Jimmy SAVILLE

12 janvier 17

Coup de théâtre à l’assemblée nationale. Le projet de loi sur les délais de prescription pour les crimes et délits a été repoussé ce jeudi et une nouvelle lecture devra avoir lieu dans les deux chambres d’ici la fin février.
Toutes les associations de défense de l’enfance doivent mettre à profit ce laps de temps pour lancer une puissante campagne de lobbying auprès des parlementaires afin d’obtenir l’inclusion dans le texte de loi de l’imprescriptibilité des viols sur mineurs.
Le projet rejeté jeudi l’a été à cause d’un amendement socialiste refusant d’allonger de six mois à un an le délai de prescription pour les délits de presse sur internet.
Comme ce même projet prévoyait de maintenir à 20 années après la majorité la prescription pour les crimes sexuels sur mineurs, rien n’interdit au Parlement d’allonger ce délai dans le nouveau texte, voire d’adopter l’imprescriptibilité.
Une action collective est indispensable auprès de tous les élus pour faire valoir ce droit des victimes à porter plainte contre leurs prédateurs sans aucune limitation dans le temps.
Voyez ici dans L’Obs ce nouveau témoignage d’une victime qui n’a pu traduire son bourreau devant les tribunaux à cause de la date-limite actuelle.

 

 

07 septembre 2014

Dès la désignation hier de Fiona Woolf, lord-maire de Londres, Donde Vamos et moi avions relayé sur Facebook le fait qu’elle était une amie de Lord Leon Brittan, lourdement impliqué pour sa complicité avec ce réseau de violeurs d’enfants lorsqu’il était ministre de l’Intérieur.

Fiona Woolf essuie déjà une pluie de critiques pour ses relations étroites avec Brittan (et son épouse), sources d’un conflit d’intérêt majeur. On voit mal comment elle va pouvoir garder son indépendance quand sa commission d’enquête entendra Brittan sur son action passée.

Je ne vous traduis pas toutes les preuves des liens entre la lord-maire de Londres et l’ex-ministre de l’Intérieur, rapportées par le Daily Mail ce dimanche. Plusieurs députés travaillistes s’indignent déjà de sa nomination, notamment Simon Danczuk, l’un des activistes anti-pédocriminels, pour qui sa position devient « intenable ».

L’énormité de la gangrène pédocriminelle dans les hautes sphères britanniques est telle que le pouvoir n’arrive même plus à trouver un chef d’enquête pour nettoyer ses écuries depuis les révélations effrayantes sur Jimmy Saville en 2012.

Cet ami de la royauté, et notamment du prince Charles, a commis plus de 500 viols d’enfants (et même de cadavres) pendant 30 ans, impunément. Son décès en octobre 2011 lui a évité de finir en prison.

L’avalanche de nouvelles révélations sur les réseaux pédocriminels depuis lors a contraint le Premier ministre David Cameron à créer cette fameuse commission d’enquête.

Le 9 juillet dernier, la baronne Butler-Schloss en devenait présidente. Le 14 juillet, elle était contrainte à la démission quand fut rappelé que son frère Michael Havers avait étouffé un autre scandale pédocriminel lorsqu’il était procureur général de Grande-Bretagne.

Il aura fallu près de deux mois au pouvoir pour lui trouver un successeur, et, à peine nommée, Fiona Woolf est déjà sur la sellette. Si elle part, ce sera de la dynamite.

28 juillet 2014

L’ami des fleurs, ex-mari de Diana, va devoir finir par expliquer à son peuple, sur lequel il est appelé à régner en cas de vacance, le pourquoi et le comment de ses amitiés avec des pédocriminels avérés et abominables.

Pour ceux qui l’ignorent, rappelons que Charles fut un ami intime de l’ancien animateur télé de la BBC Jimmy Saville, ce macabre sire adoubé Sir par la reine, et auteur de plus de 500 viols de mineurs ou sur des cadavres. Les révélations sur ces horreurs ont été connues l’an dernier quand le monstre venait de mourir en octobre 2011. Les deux hommes participaient ensemble à des fêtes de charité dans des hôpitaux ou foyers d’enfants, les mêmes que ceux dans lesquels l’animateur avait l’habitude de résider pour se trouver sur les lieux mêmes de ses forfaits.

Charles avait même été invité par Savile dans sa propriété de Glencoe, en Ecosse, en 1999. Leur repas fut servi par d’accortes jeunes femmes à la tenue pour le moins éthérée : des tabliers sans manche, dos nu. Pour le remercier, le prince lui avait adressé un message énigmatique de Nouvel An: « « Jimmy, with affectionate greetings from Charles. Give my love to your ladies in Scotland. » (Jimmy, avec les voeux de Charles. Transmettez mon amour à vos femmes en Ecosse).

Le prince avait également envoyé des cigares et des boutons de manchette en or à Savile pour son 80e anniversaire, avec ce petit mot : « Nobody will ever know what you have done for this country, Jimmy. This is to go some way in thanking you for that. » (Personne ne saura jamais ce que vous avez fait pour ce pays, Jimmy. C’est pour cela sans doute que je vous en remercie).

Charles d’Angleterre était aussi l’ami intime d’un autre pédocriminel, l’ex-évêque anglican de Gloucester, Peter Ball, contraint à la demission en 1993 sous l’accusation de viol sur mineur. C’est seulement le 1er août prochain qu’il doit être jugé pour le viol d’une vingtaine d’enfants depuis les années 1980.

Comment ne pas s’étonner de l’initiative prise alors par le prince héritier ? Il lui a offert son manoir dans le duché de Cornwall. Pour le remercier, le pédocriminel avait alors déclaré: « He (Prince Charles) has been wonderfully kind and allowed me to have a duchy house. The prince is a loyal friend. I have immense admiration for him, he has been through horrific times and is a great person. » Je vous laisse traduire…C’est assez…pour l’instant!

 

 

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