FRANCE

28 juil. 16

 

Le pouvoir actuel peut haïr les polémiques contraires à ses vérités officielles, il n’empêchera pas les hommes libres, jusqu’à nouvel ordre ( ?), d’en déclencher quand il s’agit de s’en tenir aux faits dans la lutte contre le terrorisme djihadiste.

 

Le prêtre Jacques Hamel a péri égorgé sur son autel par deux fous de Dieu, dont l’un, Abdel Malik Nabil Petitjean, était connu avant le crime pour sa photo, un fichier S le concernant, une tentative de se rendre en Syrie, et son intention de commettre un attentat.

 

Toutes ces données n’ont rien de secret, vous les trouverez dans les médias de ce jour. Mais aucun ne pose les questions qui découlent pourtant de leurs révélations.

 

1-   Depuis la fin juin, la police française avait établi un fichier S sur Nabil Petitjean à partir d’informations tardives des services turcs sur l’entrée en Turquie le 10 juin de cet individu, rentré le lendemain en France sans avoir pu se rendre probablement en Syrie, d’où la fiche S. Or on apprend aujourd’hui que si la police française n’a pu identifier son corps que trois jours après l’égorgement du prêtre, c’est qu’elle n’avait ni sa photo ni ses empreintes digitales pour comparer ces dernières à celles du corps, « car il n’avait pas d’antécédents judiciaires ». Donc, une fiche S a été remplie le concernant, avec son identité, sans recherche de son adresse, de sa photo et de son empreinte contenues dans le dossier de son passeport au fichier des préfectures, et par conséquent sans audition ni perquisition à son domicile. Il naviguait donc à Saint-Etienne-du-Rouvray et en France comme un poisson dans l’eau.

 

2-  Vendredi dernier, soit trois jours avant le massacre du prêtre, un informateur envoie une photo à la police française d’un individu, sans son identité, qui pourrait commettre « un attentat imminent sur le territoire français ». L’Uclat (Unité de coordination dans la lutte antiterroriste) a diffusé alors ce cliché à tous les services de police, gendarmerie, douanes. Mais aucun appel à la population sur ce risque, avec la photo du suspect, n’a été diffusé sur les chaînes de télévision. Qui peut nier que Nabil Petitjean aurait alors pu être repéré par ses voisins? Pourquoi cette alerte n’a-t-elle pas été lancée ? Aucun média ne pose la question, pourquoi ? Il le faut bien, pourtant, puisque l’état de guerre actuel laisse prévoir d’autres situations similaires. On arrête bien des criminels de droit commun avec des portraits robots, alors, avec une photo…

 

Il ne s’agit pas ici de polémiquer, ni de critiquer, encore moins de lancer l’opprobre, quand on sait l’immensité de la tâche policière, mais de rétablir les faits et de poser les questions. Elles peuvent servir pour l’avenir. Car le martyre du prêtre Jacques Hamel était évitable.

 

 

 

 

09 septembre 2014

Que la justice d’Amiens ait condamné aujourd’hui le prêtre Stéphane Gotoghian à 18 mois de prison ferme pour des agressions sexuelles sur mineurs, commises pendant dix ans, c’est une chose, même si les médias ne nous disent pas si le violeur, en liberté conditionnelle depuis sa mise en examen il y a déjà 20 mois, a fait l’objet d’une prise de corps immédiate, puisqu’il a décidé de ne pas faire appel.

Mais que l’on apprenne à l’audience l’absence de réaction de l’évêque d’Amiens à l’époque des faits, Jean-Luc Bouilleret, désormais archevêque de Besançon (ma ville, celle de Victor Hugo), mais aussi d’un ancien procureur, et d’un procureur général, quand ils ont eu vent des faits reprochés au prêtre à l’époque, là, je dis stop. Il faut aller plus loin qu’un compte-rendu d’audience.

Le Pape d’une part, et la Chancellerie d’autre part, se doivent de demander des comptes à cette brebis peut-être égarée et à ces juges qui sait atteints de surdité, tous présumés innocents il va sans dire.

Voici les faits relatés par la presse: Stéphane Gotoghian a été reconnu coupable pour « la gravité des faits commis au préjudice de cinq victimes alors qu’il avait autorité sur elles, pendant dix ans (entre 2002 et 2012), et que toute dangerosité ne peut être écartée». Le tribunal a accompagné la peine, soit trois ans de prison dont dix-huit mois ferme, d’un suivi socio-judiciaire de 5 ans. Il avait été mis en examen en janvier 2013. Les agressions sexuelles avaient eu pour cadre la paroisse de Fressenneville (Somme).

«On aurait pu arrêter ça bien avant», a regretté la procureure Françoise Dale dans son réquisitoire.

Ce « bien avant » est lourd de sous-entendus, aussi bien contre Mgr Bouilleret que contre les anciens procureurs qu’elle n’a pas nommés, mais la presse ne manquera pas de les interroger tous…

L’un des avocats des parties civiles, Me Jérôme Crépin, n’a pas eu la langue dans sa poche. «On a senti une partie de la communauté religieuse, dans ses plus hautes sphères, qui souhaitait continuer, si ce n’est à étouffer ces affaires, à régler ce type de problème en famille. Au-delà des principes qui régissent l’Eglise, il y a la loi qui nous régit tous», a-t-il souligné.

Les quatre victimes partie civile étaient «  très remontées  » contre l’évêque d’Amiens qui, selon l’un de leurs avocats, Me Baert, «  savait un certain nombre de choses  ».
Malgré des rumeurs persistantes, malgré le témoignage de trois abbés qui ont déclaré avoir prévenu oralement celui qui était alors évêque d’Amiens, Mgr Bouilleret a simplement retiré Stéphane Gotoghian des fonctions en contact avec des adolescents, mais ne l’a jamais suspendu. Après un entretien avec une famille qui lui a signalé des «faits» entre leur fils et le prêtre, « il a prévenu le procureur qui n’a pas lancé d’enquête, faute de détails », relate la presse.

Cité comme témoin Mgr Bouilleret confirme avoir alerté les autorités. Il l’a rappelé ce matin dès l’ouverture du procès. «  En 2006, une famille m’alerte. J’ai aussitôt alerté le procureur général et le procureur d’Amiens  », aurait déclaré l’évêque d’après nos confrères du Courrier picard.

La garde des Sceaux va sauter en l’air en apprenant cette absence de réaction du procureur concerné, et même du procureur général.

«C’est abominable», a répété Stéphane Gotoghian au sujet de ses actes, se qualifiant même de «monstre», lors de l’audience.

Ordonné prêtre en 2002 à Abbeville, il était aussi aumônier des scouts d’Europe à Amiens et prêtre du Vimeu depuis 2006.

L’épiscopat français a adopté des positions très claires au sujet des prêtres poursuivis pour agressions sexuelles. L’évêque doit inviter tout prêtre coupable de tels actes à se dénoncer à la justice ou la prévenir lui-même en cas de refus ou de tergiversations.

Le pape François en a remis une couche le 7 juillet dernier. Il avait alors dénoncé «la complicité inexplicable» d’une partie du clergé à l’égard des prêtres et des évêques pédophiles, et promis qu’il «ne tolèrerait aucun mal» fait à un mineur.
«Ce sont plus que des actions méprisables. C’est comme un culte sacrilège. Ces gens ont sacrifié ces garçons et ces filles à l’idole de leur propre concupiscence», avait-il insisté.

Le Pape a constitué une commission d’experts pour la protection de l’enfance au sein des institutions de l’Eglise catholique. L’un de ses membres n’est autre que Catherine Bonnet, pédopsychiatre française. Elle avait été suspendue par le conseil de l’Ordre des médecins à partir de 1996 pour avoir dénoncé des viols contre des enfants, et failli être radiée avant d’obtenir sa réintégration.  Elle avait publié en 1999 : « L’Enfant cassé, l’inceste et la pédophilie », aux éditions Albin Michel.

04 septembre 2004

En ce jour anniversaire de la République (que je n’ai vu célébrée ni par l’Elysée, ni par les assemblées, ni par les partis, ni dans aucun média jusqu’à ce jour à 23H00), le livre de l’ex-compagne du président français, véritable bombe à neutrons, dynamite le régime, et in fine tous les régimes qui en vivent.

Avec ce bouquin, la dignité de l’Etat a volé en éclats, après avoir été minée par chacun des successeurs du général De Gaulle, dans le silence successif de médias aux ordres.

On voit mal comment un chef d’Etat peut s’accrocher à son poste, dans une telle tempête, comme un pouce-pied. Il a perdu pied, et va crier « pouce ».

Pompidou le faux pur, Giscard le vrai pourri, Mitterrand le collabo, Chirac la chiffe molle, et Sarkozy le faux dur, et puis le dernier en date, l’arracheur de dents. Avec ces roitelets sans particule, sauf la commanderie de la légion d’honneur qu’ils s’attribuent une fois élus, ce n’était que le début de la fin.

La confession de Valérie Trierweiler fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour éclabousser le dernier héritier, et par ricochet les précédents, d’une Ve République sans queue ni tête, sauf pour les débats intimes, comme sous la fatale IIIe avec Félix Faure, avant sa reddition à la Collaboration.

Au lieu de commander, une fois acquise sa victoire dans un vote populaire, le pouvoir, quelle que soit sa couleur politique, s’est amnésié dans une dépendance des sondages ou des réactions qui le ligotent, par crainte du prochain scrutin.

Quand on veut plaire, on ne dirige pas un pays. On se fait élire conseiller général. Clémenceau, que j’exècre pour son jusqu’auboutisme sanglant en 1917, avait conclu sur l’Elysée: « La vie m’a appris qu’il y a deux choses dont on peut très bien se passer : la présidence de la République et la prostate.  »

Les Français vont finir par comprendre qu’eux-aussi peuvent se dispenser d’un président (après avoir raccourci un roi puis viré les autres) pour gérer leurs propres affaires. Les titulaires de la fonction nous ont menés aux abîmes.

Que monsieur Hollande n’aime pas les pauvres, les « sans-dents », c’est une chose abominable, si elle est vraie. Mais le pire, ce sont ces batteries de texto envoyés par icelui à Valérie, pourtant répudiée, quand son devoir l’appelait à recevoir Poutine et Obama, le jour de l’anniversaire du 6 juin 1944.

Cet homme ne dirige pas la France. Il est à merci de ses badigoinces dans ses sursauts intimes, salive, puis s’esquive.

Son prédécesseur brassait du vent, puis se perdait dans ses ritournelles dans l’oubli de ses engagements. Plus il parlait « rupture », plus il tombait dans la déconfiture.

L’autre Corrézien, girouette rouillée, ne savait plus à quel sein se vouer, en trois minutes douche  comprise. En douze ans, il a branlé du gîte, pour rester poli, sans boussole pour son étrave.

Ah le voyou, celui de la Francisque ! Il en est encore qui le regrettent, ce fidèle des infidèles, ami jusqu’au bout du génocidaire de juifs (l’infâme Bousquet), monstre du mensonge, espion polygame, aux frais de l’Etat, de tout ce qui bougeait, ou copulait.

Sans destin, puisqu’il a emprunté la rallonge de son nom, l’autre rufian, aux étreintes ancillaires, a mis la main dans le pot de confitures, pour y pécher les gros diamants de Bokassa, avant son « bonsoir », la bouche pleine de ses méfaits tout frais.

Et le bouffi de la banque, le gros Doudou, quand aura-t-on la relation de ses parties fines dans les yachts de Saint-Tropez ? Quand saura-t-on le fin mot de l’exécution de Markovic, le factotum d’Alain Delon ?

Depuis le général De Gaulle, nous n’avons plus qu’une horde  de « tant-pis » qui se sont gavés sur la bête. Le mieux n’a cessé de reculer, puisqu’il ne les a jamais concernés, sauf pour eux-mêmes.

Et pour les maintenir au pouvoir, voici les grands médias, et toutes leurs reculades, voire enculades si j’osais. Ils ont peur de la chute du tireur, je n’ai pas dit du tyran, même si son pouvoir y ressemble quand on touche à l’inexistence de la justice, qu’il contrôle, pour les enfants violés.

Lisez ce qu’ils disent, dans leur presse ! C’est un tollé contre le vitriol lâché par l’ex de Moi Président ! S’il tombe, le soi-disant président, ce sera comme un jeu de dominos : ils vont s’écrouler l’un après l’autre, les pseudo-journalistes, plus vite qu’un orgasme dans la rue du Cirque.

Dans le maelström d’un tel dégât, ils vont tout perdre, ces hérauts du pouvoir : le peu qu’il leur restait de lecteurs, et, surtout, la manne tombée, de l’Elysée, soit six cent millions d’aides à la presse (en euros). J’invente ? Voyez les réactions sur les réseaux sociaux, en totale opposition à ces médias.

Les autres régimes, spéciaux comme ils s’autoproclament dans un total déni de l’égalité frappée dans le marbre, ne manqueront pas de tomber avec la chute de l’usurpateur des voix de gauche. La SNCF, l’EGF, la police, les gendarmes, l’armée, finie la retraite à 50 ans ! Adieu aux prébendes des députés et sénateurs !

Sans président, sans assemblées, le pouvoir va retomber dans les mains du peuple. Qui sait comment réagiront les masses désespérées par ces nouveaux contrôleurs généraux, mis en place par les Capet puis maintenus sous les Empires et les Républiques ?

Je déteste les interrogations, par réflexe professionnel, mais je n’ai pas encore détecté ce qui va survenir. Je rêve, probablement, mais je viens de relire la fin du Second Empire, sous la plume de Victor Hugo. Il avait même acheté une vareuse en 1871 pour défendre la Commune et aller combattre l’occupant prussien devant Paris assiégé. Il a fallu l’en empêcher. Il avait 69 ans…

Et vous, qu’en dites-vous ?

 

 

 

 

30 juillet 2014

Dormez, brave gens ! Tout ce que vous lisez ou voyez sur les réseaux sociaux dont mon blog, mais jamais dans le torchon qui vous sert dans les godes, ni sur les écrans de télé, n’est que fadaise.

Les mères en détresse qui ne cessent de m’alerter sur le martyre de leurs enfants aux mains d’un prédateur sexuel ne peuvent être que délirantes parano ou victimes du syndrome d’aliénation parentale (SAP).

Ecoutez plutôt les leçons de l’expert psy Paul Bensussan, tellement puissant qu’il peut déchiffrer la parole de l’enfant sans l’avoir rencontré comme à Outreau et dans l’affaire en cours de la petite L.

Circulez, et estimez-vous heureux, le jour où vous découvrirez l’horreur commise par un parent ou un proche sur le fruit de vos entrailles, si vous pouvez ensuite revoir votre bébé à l’occasion.

Le nuage nucléaire de Tchernobyl s’était arrêté à nos frontières, aviez-vous appris de la bouche de nos élus à l’époque. Le cataclysme pédocriminel l’a imité.

Dormez, et surtout ne croyez pas ce que vous n’avez pas envie d’entendre !

14 juillet 2014

L’impunité de l’élite française dans une myriade d’affaires pédocriminelles ne peut plus durer, et doit être mise au jour, comme c’est le cas en ce moment même en Grande-Bretagne, où tous les violeurs de haut vol tremblent, y compris d’anciens procureurs sous leur perruque.

C’est la raison de cet appel à tous ceux – magistrats, policiers, politiques, agents secrets, conseillers, diplomates, etc – qui ont un jour été contraints de « couvrir » les crimes commis contre des enfants par des adultes au plus haut niveau de l’Etat français.

Contactez-moi sur le mail de mon blog (jacquesthomet25@live.fr) depuis un café internet, pour éviter d’être repérés par les Grandes oreilles. Je mets « repérés » au pluriel, car vous êtes innombrables, à la lumière de mes sources.

L’avalanche de révélations à Londres sur la putréfaction pédocriminelle dans le Royaume Uni depuis plus de trente ans a fait boule de neige. Lisez la synthèse de ces coups de théâtre sur le site français Dondevamos, une mine pour les défenseurs de l’enfance violée.

Le contrôle de cette chasse à l’homme échappe même au Premier ministre David Cameron. Il avait nommé la semaine dernière une baronne octogénaire anoblie comme chef de l’enquête, Lady Elisabeth Butler-Sloss. Elle vient de démissionner il y a deux heures, ce lundi 14 juillet, avant d’avoir commencé, accusée par des témoins d’avoir couvert une série d’affaires pédophiles, dont une étouffée par son frère alors procureur général, et celle d’un évêque anglican.

Ces révélations, loin d’être anonymes, proviennent d’anciens hauts fonctionnaires du parti conservateur, de députés travaillistes et d’un ex-agent du MI5 (services secrets intérieurs, soit l’équivalent français des RG et de la DST désormais regroupés au sein de la DGSI, Direction général de la sécurité intérieure). Tous ont accepté d’être photographiés !

La peur a changé de camp en Grande-Bretagne. Que cette pandémie positive touche enfin le pays des droits de l’Homme !

Dois-je rappeler l’affaire du Coral en 1982, étouffée sur ordre du pouvoir, comme l’a révélé par la suite le capitaine Paul Barril, ex-patron du GIGN et ancien officier de la cellule anti-terroriste sous la présidence Mitterrand ? Qui a oublié le scandale de cet ex-ministre « poissé » au Maroc avec des mineurs, selon l’ancien ministre Luc Ferry, aux révélations de 2011 restées sans suite ? Et j’en passe une kyrielle, inconnue du grand public.

Comme père et grand-père, j’ai du mal à imaginer que des compatriotes de ma génération, ayant été témoins de tels crimes et contraints, qui sait sous la menace, de fermer les yeux, puissent un jour dire adieu sans avoir ouvert ceux du pays, pour au moins réhabiliter les victimes des criminels.

Dois-je rappeler que ces confessions ne comportent aucun risque, hors l’honneur d’avoir vidé l’abcès dont ils souffrent sans nul doute en leur for intérieur, comme les petites victimes, puisque tout délit ou crime bénéfice d’une prescription au bout de dix ans.

 

03 juillet 2014

Sarkozy ne fera pleurer personne, sauf s’il met de l’oignon dans ses casseroles. Sa harangue contre les juges ne peut que déclencher le rire. Lui, ses prédécesseurs et son successeur n’ont jamais voulu qu’une justice à leur botte.

De la gauche à la droite, ils en ont abusé, en profitent et continueront leurs forfaits tant que les juges auront pour président du Conseil supérieur de la magistrature…le chef de l’Etat.

Le temps me manque pour un récapitulatif complet des abus judiciaires commis depuis la naissance de la Ve République. C’est le rôle des médias, mais leur passivité, pour ne pas dire plus, l’a réduit à celui d’autruches.

Restons dans le domaine qui continue de me hanter : l’impunité des pédocriminels depuis Outreau. Sous la présidence de Chirac, avec Sarkozy à l’Intérieur, une véritable forfaiture a été commise par le procureur général de Paris, Yves Bot, en décembre 1985.

En pleines Assises, à Paris en appel dans l’affaire d’Outreau, ce magistrat s’est immiscé dans l’enceinte, devant les caméras, en l’absence des jurés et des accusés, pour présenter aux prévenus, dont trois avaient pourtant avoué leurs forfaits, ses « regrets », avant même le délibéré des jurés.

Rappelons aux jeunes lecteurs de ces lignes (et élèves de l’école de la magistrature), qui l’ignorent peut-être, que le dossier Outreau avait été manipulé par le pouvoir de droite pour tenter de supprimer la fonction de juge d’instruction en France. L’excellent juge Fabrice Burgaud avait été voué aux gémonies par les politiques, relayés par une presse hélas complice, avec la complicité objective d’une gauche étrangement muette.

Non seulement la forfaiture d’Yves Bot – j’insiste sur le terme, en espérant qu’il me poursuive en diffamation – n’a pas été sanctionnée par le Conseil supérieur de la magistrature, mais le susnommé bénéficie depuis 2006 d’une sinécure à la Cour européenne de justice, au Luxembourg, comme Premier avocat général.

A gauche, le scandale des écoutes téléphoniques sous Francisque Mitterrand, pire que celui du Watergate, aurait dû provoquer la chute de cet ancien collaborateur, ami indéfectible de René Bousquet, mentor de la rafle de 42.000 juifs au Vel d’Hiv à Paris en 1942, jusqu’à l’assassinat de cette crapule en 1993.

Aucun des coupables dans la cellule élyséenne responsable des écoutes n’a passé un seul jour en prison. Et ainsi de suite…

14 août 13

Cette splendide chanson de Michel Jonasz (1975) ne vous prend-elle pas toujours aux tripes en pleines vacances, 38 ans après, comme c’est mon cas? (Titre exact : Les vacances au bord de la mer)

Rappelez-vous : « On allait au bord de la mer Avec mon père, ma soeur, ma mère On regardait les autres gens Comme ils dépensaient leur argent. Nous il fallait faire attention Quand on avait payé Le prix d’une location Il ne nous restait pas grand-chose. Alors on regardait les bateaux On suçait des glaces à l’eau Les palaces, les restaurants On n’faisait que passer d’vant Et on regardait les bateaux (etc) »

Chez nous, en Comté, on n’allait pas à la mer, c’était si loin, mais en colonie de vacances près du lac de Gérardmer, entre deux années au primaire. Le séjour manquait de sel, à tous points de vue, alors on écoutait Charles Trenet sur le poste à galène pour imaginer la Grande bleue. « Mais c’était quand même beau », pour paraphraser Michel Jonasz.

Pendant l’entracte estival du secondaire, on n’allait toujours pas à la mer. On se contentait de se baquer (baigner) dans l’Ognon, une rivière alors poissonneuse, après avoir travaillé pour de bon dans un emploi saisonnier, avec un salaire miséreux. Mais comme on était content !

Pour voir la mer la première fois, j’ai dû faire de l’auto-stop en compagnie d’un ami d’enfance, avec une petite tente de camping, j’avais 22 ans, et pas assez d’argent de poche pour prendre le train. Mais quels souvenirs, y compris celui d’une nuée de moustiques venus abréger sur la plage un épisode romantique !

Et puis je trouve cet article dans Le Parisien de ce jour, ci-dessous. Je me bats les côtes pour me dire que non, c’est un cauchemar, je vais me réveiller dans mon vrai pays, celui des valeurs : le respect de l’autre et des lois, le travail, la solidarité, etc.

Et puis non, c’était donc vrai : quatre voyous de banlieue (les médias préfèrent le mot : jeunes) s’invitent sans billet dans un TGV Paris-Perpignan « pour aller voir la mer », fument de la drogue dans le wagon, agressent les passagers, les frappent, insultent les contrôleurs, sans aucune réaction des voyageurs, obligent le conducteur à stopper à Lyon pour évacuer les voyous (« avec difficulté », je vous laisse traduire).

Malgré les voies de faits avérées, les quatre délinquants n’écopent devant le tribunal de Lyon que de 1 à 3 mois de prison « aménageables », donc sans aucune détention, peuvent donc s’ils le veulent poursuivre leur voyage « pour aller voir la mer », et, cerise sur l’étron, aucun des voyageurs agressés et témoins des violences n’a daigné porté plainte.

Voici l’article du Parisien:

Lyon : un TGV forcé de s’arrêter à cause de quatre jeunes Franciliens B. G. | Publié le 14.08.2013, 12h50 | Mise à jour : 14h58     Samedi, un TGV a dû marquer un arrêt imprévu à la gare Lyon-Saint-Exupéry. Dans une des voitures, quatre jeunes Francis Bouchetciliens multiplient les incivilités à l’égard des autres passagers. | (AFP/JOEL SAGET)   93 réactionsRéagir     «Ils voulaient voir la mer, ils ont fini à la barre du tribunal lyonnais», résume Le Progrès. Un TGV reliant Paris à Perpignan a dû être dérouté vers la gare de Lyon-Saint-Exupéry samedi pour faire descendre quatre jeunes Franciliens qui multipliaient les incivilités à l’égard des voyageurs. MON ACTIVITÉ Vos amis peuvent maintenant voir cette activité Supprimer X SUR LE MÊME SUJET •  Deux et trois ans de prison pour avoir lâché leur chien d’attaque dans un train Jugés en comparution immédiate à Lyon lundi, ils ont été condamnés pour «violences en réunion» à des peines allant de 1 à 3 mois de prison aménageables.

Ils «terrorisaient la voiture entière», selon la SNCF

Samedi matin, ces quatre jeunes, âgés d’une vingtaine d’années et originaires de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), avaient embarqué sans billet dans le Paris-Perpignan de 7h15 en gare de Lyon à Paris, direction la Méditerranée.

Fumant des joints et buvant de l’alcool dans une rame, les quatre provocateurs «ont commencé à agresser et à terroriser les voyageurs en milieu de train», selon un porte-parole de la SNCF. Ils ont alors commis plusieurs incivilités, arrachant les baladeurs des oreilles d’un passager, giflant une jeune fille ou insultant une autre passagère. Quand les deux contrôleurs à bord sont intervenus, ils ont été accueillis par une bordée d’injures. Les quatre resquilleurs étaient «très virulents» et «terrorisaient la voiture entière», selon la SNCF.

Le parquet a fait appel du jugement

«Face à une situation ne pouvant qu’empirer la décision initiale d’effectuer une exfiltration en gare de Nîmes a été abandonnée et c’est tout le TGV qui a été détourné sur Lyon», raconte Le Progrès. A la gare de Lyon-Saint-Exupéry, les fauteurs de trouble sont interpellés – difficilement – par la police. A leur arrivée en gare de Perpignan, les deux contrôleurs ont porté plainte pour «outrage et rébellion» envers agents de la SNCF, comme le veut la procédure en cas de débordements, précise la compagnie. Les voyageurs n’ont eux pas souhaité porté plainte contre leurs agresseurs.

Jugés lundi, ils ont été condamnés à des peines allant de 1 à 3 mois de prison, sans maintien en détention. Le parquet a fait appel du jugement, la condamnation étant jugée insuffisante, «eu égard à la gravité des faits», a précisé une source judiciaire. Certains étaient déjà connus des services de police et les quatre jeunes seront reconvoqués devant la cour d’appel de Lyon.

Début août, deux frères originaires de Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) avaient écopé de deux et trois ans de prison pour avoir lâché leur chien d’attaque sur un passager qui leur demandait d’éteindre leur joint à bord d’un TER reliant Marseille à Toulon. LeParisien.fr

 

08 août 13

 

On attend avec impatience les confessions de cette victime, âgée aujourd’hui de 49 ans, sur « une vie dans l’ombre de Roman Polanski » (le titre). Le livre va paraître aux USA en septembre (Atria books). La version en français en octobre.

 

Je vous recommande de lire l’article ci-dessous du Los Angeles Times, et de vous connecter sur le site du quotidien pour lire les commentaires des internautes sur ce papier.

 

L’immense majorité de ces lecteurs n’y va pas de main morte aussi bien avec le violeur qu’avec l’auteure de l’article.

 

Ce papier illustre la tolérance coupable de l’intelligentsia hollywoodienne face à la pédocriminalité dans ce milieu de dégénérés. L’auteure ne parle pas de viol dans le chapeau du papier mais de relation sexuelle (« having sex with »), et titre sur la publication « controversée » de la photo de couverture. C’est celle de Samantha, prise par Polanski un mois avant le viol. Comme si ce n’était pas bien de rappeler par l’image que ce monstre avait sodomisé une gamine de 13 ans.

 

 

Roman Polanski rape victim’s memoir features controversial cover

This photograph of Samantha   Geimer, which appears on the front cover of « The Girl: A Life in the   Shadow of Roman Polanski » was taken by Roman Polanski. (With   permission of Samantha Geimer / Atria Books)

By Rebecca Keegan

July 25, 2013, 12:41 p.m.

Samantha Geimer, the woman Roman Polanski was convicted of having sex with when she was 13, has released a provocative cover for her new memoir, « The Girl: A Life in the Shadow of Roman Polanski. »

The image is a photograph that the « Chinatown » director took of Geimer in 1977, three weeks before the notorious night that changed both of their lives.

In the photo, Geimer, then an aspiring model named Samantha Gailey, still has the chubby cheeks of a girl on the cusp of adolescence, a gold heart dangling from a chain on her neck and a far-away look in her eyes.

Polanski took the photo at Geimer’s home in Woodland Hills before coaxing her to pose topless.

Three weeks later, at another photo shoot at Jack Nicholson‘s home, the director gave Geimer a piece of a quaalude and some champagne, and raped her, according to court records.

Geimer, now 50, obtained the photo in a 1988 civil suit against Polanski, which resulted in the director agreeing to pay her $500,000 and surrender all the pictures he had taken of her. In a portion of the afterword to Geimer’s memoir provided by her publisher, Atria Books, Geimer’s lawyer, Lawrence Silver, shares some of the back story of the photo.

« In executing the search warrant, the police didn’t recognize the importance of a receipt/claim check from Sav-On Drugs’ photograph department, » Silver writes. « Years later, I was told that Polanski gave his lawyer the receipt, and they secured the printed roll of film and negatives from the drug store. During the civil suit, his lawyer had to turn those photos over to me. These photographs, important both legally and historically, would likely have never been discovered if not for the civil suit. »

Now 79 and living in France, Polanski has never returned to the U.S. to face sentencing in Geimer’s case.

s

In the last decade, the 35-year-old case has continually resurfaced.

In 2003, when Polanski was nominated for an Academy Award for directing « The Pianist, » Geimer wrote an op-ed for the Los Angeles Times, asking that Oscar voters « judge the movie, not the man. » In 2008, « Roman Polanski: Wanted and Desired, » a documentary largely sympathetic to the director, premiered at the Sundance Film Festival. In 2009, Swiss police arrested Polanski at the request of U.S. authorities, jailing him and placing him under house arrest. At the time, Geimer asked an appellate court to drop the charge against the film director, saying the publicity has disrupted her life.

Now Geimer will attempt to tell her side of the story, according to a description of the book released by her publisher, Atria Books.

« Samantha, as much as Polanski, has been a fugitive since the events of that night more than thirty years ago, » the description reads. « By telling her story in full for the first time, Samantha reclaims her identity, and indelibly proves that it is possible to move forward from victim to survivor, from confusion to certainty, from shame to strength. »

Polanski’s latest movie, a French-language adaptation of the Broadway play « Venus in Fur, » which premiered at the Cannes Film Festival in May, will be distributed in the U.S. by Sundance Selects.

« The Girl: A Life in the Shadow of Roman Polanski, » is due Sept. 17.

 

05 août 2013

 

Auteur de 11 viols sur des enfants dont certains âgés de 3 ans, Daniel Galvan a été arrêté à Murcie au sud-est de l’Espagne et doit être mis à disposition de la justice à Madrid.

 

Ce final a été obtenu grâce à l’active mobilisation populaire au Maroc contre l’amnistie accordée à ce criminel et à 47 autres détenus espagnols par Mohamed VI à la demande du roi Juan Carlos.

 

A quand la détention provisoire de l’ex-ministre français « poissé » au Maroc avec des mineurs, comme l’avait révélé l’ancien ministre Luc Ferry en mai 2011 ?  Cette « haute personnalité » n’avait pas été poursuivie au Maroc et avait regagné la France sans y être inquiétée, selon mes informations.

 

Si rien ne se passe en France pour une mise en examen rapide de ce présumé prédateur, devra-t-on en conclure que ce pays dit des droits de l’homme est gangrené par une pédocriminalité endogène ?

 

A suivre …

04 août 2013

Si le roi du Maroc a annulé ce soir sous la pression populaire l’amnistie du prédateur sexuel espagnol condamné à 30 ans de prison à Kenitra pour le viol de 11 enfants,  la même mobilisation se justifie, cette fois en France, pour que le régime chérifien révèle l’identité de l’ex-ministre « poissé au Maroc dans une partouze avec des mineurs ».

Cette information spectaculaire, fournie à la télévision en mai 2011 par Luc Ferry, ancien ministre sous la présidence de Jacques Chirac, n’a débouché sur aucune action répressive en France à l’encontre de cette personnalité, et l’enquête préliminaire de la justice a conclu à un classement sans suite dans la totale indifférence de la presse hexagonale.

Peut-on espérer que les Ong et autres associations françaises de défense des enfants lancent le même combat commun pour qu’éclate enfin la vérité sur ce fléau mortel de la pédocriminalité dans notre pays ?

Ou faudra-t-il attendre que les Marocains décident de le mener ?

Catégories
Archives