « jusqu’à la mort ») ?

Mais, cher collègue du Figaro, je ne doute pas qu’un jour vous ne soyez amené, par la force des révélations que j’apporte dans mon enquête, à prendre la plume pour en faire état… Pour ou contre, peu importe. Vous aurez enfin retrouvé vos esprits.

Appelez-moi, je vous enverrai un exemplaire gratuit, sans avoir recours à « l’achat chez un bouquiniste », ainsi que vous en aviez manifesté l’intention en vous moquant, hier soir. Je vous pardonne bien volontiers, y compris d’avoir osé comparer ceux qui défendent comme moi la parole des enfants violés, niée depuis Outreau, à des « révisionnistes », terme pourtant réservé aux négateurs de la Shoah…

22 février 2010

Instructif, cet entretien de Plantu à El Tiempo pendant son séjour en Colombie.  Il avoue que ses homologues de la presse colombienne produisent « des caricatures que lui-même ne se permettrait pas de faire dans son propre pays contre le pouvoir » !(Son caricaturas que ni siquiera yo me autorizaría a hacer en mi propio país contra el poder).

Sa découverte ne fait que confirmer ce que nous ne cessons de proclamer ici sur le régime démocratique colombien et la faiblesse de la presse française…

'Estamos llenos de clichés sobre Colombia', dice Jean Plantu, caricaturista de 'Le Monde'

Por Eduardo Soto

El Tiempo, Bogota

21 de febrero de 2010

¿Qué conoce de la caricatura política de Colombia?

Estoy sorprendido del número de caricaturas publicadas en los periódicos en Colombia. Es increíble. Nosotros en Europa Occidental estamos un poco dormidos con el sentido de las imágenes. El sentido de las imágenes está desapareciendo, porque nos estamos acostumbrando a imágenes muy bellas, pero que ya no hacen reaccionar a la gente. Es decir, las imágenes o las fotos son también imágenes que duermen, que anestesian a la gente, mientras que a mí me gusta que las imágenes despierten. En nuestros periódicos a veces hay sólo una o dos caricaturas y a veces ninguna. Ustedes en cambio pueden tener varias en un día. Son caricaturas que ni siquiera yo me autorizaría a hacer en mi propio país contra el poder. Entonces me interesa mucho, y me interesa también saber sobre los grandes escándalos como el de los falsos positivos, sobre los paramilitares, el poder, los narcos, la oposición. Vea que hay muchas cosas que son apasionantes aquí para contar y a mí encantaría quedarme acá durante varios meses invitado por la Alianza Francesa, para hacer una verdadera investigación y para hacer una imagen mesurada, no una imagen caricaturesca, sobre todos esos temas un poco calientes que cuentan la violencia de un país que tengo ganas de amar porque veo que tiene una gente entrañable y, al mismo tiempo, uno tiene ganas de aprender. Así que volveré a París preguntándome cómo hemos hecho para no saber todas estas cosas sobre Colombia. Estoy furioso, y me encanta irme furioso, porque desde mi punto de vista he conocido a caricaturistas que hacen cosas increíbles aquí y en Medellín y en Cali y eso no se sabe mucho en Francia. Y nosotros allá tenemos clichés sobre Colombia y nosotros somos unos conservadores de clichés. Nos gustaría ir más allá de eso. ¿En algo cambió la imagen de Colombia después de su visita?Claro que sí. Estoy aquí por eso y por eso les agradezco a todos los equipos de la Alianza Francesa. Yo estoy aquí para aprender. Un día haremos un periódico que se llamará Cartooning for Peace y contaremos con matices todo lo que se debe saber sobre Colombia y sobre América Latina, y publicaremos caricaturas para nada matizados de caricaturistas colombianos y del mundo entero sobre todo tipo de temas, porque por un lado necesitamos tener una mirada grave y objetiva en el artículo, y por el otro, de un debate muy intenso con los caricaturistas. Estamos acá para comprender mejor a Colombia, y para amarla, sin demagogia.

10 octobre 2009 

Voici le dernier éditorial d'Eric Fottorino, directeur du quotidien Le Monde. Je serais effaré si ce journal n'avait pas démontré depuis longtemps sa chute dans le toboggan sarkozyste. Ce patron de presse devrait en priorité, au lieu d'écrire un roman par an, consulter les milliers de réactions horrifiées des Français sur les sites internet face à ce genre de commentaires de médias aux ordres de Sarkozy, à l'image de L'Express (je vous ai envoyé les 200 premières réactions de ses lecteurs internautes, TOUTES critiques de l'article sur la « fachosphère »). Mais surtout, Monsieur Fottorino, pourquoi FP allait-il en Thaïlande si ce n'était pas sa passion pour les petits gaçons qui l'y attirait ? Il ne trouvait pas de relations adultes à Paris ?

L'édito du Monde:


« Dans son texte écrit sans autre contrainte que celle de la sincérité, Frédéric Mitterrand parle d'acte homosexuel, pas de pédophilie; de relation entre adultes consentants, même si la prostitution, dans le tiers-monde plus qu'ailleurs encore, inclut toujours une sujétion par l'argent. Sur ce tas de faux secrets, certains ont engagé une chasse à l'homme. Avec le Front national et quelques figures socialistes en chefs de meute. Bel attelage en vérité, que celui de l'hypocrisie, de la vindicte et du populisme mêlés. La proie est si tentante. Pensez! Un ministre d'ouverture, donc faible. Peu considéré à droite, regardé plus que de travers à gauche, pain bénit d'une extrême droite qui veut se refaire à bon compte. Mais revenons aux faits. Ce livre était-il connu? Oui. M. Mitterrand a-t-il commis un viol? Non. L'homosexualité est-elle un crime, un délit? Pas davantage. Alors? Alors si le ministre de la culture n'a pas menti sur l'âge de ses partenaires sexuels, le lynchage dont il est la victime est une tache sur tous ceux qui, au nom d'intérêts mesquins, hurlent avec les loups. »
Fin de la Revue de presse

Catégories
Archives