COLOMBIE: DERNIERES NOUVELLES

27 juillet 2012

Aucun de mes lecteurs sur les questions d’Amérique Latine n’ignore le  contexte dramatique de la Colombie, avec la persistance d’une guérilla terroriste (les FARC), dans une totale impunité pour ses zélateurs et complices, comme c’est le cas pour Piedad Cordoba.

Cette ex-sénatrice au turban, privée de son siège pour son activisme officiel en faveur de la mafia criminelle des FARC, qui vit du trafic de la cocaïne et des enlèvements d’innocents, vient de franchir une fois de plus la ligne jaune, avec son appel aux Indiens du Cauca (sud-ouest) à « renverser le président Juan Manuel Santos ».

Le ministre de la Défense, Juan Carlos Pinzon, et le procureur général de la Nation, Alejandro Ordonez, ont aussitôt demandé son inculpation, mais l’avocat général, Eduardo Montealegre, en charge des poursuites éventuelles, a invoqué le « droit à la liberté d’expression » avant de prendre la moindre décision.

Dans tout pays démocratique  digne de ce nom, comme la France, le premier individu qui appellerait à un coup d’Etat contre le chef de l’Etat, quel que
soit son grade, serait immédiatement mis aux fers.

17 mai 2012

L’actualité colombienne m’oblige à faire une parenthèse sur la pédophilie en France pour me consacrer à l’horreur en cours en Colombie, avec le terrorisme des FARC, la complicité des politiques, et la mollesse de Paris à leur encontre.

Les événements viennent de se précipiter dans le pays andin alors que les Français, bien loin de ce contexte sanglant, sont rivés sur le nouveau gouvernement.

Hier (mercredi), un attentat à la bombe en plein centre de Bogota contre la voiture de l’ex-ministre de l’Intérieur Fernando Londono ( de 2002 à 2004), sous la
présidence d’Alvaro Uribe, a tué son garde-du-corps et le chauffeur. Blessé à l’omoplate, les tympans  crevés par le souffle de l’explosion, Fernando Londono a été hospitalisé. Quand on connaît le combat de cet homme contre le terrorisme des FARC, il n’est pas besoin de se poser des questions sur les auteurs de cet attentat.

Au même moment, un ancien otage des FARC, ex-député de Cali, Sigifredo Lopez, était arrêté et conduit au palais de justice de Bogota pour sa complicité présumée
avec les FARC dans la prise en  otages de douze députés de Cali, dont lui-même, en juin 2002 par les terroristes en pleine assemblée. Les vidéos, enregistrements téléphoniques et clefs USB saisis dans les archives de l’ex-chef des FARC Alfonso Cano, abattu par l’armée le 4 novembre dernier, ne laissent aucun doute sur le rôle actif de Sigifredo Lopez dans cette opération. Le 18 juin 2007, tous les députés de Cali, sauf lui, avaient été abattus, criblés de 95 balles, par leurs gardiens des FARC. Le
président Simon Gaviria du parti libéral, auquel appartient l’inculpé, a déjà demandé sa suspension immédiate.

La complicité de politiciens et de juges avec les narco-terroristes des FARC n’est pas une nouveauté pour les lecteurs de mon blog. Le nouvel avocat général
Montealegre a déjà annoncé pour juin des révélations qui vont « effrayer » les Colombiens sur ces liens.

Pour finir, je suis surpris par la mollesse du nouveau président français Hollande. On vient d’apprendre qu’il a accepté de désigner un envoyé spécial à lui, comme
l’exigeaient les terroristes des FARC, pour participer à la libération du journaliste français Roméo Langlois, otage des rebelles depuis près de trois
semaines. Il lui suffisait de déléguer son ambassadeur à Bogota, l’excellent Pierre-Jean Vandoorne, mais Paris continue d’ignorer, comme sous Sarkozy, la réalité colombienne, avec des FARC qualifiées de groupe « terroriste » par l’Union européenne depuis juin 2002.

 

14 mai 2012

Les terroristes colombiens, non contents d’enlever ce journaliste au mépris du droit humanitaire international qu’ils ne respectent pas, viennent de mettre des conditions à sa libération au lieu de le relâcher immédiatement.

Dans un communiqué reçu par le CICR, les FARC  proposent, « pour garantir encore plus sa vie et sa sécurité », de « le remettre dans un lieu sûr
à une commission comprenant la Croix-Rouge internationale, l’ex-sénatrice Piedad Cordoba et un représentant personnel du nouveau président français François Hollande ».

Ainsi donc les rebelles veulent une nouvelle fois mettre à profit leurs basses œuvres pour un coup médiatique.
Encore un peu, et ils exigeaient que François Hollande se rende dans la jungle pour récupérer Roméo Langlois…

Si Paris réagit comme il se doit, il suffit au nouveau président français de déléguer un diplomate de l’ambassade de
France à Bogota sans avoir à envoyer un factotum depuis la France.

Quant à la présence incongrue de Piedad Cordoba à cette libération, elle correspond à l’habitude des FARC de mettre au
premier plan l’ex-sénatrice au turban, complice des rebelles et haïe par le peuple colombien.

03 mai 2012

Les FARC n’ont qu’une chose à faire entre deux actes de démence dans leur parcours terroriste: libérer immédiatement Roméo Langlois, le journaliste français qu’ils ont pris comme otage depuis samedi dernier, après avoir tué deux des militaires, dont le sergent José Cortes, chargés de sa protection.

Aucune négociation éventuelle, car on peut s’attendre à tout quand on connaît comme c’est mon cas leur dialectique diabolique, ne peut être exigée de la part de ce groupe sanglant, avec leur relais dans la société locale, les soi-disant « Colombiens pour la paix », menés par l’ex-sénatrice complice des FARC, Piedad Cordoba, et le sinistre Ivan Cepeda.

Pays des droits de l’homme, le France devrait rappeler aux hors-la-loi colombiens que le respect de ces valeurs universelles n’est pas à sens unique, ce qui est hélas le cas aujourd’hui. Paris héberge en effet et subvient grassement aux besoins
des familles de certains chefs des FARC réfugiés en Francet (dont celles de Raul Reyes, Alfonso Cano, deux leaders décédés, et bien d’autres).

Dans ces conditions, comment ce groupe terroriste peut-il séquestrer un journaliste français, Roméo Langlois, qui n’a fait que son travail au service de l’information?

Si j’insiste sur ce point, c’est que je redoute le retour à une erreur monumentale semblable à celle commise en 2007 par l’ex-président Alvaro Uribe à la demande de son homologue français Nicolas Sarkozy pour tenter d’obtenir la libération d’Ingrid Betancourt (enlevée par les FARC en 2002 puis libérée par un commando de l’armée en 2008). Le chef de l’Etat colombien avait alors élargi un commandant de la guérilla, Rodrigo Granda, ainsi que 152 rebelles, en échange d’un geste humanitaire attendu des FARC en faveur de l’ex-otage colombienne. Ce fut un échec total, avec le retour dans les rangs rebelles de
tous les libérés.

La communauté internationale se doit de se mobiliser pour exiger la libération immédiate et sans aucune condition de Roméo Langlois, correspondant de France 24 et du Figaro.

03 mai 2012

(Merci à Fabio de nous avoir transmis l’info)

Toujours aux mains des FARC depuis samedi, le journaliste français Roméo Langlois a échappé de peu à la mort quand les terroristes ont attaqué le détachement de l’armée avec lequel il se trouvait pour couvrir une opération de lutte anti-drogue à Union Peneya (Caqueta).

Dans un entretien avec la radio FM de Bogota, le caporal Luis Carlos Murillo a relaté que le sergent Cortes, chargé de protéger le journaliste avec
lui, avait été tué par les rebelles, qui avaient approché jusqu’à dix mètres de leur refuge. Roméo Langlois, blessé lui-même à un bras et paniqué, avait alors jeté son casque et son gilet pare-balles pour courir en direction des rebelles et manifester ainsi sa non-appartenance à l’armée. Les combats ont fait quatre morts chez les militaires, dont le sergent Cortes.

Il serait opportun pour Paris de rendre un hommage officiel à cet officier colombien, y compris avec la légion d’honneur à titre posthume, la même qui avait été accordée à la mère d’Ingrid Betancourt en 2003, puis à l’ex-otage en 2008.

Autre information : le site d’Anncol, l’agence des FARC basée à Stockholm, a été fermé jeudi par la Suède. Quand on tente de s’y connecter,
un STOP en rouge s’affiche. Je rappelle que le 25 avril 2011, le président vénézuélien Hugo Chavez, complice des FARC,  avait fait un
cadeau sans précédent à Juan Manuel Santos, nouveau président colombien, avec l’extradition depuis Caracas vers Bogota de Joaquin Perez Becerra, alias « Alberto Martinez », alors directeur d’ANNCOL, l’agence de presse des FARC installée en Suède.

01 mai 2012

Aucun média international n’a encore relevé cette mise en cause insupportable de Roméo Langlois par les FARC, qui l’ont pris comme otage samedi en Colombie. La presse colombienne a seulement fait état d’un appel téléphonique d’une soi-disant porte-parole des rebelles qualifiant ce collègue de « prisionnier de guerre ».

 

Dans un texte de l’agence ANNCOL (publié mardi sur son site internet), organe extérieur des FARC, le journaliste français, ainsi que l’armée colombienne, sont accusés par ces criminels de guerre d’avoir « gravement enfreint » le droit international humanitaire.

 « Ils ont violé les normes du droit humanitaire international, qui interdit la présence de civils dans des opérations
militaires », indique ce texte, avant de mette en cause « la superbe militaire et l’aventurisme journalistique du Français, qui, comme nombre de reporters indépendants, courent des risques pour assurer leur fin de mois ou par intérêt idéologique,
en se prêtant à un spectacle médiatique pour des institutions sinistres comme les forces armées colombiennes, l’un des pires auteurs au monde de violation des droits de l’homme ».

Cette hérésie est signée par un l’agent suédois des FARC, Dick Emanuelsson depuis son présumé repaire au Guatemala. ANNCOL, basée en Suède, est autorisée à y émettre par ce pays membre de l’Union européenne
malgré la qualification de cette guérilla comme organisation terroriste…

Je vous signale que ce même Dick Emanuelsson participait aux conférences de presse à la présidence de la République, lorsque j’y dirigeais l’AFP, sous le mandat …d’Alvaro Uribe. J’en suis témoin.

 

Qu’attend le président colombien Santos pour lancer
un mandat d’arrêt international auprès d’Interpol contre cet individu, complice
avéré des narco-terroristes?

Je rappelle que Roméo Langlois est tombé dans une
embuscade des FARC, avec un détachement de l’armée qu’il accompagnait équipé d’un
casque et d’un gilet pare-balles, lors d’une opération contre des laboratoires
de cocaïne à Union Peneya, dans le département du Caqueta, à 800 km au sud de
Bogota, près du secteur où fut enlevée Ingrid Betancourt en 2002.

29 avril 2012

Correspondant de la chaîne de télévision en continu France 24 et du quotidien Le Figaro, Roméo Langlois, a été blessé à un bras et enlevé
par les FARC samedi lors d’un combat contre cette guérilla qui a fait quatre morts chez les militaires avec qui il se trouvait lors d’une opération anti-drogue.

L’accrochage a eu lieu à Union Peneya, dans le département du Caqueta, à une cinquantaine de km de El Paujil, l’endroit où avait été séquestrée Ingrid Betancourt le 23 février 2002 par le même groupe terroriste. Elle avait été libérée le 2 juillet 2008 par un commando des services secrets colombiens.

Depuis dix ans, ce journaliste que je connaissais avait réalisé de nombreux reportages sur le terrain pour traiter du conflit avec les
Forces armées révolutionnaires de Colombie.

Le ministre colombien de la Défense a lancé un appel aux Farc, exigeant qu’elle n’attente pas à la vie du journaliste français,
« si elle le détient ». « Elle sera tenue pour responsable de tout ce qui arrivera (à Roméo Langlois), s’il est en son pouvoir », a déclaré
Juan Manuel Pinzon.

Depuis Lyon, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a affirmé en marge d’une réunion politique que Roméo Langlois
avait « été enlevé à l’occasion d’un affrontement entre les troupes colombiennes et les Farc »  et « fait prisonnier ».

« Le centre de crise (du ministère des Affaires étrangères) est mobilisé, on est en liaison avec les autorités colombiennes », a ajouté M. Juppé,
précisant qu’il ne disposait pas d’autres informations.

La guérilla des Farc avait annoncé dimanche 26 février qu’elle renonçait définitivement aux enlèvements parmi la population civile, au moment où elle libérait ses dix derniers otages officiers de l’armée ou de la police, certains enchaînés depuis 14 ans dans la jungle.

29 de marzo de 2012

Voici une excellente analyse de notre ami Eduardo:

El horror generado por el asesinato infame de tres niños judíos y su profesor y de tres soldados en Toulouse y Montauban, a manos de un terrorista islámico de 23 años, fue seguido de un sentimiento de estupor ante las indignas posiciones asumidas por la izquierda contra el gobierno y las fuerzas del orden. El Partido Socialista no sólo fue incapaz de participar en un frente unido de todo el país en solidaridad con las víctimas y contra el terrorismo, propuesto por el gobierno y realizado parcialmente, sino que no tardó en lanzar ataques contra los comandos especiales de la policía (Raid) desde el momento mismo en que éstos sitiaban y trataban de capturar vivo a Mohamed Merah para entregarlo a un juez.

A pesar de que los servicios de inteligencia descubrieron en tiempo record la identidad y la ubicación del asesino de la moto, ciertas formaciones políticas criticaron esos esfuerzos y desorientaron a la opinión sobre las motivaciones del fanático salafista.

En momentos tan dramáticos para Francia, y horas después de la matanza en la escuela judía Ozar Hatorah, el candidato socialista François Hollande se declaró opuesto a que se votaran nuevas disposiciones, como propuso el candidato-presidente Nicolas Sarkozy, para luchar contra la apología del terrorismo. Durante los cinco años de gobierno de Nicolas Sarkozy el PS rechazó inútilmente en el Parlamento las leyes y decretos destinados a reforzar la lucha contra el terrorismo.

Por otra parte, François Rebsamen, asesor en cuestiones de seguridad de Hollande, criticó las operaciones del Raid cuando éstas estaban en pleno desarrollo, al mismo tiempo que admitía que él no sabía qué haría en tales circunstancias. Tras la muerte de Mohamed Merah, Rebsamen fue más lejos al proponer que los policías comparezcan ante el Senado (controlado por los socialistas) para que sean interrogados y para que digan qué delitos cometieron en esa operación. ¿Guerra jurídica de la izquierda contra la fuerza pública en Francia? Sin duda. Allí también esa aberración existe.

Sarkozy rechazó inmediatamente esa idea. Felicitó y recibió en el Eliseo a los policías y a los organismos de inteligencia que habían neutralizado al islamista, quien quería continuar sus matanzas, como él mismo lo dijo al Raid antes de la balacera final.

Eric Ciotti, parlamentario y experto en cuestiones de seguridad de la UMP, el partido mayoritario, dijo que los socialistas detestan a la policía y recordó cómo entre 1979 y 2002, cuando el país estaba dirigido por el socialista Lionel Jospin, el número de víctimas de la inseguridad aumentó en 600 000 nuevos casos. Un editorialista recordó que Merah fue localizado gracias al fichero Cristina, constituido en 2008 por la DCRI, un servicio secreto. Tal fichero, y otros que la policía necesita para sus investigaciones, habían recibido críticas de los partidos de izquierda.

Los comunistas, cuyo candidato presidencial es el ex trotskista Jean-Luc Mélenchon, un populista admirador de Hugo Chávez, también mostraron su inclinación por los criminales y su indiferencia por las víctimas. Pierre Laurent, el jefe del PCF, declaró que « comprendía » al padre de Mohamed Merah quien dijo que entablará una demanda contra Francia por el « asesinato » de su hijo. La repulsa de la clase política fue unánime. « Lo que dijo el padre de Mohamed Merah contra Francia es vergonzoso. En su lugar yo me habría derrumbado y pediría perdón a las víctimas », replicó la ministra Valérie Pecresse. « Si yo fuera el padre de ese monstruo me callaría avergonzado », reiteró el ministro Alain Juppé. Condenado en Francia por tráfico de marihuana, el padre de Merah vive en Argelia donde terminó dándole poder a una conocida abogada, Zahia Mokhtari, para que ataque al Raid ante la justicia francesa.

En cuanto al asesino y a su hermano Abdelkader, otro radical islamista formado en El Cairo y actualmente detenido por los hechos de Toulouse, la policía constató que ninguno de ellos había podido llamar a un canal de televisión en la noche del 20 al 21 de marzo, donde alguien dijo ser el asesino de la moto. Tampoco ninguno de ellos pudo haber sido quien envió a la sede parisina de Al-Jazira la memoria USB con las imágenes tomadas por el asesino durante sus matanzas, pues los dos hombres ya estaban bajo vigilancia policial.

Prospera pues la hipótesis de que detrás de Mohamed Merah había un grupo que lo financiaba y ayudaba. Por el momento, un tercer hombre emerge en el esquema de los investigadores. Este podría haber participado en el robo de la moto que utilizó Merah entre el 11 y el 19 de marzo y ser quien puso en un buzón de correo la memoria USB. En las últimas horas, la policía encontró un vehículo abandonado en un pueblito de la periferia de Toulouse con objetos que pueden haber pertenecido a Mohamed Merah. El dueño de ese vehículo vive en el edificio del asesino islamista.

Se derrumba así la idea disculpadora de algunos « expertos » y de la izquierda en el sentido de que Merah era un « lobo solitario ». Nathalie Arthaud, candidata de un grupo trotskista, estima, por ejemplo, que Mohamed Merah era un « psicópata », es decir un enfermo. Mélenchon lo describe como un « odioso degenerado ». La tesis que no ve en las matanzas de Toulouse y Montauban la obra de un terrorista formado, disimulado y feroz sino el crimen de un demente aislado, busca desviar la atención sobre el aumento, tras la mampara del antisionismo y de anti americanismo, de la tensión y de los crímenes antisemitas y anti occidentales en Francia.

Otro detalle que muestra los riesgos que le hace correr a un país entero el angelismo de algunos frente al terrorismo es que la DCRI, luego del viaje de dos meses de Mohamed Merah a Pakistán en 2011, había pedido permiso para interceptar los teléfonos utilizados por los familiares de éste, especialmente por su hermano Abdelkader (pues Mohamed no usaba teléfonos ni internet). Sin embargo, la comisión nacional encargada de controlar las intercepciones de seguridad negó el permiso diciendo que esas personas no eran un « blanco prioritario ».

A pesar de las diferencias cualitativas y cuantitativas, los trágicos episodios de Toulouse recuerdan de alguna manera lo ocurrido en 1985 en el palacio de justicia de Bogotá. En ambos, la izquierda trató de disculpar o « comprender » el acto cometido por los terroristas y de volcar contra los defensores del orden el aparato de la justicia. En Toulouse esa inversión de papeles está apenas en su fase inicial. En el caso de Bogotá esa vil maniobra prosperó lamentablemente y alcanzó proporciones gigantescas con las infames condenas, a largas penas de prisión, tras juicios completamente trucados que escandalizaron al país, contra el coronel Alfonso Plazas y contra el general Arias Cabrales.

Lo de Toulouse muestra que el terrorismo es un fenómeno global. En diferentes países y sociedades el terrorismo moderno se vale de estrategias, técnicas, métodos y coartadas idénticas. El terrorismo puede adoptar formas diferentes en Francia, Colombia, España, Medio Oriente y Estados Unidos, pero las similitudes salen a flote. No olvidar que tras los atentados del 11 de septiembre de 2001, fracciones pro islamistas dijeron que todo había sido el resultado de un « complot de la CIA ». En todas partes, el actor terrorista no acude únicamente a la violencia para imponer su dominación y su ideología sino que a la fuerza le agrega una guerra jurídico-política, bajo todo tipo de ropajes.

De allí lo errado del término « conflicto armado interno » que se utiliza para disfrazar la violencia que sufren Colombia y otros países, pues de « interna » esa agresión no tiene nada. Esta es alimentada por gobiernos extranjeros y por grupos extremistas, disfrazados o no, que obran a diferentes niveles, según su especialización, en el mundo entero.

El combate contra el marxismo y el totalitarismo islámico es pues un combate universal y lo que vemos en Colombia y en Francia no son sino capítulos de una guerra global contra las sociedades democráticas. Por eso la respuesta no puede ser exclusivamente « interna », o local, sino que debe ser continental y global.

Voici une analyse de l’ami Eduardo Mackenzie * sur les FARC et leur présumée intention de mettre fin aux enlèvements:

5 mars 2012

Ni « déclaration historique », ni « tournant majeur » dans la vie des Farc : l’annonce faite par les chefs de la guérilla la plus ancienne au monde, quant à leur intention de « mettre fin aux enlèvements de civils » n’a pas dupé les Colombiens. Tous les sondages montrent ces jours-ci que la population ne croit guère aux paroles de ces terroristes, dont l’une des principales sources de financement est, précisément, l’enlèvement des êtres humains.

Même le président colombien Juan Manuel Santos a répondu que cette annonce n’était « pas suffisante». Le chef de l’Etat exige que les Farc mettent fin à leurs attaques et libèrent l’ensemble des otages. Selon l’ancien kidnappé Gustavo Muñoz Roa, les Farc détiennent encore 725 civils kidnappés, en plus des quelques 11 militaires et policiers.

Ce n’est pas la première fois que les Farc font une telle promesse. En mars 1984, elles avaient signé les «accords de l’Uribe » avec le gouvernement du président Belisario Betancur. Elles y exhortaient leurs blocs, fronts et colonnes à ne plus commettre ce crime détestable. L’article 2 de ces accords disait, en effet: «Les Farc-Ep n’encouragent plus l’enlèvement, l’extorsion et le terrorisme sous toutes ses formes et veulent cesser ces pratiques, comme toutes les autres attaques contre la liberté et la dignité humaine».

Les Farc n’ont jamais respecté ce « compromis » et ont continué à enlever et à tuer des civils, des militaires et des policiers.

Elles ont fait croire la même chose au président Virgilio Barco. Les Farc lui ont promis de procéder à une « trêve unilatérale » pour prouver leur bonne volonté et leur intention de négocier avec lui afin de trouver une «solution politique au conflit ». La réalité fut toute autre. En décembre 1988, les autorités de la Jamaïque découvraient une cargaison d’armes, avec des explosifs et avec plus de 1.250 fusils et mitrailleuses allemandes, que les Farc avaient achetées au Portugal et qu’elles voulaient faire entrer clandestinement en Colombie pour renforcer leurs fronts.

Les opérations de séduction des Farc ont toujours le même but : confondre, isoler et démobiliser leur ennemi. Les «accords de l’Uribe » appartiennent à une époque où les Farc étaient en train de recruter de nouveaux combattants, et de construire leur propre parti politique pour faire du prosélytisme sans encombre. Parallèlement, elles s’activaient dans la conformation d’une « coordination des guérillas » pour imposer aux bandes armées d’extrême gauche leurs plans et leurs objectifs.

Les serments des Farc de vouloir se priver d’une ou de deux « formes de lutte », comme elles appellent la panoplie de crimes qu’elles utilisent contre le peuple et l’Etat colombien, ne sont que des dispositifs de combat et de désinformation destinés à jouer un rôle précis dans un plan tactique et dans un cadre stratégique, ainsi que dans un contexte national et international.

Cette fois-ci, par exemple, les Farc visent un objectif majeur : paralyser l’action des forces militaires dans tout le pays ou dans une partie du territoire de la Colombie avec le prétexte d’une nouvelle négociation de paix. Cette tactique avait déjà été utilisée par les Farc avec grand succès pendant le gouvernement de Andrés Pastrana (1998-2002), qui a cédé aux Farc 41 000 kms² pendant trois années en échange de rien. De cette concession hallucinante et irresponsable les Farc sont sorties plus fortes que jamais.

Mais pendant les huit années qui suivirent, celles du gouvernement du président Alvaro Uribe (2002-2010), les Farc ont subi de sérieux coups durs : leurs effectifs ont été réduits de moitié, leurs otages les plus importants ont été libérés par les forces armées, en juillet 2008, et les chefs « historiques » des Farc ont été abattus, incluant Alfonso Cano, en 2011.

Chaque semaine ou presque les Farc subissent les assauts des militaires, et elles voudraient obtenir de Juan Manuel Santos une « trêve bilatérale » et relancer un processus semblable à celui du Caguan (1999-2002).

Le scénario idéal pour faire pression sur le président colombien est le VIème Sommet des Amériques (14-15 avril 2012) à Cartagena, où les gouvernements pro Chavez du continent vont vanter les mérites d’une telle stratégie « de paix ».

Santos s’est éloigné de son prédécesseur, Alvaro Uribe, et a abandonné la doctrine de la sécurité démocratique. Il s’est entouré des fractions politiques qui avaient perdu l’élection présidentielle de 2010. Ces fractions sont enclines à revenir à la méthode « douce » des pourparlers avec les terroristes.

Sous Santos, la guerre que mène l’extrême gauche consistant à monter des procès truqués contre les militaires s’est accentuée. La justice pénale militaire a été abolie de fait. Tout cela contribue à miner le moral de l’Armée. Il y a quelques jours, le ministre colombien de la Défense, a osé discuter avec l’Ong HRW, à Washington, un point capital de la lutte contre les narcoterroristes : si l’aviation de combat avait ou non le droit de les attaquer. Le ministre n’a pas cédé aux pressions mais le fait d’avoir accepté de discuter un tel point a donné froid dans le dos auprès de beaucoup d’observateurs. C’était du jamais vu. Cela a révélé à quel point le gouvernement de Santos est prêt à prêter l’oreille aux Ongs dites de « doits de l’Homme » ainsi qu’aux groupuscules qui sont vus en Colombie comme la périphérie « politique » des Farc.

*Journaliste et écrivain colombien, auteur de Les Farc ou l’échec d’un communisme de combat (Publibook, Paris, 2005)

27 février 2012
(Désolé pour mon retard à relater cet événement, mais je suis en Belgique pour un autre événement, personnel et « heureux », un 4e petit-fils…)

Bien malin celui qui a pu prévoir, et ce n’est pas mon cas je l’avoue, cet incroyable coup de théâtre annoncé hier soir par les terroristes sanguinaires des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) : la guérilla, fondée en 1964, renonce aux enlèvements et va libérer la dizaine de militaires et policiers encore otages dans la jungle, certains depuis treize ans. 13 ans !

Trois facteurs de taille expliquent ce tournant sans précédent pris par des rebelles sans foi ni loi qui vivaient jusqu’ici des enlèvements de civils contre rançon et du trafic de cocaïne.

Le premier concerne la perte de tous leurs leaders, tués par l’armée depuis 2008, notamment sous la main de fer de l’ex-président Alvaro Uribe pendant ses deux mandats (2002-2010). La liquidation de Raul Reyes (N°2) le 1er mars 2008 par les militaires, suivie de la mort du fondateur des FARC Manuel Marulanda (probablement dans un bombardement de l’armée), puis l’exécution du chef militaire Mono Jojoy avant celle du nouveau commandant des FARC Alfonso Cano l’an dernier, ont décimé la direction du mouvement, dont le nouveau chef, Timochenko, a été contraint de trouver refuge au Venezuela avec la complicité du président castriste Hugo Chavez. Au début des années 2000, la Colombie souffrait de 3.000 enlèvements de civils en moyenne par an. En 2010, ils étaient tombés à moins de 400 sous les coups de boutoir des forces armées et policières dans le cadre de la politique de « sécurité démocratique ». Le 2 juillet 2008, une spectaculaire opération de commando menée par les services secrets avait permis la libération de 15 otages, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, entre leurs mains depuis 2002.

Le second élément a trait à la perte du peu de crédit qu’il restait aux FARC aux yeux de l’opinion internationale lorsqu’ils ont assassiné en novembre dernier quatre officiers de l’armée qu’ils détenaient enchaînés comme otages, certains depuis 12 ans.

Le troisième facteur se dessine en pointillé, à partir des informations relatées ici récemment sur un projet gouvernemental de réintégrer les guérilleros dans la vie politique démocratique, dans des conditions proches d’une amnistie. Je n’exclus pas que des contacts aient eu lieu, qui sait au Venezuela, entre Timochenko et des émissaires du président Santos, successeur d’Uribe, pour ébaucher un tel plan. Sans un tel contexte, j’imagine mal les FARC procéder du jour au lendemain à l’abandon des prises d’otages. Ce ne fut jamais leur pratique.
N’oublions pas que les rebelles n’avaient pas cessé d’enlever des civils et des élus y compris pendant l’époque du Caguan, cette zone démilitarisée grande comme la Suisse (42.000 km2) que l’ex-président Andrés Pastrana avait offerte aux FARC au sud du pays pour un dialogue de paix sans résultat, entre le 15 novembre 1998 et le 21 février 2002.

La question de l’amnistie risque de déclencher d’intenses débats en Colombie si elle prévoit d’y inclure les rebelles auteurs de crimes, comme ce fut le cas avec le M-19 en 1990.
Ainsi du nouveau maire de Bogota, Gustavo Petro. Cet ex-commandant du M-19 avait été l’un des mentors de l’attaque sanglante, par les rebelles, du palais de justice de la capitale en 1985, suivie de son incendie et de la prise en otages de 200 juges, dont près de 100 avaient été tués, avant la reprise des lieux par l’armée. Le M-19 avait été financé par Pablo Escobar, chef du cartel de la cocaïne de Medellin, pour que les rebelles brûlent tous les dossiers judiciaires de ses membres en passe d’être alors extradés aux USA.

Aujourd’hui, dans une hallucinante entorse à la logique, Gustavo Petro a été élu maire de Bogota, mais c’est le colonel Alfonso Plazas, héros de la reprise du palais en 1985, qui a été condamné à 30 ans de prison en 2009 par une justice corrompue, à partir de faux témoignages sur une présumée disparition de 11 civils pendant cette opération, alors qu’il avait déjà été jugé dans les années 1980 et relaxé.

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