GAFAS

12 septembre 2009 

Il s’agit d’ « Angelo », terroriste des FARC chargé par ses chefs Cesar et Gafas de surveiller les 15 otages de cette guérilla libérés le 2 juillet 2009 par un commando des services secrets colombiens dans l’Opération Jaque (Mise en échec). 

Le rebelle du Front n°1 des FARC s’est rendu à l’armée face à la pression militaire dans la zone du Guaviare, au sud-est de la Colombie, où les 15 ex-otages avaient recouvré la liberté. 

11 MARS 2009 

Combien de fois faudra-t-il que je répète l’évidence face aux mensonges proférés par les FARC et relayés maintenant par « 008 », notre ineffable Noël Saez, sur le prétendu « achat » par le président Alvaro Uribe de ces deux geôliers des 15 otages (dont Ingrid) que le commando des services secrets colombiens a libérés le 2 juillet 2008 au péril de leur vie ? 

 

Ces deux guérilleros des Farc, capturés lors du sauvetage de l'otage Ingrid Betancourt et de 14 autres séquestrés dont les trois Américains, seront traduits devant la justice colombienne pour enlèvement, ont annoncé les autorités judiciaires. 


Gerardo Antonio Aguilar Ramirez, alias « Cesar », et Alexander Farfán Suarez, alias « Gafas », avaient été capturés par l'armée colombienne lors de l'opération Jaque (Mise en échec) qui avait permis en juillet dernier de sortir de la jungle un groupe de 15 otages, dont l'ex-candidate à la présidentielle et trois Américains. 


Les poursuites à l'encontre de ces deux membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ne concernent toutefois pas ce groupe d'otages, mais l'enlèvement de l'ancien sénateur colombien Luis Eladio Perez, relâché par la guérilla marxiste en février 2008 après six ans de captivité.
« Lors de l'enquête, le parquet a établi que les accusés avaient été chargés de surveiller l'ex-sénateur et d'autres otages depuis novembre 2004 jusqu'au jour de sa libération », ont indiqué les autorités judiciaires dans un communiqué.
Les deux guérilleros, actuellement détenus à Bogota, sont considérés comme des traîtres par les Farc qui considèrent qu'ils ont volontairement remis les otages à l'armée lors de l'opération de sauvetage.
Selon les témoignages des anciens otages américains, les deux hommes auraient également assuré leur surveillance dans la jungle, ce qui a conduit les Etats-Unis à réclamer leur extradition.
Cette demande avait été rejetée par la Cour suprême colombienne, qui a cependant autorisé l'extradition de l'un des deux pour trafic de drogue. 

Si Cesar et Gafas avaient décidé de se rendre avec leurs otages, ils auraient bénéficié des mêmes faveurs dont ont profité tous les autres guérilleros retournés, comme Wilson Bueno, alias « Isaza ». 

Isaza vit désormais en France en compagnie de toute sa famille, avec l’aide financière offerte par Nicolas Sarkozy aux frais du contribuable français, pour avoir libéré un seul otage, Oscar Tulio Lizcano… 

J’ai honte pour mon pays des déclarations de « 008 » sur le prétendu « achat » de Cesar et Gafas par le pouvoir colombien. 

6 mars 2009 

La cascade d’événements histrioniques survenus dernièrement dans ce superbe pays, si attachant pour son peuple compétent, dévoué et sympathique, obligera sans nul doute le président de Colombie à demander au Congrès l’autorisation de se représenter. Il a été élu en 2002 et réélu en 2006, à chaque fois au premier tour.

Non pas que le pays manque de personnalités capables d’assumer sa succession. Mais la tâche s’avère tellement rude, dans une démocratie gangrenée par les gauchistes à tous les niveaux de la société, qu’il garde l’image du sauveur. Ce n’est pas pour rien que 80% des Colombiens sont prêts à le réélire, selon le dernier sondage Gallup, après 7 ans de pouvoir. Je vous livre à la volée l’actualité récente en Colombie : 

-        Ernesto Samper, l’ex-président (1994-98) accusé d’avoir reçu 6 millions de dollars du cartel de la cocaïne de Cali pour sa campagne électorale, a évité de finir ses jours en prison grâce à l’appui d’un Congrès corrompu par les trafiquants. Plutôt que de rester discret pour savourer sa fin de vie dans son luxueux appartement des hauteurs de Rosales, à Bogota, il accumule les interventions grand-guignolesques : appui aux exigences des FARC l’an dernier, soutien au président vénézuélien Hugo Chavez, un ennemi juré de la Colombie, et maintenant accusation contre l’opération PHOENIX (l'élimination de Raul Reyes en Equateur) qualifiée par lui de « honteuse ». Je vous cite cette litanie car ce triste sire n’exclut pas de se représenter aux présidentielles !  (Merci à Fabio, j'avais parlé de l'opération Jaque)-        La Cour suprême, prompte à autorisée les extraditions aux USA de paramilitaires, comme HH hier, a refusé celle des terroriste des FARC César et Gafas, les deux geôliers d’Ingrid Betancourt, des trois Américains et des 11 autres otages libérés par l’armée dans l’opération Jaque. La Cour, imprégnée de taupes de la guérilla, engage des poursuites en chaîne contre les politiques en cheville avec les paramilitaires, mais n’a encore pas convoqué les complices des FARC dans le marigot politique colombien. Et Dieu sait combien ils sont nombreux ! 

-        Un chef du syndicat agricole a été arrêté cette semaine dans l’opération militaire contre les FARC dans le Sumapaz, montagne de 3000 m au sud de Bogota. Habillé comme un guérillero, il s’enfuyait avec les rebelles avec un téléphone cellulaire à la main quand il a été appréhendé. « J’ai été pris en otage par les FARC », a-t-il piteusement affirmé. Son syndicat ne l’a pas défendu, tant sont évidentes les preuves de sa complicité passée et présente avec les rebelles. Vous devez savoir que 1500 syndicalistes disposent d’une protection de l’Etat en Colombie, avec voiture et garde du corps. Comme par hasard, ce syndicaliste « attendait le bus dans la banlieue de Bogota » quand il a été enlevé ! Les assassinats de syndicalistes en Colombie ont été divisés par dix sous le régime d’Uribe, contrairement aux accusations des gauchistes internationaux. -        Le Pôle démocratique, parti de gauche infesté d’anciens guérilleros criminels du M-19 amnistiés dans les années 1990, vient de recevoir l’appui écrit des FARC. Son président Carlos Gaviria n’a pas daigné rejeter cette offre d’un groupe terroriste. 

-        La sénatrice Piedad Cordoba, qui roule pour les FARC comme le prouvent les documents de Raul Reyes, vient d’appuyer la possibilité pour Hugo Chavez de se représenter à la présidence du Venezuela, mais pas pour Alvaro Uribe ! Inscrite au parti libéral, elle est donnée par les derniers sondages comme la meilleure candidate de ce mouvement pourtant modéré. On imagine la tragédie de la Colombie si un mauvais candidat de droite permettait à cette adoratrice de Hugo Chavez et de Manuel Marulanda de gagner le scrutin !  Colibri va jubiler à la lecture de ce lignes, car en principe je ne suis pas favorable à un nouveau mandat d’Uribe, pour lui éviter de se faire accuser, même à tort, pour  dictature, comme c’est le cas pour le héros du Pérou, l’ex-président Alberto Fujimori, détenu et dont le procès sans aucune preuve est en cours à Lima. 

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