espagne

03 août 2013

Les Bourbons continuent de s’embourber à Madrid, cette fois avec un scandale de pédocriminalité après la libération mardi au Maroc d’un prédateur sexuel espagnol à la demande du monarque Juan Carlos.

Ce criminel, Daniel Galvan, avait été condamné en 2011 à trente ans de prison à Kenitra pour des viols sur onze jeunes garçons âgés de 3 à 15 ans, qu’il filmait pendant ses crimes, et à indemniser ses victimes à hauteur de 4800 euros chacune.

Pendant son séjour au Maroc à la mi-juillet, le roi Juan Carlos avait demandé à Mohamed VI d’accorder sa grâce à 48 détenus espagnols dans le pays maghrébin, et de renvoyer en Espagne l’un d’entre eux, malade, Antonio Garcia Vidriel, pour qu’il y purge sa peine.

Cette amnistie a été accordée mardi par le roi du Maroc.

Grâce au quotidien marocain Lakome, on a appris que Daniel Galvan était le dernier sur la liste de 48 prisonniers espagnols libérés vendredi 2 août par Mohamed VI, mais que sa présence résulterait en réalité d’une « faveur » accordée par Rabat au CNI, l’agence de renseignement espagnole.

Mohamed Benjedou, l’avocat de Galvan, a en effet indiqué que son client lui avait confié être un officier de l’armée irakienne qui avait collaboré avec les services étrangers pour renverser le dictateur Saddam Hussein. Par ailleurs, El Pais n’a trouvé aucune trace de lui au département des sciences océaniques de l’université de Murcie, où il prétendait avoir été professeur.

Galvan serait en réalité un Irakien de naissance, exfiltré en Espagne après la guerre en Irak par les services secrets, où il aurait reçu une nouvelle identité en remerciement de sa collaboration.

Il a été expulsé vers l’Espagne ce samedi, malgré les torrents d’indignation populaire dans les deux pays depuis l’annonce de sa libération mardi.

Le roi d’Espagne n’a toujours pas réagi à ce scandale, et son silence renforce les accusations contre lui dans les réseaux sociaux, avec juste raison.

Comment imaginer que ni lui ni son gouvernement n’aient été avisés avant l’amnistie marocaine de l’identité des détenus susceptibles d’en profiter, afin d’éviter toute erreur malencontreuse ?

Face au tollé dans  les deux pays, justifié par une telle horreur qui ne peut être une erreur, pourquoi le roi d’Espagne n’a-t-il pas :

- ou renvoyé au Maroc ce criminel pour qu’il y purge sa peine ?

- ou exigé que ce prédateur purge en Espagne ses 30 ans de prison, comme ce sera le cas pour Garcia Vidriel ?

Comment le peuple espagnol peut-il admettre comme prochain voisin un tel prédateur dans sa rue ?

 

20 mai 2013

 

Le quotidien espagnol El Pais, l’un des meilleurs journaux au monde, consacre sa Une et une page entière ce matin aux révélations sur les viols commis dans les années 1980, mais prescrits, contre des fillettes de la sélection espagnole féminine de gymnastique par leur entraîneur, Jesus Carballo.

 

Je tiens à vous relater cette affaire pour démontrer une fois de plus combien le combat contre la pédocriminalité est actif en Espagne, contrairement à la France.

 

Ce cas précis de gymnastes espagnoles violées impunément pendant des années illustre d’autre part l’énorme difficulté des victimes de tels prédateurs à dénoncer ces méfaits, puisqu’elles ont attendu d’avoir près de 50 ans pour parler.

 

Comme en France, les viols sur mineurs sont prescrits quand la victime a passé l’âge de 38 ans, et une fois de plus ce constat devrait pousser les législateurs à les rendre imprescriptibles, ce que j’ai déjà souligné ici.

  

Pour qu’éclate ce scandale, il a fallu une rencontre récente des anciennes gymnastes entre elles, au cours de laquelle elles ont l’une après l’autre commencé à oser révéler ce qu’elles avaient subi.

 

Cette prise de conscience collective les a conduites à porter plainte, et la police, relève El Pais, qualifie de « totalement vrais » ces actes criminels.

 

Un juge espagnol a classé le dossier pour prescription, mais les avocats des victimes et le Conseil supérieur des sports ont fait appel à Madrid.  

 

Agé de 69 ans, Carballo, sélectionneur des gymnastes pendant 30 ans, a été suspendu par la fédération de gymnastique dès que la plainte a été déposée. « Il a détruit ma vie », a affirmé l’une des victimes, aujourd’hui âgée de 48 ans.

13 juillet 2012

Le politiquement correct, ou l’ignorance de l’histoire chez les nouvelles générations, ont occulté un événement considérable :  la défaite des Arabes devant les troupes espagnoles le 16 juillet 1212.

Sans ce succès, l’Europe serait devenue un territoire musulman, sous la loi de la charia, comme à Kaboul, hier, où une femme accusée
d’adultère a été exécutée par le mari à coups de kalachnikov.

Aucun des médias n’en parle, après avoir célébré les 50 ans de l’indépendance algérienne, avec les succès économiques, sociaux et
individuels, en matière de liberté, que l’on connaît.

Nos ancêtres doivent se retourner dans leur tombe devant une telle cécité…

Quelle horreur!

31 mai 2011

L’Allemagne va devoir le payer cher si le gouvernement socialiste espagnol, en pleine décomposition après sa défaite sanglante aux élections régionales de dimanche dernier, a encore le courage de dénoncer la forfaiture de l’Allemagne pour sa mise en cause des concombres espagnols dans la mort de 15 citoyens de Hambourg, avant le retrait ce jour de ses accusations initiales dépourvues de la moindre preuve.
Jusqu’à ce soir mardi, le président du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, n’avait toujours pas daigné intervenir à la TV pour rétablir la réalité des faits et souligner le préjudice considérable commis aux dépens des agriculteurs locaux.
La presse allemande, relayée par celle des autres pays européens, a fait ses choux gras de la mise à l’encan des productions espagnoles avant l’autocritique du secrétaire d’Etat allemand à l’agriculure, selon qui « les concombes espagnols ne sont pas la cause de décès ».
Lors d’une réunion en Hongrie, la ministre espagnole de l’Agriculture, Rosa Aguilar, a annoncé tout à l’heure qu’elle allait demander des « compensations financières » à l’Union européenne pour ce préjudice à l’encontre des producteurs espagnols de fruits et légumes.
Ce n’est pas à Bruxelles, Madame la ministre, qu’il faut vous adresser, mais à Berlin et à la Chancelière Angela Merkel, pour réclamer ce manque à gagner.
Pour tout vous dire, je déguste ici en Espagne, de temps à autre, une salade mixte typique avec concombres (à ma demande car localement ce légume n’est guère consommé), tomates, asperges, salade, thon et poivrons. Si je n’écris plus, ce sera sûrement à cause de la fameuse bactérie Escherichia Coli (EHEC) qui m’aura frappé, en provenance de Hambourg.
Car l’insolite de l’histoire réside dans cette précision: tous les morts présumés résident à Hambourg. Nous aurions dnc une bactérie mortelle qui ne tue que dans cette ville, alors que des milliers de camions espagnols exportent jour et nuit des concombres, tomates, fruits et autres vers les 27 pays européens, dont la France, sans auucune victime.

Por Eduardo Mackenzie

8 de febrero de 2011

El juez Baltasar Garzón, que algunos quieren ver  instalado como asesor judicial del Presidente Juan Manuel Santos,  no logra salir de problemas con la justicia española. Por el contrario, el está, ahora más que nunca, en el filo de la navaja. Hasta el punto de que en días pasados declaró a la prensa de Barcelona que  estaba viviendo un verdadero « calvario ».

No hay que exagerar. Sin embargo, es cierto que la investigación que cursa contra él  en el Tribunal Supremo por  cohecho y prevaricación presuntos, por  la forma como financió su serie de cursos y conferencias en Estados Unidos, entre 2005 y 2006, está desembocando en nuevas curiosidades.

Según Manuel Marchena, el magistrado instructor de la causa penal de Garzón, es probable que otras empresas y fundaciones españolas hayan sido objeto del curioso « esquema recaudatorio »  del juez Garzón. Las empresas y bancos que financiaron la aventura intelectual de Garzón en Nueva York son el Banco Santander, BBVA, Caixa Catalunya, Telefónica, Endesa y Cepsa.

Marchena reveló que en el presupuesto que la Universidad de Nueva York envió al Banco Santander para uno de los seminarios de Garzón, y bajo el epígrafe « benefactores principales », figuraban  ocho nuevas entidades: Altadis, Caja Madrid, Coca-Cola España, Iberdrola, La Caixa, Telefónica, Fundación Ramón Areces y Fundación Carrol and Milton Petrie.

La duda que asiste a los investigadores es si tal financiación  es el resultado de favores hechos por el juez a esas empresas. Por eso el magistrado reclamó a las firmas patrocinadoras de los cursos de Garzón que identifiquen « todos los procesos penales tramitados por el juez que hubiesen afectado a esas entidades. »

Garzón se queja de que es víctima de una « caza de brujas » pues, según él, hubo  ampliación de la investigación « a hechos distintos a los que originaron la querella » inicial. Marchena responde que ello no es exacto pues él se ha limitado a investigar « a aquellas entidades a las que el propio querellado se dirigió solicitando una aportación económica » para sus conferencias.

Pero hay más. Oigamos lo que dice Manuel Molares do Val, un agudo comentarista español: « El 4 de mayo de 2006 el juez Fernando Grande-Marlaska, sustituto de [Baltasar] Garzón mientras éste estaba en EE.UU., ordenó hacer una redada en el bar de Elosua [en Irún, Guipúzcoa], para detener a los cobradores de ETA y estrangular los ingresos de la banda. Pero desde el interior del ministerio [del socialista] Alfredo López Rubalcaba se avisó al Faisán de que iban a producirse las detenciones, lo que desbarató la operación antiterrorista. Grande-Marlaska ordenó investigar ese delito que podía considerarse de colaboración con banda armada. Por entonces, debe recordarse, José Luís Rodríguez Zapatero trataba de alcanzar un acuerdo con ETA y pasar a la historia como el Gran Pacificador. Cuando volvió Garzón se quedó con el caso. El trabajo de Grande-Marlaska se abandonó y se olvidó. [...] Pasaron dos años hasta que Garzón fue apartado de la Audiencia Nacional por presuntos delitos relacionados con sus actividades personales, lo que ha permitido que otro juez, Pablo Ruz, reabra el caso. »

Ahora la justicia española quiere saber por qué Garzón congeló durante dos años esa investigación sobre  ETA y qué lazos existen entre Garzón y el ministro Rubalcaba y su patrón  Zapatero. Garzón, por otra parte, está encausado por vulnerar el derecho a la defensa de unos acusados al haber ordenador que les grabasen sus conversaciones con sus abogados en la cárcel.

¿En esas condiciones, qué puede esperar la ciudadanía colombiana del juez Baltasar Garzón si llega a ser nombrado asesor del presidente Santos? ¿Una consejería equilibrada,  racional, no ideológicamente motivada? ¿Qué puede decir Garzón sobre los famosos « pinchazos del DAS » cuando él los ordenaba alegremente en España?

Garzón ha demostrado ser incapaz de respetar ciertos equilibrios y ser el principal agente de la politización de la justicia en Europa. ¿Cómo podría él aportar la serenidad y la ponderación que tanto necesita el poder judicial colombiano en estos momentos de gran crisis y agitación,  de « choque de trenes » y de otras desgracias, como los procesos inicuos del Palacio de Justicia, las excarcelaciones escandalosas de horribles delincuentes, el auge de las Bacrim y de las FARC y las amenazas apenas veladas de futuros procesos infames contra el ex presidente Álvaro Uribe,  contra algunos ex ministros y altos mandos militares?

Es evidente que el polémico juez español aspira a utilizar a Colombia como trampolín para darse un baño de renombre internacional.  ¿Quiere  llevar a la picota a dos ex presidentes colombianos, Belisario Betancur y Álvaro Uribe, como la prensa bogotana cree saberlo, para obtener una revancha sobre las humillaciones sufridas  por cuenta de  la judicatura española?  Todo es posible. En todo caso,  Baltasar Garzón está en problemas y unas vacaciones en Colombia, así sea como asesor de Santos, no cambiará las cosas.

¿Cómo quedaría el presidente Juan Manuel Santos si su flamante asesor llega a ser llamado a Madrid?

¿Quién puede creer que, en esas condiciones, traer al juez Garzón, concesión evidente a la clique que dirige hoy la CSJ, hará que ésta renuncie a sus « conquistas » y planes, y a sus febriles aspiraciones de consolidar un gobierno de los jueces?

06 janvier 2010 

Les récents papiers de ce blog sur l’Argentine m’ont incité à enquêter, pour découvrir une sinistre réalité dont je ne connaissais que la pointe de l’iceberg : les anciens Montoneros, coupables d’attentats sanglants, d’assassinats, d’enlèvements et de tortures, grouillent à la tête de l’Etat à Buenos Aires depuis la présidence des Kirchner, et l’un d’entre eux, Carlos Bettini, est même ambassadeur en Espagne. 

Eduardo Luis Duhalde, secrétaire aux Droits de l’homme, Miguel Bonasso, député et conseiller présidentiel, Carlos Kunkel, porte-parole de la présidence (amnistié de ses crimes en 1984 par la loi Punto final dont les militaires ont été écartés), Rafael Bielsa, ex-ministre des Affaires étrangères qui a travaillé en exil pour Pinochet, Horacio Verbitsky, conseiller présidentiel, Anibal Fernandez, chef du cabinet présidentiel, Julio Cesar Urien, capitaine de frégate auteur de tortures dans les « prisons du peuple » et du « manuel d’instruction des milices montoneras », réhabilité par Kirchner en 2006 avec paiement rétroactif de sa solde depuis 1972, et surtout Nilda Garré, ex-ministre de la Défense de Nestor Kirchner, devenue ministre de la Sécurité (police et gendarmerie) en décembre dernier sous la présidence de Cristina de Kirchner. « Comandante Teresa » dans la guérilla des Montoneros, elle a été complice de crimes, commis notamment par son mari Juan Manuel Abal Medina et le frère de celui-ci, contre le général Aramburu en 1970 et l’ex-ministre de l’Intérieur Arturo Mor Roig en 1974 (qui avait légalisé les partis politiques et contribué au retour de la démocratie en 1973 avec l’élection de Juan Peron). 

Quant à Carlos Bettini, impliqué dans le meurtre du capitaine Jorge Bigliardi en 1975, donc en pleine période constitutionnelle sous la présidence d’Isabel Peron, il pourrait quitter incessamment son poste d’ambassadeur à Madrid pour devenir l’éminence grise de Cristina Kirchner, son ancienne petite amie… 

A noter que ni le roi Juan Carlos ni le président du Conseil José Luis Rodriguez Zapatero n’ont émis la moindre réticence à accorder ses lettres de créance à cet individu. 

20 décembre 2010 

Voilà non pas un conte de Noël, mais le cauchemar vécu par un professeur réputé de Cadix (Andalousie). Quand j’ai entendu les premiers commentaires de la TV espagnole sur ce scandale, j’ai cru qu’il s’agissait de la France ! 

Mais non, la péninsule ibérique, cible d’Al Qaida en 2004 avec les attentats meurtriers contre la gare de Chamartin (plus de 200 morts), est le cadre de cette nouvelle avancée vers l’inéluctable islamisation de l’Europe si aucune réaction n’intervient dans ses classes dirigeantes jusqu’ici complices. 

Pendant son cours de géographie sur les climats en Espagne, le professeur avait cité l’exemple du froid dans la région de Trévelez, près de Grenade, propice à la maturation du célèbre jambon « serrano pata negra » (les porcs n’y sont nourris que de glands), le meilleur au monde, et dont je me régale ici dans mon exil espagnol. 

L’élève musulman est alors intervenu pour lui dire que l’évocation du cochon « offensait sa religion ». Ses parents ont alors porté plainte, et le professeur, effondré mais soutenu par ses pais écoeurés, est désormais accusé  de « motivations xénophobes ». On attend la suite avec le plus grand intérêt. 

Avec un tel précédent, si le professeur est condamné, il ne restera plus qu’à supprimer Noël et le calendrier chrétien, puis à obliger tous les enfants européens à manger hallal à la cantine. 

J’exagère ? Je crains hélas que non.

NB Avez-vous lu ou entendu la relation de cette affaire dans les médias français ? J'en doute, car je n'ai rien vu sur leurs sites internet…

04 décembre 2010 

Il convient de répéter urbi et orbi que le coup de force engagé cette nuit par le pouvoir espagnol, avec la militarisation des aéroports et l’état d’urgence pour obliger les contrôleurs aériens à cesser leur grève sauvage qui laisse à terre deux millions de voyageurs, l’a été par un gouvernement socialiste. 

J’insiste : qu’auraient dit l’Internationale socialiste, le PS français et tous les autres camouflés du Grand soir, si cette mesure avait été prise par la droite ? « Le franquisme reprend la main en Espagne », sans nul doute. 

Aux Baléares, ce sont des policiers de la Garde civile – terreur des Républicains sous Franco – qui ont obligé les contrôleurs à se remettre au travail sous la menace de leurs pistolets. Je n’invente rien. Cette révélation a été faite par le porte-parole local des grévistes, Javier Zanon. « On dirait que l’on vit dans une dictature du tiers-monde », a-t-il commenté. 

Puisqu’il s’agirait de dictature, lui et ses coreligionnaires semblent oublier qu’ils en usent depuis belle lurette : celle de la mafia. Ces fonctionnaires espagnols ne travaillent que 32 heures par semaine et gagnent entre un et deux millions d’euros par an, dans un pays où le SMIC dépasse à peine la moitié de son équivalent français, grâce au chantage permanent auquel a mis fin le socialiste Zapatero, président du gouvernement. Mais c’est surtout son adjoint, Alfredo Perez Rubalcaba, appelé à mon avis à un brillant avenir sous le faux air bonasse que lui confère sa barbe de timide mendiant, qui a pris les rênes dans ce combat contre le syndicat de la mafia aéroportuaire. 

Peut-on espérer que cette première, dans l’histoire démocratique espagnole depuis la mort de Franco en 1975, fasse tache d’huile en France ?  J’en doute, mais sait-on jamais…Le mollasson Nicolas Sarkozy, un faux dur de première, imitera-t-il Madrid si la caillera de banlieue recommence la pagaille, ou si les privilégiés de la SNCF et de la RATP empêchent les salariés de se rendre à leur travail ? L'armée sera-t-elle invitée à remettre de l'ordre en France dans de telles atteintes aux libertés, comme le souhaite la majorité des citoyens ?

Si l’ex-président Jacques Chirac avait eu le courage de décréter la manière forte, comme l’Espagne hier, pendant la grève tragique de cinq semaines du transport public en 1995, les fonctionnaires de la SNCF, de la RATP et des autres entités privilégiées de l’Etat, seraient aujourd’hui obligés de travailler comme tout le monde, et non pas de continuer à prendre leur retraite à 50 ans ! 

04 décembre 2010 

L’Espagne du socialiste José Luis Rodriguez Zapatero vient d’oser ce que le régime français de la mollesse (gauche et droite confondues) n’a jamais au le courage de faire : militariser les aéroports et obliger les contrôleurs aériens à cesser leur grève sauvage qui bloque à terre deux millions de vacanciers depuis hier pendant le plus grand « pont » de l’année, avec en prime l’état d’urgence (« alarma ») décrété pour la première fois depuis le retour à la démocratie en 1978. 

03 DECEMBRE 2010 (Installé en Espagne, je ne puis rester muet face à l’énorme scandale des contrôleurs aériens locaux, semblable à celui de la SNCF et de la RATP en France. Je relance donc ce blog, provisoirement, jusqu’à la création du nouveau site que mes faiblesses techniques n’ont pas encore permis d’engendrer). 

L’Espagne du socialiste Zapatero, déjà sous l’épée de Damoclès d’une explosion financière après la Grèce et l’Irlande,  affronte un défi majeur ce vendredi avec la grève sans préavis des contrôleurs aériens durant le plus grand « pont » de l’année, celui  de la Constitution. Au total, près de deux millions de passagers vont perdre leurs congés à cause de ce mouvement qui bloque tous les aéroports d’Espagne (sauf l’Andalousie). Les contrôleurs aériens veulent garder leurs prébendes, menacées par un décret royal de ce jour qui les place sous le contrôle du ministère de la Défense, et les empêche dorénavant de bénéficier d’avantages iniques. 

Pour 1670 heures par an, soit 32 heures par semaines, cette mafia permet à ses membres de gagner entre un et deux millions d’euros par an !  Les contôleurs se sont fait passer pour « malades » pour justifier leur absence brutale à leur postes de responsabilité.Le chef socialiste du gouvernement, Zapatero, vient de demander à l’armée de remplacer les contrôleurs en grève à partir de 21H30 ce vendredi. C’est une première dans l’histoire espagnole de gauche ! 

Si la droite avait décidé une telle opération, la gauche mondiale aurait crié au retour du franquisme, comme le signalent des internautes sur le site du quotidien socialiste El Pais ! 

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