FICIB

 14 décembre 2008 

Le cri du cœur de notre contributeur « lebeb » a refait le plein, si j’ose dire, de ma détermination à dénoncer sans relâche le scandale d’Etat que constituent le traitement royal de la famille Betancur-Delloye et l’arrivée de terroristes des FARC dans mon pays sous couvert de repentance avec un visa de long séjour. Des familles entières de chefs des FARC bénéficient déjà d'un statut royal de « réfugiés politiques », avec argent, logement social, cours de français, etc, etc. Je le révèle dans mon livre sur « Les secrets de l'opération Betancourt » (Fayard).

Je remercie notre ami « lebeb » pour ses posts, surtout en sa qualité de donateur pour la FICB. Certains des récents commentaires sur ce blog m’avaient invité à laisser tomber ce thème au profit d’autres priorités, mais comment admettre le maintien d’une telle injustice ? Ce scandale illustre le régime monarchique en cours en France, avec une presse complice du pouvoir, et au bord de la faillite pour cette même raison. 

Comme le suggère « lebeb », il convient de « bombarder » pacifiquement les sites internet, et pas seulement le mien, de vos commentaires sur la dimension de cette supercherie. Le dernier développement ne vous a-t-il pas choqué ? Celui d’entendre Ingrid B. lancer son projet de Fondation (FIB) hier à Paris à l’occasion d’un sommet de quelques anciens prix Nobel de la Paix ! Que je sache, elle n’en est pas récipiendaire, même si elle croyait obtenir le prix cette année. Mais sa présence à ce sommet confirme sa volonté de l’obtenir, comme si le fait d’avoir été se jeter dans la gueule du loup, un jour de février 2002, suffisait à sa gloire après avoir passé six ans chez les FARC.  Le colonel Luis Mendieta vient de passer plus de 10 ans aux mains des mêmes terroristes. Il se battait, lui, les armes à la main, pour défendre ses hommes dans une caserne de l'est colombien. Il est toujours otage, et sa famille n'est JAMAIS invitée en France. Et il n'a toujours pas été élevé au grade de général, même s'il est enfin question de lui donner cette promotion.

Le scandale continue. L’hebdo Semana de Colombie annonce aujourd’hui, dans ses notes confidentielles, que TOUT LE RECENT PERIPLE D’INGRID AVEC SA MERE EN AMERIQUE LATINE, PENDANT 10 JOURS, AVEC DEUX GARDES DU CORPS DE NOTRE POLICE, A ETE PAYE PAR LA FRANCE ! Aucun média français n’a jamais posé cette question du financement de ce voyage, ce que nous, nous avons fait ici, et je doute que la question ne soit posée au Quai d’Orsay. 

Nos diplomates seraient bien avisés de réagir ici, sous couvert de l’anonymat bien sûr, pour nous faire part de leurs commentaires. C’était leur mission à eux, de remettre des lettres de Nicolas Sarkozy aux chefs d’Etat d’Amérique Latine sur la question des FARC. C’était le rôle de nos ambassadeurs, réduits en l’occurrence à servir champagne et petits fours dans leurs résidences lors de cette visite du duo Ingrid-Yolanda. La photo de Paris-Match à la résidence française de Bogota le 30 novembre illustre mieux qu’un discours ce que je crie depuis des lustres. On y voit notre ambassadeur dans le fond, debout dos au mur dans ce salon que je connais bien, et Yolanda, trônant dans un fauteuil. 

C’est dans ces mêmes lieux que cette dame avait reçu la Légion d’Honneur le 14 juillet 2003, avant de critiquer, dans un discours, la politique du président Alvaro Uribe. Depuis, elle a également obtenu la nationalité française. Je vous rappelle que pour recevoir notre passeport aujourd’hui, il faut parler français, ce qui n’est pas le cas de cette ancienne candidate à miss Bogota. A San José de Costa Rica, un ancien attaché commercial français doit se frotter les yeux tous les matins quand il se réveille ! Fabrice Delloye n’en revient pas : il a été nommé, par le fait du Prince (Nicolas 1er), ambassadeur de ce pays d’Amérique Centrale, et vient de prendre son poste. Combient de vrais diplomates attendaient-ils ce poste ? Pourtant, ils n’avaient pas passé les six dernières années à vilipender le président colombien, avec des termes comme « ignoble » et « dégueulasse », le lendemain de l’élimination par l’armée colombienne de Raul Reyes, le patron des FARC, le 1er mars 2008. Et c’est le même Alvaro Uribe qui enverra le 2 juillet un commando de neuf héros colombiens des services secrets libérer l’ex-femme de ce Fabrice Delloye, Ingrid Betancur… 

Allez-y, commentez ces scandales en chaîne partout, comme je le fais sur les salons du livre où je suis invité !   

29 novembre 2008 

Ce blog n’est plus seul à crier dans le désert face au scandale Betancur-Delloye. Les deux dernières lubies de la Colombienne dépassent les bornes: 

1-        Elle a donné une conférence de presse le 27 novembre à Paris, mais refusé de répondre aux questions ! Je suis ébahi, compte tenu de la complicité des médias français avec cette affaire d’Etat. 

2-        Elle a préféré manifester contre les FARC le 28/11 à Madrid et non à Paris. Or l’Espagne n’a jamais rien fait pour sa libération ! 

 

Même les comités Betancourt commencent à comprendre qu’ils n’ont été que des jouets dans les mains de la famille Betancur de 2002 à 2008. Ils avaient organisé la conférence de presse du 27, qui n’en a pas été une. Ils avaient pourtant verrouillé cette rencontre avec les médias : comme s’il s’était agit du président américain, il fallait, pour y être présent, avoir reçu une invitation ! Précision : je n’avais pas été invité. Ces comités qui vont se dissoudre depuis qu’ils ont été rayés de la carte par Ingrid il y a une semaine possèdent un haut sens de la liberté de la presse. Ce doit être une histoire belge (la nationalité du président de ces comités)… 

 

En tout cas, la dissidence gangrène leurs rangs. Voici une dépêche AFP sur le diktat de presse de Mme Betancur jeudi à Paris : 

« Les militants qui se sont battus pendant des années pour la libération d'Ingrid Betancourt veulent continuer le combat pour les otages de Colombie, à ses côtés, mais certains s'avouent désorientés voire déçus par l'attitude énigmatique de l'ex-otage.
Depuis sa libération le 2 juillet par les forces spéciales colombiennes, l'ex-candidate à la présidentielle colombienne a multiplié voyages et rencontres pour créer une fondation destinée à défendre les droits de l'homme mais a refusé toute explication et toute interview en France.
Sa priorité: la libération des 28 otages dits « politiques » retenus comme elle l'a été pendant plus de six ans par la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie.
Elle a appelé les Farc à « déposer les armes » et libérer les otages, lors d'un rassemblement à Madrid aux côtés du chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos.
Sa mère Yolanda Pulecio et sa soeur Astrid Betancourt étaient présentes au rassemblement parisien auquel elle avait appelé à participer, en écho aux marches organisées en Colombie.
Mais ses décisions contradictoires, son caractère trempé et ses changements d'agenda de dernière minute ont parfois désorienté voire déçu certains militants des comités de soutien, même si tous soulignent leur admiration pour quelqu'un qui a vécu « des souffrances au-delà de l'imaginable ».
Elle a demandé aux comités de soutien de changer de nom et de ne plus utiliser son image, les remerciant toutefois chaudement pour leur action et leur proposant une collaboration dans certaines actions de sa future fondation qu'elle devrait présenter le 13 décembre.
« J'ai senti qu'elle ne voulait plus qu'on l'associe aux 3.000 otages de Colombie« , dit Arnaud Crepel, l'un des militants de la Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt rebaptisée samedi Fédération internationale des Comités Libertad (Ficib).
« J'ai été déçu parce que je pensais qu'elle allait continuer à nous suivre dans notre combat pour tous les otages de Colombie« , confie comme d'autres ce militant du nord de la France présent lors de l'assemblée générale de l'organisation samedi.
L'entourage de l'ex-otage souligne sa « forte personnalité » et sa volonté de « tout maîtriser ». « Elle ne se laisse pas facilement influencer. Elle a du mal à faire confiance aux autres après ce qu'elle a vécu », reconnaît Dominique Bouillon, l'un des reponsables de la Ficib.
D'autres sont plus sévères. Elle est allée « rencontrer des responsables politiques européens à Bruxelles pour sa fondation alors qu'ils n'avaient pas levé le petit doigt pour elle! », s'emporte un militant de la première heure sous couvert d'anonymat.
« Elle est complètement dans son monde! Je ne comprends pas qu'elle aille marcher à Madrid et pas à Paris alors que l'Espagne n'a jamais rien fait pour elle », vitupère un autre.
Les cauchemars qui la hantent la nuit l'ont poussée à « prendre ses distances avec le conflit armé en Colombie même si elle est évidemment très préoccupée par le sort des 28 otages », explique Luis Guillermo Perez Casas, secrétaire général de la Fédération internationale des Ligues de Droits de l'Homme (FIDH).
L'ex-otage devrait, après la présentation de sa fondation, « se retirer quelques mois de la vie publique pour se reposer mais aussi pour écrire ses mémoires », poursuit-il.
« Elle est épuisée. Elle répond à ses mails jusqu'à 4H30 du matin et se lève à 07H00″, confie Adair Lamprea, présent lors de son enlèvement en 2002 et réfugié en France. « Il faut lui laisser le temps de se reconstruire », ajoute Hervé Marro, vice-président de l'ancien comité de soutien à Ingrid Betancourt (CSIB), rival de la Ficib, qui doit se réunir le 13 décembre pour se dissoudre.
« Elle ne nous doit rien. Nos efforts ont été remerciés par sa libération. C'est une grande dame », résume Nicole Courvoisier, militante suisse de Neufchâtel. » 

13 octobre 2008

Je vous livre cette information publiée par l'AFP et que m'envoie un lecteur. Une précision: la veille de l'attribution du prix Nobel, ces comités ont convoqué pour le lendemain une conférence de presse à l'hôtel Meurice, au cas où Ingrid Betancur serait couronnée, et envoyé un texte à publier si c'était le cas. A aucun moment ce texte ne parle des 3000 otages en Colombie ! Cet Olivier Roubi est le même qui avait appelé à me censurer le 2 juillet après la libération d'Ingrid Betancur, et affirmé, avant de revenir sur ses déclarations, que les otages avaient été libérés grâce à la reddition de la guérilla.

La Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt s'est dite vendredi « très déçue » après l'attribution du prix Nobel de la Paix à l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari, estimant que c'est une « très mauvaise nouvelle pour les otages et la paix en Colombie ».
« Nous sommes très déçus. C'est une très mauvaise nouvelle pour Ingrid
mais aussi une très mauvaise nouvelle pour les otages et la paix en Colombie », a
affirmé à l'AFP le vice-président de la Ficib, Olivier Roubi, après
l'annonce du prix Nobel.
  »Nous aurions aimé que le comité des Nobel reconnaisse, à travers le
prix, des années de mobilisation internationale en faveur des otages en Colombie
et partout ailleurs », a-t-il ajouté.  « Ce prix Nobel aurait été un levier extraordinaire dans le combat que nous menons depuis des années et aujourd'hui avec Ingrid pour la libération de tous les otages », a poursuivi Olivier Roubi.

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Mon enquête sort le 3 novembre 2008 en librairie. Réservez-le livre, publié chez Fayard !

Jacques Thomet

7 mars 2008 

Le président équatorien Rafael Correa a démenti les informations sur une libération imminente d'Ingrid Betancourt, des 3 Américains et de 8 autres otages.
« Cette nouvelle a été démentie. Il semble que cela fait partie du jeu de désinformation », a déclaré M. Correa lors du sommet du Groupe de Rio à Saint-Domingue.
Le président équatorien intervenait après un discours de son allié vénézuélien Hugo Chavez, qui avait fait état de cette rumeur citée par les médias équatoriens.

L'information avait été donnée par un canal de télévision équatorien, citant le ministre de la Sécurité d'Equateur, Gustavo Larrea, actuellement en déplacement à Buenos Aires.

7 MARS 2008

Ce coup de théâtre a été annoncé par Gustavo Larrea, ministre de la Sécurité d'Equateur.

Selon lui, les FARC vont libérer l'ex-candidate aux présidentielles de Colombie, otage de la guérilla colombienne depuis 2002, ainsi que les 3 Américains séquestrés depuis 2003, 4 policiers, 3 militaires et un Equatorien, soit au total 12 otages.

 

gustavolarrea1.jpg 

7 mars 2008

Voici le détail de cette information en espagnol 

 

 

Desde Buenos Aires, el ministro de Seguridad de Ecuador, Gustavo Larrea (foto), manifestó que « en los próximos días » tendría lugar la liberación de Ingrid Betancourt junto con otros secuestrados.

Las declaraciones fueron entregadas por el funcionario al canal de televisión ecuatoriano Noticias América 24.

Según indicó Larrea, la liberación de Betancourt tendría lugar junto con « tres ciudadanos norteamericanos, cuatro policías, tres militares colombianos y un ecuatoriano ».

Así mismo indicó que, antes de la muerte de alias « Raúl Reyes » la operación de liberación había sido negociada para realizarse el 14 de marzo.

Según informaciones obtenidas de varios portales informativos en internet y cadenas radiales, la operación se podría llevar a cabo icluso en « las próximas horas ».

El anuncio se dió luego que el ministro asegurara a tampranas horas de la mañana que Ecuador seguiría buscando la liberación de Ingrid Betancourt, « sin pedirle permiso ni a Uribe ni a Bush ».

 

  

C’est une nouvelle « bombe » sortie du disque dur dans l’un des trois ordinateurs du n°2 de la guérilla (tué par l’armée colombienne), saisis par l’armée colombienne après son décès et celui de 17 autres rebelles dans l’attaque de samedi. 

 

Le général Oscar Naranjo, directeur de la police nationale colombienne, a rendu public un courriel adressé le mois dernier à Raul Reyes par un autre commandant des FARC, Ivan Marquez, chargé des relations de la guérilla avec Hugo Chavez. Selon ce document, Marquez évoque « le financement des FARC par le Venezuela à hauteur de 300 millions de dollars ». 

 

Un autre texte de Raul Reyes révèle que Chavez, auteur d’un coup d’Etat manqué en 1992 contre le président Carlos Andrés Perez, et alors emprisonné pendant deux ans, l’avait remercié pour avoir reçu à l’époque une aide des FARC de 100 millions de pesos (plus de 200.000 dollars de l’époque). 

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Voici un autre document fondamental (cf. ci-dessus), daté du 18 février 2008, saisi sur l’ordinateur du n°2 des FARC et divulgué par Bogota ce 3 février. Il révèle que la guérilla allait demander à Hugo Chavez de recevoir ses 39 otages ‘politiques’ et les 500 guérilleros détenus en Colombie, jusqu’à la signature d’un accord d’échange avec le président colombien Alvaro Uribe. Raul Reyes évoque la pression « insupportable » sur les FARC pour laisser le CICR (Croix rouge internationale) rendre visite aux otages et les soigner.

« J’estime que c’est le moment de demander au gouvernement du Venezuela de recevoir les prisonniers détenus par les deux parties (note de ma part : Reyes veut dire les 39 otages ‘politiques’ des FARC dont Ingrid, et les 500 guérilleros incarcérés en Colombie), jusqu’à la signature de l’accord humanitaire.

Avec cette proposition, Chavez glanera davantage de protagonisme et nous mettrons fin à l’insupportable pression pour nous amener à accepter les visites aux prisonniers malades depuis la campagne sur les preuves de vie (note de ma part : le CICR a demandé aux FARC sans succès, à plusieurs reprises, de pouvoir rencontrer les otages pour les soigner).

(…) Nous encouragerions ainsi Chavez et Ortega (note de ma part : Daniel Ortega, président du Nicaragua) et d’autres gouvernement amis (Note de ma part : il fait allusion à la France) qui peuvent par la suite nous reconnaître (Note de ma part : il évoque l’état de belligérance de la guérilla, déjà reconnu par Chavez, et le retrait des FARC, par l’Union européenne, de la liste des organisations terroristes, déjà demandé par Chavez et que Paris envisageait de concrétiser si Ingrid Betancourt était libérée, ainsi que je vous l’ai déjà révélé) ».

 

L’opération Phénix de l’armée colombienne contre un camp des FARC en Equateur le 1er mars 2008, avec pour bilan la mort de 18 guérilleros dont le n°2 Raul Reyes, continue de faire des vagues.

Pour Quito, les révélations de Bogota sur les liens entre le gouvernement de gauche de Rafael Correa et la guérilla, à partir de documents saisis sur l’ordinateur de Raul Reyes, sont « un mensonge qui mérite un total rejet ». Selon l’un de ces textes en date du 18 février dernier, présenté cette nuit par le général Oscar Naranjo, directeur de la police nationale colombienne, le ministre équatorien de la Sécurité, Gustavo Larrea, aurait récemment rencontré Raul Reyes. Ce présumé document du n°2 des FARC révèle que le gouvernement équatorien aurait été disposé : - à reconnaître, comme Hugo Chavez l’avait fait récemment, le statut de « belligérance » de cette guérilla, - à régulariser ses relations avec les FARC. - à relever à la frontière les chefs de la police équatorienne qui ne soient pas favorables à la guérilla colombienne. - à recevoir des FARC, en échange, Pablo Emilio Moncayo, le fils du Marcheur pour la paix, Gustavo Moncayo, qui a parcouru à pied 1.300 km en Colombie en 2007 pour demander la libération de son garçon, un policier otage des FARC depuis près de 11 ans,

 

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