JUAN CARLOS LECOMPTE

23 février 2011

Un juge colombien a ordonné mercredi le gel et la saisie des avoirs de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-otage des Farc, dans le cadre de sa procédure de divorce d’avec son second époux, le Colombien Juan Carlos Lecompte, a rapporté la radio Caracol.

« Le juge a décidé d’accéder à la demande de M. Lecompte. La décision judiciaire prononçant le gel et la saisie de ces avoirs a été connue aujourd’hui (mercredi) », a déclaré l’avocat de l’époux, Heli Abel Torrado, à Caracol.

Me Torrado avait intercédé auprès du magistrat en septembre pour obtenir le gel des avoirs de Mme Betancourt en Colombie mais aussi à l’étranger.

Cette décision de la justice concerne les appartements qu’Ingrid Betancourt possède en Colombie, aux USA et à Paris, ainsi que les droits d’auteur sur ses livres.

L’ancienne sénatrice, candidate à la présidentielle colombienne de 2002 avant d’être prise en otage pendant six ans par la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), vit séparée de M. Lecompte depuis sa libération par l’armée en 2008 et a demandé le divorce.

Mme Betancourt a épousé M. Lecompte en secondes noces le 17 octobre 1997. Elle était auparavant mariée au Français Fabrice Delloye, avec qui elle a eu deux enfants.

21 septembre 2010

Abandonné comme un chien de la SPA par Ingrid dès la libération de l’otage des FARC par l’armée en 2008, son mari colombien Juan Carlos Lecompte vient de réussir un coup médiatique identique à celui qu’elle tente de réaliser avec le lancement de son livre sur sa captivité ce mardi.
Econduit par sa femme le jour même de son retour à Bogota le 2 juillet 2008 après avoir été sauvée des griffes terroristes par un commando des forces spéciales colombiennes, ce publicitaire a demandé le même jour, par la voix de son avocat Heli Abel Torrado, « la mise sous séquestre des biens d’Ingrid Betancur acquis dans le cadre de leur société conjugale » pour leur partage entre le couple, en instance de divorce à la demande d’Ingrid. Cette mesure concerne une résidence secondaire dans le Wyoming (USA), un appartement à Paris dans le riche quartier de l’Eglise Saint-Sulpice, et les droits d’auteur sur les livres de l’ex-candidate à la présidence de Colombie.
L’avocat de Juan Carlos Lecompte précise que son client est disposé de son côté à partager les droits d’auteur sur les livres qu’il a écrits.

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Fuera de colección

La liberación de Ingrid: Pasos en falso
Jacques Thomet
 
Periodismo y Actualidad
Páginas:
264 páginas

ISBN:
978958422351-7
Formato:
15 x 23 cm.
Encuadernación:
Tapa rústica
Sello:
Diana
No. de Edición: 
1
Publicación:
Febrero 2010
 
Precio: $ 49,000.00
   
  Pasos en falso.
  Íngrid Betancourt fue secuestrada el 23 de febrero de 2002 y liberada el 2 de julio de 2008. En este libro se sacan a la luz hechos desconocidos sobre las acciones de su familia y de los gobiernos de Francia y Colombia para rescatarla de las farc. Se revelan, especialmente, los pasos en falso que dio el gobierno francés, manifiestos en declaraciones erróneas, iniciativas absurdas y métodos cuestionables para intentar sacar a Íngrid de la selva. Jacques Thomet cuenta cómo Francia dilapidó millones de dólares en viajes inútiles, operaciones secretas desatinadas, pago de un rescate a falsos rebeldes, concesión de asilo político a familiares de los jefes guerrilleros para liberar a la rehén de sus secuestradores, sin el menor éxito. Desde el Palacio del Elíseo, y a través de la familia Betancourt y del ex marido de Íngrid, Fabrice Delloye, se ayudó a que los franceses tuvieran la percepción de que el presidente de Colombia, y no las farc, era el responsable de su largo cautiverio. En este libro se controvierten muchas verdades “oficiales” y se muestra una imagen de Íngrid Betancourt distinta de la de una Juana de Arco a punto de ser sacrificada, con la que muchos la identificaron, gracias a la propaganda del gobierno francés y al halo mediático que ayudaron a darle familiares, amigos y simpatizantes. También en este libro se informa por primera vez de sucesos ignorados sobre
la muerte de Raúl Reyes y la Operación Jaque.

26 janvier 2010 

Une petite controverse soulevée par LEMON & Fabio dans leurs posts m'amène à ces quelques réflexions. 

Vouloir ignorer ce que révèle le mari d’Ingrid revient à oublier combien cette affaire politico-médiatique, depuis 2002, a fait d’elle en France une sainte, fait des FARC de braves guérilleros, et fait du président colombien le coupable de sa séquestration prolongée. Juan Carlos Lecompte a été l’un de ceux qui ont été le plus impliqués pour obtenir sa libération, il a tout laissé tomber, mais comme il ne fait pas partie de l’élite de Bogota (il est costeno), il a été dès le départ détesté par la belle-mère et la belle-sœur, et JAMAIS invité à aller à l’Elysée, ou alors une seule fois. 

La médiatisation énorme opérée en France en faveur d’une Colombienne qui n’avait que 0,4% d’intentions de vote aux élections présidentielles de mai 2002, et que l’on va retrouver quand elle va sortir son propre bouquin à Paris (prenons date), exige quand même de savoir que cette Sainte a notamment envoyé un avocat à l’hôpital de Bogota en janvier 2009, où se mourait le père de Juan Carlos, pour exiger qu’il signe les papiers du divorce qu’elle demandait…et que, toujours selon son livre, elle lui a téléphoné par portable pour le relancer à ce sujet quand il descendait en terre le cercueil de son père. 

Puisque nous avons subi cette médiatisation d’un seul côté jusqu’ici, ne faut-il pas connaître l’autre face de la monnaie ? Y compris ce que demande Lemmon, et que j’ai déjà révélé ici pour le seul second semestre 2008, sur les coûts pour la France de cette assistance depuis 2002. 

Oui ou non ? 

 

25 janvier 2010 

 

Voici les réponses de Juan Carlos Lecompte aux internautes ce matin à Paris sur le site de lexpresse.fr. 

 

Le pauvre bougre ose encore affirmer que dans l’Opération Jaque qui a permis à 13 héros des services secrets colombiens de sauver celle qui veut maintenant divorcer de lui et 14 autres otages des terroristes des FARC, les autorités colombiennes « ont payé ». Qui va lui rappeler dans ce médias que l’un des deux geôliers a été extradé aux USA pour y être incarcéré, et que l’autre est détenu en Colombie ? 

 

Mais il cartonne encore contre Ingrid, sur son « manque de militantisme » en faveur des otages en Colombie, « regrette » d’avoir tout laissé tomber pour l’aider, et trouve « un peu ridicule » l’image d’Ingrid en France. 

 

Voici  le texte: 

 

Juan Carlos Lecompte, ex-mari de la Franco-Colombienne qui fut otage des Farc pendant six ans, publie un livre dans lequel il dit ne plus la reconnaître… Il a répondu à vos questions, ce lundi matin. 

Francesco78 : Pourquoi avoir écrit ce livre? 

J'ai écrit le livre pour nettoyer mon âme, pour me purifier, pour prendre du recul et voir les choses qui se sont passées après la libération d'Ingrid. Pendant l'écriture, j'ai regardé les choses avec une certaine perspective et mis de la distance, voire de l'humour, entre moi et certaines événements qui m'avaient touché. 

Pierre : Est ce que vous découvrez une autre Ingrid, ou bien se révèle t elle telle qu'elle est en réalité? 

L'enlèvement change les personnes, c'est certain, surtout un enlèvement si long et dans des conditions extrêmes. Elle a changé, mais ce n'est pas de sa faute. 

sonyca : J'avais bien sûr remarqué sa froideur à votre égard…. Avait elle reçu les photos des enfants que vous aviez fait jeter d'avion dans la jungle? Aujourd'hui, avez vous des rapports avec Mélanie et Lorenzo? Je suis touchée par votre livre. 

Merci beaucoup… Elle n'a pas reçu les photos, malheureusement, mais elle savait que je jetais ces photos au-dessus de la jungle. Je lui ai montré, ensuite, les photos en question. Malheureusement, les enfants et moi n'avons plus de rapports depuis un an. 

bibi : quelles étaient vos relations avec les enfants d'Ingrid Betancourt? 

Je n'ai plus aucun contact avec Ingrid et ses enfants, Lorenzo et Mélanie 

Nous étions très proches, nous étions des amis. Nous nous entendions très bien. Malheureusement et malgré nous, après tout ce qui s'est passé, nous avons pris des distances. 

Candelaria : Señor LECOMPTE reciba un cordial saludo, y mi solidaridad por los sentimientos de pérdida, ingratitud y decepción que puedan estar lastimandole.
Soy colombiana y como muchos, fui testigo de todos los hechos que rodearon la vida de Ingrid Betancourt antes y después de su secuestro. Quisiera saber cuáles de los rasgos de su ex mujer, que ahora usted revela en su libro, eran evidentes ya antes del cautiverio. Se lo pregunto porque me parece que se le han atribuido en Francia muchos rasgos heroicos, tipo Juana de Arco, que en mi opinión nunca ha tenido.
Gracias por su sinceridad

Traduction de la question par LEXPRESS.fr: En tant que Colombienne, j'ai suivi le parcours d'Ingrid Betancourt. Quels sont les traits de caractère, que vous révélez dans votre livre, qui étaient déjà présents avant son enlèvement? Il me semble qu'on lui a prêté des traits héroïques… dont elle était dépourvue, selon moi. 

Elle a toujours été une femme très courageuse et habitée par une cause. A sa sortie, je l'ai trouvée froide, calculatrice, et pas comme avant. En tout cas, moi je ne la connaissais pas ainsi. Quant à son image en France, à l'époque, elle me semble un peu ridicule. 

Pepito Perez : Pourquoi croyez-vous que I.Betancourt était si « rayonnante et fraîche » au moment de sa libération? Quelles étaient, d'après vous, ses conditions de détention durant les mois qui précédèrent sa libération? 

C'est vrai que pour moi, c'était surprenant aussi. D'après ce qu'on m'a dit, les conditions de détention étaient assez extrêmes, on les traitait comme des animaux. J'ai été épaté de la voir si fraîche. Ceci dit, je n'ai pas pu lui poser la question depuis, j'aurais bien aimé avoir un moment pour la lui poser… 

 

medorabyron : J'ai eu un choc lorsque Ingrid s'est jetée dans les bras de sa mère et…un geste humiliant pour son mari et que je l'ai vue partir en France sans lui!Actuellement, je suis scandalisée qu'elle ne milite pas pour la libération de TOUS les autres otages des FARC, pourquoi? 

C'est vrai, ça m'étonne aussi, ce manque de militantisme d'Ingrid. D'autres otages sont dans la jungle depuis 10 ou 12 ans. Au début, les mères et les familles des otages ont essayé de parler avec moi pour que j'intercède auprès d'elle. Mais je n'ai plus de contact avec elle. 

Juan Valdez : Est-ce que Mme Betancour aurait été libérée contre payement d'une rançon, et que « l'opération de sauvetage » n'aurait été qu'un simulacre de libération? 

Je suis persuadé qu'ils ont payé. C'est vrai que l'opération a été excellente, quinze otages ont été libéré sans qu'un coup de feu ne soit tiré… Mais c'est sûr qu'il y a eu de l'argent. 

Badoumba : Bonjour. On est loin de l'image quasi-sainte qu'Ingrid Betancourt avait en France il y a encore deux ou trois ans. Comment expliquez-vous le mouvement de sympathie ressenti par les Français à l'époque? Merci. 

Je ne peux pas répondre parce que je ne comprends pas moi même ce phénomène. C'est incompréhensible pour moi. 

Vicky 85 : Bonjour :Ingrid Betancourt a berné tout le monde (je la croyais vraiment sincère) qu'elle mascarade elle nous a fait elle et sa famille c'est un silence radio depuis sa libération de leur part J'ai des doutes sur son « enlèvement » et d'avoir été « l'otage des Farc » Dite-moi si je me trompe ? Merci pour la réponse 

Vous vous trompez. L'enlèvement a été réel, il a été dur, très difficile. Et moi je ne souhaiterais ce type de souffrance ni aux otages ni à leurs familles qui ont aussi vécu des moments très difficiles. 

aubeline : Bonjour Juan, votre démarche est honorable.
Je comprends votre ressentiment et approuve vos déclarations. La captivité doit probablement modifier beaucoup de choses mais ne croyez vous pas que le fond reste le même et que son comportement est loin d'être en accord avec sa foi? 

Il y a une vraie contradiction entre son comportement et la foi qu'elle dit avoir. Si elle était aussi forte qu'elle le déclare, elle devrait être en Colombie, en train de lutter pour les autres otages qui sont là depuis parfois le double de temps qu'elle est restée aux mains des Farc. 

alexandrine62 : quels sont vos rapports aujourd'hui avec Ingrid Betancourt? 

Aucun rapport. 

Koulou : J'ai vécu 28 ans sur la ceinture équatoriale : 2 ans en Afrique, 5 ans en Guyane frse et enfin 11 ans en Amazonie brésilienne (Belem do Para). J'ai passé de nombreuses semaines dans la selva amazonienne. Je connais parfaitement de biotope. Immergée dedans pour des périodes de 2 semaines, j'en suis toujours ressortie pleine de marques de piqûres de moustiques, aoutas et autres insectes, partout sur le visage et les avants-bras. Comment a fait Ingrid Bettencourt pour ressortir de 6 ans de jungle avec une peau de bébé, fraîche comme une rose?…Elle y était VRAIMENT dans la jungle? Parce que mon mari et moi-même, nous avons encore aujourd'hui des cicatrices de ces piqûres… 

C'est vrai que moi pour l'opération du 14 juillet de D. de Villepin, j'ai passé deux semaines dans la jungle et j'ai failli être hospitalisé après, à cause des piqûres. Le fait de voir Ingrid si fraîche et « avec une peau de bébé » m'a beaucoup surpris aussi. Peut-être que les gens qui passent beaucoup de temps, un an, dans la jungle produisent une protection naturelle, des anticorps peut-être, contre ces piqûres. Mais je n'en sais rien… 

 

 

Rakam : Comment se reconstruit-on après une telle »humiliation publique », comme vous dites dans le livre ? Avec quelle force ? 

Pendant 6 ou 7 mois après la libération, j'ai beaucoup souffert, j'avais honte. Mais après avoir écrit le livre, et laissé couler le temps, je mets les choses en perspective, je me moque de choses qui m'ont affecté. Je continue à vivre, à travailler, à passer du temps avec des amis, des gens qui m'aident à retrouver ma place dans la vie et vers l'avenir. 

Colombien. : Vous pensez que la libération d'Ingrid contribuera à celles des autres otages? Depuis qu'elle est en liberté elle ne cesse d'envoyer des messages incitant à la violence contre la guérilla ce qui ne fait qu'aggraver le conflit. Est-ce possible de récupérer l'ancienne Ingrid, celle qui luttait contre la corruption et qui ne se mettait pas du côté de l'établissement, celle dont vous êtes tombé amoureux? Car c'est triste de constater qu'elle est devenue un icône de ceux qui soutiennent l'état d'opinion en Colombie. actuellement. 

Vous dites vrai. Ca m'a beaucoup étonné d'entendre Ingrid parler ainsi. Avant, nous partagions l'opinion d'une solution pacifique au problème de la guérilla, que la violence ne permettrait pas de sortir de la violence. Mais un enlèvement comme le sien peut changer les perspectives et les opinions. Pour ma part, je continue de penser que la sortie du conflit passe par le dialogue. 

michel : est-elle fortunée ? ses enfants ont quel âge ? qu'ont t'ils fait pandant la captivité ? sont-il vraiment heureux de la retrouver ? Que deviennent ils maintenant ? 

Lors de l'enlèvement, les enfants étaient à l'école. Maintenant, ils font des études universitaires. En ce qui concerne sa fortune, je ne sais pas si elle a de l'argent maintenant. Bien sûr qu'ils sont heureux de retrouver leur mère. 

bernard81 : bonjour, comment expliquez vous que Ingrid Betancourt soirt ainsi devenue , comme vous l'ecrivez, egoiste, focalisee sur l'argent , hantee par Dieu ? est ce la detention qui l'a transformee ou etait elle ainsi, a un moindre degre, avant sa capture ? 

Tout à fait. Un enlèvement pareil pourrait changer n'importe qui. Ce n'est pas de sa faute, c'est la faute de la guérilla, de la violence, de l'enlèvement. 

marieloupe : Quel est le futur politique d'Ingrid Betancourt? Va-elle retourner à la vie politique en Colombie? Si oui, dans quelle position? Si ce n'est pas en Colombie, dans quel pays et dans quelles circonstances? 

Moi j'aimerais beaucoup la voir faire de la politique en Colombie, qu'elle continue à faire ce qu'elle faisait avant, c'est-à-dire lutter contre la corruption et changer le système politique colombien. Mais je ne sais pas quels sont ses plans, si elle va revenir en Colombie et refaire de la politique et dans quelles circonstances. 

yves21 : Sur les photos au retour d'Ingrid Betancourt à Bogota, ce qui me frappe c'est le regard que vous lance la mère d'Ingrid Betancourt… Quelles étaient vos relations avec la mère d'Ingrid Betancourt avant la captivité de votre femme? et pendant? Quelle est la part de responsabilité de la famille, de l'entourage, d'Ingrid Betancourt dans son éloignement de vous? 

Le livre pourrait servir à lui rappeler qui elle était, avant… 

Je n'ai jamais eu de bonnes relations avec la mère d'Ingrid, ni avant, ni pendant, ni après l'enlèvement. Pendant l'enlèvement, on m'a dit qu'elle avait envoyé des messages à sa fille en lui disant que je l'avais trahie, que je ne me comportais pas correctement. C'était stupide: que pouvait faire Ingrid au milieu de la jungle, à part souffrir? 

katysada : Nous nous sommes battus, à vos cotés, pour la liberté d Ingrid, je fais partie de la FICIB(ex fédération des comités de soutien à Ingrid Betancourt), et je vous trouve très dur…Comment ne pas changer au bout de 6ans,traitée comme un animal…Pourquoi ce livre, au lieu d'attendre son rétablissement psychologique?Vous l attaquez sur sn attirance pour l argent…Pourquoi faites vous ce livre? 

J'ai commencé à écrire ce livre un an après sa libération, pour nettoyer mon âme et mon corps, pour me purifier et prendre du recul. Je trouve intéressant que les Français aient l'occasion de lire ma version des faits. Comme vous, j'ai lutté pendant 6 ans et demi, et après sa libération je n'ai pas eu droit à deux heures de conversation en tête à tête avec elle. Pourtant, je crois que je le méritais. 

charlie : Pensez-vous que votre livre, un cri d'amour en quelques sortes, lui fasse réaliser certaines choses, afin qu'elle aspire à redevenir la personne que vous avez connue et aimée? Bon courage pour la suite. 

Oui pourquoi pas. Le livre pourrait servir à ça, à lui rappeler qui elle était avant. 

fratnat : Je comprends pourquoi vous avez écrit, mais pourquoi publiez-vous ce texte ? N'est-ce pas un texte qui devrait plutôt resté privé, réservé aux protagonistes ? N'y-a-t-il pas maintenant un acharnement contre elle, peut-être pas plus juste que l'admiration énorme que tout le monde avant ? 

Je pense que c'est une bonne idée d'avoir plusieurs versions des choses. Je pense que mon livre donne ma version et c'est bien que les gens aient la possibilité d'entendre aussi ma version. Notre histoire est une histoire d'amour qui est devenue tragique à cause de l'enlèvement et qui n'a pas eu une fin heureuse. Je veux montrer ça et le fait que le mythe Ingrid de femme intouchable n'est pas la réalité. Je ne vois pas l'acharnement dont vous parlez. 

Babette : Bonjour! J'ai lu les livres d'Ingrid. Je pense qu'elle est une femme extraordinaire, qui est intelligente, brave, et chaleureux. Bien sûr je ne l'a connais pas intimement, comme vous, il y a longtemps, il y a toute une vie. Sa vie a ete extraordinaire, le temps dans le jungle aussi. Personne n'a le droit de la juger! Je comprends que vous avez fait de gros efforts pour elle pendant sa captivité, alors donnez cela – soyez genereux! Elle est genereuse par ses actes! 

Bien sûr que ce n'est pas faute à elle, c'est la faute de la guérilla, de la violence, de l'enlèvement. 

charlie : Pensez-vous que la France en a trop fait pour sa libération, compte tenu des milliers d'autres otages dans le monde non médiatisés? 

La France a fait ce qu'elle devait faire. Le gouvernement est un gouvernement responsable qui protège ses citoyens. En Colombie, nous avons encore beaucoup d'otages, parmi lesquels se trouvent des soldats et des policiers qui sont dans la jungle depuis dix ans ou plus. A cause du manque de médiatisation, on les a oubliés. Etant donné qu'ils sont colombiens, personne ne répond pour eux. Le gouvernement colombien est irresponsable et ne protège pas ses citoyens. 

samofaha : Est-ce que vous regrettez d'avoir mis votre vie entre parenthèse durant toute ses annèes? 

A l'époque, cela me semblait une bonne idée. Je voulais lutter pour sa libération. Maintenant, je le regrette 

Qui n'aura pas la nausée à lire ce lignes ??? 

 

14 janvier 2010 

 

Extraits exclusifs d'Ingrid et moi (Alphée), le livre de l'ex-mari d'Ingrid Betancourt, Juan Carlos Lecompte, publiés dans L’Express : 

Sur le tarmac 

Ingrid est descendue de la passerelle sans l'aide de personne. [...] Je veux voir ses yeux. Je cherche son regard, il est ailleurs. Ingrid se love dans les bras de sa mère. Elles s'embrassent. Longtemps, dans une belle étreinte. Des retrouvailles entre deux êtres qui s'aiment… Les caméras de la télévision colombienne captent la scène. Une belle scène d'amour. Je voudrais déjà être ailleurs. Avec elle, mais dans un autre cadre. C'est mon tour de lui ouvrir mes bras. J'ai tellement envie de la serrer contre moi. Je suis vite refroidi. Ingrid me sourit et me donne… une accolade. 

Si vous saviez le mal que j'ai eu à mettre un mot sur cette rencontre manquée, ces retrouvailles sans émotion entre nos deux corps. Je suis son mari, je me bats pour elle depuis six ans et, soudain, ma présence semble incongrue, déplacée. Je lui ai donné un bisou sur la joue, elle ne me l'a pas rendu. Elle a préféré se coller contre sa mère. Elle a juste dégagé un bras pour me prendre le menton et me dire: « Je suis vivante, je suis là. » Et elle m'a tapoté la joue. Ce geste, anodin, maladroit, me poursuit toujours aujourd'hui. Il arrive encore que des inconnus miment ce geste pour se moquer gentiment de moi. Je le prends bien. Mieux vaut faire envie (de rire) que pitié, je suppose! C'est comme ça. En descendant de l'avion, Ingrid m'a rassuré comme on calme un gentil chien trop empressé. Elle m'a tapoté la joue, et moi je l'ai pris comme une claque. En m'efforçant de n'en tirer aucune conclusion. Après tout, ma psy m'avait prévenu: « Quand Ingrid sera libérée, sa réaction pourra te surprendre… » 

 

Nous sommes restés deux heures à l'aéroport. Ingrid a fait plusieurs déclarations et répondu à des dizaines d'interviews. Consciemment ou pas, ma femme a commencé à m'ignorer encore davantage. J'ai vraiment voulu disparaître sous terre quand, lors de son premier discours, elle a remercié la terre entière, sauf moi. Tout le monde y était. Dieu, sa mère, ses enfants, sa soeur, son ex-mari, le président colombien Uribe, le président français Sarkozy, Jacques Chirac, Dominique de Villepin et même sa femme, Marie-Laure de Villepin. Je ne peux pas croire qu'elle m'ait oublié exprès. Il n'empêche, elle l'a fait. Je ne cours pas après les honneurs, mais pas après l'humiliation publique non plus… Mon stoïcisme a ses limites. Ma mère, mes amis, plein d'inconnus m'ont fait la réflexion depuis. Je l'ai pris comme une nouvelle gifle. J'ai encaissé. Evidemment, sur le moment, il semblait bien malvenu de lui faire la réflexion. J'aurais peut-être dû. 

Dieu 

Le soir de la libération d'Ingrid, Juan Carlos accompagne sa femme et sa belle-mère chez cette dernière. 

Il est très tard. Mais Ingrid a commencé à parler, parler et parler, sans s'arrêter. On ne lui a posé aucune question. De toute façon, on n'aurait pas pu l'interrompre. Comme s'il lui fallait dérouler, là, maintenant, une première pelote de souvenirs douloureux. Elle a raconté, en vrac, sa vie en captivité. Les marches interminables, la moiteur, la boue, les reptiles, se laver dans les rivières, la nourriture… Le peu qu'elle nous a dit de ses geôliers nous a glacés. Cette nuit-là, Ingrid a beaucoup parlé de Dieu. Je l'ai toujours connue croyante. Mais soudain, elle était en boucle avec Dieu, accrochée à son chapelet et à son rosaire. 

Visiblement elle s'est barricadée peu à peu dans la religion pour tenir pendant ses six ans de captivité. Elle semblait maintenant vraiment habitée par sa foi. Elle a notamment tenu à nous raconter, assez longuement, qu'elle avait vu la Vierge dans un rêve, deux semaines avant sa libération. Cette apparition l'aurait avertie qu'il allait lui arriver quelque chose de « grand », d' »aussi énorme qu'une libération »… On n'a pas osé l'interrompre. Elle nous a assuré que la Vierge l'avait regardée dans les yeux. Elle était en transe, au bord des larmes. Yolanda, plus croyante que moi, s'est mise à pleurer. Je ne savais pas quoi dire. 

La première preuve de vie 

En six ans, je n'ai « vu » ma femme que quatre fois. A chaque fois grâce à des « preuves de vie » comme ils disent. La première est arrivée chez sa soeur, Astrid, en juillet 2002. Cette première vidéo, personne ne l'a vue à part nous. Nous ne l'avons jamais montrée aux médias par respect pour la dignité d'Ingrid. C'est un témoignage poignant. On y voit Ingrid qui, pendant quatorze minutes, ne fait que pleurer la mort de son père. Elle l'a apprise par hasard, dans la jungle, un mois après son décès, en lisant un vieux journal qui avait servi à éplucher des légumes. C'est insoutenable. Ingrid était brisée. Moi-même je n'ai vu la vidéo qu'une fois. Elle est arrivée chez Astrid et c'est elle qui l'a conservée par la suite. 

 

 

Je regrette un peu aujourd'hui de ne pas avoir insisté davantage pour récupérer la bande ou me la faire prêter. Car il y avait aussi une déclaration de six minutes de Clara Rojas, pour sa maman, à la fin de cette première vidéo. Or sa mère ne l'a jamais vue. Astrid avait tellement peur que les images éplorées d'Ingrid ne circulent qu'elle n'a même pas averti la mère de Clara que sa fille était en vie. Nous aurions dû lui faire visionner cette bande. Mais ce jour-là, en particulier, nous avons été très égoïstes. Ce n'était pas bien de notre part de laisser Astrid s'accaparer cette première preuve de vie et de laisser une mère sans nouvelles. 

 

Ingrid et sa mère 

Ingrid et Yolanda ont toujours nourri une relation assez fusionnelle, ce qui n'a pas toujours été facile pour moi. Tant qu'Ingrid était là, on se supportait. Mais quand elle a été enlevée, on s'est vite heurtés. Yolanda ne m'écoutait jamais. Elle se barricadait dans ses certitudes. Elle ne supportait pas la moindre remarque, même sur des choses aussi anodines que son « look », par exemple. Je trouvais ma belle-mère beaucoup trop « bling bling » quand elle passait à la télé. Avec ses lunettes griffées, ses grosses boucles d'oreilles et ses bijoux, j'avais fini par la surnommer « Sophia Loren »… Elle détonnait vraiment à côté des autres familles d'otages. 

Mais elle ne voulait jamais rien entendre. « Non, je suis comme je suis, tu n'as pas à me faire de remarques! » me rabrouait-elle. Elle donnait l'impression d'appartenir à une famille très fortunée, ce qui était loin d'être le cas. Du coup, j'avais très peur qu'Ingrid apparaisse comme une privilégiée. Déjà qu'on tirait beaucoup la couverture médiatique à nous… Je ne voulais pas, en plus, que l'on envisage son kidnapping comme un revers du destin après une existence trop facile… 

L'argent 

Quand j'y repense, nous avons beaucoup, même essentiellement, parlé de choses matérielles pendant ce mois de juillet. Ingrid était en boucle sur l'argent. En même temps, c'était bien normal: elle voulait profiter de sa liberté retrouvée. « La vie à Paris coûte cher, Juanqui, m'expliquait-elle. Et puis je veux emmener les enfants aux Seychelles, alors j'ai vraiment besoin d'argent. » Pour vivre à Paris et emmener Mélanie et Lorenzo en vacances, Ingrid me réclamait 50 000 dollars. J'ignorais alors qu'elle vivait aux frais de la République française à Paris (et qu'elle serait finalement invitée sur place par le président des Seychelles). Je lui ai proposé de lui transférer 30 000 dollars immédiatement, soit le montant du « prix Rome pour la paix et l'action humanitaire » que j'avais reçu en son nom et que j'avais mis de côté en attendant son retour. Pour elle, ce n'était pas assez. 

 

J'étais un peu surpris. Je lui ai dit que je ne pouvais lui envoyer que 10 000 dollars supplémentaires. Et encore, en vidant mon compte. Elle les a pris. Je n'ai pas bronché. C'est mon côté macho: chez nous, un homme doit pouvoir subvenir aux besoins de sa femme. Ingrid ignorait peut-être, à l'époque, que j'avais arrêté de travailler cinq ans pour la faire libérer et que j'avais dû vendre mon appartement. Ingrid n'a pas été très sensible au geste. Elle a encaissé le chèque en jugeant la somme encore nettement insuffisante. Elle m'a même demandé de m'endetter. « Si tu n'as plus d'argent, tu n'as qu'à t'en faire prêter, disait-elle sèchement. Demande à tes amis ! » 

Le divorce 

Les choses se sont gâtées à partir du 1er janvier 2009, quand elle a commencé à me harceler pour que l'on divorce à l'amiable. Le 10 janvier, les médecins m'ont prévenu que mon père allait mourir dans la semaine. J'ai dit à Ingrid: « S'il te plaît, patiente juste un peu que mon père s'en aille et après, promis, je te signe tous les papiers que tu veux. » Je pensais qu'elle montrerait un peu de compassion. Je croyais qu'elle avait une certaine tendresse pour lui. Ils s'étaient déjà vus plusieurs fois. Mon père, en tout cas, aimait beaucoup Ingrid. Il lui avait même écrit un poème bouleversant, en 2005, pendant sa captivité. Mais il en fallait apparemment plus pour l'émouvoir. Ingrid a refusé d'attendre. C'était comme un caprice. Plus rien n'avait d'importance, même pas la mort de mon père. Elle a dépêché un avocat le lendemain, le 11 janvier, à l'hôpital. C'est le jour où, officiellement, j'ai cessé de l'aimer. Je ne reconnaissais plus ma femme. 

Ingrid et les autres otages 

Aujourd'hui je pense à mon amie Magdalena notamment. Son fils, Elkin Hernández Rivas, est aux mains des Farc depuis le 14 octobre 1998. Il a été capturé à l'âge de 22 ans. La première année après la libération d'Ingrid, n'ayant aucun moyen de la joindre, Magdalena m'appelait tous les mois pour me demander de la convaincre de se mobiliser pour son fils et les autres otages: « Je suis désespérée, s'il te plaît, dis à Ingrid de nous aider ! » Au début, je lui répondais qu'Ingrid devait se reposer un peu. Depuis, Magdalena a dit publiquement qu'Ingrid les a oubliés. Ces familles ne comprennent pas que, pour elle, il soit plus important d'écrire un livre que d'aider ses compagnons otages. Ils disent qu'elle sait mieux que quiconque ce que c'est d'être prisonnier, qu'elle pourrait vraiment faire bouger les choses grâce à son immense notoriété et ses contacts, qu'elle pourrait parler à de nombreux présidents. Ils ne comprennent pas pourquoi elle les a lâchés.

6 avril 2009

Voici un papier de l'AFP depuis Bogota: 

L'ex-otage de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Clara Rojas, critique l'attitude de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt lors de leur captivité et la « jalousie » de sa famille, dans un entretien au quotidien El Tiempo de Bogota publié lundi.
   Mme Rojas, une avocate colombienne de 45 ans, accuse la famille Betancourt d'avoir retenu des preuves de vie qui la concernaient « par jalousie excessive », afin qu'Ingrid conserve le « rôle principal ».
   « Dans cet isolement, cela a été plus dur de découvrir que je ne pouvais pas compter sur eux. Ils me maintenaient dans l'oubli. Ils ne faisaient jamais allusion à moi dans leurs déclarations publiques », indique Mme Rojas, qui fut l'adjointe de l'ex-candidate à la présidence colombienne.
   Enlevée avec Ingrid Betancourt lors de la campagne électorale en février 2002, l'ancien otage exprime cette amertume dans son livre à paraître cette semaine, « Captive », qui retrace ses six années de détention dans la jungle.
   Elle y décrit aussi Mme Betancourt comme une femme mesquine : celle-ci l'aurait exclue des cours de français qu'elle administrait à un groupe d'otages, lui confisquant même un dictionnaire que lui avaient remis les guérilleros. Ingrid « m'a jeté de sa classe de français », raconte-t-elle.
   Un autre épisode raconte comment l'otage franco-colombienne aurait protesté en voyant Mme Rojas, pourtant enceinte, ne pas respecter la file d'attente pour la distribution d'eau chaude. « J'étais enceinte et j'ai couru remplir mon thermos. Je ne voyais pas le problème de passer en premier. Le cri d'Ingrid m'a fait tomber l'eau et je me suis brûlée », explique Clara Rojas.
   Cette dernière a retrouvé peu après sa libération en janvier 2008 son fils Emmanuel, né en captivité trois ans auparavant, dont elle avait été séparée huit mois après sa naissance. Conçu avec un guérillero, le bébé était confié depuis 2005 à l'Assistance publique.

16 mars 2009 

La Colombienne Ingrid Betancourt, ex-otage des Farc libérée le 2 juillet 2008 grâce à un commando des services secrets colombiens, demande le divorce d'avec son mari, le Colombien Juan Carlos Lecompte, « pour séparation de corps avérée », révèle l’hebdomadaire de Bogota Semana.

« Ingrid Betancourt a introduit une demande en divorce contre son mari, Juan Carlos Lecompte, en invoquant une séparation de corps avérée de plus de six ans, un délai supérieur aux deux années prévues par la loi », précise Semana. 

Les avocats de Lecompte rejettent cette demande en alléguant que « cette séparation n'a pas été volontaire mais le résultat d’un cas de force majeure », selon l’hebdo. « Les avocats de Juan Carlos Lecompte ont contre-attaqué afin que la personne demandant le divorce soit leur client qui pourrait présenter comme preuves les récentes révélations des trois américains libérés (et compagnons de détention de son épouse).

Dans leur livre « Out of Captivity », les trois Américains font un portrait dévastateur d'Ingrid Betancourt, accusée par eux d'avoir aidé les FARC à fouiller les affaires des autres otages. Selon eux, elle « dormait » avec Luis Eladio Perez, ex-sénateur colombien libéré en février 2008 par la guérilla terroriste.

L'épouse de cet ancien otage des FARC, Angela, a confirmé par la suite l'existence d'une « romance » entre son mari et l'ex-candidate colombienne à la présidence pendant leur captivité.

J'attends avec impatience la réaction de ceux qui m'accuseront de tomber dans le « people » avec cette nouvelle. Elle n'a rien de people. Je connais bien Juan Carlos Lecompte. Pendant six ans, il s'est battu bec et ongles pour obtenir la libération de son épouse. Quand elle a été libérée, sa femme l'a laissé sur l'aéroport de Bogota, pour lui préférer une visite à Lourdes avant une audience avec le Pape en compagnie de sa soeur Astrid et de sa mère Yolanda Pulecio. Toutes les trois ont divorcé.

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9 MARS 2009 

Je ne sais si c’est une blague, mais le blog « blogatazo » abrité par le sérieux quotidien de Bogota El Tiempo invite à la « réhabilitation du mari humilié », en l’occurrence Juan Carlos Lecompte, marié depuis 1997 à l’ex-otage Ingrid Betancourt. 

Concrètement, ce message demande la participation des lecteurs à cette fondation, pour permettre à Lecompte de financer la chirurgie à même d’éliminer sur son épaule gauche le portrait d’Ingrid (cf. photo).

Nul n'ignore que Juan Carlos Lecompte, après avoir passé six ans à lutter pour la libération de son épouse otage des FARC, a été abandonné par Ingrid qui vit désormais en France, avec tous les déplacements de cette Colombienne, y compris  deux gardes du corps, payés par le contribuable français, en France et à l'étranger.

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