DANIEL PARFAIT

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Fuera de colección

La liberación de Ingrid: Pasos en falso
Jacques Thomet
 
Periodismo y Actualidad
Páginas:
264 páginas

ISBN:
978958422351-7
Formato:
15 x 23 cm.
Encuadernación:
Tapa rústica
Sello:
Diana
No. de Edición: 
1
Publicación:
Febrero 2010
 
Precio: $ 49,000.00
   
  Pasos en falso.
  Íngrid Betancourt fue secuestrada el 23 de febrero de 2002 y liberada el 2 de julio de 2008. En este libro se sacan a la luz hechos desconocidos sobre las acciones de su familia y de los gobiernos de Francia y Colombia para rescatarla de las farc. Se revelan, especialmente, los pasos en falso que dio el gobierno francés, manifiestos en declaraciones erróneas, iniciativas absurdas y métodos cuestionables para intentar sacar a Íngrid de la selva. Jacques Thomet cuenta cómo Francia dilapidó millones de dólares en viajes inútiles, operaciones secretas desatinadas, pago de un rescate a falsos rebeldes, concesión de asilo político a familiares de los jefes guerrilleros para liberar a la rehén de sus secuestradores, sin el menor éxito. Desde el Palacio del Elíseo, y a través de la familia Betancourt y del ex marido de Íngrid, Fabrice Delloye, se ayudó a que los franceses tuvieran la percepción de que el presidente de Colombia, y no las farc, era el responsable de su largo cautiverio. En este libro se controvierten muchas verdades “oficiales” y se muestra una imagen de Íngrid Betancourt distinta de la de una Juana de Arco a punto de ser sacrificada, con la que muchos la identificaron, gracias a la propaganda del gobierno francés y al halo mediático que ayudaron a darle familiares, amigos y simpatizantes. También en este libro se informa por primera vez de sucesos ignorados sobre
la muerte de Raúl Reyes y la Operación Jaque.

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 1er mars 2010 

Voici un article du « quotidien des francophones du Mexique » : 

L’Ambassadeur de France Daniel Parfait, 59 ans et célibataire endurci, aura donc conquit le cœur d’une belle mexicaine en épousant la créatrice de mode Cristina Pineda le vendredi 29 janvier dernier à Puerto Vallarta. Qui est Cristina Pineda? Les détails de la noce?  Le Grand Journal a enquêté pour vous… 

Le 17 avril 2008, Daniel Parfait, directeur des Amériques et des Caraïbes au quai d’Orsay est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire au Mexique. Il arrive quelques semaines plus tard en compagnie d’Astrid Bétancourt, la sœur d’Ingrid, qu’il a connu en poste en Colombie où il fut nommé entre 2000 et 2004. Alors que le monde apprend la libération de la prisonnière la plus connue du moment, le 2 juillet 2008, Astrid part à sa rencontre et ne reviendra plus, laissant notre Ambassadeur célibataire et très libre. 

Depuis plusieurs mois Daniel Parfait et Cristina Pineda sont ensemble et les petits potins allaient bon train…. A plusieurs reprises ils voyagent dans l’état de Veracruz notamment pour la présentation du Dfashion et l’Ambassadeur intervient même sur différents projets de mode. 

Beaucoup d’entre vous connaissent la belle demoiselle qui est une créatrice en vogue dans le monde de la mode mexicaine.  Elle fonde son entreprise en 1995 avec Ricardo Covalin et monte ses boutiques fashion dans les plus belles stations balnéaires du Mexique telles que Can cun, Cozumel, Los Cabos, mais aussi sur Mérida, Monterrey, Mexico DF, en ville et dans les aéroports. 

Mentionner Pineda-Covalin c’est faire référence à des créations d’inspiration précolombienne, costumes et vêtements typiques dont les couleurs roses mexicain, vert olive, bleu électrique et jaune d’œuf sont estampillées de papillons monarques ou autres symboles forts de la culture mexicaine comme l’arbre de la vie, le cacao ou la “piedra del sol“. La plupart des accessoires, comme les boucles d’oreille, colliers, pendentifs, ceintures et autres chaussures ou sacs sont souvent  travaillés en soie.tains comparent  Pineda-Covalin à la maison Hermes mais dans un registre très mexicain… ! 

Nos deux tourtereaux ont donc organisé leur noce à Puerto Vallarta pour se marier sur la plage de Majahuitas, dont la spécificité est d’être accessible uniquement par la mer… ce que fit Beatriz Paredes, la puissante patronne du PRI qui arriva à bord d’un yacht de luxe vendredi 29 janvier vers 23 heures. Elle ne restera pas sur place pour des raisons de sécurité mais lalupart des invités auront profité du lever de soleil !! 

De nombreux vives dont le milliardaire Carlos Slim furent de la partie et le dîner fut bien évidemment préparé par Thierry Blouet, chef propriétaire du Café des Artistes et président du festival gourmet international de Puerto Vallarta. 

Notre Ambassadeur est maintenant directement plongé dans la culture préhispanique et devra certainement rouvrir les livres de Jacques Soustelle pour mémoriser les noms de tous les dieux mayas ou aztèques tels que Quetzalcóalt : dieu de l’Est, vie et jumeaux, du vent, de l’artisanat, inventeur du calendrier dont la couleur est le blanc ozilopochtli : dieu du Sud, de la guerre, de la chasse, du soleil, maître du monde dont  la couleur est le bleu… car Cristina sera certainement incollable sur le sujet !! 

Le Grand Journal se joint à ses lecteurs pour leur souhaiter beaucoup de bonheur… Felicidades et bienvenue au grand club des binationaux Mr l’Ambassadeur….!! 

Alain Figadère

http://programmes.france2.fr/cafe-litteraire/index.php?page=article&numsite=1487&id_article=3218&id_rubrique=1490

18 AVRIL 2009

Voici le lien, ci-dessus.

Je vous laisse voir et commenter.

J'y reviendrai ensuite.

30 mars 2009

  

Voici un papier de politique.net:  

  

Week-end mexicain de Nicolas Sarkozy : l'ambassadeur de France à Mexico dans le collimateur de l'Elysée


publié le lundi 30 mars 2009 à 18h21

Le feuilleton à rebondissements sur le week-end de Nicolas Sarkozy au Mexique s'essouffle. La polémique aura duré une bonne semaine et le flou demeure. Qui a payé le week-end privé à 50 000 dollars ? (estimation de Mediapart). Après plusieurs communiqués et démentis de part et d'autre, on en est resté à « un groupe d'entrepreneurs mexicains » sans plus de précisions. L'Elysée renvoie au gouvernement mexicain qui affirme ne pas avoir participé aux frais. Tout aurait été payé par Roberto Hernandez Ramirez, le propriétaire de l'hôtel où Nicolas Sarkozy avait séjourné.

Une affaire s'essouffle quand il n'y a plus de rebondissements. Rue89 a bien tenté de relancer le feuilleton en révélant que les liens du propriétaire de l'hôtel avec le narcotrafic n'étaient pas que des rumeurs, mais rien n'y a fait. Le thème du narcotrafic a d'ailleurs été le principal argument de la contre-attaque élyséenne menée par Frédéric Lefebvre. Faire de Nicolas Sarkozy l'hôte complice d'un narcotrafiquant a été la goutte d'eau. Le porte-parole de l'UMP a pu s'indigner et a pris pour cible un symbole de ce paysage médiatique qui échappait au contrôle de l'Elysée : Jean-Michel Aphatie. Le journaliste politique avait ironisé sur Canal +, en évoquant la « cocaïne » qui pouvait se trouver dans la chambre d'hôtel du président. La contre-attaque de Lefebvre a été suffisamment efficace pour que Jean-Michel Aphatie accepte de se rendre sur le plateau de + clair dans la même semaine, en compagnie du porte-parole de l'UMP, pour se justifier et expliquer qu'il l'avait dit sur le ton de l'humour. On s'attendait à un clash entre les deux hommes, il n'a pas eu lieu et Frédéric Lefebvre s'en est pris, avec une bonne dose de mauvaise foi, au site Rue89 qui avait été l'un des premiers à faire le lien entre Ramirez et le narcotrafic.

Comme le soulignait Arrêt Sur Images lundi 23 mars 2009, « Le feuilleton des vacances mexicaines des Sarkozy est sur le point de se terminer en eau de boudin ». La pression médiatique est retombée. L'heure des règlements de compte a peut être sonné. C'est en tout cas ce que laisse entendre l'Express dans son édition du 25 mars 2009. L'Elysée tient l'ambassadeur de France à Mexico pour responsable de ce feuilleton à rebondissements. Le diplomate aurait dû alerter l'Elysée de l'identité sulfureuse de l'hôte mexicain :

« Nicolas Sarkozy ne décolère pas contre l'ambassadeur de France à Mexico, Daniel Parfait. Il estime que le diplomate aurait dû le mettre en garde contre les conséquences de son séjour dans la propriété d'un homme d'affaires controversé. Cette rancœur est attisée par un précédent fâcheux: en juillet 2003, Daniel Parfait était ambassadeur en Colombie lors de la visite officielle de Sarkozy. Ce dernier, alors ministre de l'Intérieur, lui avait reproché de ne pas l'avoir informé de l'envoi d'une équipe de la DGSE au Brésil. La mission secrète, qui devait permettre la libération d'Ingrid Betancourt, avait échoué, et la polémique éclaté en plein séjour de Sarkozy à Bogota »

On ne saura sans doute pas qui a vraiment payé le week-end privé de Nicolas Sarkozy au Mexique. En revanche, on va scruter à la loupe les prochaines nominations des ambassadeurs. Si celui de Mexico est mis au placard, on saura pourquoi.

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17 mars 2009 (Si les médias veulent publier cette exclusivité, j'en serais fort aise, mais svp citez mon blog en échange !)

Quand on a été pris en otage par la guérilla de Colombie, il vaut mieux s’appeler Ingrid Betancourt, alors candidate à la présidence colombienne et désormais aidée par la France, que de porter le nom de Christophe Beck, un entrepreneur français ruiné et désormais au bord de la misère.   Elle, qui s’est jetée dans la gueule du loup (les FARC) pour faire remonter une cote exsangue dans les sondages (0,3%), a été médiatisée pendant son calvaire, transformée en héroïne par le pouvoir français, et reçue à grands frais à Paris dans un hôtel 5 étoiles. 

Lui, séquestré à son corps défendant par l’autre guérilla de l’ELN de 2005 à 2006, est sans le sou après la vente de tous ses biens par sa famille pour payer une rançon de 600.000 dollars aux terroristes. A 64 ans, il vit avec son épouse Martine dans un mobile home prêté par un ami, près de Perpignan, avec une retraite de 1200 euros par mois.  Un abîme sépare les deux ex-otages dans le traitement par l’Etat français de leurs cas respectifs, mais bien au-delà de ce que j’avais déjà relaté ici et dans mon dernier livre sur Les secrets de l’opération Betancourt (Fayard). L’entretien que je viens d’avoir par téléphone avec Christophe Beck fait froid dans le dos, et va plus loin encore dans les révélations contenues  dans son récent livre L’otage oublié (Jean-Claude Gawsewitch). 

Pendant l’enlèvement d’Ingrid Betancourt, la famille et l’ex-mari de l’otage ont été reçus à de multiples reprises par les présidents Chirac puis Sarkozy, par les ministres des Affaires étrangères Villepin puis Douste-Blazy. Le battage des médias s'est amplifié sans relâche.

Pour sauver Christophe Beck, la France a opéré un hallucinant silence radio. « Mon épouse a envoyé une lettre recommandée à Jacques Chirac. Il ne lui a jamais répondu », s’exclame ce chef d’entreprise. « Aucune autorité parisienne ne l’a jamais reçue ni contactée. Ni Douste-Blazy, ni Noël Saez (note de ma part : cet ancien consul a effectué 25 voyages en Colombie pour tenter d’obtenir la libération d’Ingrid sans aucun succès), ni Daniel Parfait (note : alors directeur des Amériques au Quai d’Orsay et amant d’Astrid, la sœur d’Ingrid, qui n’avait pas divorcé de son mari comme je l’ai révélé ici), ni personne, à part un quatrième couteau du Quai », s’indigne-t-il. « Si je venais à rencontrer Douste-Blazy, je lui mettrais deux baffes. Il nous a pris pour des cons ! », assure l’ancien otage. Le mépris de l’ex-ministre face à la détresse du Français Christophe Beck contraste avec sa dévotion à la cause de la Colombienne Ingrid Betancourt. J’ai révélé dans mon livre déjà cité que Douste-Blazy avait osé proposer à un ami journaliste français, qui partait en reportage en Colombie, de transmettre un message aux FARC : vous libérez Ingrid et on vous retire de la liste des organisations terroristes ! Le collègue avait refusé. 

Pis encore. Le Quai et le consulat de France à Caracas (note : M. Beck avait été enlevé au Venezuela puis vendu à la guérilla colombienne par ses geôliers) n’ont cessé de demander à la famille du Français de « ne pas médiatiser. Ce fut abject. Ils ont même insisté pour que notre député-maire des Pyrénées Orientales, François Calvet (UMP), cesse de politiser mon affaire », révèle l’ex-otage. Son calvaire aurait pu « prendre fin six mois plus tôt, assure-t-il, si le ministère français avait accepté d’aider les miens pour obtenir un prêt de 10.000 euros – j’insiste sur ce point : ma famille n’avait pas demandé un don – afin de boucler la rançon. Le Quai n’a pas donné suite, alors qu’il nous restait un lopin de terre en France qui pouvait servir d’hypothèque. Ce refus a obligé ma femme à liquider notre propriété de 1.500 bovins, développée après des années d’effort, sept jours sur sept. Nous nous sentions un peu les ambassadeurs de la France, avec cet élevage d’abord bas de gamme devenu un bétail de race, que je présentais dans les concours agricoles ». 

Le parcours de l’ancien otage mérite d’être retracé. Patron d’une entreprise de construction métallique, « Beck & Cie » à Perpignan, il l’a revendue à ses ouvriers qui ont en fait une coopérative. Lui-même a contribué au montage de son capital, payé les juristes, et « fait du social », comme il aime à le rappeler, avant de partir pour une nouvelle aventure au Venezuela achevée dans les larmes.  « Leur société reste la première du Languedoc-Roussillon en la matière», dit-il avec fierté, en avouant que ses anciens employés « l’invitent régulièrement au restaurant ».  « Aujourd’hui, je commence seulement à reprendre des couleurs, explique-t-il, car quand on rentre d’un tel chemin de croix, on est déphasé, paumé, détraqué. Je me perdais même dans Perpignan que je connaissais pourtant comme ma poche ». Dans leur mobile home, Christophe et Martine ne pourront pas lire ce reportage. « Nous n’avons pas de ligne téléphonique fixe, et donc pas accès à internet… », avoue-t-il. 

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9 MARS 2009

Voici ma réponse à Noël Saez (photo) après son entretien au Figaro, que je vous transmets ci-dessous. J'espère que ce média la publiera. Je l'ai envoyée par courriel:

Auteur de deux livres sur la Colombie (« Ingrid Betancourt : histoire de cœur ou raison d’Etat » – Hugo Doc, et « Les secrets de l’affaire Betancourt »-Fayard), je suis cité – Jacques Thomet – à deux reprises ce lundi dans l’interview de Noël Saez à la Une du Figaro.fr. J’invoque le droit de réponse pour lui répondre et apporter mon té moignage, utile à la compréhension du dossier. Je compte sur votre déontologie pour le publier. 1-    Pour M. Saez, « les geôliers d'Ingrid Betancourt ont été achetés, ils n'auraient jamais libéré leurs otages ».  Il discrédite ainsi l’opération « Mise en échec »  (Jaque) et les risques mortels pris par les neuf agents secrets colombiens pour sauver 15 otages dont Ingrid, sans apporter aucune preuve à l’appui. Sa mission de six années comme émissaire français en Colombie (2002-2008) ne s’est traduite par la libération d’aucun otage malgré ses 25 voyages chez les FARC. L’amertume de l’échec ne justifie pas la mise en cause de l’exploit colombien. 2-    Noël Saez réfute mon affirmation selon laquelle l’action de la France avait « braqué » Bogota, pour assurer : « toutes nos démarches ont été faites à la demande du président colombien ». L’ex-consul de France est le seul à croire ce qu’il dit. Dans mon premier livre (« Ingrid Betancourt : histoire de cœur ou raison d’Etat »-Hugo Doc),  j’avais révélé que Noël Saez avait réalisé 5 voyages en 2005 en Colombie chez les FARC sans en aviser au préalable le gouvernement colombien. Dans l’un de ces déplacements, il avait même été retenu pendant plusieurs heures à l’aéroport de Bogota par le DAS (services secrets colombiens). La Colombie avait protesté auprès de Paris contre ces visites secrètes. 

3-    Selon Noël Saez, « depuis son retour en France, Jacques Thomet n'a pas essayé de me contacter, c'est que cela ne l'intéressait pas ».  Comment notre diplomate en retraite peut-il jouer avec la réalité ? Je l’ai contacté par courriel, mais il ne m’a jamais répondu. J’en ai les preuves écrites. 4-    Noël Saez dément avoir remis une rançon « à qui que ce soit » en Colombie. Hélas pour lui, son démenti est contraire à la réalité. Les 37.000 dossiers récupérés dans les ordinateurs de Raul Reyes, le n°2 des FARC éliminé le 1er mars 2008 par l’armée colombienne, ont tous été validés par Interpol. L’un de ces courriels adressé par Reyes à M. Saez lui reproche d’avoir versé un rançon à des escrocs qui s’étaient fait passer pour une délégation de la guérilla. Cette révélation est publiée dans mon livre sur « Les secrets de l’opération Betancourt » (Fayard). Notre ancien agent consulaire à Bogota ajoute qu’il « n’était pas sur cette opération en 2003 ». Mais la réalité est autre : il était chargé du dossier Betancourt depuis 2002, comme le confirme une lettre adressée à lui pat Raul Reyes le 1er juillet 2003, que j’ai publiée dans mon livre « AFP-Les soldats de l’information » (Hugo Doc). C’est tellement vrai que Noël Saez a vitupéré devant moi avec des noms d’oiseau contre les auteurs de « l’opération 14 juillet 2003 », Dominique de Villepin (alors ministre des Affaires étrangères, et ami intime d’Ingrid), et Daniel Parfait, alors ambassadeur de France à Bogota. « Ils m’ont flingué mes contacts avec les FARC, ces e… », éructait devant moi Noël Saez. Je dirigeais à l’époque l’AFP à Bogota, et tous les diplomates de l’époque en Colombie peuvent le confirmer.  Dans l’opération 14 juillet 2003, Villepin avait envoyé 11 agents de la DGSE pour tenter de récupérer Ingrid Betancourt, avec un fiasco total comme résultat.  5-    Selon Noël Saez,  « le travail du consul que j'étais à l'époque est de s'intéresser à la situation des Français en difficulté. Si Villepin n'avait pas été là, on aurait fait pareil ». Hélas, encore une fois, notre ex-consul oublie ses dossiers. Jamais la France n’a rien fait pour Aida Duvaltier. Cette héroïne française avait choisi de prendre la place de son mari, otage de la guérilla colombienne en 2001, parce qu’il était malade du cœur. Elle est décédée en captivité en 2006. L’ambassade de France n’a rien fait pour elle. 6-    «  L'exemple récent de Florence Cassez montre que la France s'intéresse à la situation de tous ses citoyens en difficulté », ajoute Noël Saez. Combien j’eusse aimé trouver la même dévotion de la France avec le sort tragique de Christophe Beck, cet ex-otage de l’ELN colombien en 2006 penda     nt un an. Sa famille a dû vendre tous ses biens pour payer la rançon de 600.000 dollars et obtenir sa libération. Le Quai d’Orsay s’est distingué avec son refus de prêter 10.000 euros à ses proches pour boucler le paiement aux terroristes. Ruiné, il vit désormais dans une caravane près de Perpignan.

Voici le papier du figaro.fr: 

Noël Saez : «Les geôliers de Betancourt ont été achetés»

Propos recueillis par Jérôme Bouin (lefigaro.fr)
09/03/2009 | Mise à jour : 18:17
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«Pour en finir avec les Farc, explique Noël Saez, il faudra nécessairement se mettre autour d'une table et engager un processus de paix». Mais ils «devront mettre fin aux enlèvements».
«Pour en finir avec les Farc, explique Noël Saez, il faudra nécessairement se mettre autour d'une table et engager un processus de paix». Mais ils «devront mettre fin aux enlèvements». Crédits photo : RICHARD VIALERON/LE FIGARO.

INTERVIEW- L'ancien émissaire français auprès des Farc et du gouvernement colombien conteste la version donnée par Bogota sur la libération de l'ex-otage. Il dément en revanche tout versement de rançon par la France au groupe terroriste.

Ancien consul de France à Bogota, Noël Saez a été chargé en 2003 par Dominique de Villepin de négocier un «accord humanitaire» en vue de libérer des otages. Parmi eux, Ingrid Betancourt. Moins d'un an après la libération de cette dernière, il publie «L'émissaire»* avec comme objectif de rétablir la vérité sur les négociations, mais aussi sur l'opération «Jaque», qui a permis la libération de l'ex-otage franco-colombienne le 2 juillet 2008. Ce jour-là, un hélicoptère d'une prétendue organisation humanitaire se posait dans la jungle. Les geôliers, persuadés que des facilitateurs internationaux proches de la guérilla doivent effectuer un transfert des otages, sont bernés. 15 otages sont libérés.

LEFIGARO.FR. – Qu'est-ce que le grand public ignore encore de cette opération de l'armée colombienne ?
NOËL SAEZ. - Le grand public ignore comment elle a été effectuée. En Colombie, la population est même persuadée que c'est le fruit d'un excellent travail de l'armée. Je veux démontrer le contraire. Les geôliers d'Ingrid Betancourt ont été achetés, ils n'auraient jamais libérés leurs otages. Mais ce que je considère important, c'est que les otages aient été libérés. D'ailleurs, aucun n'a été blessé. C'est aussi ce qui me fait penser que tout était préparé à l'avance. L'hélicoptère se pose, il n'y a aucun coup de feu tiré, c'est trop beau pour être vrai.

Avez-vous des preuves de ce que vous avancez ?
En février 2008, le président colombien Alvaro Uribe nous a informé, Bernard Kouchner et moi, avoir procédé à l'arrestation de la femme de Cesar, le geôlier de Betancourt. Elle avait d'importantes responsabilités au sein de la guérilla. Cesar a donc pu être «retourné» à ce moment. Puis, fin avril-début mai, un avocat colombien a reçu un envoyé de Cesar. Ce dernier s'engageait à libérer ses otages à condition de ne pas être extradé. Enfin, le président colombien a fait une déclaration dans laquelle il disait avoir été approché par un commandant détenant des otages et prêt à les libérer s'il n'était pas extradé. Il a précisé avoir donné son accord. Cette opération a été présentée comme un véritable film hollywoodien. Quand on connaît les Farc, c'est impensable que ça se soit passé comme ça.

La veille de la libération d'Ingrid Betancourt, Bogota avait annoncé votre départ pour rencontrer Alfonso Cano, qui venait de prendre la tête des Farc. Cette annonce visait-elle à détourner l'attention des Farc ?
Cette annonce était destinée à rendre crédible l'opération «Jaque» aux yeux des Farc. Bogota nous a utilisés. Cela dit, c'est aussi le rôle du médiateur.

Dans un livre paru fin 2008, le journaliste Jacques Thomet estimait que la France n'avait eu «aucun rôle» dans cette libération mais qu'au contraire son action avait «braqué» Bogota. Qu'en dites-vous ?
Mr Thomet écrit ce qu'il veut. Il n'était pas sur le terrain, moi si. Je ne suis bien évidemment pas d'accord avec cela. Nous n'avons jamais rien fait dans le dos du régime colombien. Toutes nos démarches ont été faites à la demande du président colombien. Depuis son retour en France, Jacques Thomet n'a pas essayé de me contacter, c'est que cela ne l'intéressait pas.

Citant les fichiers retrouvés après le bombardement du camp de Raul Reyes, Thomet estime que vous avez remis, au nom de la France, une rançon destinée à obtenir la libération de Betancourt. De l'argent qui aurait finalement atterri dans les mains d'une autre organisation, et non aux Farc. Est-ce exact ?
Il reprend ici une information d'une chaîne de radio-télévision proche du pouvoir. Cette chaîne parle d'une rançon remise en 2003. À cette date, je n'étais pas sur cette opération. Ensuite, je n'ai jamais remis un centime à qui que ce soit. Si un mail de Reyes évoque cette rançon, il est faux. Enfin, lors de ma toute première entrevue avec les Farc, on m'avait fait comprendre que Betancourt faisait partie des otages seulement «échangeables» dans le cadre d'un accord humanitaire.

Considérez-vous toujours que la stratégie consistant à parler avec les Farc était la bonne ?
Oui. Les Farc existent depuis plus de 45 ans, ils sont profondément ancrés dans la jungle colombienne. Pour en finir avec eux, il faudra nécessairement se mettre autour d'une table et engager un processus de paix. Pour cela, les Farc devront mettre fin aux enlèvements.

Après les critiques émises il y a quelques jours par ses trois anciens codétenus américains, vous avez reproché de votre côté à Ingrid Betancourt un manque de reconnaissance à votre égard. Pourquoi ?
Nous avons travaillé plus de six ans sur ce dossier, effectué plus de vingt missions dans la jungle. Nous n'avons jamais perdu le contact avec les otages et l'issue a été positive. Après la libération, je n'ai plus eu aucune nouvelle. J'ai sollicité sa famille auprès de qui j'ai manifesté mon désagrément. La moindre des choses aurait été de nous réunir pour savoir ce qui s'est passé pendant plus de six ans, cela ne l'a pas intéressée. Elle m'a envoyé une lettre. Puis je l'ai rencontré en décembre, à Mexico. Je lui ai dit. Pour moi, l'incident est clos. Elle a reconnu son erreur.

Ingrid Betancourt aurait-elle bénéficié d'un tel investissement du pouvoir français pour la libérer si elle n'avait pas été proche de Dominique de Villepin ?
Le travail du consul que j'étais à l'époque est de s'intéresser à la situation des Français en difficulté. Si Villepin n'avait pas été là, on aurait fait pareil. L'exemple récent de Florence Cassez montre que la France s'intéresse à la situation de tous ses citoyens en difficulté.

La France a-t-elle envisagé au cours de la détention de Betancourt, de faire sortir les Farc de la liste des organisations terroristes de l'UE et de leur permettre d'ouvrir une représentation diplomatique ?
Bien sûr. La condition était que les Farc libèrent tous les otages (et cessent de poser des bombes, ce qui est acquis). Ce retrait, que la France aurait sollicité auprès de l'UE, était temporaire, dans l'attente d'un processus de paix. Cette offre est toujours sur la table. Pour cela, il faut que les Farc mettent fin aux enlèvements, qu'ils cessent d'être des terroristes.

Selon un journal colombien, la Cour pénale internationale a obtenu le contenu des ordinateurs de Reyes, et des personnalités étrangères pourraient être amenées à témoigner. L'accepteriez-vous ?
Evidemment. Je n'ai rien à cacher.

7 MARS 2009 

Défendu par l’ONU, l’OEA et RSF, ce correspondant colombien de Telesur (chaîne de Hugo Chavez) et de Radio France Internationale (RFI) s’est disqualifié aux yeux de la profession par sa collusion abjecte avec les FARC. 

Une enquête de l’hebdo colombien Cambio confirme aujourd’hui sa complicité avec les terroristes, révélée par ce blog. Voyez la lettre adressée à l’ONU et à l’OEA par trois journalistes – dont votre serviteur – pour dénoncer leur appui à cet homme sans scrupules. 

Contre mes amis du blog, je l’avais d’abord défendu quand il avait couvert la libération des quatre soldats par la guérilla le mois dernier. Ce que j’ignorais, c’est qu’il avait tenté de vendre à Al Jazeera l’atroce interview qu’il avait faite des quatre militaires sous la contrainte. Les FARC avaient menacé les otages de ne pas les libérer ou de même les tuer s’ils ne disaient pas le plus grand bien de leurs geôliers. 

L’enquête de Cambio publie des échanges de courriels entre Hollman Morris et Raul Reyes, le n°2 des FARC. L’étroite relation entre le « journaliste » et les terroristes saute aux yeux. Morris donne du « viejo » au commandant des FARC Rodrigo Granda dans un courriel. C’est comme si j’avais dit « ma vieille » au chef des Farc quand je l’ai rencontré dans son campement. Morris est cité dans 101 messages ! 

Ce « journaliste » se convertit en intermédiaire des FARC dans les mails de Reyes, qui l’a accrédité le 21 avril 2004 pour susciter une rencontre entre lui et l’ambassadeur de France Daniel Parfait. Soit un mois et demi après ma rencontre avec Raul Reyes ! Je faisais mon métier, mais Morris jouait le jeu de la guérilla. Ainsi, dans un courrier à la guérilla, il lui propose de réaliser « un documentaire qui serait diffusé par les principales chaînes de toute l’Europe avec une bonne publicité. J’ai des contacts qui me le garantissent. Rappelle-toi que dans les moments de crise il a suffi d’un bon film ou d’une belle image ou d’un bon documentaire pour amener la fragile opinion publique à exiger des accords » avec les FARC pour l'échange d'otages contre les rebelles détenus. Hollman Morris a abandonné son rôle de témoin pour celui de conseiller de la guérilla ! 

Selon l’hebdo Cambio, le Parquet pourrait enfin engager des poursuites contre lui, ainsi que contre Carlos Lozano, l’un des chefs du parti communiste colombien (légal, faut-il le préciser pour ceux qui traitent le régime démocratique colombien de « fasciste »…), mais aussi contre l’émissaire suisse Jean-Pierre Gontard. 

Voici le texte de Cambio : 

El proceso de la 'farcpolítica' está llegando a la hora de las decisiones. Fiscales de la Unidad Antiterrorismo están a punto de definir la situación jurídica de Carlos Lozano, director del semanario Voz, y del asesor suizo Jean Pierre Gontard, y no descartan la posibilidad de ordenar la captura del ex ministro Álvaro Leiva y del periodista William Parra, cuyos nombres figuran en los expedientes por cuenta de las múltiples menciones que aparecen en el computador de 'Raúl Reyes', y quienes hasta ahora no han atendido las citaciones a rendir indagatoria. 

Pero también empiezan a abrirse otros capítulos, entre ellos el del periodista Holman Morris, a quien la Fiscalía 11 de esa unidad lo investiga por una denuncia penal que formularon en su contra los agentes de la Policía Walter José Lozano, Alexis Torres y Juan Fernando Galicia, y el soldado William Giovanny Domínguez, que estuvieron en poder de las Farc y lo acusan de haberles hecho una entrevista bajo presión horas antes de ser liberados el 1° de febrero de este año. 

Los testimonios de los uniformados no son los únicos que obran contra Morris. CAMBIO conoció que la semana pasada la Fiscalía aportó al proceso copias de 101 mensajes encontrados en el computador de 'Reyes' en los que el periodista aparece mencionado. El director del programa de televisión Contravía y uno de los más destacados reporteros en el tema del conflicto armado y los derechos humanos se verá en la obligación de explicarle a la Justicia sus contactos con las Farc, pues a juzgar por el contenido de las comunicaciones con el extinto número dos de esa guerrilla, la Fiscalía no descarta que el trabajo de Morris  haya podido rebasar el fuero profesional. 

Canje, a la orden del día 

Algunos de los mensajes datan de 2004, cuando las Farc estaban moviendo el tema del canje humanitario de secuestrados por guerrilleros presos y buscaban ambientar el reconocimiento del estatus de beligerancia. En uno de los mensajes, fechado el 21 de abril, 'Reyes' le escribe a 'Ricardo', uno de sus contactos en Bogotá y le da instrucciones para una reunión con el Embajador de Francia. « Esta entrevista se hace por medio de Holman Morris -escribió 'Reyes'-. Él estaría allá y conviene que los dos se puedan encontrar antes. Usted me daría un teléfono celular por el que se encontraría con Holman. Si su tiempo alcanza, el encuentro se efectuaría el próximo miércoles 28 en la Embajada de ese país ». 

El 4 de mayo, 'Reyes' se declara satisfecho por el informe de 'Ricardo' sobre su entrevista con el embajador Daniel Perfait, pero le llama la atención por no contarle nada acerca del papel de Holman: « Leí detenidamente su informe sobre la entrevista con el Embajador. Creo que fue una oportunidad para darle a conocer a ese gobierno nuestras propuestas políticas y nuestras preocupaciones por el futuro de los prisioneros. Nada comenta usted de Holman, este seguirá siendo el canal para dicha comunicación ». Y agrega: « A Iván (¿'Iván Márquez'?) le mando completo su informe, a los demás camaradas solo lo pertinente de la entrevista. Vamos a ver si más adelante avanzamos en nuevas conversaciones hasta plantearles nos den el reconocimiento de fuerza beligerante ». 

Tres días después, Morris le escribe un correo a 'Rodrigo Granda'. Le dice que se siente alegre por haber contribuido al acercamiento con Francia y le hace una propuesta: « Viejo, quiero que pensemos y estudiemos la posibilidad de elaborar un buen documental sobre el tema del canje. Yo tengo algunos contactos que desde ya me dicen que lo colocarían en los primeros canales de sintonía de toda Europa con un buen despliegue publicitario. Recuerda que en momentos de crisis ha bastado con una buena película o con una buena imagen o un buen documental para volcar la frágil opinión pública a pregonar acuerdos y pedir verdades. Considero que en este momento es pertinente, cuando despliegues ponen en peligro la vida de los P (prisioneros) el decir sobre Europa generaría muchas cosas, pero mejor decirlo con imágenes y con testimonios de la población civil y de los muchachos ». 

A partir del 13 de junio 'Raúl Reyes' comienza a ver con buenos ojos la propuesta de Morris de planear una visita del embajador francés a su campamento antes de que el diplomático regrese a París para hacerse cargo del Departamento de Relaciones con América Latina. Dos días más tarde,  Morris le escribe un correo a 'Granda': « Ayer se celebró el día nacional de F. Me vi con el señor E y me manifestó que él estaría dispuesto a viajar entre los días 27 de julio hasta el 3 de agosto. El discurso ante decenas de invitados fue importante. Recalcó su respaldo a la posibilidad de intercambio y no a la represión para el tema de cultivos (…) ».  

Y agrega: « Yo viajo a Barcelona el lunes 19 llegando para hacer la vuelta el 26 o 27. Te confirmo por esta vía. De tal manera que pudiera verme con nuestro amigo hacia el 29 tentativamente. Igualmente mi colega de Londres que estuvo conmigo abajo estaría el 29 en Colombia. Trae una propuesta muy importante, pero hay que tener en cuenta que mi colega y el señor E no se pueden cruzar en los viajes, por el mismo carácter de la misión que emprenderemos con el E. Coméntale a Darío (otro alias de 'Reyes') que le llevo el portátil que le prometí y copia de lo que grabamos hace unos meses. Un saludo solidario y esperando comentarios. H.M. » 

La visita del embajador Parfait al campamento de 'Reyes' se vio frustrada porque Morris  y un periodista italiano de la BBC de Londres fueron detenidos en el sur del país, situación que el jefe guerrillero les confirma en un correo a 'Ricardo' y a 'Hermes', otro de sus contactos. « Holman y Guillermo de la BBC  alcanzaron a llegar hasta donde mí y a la salida fueron capturados en el río Putumayo -escribe 'Reyes'-. Por lo que dicen las noticias ellos alcanzaron a comunicar a sus agencias y los soltaron, por fortuna nada mío llevaban porque decidí a última hora no darles la entrevista. Hablamos los temas del Embajador y de trabajos a largo plazo ». 

Al día siguiente, Morris le confirma a 'Granda' su detención pero lo tranquiliza  diciéndole que no hay razón para preocuparse porque las autoridades no le han encontrado « nada comprometedor ». Y agrega: « Me imagino que ya sabes las noticias de Colombia y el anuncio del Gobierno para arrancar con el intercambio teniendo como apoyo al Gobierno francés y al suizo. Yo tengo dudas de lo que sostiene el Gobierno. ¿Tú qué opinas? ¿De verdad recibieron la propuesta que dice el Gobierno? Te lo pregunto porque precisamente en los últimos días hay una creciente energía para trabajar unidos por el acuerdo desde ex presidentes, intelectuales y periodistas, digamos que existe un buen momento para jugársela fuerte en la opinión pública ». 

A mediados de 2006, las relaciones de Morris con las Farc parecen sufrir una fractura. El periodista denuncia una serie de amenazas en su contra y aunque le ha dicho a 'Reyes' que provenían de la mesa de Ralito, públicamente declara que podrían ser de cualquier actor armado. El 28 de mayo, 'Reyes' le escribe a uno de sus enlaces identificado como 'Sara' y le dice: « Con la cobarde respuesta de Holman, menos creo ahora en los cuentos de la amenaza contra este personaje. Además de cobarde, es irresponsable y oportunista. No se deje conseguir de ese tipo para nada ». 

En octubre, 'Sara' le dice a 'Reyes' que 'Aníbal' -al parecer un jefe de frente- está preocupado porque el Eln le está copando su territorio y porque algunos de sus cuadros se pasean por allí con Morris y con Manuel Rozenthal, un amigo de este. En esos momentos las Farc y el Eln libran una cruenta guerra por el control territorial en Cauca y Arauca. 

A partir de entonces, las Farc deciden hacerle inteligencia a Morris por medio de un hombre identificado como 'Javier'. En el computador de 'Reyes' aparece un mensaje de 'Natacha' según el cual « el periodista Holman le ha confirmado a 'Javier' que él es un cuadro de las Farc y que por gusto no lo fuese a comentar por ahí » (…). 'Reyes' le responde: « Es bueno que tú, el Partido y 'Javier' sepan que el periodista Holman Morris no es militante de las Farc y mucho menos un cuadro. Se trata de un farsante y oportunista empeñado en conseguir dinero por todos lados a costa del trabajo de los revolucionarios. Ojalá 'Javier' exprese sus satisfacciones aportando honramente a nuestra causa. Sí, me parece válida la relación de 'Javier' con Holman para acopiar información y conocer más de sus andanzas y relaciones ». 

¿Cómo reanudó Morris sus contactos con las Farc para, entre otras cosas, lograr estar presente el día en que, gracias a Colombianos por la Paz, estas liberaron en forma unilateral a los cuatro uniformados que lo denunciaron ante la Fiscalía? CAMBIO se comunicó con el periodista quien dijo que no le concede mayor importancia al asunto, pero aceptó que podría haber enviado cuatro o cinco mensajes.  « Los envié a jefes de las Farc para gestionar entrevistas en cumplimiento de mi deber profesional -aseguró-. Por lo demás, no me cabe duda de que se trata de textos apócrifos elaborados por quienes buscan hacerme daño a como dé lugar ». 

17 janvier 2009 

Dans le contexte du scandale Betancourt-Delloye, cette révélation n’a rien d’anecdotique. Elle en dit long sur les occultations, fausses vérités, manipulations et mensonges à tous les niveaux dans cette affaire d’Etat. 

Vous en saurez davantage dans les prochaines semaines. Je puis d’ores et déjà vous apporter ces précisions de Jean-Philippe Couzi : il a épousé Astrid en 2000, n’en est toujours pas divorcé, et Stanislas, l’enfant que l’on a vu à Paris avec elle à l’arrivée d’Ingrid, libérée le 2 juillet 2008, est le fils de Jean-Philippe, né de son union avec Astrid. 

Dans mes livres sur la Colombie, le dernier sur Les secrets de l'opération Betancourt (Fayard), j’avais indiqué qu’Astrid, la sœur aînée (d’un an) d’Ingrid, était devenue la maîtresse puis l’épouse de Daniel Parfait. J’avais eu vent de son mariage antérieur avec le Français Jean-Philippe Couzi, mais n’en avais pas fait état faute de sources concordantes pour vérifier si l’union avait bien été célébrée, et, dans l’affirmative, si elle avait été suivie d’un divorce. Je n'avais pas réussi à joindre M. Couzi. Astrid ayant souvent parlé  devant les médias, depuis 2006, de Daniel Parfait, comme de « son époux », cette information a été reçue comme telle par la presse, y compris moi. 

Daniel Parfait n’est pas le premier venu. Ambassadeur de France en Colombie de 2000 à 2004, il est devenu directeur Amériques au Quai d’Orsay ( donc en charge de la Colombie) de 2004 à 2008, année de sa désignation comme ambassadeur au Mexique. Astrid avait donc le titre officieux de « Madame l’ambassadrice », lequel lui a donné le volume médiatique pour attirer une noria de journalistes dans ses multiples conférences de presse et réunions publiques, en France et à l'étranger. Elle en a profité alors pour dénigrer sans relâche le régime démocratique colombien, soutenir les propositions de la guérilla des FARC, groupe « terroriste » pour l’Union européenne, et y compris tenter de me salir.

Dans un entretien avec la radio RCN de Bogota début 2006, elle avait affirmé que mon successeur à la tête de l’AFP en Colombie avait demandé des excuses au nom de l’Agence après la publication de mon premier livre sur Ingrid Betancourt : histoire de cœur ou raison d’Etat (Hugo Doc). Mon collègue, aussitôt contacté par mes soins, avait démenti par écrit ces assertions. Je n’avais pas jugé bon jusqu’ici de relater cet incident. Ce n’était qu’une question personnelle, insignifiante par rapport au drame des 800 otages des FARC en général, et du calvaire d’Ingrid en particulier. 

Dans ce scandale Betancourt-Delloye, tout et n’importe quoi a été dit et fait, aussi bien par le pouvoir français que par la famille d’Ingrid. Je l’ai dit, redit et écrit, mais cette fausse information sur le mariage d’Astrid avec Daniel Parfait devrait inviter tous ceux qui ont gobé la propagande de ces familles, comme du pain béni, à tenter d’y retrouver leurs petits. 

Ainsi d’Ingrid. La Colombienne, divorcée du Français Fabrice Delloye en 1989, n’a toujours pas expliqué au peuple français pourquoi elle vit à Paris, avec deux gardes du corps payés par le contribuable, sans son mari colombien Juan Carlos Lecompte, qu’elle a épousé en 1996. Ce héros aura passé les six années de captivité de son épouse à militer urbi et orbi pour sa libération, pour se retrouver, seul aujourd'hui, dans son appartement de Bogota. Ce n’est pas non plus anecdotique. Quand on vit de l’opinion publique, avec des prix en rafale et des décorations à la pelle, on se doit de répondre aux questions qu’elle se pose. 

J’invite donc Astrid et Ingrid à me faire part de leurs commentaires sur ce blog, qui passera bientôt le cap des 300.000 internautes différents en connexion depuis un an. J'aimerais aussi savoir depuis quand leur nom de famille, Betancur, a été francisé en Betancourt; leur père Gabriel s'appelait Betancur lorsqu'il était ambassadeur à l'Unesco dans les années 1970.

NB. Pour ma lectrice Catherine: la coquille concernait le prénom, pas le fait ! Pour Fabio: comme tu vois, je demande des comptes.

 

 19 décembre 2008 

C’est ce que l’ex-candidate colombienne à la présidence a annoncé à Mexico, dans une conférence de presse à l’ambassade de France, a annoncé le quotidien local El Universal. 

Détail cocasse : l’ambassadeur français au Mexique n’est autre que Daniel Parfait, devenu le mari d’Astrid, la sœur de l’ancienne otage des FARC. Personne n’a vu Astrid à Mexico depuis l’arrivée de son époux, seul, au Mexique, cette année. 

Question : Ingrid Betancur, ex-Delloye, a-t-elle fait un stop à San José pour rencontrer son ex-mari, l’ancien attaché commercial nommé ambassadeur au Costa Rica le mois dernier par Sarkozy contre toute logique ?

Autre question: qui a payé le voyage au Mexique avec ses gardes du corps de la police française ?

fayardcouveet4e081020081.pdf

Mon enquête sort le 3 novembre 2008 en librairie. Réservez-le livre, publié chez Fayard !

Jacques Thomet

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