CESAR

24 juillet 2010 

Il me faut encore intervenir pour vous informer d’une nouvelle passée à la trappe dans la presse française, mais qui dément les assertions en 2009 de Noël Saez, l’ex-agent secret français baptisé « 008 », sur la libération, selon lui « achetée » par Alvaro Uribe, d’Ingrid Betancourt en 2008. 

Le Colombien Gerardo Ramirez, alias « Cesar », vient d’être condamné à 27 ans de prison par un juge fédéral des USA, où il a été extradé l’an dernier par le gouvernement de Bogota. 

Cet homme n’est autre que le chef des geôliers d’Ingrid Betancur (Betancourt a été francisé dans les années 1970) et de 14 autres otages, dont trois Américains, tous sauvés par un commando d’agents secrets colombiens le 2 juillet 2008 dans l’Opération « Jaque » (mise en échec). 

« Cesar » avait été neutralisé et détenu par le commando à bord de l’hélicoptère qui transportait les 15 otages pour une fausse opération humanitaire. Incarcéré, il avait été extradé aux USA par la suite. 

Dans Le Figaro du 10 mars 2009, « 008 » avait osé affirmer : « Les geôliers d'Ingrid Betancourt ont été achetés, ils n'auraient jamais libérés leurs otages. Mais ce que je considère important, c'est que les otages aient été libérés. D'ailleurs, aucun n'a été blessé. C'est aussi ce qui me fait penser que tout était préparé à l'avance. L'hélicoptère se pose, il n'y a aucun coup de feu tiré, c'est trop beau pour être vrai. (…) Cette opération a été présentée comme un véritable film hollywoodien. Quand on connaît les Farc, c'est impensable que ça se soit passé comme ça ». 

Voilà un nouvel avatar pour notre ami Noël Saez, ex-consul de France à Bogota et agent secret dans ses heures creuses, peuplées de 30 voyages aux frais de l’Etat entre Paris et la Colombie pour tenter d’amadouer les FARC pour une libération d’Ingrid jamais concrétisée, malgré le paiement d’une rançon millionnaire à de faux guérilleros (voir mon livre en français et en espagnol sur cette affaire). Il avait dénoncé « l'ingratitude » d'Ingrid, qui n'avait pas daigné le remercier pour ses efforts après sa libération par l'armée colombienne.

Cesar n’a pas été acheté, puisqu’il va pourrir en prison pendant 27 ans aux Etats-Unis … 

12 septembre 2009 

Il s’agit d’ « Angelo », terroriste des FARC chargé par ses chefs Cesar et Gafas de surveiller les 15 otages de cette guérilla libérés le 2 juillet 2009 par un commando des services secrets colombiens dans l’Opération Jaque (Mise en échec). 

Le rebelle du Front n°1 des FARC s’est rendu à l’armée face à la pression militaire dans la zone du Guaviare, au sud-est de la Colombie, où les 15 ex-otages avaient recouvré la liberté. 

19 juillet 2009 La vidéo du chef militaire terroriste « Mono Jojoy », n°2 des FARC, visible sur ce blog depuis ce matin, a confirmé, si besoin, la véracité des 37.000 fichiers découverts dans les ordinateurs de Raul Reyes après son élimination par l’armée colombienne le 1er mars 2008. Ces documents avaient été avalisés par Interpol, mais les personnages cités dans les courriels avaient évoqué un montage. La réalité des dossiers a été confirmée par « Mono Jojoy » lui-même dans cet enregistrement, saisi dans l'ordinateur de  »Camila », une guérilla des FARC arrêtée à Bogota. 

Une page s’ouvre donc vers l’engagement de poursuites par la justice colombienne contre les complices de la guérilla terroriste, après son mutisme initial qui en dit long sur ses préférences dans les ouvertures d'information judiciaire. Sur les sites de la presse colombienne, les agents de la guérilla continuent de crier au « montage » de la vidéo. Aucun expert ne verra un acteur jouer le rôle de Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », dans cette séquence. C’est bien lui, avec son béret, son arrogance, ses gestes brefs et sa voix aiguisée de coupeur de tête, sous la fine moustache de macho violeur de mineure à l’occasion, comme je l’ai relaté dans mon livre sur « Les secrets de l’Opération Betancourt » (Hugo Doc-novembre 2008). 

Avec l’accumulation de ces preuves, qu’attend Bogota pour engager des poursuites contre l’agent des services secrets français de la DGSE Noël Saez (baptisé « 008 » à l’ambassade de France quand il y était consul de 2000 à 2004, mais qualifié de « 000 » par notre ami Fabio pour ses échecs réitérés dans ses tentatives de faire libérer  Ingrid Betancur) ?  L’espion français a avoué avoir effectué une trentaine de voyages entre Paris et la jungle colombienne entre 2004 et 2008 pour essayer d’arracher Ingrid à ses geôliers.  Il avait réfuté le paiement à cette fin d’une juteuse rançon par lui durant l’un de ses voyages. Les fichiers de Raul Reyes, désormais confirmés par la vidéo de « Mono Jojoy », faisaient état de ce règlement effectué par erreur à des rebelles qui n’en étaient pas. Noël Saez a versé l’argent des contribuables français à de faux terroristes des FARC ! 

Tenter de soudoyer des terroristes sur le sol d’un pays étranger en guerre contre ces mêmes criminels relève de la justice. Si Bogota ne bouge pas, il reviendra à la justice française de s’emparer du dossier, au nom du peuple français grugé par cette dépense quand la politique officielle de la France refuse le principe du paiement de rançon.

Noël Saez se croyait tellement à l'abri de poursuites qu'il avait osé affirmer, après l'opération « Jaque » (Mise en échec) qui a permis la libération de 15 otages des FARC, dont Ingrid, par les services secrets colombiens, le 2 juillet 2008, que les geôliers des otages avaient été « achetés » par Bogota. Sa forfanterie a été démentie jeudi, avec l'extradition aux USA de « César », le chef de ces geôliers, appelé à y purger une forte peine de prison.

18 juillet 2009 

(Malgré 1800 km parcourus en voiture depuis jeudi dans cette belle France, je ne résiste pas au plaisir, avant même de défaire mes valises, de vous alimenter sur le flot de nouvelles en provenance de notre si chère Amérique Latine…) 

 

La Colombie a extradé aux USA jeudi l’ex-geôlier d'Ingrid Betancourt, le guérillero des FARC Gerardo Aguilar, alias « Cesar », capturé au moment de l'opération de libération de la Colombienne et de 14 autres otages le 2 juillet 2008. 


Gerardo Aguilar a été remis à des représentants des autorités américaines, sur la base militaire de Catam, dans l'ouest de Bogota, d'où ils ont décollé pour les Etats-Unis.

 

Le chef de la police judiciaire colombienne, Gilberto Ramirez a expliqué à des journalistes qu'il était réclamé par les Etats-Unis pour « prise d'otages et soutien aux activités terroristes des Forces armées révolutionnaires de Colombie » (FARC). 

Selon le ministre de l'Intérieur Fabio Valencia, l'homme est également recherché pour trafic de drogue et réclamé à ce titre par un tribunal de Washington D.C., ce qui a motivé l'acceptation par la Cour suprême colombienne de la demande d'extradition.

 

« Cesar » avait été capturé au côté d'Alexander Farfan, alias « Gafas », pendant l'opération Jaque (échec et mat) au cours de laquelle l'armée colombienne avait libéré, le 2 juillet 2008, Ingrid Betancourt, enlevée en février 2002 et les trois Américains Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, des employés de l'entreprise américaine de sécurité Northrop Grumman Corporation, pris en otages un an plus tard, ainsi que onze militaires et policiers colombiens.

 

Les Farc avaient accusé les deux hommes d'être des « traîtres » et d'avoir été complices de cette opération, moyennant finances. 

 

Noël Saez, l’agent secret français « 008 », de la DGSE, qui n’avait pas avancé d’un pouce en six années pour obtenir la libération de l’ex-candidate colombienne à la présidence de son pays, avait abondé dans le même sens sans la moindre preuve, intoxiqué par sa haine contre le régime démocratique d’Alvaro Uribe. 

 

La Suisse, pays hôte de multiples chefs des terroristes colombiens, dont Lucas Galdron, leur « ambassadeur » autoproclamé dans la Confédération, n’est pas en reste. Sa Radio Suisse Romande (RSR), dans son interview complaisante de « 008 », avait même affirmé que le gouvernement colombien avait payé 20 millions de dollars à « Cesar » pour la libération des 15 otages dont Ingrid ! 

 

« Cesar » avait été, avec « Gafas », le chef  des geôliers des trois Américains et d'Ingrid Betancourt pendant plusieurs années. 

On attend les réactions de « 008 » et de la Suisse, où continue de sévir la diaspora terroriste de la guérilla colombienne. 

11 MARS 2009 

Combien de fois faudra-t-il que je répète l’évidence face aux mensonges proférés par les FARC et relayés maintenant par « 008 », notre ineffable Noël Saez, sur le prétendu « achat » par le président Alvaro Uribe de ces deux geôliers des 15 otages (dont Ingrid) que le commando des services secrets colombiens a libérés le 2 juillet 2008 au péril de leur vie ? 

 

Ces deux guérilleros des Farc, capturés lors du sauvetage de l'otage Ingrid Betancourt et de 14 autres séquestrés dont les trois Américains, seront traduits devant la justice colombienne pour enlèvement, ont annoncé les autorités judiciaires. 


Gerardo Antonio Aguilar Ramirez, alias « Cesar », et Alexander Farfán Suarez, alias « Gafas », avaient été capturés par l'armée colombienne lors de l'opération Jaque (Mise en échec) qui avait permis en juillet dernier de sortir de la jungle un groupe de 15 otages, dont l'ex-candidate à la présidentielle et trois Américains. 


Les poursuites à l'encontre de ces deux membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ne concernent toutefois pas ce groupe d'otages, mais l'enlèvement de l'ancien sénateur colombien Luis Eladio Perez, relâché par la guérilla marxiste en février 2008 après six ans de captivité.
« Lors de l'enquête, le parquet a établi que les accusés avaient été chargés de surveiller l'ex-sénateur et d'autres otages depuis novembre 2004 jusqu'au jour de sa libération », ont indiqué les autorités judiciaires dans un communiqué.
Les deux guérilleros, actuellement détenus à Bogota, sont considérés comme des traîtres par les Farc qui considèrent qu'ils ont volontairement remis les otages à l'armée lors de l'opération de sauvetage.
Selon les témoignages des anciens otages américains, les deux hommes auraient également assuré leur surveillance dans la jungle, ce qui a conduit les Etats-Unis à réclamer leur extradition.
Cette demande avait été rejetée par la Cour suprême colombienne, qui a cependant autorisé l'extradition de l'un des deux pour trafic de drogue. 

Si Cesar et Gafas avaient décidé de se rendre avec leurs otages, ils auraient bénéficié des mêmes faveurs dont ont profité tous les autres guérilleros retournés, comme Wilson Bueno, alias « Isaza ». 

Isaza vit désormais en France en compagnie de toute sa famille, avec l’aide financière offerte par Nicolas Sarkozy aux frais du contribuable français, pour avoir libéré un seul otage, Oscar Tulio Lizcano… 

J’ai honte pour mon pays des déclarations de « 008 » sur le prétendu « achat » de Cesar et Gafas par le pouvoir colombien. 

 

10 MARS 2009

(Merci à Fabio. Ton lien sur la TSR a bien été publié sur ton post. Ouf!)

 

Voyez cet entretien de « 008 », le surnom que je lui ai donné et que reprend la TSR, sur le lien : 

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&bcid=654240#bcid=654240;vid=10425571 

 

« Oliver Stone veut faire un film sur les aventures de Noël Saez», affirme la TSR sans donner aucune précision. « 008 » n’en parle pas dans l’interview, mais il rêve depuis dix ans d’un long métrage sur sa vie, avec Jean Reno dans son rôle.   

« Vous étiez sur le point de libérer Ingrid Betancourt », affirme d’entrée la journaliste de la TSR, Corinne Portier. J’ignore d’où cette collègue a tiré une telle absurdité, démentie par les documents de Raul Reyes et par le tracé de la politique terroriste jusqu’au-boutiste. Elle était la « poule aux œufs d’or » des FARC, comme l’a révélé un message de Jorge Briceno, « el Mono Jojoy », en 2008. 

 

« Cesar a été acheté ou retourné par les services de renseignement colombiens », répète Noël Saez. Pour preuve, il affirme que les FARC, quatre mois avant l’opération Jaque, « ont arrêté de faire trop marcher (les otages), on les a nourris, on leur a donné des vitamines, deux œufs par semaine, on les laissait dormir », avant leur prochaine libération selon lui ! 

 

Etourdi par la perspective d’un film sur sa vie, « 008 » transforme la réalité en cinéma permanent. Il ne savait absolument rien de la vie des otages ! En six ans de missions payées par le contribuable français, il n’a jamais vu aucun des otages ni reçu la moindre preuve de vie de l’un ou l’autre. Rien, zéro ! Il brode, invente, suppute, imagine, subodore, sans rien savoir du martyre des otages. « Ca accrédite votre théorie » sur la libération imminente d’Ingrid, commente la journaliste suisse, dépourvue du moindre sens critique ! Elle ne demande à Saez aucune preuve de ce qu’il avance… 

 

« 008 » donne, cela dit, un nouveau coup d’estoc à Ingrid : « Elle ne s’est pas intéressée à nous », regrette-t-il une fois de plus face au mépris de l’ex-otage à l’égard de Saez et de l’autre émissaire, le Suisse Jean-Pierre Gontard, jamais remerciés par elle. 

A propos du livre des trois Américains ex-otages avec Ingrid, « Out of captivity », très critique sur Ingrid, « je ne crois pas à ces mises en cause », commente Saez. Il ne croit pas, mais il ne sait rien des relations entre ces suppliciés. 

 

Cerise sur le gâteau : « Je retournerais en Colombie si on me le demandait, les FARC et le gouvernement. Je pense que les FARC seraient tout à fait d’accord pour un sortie négociée », assure Noël Saez. Il oublie qu’il est « persona non grata » en Colombie. 

6 mars 2009 

La cascade d’événements histrioniques survenus dernièrement dans ce superbe pays, si attachant pour son peuple compétent, dévoué et sympathique, obligera sans nul doute le président de Colombie à demander au Congrès l’autorisation de se représenter. Il a été élu en 2002 et réélu en 2006, à chaque fois au premier tour.

Non pas que le pays manque de personnalités capables d’assumer sa succession. Mais la tâche s’avère tellement rude, dans une démocratie gangrenée par les gauchistes à tous les niveaux de la société, qu’il garde l’image du sauveur. Ce n’est pas pour rien que 80% des Colombiens sont prêts à le réélire, selon le dernier sondage Gallup, après 7 ans de pouvoir. Je vous livre à la volée l’actualité récente en Colombie : 

-        Ernesto Samper, l’ex-président (1994-98) accusé d’avoir reçu 6 millions de dollars du cartel de la cocaïne de Cali pour sa campagne électorale, a évité de finir ses jours en prison grâce à l’appui d’un Congrès corrompu par les trafiquants. Plutôt que de rester discret pour savourer sa fin de vie dans son luxueux appartement des hauteurs de Rosales, à Bogota, il accumule les interventions grand-guignolesques : appui aux exigences des FARC l’an dernier, soutien au président vénézuélien Hugo Chavez, un ennemi juré de la Colombie, et maintenant accusation contre l’opération PHOENIX (l'élimination de Raul Reyes en Equateur) qualifiée par lui de « honteuse ». Je vous cite cette litanie car ce triste sire n’exclut pas de se représenter aux présidentielles !  (Merci à Fabio, j'avais parlé de l'opération Jaque)-        La Cour suprême, prompte à autorisée les extraditions aux USA de paramilitaires, comme HH hier, a refusé celle des terroriste des FARC César et Gafas, les deux geôliers d’Ingrid Betancourt, des trois Américains et des 11 autres otages libérés par l’armée dans l’opération Jaque. La Cour, imprégnée de taupes de la guérilla, engage des poursuites en chaîne contre les politiques en cheville avec les paramilitaires, mais n’a encore pas convoqué les complices des FARC dans le marigot politique colombien. Et Dieu sait combien ils sont nombreux ! 

-        Un chef du syndicat agricole a été arrêté cette semaine dans l’opération militaire contre les FARC dans le Sumapaz, montagne de 3000 m au sud de Bogota. Habillé comme un guérillero, il s’enfuyait avec les rebelles avec un téléphone cellulaire à la main quand il a été appréhendé. « J’ai été pris en otage par les FARC », a-t-il piteusement affirmé. Son syndicat ne l’a pas défendu, tant sont évidentes les preuves de sa complicité passée et présente avec les rebelles. Vous devez savoir que 1500 syndicalistes disposent d’une protection de l’Etat en Colombie, avec voiture et garde du corps. Comme par hasard, ce syndicaliste « attendait le bus dans la banlieue de Bogota » quand il a été enlevé ! Les assassinats de syndicalistes en Colombie ont été divisés par dix sous le régime d’Uribe, contrairement aux accusations des gauchistes internationaux. -        Le Pôle démocratique, parti de gauche infesté d’anciens guérilleros criminels du M-19 amnistiés dans les années 1990, vient de recevoir l’appui écrit des FARC. Son président Carlos Gaviria n’a pas daigné rejeter cette offre d’un groupe terroriste. 

-        La sénatrice Piedad Cordoba, qui roule pour les FARC comme le prouvent les documents de Raul Reyes, vient d’appuyer la possibilité pour Hugo Chavez de se représenter à la présidence du Venezuela, mais pas pour Alvaro Uribe ! Inscrite au parti libéral, elle est donnée par les derniers sondages comme la meilleure candidate de ce mouvement pourtant modéré. On imagine la tragédie de la Colombie si un mauvais candidat de droite permettait à cette adoratrice de Hugo Chavez et de Manuel Marulanda de gagner le scrutin !  Colibri va jubiler à la lecture de ce lignes, car en principe je ne suis pas favorable à un nouveau mandat d’Uribe, pour lui éviter de se faire accuser, même à tort, pour  dictature, comme c’est le cas pour le héros du Pérou, l’ex-président Alberto Fujimori, détenu et dont le procès sans aucune preuve est en cours à Lima. 

imagen47813642.gif

29 JANVIER 2009 

Une fois de plus la Haute cour de justice colombienne a démontré de quel côté elle penche. Non pas vers la défense du peuple, mais en faveur de la guérilla, et la preuve en est donnée par une série de scandales. 

La Cour suprême de Bogota a rejeté l’extradition aux USA d’Alexander Farfán Suárez (alias 'Gafas') et de Gerardo Antonio Aguilar Ramírez ('César'), sous prétexte que leurs crimes n’ont pas été commis sur le territoire américain. Ces deux terroristes des FARC ont été arrêtés lors de l’opération « Jaque » du 2 juillet, qui a permis la libération de 15 otages de la guérilla (dont Ingrid et trois Américains) enchaînés et gardés par ces deux criminels. Je vous recommande l'article de cette semaine de Cambio, l'hebdo de Bogota fondé par Garcia Marquez.

L’extrême gauche complice des FARC, et la propre guérilla, avaient affirmé que les deux hommes étaient en fait des traîtres qui avaient organisé cette libération pour bénéficier de l’asile aux USA. Je rappelle que César, comme le prouve cette photo du 2 juillet , avait été assommé à coups de poing par l’un des agents secrets quand il avait pris place, armé d'un 9mm, dans l’hélicoptère avec les otages. Voyez son œil  droit au beurre noir. Et que dire du regard terrorisé des deux hommes ? D’autre part, si tel avait été le cas, leur complicité avec le régime colombien n’aurait-elle pas été traduite par leur envoi direct aux USA avec les trois Américains libérés, dans le même avion militaire affrété par Washington pour ramener les ex-otages dans une base militaire américaine ? 

L’autre exemple de la conduite suspecte de la Cour suprême colombienne concerne la Farc-politique. Aucun des présumés complices des FARC, dont la sénatrice Piedad Cordoba, n’a été jusqu’ici ni inculpé ni mis en détention provisoire. Sur l’autre bord, des dizaines d’élus ont été incarcérés ou inculpés pour leurs liens présumés avec les paramilitaires sur la seule accusation, sans aucune preuve, de leurs ennemis politiques. Un ancien para a récemment avoué avoir menti en accusant le président Uribe de complicité dans un crime, et assuré avoir reçu de l’argent y compris de Piedad Cordoba pour dénoncer à tort le chef de l’Etat. Où en est l’enquête ? 

Catégories
Archives