INTERPOL

05 novembre 2011

La liquidation d’Alfonso Cano par l’armée colombienne de cette guérilla narcoterroriste qui vit du trafic de cocaïne et des enlèvements, y compris d’enfants contre rançon, ne signifie pas l’extinction à court terme de ce fléau contre la paix civile, malgré le vœu ardent des 46 millions de Colombiens.

Dans ce splendide pays deux fois grand comme la France et recouvert aux deux-tiers de forêts tropicales ou amazoniennes face à deux océans (Atlantique et Pacifique), les quelques 7.000 terroristes encore présents, sur les 20.000 qu’ils étaient en 2002, n’ont aucune peine à se cacher dans ces reliefs sauvages, mais sont séparés en fronts de plus en plus isolés les uns des autres. Ce contexte ne les empêchera pas de frapper encore à l’aveugle, comme ils en ont la coutume, avec y compris des chevaux piégés contre la population.

Un tel éparpillement de ces rebelles sans cause aucune va s’accentuer avec la disparition de Cano, tué dans le Cauca (au sud-ouest du pays), car son successeur ne peut être qu’un des derniers chefs survivants des FARC, tous retranchés au Venezuela, voire en Equateur. Il s’agit d’Ivan Marquez, de l’afro-américain Joaquin Gomez, de Timochenko et de Pablo Catatumbo. Toutes mes sources me l’ont confirmé depuis longtemps.

On voit mal comment ces candidats à la direction des FARC pourraient reprendre le contrôle des divers fronts colombiens. Leurs allers et venues sont repérés par les avions espions colombiens et américains, et leurs communications écoutées par les services secrets. Ces rebelles sanguinaires bénéficient de l’appui du président castriste Hugo Chavez, même si son homologue colombien Juan Manuel Santos, au pouvoir depuis 2010, fait semblant de croire le Vénézuélien quand il dément leur présence sur son territoire, pour ne pas nuire aux importants échanges commerciaux entre les deux pays.

L’armée colombienne détient en outre un considérable trésor de guerre avec la saisie dans le camp de Cano de dizaines d’ordinateurs, disques surs et clefs USB. Leur déchiffrage va permettre l’identification du réseau commandé par l’ex-patron des FARC, mais aussi de ses complices dans la société colombienne.

A l’heure qu’il est, j’ignore si le pouvoir à Bogota va remettre immédiatement à Interpol, avant de les ouvrir, toutes ces données informatiques afin de valider leur contenu, comme ce fut le cas après la liquidation de Raul Reyes, ex-n°2 des FARC, le 1er mars 2008. Les disques durs de ce terroriste, que j’avais rencontré en 2004, avaient notamment prouvé les liens des FARC avec l’ex-sénatrice Piedad Cordoba, relevée de ses fonctions par la justice, et bien d’autres personnages toujours pas entendus par les tribunaux.

Le moment est venu en tout cas pour le président Santos de proposer aux FARC une reddition générale sans condition, avec la remise aux autorités des 21 officiers encore otages entre leurs mains (dont certains depuis 13 ans !), dans le cadre d’une loi semblable à celle qui avait permis la fin de leur combat pour quelque 30.000 paramilitaires en 2003 sous la présidence d’Alvaro Uribe, dont le rôle aura été primordial dans la lutte anti-terroriste en Colombie.

Nul n’a oublié que l’opération « Jaque » (mise en échec), menée par un commando héroïque de 13 agents secrets colombiens sous la présidence d’Uribe, avait permis le 2 juillet 2008 la libération de 15 otages, dont 3 Américains (après 5 ans de captivité) et Ingrid Betancourt (après 6 ans dans les geôles des FARC), ex-candidate à la présidence colombienne pour le parti des Verts.

Je vous rappelle que mes entretiens avec le chef de ce commando de « Jaque » à Bogota en 2009 ont été publiés dans mon livre en espagnol « Ingrid Betancourt : pasos en falso » (Planeta), toujours en vente en Colombie. Il s’agit d’une version augmentée de mon livre en français « Les secrets de l’opération Betancourt » (Fayard), hélas épuisé si je ne m’abuse.

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30 octobre 2010 

 

La diaspora terroriste en Amérique Latine commence à tomber dans les rets de la police depuis l’élimination des principaux chefs des FARC entre 2008 et 2010, grâce aux documents explosifs découverts dans leurs ordinateurs. Le parti communiste chilien va devoir s'expliquer après la détention de son poisson-pilote chez les FARC.

 

Interpol a arrêté hier, en plein centre de Santiago du Chili, Manuel Francisco Olate Céspedes, alias “Roque”, membre du parti communiste chilien et désigné par ce mouvement comme relais auprès des FARC. A six reprises, cet individu avait rencontré Raul Reyes, l’ex-n°2 des rebelles terroristes colombiens, avant la mort de celui-ci le 1er mars 2008 dans un bombardement de l’armée colombienne. 

 

Olate, dont l’extradition à Bogota a été demandée aussitôt par le président Juan Manuel Santos, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt signé par la Cour suprême chilienne à partir du dossier contre lui adressé par la Colombie. 

 

Mon blog avait montré en 2008 une photo d’Olate assis à côté de Raul Reyes dans la jungle (voir cliché ci-dessus). 

 

J’attends avec intérêt la même initiative de la part du chef de l’Etat colombien à l’égard des complices du terrorisme colombien au Brésil, au Venezuela, en Argentine, au Nicaragua, mais aussi en France, en Espagne, et en Suède où continue active l’agence ANNCOL, porte-parole des terroristes des FARC… 

 

24 septembre 2010 

Dans les galeries souterraines du camp retranché où se cachait le chef militaire terroriste Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », l’armée a récupéré 20 ordinateurs  et 50 clefs USB après avoir abattu le boucher des FARC. 

Il s’agit d’un véritable trésor de guerre qui fait déjà trembler les complices de la guérilla au Congrès ou dans la justice à Bogota… Rappelez-vous la somme de documents (37.000) découverts dans les deux ordinateurs et deux clefs USB de Raul Reyes, liquidé le 1er mars 2008. Leur contenu avait été validé par les techniciens d'Interpol à son siège de Lyon (France).

On y avait appris les liens actifs criminels (argent de la drogue ou de rançons, armes, contacts) entre les FARC et des dirigeants colombiens mais aussi étrangers, comme la sénatrice au turban Piedad Cordoba,  le président Hugo Chavez (Venezuela), et son homologue équatorien Rafael Correa. 

12 août 2010 (Merci à Jose d’avoir attiré mon attention sur cette question) 

Nous vivons dans un monde merveilleux, avec comme dirigeants, dans de nombreux pays, des tueurs, des violeurs, des caïds de la drogue ou des criminels en col blanc. Le dernier exemple fait froid dans le dos, et concerne le Suriname, ancienne colonie néerlandaise de 163.000 km2 et 500.000 habitants coincée entre la Guyana, la Guyane française et le Brésil, au nord-est de l’Amérique du Sud. 

Ce jeudi, Desi Bouterse a été intronisé comme nouveau président du Suriname, après avoir obtenu en juillet la majorité des voix à l’Assemblée Nationale, le Parlement du Suriname. Quel retournement de situation pour cet ancien dictateur, coupable de crimes qu’il a même reconnus dans son propre pays, et en passe d’être arrêté à l’étranger s’il quitte sa capitale de Paramaribo, en vertu d’un mandat d’arrêt international lancé par Interpol contre lui pour trafic de drogue après sa condamnation par contumace à 11 ans de prison en 2000 aux Pays Bas ! Après son coup d’Etat de 1980, quinze opposants à son gouvernement militaire sont tués dans la triste nuit du 8 décembre 1982. Bouterse a affirmé publiquement à plusieurs reprises qu’il était responsable de cet épisode. Un procès est en cours contre lui. Il est considéré comme le suspect principal de ce que l’on a appelé « les meurtres du 8 décembre ».. 

Le parti de Bouterse, la Mega Combinatie, va former un gouvernement avec son ex-garde du corps devenu son ennemi, Ronnie Brunswijk. Le leader de la communauté des Marrons avait pris les armes en juillet 1986 contre le régime de Bouterse, avec ses hommes baptisés les «bush negroes » (les noirs des buissons), victimes de tueries chez les civils sous le régime de Bouterse. Brunswijk doit lui aussi purger une peine de 6 ans de prison aux Pays-Bas dans le cadre de sa participation à un trafic de drogue. L'ancien dictateur Desi Bouterse, 64 ans, a mené deux coups d'État et dirigé le régime militaire de 1980 à 1987, puis de 1990 à 1991. 

Sa volonté d'accéder à la présidence vise à lui éviter la prison, en accordant une grâce à l'ensemble des personnes inculpées pour les assassinats des années 1980. L'ancien militaire se proclame socialiste et a déclaré vouloir investir dans l'éducation et le logement, et diminuer le taux de chômage de 50 à 15 %. 

Au Suriname, le président est élu par le Parlement pour un mandat de cinq ans.  L'ancienne colonie néerlandaise a obtenu son indépendance des Pays-Bas en 1975. Le pays possède des gisements d'or et de bauxite, ainsi qu'une industrie pétrolière naissante, mais connaît des problèmes persistants de trafic de drogue, de blanchiment d'argent et d'exploitation illégale de mines d'or. Aucun chef d’Etat étranger n’a assisté à la prise de fonction de Bouterse. Même Hugo Chavez, en pleine capilotade depuis sa capitulation face à la Colombie, a renoncé au dernier moment à se rendre à Paramaribo. Il y a délégué son chauffeur d’autobus municipal, le triste Nicolas Maduro, devenu ministre des Affaires étrangères. 

 

18 février 2010 

Je reviens de plus belle dans mes commentaires sur la Colombie après mon « coup de mou » face au silence des autorités locales sur le Guaviare : 6 policiers tués par les FARC dans la caravane du candidat à gouverneur, au moment où Piedad Cordoba exigeait l’absence de survols militaires dans cette région pour permettre la libération du caporal Moncayo, toujours martyr des FARC depuis près de 13 ans, et pas encore relâché. 

Le mutisme du pouvoir et des médias de Bogota se poursuit, mais je vais enfoncer le clou : comment la présidence colombienne a-t-elle pu tolérer ce scandale, et continue de fermer les yeux sur l’activisme d’une sénatrice convaincue de complicité avec les terroristes ? 

En France, cette sénatrice serait déjà sous les verrous, rien que pour ses appels à l’insurrection lancés le 5 septembre 2008 devant le congrès de la Fédération des étudiants universitaires réuni à l’Université Nationale de Bogota. « Je vous invite à la subversion, à la rébellion », s’est-elle alors exclamée. « Le régime de Pinochet est absolument égal à ce qui se passe dans ce pays, où le régime a militarisé la vie quotidienne des Colombiens », a-t-elle encore affirmé. 

Si demain je me permets de lancer un tel appel à Paris, devant la Sorbonne, je ne donne pas cher de ma liberté. Je serai immédiatement poursuivi pour menaces contre l’Etat de droit, incarcéré, jugé et condamné. 

En Colombie, le pouvoir n’a pas bougé, a baissé la tête, et aujourd’hui, quand cette complice des FARC dénonce de présumés vols militaires dans le Guaviare, qui seraient justifiés pour détenir les auteurs des six meurtres commis par les FARC contre les gardes du corps d’un candidat à gouverneur, le silence radio continue. La presse colombienne n'en dit rien.

Quand je suis allé à Bogota en novembre dernier, j’ai dénoncé devant la télévision et la radio Caracol les agissements de Piedad Cordoba avec les FARC. Elle a annoncé alors qu’elle allait me poursuivre en justice avec un avocat colombien et un avocat français. Mais ce n’était qu’un effet de manche ! Jamais elle n’a mis à exécution ses menaces, ce que je souhaitais pour rendre publiques ses complicités avec les terroristes. Madame Cordoba, faites-le, poursuivez-moi!

En Colombie, des dizaines d’élus ou de héros croupissent en prison, comme le colonel Alfonso Plazas Vega, et l’ex-président du Congrès Carlos Garcia, à partir de faux témoignages de détenus obtenus en échange de remises de peine. Mais dans le cas de Piedad Cordoba, cette sénatrice continue de jouer un jeu macabre avec quelques martyrs des FARC alors que les 37.000 fichiers découverts dans les ordinateurs de Raul Reyes, et validés par Interpol, prouvent sa complicité avec les terroristes ! En France, ces preuves auraient suffi à la mettre en examen et en détention provisoire avant jugement. 

Qu’attendent le président, et son ministre de la Justice, pour porter plainte contre atteinte à la sécurité de l’Etat ?

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6 décembre 2009

La justice colombienne vient enfin de se réveiller et d'ouvrir l'enquête sur la Farc-politique, avec le mandat d'arrêt adressé à Interpol par le ministère public contre ce député, Amilcar Figueroa (photo), alias « Tino » dans les messages découverts dans les ordinateurs de Raul Reyes, l'ex-nº2 des FARC tué par l'armée colombienne en 2008. C'est un complice des terroristes colombiens, et un homme de Hugo Chavez. 

Voici un article de El Tiempo. Je suis sur la route et n'ai pas le temps de traduire:

Amílcar Figueroa es figura relevante en la izquierda venezolana y cercano al Gobierno de Chávez.

 

Además, es representante de su país en el Parlamento Latino y aparece mencionado en decenas de correos hallados en el PC de 'Raúl Reyes'.

Un juez de Bogotá dictó la que es la primera orden de captura contra uno de los ciudadanos extranjeros investigados por la 'Farc política' y lo hizo bajo cargos de apoyar a una organización terrorista (concierto para delinquir con fines de secuestro, financiación de terrorismo y entrenamiento de grupos ilegales).

El jueves en la noche, por petición de un fiscal de la Unidad Antiterrorismo, el juez ordenó la detención. EL TIEMPO confirmó que la decisión del juez colombiano ya fue notificada a Interpol, donde Figueroa tiene un pedido de circular azul (de ubicación) firmado por la Policía colombiana, precisamente por la información encontrada el computador de 'Reyes'.

En esos archivos, Figueroa aparece con el alias de 'Tino'. El político, según informaron varias fuentes, tiene inmunidad diplomática y por ello, al menos por ahora, no sería viable una circular roja (orden de captura internacional) de Interpol.

Esta semana estuvo en Panamá, donde fue detenido por algunas horas por una antigua orden de captura relacionada con una demanda en Venezuela.

Tras gestiones directas de la Embajada de Caracas en Panamá fue dejado libre. Sin embargo, ya se anunció que el Gobierno pedirá explicaciones por la retención de su representante en la XXV Asamblea Ordinaria del Parlatino.

El proceso data de 1989 y, según Figueroa, nunca había tenido problemas de migración por ese caso.

Menos de un día después de ordenarse la captura del político, las autoridades de Colombia enviaron un documento a Interpol Panamá. En él informaron de los requerimientos de la justicia, del trámite que se adelanta para expedir la circular azul y pidieron su deportación o su extradición para que comparezca ante los jueces colombianos.

« De lograrse su ubicación, se solicita estudiar la posibilidad de aplicar una medida migratoria de deportación hacia nuestro país, o que se informe del procedimiento que se debe seguir para lograr su extradición a colombia », dice.

Contacto de Farc en Venezuela

Para la justicia colombiana, Figueroa es uno de los principales contactos de los jefes de las Farc en Venezuela. Más allá de los contactos políticos, los correos de 'Tino' lo ponen como intermediario en negocios de armas para la guerrilla.

Uno de esos mensajes lo envió 'Iván Márquez' al secretariado hace dos años: « Estuve hablando con 'Tino', nuestro amigo de Caracas, sobre diversos temas. En su viaje a China, 'Tino' visitó la fábrica de misiles antiaéreos y la Norinco. Trajo catálogos de ofertas (fusiles AK, ametralladoras livianas, punto 50 y antiaéreas. También RPG7) (…) Trajo una especie de impermeable que evita la detección satelital de instalaciones, vehículos y personas, sobre los negocios nosotros nos beneficiamos con un porcentaje ».

Otro correo hace referencia a la labor que supuestamente realiza como integrante de los llamados círculos bolivarianos en Latinoamérica, junto con personas de otros países, para buscar apoyo a las Farc.

La Fiscalía, ante la probable ausencia de Figueroa en el proceso, seguirá adelante con la etapa de imputación de cargos. « Es considerada como una persona de alta peligrosidad », señaló una fuente del caso. En las próximas semanas, agregó, se tomarán decisiones frente a otros extranjeros -los ecuatorianos Marcelo Larrea y María Augusta Calle- también señalados como contactos internacionales de las Farc.

Recientemente la lista de investigados por la justicia colombiana se amplió a Manuel Francisco Olate Céspedes, 'Roque', un chileno que aparece en correos y fotografías de 'Reyes' y que lo visitó en su campamento en Ecuador.

La decisión del juez sobre Figueroa se da en momentos en los que la tensión con Venezuela sigue aumentando tras el acuerdo que permitirá que Estados Unidos utilice al menos siete bases militares colombianas y que el Gobierno Chávez considera como una amenaza.

Los correos que lo comprometen

Dos de los mensajes encontrados en el PC de 'Raúl Reyes' en los que es mencionado el diputado venezolano Amílcar Jesús Figueroa Salazar:

« Con relación a los círculos bolivarianos hablamos con Amílcar (jefe operativo), con Manuel y con Mauricio, chileno del MIR que trabaja con ellos (…) Aparte Amílcar nos sugiere algunos trabajos financieros como captura de carros transportadores de valores y una que otra retención (…) ».

Los correos que las autoridades relacionan con Figueroa también mencionan supuestos envíos de dinero a las Farc: « Tino nos dio saludos y con ellos 10 de los grandes, así las cuentas quedan de la siguiente forma: el año pasado quedaron 1,100 CUC ».

 

12 août 2009 

 

Voici le régime que défendent l’UE, l’ONU, l’OEA, les USA et la France ! 

En résumé, trois ex-ministres de Zelaya, Enrique Florez Lanza (Présidence), Rebeca Santos (Finances) et Rixi Moncada (Energie) viennent d’être mis sur la liste rouge d’Interpol. 

 

Ils sont en fuite depuis que Mel Zelaya a été déposé le 28 juin pour trahison après sa tentative avortée de référendum pour se maintenir au pouvoir ad vitam aeternam. 

 

Ces ministres et d’autres ex-hauts fonctionnaires honduriens ont loué en janvier 2009, pour un million de dollars par an, un immeuble sans réaliser les soumissions préalables dans tout marché public. Pis encore :  ils ont retiré 2,1 millions de dollars de la Banque centrale du Honduras pour financer et appuyer le référendum illégal prévu par Zelaya le 28 juin ! 

Pour mémoire, je vous reporte par ailleurs à l’article récent de Mary Anastasia O’Grady dans le Wall Street Journal sur le financement des partisans de Zelaya par les FARC, démontré par de nouveaux documents. Il a été posté par Fabio. Je n’ai pas eu le temps de le traduire de l’anglais. 

 

  

7 août 2009 

Qu’attend  la presse colombienne, sans parler des médias internationaux, pour dénoncer ce coup d’Etat légal contre la démocratie ? 86 députés sont appelés à s’expliquer devant la Cour suprême de Bogota, pour avoir voté en 2008 en faveur de la tenue d’un référendum (toujours pas décidé) sur la possibilité d’Alvaro Uribe de se présenter pour un nouveau mandat présidentiel en 2010. 

 

La gangrène du terrorisme et de la cocaïne touche y compris cette Cour suprême. Je vous en ai déjà parlé à satiété. Le silence des démocraties occidentales fait le jeu de ces clones de la corruption en Colombie. 

 

Comment une telle dégénérescence peut-elle être acceptée par les grands médias colombiens, et la presse internationale, sans la moindre réaction ?

  

Malgré l’appui de 79% des 45 millions de Colombiens cette semaine à leur président Alvaro Uribe dans le dernier sondage après sept ans à la tête de l’Etat, malgré la signature de plus de 4 millions de Colombiens favorables à un référendum sur la possibilité pour le chef de l’Etat de se représenter, malgré les succès du pouvoir contre les terroristes des FARC, les relais de la guérilla et du narcotrafic dans les organes judiciaires continuent d’imposer leur loi, celle de la complicité avec l’ordre castriste.

Cette indécente partialité de la Cour suprême explique pourquoi le principe du référendum n'a toujours pas été adopté par le Congrès. Les représentants et sénateurs craignent également de modifier la Constitution pour permettre à Uribe de se représenter en 2010. En deux mots, la Cour suprême tient l'agenda politique de la Colombie, avec un glaive à la main droite, et le poing gauche qui écrase la balance de la justice…

Je n’en crois pas mes yeux ni mes oreilles. L’un des trois magistrats colombiens de la Cour suprême, Yesid Ramirez, qui a voté, avec une certaine Maria del Rosario Gonzalez, la demande d’enquête contre les 86 députés favorables à un référendum (contre la seule opposition de Jorge Luis Quintero Milanes), est un présumé délinquant ! Je l’ai prouvé ici. 

 

Les rapports de l’UIAF (département d’enquêtes du ministère des Finances, équivalent du Tracfin français) sur trois hauts magistrats présumés coupables d’activités illégales, ont épinglé en 2008 quatre personnes: le président du Conseil d’Etat : Rafael Ostau de la Font, le magistrat de la Cour Suprême Yesid Ramírez (son ancien président), le magistrat du Conseil supérieur de la Judicature, José Alfredo Escobar Araújo, et l’ex-président de la Cour suprême Carlos Isaac Nader.  Mario Iguaran, alors procureur  général, connu pour ses liens avec l’extrême gauche, avait classé le dossier sans suite, malgré l’amoncellement des indices.  

 

Je vous rappelle que ces magistrats sont soupçonnés de contacts étroits avec Giorgio Sale, homme d’affaires italien arrêté et détenu dans son pays depuis novembre 2006 pour trafic de drogue et blanchiment d’argent. Il était lié à Salvatore Mancuso, le chef des paramilitaires colombiens extradé aux USA le 15 mai 2008 avec 14 autres « paras ».  

 

Selon une enquête de la revue Semana en juin 2006, 20 des 23 juges de la Cour suprême ont accepté une invitation de se rendre à Neiva (800 km au sud de Bogota) avec leurs épouses, le 9 juin de cette année-là, pour célébrer la désignation de Yesid Ramirez Bastidas par ses pairs comme président de la Cour. Les frais de voyage aérien aller-retour Bogota-Neiva (plus de 10.000 dollars), d’hôtel et de ces agapes (pour un montant indéterminé) ont été réglés par un certain Ascencio Reyes Serrano. Propriétaire de l’agence de voyage « Viajes y Turismo Basan », ce personnage possède un immeuble en co-propriété avec José Maria Ortiz Pinilla, extradé aux USA en 2007 pour trafic de drogue. «Nous n’avions pas à vérifier qui payait les frais de notre voyage et n’avons vu aucun mal dans ce déplacement », avait répondu sans s’identifier l’un des magistrats à la revue Semana. Cette réaction en dit long sur les facilités de la prévarication au sein de la Cour suprême, qui n’a rien à voir avec celles des USA.    

 

Yesid Ramirez Bastidas a également reçu en cadeau, en 2006, une montre en or onéreuse, de marque Locman, offerte par Giorgio Sale. Il l’a déjà reconnu !  

Mais qu’attend le pouvoir colombien, et la presse colombienne, pour dénoncer ce coup d’Etat permanent contre la volonté populaire ? 

 

20 juillet 2009 

 

Le ministre français des Affaires étrangères, renégat du parti socialiste au sein du gouvernement de droite, se doit de présenter ses excuses au régime démocratique colombien présidé par Alvaro Uribe.

 

Au lendemain de l’élimination de Raul Reyes, n°2 des FARC, le 1er mars 2008, l’ex-patron de Médecins sans frontières avait qualifié sa mort de « mauvaise nouvelle ». Sa naïveté lui avait laissé croire que Reyes pouvait à l’époque aider à la libération d’Ingrid Betancur. 

 

L’explosive vidéo de Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », remise aujourd’hui à Interpol par Bogota, confirme la véracité des fichiers saisis dans les ordinateurs de Reyes. Certains d’entre eux prouvaient que les FARC n’avaient aucune intention de libérer Ingrid Betancur. 

 

Nous attendons avec impatience l’acte de repentance que se doit de manifester Bernard Kouchner en présentant ses excuses au président Alvaro Uribe, pour avoir ainsi dénigré l’exécution d’un chef terroriste au sein d’une guérilla qui retient des otages depuis 12 ans.

20 juillet 2009 

 

Le bloc castriste en Amérique Latine va se lézarder avec la confirmation attendue, par Interpol, de la véracité de la vidéo sur le financement de la campagne électorale de Rafael Correa, en 2006, par les terroristes des FARC. 

 

L’enregistrement, remis à Interpol par Bogota aujourd'hui, montre le chef militaire des FARC, Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », dans une intervention en pleine jungle face à ses hommes peu après la mort, le 26 mars 2008, de Manuel Marulanda, fondateur de cette guérilla terroriste colombienne. 

 « Mono Jojoy » y lit un texte de Marulanda, écrit le 21 mars 2008, cinq jours avant sa mort, où le chef des FARC évoque « les dollars versés » pour la campagne de Rafael Correa, président d’Equateur, et les rapports avec Hugo Chavez, président du Venezuela. 

 

Ces preuves étaient déjà contenues dans les ordinateurs de Raul Reyes, l’ex-n°2 des FARC abattu par l’armée colombienne le 1er mars 2008, mais Correa les avait rejetées malgré la validation de ces contenus par Interpol. 

 

Rafael Correa a déjà qualifié de « montage » la vidéo, mais sa validation à attendre par Interpol prouvera qu’il a menti. Il ne lui restera plus qu’à démissionner, si la justice ne l’arrête pas auparavant pour complicité avec le terrorisme international. 

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