ARGENTINE

06 janvier 2010 

Les récents papiers de ce blog sur l’Argentine m’ont incité à enquêter, pour découvrir une sinistre réalité dont je ne connaissais que la pointe de l’iceberg : les anciens Montoneros, coupables d’attentats sanglants, d’assassinats, d’enlèvements et de tortures, grouillent à la tête de l’Etat à Buenos Aires depuis la présidence des Kirchner, et l’un d’entre eux, Carlos Bettini, est même ambassadeur en Espagne. 

Eduardo Luis Duhalde, secrétaire aux Droits de l’homme, Miguel Bonasso, député et conseiller présidentiel, Carlos Kunkel, porte-parole de la présidence (amnistié de ses crimes en 1984 par la loi Punto final dont les militaires ont été écartés), Rafael Bielsa, ex-ministre des Affaires étrangères qui a travaillé en exil pour Pinochet, Horacio Verbitsky, conseiller présidentiel, Anibal Fernandez, chef du cabinet présidentiel, Julio Cesar Urien, capitaine de frégate auteur de tortures dans les « prisons du peuple » et du « manuel d’instruction des milices montoneras », réhabilité par Kirchner en 2006 avec paiement rétroactif de sa solde depuis 1972, et surtout Nilda Garré, ex-ministre de la Défense de Nestor Kirchner, devenue ministre de la Sécurité (police et gendarmerie) en décembre dernier sous la présidence de Cristina de Kirchner. « Comandante Teresa » dans la guérilla des Montoneros, elle a été complice de crimes, commis notamment par son mari Juan Manuel Abal Medina et le frère de celui-ci, contre le général Aramburu en 1970 et l’ex-ministre de l’Intérieur Arturo Mor Roig en 1974 (qui avait légalisé les partis politiques et contribué au retour de la démocratie en 1973 avec l’élection de Juan Peron). 

Quant à Carlos Bettini, impliqué dans le meurtre du capitaine Jorge Bigliardi en 1975, donc en pleine période constitutionnelle sous la présidence d’Isabel Peron, il pourrait quitter incessamment son poste d’ambassadeur à Madrid pour devenir l’éminence grise de Cristina Kirchner, son ancienne petite amie… 

A noter que ni le roi Juan Carlos ni le président du Conseil José Luis Rodriguez Zapatero n’ont émis la moindre réticence à accorder ses lettres de créance à cet individu. 

 

 

23 décembre 2010 

Les terroristes d’Amérique Latine peuvent continuer à dormir sur leurs deux oreilles quand ils ont bénéficié d’une amnistie, à la lumière de ce qui se passe actuellement en Colombie et en Argentine, les pays les plus peuplés du Cône sud après le Mexique. 

Voyons les faits, rien que les faits. 

Agé de 85 ans, l'ancien dictateur argentin Jorge Videla (1976-1981) a été condamné hier soir à la prison à vie par un tribunal de Cordoba pour l'exécution d'opposants et d'autres crimes contre l'humanité. Il avait déjà été condamné à la perpétuité en 1985 lors d'un procès historique de la junte militaire pour les crimes commis sous la dictature (1976-1983), qui a fait 30.000 disparus, selon les organisations de défense des droits de l'homme. Mais la peine avait été effacée en 1990 par une grâce de l'ex-président Carlos Menem, qui a à son tour été déclarée anticonstitutionnelle en 2007, une décision confirmée par la Cour suprême en avril. Cette dernière avait également abrogé les lois d'amnistie des crimes de la dictature en 2005.
Depuis, plusieurs procédures ont été engagées contre Jorge Videla, fervent catholique qui faisait figure de modéré avant de prendre la tête du putsch du 24 mars 1976 contre le gouvernement d'Isabel Martinez de Peron et de diriger le pays jusqu'en 1981. Ces années ont été les plus dures du régime militaire.
A Cordoba, l'ancien général moustachu était jugé depuis début juillet avec 29 autres personnes pour l'exécution de 31 détenus politiques. Des preuves suffisantes ont été réunies « pour affirmer que (Jorge Videla) était le plus haut responsable de l'élaboration de ce plan d'élimination des opposants appliqué par la dictature militaire », avait estimé la semaine dernière, le procureur Maximiliano Hairabedian.
« J'assume pleinement mes responsabilités. Mes subordonnés se sont contentés d'obéir à des ordres », avait pour sa part déclaré l'ancien homme fort du régime militaire à la veille du verdict.
Il devra purger sa peine dans une prison civile et non militaire.
Jorge Videla a toujours nié les violations flagrantes des droits de l'homme commises sous la dictature (tortures, vols de la mort d'où étaient jetés vivants des dissidents depuis des hélicoptères de l’armée dans le rio de La Plata) et revendiqué « l'honneur de la victoire dans la guerre contre la subversion marxiste ».
Poursuivi pour vols de bébés d'opposants, un crime non couvert par la grâce de 1990, il avait déjà été placé en arrêt domiciliaire de 1998 à 2008, avant d'être transféré en détention préventive dans l'attente de ses multiples procès fin 2008.
Dès 2001, il avait aussi été poursuivi pour sa participation au Plan Condor, mis sur pied conjointement par les dictatures d'Argentine, du Chili, du Paraguay, du Brésil, de la Bolivie et de l'Uruguay en vue d'éliminer leurs opposants.
Videla a eu sept enfants avec sa femme. Le troisième d'entre eux, décédé à l'âge de 19 ans en 1971, était handicapé mental et a été placé un temps dans une institution spécialisée où travaillait Léonie Duquet, l'une des deux religieuses françaises disparues pendant la dictature avec Alice Domon.
Le procès du principal suspect de leur enlèvement et de leur meurtre, l'ex-capitaine de la marine argentine, Alfredo Astiz, surnommé l' »ange blond de la mort », a débuté il y a un an à Buenos Aires.
Au total, 150 anciens membres des forces de l'ordre ont été condamnés pour violations des droits de l'homme commises sous la dictature, selon le centre d'information judiciaire. 

Nul démocrate ne peut éprouver la moindre pitié pour Videla, coupable des atrocités commises sous sa dictature. 

Nul démocrate digne de ce nom ne peut non plus admettre la loi de « deux poids et deux mesures » en vigueur en Amérique du Sud. 

Tout d’abord, la justice argentine prononce cette condamnation 30 ans après les faits, contre un vieillard de 85 ans, alors que cette peine aurait dû lui être infligée en 1985. Mais surtout, il faut rappeler une série de données : 

1-  Sous le régime démocratique du radical  Raul Alfonsin (1983-89), les lois Nunca mas (Jamais plus), Punto final (Point final) et Obediencia debida (Devoir d’obéissance) furent adoptées respectivement en 1984, 1986 et 1987. Ces mesures d’amnistie touchèrent aussi bien les militaires que 9.000 terroristes, dont les terribles Montoneros. Or ces amnisties ont été abrogées en 2007, mais uniquement au détriment de Videla et consorts ! Aucun jugement n’a été engagé contre les rebelles qui avaient provoqué le coup d’Etat de Videla en 1976 contre  Isabel Peron par leurs menées subversives. 

2-  Le même phénomène continue de s’appliquer en Colombie. Les chefs terroristes du M-19, auteurs de massacres et enlèvements en masse, ont été amnistiés en 1990. Ils se pavanent dans la société colombienne, à l’image du gauchiste Gustavo Petro, candidat à la présidence en 2010, d’Antonio Navarro Wolff, actuel gouverneur du Narino, ou encore de Rosemberg Pabon Pabon, devenu directeur de l’économie solidaire dans l’administration actuelle.  Nul ne doit oublier la tragédie du Palais de justice de Bogota en 1985. Plus de cent personnes dont 60 juges avaient péri tués ou brûlés vifs dans cette enceinte incendiée par le M-19 à la demande du chef du cartel de la cocaïne, Pablo Escobar, pour détruire les dossiers des narcotrafiquants en passe d’être extradés aux USA, contre six millions de dollars. Tous ces criminels bénéficient de l’amnistie, mais le héros de la reprise du Palais de justice en 1985, le colonel Alfonso Plazas Vega, vient d’être condamné à une peine de 30 ans de prison, pour la présumée disparition de 11 personnes à cette occasion, alors que la justice avait déjà conclu auparavant à son innocence. Cette condamnation a été prononcée par une juge,  Maria Estella Jara, à partir de faux témoignages avérés et démontrés par la défense. La magistrate s’est exilée en Allemagne depuis lors, sans avoir daigné démontrer la véracité des accusations. 

3-  Je vous laisse conclure… 

 

 

12 décembre 2010 

L’article de ce Bulgare naturalisé français, directeur de recherches honoraire au CNRS et Prix Prince des Asturies en sciences sociales 2010, a été publié le 8 décembre par le quotidien espagnol El Pais. 

C’est un pavé dans la mare du conformisme ambiant secrété par l’unilatéralisme de la pensé marxiste toujours presente. En résumé, sa conception de l’histoire exige de la mémoire collective l’intégration de toutes les phases, soit, dans le cas argentin, le rappel des horreurs commises par les Montoneros avant la dictature qu’ils ont provoquée. 

Qui va traduire ¿ Je n’en ai pas le temps… 

Los riesgos de una memoria incompleta (Tzvetan Todorov) 

El País
Miércoles 8 de diciembre de 2010

Uno de los intelectuales más lúcidos y respetados de la actualidad, el semiólogo y filósofo francés de origen búlgaro Tzvetan Todorov, experto en ****izar la memoria después del horror, visitó la Argentina hace unas semanas y refuta en este artí**** el relato que hace el Gobierno sobre víctimas y victimarios de los años setenta.
PARIS.- El mes pasado fui por primera vez a Buenos Aires, donde permanecí una semana. Mis impresiones del país son forzosamente superficiales. Aun así, voy a arriesgarme a transcribirlas aquí, pues sé que, a veces, al contemplar un paisaje desde lejos divisamos cosas que a los habitantes del lugar se les escapan: es el privilegio efímero del visitante extranjero.
He escrito en varias ocasiones sobre las cuestiones que suscita la memoria de acontecimientos públicos traumatizantes: la Segunda Guerra Mundial, regímenes totalitarios, campos de concentración… Esta es, sin duda, la razón por la que me invitaron a visitar varios lugares vinculados con la historia reciente de la Argentina. Así, pues, estuve en la ESMA (Escuela de Mecánica de la Armada), un cuartel que, durante los años de la última dictadura militar (1976-1983), fue transformado en centro de detención y tortura. Alrededor de 5000 personas pasaron por este lugar, el más importante en su género, pero no el único: el número total de víctimas no se conoce con precisión, pero se estima en unas 30.000. También fui al Parque de la Memoria, a orillas del Río de la Plata, donde se ha erigido una larga estela destinada a portar los nombres de todas las víctimas de la represión (unas 10.000, por ahora). La estela representa una enorme herida que nunca se cierra.
El término « terrorismo de Estado », empleado para designar el proceso que conmemoran estos lugares, es muy apropiado. Las personas detenidas eran maltratadas en ausencia de todo marco legal. Primero, las sometían a torturas destinadas a arrancarles informaciones que permitieran otros arrestos. A los detenidos, les colocaban una capucha en la cabeza para impedirles ver y oír; o, por el contrario, los mantenían en una sala con una luz cegadora y una música ensordecedora. Luego, eran ejecutados sin juicio: a menudo narcotizados y arrojados al río desde un helicóptero; así es como se convertían en « desaparecidos ». Un crimen específico de la dictadura argentina fue el robo de niños: las mujeres embarazadas detenidas eran custodiadas hasta que nacían sus hijos; luego, sufrían la misma suerte que el resto de los presos. En cuanto a los niños, eran entregados en adopción a las familias de los militares o a las de sus amigos. El drama de estos niños, hoy adultos, cuyos padres adoptivos son indirectamente responsables de la muerte de sus padres biológicos, es particularmente conmovedor.
En el catálogo institucional del Parque de la Memoria, publicado hace algunos meses, se puede leer: « Indudablemente, hoy la Argentina es un país ejemplar en relación con la búsqueda de la Memoria, Verdad y Justicia ». Pese a la emoción experimentada ante las huellas de la violencia pasada, no consigo suscribir esta afirmación.
En ninguno de los dos lugares que visité vi el menor signo que remitiese al contexto en el cual, en 1976, se instauró la dictadura, ni a lo que la precedió y la siguió. Ahora bien, como todos sabemos, el período 1973-1976 fue el de las tensiones extremas que condujeron al país al borde de la guerra civil. Los Montoneros y otros grupos de extrema izquierda organizaban asesinatos de personalidades políticas y militares, que a veces incluían a toda su familia, tomaban rehenes con el fin de obtener un rescate, volaban edificios públicos y atracaban bancos. Tras la instauración de la dictadura, obedeciendo a sus dirigentes, a menudo refugiados en el extranjero, esos mismos grupús****s pasaron a la clandestinidad y continuaron la lucha armada. Tampoco se puede silenciar la ideología que inspiraba a esta guerrilla de extrema izquierda y al régimen que tanto anhelaba.
Como fue vencida y eliminada, no se pueden calibrar las consecuencias que hubiera tenido su victoria. Pero, a título de comparación, podemos recordar que, más o menos en el mismo momento (entre 1975 y 1979), una guerrilla de extrema izquierda se hizo con el poder en Camboya. El genocidio que desencadenó causó la muerte de alrededor de un millón y medio de personas, el 25% de la población del país. Las víctimas de la represión del terrorismo de Estado en Argentina, demasiado numerosas, representan el 0,01% de la población.
Claro está que no se puede asimilar a las víctimas reales con las víctimas potenciales. Tampoco estoy sugiriendo que la violencia de la guerrilla sea equiparable a la de la dictadura. No sólo las cifras son, una vez más, desproporcionadas, sino que además los crímenes de la dictadura son particularmente graves por el hecho de ser promovidos por el aparato del Estado, garante teórico de la legalidad. No sólo destruyen las vidas de los individuos, sino las mismas bases de la vida común. Sin embargo, no deja de ser cierto que un terrorismo revolucionario precedió y convivió al principio con el terrorismo de Estado, y que no se puede comprender el uno sin el otro.
En su introducción, el catálogo del Parque de la Memoria define así la ambición de este lugar: « Sólo de esta manera se puede realmente entender la tragedia de hombres y mujeres y el papel que cada uno tuvo en la historia ». Pero no se puede comprender el destino de esas personas sin saber por qué ideal combatían ni de qué medios se servían. El visitante ignora todo lo relativo a su vida anterior a la detención: han sido reducidas al papel de víctimas meramente pasivas que nunca tuvieron voluntad propia ni llevaron a cabo ningún acto. Se nos ofrece la oportunidad de compararlas, no de comprenderlas. Sin embargo, su tragedia va más allá de la derrota y la muerte: luchaban en nombre de una ideología que, si hubiera salido victoriosa, probablemente habría provocado tantas víctimas, si no más, como sus enemigos. En todo caso, en su mayoría, eran combatientes que sabían que asumían ciertos riesgos.
La manera de presentar el pasado en estos lugares seguramente ilustra la memoria de uno de los actores del drama, el grupo de los reprimidos; pero no se puede decir que defienda eficazmente la Verdad, ya que omite parcelas enteras de la Historia. En cuanto a la Justicia, si entendemos por tal un juicio que no se limita a los tribunales, sino que atañe a nuestras vidas, sigue siendo imperfecta: el juicio equitativo es aquel que tiene en cuenta el contexto en el que se produce un acontecimiento, sus antecedentes y sus consecuencias. En este caso, la represión ejercida por la dictadura se nos presenta aislada del resto.
La cuestión que me preocupa no tiene que ver con la evaluación de las dos ideologías que se enfrentaron y siguen teniendo sus partidarios; es la de la comprensión histórica. Pues una sociedad necesita conocer la Historia, no solamente tener memoria. La memoria colectiva es subjetiva: refleja las vivencias de uno de los grupos constitutivos de la sociedad; por eso puede ser utilizada por ese grupo como un medio para adquirir o reforzar una posición política. Por su parte, la Historia no se hace con un objetivo político (o si no, es una mala Historia), sino con la verdad y la justicia como únicos imperativos. Aspira a la objetividad y establece los hechos con precisión; para los juicios que formula, se basa en la intersubjetividad, en otras palabras, intenta tener en cuenta la pluralidad de puntos de vista que se expresan en el seno de una sociedad.
La Historia nos ayuda a salir de la ilusión maniquea en la que a menudo nos encierra la memoria: la división de la humanidad en dos compartimentos estancos, buenos y malos, víctimas y verdugos, inocentes y culpables. Si no conseguimos acceder a la Historia, ¿cómo podría verse coronado por el éxito el llamamiento al « ¡Nunca más! »? Cuando uno atribuye todos los errores a los otros y se cree irreprochable, está preparando el retorno de la violencia, revestida de un vocabulario nuevo, adaptada a unas circunstancias inéditas. Comprender al enemigo quiere decir también descubrir en qué nos parecemos a él. No hay que olvidar que la inmensa mayoría de los crímenes colectivos fueron cometidos en nombre del bien, la justicia y la felicidad para todos. Las causas nobles no disculpan los actos innobles.
En la Argentina, varios libros debaten sobre estas cuestiones; varios encuentros han tenido lugar también entre hijos o padres de las víctimas de uno u otro terrorismo. Su impacto global sobre la sociedad es a menudo limitado, pues, por el momento, el debate está sometido a las estrategias de los partidos. Sería más conveniente que quedara en manos de la sociedad civil y que aquellos cuya palabra tiene algún prestigio, hombres y mujeres de la política, antiguos militantes de una u otra causa, sabios y escritores reconocidos, contribuyan al advenimiento de una visión más exacta y más compleja del pasado común. 

 

31 octobre 2010

Désolé si le blog perd son Nord selon Fabio ! Je vous retourne à tous le compliment: vous manquez de punch pour informer sur les questions citées par lui !!!
A ma décharge, je viens de pouponner pendant 3 semaines au Canada et depuis mon retour je fais des caisses pour déménager. Je ne puis être une agence de presse à moi tout seul, les enfants ! La faible participation de nos lecteurs m'a conduit à plusieurs reprises à envisager de mettre fin à cette aventure, qui ne me rapporte rien alors que unblog.fr arrose de pubs nos posts.  

Pour vous faire plaisr, je résume ma vision des événements en question:
- Brésil: je vous ai révélé depuis belle lurette que la probable présidente Dilma est une ex-terroriste du MR8, avec du sang sur les mains. Comme Lula l'ignare, elle va abriter les FARC sans jamais extrader ses agents demandés par Bogota.
- Chavez: la communauté internationale s'est distinguée par son mutisme face aux accords sur le nucléaire avec la Russie. L'Iran doit se frotter les mains, avec tous ses agents présents à Caracas qui y débarquent par la sortie VIP sans besoin de visa ni de passeport. Ils vont pouvoir embarquer un maximum d'uranium enrichi vers Téhéran. Vous remarquez qu'avec Obama et Sarkozy les pressions ont disparu sur Ahmadinejad, et l'AIE de Vienne idem, ou je me troompe ?
- Argentine: je ne vois pas de résurgence du péronisme, ou alors j'ai loupé un chapitre ! La mort de Nestor, pro-Chavez et pro-Farc, va précipiter la chute aux enfers de Madame Botox, financée pour sa campagne par les valises de dollars envoyés par Chavez, comme ce fut révélé ici.
- Juan Manuel Santos: Fabio parle de sa « possible trahison d'Uribe ». J'aimerais que Fabio exptrapole. J'ai bien noté que Santos revient en arrière sur la question des 7 bases colombiennes que pourraient utiliser les USA, mais à part ça ? C'est vrai qu'il veut supprimer le DAS(services secrets), une énorme erreur, mais les enquêtes sur les « chuzadas » (écoutes téléphoniques) ont débuté un an avant le départ d'Uribe et concernent la période où Santos était ministre de la Défense.

- USA: Obama va prendre une râclée mardi aux législatives, sous la pression du Tea Party ultra-réac.
- France: vous n'en parlez pas, et pourtant c'est grave, ces grèves contre la retraite à 62 ans, alors que l'âge de départ est à 65 ou 67 ans dans tous les principaux pays de l'UE. Je n'ai pas eu le temps hélas de vous en parler, mais vous ?
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17 septembre 2010 

Un scientifique et sa femme ont été détenus et inculpés aux Etats-Unis ce soir pour avoir tenté de faire passer des secrets nucléaires au Venezuela à un intermédiaire qu’ils croyaient être envoyé par Hugo Chavez.
Ces Américains, qui ont travaillé au centre nucléaire de Los Alamos (Nouveau-Mexique), « ont été accusés d'avoir communiqué des données classifiées sur des armes nucléaires à une personne qu'ils croyaient être un responsable du gouvernement vénézuélien, et comploté en vue de participer à la fabrication d'une arme nucléaire pour le Venezuela« , selon le communiqué du ministère.
Pedro Mascheroni, 75 ans, et Marjorie Roxby Mascheroni, 67 ans, pourraient être condamnés à la prison à vie s'ils sont reconnus coupables de toutes les charges qui pèsent contre eux.
Ils sont accusés d'avoir cherché à obtenir 793.000 dollars en échange de données classifiées remises à leur contact, qu'ils croyaient être un représentant officiel du gouvernement vénézuélien mais qui était en fait un agent du FBI, la police fédérale américaine.
Le ministère de la Justice s'est empressé de préciser que le gouvernement vénézuélien et ceux qui travaillent pour son compte ne sont accusés de rien dans cette affaire, pas plus que les employés travaillant actuellement au centre de Los Alamos.
L'affaire pourrait tout de même tendre un peu plus les relations difficiles entre les Etats-Unis et le Venezuela, dont le président Hugo Chavez est très critique envers son homologue américain Barack Obama.
Le ministère de la Justice explique que les discussions entre Pedro Mascheroni et l'agent du FBI agissant sous couverture ont commencé en mars 2008.
Au cours de ces discussions, « Mascheroni aurait dit qu'il pouvait aider le Venezuela à fabriquer une bombe nucléaire en l'espace de 10 ans et que, selon son programme, le Venezuela utiliserait un réacteur nucléaire souterrain secret pour produire et enrichir du plutonium, tout en produisant de l'énergie nucléaire dans un réacteur situé au grand jour », explique le ministère.
Pedro Mascheroni, un physicien argentin naturalisé américain, a travaillé à Los Alamos de 1979 à 1988. Son épouse, qui y est entrée en 1981, y a travaillé jusqu'à cette année, selon le ministère. Tous deux avaient accès à certaines informations classées.
« Les accusations (contre les deux scientifiques) sont graves et devraient servir d'avertissement à quiconque envisagerait de compromettre les secrets nucléaires de notre pays pour en tirer profit », a déclaré dans le communiqué un haut responsable du ministère de la Justice, David Kris. 

04 septembre 2010 

A un an de la présidentielle, Cristina Fernandez de Kirchner, autiste notoire puisqu’opposée à toute interview susceptible de prouver qu’elle n’est que la voix de son maître (son époux Nestor, ex président), voudrait bien liquider les deux grands quotidiens argentins opposés à sa politique, Clarin et La Nacion. 

La présidente argentine vient de présenter un rapport accusant Clarin et La Nacion d'avoir usé de complicités sous la dictature (1976-1983) pour prendre le contrôle de Papel Prensa, la seule usine de papier journal du pays.
Le gouvernement a annoncé des actions en justice avant de présenter vendredi un projet de loi pour déclarer d' »intérêt général » la production et la distribution de papier.
L'objectif est de « préserver l'égalité des chances pour les petits journaux qui paient aujourd'hui 650 dollars la tonne de papier, alors que Papel Prensa les vend 500 dollars la tonne à Clarin et La Nacion », selon le député Juan Carlos Gullo, vice-président de la commission sur la liberté d'expression à la chambre basse.
Les deux journaux ont rejeté d'emblée les accusations de la présidente, et dénoncé, tout comme l'opposition, une « atteinte à la liberté d'expression ».
Selon la députée Elisa Carrio, le gouvernement cherche à faire « arrêter » les dirigeants du groupe Clarin et de La Nacion, rappelant que le projet du gouvernement a peu de chances de passer, le pouvoir ayant perdu sa majorité au Parlement.
Pour sa collègue Silvina Giudici, présidente de la commission sur la liberté de presse, l'intention du gouvernement est de prendre le contrôle de la distribution du papier pour l' »attribuer entièrement à ses amis ».
Clarin possède 49% de Papel Prensa, La Nacion 22% et l'Etat 28%.
L'opposition entre Kirchner et Clarin va crescendo depuis plusieurs années. L'an dernier, le gouvernement a nationalisé les droits du football au détriment du groupe privé pour que les supporteurs puissent voir les matchs gratuitement.
Il a fait passer une réforme de l'audiovisuel qui donne un an à toute entreprise possédant une chaîne hertzienne et une chaîne câblée pour se séparer de l'une ou de l'autre, Clarin étant concerné au premier chef.
La semaine dernière, les autorités n'ont pas renouvelé la licence de la société internet Fibertel, filiale du groupe multimédia.
« Pour le pouvoir, les médias privés, et notamment le groupe Clarin, le plus important d'Argentine, sont l'adversaire politique le plus dangereux », explique Rosendo Fraga, analyste de l'institut Nueva Mayoria. « Les médias sont devenus un grand champ de bataille politique » avant l'élection présidentielle de 2011.
Papel Prensa appartenait à la famille de David Graiver, un banquier décédé dans un accident d'avion suspect en 1976. La dictature l'accusait d'être lié au groupe armé des Montoneros, fondé par la gauche péroniste.
Les actions ont été vendues après sa mort à Clarin, La Nacion et La Razon (appartenant aujourd'hui à Clarin).
« J'ai été forcée de tout vendre (…) ça a été « tu signes ou je te tues », a dit la veuve, Lidia Papaleo, lors d'une récente assemblée de Papel Prensa, selon le journal Tiempo argentino, proche du pouvoir. Mme Papaleo a raconté avoir ensuite été enlevée, torturée et violée dans un centre de détention clandestin. 

 

 10 JANVIER 2010

Je n'ai pas le temps de traduire, mais lisez cet édito de ce matin du quotidien espagnol, pour moi le meilleur au monde avec l'Herald Tribune:

Cristina Kirchner, presidenta de Argentina, y su Gobierno, tras el que se adivina la sombra de Néstor Kirchner, se han enfangado en un conflicto institucional de imprevisibles consecuencias. Un juzgado de Buenos Aires ha suspendido los decretos de urgencia que cursó el Ejecutivo para utilizar las reservas del Banco Central con el fin de pagar la deuda del país y para destituir al gobernador del banco, Martín Andrade, que se negó a cumplir sumisamente el encargo de la presidenta. Así pues, el Gobierno argentino tiene ahora un doble enfrentamiento, con su autoridad monetaria y con los tribunales de Justicia, y, con su torpe arbitrariedad, ha conseguido además que su debilidad económica aparezca ante los mercados mundiales con tintes de gravedad extrema.

La pretensión del Gobierno de que el Banco Central comprara deuda argentina con reservas para reducir la prima de riesgo y, por tanto, la carga financiera, es una decisión difícil de justificar. En último extremo, los inversores y acreedores están puntualmente informados de la peculiar manera con que Kirchner y su equipo pretendían recortar su endeudamento, así que difícilmente recuperarán la confianza en un equipo de Gobierno que utiliza tales métodos. No es difícil suponer que Martín Andrade se negó a la operación arguyendo que el efecto sería precisamente el contrario, es decir, que la prima de riesgo subiría inmediatamente. El decreto excepcional de destitución del gobernador es prueba suficiente de que Cristina Kirchner y su equipo de asesores ya no atienden a una mínima racionalidad y simplemente se dejan llevar por impulsos despóticos.

Pero lo peor de este episodio es que continúa la cadena de arbitrariedades del Gobierno de Kirchner. Recuérdese cómo hace un año se dictó abusivamente la nacionalización de los fondos privados de pensiones para hacer frente al pago de la deuda. Quienes gobiernan en Argentina han decidido lisa y llanamente que el Estado de derecho es un engorro, que lo más rápido y seguro es saltarse la ley y que la seguridad jurídica es un lujo innecesario. Mientras la economía argentina renquea a causa de una inflación desbordada y el peso de una deuda asfixiante, su Gobierno, frustrado por su incapacidad para articular un sistema fiscal sólido que le aporte los recursos públicos que necesita, sólo encuentra soluciones tercermundistas para el problema de la deuda.

09 JANVIER 2010 

Imaginez un instant qu’en Colombie le président Alvaro Uribe destitue le chef de la Banque centrale ou un haut-fonctionnaire comme le président de la Cour suprême (pourtant lié aux FARC) : je vous laisse deviner la réaction internationale et les termes qu’emploieraient les partis de gauche et autres ONG dans le monde (dictateur, fasciste, néo-Pinochet, Hitler sans les bottes, etc), ainsi que les grands médias. 

En Argentine, la présidente Cristina Kirchner, pantin dans les mains de son mari ex-chef de l’Etat Nestor (elle n’accorde aucune interview aux médias par crainte de montrer sa nullité politique totale), l’a fait, dans un silence total des mêmes ONG, gauchistes et médias mondiaux, avec le limogeage du chef de la banque centrale. 

Mais le boomerang vient de lui retomber en pleine face ! 

Le chef de la Banque centrale argentine a été rétabli vendredi dans ses fonctions par une juge fédérale, un dur revers pour la présidente Cristina Kirchner qui avait adopté la veille un décret d'urgence en conseil des ministres pour le limoger.

 

« Je retourne travailler à la Banque. Justice a été faite », a dit Martin Redrado à la presse en arrivant au siège de l'institution, où l'attendait une foule de journalistes, avant de retrouver ses bureaux de directeur.

 

La présidente argentine Cristina Kirchner avait ouvert jeudi une crise institutionnelle en limogeant par décret M. Redrado « pour avoir manqué à ses devoirs », malgré le statut d'indépendance de la Banque centrale, une décision condamnée par des juristes.

 

La même juge avait décidé plus tôt de suspendre un autre décret présidentiel autorisant l'utilisation de réserves de la Banque centrale pour régler la dette arrivant à échéance en 2010. Cette mesure pourrait permettre à l'opposition d'organiser sa riposte au Congrès, où le parti péroniste a perdu sa majorité aux législatives de juin.

08 janvier 2010 

Déjà absous en pleines fêtes de fin d’année, par des juges aux ordres, de toute poursuite pour enrichissement illicite, les époux Kirchner ont franchi un nouveau pas vers l’absolutisme avec le limogeage jeudi du patron de la Banque centrale. 

Aux USA, le président Obama serait immédiatement sous le coup d’un impeachment et condamné à démissionner s’il osait prendre une telle mesure contre le chef de la Federal Reserve ! 

La présidente argentine Cristina Kirchner a ouvert une crise institutionnelle sans précédent en limogeant par décret « pour avoir manqué à ses devoirs » le chef de la Banque centrale, malgré le statut d'indépendance de cette institution, une décision condamnée par les juristes. 

Ce diktat s’ajoute à la scandaleuse décision du procureur argentin d’archiver, le 29 décembre, les poursuites engagées contre les Kirchner pour enrichissement illicite. Les deux avocats généraux du Ministère public n’ont pas fait appel de cette anomalie judiciaire. 

Cristina Kirchner et son mari Nestor (président de 2003 à 2007) avaient vu leur fortune personnelle augmenter de 158% en 2008, passant de 1,9 à 12,1 millions de dollars, alors que la crise financière mondiale faisait rage et provoquait des faillites en série dans le monde ! 

« Le président de la Banque centrale, le Dr Hernan Martin Pérez Redrado, est démis de ses fonctions pour avoir manqué à ses devoirs de fonctionnaire », indique le texte du décret pris en Conseil des ministres. Mme Kirchner « ordonne en conséquence au Procureur général de la nation de porter plainte devant la justice », poursuit le document.

« Je confirme que M. Redrado quitte ses fonctions, comme l'ordonne le décret. Mais il ne démissionne pas et va déposer une plainte entre demain (vendredi) et lundi prochain », a déclaré dans la soirée à l'AFP un porte-parole qui a requis l'anonymat.

La présidente argentine avait sommé la veille M. Redrado de démissionner, mais celui-ci avait refusé en invoquant l'indépendance de son institution par rapport à l'exécutif et s'était rendu jeudi à son travail.

Cette décision a été immédiatement condamnée par des juristes parmi les plus réputés.
« La constitutionnalité de ce décret est douteuse », a réagi Gregorio Badeni. « M. Redrado peut faire un recours en justice pour que ce décret soit déclaré nul », a-t-il estimé.
Pour un autre constitutionnaliste, Félix Loñ, « la présidente Kirchner s'expose désormais à un impeachment » (destitution). « C'est extrêmement délicat du point de vue institutionnel », a-t-il ajouté.
Le mandat de M. Redrado, nommé en 2004, n'expire que le 23 septembre 2010. Or, l'article 9 de la Charte constitutive de la Banque stipule que, pour pouvoir démettre son responsable, le pouvoir exécutif doit passer par le Congrès et obtenir un avis en ce sens d'une commission bicamérale.

Le parti péroniste au pouvoir a perdu la majorité au Congrès lors des législatives de juin.
Mme Kirchner reprochait à M. Redrado de tarder à mettre à disposition de l'exécutif 6,5 milliards de dollars prélevés sur les réserves pour payer la dette en 2010, une décision prise par décret présidentiel. M. Redrado voulait d'abord examiner toutes les conséquences juridiques pour l'institution d'une telle décision.
La Cour suprême avait demandé à Mme Kirchner de lui remettre un rapport sous dix jours justifiant sa décision concernant le déblocage de ces réserves. Ce rapport devait lui être remis dans les prochains jours.
En puisant dans les réserves, le gouvernement souhaitait rassurer les marchés sur sa solvabilité, mais il pourrait maintenant obtenir l'effet inverse de celui recherché.
Cette situation inédite pourrait avoir de lourdes conséquences pour le paiement des 13 milliards de dollars (9 milliards d'euros) de dette qui arrivent à échéance cette année et pour le statut de la Banque centrale.
 

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