JEAN-PIERRE GONTARD

19 juillet 2009

Voici le lien:

http://www.semana.com/multimedia-conflicto/revelaciones-jojoy-15-minutos-video/2242.aspx

 

Cet enregistrement montre le chef militaire des FARC, Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », dans une intervention en pleine jungle face à ses hommes peu après la mort, le 26 mars 2008, de Manuel Marulanda, fondateur de cette guérilla terroriste colombienne. 

Connu pour sa cruauté, « Mono Jojoy » y souligne les désastres vécus par les FARC en mars 2008, avec l’élimination de Raul Reyes, n°2, d’Ivan Rios, n°3, et le décès, apparemment des suites d’une crise cardiaque, de Marulanda, alias « Tirofijo ». 

Mais, surtout, il valide le contenu des ordinateurs saisis par l’armée colombienne dans le campement de Raul Reyes en insistant sur les répercussions négatives à attendre de la publication de leur contenu par le gouvernement colombien. 

Cette vidéo va déclencher des réactions en chaîne dans les chancelleries étrangères, avec des conséquences encore inimaginables à ce stade, puisqu’elle a été publiée hier par la revue Semana. Révélé par l’agence de presse américaine AP, le document avait été saisi dans l’ordinateur d’une guérillera, Adela Perez, alias « Camila », récemment arrêtée à Bogota. 

« Mono Jojoy » y lit aussi un texte de Marulanda, écrit le 21 mars 2008, cinq jours avant sa mort, où le chef des FARC évoque « les dollars versés » pour la campagne de Rafael Correa, président d’Equateur, et les rapports avec Hugo Chavez, président du Venezuela. 

Dans l’immédiat, Correa, un castriste en herbe de la mouvance Hugo Chavez, est sur la sellette. Il a toujours démenti, et continue de nier, le financement de sa campagne électorale en 2006 par les FARC, mais les preuves sont tellement accablantes qu’il sera condamné un jour ou l’autre à la démission, s’il ne provoque pas un bain de sang pour se maintenir au pouvoir. 

Cette bombe à retardement va frapper, sinon faire tomber, d’autres têtes : 

-        Hugo Chavez : les documents de Raul Reyes ont démontré son aide financière et militaire aux FARC. Il avait toujours qualifié de « faux » les dossiers du n°2. 

-        Piedad Cordoba : la sénatrice colombienne au turban, fanatique des FARC, s’était opposée à la libération d’Ingrid Betancourt. 

-        Daniel Ortega : le pédophile du Nicaragua ne pourra plus cacher son aide aux terroristes. 

-        « 008 », l’agent secret français Noël Saez : les documents de Reyes confirment ce qu’il nie, à savoir le versement d’une rançon de la France, par lui, à de faux rebelles pour tenter d’obtenir la libération d’Ingrid Betancourt. 

-        Jean-Pierre Gontard, l’émissaire suisse accusé d’avoir servi de porteur de valises des FARC. 

-        Et bien d’autres, nous y reviendrons… 

6 juillet 2009

Voici un article de la Tribune de Genève: 

Gontard n’est pas inculpé! Il peut revenir en Colombie»: Iguaran

Par Gustavo Kuhn

Tribune de Genève

http://www.tdg.ch/actu/monde/gontard-inculpe-revenir-colombie-2009-07-03

4 juillet 2009

Un an après l’éviction du médiateur suisse par Bogotá, le procureur général assure qu’aucune charge formelle n’est retenue contre l’universitaire genevois. Son bureau veut «seulement» l’interroger sur des soupçons d’appui à la guérilla des FARC.
Un an exactement après la libération d’Ingrid Betancourt, le procureur général de Colombie, Mario Iguaran, a reçu à Bogotá un groupe de journalistes venus de Genève. Le cas de Jean-Pierre Gontard a évidemment été abordé. En juillet 2008, l’émissaire suisse dans le dossier des otages des FARC a en effet été accusé par le ministre de la Défense Juan Manuel ­Santos d’avoir remis 500 000 dollars à un émissaire de la guérilla au Costa Rica en échange de la libération en 2001 de deux employés de ­Novartis détenus en otage. Suite à ces attaques, le Ministère public colombien a ouvert une enquête pénale pour «gestion de fonds d’une organisation terroriste», contre l’universitaire genevois mandaté par la Suisse.  Raul Reyes était le porte-parole des FARC. Il a été abattu avec 25 autres personnes le 1er mars 2008 dans un bombardement de l’armée colombienne sur territoire équatorien. Un nombre incalculable d’informations auraient alors été recueillies dans ses ordinateurs portables.

Où en est l’enquête?

Les mentions de Gontard retrouvées dans l’ordinateur de Raul Reyes (*) ont généré des doutes au sein de la justice colombienne. Ces références nous laissent supposer qu’il était un auxiliaire des FARC (ndlr: plutôt qu’un médiateur). Ce qui nous a amenés à ouvrir une enquête et à l’appeler pour qu’il éclaircisse certaines interrogations. Nous avançons cependant avec beaucoup de précaution pour ne pas affecter l’Etat de droit, ni le tact diplomatique, ni les bonnes relations avec un pays ami comme la Suisse. C’est pourquoi nous sommes très ouverts à réaliser les interrogatoires par voie diplomatique, sans procédure agressive ou arbitraire.

Est-il inculpé d’un délit précis?

Non. Mais une enquête a été ouverte. On le soupçonne d’association de malfaiteurs, d’appuyer le terrorisme.

Concrètement, s’il vient en Colombie, sera-t-il arrêté?

Non, il ne sera pas arrêté. Il n’a pas encore été accusé. On veut l’entendre d’abord. Il peut venir ici; il n’y a pas de mandat d’arrêt contre lui.

Mais les charges sont très graves! Sera-t-il inculpé?

Il faut préciser que ce ne sont pas des charges formelles. Nous voulons qu’il réponde à nos questions. Par les voies qu’il désire. On ne va pas délivrer un mandat d’arrêt pour cela. Nous ne faisons pas de la diplomatie à travers la justice. Nous faisons de la justice à travers la diplomatie.  Une fois qu’on l’aura entendu et qu’il aura éclairci toutes nos interrogations, nous réexaminerons les autres preuves. Et prendrons une décision.

Quand cette décision sera-t-elle prise?

Difficile de le dire. Mais l’importance de l’enquête doit nous amener à le faire rapidement.

 

10 MARS 2009

(Merci à Fabio. Ton lien sur la TSR a bien été publié sur ton post. Ouf!)

 

Voyez cet entretien de « 008 », le surnom que je lui ai donné et que reprend la TSR, sur le lien : 

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&bcid=654240#bcid=654240;vid=10425571 

 

« Oliver Stone veut faire un film sur les aventures de Noël Saez», affirme la TSR sans donner aucune précision. « 008 » n’en parle pas dans l’interview, mais il rêve depuis dix ans d’un long métrage sur sa vie, avec Jean Reno dans son rôle.   

« Vous étiez sur le point de libérer Ingrid Betancourt », affirme d’entrée la journaliste de la TSR, Corinne Portier. J’ignore d’où cette collègue a tiré une telle absurdité, démentie par les documents de Raul Reyes et par le tracé de la politique terroriste jusqu’au-boutiste. Elle était la « poule aux œufs d’or » des FARC, comme l’a révélé un message de Jorge Briceno, « el Mono Jojoy », en 2008. 

 

« Cesar a été acheté ou retourné par les services de renseignement colombiens », répète Noël Saez. Pour preuve, il affirme que les FARC, quatre mois avant l’opération Jaque, « ont arrêté de faire trop marcher (les otages), on les a nourris, on leur a donné des vitamines, deux œufs par semaine, on les laissait dormir », avant leur prochaine libération selon lui ! 

 

Etourdi par la perspective d’un film sur sa vie, « 008 » transforme la réalité en cinéma permanent. Il ne savait absolument rien de la vie des otages ! En six ans de missions payées par le contribuable français, il n’a jamais vu aucun des otages ni reçu la moindre preuve de vie de l’un ou l’autre. Rien, zéro ! Il brode, invente, suppute, imagine, subodore, sans rien savoir du martyre des otages. « Ca accrédite votre théorie » sur la libération imminente d’Ingrid, commente la journaliste suisse, dépourvue du moindre sens critique ! Elle ne demande à Saez aucune preuve de ce qu’il avance… 

 

« 008 » donne, cela dit, un nouveau coup d’estoc à Ingrid : « Elle ne s’est pas intéressée à nous », regrette-t-il une fois de plus face au mépris de l’ex-otage à l’égard de Saez et de l’autre émissaire, le Suisse Jean-Pierre Gontard, jamais remerciés par elle. 

A propos du livre des trois Américains ex-otages avec Ingrid, « Out of captivity », très critique sur Ingrid, « je ne crois pas à ces mises en cause », commente Saez. Il ne croit pas, mais il ne sait rien des relations entre ces suppliciés. 

 

Cerise sur le gâteau : « Je retournerais en Colombie si on me le demandait, les FARC et le gouvernement. Je pense que les FARC seraient tout à fait d’accord pour un sortie négociée », assure Noël Saez. Il oublie qu’il est « persona non grata » en Colombie. 

7 MARS 2009 

Défendu par l’ONU, l’OEA et RSF, ce correspondant colombien de Telesur (chaîne de Hugo Chavez) et de Radio France Internationale (RFI) s’est disqualifié aux yeux de la profession par sa collusion abjecte avec les FARC. 

Une enquête de l’hebdo colombien Cambio confirme aujourd’hui sa complicité avec les terroristes, révélée par ce blog. Voyez la lettre adressée à l’ONU et à l’OEA par trois journalistes – dont votre serviteur – pour dénoncer leur appui à cet homme sans scrupules. 

Contre mes amis du blog, je l’avais d’abord défendu quand il avait couvert la libération des quatre soldats par la guérilla le mois dernier. Ce que j’ignorais, c’est qu’il avait tenté de vendre à Al Jazeera l’atroce interview qu’il avait faite des quatre militaires sous la contrainte. Les FARC avaient menacé les otages de ne pas les libérer ou de même les tuer s’ils ne disaient pas le plus grand bien de leurs geôliers. 

L’enquête de Cambio publie des échanges de courriels entre Hollman Morris et Raul Reyes, le n°2 des FARC. L’étroite relation entre le « journaliste » et les terroristes saute aux yeux. Morris donne du « viejo » au commandant des FARC Rodrigo Granda dans un courriel. C’est comme si j’avais dit « ma vieille » au chef des Farc quand je l’ai rencontré dans son campement. Morris est cité dans 101 messages ! 

Ce « journaliste » se convertit en intermédiaire des FARC dans les mails de Reyes, qui l’a accrédité le 21 avril 2004 pour susciter une rencontre entre lui et l’ambassadeur de France Daniel Parfait. Soit un mois et demi après ma rencontre avec Raul Reyes ! Je faisais mon métier, mais Morris jouait le jeu de la guérilla. Ainsi, dans un courrier à la guérilla, il lui propose de réaliser « un documentaire qui serait diffusé par les principales chaînes de toute l’Europe avec une bonne publicité. J’ai des contacts qui me le garantissent. Rappelle-toi que dans les moments de crise il a suffi d’un bon film ou d’une belle image ou d’un bon documentaire pour amener la fragile opinion publique à exiger des accords » avec les FARC pour l'échange d'otages contre les rebelles détenus. Hollman Morris a abandonné son rôle de témoin pour celui de conseiller de la guérilla ! 

Selon l’hebdo Cambio, le Parquet pourrait enfin engager des poursuites contre lui, ainsi que contre Carlos Lozano, l’un des chefs du parti communiste colombien (légal, faut-il le préciser pour ceux qui traitent le régime démocratique colombien de « fasciste »…), mais aussi contre l’émissaire suisse Jean-Pierre Gontard. 

Voici le texte de Cambio : 

El proceso de la 'farcpolítica' está llegando a la hora de las decisiones. Fiscales de la Unidad Antiterrorismo están a punto de definir la situación jurídica de Carlos Lozano, director del semanario Voz, y del asesor suizo Jean Pierre Gontard, y no descartan la posibilidad de ordenar la captura del ex ministro Álvaro Leiva y del periodista William Parra, cuyos nombres figuran en los expedientes por cuenta de las múltiples menciones que aparecen en el computador de 'Raúl Reyes', y quienes hasta ahora no han atendido las citaciones a rendir indagatoria. 

Pero también empiezan a abrirse otros capítulos, entre ellos el del periodista Holman Morris, a quien la Fiscalía 11 de esa unidad lo investiga por una denuncia penal que formularon en su contra los agentes de la Policía Walter José Lozano, Alexis Torres y Juan Fernando Galicia, y el soldado William Giovanny Domínguez, que estuvieron en poder de las Farc y lo acusan de haberles hecho una entrevista bajo presión horas antes de ser liberados el 1° de febrero de este año. 

Los testimonios de los uniformados no son los únicos que obran contra Morris. CAMBIO conoció que la semana pasada la Fiscalía aportó al proceso copias de 101 mensajes encontrados en el computador de 'Reyes' en los que el periodista aparece mencionado. El director del programa de televisión Contravía y uno de los más destacados reporteros en el tema del conflicto armado y los derechos humanos se verá en la obligación de explicarle a la Justicia sus contactos con las Farc, pues a juzgar por el contenido de las comunicaciones con el extinto número dos de esa guerrilla, la Fiscalía no descarta que el trabajo de Morris  haya podido rebasar el fuero profesional. 

Canje, a la orden del día 

Algunos de los mensajes datan de 2004, cuando las Farc estaban moviendo el tema del canje humanitario de secuestrados por guerrilleros presos y buscaban ambientar el reconocimiento del estatus de beligerancia. En uno de los mensajes, fechado el 21 de abril, 'Reyes' le escribe a 'Ricardo', uno de sus contactos en Bogotá y le da instrucciones para una reunión con el Embajador de Francia. « Esta entrevista se hace por medio de Holman Morris -escribió 'Reyes'-. Él estaría allá y conviene que los dos se puedan encontrar antes. Usted me daría un teléfono celular por el que se encontraría con Holman. Si su tiempo alcanza, el encuentro se efectuaría el próximo miércoles 28 en la Embajada de ese país ». 

El 4 de mayo, 'Reyes' se declara satisfecho por el informe de 'Ricardo' sobre su entrevista con el embajador Daniel Perfait, pero le llama la atención por no contarle nada acerca del papel de Holman: « Leí detenidamente su informe sobre la entrevista con el Embajador. Creo que fue una oportunidad para darle a conocer a ese gobierno nuestras propuestas políticas y nuestras preocupaciones por el futuro de los prisioneros. Nada comenta usted de Holman, este seguirá siendo el canal para dicha comunicación ». Y agrega: « A Iván (¿'Iván Márquez'?) le mando completo su informe, a los demás camaradas solo lo pertinente de la entrevista. Vamos a ver si más adelante avanzamos en nuevas conversaciones hasta plantearles nos den el reconocimiento de fuerza beligerante ». 

Tres días después, Morris le escribe un correo a 'Rodrigo Granda'. Le dice que se siente alegre por haber contribuido al acercamiento con Francia y le hace una propuesta: « Viejo, quiero que pensemos y estudiemos la posibilidad de elaborar un buen documental sobre el tema del canje. Yo tengo algunos contactos que desde ya me dicen que lo colocarían en los primeros canales de sintonía de toda Europa con un buen despliegue publicitario. Recuerda que en momentos de crisis ha bastado con una buena película o con una buena imagen o un buen documental para volcar la frágil opinión pública a pregonar acuerdos y pedir verdades. Considero que en este momento es pertinente, cuando despliegues ponen en peligro la vida de los P (prisioneros) el decir sobre Europa generaría muchas cosas, pero mejor decirlo con imágenes y con testimonios de la población civil y de los muchachos ». 

A partir del 13 de junio 'Raúl Reyes' comienza a ver con buenos ojos la propuesta de Morris de planear una visita del embajador francés a su campamento antes de que el diplomático regrese a París para hacerse cargo del Departamento de Relaciones con América Latina. Dos días más tarde,  Morris le escribe un correo a 'Granda': « Ayer se celebró el día nacional de F. Me vi con el señor E y me manifestó que él estaría dispuesto a viajar entre los días 27 de julio hasta el 3 de agosto. El discurso ante decenas de invitados fue importante. Recalcó su respaldo a la posibilidad de intercambio y no a la represión para el tema de cultivos (…) ».  

Y agrega: « Yo viajo a Barcelona el lunes 19 llegando para hacer la vuelta el 26 o 27. Te confirmo por esta vía. De tal manera que pudiera verme con nuestro amigo hacia el 29 tentativamente. Igualmente mi colega de Londres que estuvo conmigo abajo estaría el 29 en Colombia. Trae una propuesta muy importante, pero hay que tener en cuenta que mi colega y el señor E no se pueden cruzar en los viajes, por el mismo carácter de la misión que emprenderemos con el E. Coméntale a Darío (otro alias de 'Reyes') que le llevo el portátil que le prometí y copia de lo que grabamos hace unos meses. Un saludo solidario y esperando comentarios. H.M. » 

La visita del embajador Parfait al campamento de 'Reyes' se vio frustrada porque Morris  y un periodista italiano de la BBC de Londres fueron detenidos en el sur del país, situación que el jefe guerrillero les confirma en un correo a 'Ricardo' y a 'Hermes', otro de sus contactos. « Holman y Guillermo de la BBC  alcanzaron a llegar hasta donde mí y a la salida fueron capturados en el río Putumayo -escribe 'Reyes'-. Por lo que dicen las noticias ellos alcanzaron a comunicar a sus agencias y los soltaron, por fortuna nada mío llevaban porque decidí a última hora no darles la entrevista. Hablamos los temas del Embajador y de trabajos a largo plazo ». 

Al día siguiente, Morris le confirma a 'Granda' su detención pero lo tranquiliza  diciéndole que no hay razón para preocuparse porque las autoridades no le han encontrado « nada comprometedor ». Y agrega: « Me imagino que ya sabes las noticias de Colombia y el anuncio del Gobierno para arrancar con el intercambio teniendo como apoyo al Gobierno francés y al suizo. Yo tengo dudas de lo que sostiene el Gobierno. ¿Tú qué opinas? ¿De verdad recibieron la propuesta que dice el Gobierno? Te lo pregunto porque precisamente en los últimos días hay una creciente energía para trabajar unidos por el acuerdo desde ex presidentes, intelectuales y periodistas, digamos que existe un buen momento para jugársela fuerte en la opinión pública ». 

A mediados de 2006, las relaciones de Morris con las Farc parecen sufrir una fractura. El periodista denuncia una serie de amenazas en su contra y aunque le ha dicho a 'Reyes' que provenían de la mesa de Ralito, públicamente declara que podrían ser de cualquier actor armado. El 28 de mayo, 'Reyes' le escribe a uno de sus enlaces identificado como 'Sara' y le dice: « Con la cobarde respuesta de Holman, menos creo ahora en los cuentos de la amenaza contra este personaje. Además de cobarde, es irresponsable y oportunista. No se deje conseguir de ese tipo para nada ». 

En octubre, 'Sara' le dice a 'Reyes' que 'Aníbal' -al parecer un jefe de frente- está preocupado porque el Eln le está copando su territorio y porque algunos de sus cuadros se pasean por allí con Morris y con Manuel Rozenthal, un amigo de este. En esos momentos las Farc y el Eln libran una cruenta guerra por el control territorial en Cauca y Arauca. 

A partir de entonces, las Farc deciden hacerle inteligencia a Morris por medio de un hombre identificado como 'Javier'. En el computador de 'Reyes' aparece un mensaje de 'Natacha' según el cual « el periodista Holman le ha confirmado a 'Javier' que él es un cuadro de las Farc y que por gusto no lo fuese a comentar por ahí » (…). 'Reyes' le responde: « Es bueno que tú, el Partido y 'Javier' sepan que el periodista Holman Morris no es militante de las Farc y mucho menos un cuadro. Se trata de un farsante y oportunista empeñado en conseguir dinero por todos lados a costa del trabajo de los revolucionarios. Ojalá 'Javier' exprese sus satisfacciones aportando honramente a nuestra causa. Sí, me parece válida la relación de 'Javier' con Holman para acopiar información y conocer más de sus andanzas y relaciones ». 

¿Cómo reanudó Morris sus contactos con las Farc para, entre otras cosas, lograr estar presente el día en que, gracias a Colombianos por la Paz, estas liberaron en forma unilateral a los cuatro uniformados que lo denunciaron ante la Fiscalía? CAMBIO se comunicó con el periodista quien dijo que no le concede mayor importancia al asunto, pero aceptó que podría haber enviado cuatro o cinco mensajes.  « Los envié a jefes de las Farc para gestionar entrevistas en cumplimiento de mi deber profesional -aseguró-. Por lo demás, no me cabe duda de que se trata de textos apócrifos elaborados por quienes buscan hacerme daño a como dé lugar ». 

5 mars 2009 http://info.rsr.ch/fr/news/rsr.html?siteSect=1053 

Les geôliers terroristes d’Ingrid Betancourt et des 14 autres otages (dont les trois Américains) ont été « achetés et retournés », notamment « leur chef César », par le pouvoir colombien, pour la libération des séquestrés le 2 juillet 2008, affirme Noël Saez dans un entretien avec la Radio Suisse Romande (RSR). Cf. le lien ci-dessus.  Mais je vous retranscris ici l'ensemble.L’ancien consul et émissaire français, qui nie par ailleurs avoir été un agent secret (mais je maintiens qu’il était un homme de la DGSE) appuie donc la version des FARC qui n’ont pas digéré le coup splendide de l’Opération Jaque (Mise en échec), mené par un commando de neuf agents secrets colombiens dissimulés en groupe humanitaire. 

« On a été utilisés pour faire diversion et rendre crédible l’opération, on était à 400 km de l’endroit des libérations », dit « 008 » dans cette interview. L’émissaire suisse Jean-Pierre Gontard, qui fait l’objet d’ne enquête en Colombie pour son rôle auprès des FARC, notamment le versement d’une rançon aux rebelles pour faire libérer deux employés suisses de Novartis, « est tout à fait innocent des faits qu’on lui reproche », selon Saez. 

« Ca ne tient pas debout les histoires de rançon versées par nous, c’est ridicule, selon des documents trouvés dans les ordinateurs de Raul Reyes. On a voulu me faire porter le chapeau et le président Sarkozy m’a défendu », ajoute-t-il. Noël Saez dénonce « le manque d’élégance du gouvernement colombien qui nous a jetés en pâture », et avoue avoir eu des attitudes de « sympathie avec FARC, c’est normal, on n’est pas médiateur si on n’a pas la confiance des parties. On nous a accusés d’avoir été complices et conseillers politiques des FARC. On n’était pas des mercenaires à la botte du gouvernement, on peut reprocher au gouvernement colombien de nous avoir salis », poursuit Saez. 

Mon commentaire: dommage que je n'aie pu assister à cette conférence de presse, je suis en Comté. La RSR en rajoute dans ses commentaires contre la Colombie en assurant que 20 millions de dollars de rançon ont été payés par le pouvoir pour la libération d'Ingrid. Evidemment, leur source n'est autre que Lucas Galdron, « l'ambassadeur » des FARC en Suisse (cf. son interview au Temps le 15 mars 2007, que vous pouvez trouver sur mon blog. Il vit à Lausanne, et Gontard lui apportait des enveloppes cachetées de Raul Reyes sans savoir ce qui se trouvait à l'intérieur! Il l'a avoué à la télévision suisse TSR, c'est aussi sur mon blog).

Mon cher Noël, comment peux-tu inventer de telles absurdités, avec tout le respect que je te dois ? Si une rançon quelconque avait été versée aux geôliers d'Ingrid et des trois Américains dans un tel retournement des terroristes, qui aurait payé ? Mais la France et les USA ! Et pourquoi César aurait-il pris une telle râclée dans l'hélico quand le commando lui a pris son pistolet 9mm ? Tu as vu son oeil au beurre noir ! S'il avait été de mèche, il serait aujourd'hui en France réfugié politique, et c'est toi qui l'aurait accompagné avec Ingrid en classe Affaires, comme cela a été fait pour Wilson Bueno, alias Isaza, qui n'avait libéré qu'UN otage, Oscar Tulio Lizcano, de seconde catégorie si j'ose dire…

saez.jpg

5 mars 2009

Voici un entretien de « 008″ au quotidien Le Parisien. Il a oeuvré gratuitement pour Ingrid ! Mais il oublie de signaler qu'il a obtenu la Légion d'Honneur. Quant au collègue, il ne pose pas LA question à Saez: quel fut le montant de la rançon qu'il a payée à des faux guérilleros ???

 

Voici l'article:

Ancien militaire « mais pas agent secret », assure-t-il devenu diplomate, Noël Saez*, 67 ans, est consul de France à Bogot álorsque la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt est enlevée par les Farc en 2002. Saez est alors chargé d’établir le contact avec la guérilla marxiste.

Pourquoi accusez-vous Ingrid Betancourt d’ingratitude ?
Noël Saez.
Après sa libération le 2 juillet 2008, elle ne m’a ni téléphoné, ni écrit, ni envoyé un simple e-mail de remerciement.

sas_pageid='2358/30028'; // Page : manchettepub/leparisien.com/evenement/tourdefrance_article sas_formatid=1278; // Format : rectangle 2 300×250 sas_target=''; // Targeting SmartAdServer(sas_pageid,sas_formatid,sas_target);

Alors que nous sommes rentrés de Bogot áà Paris dans le même avion, avec Bernard Kouchner, elle ne s’est pas approchée de moi de tout le vol. Or, Jean-Pierre Gontard (NDLR : l’autre émissaire français auprès des Farc) et moi, nous avons pris tous les risques, pendant six ans, pour tenter d’obtenir sa libération. Ingrid est allée partout remercier les chefs d’Etat, le pape, les grands de ce monde. Mais elle a oublié les deux zozos qui ont accompli pour elle vingt missions dans la jungle, en 4 x 4, en pirogue et à dos de mulet ! Je me suis trouvé deux fois sous les bombes de l’armée colombienne et j’ai vu un jour ma mule sauter sur une mine à quelques mètres devant moi !

Quand avez-vous revu Ingrid Betancourt ?

Elle est passée en janvier à Mexico, où je vis, et j’ai demandé à la voir. Je lui ai dit ce que j’avais sur le coeur. Elle était gênée, peinée, a reconnu son erreur et appelé aussitôt, sur son portable, mon collègue Gontard à Genève.

Cela étant, c’est l’armée colombienne, et non vous, qui a libéré Ingrid. Où étiez-vous ce jour-là ?
A Bogotá,loin de l’action. Jean-Pierre Gontard et moi étions arrivés la veille de la jungle colombienne, près du Pacifique, où nous devions rencontrer un émissaire du chef des Farc, le commandant Cano, pour négocier les conditions de la libération d’Ingrid et d’autres otages malades. Comme par hasard, notre mission secrète avait été révélée par la presse colombienne ! En fait, nous avons servi de leurre : les Farc sont éclatées en plusieurs fronts autonomes, et Bogot áa attiré l’attention sur nous pour mieux surprendre le groupe qui détenait Ingrid. Les Colombiens me l’ont avoué ensuite.

D’ex-otages américains détenus avec Ingrid l’accusent d’« égoïsme »…
Cela me paraît déplacé. Dans les camps, Ingrid était la seule femme face à vingt hommes ou plus.
Elle a dû se défendre, a pu avoir des moments de mauvaise humeur. En tout cas, je ne crois pas du tout qu’elle les ait dénoncés auprès des Farc comme « espions de la CIA ».

Avez-vous été récompensé pour votre action ?
Non, mais je n’ai rien demandé. J’avais mon salaire de diplomate jusqu’à ma retraite en 2004. Ensuite, j’étais bénévole. Le Quai d’Orsay payait mes billets d’avion et m’avançait 1 000 € par ci, 1 500 $ par là pour mes frais, sur justificatif. C’est tout.

* Noël Saez publie aujourd’hui « l’Emissaire », Editions Robert Laffont, 246 pages, 19 €. 

4 MARS 2009 

 

Quand s'arrêtera donc l'oeuvre de démolition contre Ingrid Betancourt?

L'ancien émissaire de la France en Colombie chargé du dossier Ingrid Betancourt, Noël Saez, a indiqué mercredi que l'ex-otage des FARC avait été « ingrate », après sa libération par l’armée colombienne, envers lui et son homologue suisse Jean-Pierre Gontard. 


« Il n'y a pas eu le moindre signal (de sa part), une rencontre, un coup de téléphone, rien. Elle a été ingrate », après sa libération le 2 juillet par les forces spéciales colombiennes, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à l'occasion de la sortie jeudi de son livre « L'émissaire » (Robert Laffont). Il y aborde le dossier Betancourt et sa vie de diplomate, principalement en Amérique latine.

 

« Ingrid Betancourt, j'ai risqué ma vie pour elle, elle a fait le tour du monde, elle a remercié les grands de ce monde, le pape, le président et autres et puis elle a oublié certains, les plus petits, les plus exposés, ceux qui ont pris plus de risques », a-t-il poursuivi.

 

Rappelons que Noël Saez a effectué une trentaine de voyages en Colombie, payés par les contribuables français, pour entrer en contact avec les FARC entre 2002 et 2008 afin de tenter d’obtenir la libération d’Ingrid, de son vrai nom Betancur (francisé en Betancourt). Pour l’otage français Christophe Beck, enlevé pendant un an par la guérilla colombienne, la France n’a envoyé aucun émissaire, et a même refusé un prêt de 10.000 euros à sa famille pour payer la rançon de 600.000 dollars exigée par les rebelles. Libéré en 2006, il est désormais ruiné, puisque son épouse a dû vendre tous leurs biens pour régler la rançon. Le couple vit dans une caravane près de Perpignan. 

 

« Quand je l'ai vue à Mexico en janvier, j'étais extrêmement touché et je lui ai dit : c'est bien de remercier les grands de ce monde mais il ne faut pas oublier les petits, ceux qui ont risqué leur vie pour toi », a-t-il ensuite expliqué à l'AFP.

 

« Je pense qu'elle a été prise dans le tourbillon médiatique. Elle a reconnu que c'était vrai et m'a remercié pour ce que nous avions fait Jean-Pierre Gontard et moi », a-t-il ajouté.
Interrogé sur les accusations portées par l'un des trois ex-otages américains qui a notamment dénoncé l' »égoïsme, l'orgueil et l'arrogance » d'Ingrid Betancourt, Noël Saez a répondu : « La vie dans les camps est une horreur et il se peut qu'il y ait des tensions entre otages, mais non, je ne pense pas qu'Ingrid soit comme ça ».

 

Après l'enlèvement d'Ingrid Betancourt, le 23 février 2002, Noël Saez, 67 ans, ancien militaire devenu diplomate, aujourd'hui retraité, ainsi que Jean-Pierre Gontard, ont négocié au nom de la France, l'Espagne et la Suisse, en vue d'obtenir un « accord humanitaire » visant à échanger les otages dits « politiques » contre quelque 500 guérilleros emprisonnés.
Bogota a mis fin à leur mission après la libération de l'otage par l’armée colombienne.
 

UN AN APRES L’ELIMINATION DU N°2 DES FARC, LA COUR PENALE INTERNATIONALE ENQUETE SUR LES ORDINATEURS DE RAUL REYES POUR ENTENDRE LES ETRANGERS QUI FURENT EN CONTACT AVEC LUI 

1ER MARS 2009 

(Merci à Fabio d’avoir repéré cette donnée noyée dans un papier d’El Espectador. Je suis surpris par la discrétion des médias sur ce thème explosif. Heureusement, vous avez ce blog. Les médias peuvent m’appeler !…) 

Cette révélation du quotidien de Bogota va faire trembler nombre de chancelleries, notamment celles de France, Suisse, Equateur, Nicaragua, et même des USA. 

Selon ce média, la Cour pénale internationale (CPI), qui poursuit les auteurs et complices de crimes contre l’humanité, a demandé et obtenu du pouvoir colombien, il y a moins de dix jours, les ordinateurs, disques durs et clefs USB de Raul Reyes. Saisis dans son campement le 1er mars 2008 après la mort du chef guérillero, les 37.000 fichiers avaient été analysés et validés par Interpol. 

La CPI compte analyser les dossiers, puis convoquer pour une audition les personnes non colombiennes que Reyes mentionne. 

Dans la liste figurent déjà les noms suivants : 

-        Hugo Chavez, président du Venezuela 

-        Rafael Correa, président de l’Equateur 

-        Daniel Ortega, président du Nicaragua 

-        Jacques Chirac, ex-président de la France 

-        Le Français Noël Saez 

-        Le franco-suisse Jean-Pierre Gontard

-   Le député américain (Démocrate) James McGovern

-        Le professeur américain James Jones 

-        La députée équatorienne Maria Augusta Calle 

-        L’ex-ministre équatorien Gustavo Larrea 

-        L’ex-ministre vénézuélien Ramon Rodriguez Chacin, 

Et bien d’autres. 

A suivre donc…

3 février 2009

A ne pas manquer le 5, le 6 ou le 9 février sur la TSR, ou sur TV5.  C'est un sujet explosif. Je l'évoque longuement dans mon dernier livre « Les secrets de l'opération Betancourt » (Fayard). Si vous ne le trouvez plus dans les librairies, il est disponible sur amazon.com.

Voici l'annonce du programme par la TSR:

A vos magnétoscopes!
jeudi 5 février à 20:05 sur TSR1

TEMPS PRESENT
- Diplomates suisses dans le piège colombien
En juillet 2008, la libération d'Ingrid Bétancourt signe la fin de la médiation suisse pour la paix en Colombie. La diplomatie de Micheline Calmy-Rey devient la cible de toutes les critiques. Son émissaire, le professeur genevois Jean-Pierre Gontard, est accusé d'avoir servi la cause des Farc, la guérilla colombienne. Il est accusé d'avoir versé une rançon de 500 000 dollars pour faire libérer deux employés de Novartis. Cette enquête exclusive, étayée par des documents et des témoignages inédits, notamment celui de Jean-Pierre Gontard, fait toute la vérité sur cet épisode musclé des relations entre Bogota et Berne. Une vérité qui surprend et qui dérange.

Comment s'est réellement déroulée la libération des deux employés de Novartis pris en otage par les Farc en 2001 ? Pourquoi l'émissaire suisse Jean-Pierre Gontard, qui travaillait d'arrache pied depuis des années pour faire libérer Ingrid Bétancourt, s'est-il enfoncé dans la jungle quelques jours seulement avant la libération musclée de la franco-colombienne ? Quelle fut le rôle de sa mission, secrète, dans cette libération ?
Temps présent a obtenu des documents inédits, des textes officiels mais aussi des photos et des images exclusives, qui montrent combien le public a été mal informé sur cette affaire. Une rançon qui se chiffre en millions de dollars, des manipulations, des mensonges et des demi-vérités. Alors qu'il est l'objet de poursuites judiciaires en Colombie, pour la première fois, le très discret émissaire suisse Jean-Pierre Gontard a accepté de raconter sa version des faits.
Temps présent a également obtenu des interviewes exclusives d'un représentant des Farc, des plus hautes autorités suisses et colombiennes et aussi d'hommes et de femmes, détenus en otage pendant des années dans la jungle colombienne. Un thriller diplomatique qui met en lumière le délicat travail des médiateurs, ces diplomates de l'ombre qui tissent des liens avec les factions armées les plus violentes de la planète dans un seul but : ouvrir la voie à des négociations de paix. Au delà de l'épisode colombien, ce documentaire s'interroge sur le rôle que la diplomatie suisse peut encore jouer dans la promotion de la paix dans le monde. Un rôle délicat, difficile et qui parfois, se solde par l'échec.

Rediffusion le vendredi 6 février 2009 à 1h35 et le lundi 9 février 2009 à 9h50 sur TSR2. Et visible en tout temps sur le site de Temps Présent après la diffusion TV.

Un reportage de Anne-Frédérique Widmann et Marie-Laure Widmer Baggiolini Image : Olivier Kunz Son : Emilie Spierer Montage : Roland Joseph

Le site internet www.tempspresent.ch

fayardcouveet4e081020081.pdf

Mon enquête sort le 3 novembre 2008 en librairie. Réservez-le livre, publié chez Fayard !

Jacques Thomet

Catégories
Archives