JUAN MANUEL SANTOS

08 février 2012

Jamais un coup d’Etat, que je n’appuie pas évidemment, n’a été autant provoqué en Colombie par une justice corrompue pour humilier l’armée et exonérer les terroristes dans le procès du colonel Alfonso Plazas, un héros dans le combat contre le M-19 au palais de justice en 1985.

Le tribunal supérieur de Bogota vient non seulement de confirmer la condamnation du colonel à 30 ans de prison, mais aussi d’exiger que le ministre de la Défense et le chef d’Etat-major de l’armée viennent « demander pardon » sur la place Bolivar de Bogota pour de présumés délits alors commis.

Nul n’ignore ici le contexte du scandale. Cet officier avait repris en novembre 1985 le palais de justice de Bogota pris d’assaut avec 300 juges en otages, et incendié par la guérilla sanglante du M-19 pour y brûler les archives des trafiquants de cocaïne en passe d’être extradés aux USA, contre six millions de dollars payés par Pablo Escobar. 60 juges avaient été abattus par les terroristes, et 200 otages libérés par les troupes du colonel.

Gangrenée par la mafia et les terroristes, la justice avait rouvert en 2007 une enquête contre le colonel Plazas, alors qu’il avait été exonéré de toutes charges en 1986 par le tribunal ad hoc, pour de présumées disparitions de civils pendant les combats.

A partir de faux témoignages, ici relatés dans mes archives, une juge solitaire mais proche des FARC avait condamné le colonel en 2008 à 30 ans de prison, dans un mépris total de la loi qui interdit à une personne d’être jugée deux fois pour le même fait. Malgré les preuves apportées depuis cette date sur les faux témoignages présentés et l’inexistence des 11 disparus, deux juges de Bogota ont prononcé hier la confirmation des 30 ans de prison contre le colonel, avec cette hallucinante exigence des excuses publiques par l’armée au cœur de la capitale, comme si elle était responsable du carnage commis par le M-19.

Ce scandale secoue toute la Colombie, d’autant plus que les responsables du massacre de 1985 continuent non seulement d’être en liberté depuis leur amnistie en 1991, mais de se sentir en Colombie « como Pedro en su casa » (chez eux). Le nouveau maire de Bogota n’est autre que Gustavo Petro, signataire de l’appel du M-19 en 1985, avec pour adjoint Antonio Navarro Wolff, un autre tueur en liberté.

Cette horreur n’est pas près de s’achever sans aucune conséquence sur l’avenir du pays. Le procureur général de Colombie, Antonio Ordonez, écoeuré par cette décision inique, vient d’annoncer un pourvoi en cassation. On attend la réaction de l’avocate générale, Viviane Morales, dont le mari, Carlos Alonso Lucio, ancien compagnon d’Ingrid Betancourt, a fait partie du M-19, et marqué sa récente opposition à la condamnation du colonel Plazas.

L’armée, pour la première fois depuis le premier jugement, a manifesté son émotion hier avec les remerciements publics apportés par son chef d’Etat-Major, le général Navas, aux propos de l’ex-ministre de l’intérieur d’Alvaro Uribe, Fernando Londono, dans sa défense du colonel Plazas.

Si le président Juan Manuel Santos, connu pour son double jeu face au terrorisme de plus en plus actif en Colombie, n’intervient pas pour remettre les pendules à l’heure, on peut s’attendre à des remous aux conséquences incalculables pour lui et le pays, y compris à un éventuel putsch.

12 janvier 2012

Les bananes colombiennes sont délicieuses, mais la république bananière colombienne sent, elle, le sapin avec ses relents de corruption au plus haut niveau de l’Etat à l’annonce de ce scandale sans précédent visant Viviane Morales.

Grâce à une enquête de Mauricio Pombo dans le quotidien El Tiempo de Bogota, on apprend que Viviane Morales, depuis un an avocate générale de la nation, un poste tout-puissant, a touché une fortune pendant 14 ans, de 1996 à 2010, en indemnités de retraite de sénatrice pour une fausse invalidité permanente. Plus de trois millions d’euros !

Soit, elle avait perdu un œil en 1996, mais l’autre a toujours été valide. Comment a-t-elle pu gagner son procès contre l’Etat en 1996, alors que le pouvoir colombien n’était en rien responsable de son handicap partiel de santé ? Un Colombien lambda, privé d’un œil, ou d’une jambe ou même des deux, ne touche rien et doit mendier dans la rue, comme ce handicapé en chaise à roulettes que je croisais tous les matins sur la 7e Avenue de Bogota.

Nous touchons là au gigantesque fossé entre le peuple travailleur mais pauvre en Colombie, et ses classes dirigeantes riches de trafics en tous genres, sans foi ni loi, même quand ils accèdent à la charge de juges.

Cette fausse invalidité totale n’a pas empêché Viviane Morales de briguer la fonction d’avocate générale l’an dernier, et de l’obtenir. Elle n’est donc pas invalide à 100%. Elle n’est pas aveugle, loin de là !

Quand on connaît l’état de gangrène avancée de la justice colombienne, complice des terroristes et des narcos, mais ennemie des héros comme le colonel Alfonso Plazas (toujours en prison), un tel scandale n’étonne même plus. Et j’en viens à me demander si cette avocate générale ne va pas rester à son poste, sans jamais avoir à rembourser l’Etat de ses indemnités illégales. Lisez mes papiers sur les scandales au cœur de la Cour suprême de justice, une infâme institution.

Si Viviane Morales a réussi à mettre dans sa poche un tribunal en 1996, c’est pour une raison bien simple. Elle était alors une égérie du sinistre président Ernesto Samper de l’époque (1994-98), convaincu d’avoir reçu 6 millions de dollars du cartel de la cocaïne de Cali pendant sa campagne électorale. Les preuves abondent en ce sens, mais à l’époque le Congrès, financé par les trafiquants de drogue, avait absous Samper, qui reste interdit de séjour aux USA sous peine de détention immédiate. Ingrid Betancourt, alors députée, avait même fait une grève de la faim pour exiger la démission de ce président pourri.

Avec ses réseaux nocifs au sein du parti libéral colombien, Ernesto Samper continue de jouer un rôle souterrain dans la politique locale, avec pour complice l’actuel président Santos. La nomination de Mme Morales à son poste correspond à ces liens obscurs entre les deux hommes.
Je vous rappelle mes papiers précédents sur le premier scandale de l’ère Morales. Elle a renoué avec son ex-mari Carlos Alfonso Lucio, un ex-terroriste du M-19 devenu avocat des paramilitaires, dans un total conflit d’intérêt avec l’indépendance que doit avoir un avocat général.

La normalité démocratique exigerait :
- La démission immédiate de Viviane Morales
- Le remboursement des trois millions d’euros indus
- Sans compter les dommages et intérêts qu’une justice ordinaire ne manquerait pas de lui infliger, ni les éventuelles poursuites au pénal.

11 janvier 2012

A 9 mois de la présidentielle au Venezuela, Hugo Chavez, candidat à la réélection malgré son cancer, vient de commettre l’irréparable contre la démocratie avec la désignation d’un tel scélérat à ce poste-clef.

Jugez du peu avec le pedigree de Henry Rangel Silva que mes lecteurs ici connaissent bien : agent actif des FARC dont Chavez abrite les chefs au Venezuela, ce général a aidé les terroristes colombiens à négocier l’achat d’armements, est recherché pour trafic de drogue par les USA qui ont gelé ses avoirs, et a annoncé en 2010 son intention de ne pas laisser l’opposition gouverner si elle gagnait en 2012. « Les forces armées sont totalement fidèles à Chavez et à son mariées à son projet » communiste, avait-il alors déclaré.

Hugo Chavez se moque ainsi de Washington, et surtout de son voisin, la Colombie, avec en tête le président Juan Manuel Santos, qui a repris des relations cordiales avec lui malgré la complicité du chef de l’Etat vénézuélien avec les FARC. On attend avec impatience la réaction de Bogota à cette pierre jetée dans le jardin de leur soi-disant amitié.

Je vous joins mon ancien papier publié ici le 3 août 2009 :
REVELATIONS DU NEW YORK TIMES: LES FARC ONT FORME DES TROUPES VENEZUELIENNES A LA GUERRE DE GUERILLA ET DEMANDE DES MISSILES SOL-AIR A CHAVEZ L’AN DERNIER !
3 août 2009 | Auteur jacquesthomet
3 août 2009
Ces preuves sont contenues dans des documents explosifs retrouvés dans des ordinateurs saisis récemment sur des rebelles arrêtés par l’armée colombienne. Elles contredisent les démentis de Hugo Chavez sur son appui en argent et en armes aux FARC.
Une copie de ces courriels, actuellement analysés par des agences de renseignements occidentales, a été fournie à Simon Romero, journaliste au New York Times. Un courriel du commandant des FARC Ivan Marquez, daté de 2008, décrit un plan pour acheter au Venezuela des missiles sol-air, des fusils et des radios. Il fait état de ses contacts avec le général Henry de Jesus Rangel Silva, alors directeur des services secrets de la police vénézuélienne, et Ramon Rodriguez Chacin, un ex-ministre de l’Intérieur de Chavez connu pour ses liens actifs avec les FARC. (Rappelez-vous, c’est sur mon blog, la scène de janvier 2008. Lors de la libération de l’otage Clara Rojas par les FARC, Chacin, alors émissaire, avait encouragé les guérilleros à « continuer la lutte ». Une caméra a enregistré la scène).
Installé au Venezuela avec l’aval de Chavez, Ivan Marquez évoque la fourniture de ces armements près du Rio Negro, dans l’Etat vénézuélien de l’Amazonie, et la remise de documents aux trafiquants d’armes, par le général Rangel Silva, pour leur permettre de circuler dans le pays afin d’acheminer la livraison. Mais les documents saisis ne confirment pas si la livraison a effectivement eu lieu.
Rodriguez Chacin et Rangel Silva sont accusés par le département du Trésor américain de trafic de drogue. Leurs comptes ont été gelés aux USA. Ils encourent une peine de prison allant jusqu’à 30 ans s’ils pénètrent aux Etats-Unis.
Les documents cités par le quotidien révèlent aussi que les FARC ont donné des cours de guerre de guérilla à des officiers vénézuéliens, comme l’indique un commandant de la guérilla, Timoleon Jimenez, alias « Timochenko », qui lui aussi opère depuis le Venezuela. Un autre document saisi en mai dernier révèle enfin que Hugo Chavez a parlé personnellement avec Timoleon Jimenez pour lui exprimer sa solidarité avec le combat des FARC.
Voici le papier du NYT : Venezuela Still Aids Colombia Rebels, New Material Shows
By SIMON ROMERO
Published: August 2, 2009 CARACAS, Venezuela — Despite repeated denials by President Hugo Chávez, Venezuelan officials have continued to assist commanders of Colombia’s largest rebel group, helping them arrange weapons deals in Venezuela and even obtain identity cards to move with ease on Venezuelan soil, according to computer material captured from the rebels in recent months and under review by Western intelligence agencies.
The materials point to detailed collaborations between the guerrillas and high-ranking military and intelligence officials in Mr. Chávez’s government as recently as several weeks ago, countering the president’s frequent statements that his administration does not assist the rebels. « We do not protect them, » he said in late July. The new evidence — drawn from computer material captured from the rebel group, the Revolutionary Armed Forces of Colombia, or FARC — comes at a low point for ties between Venezuela and Colombia. Mr. Chávez froze diplomatic relations in late July, chafing at assertions by Colombia’s government that Swedish rocket launchers sold to Venezuela ended up in the hands of the FARC. Venezuela’s reaction was also fueled by Colombia’s plans to increase American troop levels there.
« Colombia’s government is trying to build a case in the media against our country that serves its own political agenda, » said Bernardo Álvarez, Venezuela’s ambassador in Washington, describing the latest intelligence information as « noncorroborated. » Mr. Chávez has disputed claims of his government’s collaboration with the rebels since Colombian forces raided a FARC encampment in Ecuador last year. During the raid, Colombian commandos obtained the computers of a FARC commander with encrypted e-mail messages that described a history of close ties between Mr. Chávez’s government and the rebel group, which has long crossed over into Venezuelan territory for refuge.
The newest communications, circulated among the seven members of the FARC’s secretariat, suggest that little has changed with Venezuela’s assistance since the raid. The New York Times obtained a copy of the computer material from an intelligence agency that is analyzing it. One message from Iván Márquez, a rebel commander thought to operate largely from Venezuelan territory, describes the FARC’s plan to buy surface-to-air missiles, sniper rifles and radios in Venezuela last year.
It is not clear whether the arms Mr. Márquez refers to ended up in FARC hands. But he wrote that the effort was facilitated by Gen. Henry Rangel Silva, the director of Venezuela’s police intelligence agency until his removal last month, and by Ramón Rodríguez Chacín, a former Venezuelan interior minister who served as Mr. Chávez’s official emissary to the FARC in negotiations to free hostages last year. In the message, Mr. Márquez discusses a plan by Mr. Rodríguez Chacín to carry out the deal near the Río Negro in Amazonas State in Venezuela. Mr. Márquez goes further, explaining that General Rangel Silva gave the arms dealers documents they could use to move around freely while in Venezuela.
Intelligence of this kind has been a source of tension between Colombia and Venezuela, with the government here claiming the information is false and used to further political ends. Colombian officials, by contrast, argue that the intelligence proves that the FARC survives in part on its ability to operate from Venezuela’s frontier regions. The latest evidence, suggesting that the FARC operates easily in Venezuela, may put the Obama administration in a tough spot. President Obama has recently tried to repair Washington’s relations with Venezuela, adopting a nonconfrontational approach to Mr. Chávez that stands in contrast to the Bush administration’s often aggressive response to his taunts and insults.
But the United States and the European Union still classify the FARC as a terrorist organization. The Treasury Department accused General Rangel Silva and Mr. Rodríguez Chacín last year of assisting the FARC’s drug trafficking activities, opening the officials to freezes on their assets, fines and prison terms of up to 30 years in the United States. Venezuela has said the men are not guilty of those charges. « We do not comment on intelligence matters, » said Noel Clay, a State Department spokesman, in relation to the latest captured communications. A spokesman from the Colombian Foreign Ministry declined to comment on the matter.
Computer records obtained in the Colombian raid in Ecuador last year appeared to corroborate the assertion that Venezuela helped the FARC acquire the Swedish-made rocket launchers at the heart of the latest diplomatic dispute between the two countries. The launchers were purchased by the Venezuelan Army in the late 1980s but captured in Colombia in combat operations against the FARC last year. The FARC’s use of Swedish arms has an added dimension: the rebels kidnapped a Swedish engineer in Colombia in 2007, holding him hostage for nearly two years — during which he was reported to have suffered brain damage and paralysis from a stroke — before releasing him in March.
« The issue of these weapons is extremely serious for us, » said Tommy Stromberg, the political officer at the Swedish Embassy in Bogotá, the Colombian capital, which also oversees Sweden’s affairs in Venezuela. Mr. Stromberg said Venezuela had bought Swedish arms as recently as 2006. « We have asked Venezuela’s Foreign Ministry for clarification on how this happened, but have not had a response. » The computer records from the raid in Ecuador last year also seem to match some of the information in the new communications under review by Western intelligence officials.
For example, a message obtained in the Ecuador raid and written in September 2007 contained an earlier reference to the arms deal discussed recently by the FARC. In the earlier message, Mr. Márquez, the rebel commander, referred to dealers he described as Australian, and went into detail about the arms they were selling, including Dragunov rifles, SA-7 missiles and HF-90M radios, the same items he discusses in the more recent communications. Another file from the Ecuador raid mentioning an offer from the FARC to instruct Venezuelan officers in guerrilla warfare matches recently obtained material from a rebel commander, Timoleón Jiménez, that says the course took place. Other communications refer to FARC efforts to secure Venezuelan identity cards in a plan overseen by General Rangel Silva, the former Venezuelan intelligence chief. In other material captured as recently as May, Mr. Márquez, the rebel commander, said Mr. Chávez had spoken personally with Mr. Jiménez, expressing solidarity for the FARC’s struggle. Then Mr. Márquez went into more mundane matters, referring to unspecified problems the FARC had recently encountered in La Fría, an area in Venezuela near the border with Colombia.

28 novembre 2011

Pour maintenir leurs prébendes, les politiciens de tous bords ont recours aux artifices les plus tordus, aux dépens de leurs peuples.

Après la France, avec les mallettes millionnaires de potentats africains au profit du clan Chirac-Villepin, voici le cas de la Colombie et de son président Santos.

Pour ad minima se maintenir au pouvoir en 2014 (il l’envisage déjà), et qui sait se porter candidat à la tête de l’ONU, ce trouble héritier de l’oligarchie vient de perdre ce double pari.

Ses deux plans, l’un officiel avec un projet de réhabiliter en politique les terroristes qui se rendent, l’autre secret sur un dialogue de paix avec eux, ont volé en éclat.

L’exécution samedi par les FARC de 4 officiers otages entre leurs mains depuis PLUS DE 12 ANS, d’une balle dans la tête ou le dos, explique ce retournement.

Officiellement, un projet de loi du pouvoir, en cours de discussion, visait à permettre la réinsertion des rebelles dans la vie politique s’ils déposaient les armes.

Secrètement, le président Santos escomptait initier en décembre un dialogue de paix avec ce qui reste des FARC depuis l’élimination de leur chef, Alfonso Cano.

Cette révélation a été faite par Fernando Londono, ex-ministre de l’Intérieur du président Alvaro Uribe, dans son programme de radio « La hora de la verdad ».

Les nouveaux crimes des FARC contre l’humanité, avec l’assassinat samedi de quatre officiers otages depuis PLUS DE 12 ANS, ont tué ces abjectes initiatives.

A peine connue la nouvelle de cette barbarie, le Parlement a retiré l’étude sur le retour en politique des guérilleros repentis.

Quant au président Santos, son mythique projet de dialoguer en décembre avec les FARC (mais avec qui), pour se faire mousser à bon compte, est tombé à l’eau.

Por Eduardo Mackenzie

26 de noviembre de 2011

El ex presidente Álvaro Uribe le hace un gran favor a Colombia y a la democracia del continente americano al expresar sus inquietudes sobre lo que ocurre en estos momentos en Venezuela. Su diálogo en Bogotá, esta semana, con líderes de la oposición venezolana reabre, en buena hora, el tema de cuál debe ser la posición de Colombia frente a las calamidades que vive el país hermano y frente al caos que se viene. ¿Debemos ignorar ese desastre y dejar que llegue a extremos inauditos o debemos ayudar a quienes luchan por la restauración de las libertades en ese país?

La incursión del ex presidente Uribe en ese terreno era esperada pues en Colombia esa temática, desde que Juan Manuel Santos tomó las riendas del poder, fue transformada en tabú, sobre el cual no se debe pensar, ni hablar, ni escribir.

La nueva línea es, en efecto, someterse en silencio a los dictados de Caracas, reorientar el punto de vista de Colombia en la esfera internacional siguiendo los enfoques de Unasur, incluso hasta con la Unión Europea y los Estados Unidos (lo único que ha escapado a eso es el expediente sobre la cuestión palestina) y hacer pasar ese viraje como ejemplo de una política « más hábil ».

Ese enfoque le facilita el trabajo a Hugo Chávez y a sus acólitos y le abre avenidas a los agentes colombianos de esa tiranía. Eso explica lo que está ocurriendo en el frente interno colombiano y explica por qué las informaciones y los análisis sobre la situación de Venezuela y sobre el creciente accionar terrorista de las Farc y del Eln contra Colombia en los territorios limítrofes con Venezuela, han prácticamente desaparecido de la prensa colombiana. Nadie informa, nadie investiga sobre eso, como si esos temas no fueran importantes. Es como si la estabilidad política y económica de Colombia no dependiera en gran parte de lo que ocurrirá en Venezuela en los próximos meses y años.

¿Dónde están los reportajes, las entrevistas, los trabajos de las famosas « unidades investigativas » de nuestros diarios y revistas sobre lo que ocurre en Venezuela, sobre el combate de la oposición antichavista, sobre la agonía de la democracia, sobre las maniobras palaciegas en curso ante la aceleración de la enfermedad de Hugo Chávez y sobre el papel que están jugando en todo ello La Habana, las Farc y el Eln?

Hay muy poco al respecto. Muy poco hay también (y eso es lo más grave) en materia de explicaciones del Presidente Santos a los ciudadanos sobre su nueva política exterior, sobre los compromisos firmados durante las cumbres y contactos con su « nuevo mejor amigo ». Tras cada reunión entre ellos lo que queda son minúsculas notas de prensa, poco verificadas, sobre los aspectos secundarios de esos eventos. De hecho, nadie sabe qué ha ganado Colombia con su docilidad ante Chávez, ni cuáles son las ventajas objetivas y a largo plazo de la nueva orientación de la diplomacia colombiana.

Por eso el acto del ex presidente Uribe al manifestar de manera pública su inconformidad con ese status quo y con la eventual profundización de ese curso erróneo durante el encuentro Santos-Chávez del 28 de noviembre próximo, es un llamado de atención al país sobre los peligros de seguir observando pasivamente ese fenómeno.

Lo más ridículo de todo es que mientras la Colombia oficial sigue congelada por los hechizos de Caracas, el propio Brasil, donde la izquierda gobernante ha tenido una actitud cómplice frente a Chávez y las Farc, comienza a moverse en otro sentido: Brasilia acaba de crear una « fuerza de vigilancia estratégica » destinada a reforzar su presencia en la Amazonía pues estima que en los próximos años, ante la escasez mundial de petróleo, « la amenaza » vendrá « de la línea del Ecuador para arriba ».

Acorde con eso y en vista de las tropelías que las Farc cometen en Brasil, sobre todo por sus entronques con el tráfico de drogas, un diputado socialdemócrata, Otavio Leite, impulsa un proyecto de ley para que las Farc sean clasificadas como « terroristas ». El temor de que esa organización pueda cometer acciones terroristas durante el Mundial de fútbol de 2014 y durante los Juegos Olímpicos de 2016, es otro punto que preocupa a Brasilia.

Colombia, mientras tanto, sigue sin tener una visión estratégica de la evolución de la conflictividad en el continente pues creemos que con servir de comodín de Caracas hemos comprado la seguridad a largo plazo. Ni siquiera el tema de la actuación y desarrollo de las redes operativas de las Farc en otros países, que tanto preocupa ahora a Brasil, no está siendo ventilado. Creemos con gran ingenuidad que la muerte de Alfonso Cano significó la derrota de las Farc o su derrumbe. Ese espejismo desmovilizador hay que rechazarlo pues nos lleva a una conclusión falsa: como las Farc ya no son una amenaza sólo falta dar dos pasos para alcanzar la paz definitiva: amnistiarlos y abrirles « espacios políticos » para que Timochenko y sus hordas sangrientas puedan « tramitar sus diferencias » en temas como « el de las tierras », como pide ahora, con gran precisión, el ex presidente Ernesto Samper.

La nueva campaña desatada por Gustavo Petro, alcalde electo de Bogotá, y Jaime Dussán, jefe del comunista Polo Democrático, pretende silenciar al ex presidente Uribe. Ellos ven que hay que mantener la mordaza para que Caracas y La Habana avancen en sus planes de enredar más y más al gobierno de Colombia en sus tentáculos.

No quieren que se vea cómo las Farc, a pesar de los golpes recibidos, conservan sus estructuras urbanas y rurales y está logrando no sólo infiltrar sino incluso dirigir ciertos movimientos sociales, para explotarlos, como en los años 80 y 90, como fuerza de choque y masa de maniobra.

Por eso están tratando de montar el falso escándalo de los « audios » en donde Álvaro Uribe « instruye » a la oposición venezolana. El sólo acto de hablar sobre Venezuela es mostrado como un acto de « diplomacia paralela », como un « saboteo de las relaciones » entre los dos países, como una « ruptura del consenso ». ¿Cual consenso? Nunca hubo en Colombia un « consenso » a favor de someternos a los caprichos y brutalidades de Hugo Chávez. ¿No desató en el país un movimiento de hilaridad general cuando el presidente Santos anunció que Chávez era su « nuevo mejor amigo »? Esas acusaciones carecen de sentido y son puro fariseísmo.

¿Quienes hacen esa campaña? Los mismos de siempre: la minoría vende patria que han encontrado en Caracas un sostén a sus miserables aventuras. Es la misma fracción fanáticamente hostil a la democracia. Son los que elogian la dictadura castrista, los que financian sus campañas con dinero saqueado al pueblo venezolano, los mismos que felicitaron a Chávez cuando declaró a las Farc fuerza « beligerante ». Los mismos que, ante el espectáculo del veloz armamentismo de la Venezuela chavista, presionaron para que Colombia renunciara al reforzamiento de siete de sus bases militares con ayuda de Estados Unidos.

¿Qué autoridad moral pueden tener esos señores para censurar al ex presidente Uribe? Ninguna. El ex presidente Uribe abrió en buena hora la puerta de la discusión sobre los errores de la política exterior colombiana. Es tiempo de abordar esa temática con sano criterio y de impedir que ese debate sea cerrado de nuevo.

Voici une analyse de notre ami Eduardo sur l’actualité colombienne. Ses déductions effraient. Un projet de loi constitutionnelle pour une « justice de transition », initié par des congressistes proches des terroristes, et soutenu par le président Juan Manuel Santos, vise à amnistier les tueurs des FARC et de l’ELN pour leur permettre de participer à la vie politique de la Colombie, impunément.

J’ai changé le titre en français, qu’il me pardonne!

Santos en el pantano de la justicia transicional

Por Eduardo Mackenzie

20 de septiembre de 2011

¿Quién puede creer todavía que el presidente Juan Manuel Santos impulsa una política de « combate » y « firmeza » frente las Farc y el Eln?

Aunque él no lo diga ni lo deje decir, la política de Santos es la de llevar discretamente el país a los esquemas nefastos y repudiados por todos de las concesiones unilaterales a las Farc y al Eln. Eso es más claro ahora que nunca. Pues eso es, precisamente, lo que el jefe de Estado colombiano acaba de anunciar entre líneas. Entre líneas, digo, pues lo que él le lanza a la opinión, con notable desprecio, es un mensaje subliminal diferente. El ha puesto de moda frases que hablan de seguridad y valentía, como la de que los militares « le están respirando en la nuca a Alfonso Cano », y como la de que « nos estamos metiendo a las madrigueras de las Farc ». ¿Las cortinas de humo funcionarán hasta cuándo?

La prueba de lo que afirmamos la acaba de dar el mismo presidente Santos. Ayer él convocó a los jefes de los cinco partidos políticos de la coalición de gobierno para notificarles que la reforma constitucional que pretende sacar adelante el senador Roy Barreras, de la Comisión de Paz del Congreso, tiene el apoyo de la Casa de Nariño.

En otras palabras: Santos quiere elevar a precepto constitucional una curiosa doctrina que impulsa no Barreras sino un conocido bloque ideológico latinoamericano que trabaja desde hace años para eximir de proceso y garantizar la impunidad a los terroristas y a otros « actores del conflicto armado » y para hundir, al mismo tiempo, en procesos amarrados, a las fuerzas armadas del continente y a los defensores del Estado de derecho. Todo eso como condición previa a la apertura de falaciosos « diálogos de paz » tendientes a buscar la legitimación de los violentos.

Nada de eso es secreto, ni imaginado por los disidentes. Roy Barreras lo dice sin ambages en la exposición de motivos que hace de su proyecto de reforma constitucional, presentado el 12 de septiembre de 2011. Oigámoslo: « En contextos de justicia transicional no es posible ni deseable investigar y juzgar todos y cada uno de los hechos que ocurrieron en un conflicto armado, ni sancionar a todas y cada una de las personas que participaron en éste. »

Otra perla: « Si nuestro modelo de justicia transicional se dedica a investigar cada delito de manera independiente, será imposible llegar a comprender la verdad del conflicto armado en el país. » Algo más: « Los instrumentos de justicia transicional no funcionan y no deben funcionar de la misma manera que la justicia ordinaria ».

La justicia transicional es, pues, eso: una pura desviación de la justicia ordinaria, un atajo « progresista » que conduce hacia la más grande injusticia: el perdón y olvido de los crímenes de quienes utilizaron las armas para cambiar al país. Ese invento es el responsable de que en Argentina los matones de Montoneros y del ERP quedaran en libertad y llegaran al gobierno, sobre todo desde la elección de los esposos Kirchner. Juzgar a los militares que cometieron crímenes durante la dictadura de Videla era y es legítimo. Lo inadmisible es que los terroristas de izquierda, que cometieron crímenes y atrocidades idénticas y masivas, sean dejados libres y convertidos en gente decente. Ese es uno de los logros de la « justicia transicional » en el continente. Un proceso igual quieren abrir en estos momentos en Brasil.

Y lo que grupos extremistas quieren hacer en Colombia: dejar sin procesos ni castigo a los jefes de las Farc-Eln y repetir, pero de manera aún más vasta y grave, lo que la subversión logró hacer con el M-19: dejarlos sin sanción y llevarlos a ocupar cargos públicos. Mientras que sus asesinatos, como el de José Raquel Mercado, con implicaciones estratégicas para la libertad sindical, y la matanza del Palacio de Justicia, fueron sepultados en el olvido. Y mientras que los militares que los derrotaron son acorralados con una guerra judicial que aún no termina.

Con la reforma que Roy Barreras trata de vendernos, ahora con el aval del presidente Santos, y bajo la promesa de la « terminación del conflicto armado interno y el logro de la paz estable », Alfonso Cano podrá salir de sus cuevas y transformarse en candidato a la presidencia de la República y las Farc podrían alcanzar dentro de poco (pues la cosa va muy rápido) hasta la excarcelación de Herminsul Arellán Barajas, « explosivista » de la columna Teófilo Forero, capturado en el Meta en marzo de 2011, y condenado a 40 años de cárcel por el atentado contra el Club El Nogal, donde murieron 36 inocentes y otros 167 quedaron heridos.

En el modelo de Barreras ello es posible pues « el legislador, por iniciativa del gobierno nacional, podrá ordenar la renuncia a la persecución penal » de cualquier criminal como Cano, si éste lo exige como condición para « favorecer desmovilizaciones », e ir hacia una « solución política » del « conflicto armado interno ».

También el gobierno podrá evaporar la investigación y la sanción penal de los terroristas que dinamitaron en junio una escuelita del Cauca porque un hijo secuestrado de la rectora se les escapó, pues en el modelo de Barreras, unos misteriosos « mecanismos colectivos no judiciales » tendrán la capacidad de instruir y sancionar a los « ex combatientes ».

Si dejamos pasar esa reforma quedaría en libertad alias « el pájaro », quien, a punta de dinamita, desplazó más de 5 mil campesinos de Anorí, Antioquia, pues el sistema de la « justicia transicional » podrá « ordenar la cesación de la acción penal de conformidad con los criterios de priorización y selección ».

La reforma constitucional que tan rápidamente avanza, incluye concesiones tan precisas que uno puede suponer que éstas no caen del cielo sino que corresponden a exigencias particulares que algunos están transmitiendo a Santos a través de misteriosos emisarios. Veamos un ejemplo del boquete institucional que se prepara y que hará felices a algunos:

Como el artículo 122 de la Constitución prohíbe a quienes « hayan sido condenados en cualquier tiempo, por la comisión de delitos que afecten al patrimonio del Estado », ser « inscritos como candidatos a cargos de elección popular » y ser « designados como servidores públicos », y « celebrar personalmente o por interpuesta persona, contratos con el Estado », Roy Barreras pretende derrumbar ese muro mediante este mico: « Cuando por iniciativa exclusiva del gobierno nacional, así lo disponga el Legislador por el voto de la mayoría absoluta de los miembros de una y otra cámara, esta disposición no se aplicará a los miembros de grupos armados organizados al margen de la ley que se desmovilicen en el marco de un proceso de paz con el gobierno nacional. »

La llamada « justicia transicional », que tiene una oficina en el ministerio del Interior colombiano bajo la batuta de Miguel Samper Strouss, trabaja para eso pues se inscribe, con docilidad asombrosa, aunque las buenas almas lo nieguen siempre, dentro de una cruzada continental que impulsan los castristas y chavistas desde la Tierra del Fuego hasta el norte de México, para socavar la democracia representativa y el sistema capitalista.

La dinámica de todo eso es ya conocida, pues ya se hizo en Colombia: primero la excarcelación de criminales tenebrosos, después desmilitarización de amplias zonas del país y diálogos « de paz » y finalmente engaño, decepción y más violencia. A eso vamos. Con el gancho de que hay que adoptar esa curiosa « justicia » pues ésta será la única que podrá resolver « una serie de problemas que hoy tiene la aplicación de la ley de justicia y paz ». Si Santos quiere hacer eso, ese es su problema. Pero él no debería contar con nuestro silencio.

25 de julio de 2011

Para los comunistas la derecha no existe, sólo hay « extrema derecha ». Ellos rechazan las particularidades, los grados, los matices y la complejidad de las sociedades abiertas y de la vida en general. Cuando el debate se calienta, sus adversarios son « nazis », « fascistas » y « paramilitares ». Esos epítetos infamantes son una de sus armas favoritas en su combate desesperado contra la civilización y la democracia. Ese enfoque es un resultado más del sociologismo ramplón del marxismo. Hacia finales de los años 1940, ellos sometieron a una tercera parte de la humanidad mediante la violencia y el terror y engañaron a millones con su lenguaje falso, sobre todo en Europa, Asia y América Latina. Hoy ese imperio se ha derrumbado y las gesticulaciones de los PC residuales son vistas como lo que son: fraudes, insultos a la inteligencia. ¿Salvo en Colombia?
Los que le aconsejaron al presidente Santos que lanzara, hace unas semanas, el cuento de que había en Colombia una « mano negra de extrema derecha », comparable y tan belicosa como la « mano negra » opuesta, las Farc, pues ambas quieren « frenar los avances del gobierno, desestabilizar el país y crear una sensación de caos », por lo cual ambas deben ser « aisladas y marginadas », como advirtió el presidente Santos en infortunada disertación, buscan manipular miserablemente a la opinión pública.
La verdadera extrema derecha es algo muy particular: ella odia el cristianismo y tiene el mundo pagano como telón de fondo. La extrema derecha es anti liberal y rabiosamente antiamericana, anti atlantista y anti construcción europea. La extrema derecha preconiza el darwinismo social, es anti elitista, xenófoba y, sobre todo, antisemita, anti sionista y anti Israel.
¿Dónde está esa extrema derecha en Colombia? Quien pueda señalarla, con datos objetivos, que lo haga. Digan dónde está, pero pruébenlo con rigor y sin repetir los clisés que los mamertos quieren endilgarles a sus adversarios.
La extrema derecha es una corriente subversiva que milita contra el orden establecido. Ella trata de destruir, por la fuerza y por la propaganda, el sistema democrático para erigir un régimen estatista, antijurídico y antiparlamentario dominado por un jefe providencial, llámese Duce o Führer. Este desmantela todo organismo de representación ciudadana pues nada debe interponerse entre él y el pueblo.
La extrema derecha no es idéntica pero se parece mucho a la extrema izquierda. Ambas combaten el capitalismo, las libertades democráticas y el Estado de derecho. Ambas detestan la noción de individuo y la moral y están convencidas de que arreglarán todos los problemas y crearán la sociedad « perfecta ». Esas corrientes convergen ante ciertas coyunturas. Los atentados del 11 de septiembre de 2001 en Estados Unidos fueron saludados en Francia con champagne por jóvenes del Frente Nacional de Jean Marie Le Pen, así como por trotskistas y por Carlos, el terrorista islamista encarcelado. Todos estaban felices de que « el imperialismo, los sionistas y sus aliados » hubieran sido « golpeados en su propia casa ».
Stalin ayudó a Hitler a conquistar el poder al prohibir la alianza de los comunistas con los socialistas alemanes. En 1939, Stalin firmó con Hitler el pacto que desató la segunda guerra mundial. El PCF pidió al ocupante alemán autorización oficial para distribuir L’Humanité desde junio de 1940. Ese año fue creado, con ayuda de trotskistas, el Movimiento Nacional Revolucionario, que le apostó a la victoria total de Alemania. Ellos creían en la edificación de un « nuevo socialismo », « sin judíos, masones ni jesuitas ». Desorientado por el ataque sorpresa de Hitler a la URSS, Stalin condujo de manera inepta la guerra contra el fascismo hitleriano. Sólo el heroísmo del pueblo y la ayuda de Occidente salvaron a ese país de la esclavitud.
El comunismo y el nazi-fascismo son hermanos gemelos. Esos dos movimientos totalitarios comparten una misma genealogía: la primera guerra mundial y el socialismo. Ni Lenin, ni Hitler, ni Mussolini, ni Stalin, ni Trotsky, ni Mao fueron ni liberales, ni gente « de derecha ». Todos crearon partidos obreros. Los crímenes de esos dos sistemas presentan fuertes analogías. Los comunistas exterminan millones de personas en nombre de la supremacía de una clase y los nazis hicieron lo mismo en nombre de la supremacía de una raza. Los nazis decían lo que iban a hacer. Los comunistas ocultan su programa. « El comunismo es el nazismo más la mentira », escribió Jean-François Revel.
Los primeros en teorizar, desde 1849, sobre la « limpieza étnica » y la masacre de razas y de naciones enteras, consideradas « sin futuro », fueron los padres del llamado « socialismo científico »: Marx y Engels.
En Colombia no hay una extrema derecha. ¿Y los paramilitares? ¿Y las Auc de Fidel Castaño y Mancuso? ¿Y las Bacrim? Todas esas bandas cometieron atrocidades idénticas a las de las Farc. En su primera fase hubo una lógica antisubversiva y de autodefensa frente a la expansión fariana. Después, se impuso la lógica mafiosa: barrer a las Farc para preservar el negocio narco-traficante. Pues éstas, desde 1975, querían imponer su hegemonía no solo a las regiones sino al narcotráfico. La cuestión ideológica nunca fue central en ese pleito entre criminales. De hecho, en las bases y entre los jefes y cuadros narcotraficantes y paramilitares hubo y hay de todo, desde liberales « progresistas » (como Pablo Escobar), hasta filo nazis (como Lehder), ex guerrilleros del M-19 (como Diego Viáfara) y miembros de las Farc. El « Negro Vladimir », jefe paramilitar que cometió más de 800 asesinatos, era un comunista y ex guerrillero de las Farc. ¿Olvidamos acaso que Fidel Castaño y Rodríguez Gacha decían que luchaban « contra el comunismo y la oligarquía »? Hoy esas convergencias continúan, sobre todo entre las Farc y las Bacrim. Éstas últimas, aunque no aspiran a tomar el poder, buscan tener influencia local y expandirse para consolidar su negocio, pero no tienen una visión particular del mundo. Por eso pocos creen que esas bandas son la extrema derecha que denunciara el presidente Santos.
En cambio, desde hace décadas, hay una extrema izquierda identificable, intolerante, subversiva, armada, obtusa y cruel que monopoliza el uso de la ultra violencia contra el pueblo y contra el Estado constitucional y democrático. Esa gente comete salvajadas todos los días contra los civiles y contra militares y policías y se disfraza de « oposición legítima » que lucha contra un « régimen opresivo ». Esa gente atrae a sus redes clandestinas a jóvenes generosos pero incautos y engatusa a partidos y sindicatos rojos y rosados de Europa y Estados Unidos, los cuales, por ceguera ideológica, no ven la verdad.
La izquierda colombiana siempre fue hipócrita ante el tema de los paramilitares. Éstos son, un día, de « extrema derecha » y, al día siguiente, no. « No debe haber negociación con los paras pues son criminales comunes, no delincuentes políticos », dicen. ¿Cómo justifican entonces su caracterización inicial? Para ella, en cambio, sí se puede negociar con las Farc pues son delincuentes « políticos » de extrema izquierda. Conclusión: el paradigma del mal son los paras, mientras que las Farc (el motor de todas las violencias de la Colombia actual) es un mal menor.
En Colombia no hay una extrema derecha. Lo que sí hay es un frente no declarado, quizás incipiente y desorganizado, por ahora, pero pluralista y cada vez más vasto, contra las Farc. Es un frente anti-comunista pues las Farc son comunistas. Es un frente humanista, legítimo y fecundo, donde hay varias corrientes, que se inscriben, todas, en un marco legal, liberal-conservador, religioso y laico, patriótico y cosmopolita, de derecha, de centro e incluso de izquierda. Es una corriente anti-comunista sin relentes extremistas o « fascistas ». Es un anticomunismo virtuoso, de demócratas, de gente que rechaza todas las « alternativas » armadas, la barbarie de las Farc y la de organismos tipo Auc o Bacrim y que denuncia el narcotráfico.
Es un frente anti-comunista que crece ante los horrores que perpetran todos los días las Farc. Ese frente no es ni « fascista », ni de « extrema derecha ». Es el bloque de todos aquellos que piden que Colombia vuelva a ser un país normal, sin la amenaza permanente que encarna esa banda.
El invento de « la mano negra de extrema derecha » fue creado por gente que sabe que ese repudio es tan grande que ha generado no sólo manifestaciones masivas contra esos criminales, sino una nueva libertad de tono, de palabra y de análisis, entre periodistas, blogueros, columnistas, estudiosos, activistas y en una parte de la clase política. Ese espíritu ciudadano votó dos veces por Álvaro Uribe, un liberal de centro, y lo apoyó siempre. Y votó por Juan Manuel Santos pues él proponía continuar la política de seguridad democrática. Ese espíritu ciudadano, esa revolución intelectual importante, le exige ahora a Santos un regreso a la vía correcta, al combate sin concesiones, y sin falsos amigos, para ponerle fin al terrorismo, sin lo cual Colombia no alcanzará la prosperidad a la que tiene derecho.
Ello es visto por las Farc y sus aliados « de avanzada » como una amenaza. Pues sus mentiras y amalgamas son cada vez menos eficaces. La gente ya no les traga entero. Por eso quieren fragilizar, desviar y desmantelar ese frente de rechazo anti-Farc, calumniándolo. Pretenden, además, erigir una censura y aumentar la auto censura de la prensa para que la batalla de ideas, y la batalla por la información y por la formación de una opinión pública más alerta, colapse y sólo quede en pié el combo folklórico-sangriento de las Farc y sus ecos detestables en los medios de comunicación, en las universidades y, sobre todo, en el aparato judicial.
El totalitarismo muestra sus orejas no sólo a través de la acción armada de las Farc. Los ataques al constitucionalismo colombiano (contra la separación de poderes, por la preeminencia del poder judicial sobre los otros poderes, el menoscabo de las garantías procesales, la manipulación de pruebas, la idea de que la ideología vale más que la ley y la Constitución, que ésta es sólo una guía de segunda clase, y que por encima están unas misteriosas « normas » y unas « doctrinas » y una « jurisprudencia » internacional), avanzan todos los días sin que el gobierno, ni las élites que lo respaldan, reaccionen contra ese flagelo. Sin embargo, el gobierno de Santos cree que está luchando con gran eficiencia contra las Farc.
En ese contexto surgió la alegación de que había una peligrosa « extrema derecha » que lucha contra el gobierno. Fue una maniobra hábil, temeraria, quizás diabólica, pues sirve, sobre todo y objetivamente, a los planes de Alfonso Cano de llevar a su apogeo la guerra subversiva, la guerra invisible, destinada a paralizar el Ejército desde dentro del Estado. Al crear un paralelismo entre las atrocidades de las Farc y la supuesta « extrema derecha », se crea un efecto de disculpación de éstas últimas y se le declara tácitamente la guerra al frente civil que rechaza a las Farc.
La táctica de hacer ver a la derecha como de extrema derecha fue utilizada con éxito por un jefe socialista europeo. Durante su primer septenio, el presidente François Mitterrand favoreció el auge del extremista Frente Nacional, mediante un artilugio electoral. Después impuso una rutina: cada crítica que la derecha le lanzaba, cada vez que ésta discutía temas como la seguridad, la inmigración, la educación nacional, la prensa adicta transformaba eso en acto de colaboración, o casi, con el « fascismo ». Ese truco sigue siendo utilizado hoy, aunque ha perdido fuerza.
La seguridad democrática demostró que la mejor vía para desmantelar a las Farc es el combate legítimo del Estado y de sus Fuerzas Armadas, con el apoyo moral e intelectual de la sociedad civil. La vía anterior, bastarda, auspiciada por gobiernos ineptos, que creyeron que con « conversaciones de paz » las Farc serian aplacadas, condujo al auge de éstas y de los paramilitares, lo que agravó la tragedia nacional. Volver al modelo anterior y dividir a la sociedad civil que repudia el terrorismo en todas sus formas, es prolongar esa agonía.
Lo genial de quien impulsa en Colombia la campaña sobre la existencia de una « mano negra de extrema derecha » es haber puesto esa línea en boca del presidente Santos. Al aceptar esa patraña, el primer mandatario se metió en la trampa. Esperamos que algún día salga de ella.

18 juin 2011

Dans le sursaut historique des années Alvaro Uribe, vous aviez retrouvé votre fierté d’arborer le drapeau de la patrie à vos fenêtres, votre dignité d’hommes et de femmes enfin sevrés de la peur, mais surtout votre liberté d’aller et de venir sans risquer votre peau.

Ce ne fut hélas qu’un rêve devenu réalité pendant un Eldorado de huit ans (2002-2010) sous la main de fer d’Uribe, une parenthèse d’abord écornée puis mise à mal avant son imminente destruction par le régime politico-judiciaire actuel sous la présidence d’une « main noire », celle de votre chef d’Etat Juan Manuel Santos.

Pour survivre, bien vivre et refuser l’obstacle, comme un cheval devant la barre dans un concours hippique, votre président s’est acoquiné, sans le dire, mais en le faisant, avec tous les ennemis de votre démocratie.
Les terroristes des FARC, encouragés par sa mansuétude face à leurs complices, ont repris leurs exactions dans tout le pays. A la botte du nouveau président, les juges s’en donnent à coeur joie pour mettre fin aux poursuites contre les complices des rebelles, en Colombie et à l’étranger.

Pour preuves: l’abandon de l’enquête contre un homme-lige des FARC, Wilson Borja, l’absence d’inculpation concernant Piedad Cordoba, une complice active et avérée de ces mêmes criminels (cf. mes archives), et la décision de Bogota de ne pas demander l’extradition d’un Chilien relais des FARC, Manuel Olate. La raison invoquée ? Les preuves contre eux contenues dans les ordinateurs de Raul Reyes – ex-n°2 des FARC abattu le 1er mars 2008 – ne peuvent être retenues car cette prise est considérée comme « illégale » par les juges complices des tueurs, pour avoir été réalisée à un kilomètre à l’intérieur de l’Equateur, malgré la présence sur place des terroristes colombiens.

Je puis témoigner de cette réalité équatorienne, puisque mes entretiens avec Raul Reyes en mars 2004, publiés par l’AFP, ont eu lieu dans cette région à partir de mes déplacements au coeur de l’Equateur, et non pas depuis la Colombie.

Dans un discours cette semaine devant les producteurs de café, Santos a dénoncé l’existence d’une « double main noire » en Colombie, celle de l’extrême gauche, et celle de l’extrême droite, en l’occurence les journalistes qui ont l’heur de critiquer ses dérives en faveur des terroristes.
Si « main noire » il y a dans ce splendide pays, réputé pour la compétence, le dévouement, la serviabilité et l’ardeur au travail de son peuple, que je connais bien, c’est celle de Juan Manuel Santos.

Cet héritier du puissant groupe médiatique El Tiempo, né avec une cuiller d’argent dans la bouche, et formé par sa famille pour devenir un jour président, est la copie conforme des présidents de pacotille, mi-figue mi-raisin, ménageant la chèvre et le chou, que les 46 millions de Colombiens se sont donnés dans l’histoire contemporaine, avec l’exception d’Alvaro Uribe qui confirme cette règle non écrite.

Une véritable mafia dirige à nouveau ce pays, comme à l’époque d’Ernesto Samper, ce président libéral (1994-98) convaincu d’avoir été financé par le cartel de la cocaïne de Cali à hauteur de six millions de dollars. Son financier a été « suicidé », son ministre de la Défense, Fernando Botero (fils du célèbre peintre et sculpteur), condamné à 30 mois de prison avant son exil à l’étranger, et une pléiade de témoins liquidée.
Sauvé de la condamnation par un Congrès à sa botte, ce sinistre corrompu, qui continue de plastronner à Bogota, est interdit dé séjour aux USA, mais conserve son pouvoir de nuire, comme en témoigne la nomination à de hauts postes de ses fidèles, dont Viviane Morales, nommée par Santos avocat général de la Nation en 2010.

Les prochains jours nous diront si cette femme, la première à avoir accédé à cette responsabilité en Colombie, embrasse ou non la cause d’une justice indépendante, dans un pays où les magistrats de la Cour suprême sont inféodés à la mafia et aux terroristes, comme en témoignent mes innombrables articles.

Les doutes m’assaillent a priori. Pendant près de deux ans, à la fin de son second mandat, Alvaro Uribe avait subi un coup d’Etat juridique de cette même Cour suprême, qui avait refusé de choisir, comme le veut la Constitution colombienne, l’un des trois magistrats proposés à ce poste d’avocat général par l’ex-président. A peine élu, Santos avait plié devant l’oukaze de ces juges et accepté de présenter un nouveau trio de candidats, dont Viviane Morales, finalement désignée.

Mais une bonne surprise n’est pas à exclure, si cette haute magistrate, francophile, francophone et donc pénétrée des vertus de l’indépendance judiciaire, parvient à mettre fin au supplice du colonel Alfonso Plazas Vega.

Ce héros colombien de la lutte contre le M-19 a été condamné l’an dernier à 30 ans de prison par une juge, avec de fausses preuves, pour la présumée disparition de 11 survivants de la tuerie provoquée par ce groupe terroriste contre près de cent juges pris en otage puis assassinés dans le palais de justice de Bogota qu’il avait incendié pour détruire les dossiers contre les barons de la cocaïne en passe d’être extradés aux Etats-Unis. Le chef des trafiquants, Pablo Escobar, avait financé le M-19 pour cette opération, en échange de six millions de dollars.
Les révélations cette semaine du journaliste indépendant Ricardo Puentes, menacé de mort, ont confirmé le montage contre le colonel Plazas. Le principal témoin de l’accusation, Edgar Villamizar, de son vrai nom Villareal, a assuré devant le procureur général Alejandro Ordonez qu’il n’avait jamais été présent à Bogota pendant l’attaque du palais de justice en 1985, et que sa présumée confession n’avait pas été signée par lui.

Ce coup de théâtre confirme tout ce que j’ai pu écrire sur ce thème depuis deux ans. Une justice corrompue, aux mains de la mafia et des terroristes, continue de faire la loi en Colombie, avec le « benedicite » des autorités, dont Juan Manuel Santos.

(Je suis abasourdi par ce nouvel episode de la chute aux enfers de la Colombie)

16 de junio de 2011

Nada es más legítimo que criticar el mal gobierno. Señalar los errores del jefe de Estado es el deber de todo periodista político que se respete. ¿No fue eso lo que hicieron las grandes plumas de El Tiempo? ¿Qué diría de todo esto Hernando Santos? ¿Qué diría el editorialista Enrique Santos Montejo, Calibán? ¿No fue cerrado El Tiempo por criticar la dictadura del general Rojas Pinilla? ¿No fue Calibán quien se la jugó toda con sus valientes editoriales cuando el embajador Grigori Rezanoff complotaba e intentaba ambientar, antes del 9 de abril de 1948, la catástrofe que los soviéticos estaban preparando contra Colombia? ¿No fue Calibán quien enfrentó con denuedo a ese individuo hasta que éste tuvo que salir del país? ¿No fue Calibán quien escribió páginas memorables sobre la injerencia soviética en el 9 de abril? Lo que hacen hoy los periodistas que luchan con sus voces y sus escritos contra los apetitos totalitarios de Hugo Chávez, y contra su ayuda infame a las Farc, y contra los errores del gobierno de Juan Manuel Santos, se inscribe en esa línea altamente honorable. ¿Por qué entonces Juan Manuel Santos los calumnia y los expone brutalmente a todos los ataques?
El presidente Juan Manuel Santos acaba de hacer una de las declaraciones más funestas de su mandato. Al afirmar el 14 de junio pasado, en un acto público, que existen « dos manos negras, una de extrema izquierda y otra de extrema derecha », él lanzó un ataque en regla contra el periodismo y contra la libertad de expresión en Colombia, cosa absolutamente insólita, inadmisible y sin antecedentes en nuestro país.
Nunca antes un jefe de Estado colombiano había criticado con tanta violencia a los periodistas que se atreven a ejercer el derecho de crítica.
No queda duda de que los destinatarios de ese mensaje difamador sobre una supuesta « mano negra de extrema derecha » somos los periodistas que hemos cumplido con nuestra obligación de decir la verdad sobre lo que está pasando en Colombia y sobre la responsabilidad que le incumbe a Santos en esa crisis.
El Presidente no soporta que critiquen su plan de restitución de tierras, no tolera que digan que su « ley de víctimas » está mal hecha pues deja a las víctimas de la guerrilla por fuera. No acepta que le digan que las Farc están de nuevo a la ofensiva y que su política no ha logrado frenar esa nueva dinámica. ¿Quién ha sustentado eso con claridad y valor civil? Los periodistas independientes. El ataque de Santos no puede ser más explícito.
Juan Manuel Santos pretende que esas dos « manos negras », son, por una parte, los terroristas de las Farc y por la otra los periodistas insumisos, y que ambos « quieren frenar los avances del Gobierno y buscan desestabilizar el país y crear una sensación de caos ».
Son frases alucinantes. Son palabras gravísimas. Comparar los periodistas con las Farc es insoportable. Eso no se hace jamás en una democracia.
¿Estamos ante una improvisación desafortunada, ante un desliz semántico? No lo creo. Ese pronunciamiento parece calculado, sopesado. Ese análisis inepto fue expresado en una coyuntura particular que da mucho que pensar: el mismo día del cobarde ataque de las Farc en Caquetá, en que fueron asesinadas dos personas y otras fueron heridas. ¿Los periodistas críticos de este extraño régimen, cuyo primer paso fue traicionar el programa que las mayorías habían votado, somos como los bárbaros narco-leninistas que ensangrientan el país desde hace cincuenta años?
En el ficticio grupo de « extrema derecha », que trata de « crear una sensación de caos », pueden caer, si se es riguroso, hasta las agencias internacionales de prensa que informan al mundo, desde Bogotá, cómo y por qué se está degradado la seguridad del país, cómo y por qué varios departamentos viven de nuevo bajo el terror de las Farc, y que informan, como hizo precisamente en estos día la AFP y Reuters, que las Farc tratan de instalarse en las ciudades. ¿El gobierno de Santos piensa expulsarlas por haber dicho eso?
El ataque contra la prensa libre matricula, de hecho y por desgracia, al presidente Juan Manuel Santos en el triste club de los jefes de Estado latinoamericanos que consideran la libertad de la prensa como la piedra en el zapado, como un obstáculo a la realización de sus planes. Decir que los periodistas insumisos son una « mano negra de extrema derecha » que debe ser « aislada » y « marginada », solo tiene un precedente: la feroz obstinación anti prensa libre y las acciones liberticidas de Hugo Chávez y de Rafael Correa.
La escandalosa declaración sobre la « mano negra de extrema derecha » fue hecha pocas horas antes del comienzo de la audiencia preliminar en la Comisión de Acusación de la Cámara de representantes. Algunos esperan que ello desemboque en la muerte civil del ex presidente Álvaro Uribe. Eso sería cometer un gran crimen. ¿Cuál es el mensaje subliminal que debemos recibir? ¿Que los periodistas tendremos que cubrir, informar, analizar y opinar sobre esa audiencia siguiendo al pié de la letra el guión inventado por Piedad Córdoba y los demás autores de esa confabulación?
El cuento sobre la « extrema derecha » fue lanzado poco después de una reunión entre el jefe de Estado y los presidentes de las Altas Cortes, en la cual el jefe del Ejecutivo se inclinó de nuevo ante ese grupo al omitir el crucial punto del computador de « Raúl Reyes ». Así fue como el Presidente Santos dió por « superado » el « impasse » que había generado la CSJ al declarar sin valor probatorio el archivo más importante que el Estado colombiano le haya arrancado a la jefatura de las FARC.
Fue hecho, además, pocas horas después de que un audaz periodista, uno de esos que el presidente Santos golpea con su frase sobre la « mano negra », hiciera una de las revelaciones más trascendentales sobre el fraude que condujo a la escandalosa condena, en primera instancia, del coronel Plazas Vega. Ricardo Puentes Melo llevó, en efecto, el señor Villamizar ante el Procurador General, Alejandro Ordóñez, para que éste recibiera, como lo hizo, en efecto, el valioso testimonio: la fiscal Buitrago había usurpado su nombre y la firma que la juez Jara había aceptado como auténtica, para condenar al coronel Plazas, era una total falsificación.
En lugar de elogiar el inmenso éxito profesional de Ricardo Puentes, y de tomar medidas para proteger al periodista y a su fuente, el jefe de Estado colombiano salió a denunciar, en esos instantes, una fantasmagórica « extrema derecha » que quiere « crear una sensación de caos ». El caos, señor Presidente, el verdadero, es el creado por las Farc y por quienes están tratando de destruir la justicia y la moral del Ejército de Colombia con procesos totalmente lunáticos, contra sus comandantes y sus héroes.
Ricardo Puentes y Fernando Londoño Hoyos, quien en La Hora de la Verdad ha denunciado sin cesar y con gran lucidez los abusos de la Fiscalía y de la CSJ contra el coronel Plazas, así como contra otros militares y contra honestos parlamentarios, son el honor de la profesión. Ellos encarnan el valor, la inteligencia y la abnegación de los periodistas de Colombia y son un ejemplo para los periodistas del mundo. El prestigio inmenso de ellos no será jamás destruido, ni menoscabado, por las injustas valoraciones de Juan Manuel Santos.
Es abominable que ese ataque venga de un presidente de la República. El efecto de tales palabras se hará sentir pronto. De eso no hay duda. Y quienes pagarán no serán sólo los periodistas, sino las libertades mismas, y la libertad más sagrada de toda democracia: la libertad de la prensa.
Poner un signo de igualdad entre los críticos del gobierno y las Farc es insoportable. Santos parece olvidar que la prensa y los periodistas, y sobre todo los menos adictos a la cómoda autocensura frente a la acción depredadora de las Farc, deben ser protegidos por el Estado. Lo que hace el presidente Santos es lo contrario. Anunciar que esos periodistas serán « aislados y marginados » por la acción de su gobierno, como prometió, en efecto, Juan Manuel Santos, es adoptar la forma más abyecta y más cobarde de represión contra las voces disidentes de este país.
Es incomprensible que tal ataque venga de Juan Manuel Santos. El viene de una familia ilustre que tiene, además, una trayectoria muy respetable de lucha por la democracia y por libertad de la prensa, desde hace más de cien años. El Tiempo es, a justo título, el principal diario del país. Lo que ha hecho Juan Manuel Santos es insólito, si no fuera trágico.

19 avril 2011

En pleine Semaine Sainte, la Colombie découvre son Judas: le président Santos, traître à son pays au profit des FARC et du dictateur vénézuélien Chavez

Ce commentaire m’est dicté par les faits, et n’a rien d’une opinion sujette à caution, que je cataloguerai comme telle quand il conviendra.

Juan Manuel Santos, successeur d’Alvaro Uribe, le héros de la lutte contre le terrorisme, a pris les atours de Judas avant le Chemin de Croix que les Colombiens vont honorer en masse, y compris avec des crucifixions et la montée à genoux des 800 marches vers le sanctuaire de Monserrate à Bogoa.

Contre toutes les preuves accumulées depuis des lustres, ce fils de l’oligarchie vient de déclarer, malgré toutes les preuves, que le Venezuela de Chavez n’abritait plus de terroristes des FARC, et en a profité pour livrer au dictateur voisin le puissant narcotrafiquant Walid Makled, pourtant demandé par les USA en extradition et détenteur avoué de preuves sur la corruption de l’Etat vénézuélien.

Le coup de sabot de l’âne, c’est le propre chef des FARC, Alfonso Cano, qui vient de l’asséner à Santos ce mardi, avec son appel aux chefs de cette guérilla réfugiés chez Chavez à rentrer en Colombie pour combattre, et non pas « s’embourgeoiser », selon ses propres termes – cités par El Tiempo – à l’encontre du criminel Granobles.
Auteur de l’exécution de trois coopérants américains d’origine indienne en mars 1999, et frère du tristement célèbre Mono Jojoy, le chef militaire des FARC abattu par l’armée en 2010, ce Granobles est ainsi appelé à abandonner ses fêtes triviales pour rejoindre le front rebelle.

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