Imprescriptibilité

24 janvier 17

Ne nous endormons pas sur nos lauriers après l’abdication de Roman Polanski aux Césars. Ce n’est pas seulement une victoire des féministes, comme la presse tend à le faire accroire, mais de tous ceux qui combattent les violences sexuelles contre les mineurs.
Et cette lutte est loin d’être gagnée.
Les négationnistes de la pédocriminalité déversent une torrent de boue en ce moment dans leurs commentaires sur le renoncement de Polanski, tels que « fascisme, antisémitisme, inculture, femmes connasses, nazis, fachosphère », et j’en passe.
C’est un véritable mur pédocide qu’il va falloir abattre. Ce siège commence par l’obtention de l’imprescriptibilité pour les viols d’enfants, et c’est urgent, car le Parlement doit en principe adopter un nouveau texte avant la fin de la session en février. Sans une telle mesure, les victimes continueront à ne plus pouvoir porter plainte contre leurs prédateurs après avoir atteint l’âge de 38 ans.

 

12 janvier 17

Coup de théâtre à l’assemblée nationale. Le projet de loi sur les délais de prescription pour les crimes et délits a été repoussé ce jeudi et une nouvelle lecture devra avoir lieu dans les deux chambres d’ici la fin février.
Toutes les associations de défense de l’enfance doivent mettre à profit ce laps de temps pour lancer une puissante campagne de lobbying auprès des parlementaires afin d’obtenir l’inclusion dans le texte de loi de l’imprescriptibilité des viols sur mineurs.
Le projet rejeté jeudi l’a été à cause d’un amendement socialiste refusant d’allonger de six mois à un an le délai de prescription pour les délits de presse sur internet.
Comme ce même projet prévoyait de maintenir à 20 années après la majorité la prescription pour les crimes sexuels sur mineurs, rien n’interdit au Parlement d’allonger ce délai dans le nouveau texte, voire d’adopter l’imprescriptibilité.
Une action collective est indispensable auprès de tous les élus pour faire valoir ce droit des victimes à porter plainte contre leurs prédateurs sans aucune limitation dans le temps.
Voyez ici dans L’Obs ce nouveau témoignage d’une victime qui n’a pu traduire son bourreau devant les tribunaux à cause de la date-limite actuelle.

 

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