CAILLERA

 

19 juillet 2013

 

Si je m’éloigne en apparence de l’affaire d’Outreau et de ses conséquences tragiques pour les enfants violés en France aujourd’hui, avec mes commentaires sur Brétigny, ce n’est pas le cas car les deux drames contiennent les mêmes ingrédients : un voile d’Etat sur la réalité, avec omerta médiatique à la clef, à la seule exception de l’hebdo Le

Point.

 

Cette stratégie remonte au déluge, mais elle a de plus en plus de mal à faire son trou grâce aux réseaux sociaux  et à la masse d’informations que l’on peut y déceler en faisant bien entendu leur tri, comme l’exige ma déontologie de journaliste.

 

A peine la tragédie de Brétigny avait-elle eu lieu qu’on apprenait le caillassage des secouristes par des individus surgis de nulle part, et le vol d’effets personnels par certains d’entre eux, selon des syndicats de policiers. Même le ministre des Transports,  Frédéric Cuvillier, avait aussitôt reconnu l’accueil « un peu rude » des pompiers par ces voyous.

 

Comment peut-on admettre que des voyous attaquent des secouristes en train de sauver des vies, ou volent leurs effets ? Je rappelle que dans tout Etat de droit, le détroussage de cadavres est puni d’une exécution immédiate sans jugement.  Quatre présumés voleurs arrêtés ont été relâchés, pour le vol du téléphone d’un secouriste qui avait pourtant reconnu l’un d’eux comme l’auteur, et alors que l’un de leurs SMS demandait à un autre ce qu’il avait « trouvé » dans les valises des accidentés…

 

Dans une rédemption politique de la samba de Tom Jobim « Sur une seule note », les médias ont alors colporté et répété une unique version du drame à partir des informations fournies par le pouvoir, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, et leurs relais dans les préfectures et à la direction de la SNCF: c’est un accident, et parler de sabotage ainsi que de vol est faux !

 

Si tel était le cas, il faudrait plaindre les contrôleurs de la SNCF qui ont révisé les rails du secteur le 4 juillet sans rien déceler d’anormal, y compris sur l’éclisse, le bloc d’acier reliant les rails pour les aiguillages, devenu la pièce à conviction dans ce drame.

 

Mais à supposer qu’ils n’aient rien vu, alors que des milliers de trains passent en France tous les jours sur des éclisses, sans aucun problème, aucun ingénieur consulté ne peut admettre que trois des quatre écrous d’acier qui serraient l’éclisse de cette gare se soient dévissés tout seuls ! Ils n’ont pas été arrachés par les essieux du train : ils étaient dévissés. Dévissés ! Combien de fois faudra-t-il le répéter ?

 

Les officiels nous ont ensuite « rassurés », face aux rumeurs persistantes sur un sabotage : aucun des voyageurs n’avait porté plainte pour vol.  Aucun média n’a alors rappelé que les blessés hospitalisés, et encore moins les six personnes tuées, n’étaient pas en mesure d’aller vérifier le contenu de leurs valises ou de leurs sacs.

La vérité sort enfin de son puits, et confirme ce que j’avais avancé depuis plusieurs jours sans mettre en cause aucune communauté, ce que les ennemis de la vérité eurent adoré que je fisse pour dénigrer mon commentaire.

 

Seul Le Point, comme dans la nouvelle affaire d’Outreau en cours, a dès le départ mis en cause la vérité officielle, et continue de le faire.

 

Voici donc le dernier papier que je viens de trouver, de source AFP :

 

Quatre plaintes pour des faits de vol survenus après le déraillement du Paris-Limoges le 12 juillet en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne) ont été recensées, a indiqué le parquet d’Évry vendredi. Outre la plainte d’un médecin urgentiste victime du vol de son portable et pour laquelle une enquête du chef de vol en réunion et avec violences a été ouverte, « une enquête distincte est diligentée sur la commission de faits de vols, commis lors de l’évacuation des blessés par la Sûreté départementale de l’Essonne », a annoncé le parquet. Trois plaintes ont déjà été recueillies.

Parmi ces trois plaintes, l’une a été déposée au commissariat de Limoges par une jeune voyageuse pour « vol d’effets personnels » dans ses bagages, selon une source proche de l’enquête. Cette passagère du train n’a pas assisté à ce vol et s’est aperçue après l’accident de la disparition de ces objets dont la nature n’a pas été précisée. La plainte a été transmise au parquet d’Évry, compétent géographiquement.

« Les enquêteurs travaillent actuellement à l’identification des auteurs »

Dans un communiqué, le parquet d’Évry indique que « des investigations se poursuivent afin de permettre l’exploitation de la vidéosurveillance de la gare, le recollement d’autres plaintes éventuelles et l’audition de l’ensemble des personnes pouvant utilement témoigner ». Le parquet confirme en outre que « très peu de temps après l’arrivée des premiers secours sur les lieux, quelques individus inconnus leur ont jeté des projectiles depuis le toit du parking qui jouxte immédiatement la gare de Brétigny-sur-Orge ».

« Les enquêteurs travaillent actuellement à l’identification des auteurs de l’ensemble de ces faits, afin de permettre que les suites judiciaires nécessaires puissent être apportées dans les meilleurs délais », a ajouté le parquet. À propos de la catastrophe ferroviaire elle-même, le parquet a par ailleurs annoncé qu’une « information judiciaire devrait être ouverte en milieu de semaine prochaine ».

Depuis samedi, des informations contradictoires circulent sur d’éventuels vols ou pillages intervenus après l’accident du Téoz 3657 qui a fait six morts. Jeudi, Le Point.fr avait révélé un document confidentiel de la direction centrale des CRS faisant état de jets de projectiles et de vols sur les victimes du déraillement du train. D’abord rassemblés en gare de Brétigny, les bagages et effets personnels des voyageurs du Téoz ont été centralisés en gare de Paris Austerlitz à partir de samedi pour être restitués à leurs propriétaires.

 

18 juillet 2013

 

Un nonagénaire récemment décédé avait attendu la fin d’une longue carrière de diplomate français pour crier urbi et orbi : indignez-vous, sans avoir jamais quitté la table des Grands.

 

Depuis ma retraite, entre deux investigations, je n’ai plus qu’un vœu à votre intention : révoltez-vous ! A l’heure d’internet, comment ne pas partager cette exigence ?

 

Si nos ancêtres, avec des chevaux et une malle-poste comme seuls moyens, ont répandu la poudre en France à partir de 1789, que ne peuvent faire les réseaux sociaux en 2013 ?

 

Nous subissons une immense omerta, dans tous les domaines : Outreau (vous n’en ignorez plus rien avec mon livre et le résumé youtube), Cahuzac (viré en mars 13 alors que le pouvoir savait tout depuis décembre 12), et maintenant la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, etc, etc.

Je vous joins deux papiers du Point et du Figaro de ce jour sur l’affaire de Brétigny :

 

EXCLUSIF. Brétigny-sur-Orge : des scènes de vol et de caillassage ont bien eu lieu

Le Point.fr – Publié le 18/07/2013 à 16:19 – Modifié le 18/07/2013 à 16:22

Le Point.fr s’est procuré un document confidentiel de la direction centrale des CRS qui fait état de jets de projectiles et de vols sur les victimes du déraillement du train.

A-t-on voulu cacher une réalité trop dérangeante ? Contrairement à la version officielle véhiculée par les autorités politiques, policières et sanitaires, il y a bel et bien eu des scènes de vol et de caillassage après le déraillement du train Paris-Limoges à Brétigny-sur-Orge. Le Point s’est procuré le rapport de synthèse des affaires marquantes du 10 au 16 juillet de la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS) dans lequel une page est consacrée à l’opération de sécurisation mise en place après la catastrophe ferroviaire par deux sections de la CRS 37-Strasbourg venues du cantonnement de Meaux.

Or le compte rendu des forces de l’ordre est sans ambiguïté. « À leur arrivée, les effectifs de la CRS 37 devaient repousser des individus, venus des quartiers voisins, qui gênaient la progression des véhicules de secours en leur jetant des projectiles », note la synthèse de la DCCRS. Un constat fort différent de celui dressé par les responsables de la Croix-Rouge et du Samu qui affirmaient n’avoir constaté « aucune agression et avoir travaillé de façon tout-à-fait normale » en gare de Brétigny. Pourtant le rapport de synthèse de la DCCRS va plus loin : « Certains de ces fauteurs de troubles avaient réussi à s’emparer d’effets personnels éparpillés sur le sol ou sur les victimes. » Et la note d’enfoncer le clou : « Les fonctionnaires protégeaient ensuite les lieux de l’accident pour favoriser le travail des enquêteurs et des techniciens et sécuriser la visite des nombreuses autorités (président de la République, Premier ministre, ministre de l’Intérieur, ministre des Transports, ministre de la Santé…).

Démentis officiels

À la lecture de la synthèse, on apprend qu’un dispositif de sécurité très important a été déployé alors sur place. Ainsi pour assurer des escortes d’ambulances, un équipage motocycliste de la CRS autoroutière Sud-Ile-de-France était également réquisitionné. Par ailleurs, deux autres sections de la compagnie 37, employées sur le département de la Seine-et-Marne ainsi que les fonctionnaires de la CRS 51-Orléans, utilisées sur le département de la Seine-Saint-Denis étaient appelées en renfort.

Pourtant, ministres et sous-préfet présents sur place ont démenti à l’unisson tout caillassage sur les forces de secours et vol sur les victimes. Ainsi, sur i>Télé, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier déclarait ne pas avoir eu connaissance « de victimes dépouillées », faisant simplement état « d’actes isolés » et « de pompiers qui par petits groupes ont été accueillis de façon un peu rude ». Le sous-préfet d’Estampes, Ghyslain Chatel, démentait pour sa part que les secours aient fait l’objet de jets de projectiles, à l’exception « d’un camion de pompiers, qui pourrait avoir été visé mais pas touché ».

Enquêtes

Contacté jeudi par Le Point.fr, Luc-Didier Mazoyer, le directeur départemental de la sécurité publique de l’Essonne, persiste et signe : « J’étais sur place, il y a certes eu des tensions pour repousser des individus, mais je n’ai vu ni scène de pillages ni violences urbaines. J’ai déclenché une enquête pour en avoir le coeur net. » Le parquet d’Évry a ouvert une enquête préliminaire pour vol en réunion avec violences, à la suite des incidents qui se sont déroulés en marge de la catastrophe. Les autorités avaient seulement reconnu qu’un urgentiste du Samu s’était fait voler son portable. Dans le cadre de cette affaire, cinq personnes ont été placées en garde à vue puis relâchées, les perquisitions à leurs domiciles n’ayant rien donné. Eux-mêmes ont nié toute participation à ces vols. L’un d’eux a néanmoins été désigné comme l’auteur du vol du téléphone par sa victime. Selon le parquet d’Évry, aucune plainte pour d’autres vols n’aurait été à ce jour déposée.

Nos révélations ne vont pas manquer de relancer la polémique. En effet, dès le vendredi, le syndicat de police Alliance avait fait état de scènes de pillage avec un groupe de jeunes qui « aurait dépouillé les victimes et notamment les premiers cadavres ». Des déclarations démenties avec virulence par de nombreux responsables socialistes ou ministres du gouvernement. Le syndicat avait alors quelque peu fait machine arrière. Aujourd’hui, la synthèse de la DCCRS, même si elle ne mentionne pas le terme de cadavre, ni celui de pillage, semble bel et bien donner raison au syndicat.

LE FIGARO :

Brétigny-sur-Orge : l’hypothèse de l’acte de malveillance relancée

 

La SNCF a confirmé que l’éclisse, cette pièce métallique reliant deux rails, s’est détachée et a détourné le train. Crédits photo : LIONEL BONAVENTURE/AFP

Certains estiment très improbable que trois boulons puissent se dévisser au même moment.

 

Alors que les trois enquêtes sont toujours en cours pour comprendre ce qui a pu provoquer le déraillement du train Paris-Limoges vendredi dernier à 17 h 14 à Brétigny-sur-Orge, causant la mort de six personnes, certains syndicats et associations d’usagers relancent la thèse de l’acte de malveillance. Ainsi Didier Le Reste, de la CGT cheminots, confie «n’exclure aucune hypothèse». À la CFDT cheminots, on explique que ce type d’accident est extrêmement rarissime tout en assurant ne pas «chercher à faire de la polémique sur un malheur». «De mémoire de cheminots, on n’a jamais vu des boulons se dévisser tout seuls, explique Didier Aubert. Et ce n’est pas parce qu’un train est passé au même endroit une demi-heure avant sans problème que les boulons n’étaient pas déjà dévissés à ce moment-là.»

Il est en effet très improbable que trois des quatre boulons qui tiennent attachée la pièce au rail aient été dévissés en plein jour alors que l’endroit où a eu lieu l’accident se trouve à proximité d’un poste d’aiguillage. Cette infrastructure est en effet occupée par un cheminot chargé de surveiller les voies. «À la CFDT, nous n’excluons rien. On ne peut clairement pas écarter la piste de la malveillance. Il n’existe pas de cas où l’on retrouve les boulons défaits. Et trois boulons d’un coup, c’est quand même beaucoup», confie Didier Aubert.

«Soyons transparents jusqu’au bout : publions l’état du réseau !»

À l’Unsa, la thèse de la malveillance paraît peu vraisemblable, même si l’on reconnaît que «tous les boulons qui sautent au même moment, c’est un point inquiétant. Il faut vraiment que la vibration soit importante.» Marc Pelissier, secrétaire général de l’Association des usagers des transports en Ile-de-France, estime également «peu plausible» le sabotage qui se traduit généralement «ar des vols de câbles ou des jets de pierre sur les voies». «Mais c’est vrai que la pièce qui se déboulonne toute seule, ce n’est pas non plus très crédible», confie-t-il.

La SNCF est-elle passée à côté de cette anomalie lors de la vérification du 4 juillet? Possible, pour certains. «Dans le cas contraire, on peut se poser la question de l’acte de malveillance», remarque un autre observateur. Reste qu’«il faut vraiment s’y connaître et avoir des outils ad hoc», pointe un cheminot.

À la région Ile-de-France, la prudence est en tout cas de rigueur. On préfère se garder de tout commentaire avant les résultats de l’enquête, rappelant l’épisode du Concorde et les multiples rumeurs qui avaient entouré l’affaire. «Mais plus on attend, plus cela alimente effectivement les spéculations», fait-t-on remarquer.

Jouer la transparence

L’Association des voyageurs usagers des chemins de fer (Avuc) estime par ailleurs «malhonnête d’établir un lien entre la vétusté du réseau ferroviaire et ce qui s’est passé». Willy Colin, le porte-parole de l’Avuc, pronostique déjà que les enquêtes en cours vont prendre du temps, «c’est un dossier qui risque de s’endormir, déplore-t-il. Ce déraillement s’est produit dans un contexte de problèmes de maintenance et de lignes malades. Or cette ligne est malade depuis 2011.» Pour l’Avuc, la transparence mise en avant depuis vendredi soir par la SNCF doit être prise au mot: «Il faut que la SNCF et RFF rendent public l’état du matériel roulant ainsi que l’état des infrastructures. On ne peut pas continuer comme ça! Jouons la transparence jusqu’au bout.»

Quoi qu’il en soit, lors d’un déplacement à Limoges mardi, le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, avait estimé que les causes de l’accident «peuvent être diverses et de toute nature», ajoutant que «toutes les hypothèses existent» et qu’aucune n’est «privilégiée».

Pour l’heure, l’éclisse est toujours au centre de l’enquête. «Nous sommes quasiment certains, à 99%, que l’origine immédiate du déraillement c’est le renversement de cette agrafe qui a conduit au déraillement d’un des essieux du train» car «une des voitures porte la trace du heurt avec cette agrafe», a rappelé le patron de la SNCF. «La vraie question maintenant, c’est de comprendre comment cette pièce a pu se retrouver dans le cœur de l’aiguillage», explique Roger Dillenseger de l’Unsa cheminots. D’après un expert ferroviaire qui tient à rester anonyme, si la probabilité qu’une éclisse saute et se coince au milieu de l’aiguillage n’est «pas impossible», elle reste quand même «très, très, très, faible».

15 juillet 2013

Tous ceux qui ont lu mon enquête sur Outreau et mon blog ne seront pas étonnés par cette découverte d’une nouvelle omerta, cette fois sur le drame ferroviaire de Brétigny-sur-Orge. Il suffit de lire les déclarations officielles, sans l’apport d’aucun document secret, pour aboutir au constat que j’ai fait.

A part Le Point, aucun média ne fait écho à l’horreur cachée par le pouvoir en place : les secours ont été accueillis à coups de cailloux par des voyous quand ils sont intervenus après cet accident qui a fait six morts et de nombreux blessés vendredi en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne), près de Paris.

Cette réception violente, incompréhensible si l’on ne prend pas en compte l’appétit de leurs auteurs à détrousser les cadavres, s’est accompagnée de vol y compris celui d’un téléphone portable sur l’un des sauveteurs. Les quatre individus arrêtés pour leurs délits présumés pendant les secours ont été relâchés ce soir sans aucune mise en examen.

On peut se poser la question quand on lit le papier du Point : non seulement l’un des quatre a été reconnu comme l’auteur du vol de son portable par un secouriste, mais un texto retrouvé sur le téléphone d’un autre disait : « t’as trouvé quoi, dans les bagages ?»

Pis encore : le patron de la SNCF, Guillaume Pépy, a déjà conclu à la défaillance technique d’une éclisse (élément d’acier de 10 kg chargé de l’aiguillage des rails), deux jours après le drame, alors que l’enquête judiciaire vient à peine de commencer. Même les syndicats CGT et CFDT mettent en cause cette hâte de leur chef à définir les raisons du déraillement. Pourquoi cet agent de l’Etat a-t-il mis tant d’empressement à devancer les résultats de l’investigation en cours par des techniciens ?

Je vous laisse juges à partir des éléments ci-dessous, puisés sur les sites que je vais citer, mais cette omerta effraye, quand on sait qu’en période de troubles l’armée de tous les pays a pour mission de tuer les détrousseurs de cadavres sans sommation:

LE POINT :

Par JEAN-MICHEL DECUGIS ET AZIZ ZEMOURI Les quatre personnes interpellées dimanche ont été remises en liberté lundi, en fin d’après-midi. Elles n’ont pas été déférées ni mises en examen. Néanmoins, selon une source judiciaire, l’enquête se poursuit. Le parquet a ouvert une enquête préliminaire pour vol en réunion avec violences. « La sûreté départementale continue de rechercher des témoins. Les auditions n’ont pas permis de voir clair dans le rôle de chacun des protagonistes. C’est pourquoi il a été décidé de remettre en liberté les quatre individus », précise une source policière. Selon nos informations, si les jeunes placés en garde à vue ont bien reconnu leur présence sur les lieux au moment de la catastrophe ferroviaire, ils ont nié avoir participé à un quelconque vol ou à une bagarre. Le médecin urgentiste victime du vol de son téléphone, entendu dimanche après-midi, a reconnu une seule personne comme ayant participé au délit. Il s’agit du premier individu arrêté le soir même de l’attroupement autour de la gare. Si le jeune homme a reconnu avoir été présent sur les lieux, il a nié avoir dérobé un mobile. « T’as trouvé quoi dans les bagages ? » « Nous n’avons reçu aucune plainte de passagers du train victimes de vols, mais nous savons que beaucoup d’entre elles n’ont pas encore récupéré leurs effets » indique-t-on au parquet d’Évry. La garde à vue des quatre suspects, interpellés dimanche matin, avait été prolongée au commissariat d’Arpajon. « T’as trouvé quoi dans les bagages ? » L’un des textos retrouvés par les enquêteurs sur les téléphones des suspects avaient abouti à des perquisitions à leur domicile. Les policiers ont fouillé les appartements de fond en comble pour retrouver les « bagages » en question ou tous autres éléments pouvant confondre les mis en cause. Mais ils sont rentrés bredouilles. Après le drame ferroviaire qui a coûté la vie à 6 personnes et blessé grièvement 16 autres, une polémique, alimentée par les réseaux sociaux, est née à partir du comportement de jeunes de Brétigny, qui n’ont pas hésité à caillasser les secours et à voler un téléphone à un médecin du Samu. Pour l’instant, élus et responsables policiers ont souhaité minimiser les incidents. Néanmoins, sur le terrain, au moment de la catastrophe, près d’une centaine de policiers – dont une demi-compagnie de CRS et 25 équipages de gardiens – étaient dévolus au maintien de l’ordre. Preuve que la situation était pour le moins tendue aux abords de la gare. « Une dizaine de jeunes voulaient en découdre, notamment au moment de la première interpellation », rappelle un fonctionnaire. « L’individu arrêté prétendait qu’on s’en prenait à lui parce qu’il était en djellaba, alors qu’en réalité il a été interpellé parce qu’il correspondait à la description précise établie par la victime. »

ATLANTICO

Article de Benoît Raysky Un certain M. Frédéric Cuvillier occupe les fonctions de ministre des Transports. Es qualités il a été amené à réagir aux scènes révoltantes qui se sont déroulées au milieu des cadavres, des blessés, et des wagons disloqués. Chacun de ses mots mérite d’être cité. Des pompiers ont été caillassés. Dans la bouche de M. Cuvillier ça donne : « l’accueil des pompiers a été un peu rude » ! « Un peu rude » ? « Rude » selon la préciosité langagière de ce ministre de la République cela voudrait sans doute dire que des pompiers auraient été blessés… Et « très rude », que des soldats du feu auraient été tués… Rien de tel et on comprend le « ouf » particulièrement écœurant de M. Cuvillier. D’après ce dernier il n’y a pas eu, à sa connaissance, de « pillage organisé ». Juste des « cas isolés » et « un vol de portable ». Re « ouf ». Des hyènes et des chacals – c’est-à-dire une trentaine de « jeunes » – étaient à l’œuvre à Brétigny-sur-Orge. La force de l’habitude sans doute, et quand l’habitude est forte on ne va quand même pas s’arrêter à quelques cadavres et blessés. Mais M. Cuvillier, et d’autres, nous demandent de nous habituer à ces habitudes. Car, évidemment, il ne s’est rien passé de très grave à Brétigny-sur-Orge. Des cas isolés… En effet, comme chacun sait, il serait assez naturel, dans l’ordre des choses, qu’après une catastrophe, un incendie, une dramatique collision de voitures, des « jeunes » viennent se livrer à l’exercice de la dépouille… Mais qu’ont-ils donc dans les tripes sinon la haine ? Et qu’ont-ils donc dans la tête sinon le plus visqueux des appâts du gain ? Jérôme Guedj, député du coin, (socialiste mais d’une autre façon que M. Cuvillier) a, lui, trouvé les mots justes pour qualifier ces « jeunes » : « de sombres crétins inhumains ». Une partie de ce diagnostic pourrait fort bien s’appliquer à M. Cuvillier.

LA DEPECHE Des rumeurs de vols commis sur des victimes circulent depuis ce vendredi soir et le terrible accident de train à Brétigny-sur-Orge dans l’Essonne. Dans un tweet, le député PS de l’Essone Jérôme Guedj évoque de « sombres crétins inhumains (qui) ont manifestement profité de la cohue pour voler téléphone(s) portable(s) et des bagages ». Même si cet élu se refuse à parler de « pillages », d’autres sources sont plus catégoriques, comme une déléguée du syndicat de police Alliance qui a évoqué sur Europe 1 la présence d’un groupe de jeunes faisant semblant de porter secours aux victimes pour en réalité les « dépouiller ». Des individus s’en seraient pris notamment « aux premiers cadavres » selon cette même source. « Pas d’actes commis en bande » De son côté, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a indiqué ce samedi sur i-Télé ne pas avoir eu connaissance « de victimes dépouillées » par des délinquants après la catastrophe. Le ministre a tout de même fait état « d’actes isolés » et « d’une personne interpellée » ainsi que « d’une tentative de vol de portables ». Les secours auraient également été « accueillis de façon un peu rude ». Mais de « véritables actes commis en bande, non », assure Frédéric Cuvillier. Le périmètre de sécurité établi autour de la gare de Brétigny a toutefois dû être élargi vendredi soir. Des policiers auraient reçu des jets de pierre mais ces derniers relativisent la gravité des incidents.

04 octobre 12

Qui se sent encore Français, avec son héritage
culturel, après cet horrible assassinat de deux garçons à Echirolles, dans la
banlieue de Grenoble, par une bande de criminels issus de l’immigration et
presque tous repris de justice?

Je ne me sens pas compatriote de cette engeance que
l’on ne peut même plus qualifier de « sans foi ni loi », au contraire.

La charia leur sert de repère avec pour guide leur
prophète intouchable. Aux  menaces djihadistes
contre Charlie Hebdo pour ses caricatures de Mahomet vient de succéder l’interdiction
ce jeudi à Toulouse de l’exposition d’un artiste marocain, pour empêcher les
passants de marcher sur des versets du Coran projetés sur le sol dans un jeu de
lumières.

Cet obscurantisme est révélé par la réalité des
faits.

Mais revenons au drame d’Echirolles, et aux leçons
qu’il faut en tirer :

1-    L’absence
de l’Etat : ni le président ni son Premier ministre n’ont assisté à la
marche blanche mardi en l’honneur des deux victimes. Or il s’agissait de deux
étudiants musulmans diplômés. Originaires de parents immigrés, ils étaient
pourtant l’exemple d’une volonté d’intégration.

2-     Une « rixe mortelle » : la
presse relaie urbi et orbi cette expression contraire à la réalité.  Entre 15 et 20 individus ont assassiné deux
garçons à coups de couteau (31 coups et 9 coups répertoriés pour l’une et l’autre
des victimes), de marteau et de manches de pioche. C’est un massacre, une
tuerie, mais pas une rixe mortelle.

3-    Les
grands médias ne publient aucune identité des présumés tueurs, alors que les
quatre derniers en fuite (et détenus à cette heure) faisaient l’objet de
recherches avec leur photos et noms dans toute la France.

4-    Deux
des auteurs présumés de ce double assassinat avaient déjà assailli au couteau
des citoyens. L’un n’avait purgé que cinq mois de prison, l’autre avait été
relaxé.

5-    Les
assassins présumés de deux gamins ont droit aux égards que n’ont pas eus les
joueurs de Montpellier handball, voués aux gémonies pour des paris qu’ils n’ont
pas réalisés, et sans même participer au match concerné, à l’image de Nikola
Karabatic, une étoile du sport français.

 

06 Novembre 2011

J’ai du mal à le croire, et pourtant c’est écrit dans Le Parisien, comme tel :

Il était un peu plus de 22 heures, samedi soir, quand trois jeunes ont pénétré dans un bus de la société Daniel Meyer, en stationnement à la Treille, un arrêt situé dans le quartier sensible de la Grande-Borne, à Grigny (Essonne). Ils ont demandé aux occupants, le chauffeur et trois médiateurs de nuit, de descendre du bus avant de jeter un cocktail Molotov et de prendre la fuite.
Deux fourgons de sapeurs-pompiers ont été nécessaires pour maîtriser les flammes qui ont ravagé le bus. Aucun blessé n’a été à déplorer.
Mon commentaire : qui sont ces « médiateurs de nuit » dont ce quotidien ne daigne expliciter ni le rôle ni le nom de leurs employeurs, ni leurs salaires ? Trois voyous mineurs montent dans le bus, les font descendre tous les trois, le chauffeur et les usagers, puis mettent le feu au bus, avant de prendre la fuite impunément sans aucune intervention de ces gens payés à l’évidence par nos impôts, et encore moins des passagers terrorisés.

18 juillet 2011

En plein 14 juillet 2011, emprunt d’émotion patriotique après l’assassinat de 7 soldats français en Afghanistan, les voyous de banlieue étrangers à cette communion nationale ont à nouveau frappé, mais vous n’en avez rien su à cause de la chape de plomb imposée sur leurs méfaits par le pouvoir, l’oppostion et la grande presse.

Après des heures d’une enquête inachevée, j’ai découvert les bribes d’une nouvelle atteinte à la République avec un bilan de centaines de voitures brûlées en France, sans pouvoir en comptabiliser le chiffre exact puisque le pouvoir actuel a décidé en juillet 2010, par la voix à l’époque du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux – limogé depuis -, de ne plus donner ces chiffres, qualifiés par ce béat de « tradition malsaine ».

Je rappelle ici que la France est le seul pays européen à souffrir de cette purulence, qui traduit la haine de certaines couches de la population contre le drapeau.

Cet incroyable mutisme officiel n’a été contrecarré par aucune contre-enquête dans les médias, alors qu’il suffisait d’appeler dans l’ensemble du pays tous les services régionaux de la police judiciaire, de la gendarmerie, et des pompiers, à condition d’y avoir des sources – première exigence du journaliste – pour obtenir le bilan des violences commises.

Le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, a observé ce silence en s’en remettant au bilan de la préfecture de police, qui englobe Paris et les départements voisins (92, 93 et 94). Il s’est limité à faire état sur les deux nuits de 545 interpellations dont 345 gardes à vue. Aucun média n’a ri ni commenté une telle moquerie mensongère.

Une enquête sur le terrain révèle des chiffres hélas différents mais partiels: une cinquantaine de voitures ont été brûlées dans le seul département du Val-de-Marne.

A Lyon et dans son agglomération, 46 voitures ont été incendiées. A Vaulx-en-Velin, la police a procédé à une soixantaine de tirs de Flash-Ball dans ce secteur. 7 voitures ont été incendiées, place Saint-Pierre à Vienne.

Dans l’Oise, plus d’une vingtaine d’incendies de voitures ont été comptabilisés au total.

À Draveil, dans l’Essonne, des affrontements ont eu lieu entre une centaine de jeunes noirs contre les CRS. Plusieurs camions sont venus en renfort.

Dans les autres départements, circulez, y a rien à voir, la presse n’a rien vu, sauf à Vesoul où une voiture a été incendiée.

Je vous avoue être fatigué d’avoir à présenter tout seul une telle horreur, puisque même les sites internet indépendants n’ont pas daigné se pencher à fond sur cette entrave à notre fête nationale par des individus drainés par la haine de la France.

18 juillet 2011

En plein 14 juillet 2011, emprunt d’émotion patriotique après l’assassinat de 7 soldats français en Afghanistan, les voyous de banlieue étrangers à cette communion nationale ont à nouveau frappé, mais vous n’en avez rien su à cause de la chape de plomb imposée sur leurs méfaits par le pouvoir, l’opposition et la grande presse.

Après des heures d’une enquête inachevée, j’ai découvert les bribes d’une nouvelle atteinte à la République avec un bilan de centaines de voitures brûlées en France, sans pouvoir en comptabiliser le chiffre exact puisque le pouvoir actuel a décidé en juillet 2010, par la voix à l’époque du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux – limogé depuis -, de ne plus donner ces chiffres, qualifiés par ce béat de « tradition malsaine ».

Je rappelle ici que la France est le seul pays européen à souffrir de cette purulence, qui traduit la haine de certaines couches de la population contre le drapeau.

Cet incroyable mutisme officiel n’a été contrecarré par aucune contre-enquête dans les médias, alors qu’il suffisait d’appeler dans l’ensemble du pays tous les services régionaux de la police judiciaire, de la gendarmerie, et des pompiers, à condition d’y avoir des sources – première exigence du journaliste – pour obtenir le bilan des violences commises.

Le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, a observé ce silence en s’en remettant au bilan de la préfecture de police, qui englobe Paris et les départements voisins (92, 93 et 94). Il s’est limité à faire état sur les deux nuits de 545 interpellations dont 345 gardes à vue. Aucun média n’a ri ni commenté une telle moquerie mensongère.

Une enquête partielle sur le terrain révèle des chiffres hélas différents: une cinquantaine de voitures ont été brûlées dans le seul département du Val-de-Marne.

A Lyon et dans son agglomération, 46 voitures ont été incendiées. A Vaulx-en-Velin, la police a procédé à une soixantaine de tirs de Flash-Ball dans ce secteur. 7 voitures ont été incendiées, place Saint-Pierre à Vienne.

Dans l’Oise, plus d’une vingtaine d’incendies de voitures ont été comptabilisés au total.

À Draveil, dans l’Essonne, des affrontements ont eu lieu entre une centaine de jeunes noirs contre les CRS. Plusieurs camions sont venus en renfort.

Dans les autres départements, circulez, y a rien à voir, la presse n’a rien vu, sauf à Vesoul où une voiture a été incendiée.

Je vous avoue être fatigué d’avoir à présenter tout seul une telle horreur, puisque même les sites internet indépendants n’ont pas daigné se pencher sur cette entrave à notre fête nationale par des individus drainés par leur dénominateur commun: la haine de la France et des Français.

12 juillet 2011
Dois-je ajouter un commentaire à ce papier du Parisien ? C’est inutile.

Un chauffeur de bus de la RTM, la régie des transports marseillais, a été violemment pris à partie lundi soir par des voyageurs à Marseille (Bouches-du-Rhône) pour en avoir refusé l’accès à deux femmes en burka.
Il était aux environs de 18h30 lorsque le machiniste, en service sur la ligne 19, a marqué l’arrêt au niveau du rond-point dit «de David», aux abords de la plage du Prado.
Deux femmes intégralement voilées ont souhaité monter dans le bus. L’homme leur a demandé de se découvrir. Dans un premier temps, elles auraient refusé de s’exécuter.
Le machiniste a alors lui-même quitté son bus, expliquant aux voyageurs qu’il ne repartirait pas tant que les deux femmes n’auraient pas obéi à ses injonctions. Celles-ci ont fini par quitter le bus, suivies par une bonne partie de ses occupants, solidaires. Plusieurs passagers ont demandé des comptes au chauffeur, le traitant notamment de «raciste». Le ton a monté, et le machiniste a été frappé d’un coup de poing au visage. Il est actuellement en arrêt de travail.
A l’arrivée des forces de l’ordre, plusieurs témoins de la scène avaient pris la fuite. L’une des deux femmes voilées a été auditionnée par la police. Contacté, le syndicat CFDT de la RTM ne souhaitait pas faire de commentaires sur cette affaire, expliquant qu’«une enquête interne a été commandée par la direction générale.»
Du côté du syndicat SUD, on dénonce «la hausse régulière des agressions.» «C’est devenu monnaie courante», déplore un syndicaliste. Sur le bienfondé d’interdire l’accès d’un bus à une femme voilée, le même se retranche derrière la législation. «Les directives sont claires. Sur la voie publique, chacun doit être reconnaissable. Cela s’applique aux bus.» Contactée, la direction de la RTM n’a pu être jointe.

04 juin 2011

Pauvre France que j’ai quittée sans regret, et encore moins chaque fois que je lis une telle information, survenue cette fois dans le quartier de la Nation où j’ai habité.

Nicolas Moulis, 30 ans, luttait hier soir contre la mort. Ce jeune homme, cadre supérieur dans un grand groupe agroalimentaire, a été plongé dans le coma après avoir été sauvagement agressé à coups de marteau par deux adolescents dans la nuit de jeudi à vendredi dans le XIe arrondissement à Paris. Selon les premières investigations, confiées aux enquêteurs du 2e district de police judiciaire (DPJ), ses agresseurs s’en sont pris à lui pour son portefeuille.
Interpellés quelques instants après les faits, les deux mineurs, âgés de 15 et 16 ans, ont été placés en garde à vue. Hier soir, ils devaient être présentés à une juge d’instruction.

Tout commence vendredi vers 1 heure. Nicolas stoppe sa voiture avenue de Taillebourg, à deux pas de la place de la Nation, pour effectuer un retrait d’argent à un distributeur. Alors qu’il regagne son véhicule, le jeune homme voit deux adolescents surgir devant lui. Un des deux lui assène un très violent coup de marteau à la tête. Sous le choc, Nicolas chute au sol. Ses agresseurs en profitent pour redoubler de violence. La victime reçoit de nombreux coups de marteau à la tête et au visage ainsi que des coups de pied. Ses deux agresseurs parviennent à lui arracher son portefeuille avant de prendre la fuite. Alertés par les cris du jeune homme, des policiers de la brigade des réseaux ferrés (BRF) en patrouille aperçoivent les deux adolescents en train de s’enfuir avant de porter secours à Nicolas Moulis.

Prise en charge dans un état grave par les pompiers puis par une équipe du Samu, la victime est évacuée vers les urgences neurologiques de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, situé dans le XIIIe arrondissement de la capitale.
« Il a été plongé dans le coma et son pronostic vital est engagé, relate une source proche de l’affaire. Il souffre de très graves blessures au niveau du crâne. Ces agresseurs se sont littéralement déchaînés. Il a aussi eu une joue transpercée sous la violence des coups. » Lancés à la poursuite des agresseurs, les policiers sont parvenus à les arrêter, boulevard de Charonne, dans le XIe arrondissement.

« Dans leur fuite, un des deux s’était débarrassé du marteau qui a été retrouvé, tandis que le second avait jeté le portefeuille, poursuit la même source. L’un des deux adolescents est domicilié dans le XVIIIe arrondissement et est déjà connu pour des faits de détention d’arme et de violence. Le second loge dans un foyer d’accueil dans le XIVe arrondissement. Ils ont précisé avoir choisi leur victime totalement au hasard»

En garde à vue, les deux auteurs présumés ont reconnu les faits avant d’expliquer s’être acharnés pour « être sûrs de pouvoir s’emparer du portefeuille » de la victime, domiciliée à Montrouge (Hauts-de-Seine).

Le Parisien publie cette information avec la photo de la victime, l’énoncé de son identité, son CV, mais à aucun moment la photo, même floutée, ni leurs antécedents, et encore moins le prénom des agresseurs (leur nom, en tant que mineurs, ne pouvant être donné).
Messieurs les « journalistes » du Parisien, allez-vous finir par faire votre travail d’information jusqu’au bout ?

05 février 2011

Les tentacules de la caillera étendent leur obscurantisme  jusqu’à Besançon, ma ville, et, excusez du peu, celle des frères Lumière, de Victor Hugo, de Proudhon, de Fourier.

Il est 14 h 30, hier, avenue Brûlard, dans le quartier des « 408 », à Besançon. Deux policiers en patrouille avisent un jeune cyclomotoriste qui circule sans casque et à contresens. Lorsqu’ils lui font signe de s’arrêter, l’intéressé refuse d’obtempérer et s’esquive en mettant les gaz. Quelques mètres, et il abandonne son scooter avant de continuer à pied.

Lorsqu’il arrive à la hauteur du scooter, le policier qui poursuivait le fuyard voit fondre sur lui une dizaine d’ adolescents qui l’encerclent, le déstabilisent et le rouent de coups. Le passage à tabac ne va durer que quelques secondes mais la victime, âgée de 35 ans, va en ressortir avec le corps constellé d’ecchymoses et de bleus et la lèvre éclatée (une blessure qui nécessitera des points de suture). Le policier va être rapidement pris en charge par les sapeurs-pompiers.

Entre-temps, les voyous s’étant réfugiés dans un local social en voyant accourir les collègues de leur victime, les CRS et la BAC (brigade anticriminalité) vont être appelés en renfort pour les déloger.

Au terme de l’intervention, la trentaine de policiers mobilisée va interpeller dix individus, dont deux mineurs. Placés en garde à vue, tous attendaient hier soir d’être fixés sur leur avenir judiciaire.

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