ALFONSO CANO

08 novembre 2011

L’histoire ne se répète pas mais elle bégaie, dit-on avec raison. C’est le cas en Colombie, où la nouvelle élimination d’un chef terroriste FARC (Alfonso Cano), auteur de crimes à répétition, de trafic de drogue et d’enlèvements en série y compris d’enfants, provoque la même réaction apeurée de ses relais dans la société.

Les complices avérés de cette refriture (pour ne pas dire remake) ne sont autres que les membres de l’ONG « Colombiennes et Colombiens pour la paix », avec à sa tête l’ex-sénatrice Piedad Cordoba et le député Ivan Cepeda, agents à peine masqués des FARC. Au lendemain de l’élimination par l’armée de Cano, nouveau chef des FARC depuis 2008, ces thuriféraires de la guérilla ont qualifié de « coup dur », dans un communiqué, la mort d’Alfonso Cano, et appelé à « un dialogue de paix, à une humanisation du conflit ».

Pour les néophytes autant que pour mes lecteurs amis des FARC (et ils sont nombreux !), je rappelle que cette guérilla narcoterroriste n’a jamais fait le moindre pas pour imiter l’ETA en Espagne et renoncer à la voie armée. Comment Cordoba, Cepeda et consorts peuvent-ils oser parler d’une « humanisation » de cette guerre civile quand les rebelles continuent de détenir des centaines d’otages, dont 21 officiers en captivité depuis 13 ans ? Comment évoquer un dialogue de paix quand 40 militaires ont été tués la semaine dernière par ces criminels ? Comment croire à leur volonté de laisser les armes quand 42 soldats ont perdu leurs jambes sur les mines antipersonnel semées depuis 3 ans par les hommes de Cano devant leurs campements pour éviter leur détention ? Ce monceau de données réelles dément toute volonté des FARC pour une paix des braves, contrairement aux sornettes avancées par leurs complices dans ce communiqué.

La détresse de ces agents rebelles, face à la victoire contre le terrorisme d’une armée portée aux nues par le peuple colombien, est telle que leur texte, après le titre sur le « coup dur » de la mort de Cano ainsi pleuré en deux mots, ne contient aucune référence à ce chef liquidé, aucun éloge, aucune biographie et encore moins une allusion au moindre acte de paix qu’il aurait pu concrétiser depuis qu’il a succédé au fondateur des FARC, Manuel Marulanda, en 2008.

Adossés à la hantise de perdre la face, ces agents des FARC n’ont eu recours qu’à une supplique, celle des perdants, quand ils « demandent à la société colombienne de s’éloigner de l’euphorie et du triomphalisme dont se réjouissent les va-t-en guerre avec la mort d’un Colombien ». Cet homme, Alfonso Cano, n’a même pas droit au moindre adjectif de leur part pour le qualifier, tant le peuple connaît l’immensité de ses crimes.

Pour preuve si besoin de ce que j’écris, voici le texte en espagnol du communiqué de Colombiennes et Colombiens pour la paix publié sur le site de Piedad Cordoba :

La muerte de Alfonso Cano: un duro golpe para la paz de Colombia
5 de noviembre de 2011
Bogotá
@piedadcordoba – @colombianospaz
Desde Colombianas y Colombianos por la Paz, expresamos con profunda preocupación, el destino inmediato y futuro para Colombia entera; el Gobierno Nacional está demostrando que al priorizar la confrontación armada sobre la salida política mediante el diálogo y la negociación, carece de una política verdadera de paz y que lo único que busca es mantener los privilegios y el lucro que obtiene mediante la guerra.

Es esta una ocasión propicia para recordarle al país y a la comunidad internacional, que antes que el presidente Juan Manuel Santos, en su discurso de posesión, ofreciera una puerta y una llave para la paz, ya lo habían hecho los principales dirigentes de las FARC – EP y del ELN; por lo que reclamamos a las partes enfrentadas en este prolongado conflicto, que se mantengan en sus respectivos ofrecimientos, que hagan honor a la palabra empeñada y que se decidan a abrir los diálogos de paz sin precondiciones, para detener el baño de sangre entre colombianos y que cree las condiciones fundamentales para una paz duradera y la construcción de la justicia social que reclama Colombia y sus gentes.
Llamamos la atención sobre el riesgo inminente que se cierne sobre la vida de los militares y policías cautivos en poder de las FARC – EP, y de poblaciones campesinas e indígenas, de continuarse con la intensidad de los bombardeos y operaciones militares, que sin ningún miramiento de carácter humanitario descargan su plomo y sus bombas en el afán de obtener victorias militares a cualquier precio, en vastas regiones de la geografía nacional y que se han convertido en un drama humano para miles de colombianos y colombianas.
Pedimos a la sociedad colombiana poner distancia de la euforia y del triunfalismo, en que se regodean los guerreristas con la muerte de un colombiano y que hoy como ayer levantan voces de « fin del fin » y reclaman más violencia oficial. Estos nefandos episodios ya los ha conocido Colombia, por lo cual lo más sensato es atemperar los espíritus y evitar los desbordamientos del entusiasmo o del pesimismo inmovilista.
Reiteramos a Colombia toda y en particular a las partes del conflicto, nuestra disposición a continuar de manera incesante en la generación espacios de diálogo y negociación, así como propuestas tendientes a humanizar el conflicto y para convenir los términos de la paz con justicia social. Invitamos a la sociedad colombiana a no desfallecer, unificar las lecturas y sumar esfuerzos en torno a la salida política que necesita Colombia; para que así nos dispongamos a participar en las definiciones de ese país que anhelamos y en el que soñamos y decimos que podemos caber todos.
Finalmente, desde Colombianas y Colombianos por la Paz, consideramos que ya son demasiados los muertos en nuestra patria y que debe cesar el derramamiento de sangre; y por ello continuaremos trabajando por lograr la paz con justicia social y no la paz ofrecida desde el establecimiento que la concibe como la paz de los cementerios o el confinamiento en las cárceles; ya que lo único que se obtiene con esto es la prolongación incesante de la guerra.

05 novembre 2011

La liquidation d’Alfonso Cano par l’armée colombienne de cette guérilla narcoterroriste qui vit du trafic de cocaïne et des enlèvements, y compris d’enfants contre rançon, ne signifie pas l’extinction à court terme de ce fléau contre la paix civile, malgré le vœu ardent des 46 millions de Colombiens.

Dans ce splendide pays deux fois grand comme la France et recouvert aux deux-tiers de forêts tropicales ou amazoniennes face à deux océans (Atlantique et Pacifique), les quelques 7.000 terroristes encore présents, sur les 20.000 qu’ils étaient en 2002, n’ont aucune peine à se cacher dans ces reliefs sauvages, mais sont séparés en fronts de plus en plus isolés les uns des autres. Ce contexte ne les empêchera pas de frapper encore à l’aveugle, comme ils en ont la coutume, avec y compris des chevaux piégés contre la population.

Un tel éparpillement de ces rebelles sans cause aucune va s’accentuer avec la disparition de Cano, tué dans le Cauca (au sud-ouest du pays), car son successeur ne peut être qu’un des derniers chefs survivants des FARC, tous retranchés au Venezuela, voire en Equateur. Il s’agit d’Ivan Marquez, de l’afro-américain Joaquin Gomez, de Timochenko et de Pablo Catatumbo. Toutes mes sources me l’ont confirmé depuis longtemps.

On voit mal comment ces candidats à la direction des FARC pourraient reprendre le contrôle des divers fronts colombiens. Leurs allers et venues sont repérés par les avions espions colombiens et américains, et leurs communications écoutées par les services secrets. Ces rebelles sanguinaires bénéficient de l’appui du président castriste Hugo Chavez, même si son homologue colombien Juan Manuel Santos, au pouvoir depuis 2010, fait semblant de croire le Vénézuélien quand il dément leur présence sur son territoire, pour ne pas nuire aux importants échanges commerciaux entre les deux pays.

L’armée colombienne détient en outre un considérable trésor de guerre avec la saisie dans le camp de Cano de dizaines d’ordinateurs, disques surs et clefs USB. Leur déchiffrage va permettre l’identification du réseau commandé par l’ex-patron des FARC, mais aussi de ses complices dans la société colombienne.

A l’heure qu’il est, j’ignore si le pouvoir à Bogota va remettre immédiatement à Interpol, avant de les ouvrir, toutes ces données informatiques afin de valider leur contenu, comme ce fut le cas après la liquidation de Raul Reyes, ex-n°2 des FARC, le 1er mars 2008. Les disques durs de ce terroriste, que j’avais rencontré en 2004, avaient notamment prouvé les liens des FARC avec l’ex-sénatrice Piedad Cordoba, relevée de ses fonctions par la justice, et bien d’autres personnages toujours pas entendus par les tribunaux.

Le moment est venu en tout cas pour le président Santos de proposer aux FARC une reddition générale sans condition, avec la remise aux autorités des 21 officiers encore otages entre leurs mains (dont certains depuis 13 ans !), dans le cadre d’une loi semblable à celle qui avait permis la fin de leur combat pour quelque 30.000 paramilitaires en 2003 sous la présidence d’Alvaro Uribe, dont le rôle aura été primordial dans la lutte anti-terroriste en Colombie.

Nul n’a oublié que l’opération « Jaque » (mise en échec), menée par un commando héroïque de 13 agents secrets colombiens sous la présidence d’Uribe, avait permis le 2 juillet 2008 la libération de 15 otages, dont 3 Américains (après 5 ans de captivité) et Ingrid Betancourt (après 6 ans dans les geôles des FARC), ex-candidate à la présidence colombienne pour le parti des Verts.

Je vous rappelle que mes entretiens avec le chef de ce commando de « Jaque » à Bogota en 2009 ont été publiés dans mon livre en espagnol « Ingrid Betancourt : pasos en falso » (Planeta), toujours en vente en Colombie. Il s’agit d’une version augmentée de mon livre en français « Les secrets de l’opération Betancourt » (Fayard), hélas épuisé si je ne m’abuse.

21 février 2011

Le pesant et persistant silence des médias colombiens en dit long sur l’épisode des fausses coordonnées fournies par les FARC pour la remise de deux otages le 12 février à l’ex-sénatrice Piedad Cordoba, complice avérée des terroristes et privée de son mandat pour cette raison.

Le trouble épisode avait retardé de deux jours ces libérations, et permis, selon des informations explosives de Ricardo Puentes (periodismosinfronteras), l’exfiltration pendant cet intervalle du chef des FARC Alfonso Cano du canyon de las Hermosas, où il était cerné depuis des mois, vers une zone plus sûre. Les artisans d’une telle mission ne seraient autres que les pilotes brésiliens de l’hélicoptère chargé de transporter les deux otages, et Piedad Cordoba, avec  les agents du CICR à bord.

Les présomptions se sont accumulées avec les mensonges successifs de l’ex-sénatrice, les contradictions du président Santos, les affirmations de sources au journaliste Ricardo Puentes, et le black out de la presse sur cette affaire.

Cet affaire sent mauvais. Le président Santos, comme pour se démarquer de l’opération Cordoba qu’il avait autorisée contre toute logique, avait dénoncé un « show médiatique » dans la « farce de la libération au compte-gouttes » de deux autres otages deux jours avant ce scandale. Quand il a appris le retard dans la nouvelle opération, il a reconnu « possible » la mise à profit de l’incident par les FARC pour exflitrer Cano. Son vice-président, Angelino Garzon, avait même avancé que cette hypothèse était vraie, selon ses sources militaires. Santos avait ensuite fait marche arrière, pour dire que Cano sentait « son souffle sur sa nuque » et qu’il était activement pourchassé.

Piedad Cordoba a aligné les mensonges. Elle a d’abord invoqué des raisons climatiques pour justifier la non libération, avant de mettre eu cause une petite rayure sur le papier des FARC localisant le lieu des libérations, et qui aurait induit en erreur les pilotes brésiliens. Tout commandant de bord – on attend avec impatience les commentaires du commandant José – ne manquera pas de s’écrouler de rire devant une telle blague. Un lieu est donné en degrés de latitude et longitude, et une rayure, au demeurant invraisemblable sur le papier préparé par les FARC pour un tel événement, n’aurait jamais pu influer sur les chiffres.

Une semaine après cet épisode, on constate que :

-      ni Piedad Cordoba ni Santos ni Brasilia n’ont expliqué pourquoi l’ex-sénatrice s’était rendue au Brésil avant l’incident pour y évoquer ces libérations par un hélico brésilien.

-      Le pouvoir colombien, ni le Brésil ni le CICR n’ont apporté aucun éclaircissement sur ce qui s’est vraiment passé.

-      La presse se tait et ne pose aucune question. En temps normal, l’hebdo Semana, dont le directeur est un autre Santos, aurait fait sa Une sur l’ex-sénatrice et le jeu sinistre des FARC.

S’il est confirmé que Cano a été exfiltré dans ces conditions, c’est un cataclysme politique qui éclatera.

Mon hésitation à évoquer plus tôt ce possible scandale provenait de l’absence de preuves dans ce qui m’avait été annoncé comme une réalité par certaines de mes sources, insuffisamment recoupées pour en faire une nouvelle. Mais des assurances m’ont été données que cette version des faits était la bonne.

15 février 2011

Tout est dit dans cet article en espagnol que je n’ai pas le temps de traduire, sur les mensonges des FARC qui ont donné de fausses informations au CICR pour la libération de deux otages dimanche malgré l’accord prévu avec le pouvoir.

Les deux otages n’ont pas été libérés, et les terroristes ont profité de cet imbroglio, en l’absence de forces de l’ordre contraintes de rester dans leurs casernes, pour permettre à leur chef Alfonso Cano d’être exfiltré dans une zone sécurisée.

Même le vice-président Angelino Garzon, ancien syndicaliste, a dénoncé le « mensonge » des FARC et cette fuite du chef terroriste.

Quand les deux derniers otages en question seront libérés, le président Santos a déjà annoncé qu’il « réviserait » sa politique en la matière. Elle laisse prévoir une exclusion de Piedad Cordoba, ex-sénatrice complice des FARC, de tout contact ultérieur avec les terroristes.

Voici le texte en espagnol sur cette nouvelle journée des dupes :

El Gobierno Nacional se reúne con los delegados del Comité Internacional de la Cruz Roja, CICR, para buscar alternativas que permitan reactivar la liberación del mayor de la Policía, Guillermo Solórzano, y el cabo del Ejército, Salín Sanmiguel, en poder de las Farc, tras aclarar que aún no ha dado luz verde al proceso.

El Ejecutivo indicó que todavía no ha autorizado la reanudación del operativo para liberar a los dos miembros de la fuerza pública en poder de las Farc, que no pudieron ser recogidos este domingo porque al parecer la guerrilla entregó unas coordenadas erróneas del lugar donde estaban.

En un comunicado, el Gobierno afirmó que « está a la espera » de reunirse con miembros del CICR « para recibir toda la información de lo sucedido en la jornada de ayer y sólo después de eso se tomará una decisión con respecto a los operativos de liberación ».

Christophe Beney, delegado del Comité Internacional de la Cruz Roja, CICR, y la ex senadora Piedad Córdoba han coordinado la misión humanitaria que del miércoles al domingo pasado devolvió la libertad a cuatro seceustrados de las Farc, a bordo de helicópteros facilitados por Brasil.

En tres fases realizadas los días 9, 11 y 13 de febrero, las Farc entregaron a los concejales Marcos Baquero y Armando Acuña, al infante de Marina Henry López y al policía Carlos Alberto Ocampo.

Sin embargo, los responsables de la misión no pudieron recoger al mayor Solórzano y al cabo Sanmiguel, por un supuesto error en las coordenadas que las Farc entregaron a Córdoba.

El interlocutor del Gobierno para las liberaciones, Eduardo Pizarro, denunció que Solórzano y Sanmiguel no fueron entregados a la misión humanitaria porque no estaban en el lugar que había dicho la guerrilla.

Las Farc engañaron a Colombia: Vicepresidente

Entre tanto, el vicepresidente de la República, Angelino Garzón, criticó a la guerrilla de las Farc por el suministro equivocado de las coordenadas para la entrega de dos secuestrados en Tolima y aseguró que ese grupo quedó en deuda con el pueblo colombiano.

« La guerrilla de las Farc ayer quedó en deuda y le hizo un engaño a la población de Colombia, porque ellos se habían
comprometido desde el 8 de diciembre a liberar a cinco personas. El Gobierno de Brasil y el CICR fueron al sitio suministrado por ellos y allí lo que hubo fue un engaño. Por eso tenemos que exigirles que hoy mismo entreguen estos dos uniformados y la entrega sin ningún tipo de condiciones de todas las personas secuestradas, así como el cese de la práctica del terrorismo y del secuestro », aseguró Garzón.

También sostuvo que de acuerdo con información de inteligencia militar, la guerrilla habría sacado de la zona del departamento del Tolima a su líder « Alfonso Cano ».

Ante la posibilidad de que haya una reanudación del operativo de entrega de los dos uniformados, así como de autorizar a la ex senadora Piedad Córdoba de reunirse con las guerrillas, manifestó que la decisión queda en manos del Presidente.

« El presidente Juan Manuel Santos le cumplió al país, al facilitar la actividad de Piedad Córdoba, del Gobierno de Brasil, del Comité Internacional de la Cruz Roja y todos los mecanismos para que la guerrilla le cumpliera a Colombia, pero ellos ayer le incumplieron al pueblo, engañaron al pueblo y se burlaron de los familiares de quienes iban a ser liberados », afirmó Garzón.

Voici mon récent papier traduit par Eduardo Mackenzie (merci à lui!)  

6 de octubre de 2010  

  

  

Espero no equivocarme, pero la acumulación de pruebas sobre la gangrena del Estado por el narco-terrorismo al más alto nivel de la justicia y del poder legislativo me hace temer una explosión de violencia sinónimo de revolución, de izquierda o de derecha,  según sus resultados funestos.  

  

Frente a los crímenes de lesa humanidad probados y cometidos por las FARC, un grupo terrorista para Europa, las autoridades democráticas de Colombia han perdido la partida a pesar de los triunfos del ejército contra los asesinos de la guerrilla. 

  

Éstos son los ingredientes de una eventual revolución: 

  

1 – Las escuchas telefónicas: hechas por los servicios secretos del DAS para espiar a los cómplices comprobados de las FARC en la justicia y en el Congreso, no se utilizan para perseguir a los aliados del terrorismo, cuya complicidad ha sido probada por esas escuchas, sino para encarcelar a los agentes del DAS que hicieron las grabaciones, y para excluir de  toda función oficial a un ex asesor presidencial de Álvaro Uribe, Bernardo Moreno. En Francia, país que no tiene un contexto terrorista como Colombia, las escuchas ilegales no desataron proceso alguno contra quien las había ordenado, el ex presidente François Mitterrand. Los amigos de las FARC quieren llevar ahora a Álvaro Uribe  ante la sala de acusación del Congreso. 

  

2 – Los cómplices de los terroristas en el Congreso, como la senadora Piedad Córdoba, no han sido acusados. Esa vocera  de las FARC ha sido destituida de su cargo, pero no se ha tomado contra ella ningún tipo de medida judicial o de detención y ni siquiera sus computadores han sido incautados. 

  

3 – Los ex terrorista del M-19 amnistiados están libres y ocupan posiciones de alto nivel en el Estado, mientras que el  héroe colombiano, el Coronel Alfonso Plazas Vega, está pagando 30 años de prisión por haber salvado la vida de  cientos de jueces cuando rescató por las armas el palacio de justicia de Bogotá, incendiado por el M-19 luego de matar a 100 de sus rehenes y de quemar los expedientes de los traficantes de drogas tras haber recibido 6 millones de dólares de Pablo Escobar. 

  

4 – No  ha servido de nada al ejército colombiano haber eliminado en 2008 a Raúl Reyes, número dos de las FARC, ni haber liberado el mismo año a Ingrid Betancourt, a los tres estadounidenses y a 11 oficiales rehenes de los rebeldes desde hacía 12 años, ni haber abatido el mes pasado al carnicero de las FARC, Mono Jojoy.  La gangrena narco-terrorista sigue socavando las bases de la democracia  colombiana. 

 

24 septembre 2010 

Dans l’euphorie en cours en Colombie après la liquidation du boucher des FARC « Mono Jojoy », leur chef militaire, la principale information a été relégué aux oubliettes : la guérilla vient de demander une négociation de paix au pouvoir, mais, pour la première fois, « sans aucun préalable » !

Cette immense concession des terroristes signifie qu’ils n’exigent plus l’octroi initial d’une zone démilitarisée avant tout dialogue éventuel, ce qu’ils avaient toujours demandé jusqu’ici, et obtenu entre novembre 1998 et février 2002 sous la présidence d'Andrés Pastrana, avec un territoire grand comme la Suisse (42.000 km2) sous leur contrôle exclusif, sans police ni justice. 

Si le président Juan Manuel Santos saisit la balle au bond, il leur répond : « ok », et demande à l’ONU ses bons offices pour accompagner Alfonso Cano, le chef des FARC, dans une ambassade à Bogota, comme celle de la France, afin d’engager un dialogue. 

Jusqu’ici, le pouvoir colombien a donné, comme préalable à tout contact direct avec les rebelles, la libération unilatérale des 21 officiers colombiens otages des FARC, certains depuis 12 ans (douze ans !). 

Avec l’élimination du monstre « Mono Jojoy », le président colombien dispose d’une nouvelle carte sans aucun atout de la guérilla pour couper sa donne. 

Les FARC ont perdu le Nord. C’est à Bogota d’orienter leur boussole vers un cessez-le-feu suivi d’une reddition dans le cadre de la loi Justice et paix en vigueur sous Alvaro Uribe, synonyme d’une réconciliation nationale avec au pire des peines de prison limitées à moins de 8 ans, ou au mieux une éventuelle amnistie générale à l’image de celle accordée en 1991 aux terroristes du M-19. 

 

 12 février 2010 

J’avoue avoir du mal à croire à cette nouvelle, mais je vous la livre telle qu’elle est diffusée par tous les médias. Si c'est vrai, il ne reste plus à Interpol qu'à l'arrêter pour l'extrader en Colombie, puisque les FARC sont une organisation terroriste pour l'Union européenne, dont fait partie la Suède. Mais comment ce chef guérillero aurait-il pu gagner le Venezuela avant de s'envoler pour la Suède puisque son refuge, dans le canyon de Las Hermosas, au centre de la Colombie, est assiégé depuis des mois par l'armée colombienne ?

Je vais interroger le ministère suédois des Affaires étrangères.

Voici l'info: 

Le président de la commission des relations étrangères du parlement colombien Manuel José Vives a affirmé jeudi que le chef de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) se trouverait en Suède.
« Je considère qu'actuellement (Alfonso) Cano est en Europe, je dirais qu'il est en Suède », a déclaré le parlementaire à la chaîne de télévision du Congrès.
Le parlementaire a précisé qu'il pensait que Guillermo Leon Sáenz Vargas, son vrai nom, se trouvait dans ce pays « en raison du type de politique permissive avec les mouvements de gauche de la Suède », sans préciser d'où il tenait ses informations.
Il a ajouté que le chef de la guérilla marxiste s'est rendu en Suède en passant par le Venezuela, où il a obtenu un passeport.
« Obtenir un faux passeport vénézuélien est très facile », a-t-il assuré.

 

13 août 2009 

Alfonso Cano dit niet à la libération des 23 officiers otages des FARC sans condition, exige leur échange contre des terroristes détenus, et dément tout, y compris les preuves saisies dans les pc de Raul Reyes, et même la vidéo de Mono Jojoy, le chef militaire des FARC, sur « l’aide en dollars à Correa » ainsi que les trafics d'armes et d'argent entre Chavez et les terroristes. 

Je vous laisse traduire, n’ayant ni le temps et encore moins l'envie de le faire pour ce tissu de mensonges. Il s’agit de la 1e entrevue de Cano depuis qu’il a remplacé Manuel Marulanda, décédé, en mai 2008. L’entretien a été réalisé par l’hebdomadaire Cambio, de Bogota, par courriel, et non pas dans un face à face. Cette particularité confirme que Cano est assiégé par les forces militaires. 

Voici l’interview de Cambio : 

Habla 'Cano' 


 

A punto de iniciarse una nueva campaña electoral, y en medio de tensiones externas con Venezuela y Ecuador, hay muchas preguntas en el ambiente en relación con las Farc. ¿Tratarán de influir en las elecciones? ¿Se han deteriorado sus vínculos internacionales? ¿Reciben ayuda o han ayudado a Hugo Chávez o a Rafael Correa? Desde la muerte hace algo más de un año de 'Manuel Marulanda', su sucesor 'Alfono Cano' no ha dado declaraciones a ningún medio colombiano, pero tras varias semanas de insistencia decidió romper su silencio y responder por Internet un cuestionario de CAMBIO sobre estos y otros temas de interés. 

CAMBIO: Después de que el presidente Uribe suspendió la mediación del presidente Chávez en la liberación de secuestrados, ¿las Farc han seguido teniendo contactos con el Gobierno venezolano?  

'ALFONSO CANO': No. Retirado el presidente Chávez como facilitador de ese proceso, cesaron nuestras conversaciones pero nuestra admiración por los objetivos bolivarianos del Gobierno venezolano es la misma de siempre y nuestra gratitud por sus esfuerzos en pro de un acuerdo humanitario será perenne.  

¿Reconoce que el gobierno Uribe aisló a las Farc en el plano internacional?  

Mientras se desarrollaron los diálogos del Caguán ampliamos las relaciones con gobiernos y organizaciones en los diferentes continentes. Rotos los diálogos, el gobierno Pastrana y la Casa Blanca desataron una ofensiva diplomática contra las Farc que, obviamente, generó modificaciones en las formas de relacionarnos con la comunidad internacional. Pero mantenemos relaciones en todo el mundo, sujetas a la discreción que se debe. 

La sensación es que las Farc han perdido interlocución internacional, que ya no son tan fuertes en ese campo. 

No podría precisarle qué tan fuertes somos en ese campo porque es una apreciación subjetiva, pero le reitero que en las nuevas condiciones de la diplomacia del siglo XXI mantenemos muy buenas relaciones en muchas partes del mundo. 

¿Qué significan Venezuela y Ecuador dentro de su estrategia política?  

El sueño bolivariano de una patria grande que integre a todos los pueblos de América Latina y el Caribe, que desate su enorme potencial de manera soberana y nos posicione ante el mundo como la gran nación que debemos ser. 

¿Qué efectos tuvo la muerte de 'Reyes' para los vínculos externos de las Farc? 

'Raúl' era el responsable de las relaciones internacionales de las Farc y obviamente su muerte tuvo un impacto importante en ese nivel, pero dado que en las Farc todos los trabajos de dirección se analizan, planifican y desarrollan en equipo, pudimos recobrar el ritmo. Hoy, la responsabilidad de darle la dinámica adecuada a las necesidades del momento es del comandante 'Iván Márquez'.  

La incautación de los computadores de 'Raúl Reyes' los dejó al descubierto, prácticamente sin secretos.  

Con los supuestos computadores de 'Raúl', lo que se ha presentado es una burda manipulación propagandística de los gobiernos de Colombia y Estados Unidos: como cortina de humo o para subir puntos en alguna encuesta, o para difundir públicas sospechas sobre algún presidente de algún país vecino cada vez que lo consideran necesario. La rectitud de muchas figuras públicas ha sido sometida al escarnio y a la lapidación. Nada de lo atribuido a los computadores ha sido serio y lo poco que ha pasado por el rigor de la Justicia ha sido desechado por inconsistente. 

Los correos entre el Secretariado encontrados en esos computadores indican que las Farc tienen negocios de narcotráfico y de armas e inversiones en Venezuela. 

Los computadores supuestamente encontrados tienen lo que los gobiernos de Bogotá y Washington han querido que contengan. Han hecho de ellos una lámpara de Aladino a la que acuden cuando necesitan una disculpa o una justificación. Los han transformado en arietes contra los pueblos vecinos, al convertir las 'filtraciones' ordenadas desde la Presidencia en puntal de la diplomacia colombiana y, en muchas ocasiones, de la política interna, sin que nadie pueda dar fe de la veracidad de la información que difunden venenosamente. 

También hay comunicaciones entre miembros de las Farc con personas del gabinete del presidente de Brasil 'Lula' da Silva. ¿Cuál es la relación con ese gobierno? 

En época del proceso del Caguán participaron de diferentes formas muchos gobiernos y organizaciones de la comunidad internacional. Lo demás son especulaciones irresponsables.  

¿Cuánto fue realmente el aporte económico de las Farc a la campaña de Rafael Correa al que 'el Mono Jojoy' se refiere en un video conocido hace pocos días?  

No hemos entregado ni armas ni dinero a gobiernos u organizaciones de otros países, pues lo que conseguimos apenas nos alcanza para nuestra propia brega. ¿Por qué habríamos de contribuir a la campaña electoral de una persona, como el actual presidente Rafael Correa al que ni siquiera conocemos? 

¿Cómo terminaron en poder de las Farc unos lanzacohetes que Suecia  le vendió al Gobierno de Venezuela y  que el Ejército colombiano incautó en octubre de 2008? 

Uribe acudió al terror mediático para insinuar que el Gobierno de Venezuela nos facilitó unos lanzacohetes que habíamos capturado hace mucho en un enfrentamiento militar en la frontera, hecho que fue ampliamente informado a la opinión en su momento. Ni los pueblos ni los gobiernos del mundo son tan tontos como piensan en el Pentágono y en la Casa de Nariño. Sencillamente se trata de cocinar las condiciones para justificar la entrega de la soberanía nacional de Colombia a Washington, reconociendo que le quedó grande la pelea contra las Farc. 

¿Qué significó para las Farc  la muerte de 'Manuel Marulanda'?  

La ausencia de nuestro líder y guía, de nuestro referente fundamental y nuestro eje. Pero también del maestro que nos inculcó la irrevocable decisión de perdurar en el esfuerzo que él comenzó en compañía de Jacobo y sus compañeros de Marquetalia. Nos enseñó, como en la poesía de Neruda, que el mundo no termina en nosotros mismos. 

¿Y el asesinato de 'Iván Ríos' a manos de un subalterno? Eso fue interpretado como una señal de la crisis y de la descomposición que viven las Farc. 

Es un hecho sobrecogedor pero absolutamente aislado de un demente ambicioso, captado por los servicios de inteligencia del Estado, que fue capaz de asesinar tan cobardemente a un revolucionario de las altas calidades de 'Iván' y luego proceder con la sevicia que conoció el mundo entero. 

Hay razones para deducir que las Farc tienen graves problemas internos: con ayuda de sus carceleros se han escapado secuestrados, el número de deserciones aumenta, los combatientes que han desertado dicen que la moral de la tropa es baja… 

Una organización con baja moral no está en condiciones de mantener una permanente actividad militar como la que informamos a través de los partes de guerra. El Gobierno trata de crear un estado psicológico triunfalista, pero de tanto mentir al final se va a transformar en un bumerán. Desertores ha habido siempre, las llamadas desmovilizaciones son una gran estafa sustentada en bazofia recogida en poblados y cárceles para agrandar los listados, desviar recursos públicos y engañar a la opinión. No tenemos graves problemas internos, no hay crisis. 

La ofensiva del gobierno Uribe los ha obligado a replegarse, eso no lo puede negar. 

La realidad es que enfrentamos la más grande ofensiva contrainsurgente jamás desatada en Latinoamérica que en solo dineros del Plan Colombia ha recibido de Washington 10.000 millones de dólares de ayuda, con una fuerza pública comprometida en la guerra cercana a los 500.000 hombres y un presupuesto anual de 8.000 millones de dólares. Eso es lo real, lo concreto. Si la situación de las Farc fuese de crisis, el Presidente no habría invitado a los gringos a escalar su invasión. No lo consideraría necesario. 

¿Los golpes que recibieron las Farc el año pasado cómo han afectado sus planes?  

De fondo, ninguno. Hicimos los ajustes necesarios en nuestras estructuras y así lo informamos a la opinión pública, y reajustamos algunos planes de cumplimiento inmediato. Nada más. Las vicisitudes propias de una lucha como la que adelantamos han sido superadas y mantenemos el interés de privilegiar temas como el canje, acuerdos humanitarios, solución política del conflicto, Asamblea Constituyente y otros asuntos vitales para Colombia, así como el trabajo con los sectores populares y en el movimiento de masas.  

¿Qué significó para el Secretariado la 'Operación Jaque'?  

Un hecho de la guerra como tantos otros y de especial impacto. Un golpe de mano posible gracias a una traición y a la dirección de estadounidenses e israelíes que participaron de su planeación, ejecución y utilización política. Lo asimilamos, pero un golpe no afecta la estrategia ni los lineamientos de las Farc. 

¿Qué tan ciertas son las discrepancias y rivalidades entre usted y 'el Mono Jojoy'?  

Desde siempre, la propaganda enemiga ha pretendido sembrar cizaña en el  interior de las Farc. Nuestra unidad es monolítica. 

¿Es consciente de que la lucha armada no tiene aceptación, del rechazo generalizado a las Farc y a prácticas tan atroces como el secuestro? 

Déjeme hacerle dos razonamientos: quienes hacemos parte de las Farc soñamos con la paz, la anhelamos con intensidad, la queremos conocer porque desde que nacimos el país está en guerra. Nosotros no amamos la guerra, nos obligaron a armarnos. Y otra consideración: la nueva actitud de Estados Unidos hacia América Latina, reflejada en Honduras y en los anunciados acuerdos con Álvaro Uribe, van a generar reacciones muy radicales en el Continente. 

¿El reconocimiento del estatus de beligerancia ya se convirtió para ustedes en un asunto accesorio?  

No, por ningún motivo. Menos ahora que Washington califica y descalifica a su antojo y traza la pauta a los otros ejes del poder mundial, sobre a quién o a quiénes se debe satanizar. La brega por el reconocimiento como organización político-militar, con una propuesta de Estado sostenida en una visión revolucionaria de la sociedad continúa siendo vital para el desarrollo de nuestro proyecto. 

¿Qué ha pasado con el cabo Pablo Moncayo? ¿Por qué no lo liberan a él y a los uniformados que siguen secuestrados en forma unilateral y sin condiciones? Sería una señal positiva. 

Hace tres meses informamos nuestra decisión de liberarlo unilateralmente, pero el Gobierno se atravesó y ha impedido su liberación. Y en cuanto a los mandos militares y policiales capturados en la confrontación, que son prisioneros de guerra, solo serán liberados mediante un canje. Excepcionalmente, y como evidencia de nuestra voluntad por alcanzar acuerdos, entregaremos al cabo Moncayo y al soldado profesional Calvo (Josué Daniel Calvo Sánchez), sin contraprestación alguna, directamente a la senadora Piedad Córdoba y al profesor Gustavo Moncayo, quienes por su transparencia blindarán nuestro gesto. 

¿Cuántos secuestrados quedan en poder de las Farc entre militares, policías y civiles? 

Los mencionados prisioneros de guerra integrantes de la Fuerza Pública son 23. También están retenidos dos concejales, con posibles vínculos con paramilitares y responsabilidad en actos de corrupción. Y en cuanto a retenciones con fines económicos,  puedo decirle que hoy se cuentan con los dedos de una mano. 

¿Por qué no incluyen en las liberaciones a secuestrados por razones económicas? 

El canje y las acciones complementarias están referidas a los prisioneros de guerra. 

¿Por qué las Farc no abandonan el secuestro? 

En toda confrontación militar hay muertos, heridos y detención de combatientes. Mientras esta perdure habrá prisioneros de guerra así el Gobierno se empeñe en llamarlos tercamente secuestrados. 

¿Es consciente del costo político que les significa el secuestro a las Farc? 

Esta forma de lucha conlleva necesidades, como las financieras, que tratamos de cubrir con colaboraciones voluntarias de amigos e impuestos a los sectores más ricos de la sociedad. 

¿El canje es una prioridad para las Farc? 

Para este Gobierno los prisioneros de guerra que mantenemos no clasifican en los estratos altos, ni generan efectos importantes en las encuestas y por eso el Presidente se da la licencia de impedir las liberaciones que hemos anunciado. 

¿Hay alguna posibilidad de negociación ó diálogo con el gobierno Uribe?  

Una salida civilizada al conflicto no puede depender de la voluntad de una persona, por poderosa que sea. Así que, independiente de quién ocupe la Presidencia, persistiremos en buscar salidas políticas al conflicto.   

¿Tiene una fórmula sustituta a un despeje para eventuales diálogos? 

Lo determinante son las garantías oficiales para un encuentro del Gobierno y las Farc que despojen de cualquier peligro y tensión a los participantes, y posibiliten las mejores condiciones para las conversaciones. 

¿Por qué persistir en la guerra?  

Siempre hemos pensado que nadie que ame realmente la patria puede desearle ese destino, y por eso cada vez que ha sido factible hemos conversado con los representantes del Estado en busca de construir acuerdos que lleven a la convivencia. No ha sido posible pero esto no nos lleva a desistir de tal empeño. Hay que hablar, dialogar y ello significa espacio, garantías, medio ambiente, grandeza, tolerancia, voluntad y decisión. 

¿El regreso de 'Simón Trinidad' y de 'Sonia' de Estados Unidos seguiría siendo una condición para el intercambio humanitario, para el diálogo? 

Hemos exigido garantías de modo, tiempo y lugar para que representantes del Gobierno y los nuestros analicen la viabilidad y los términos de un canje. Lo demás son especulaciones. 

¿Hay algún tipo de contacto con el Gobierno?  

Ninguno. Ni siquiera permiten recibir al cabo Moncayo. 

¿Qué significaría una posible reelección del Presidente en el horizonte de una eventual negociación? 

Lo esencial son las concepciones políticas y los intereses que represente la persona que asuma en el próximo periodo. Si sus convicciones están inundadas de violencia, guerra, vindicta y autoritarismo, la confrontación persistirá y seguramente alcanzará nuevos niveles. Si existe una visión democrática, civilizada, patriótica y realista, la perspectiva será alentadora para Colombia.   

¿En caso de que algún día se llegara a un acuerdo de paz, usted y otros miembros del Secretariado se verían aspirando a cargos de elección popular o como miembros de una Asamblea Constituyente? 

¿Nosotros luchando toda la vida para al final integrarnos a un régimen político como el actual? Miremos el poder legislativo: más de 80 reos paramilitares, varios más ladrones, parlamentarios en ejercicio elegidos con menos de 1.000 votos, Teodolindos a granel, genuflexiones a cambio de notarías, trasteo de votos, de partidos…  

¿Por qué las Farc nunca le han concedido algún valor a la desmovilización de los paramilitares y al proceso de Justicia y Paz? 

Porque fue una farsa. Los verdaderos jefes del paramilitarismo permanecieron ocultos, lavaron los dólares del narcotráfico, se quedaron con las tierras usurpadas, no repararon a nadie y terminaron copando el aparato del Estado. En las cárceles de Colombia y los Estados Unidos quedaron presos los bandidos más ingenuos que creyeron en sus jefes. 

¿Cree que la Corte Penal Internacional terminará juzgando los crímenes de guerra cometidos en desarrollo del conflicto colombiano?  

Es una verdadera espada de Damocles que pende sobre el país, que al activarse con todos sus protocolos internacionalizará, no solo el conflicto, sino muchos aspectos de la vida nacional. Parece que el Presidente, siempre tan previsivo, estrecha lazos con Washington, buscando burladeros en caso de que le falle su macabro plan de reelección indefinida. 

 

4 MAI 2009 

 

La guérilla terroriste se refuse toujours à mettre fin au calvaire de cet otage après avoir annoncé le 18 avril qu’il serait libéré, accuse aujourd’hui le président Alvaro Uribe, qui rejette ses oukazes, d’être responsable de ce retard, et au même moment enlève un nouvel élu, Armando Acuna, conseiller municipal à Garzon, ville du sud, après avoir tué deux policiers. 

 

Ce double jeu laisse totalement froides les chancelleries mondiales, dont la France, qui n’hésitait pas à donner des ordres implicites au chef de l’Etat colombien pendant la séquestration d’Ingrid Betancur. 

 

Quatre guérilleros ont pénétré vendredi dernier dans la salle du conseil de Garzon avant d'enlever le conseiller Armando Acuna.
« La guérilla a tenté d'enlever des conseillers, la police a réagi et ils ont tué deux policiers; deux conseillers ont été blessés et nous les poursuivons pour récupérer un autre (conseiller), que nous libérerons », a déclaré le président colombien. 

 

Les Farc ont  accusé mercredi le président Alvaro Uribe de bloquer la libération du caporal Pablo Emilio Moncayo, qu'elle retient en otage depuis 12 ans, en refusant la présence des médiateurs qui étaient déjà intervenus dans de précédentes libérations.
« Son intransigeance et son manque de grandeur d'âme (…) l'amènent à se mettre en travers (…) du projet de libération du caporal Moncayo, alors qu'en raison des centaines d'affrontements qui ont lieu quotidiennement dans l'ensemble du pays, les risques augmentent pour les prisonniers », déclarent Farc dans un communiqué diffusé sur internet.
Le texte, signé du chef des Farc Alfonso Cano, ajoute en outre que de nouveaux militaires ont été pris en otage, sans donner les identités de ces éventuels nouveaux prisonniers.
Le 16 avril les Farc avaient annoncé leur intention de libérer le caporal, Pablo Emilio Moncayo, en exigeant que la sénatrice Piedad Cordoba, proche de la guérilla, participe à l’opération. Alvaro Uribe s’y refuse, et a répondu que seul le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l'Eglise catholique seraient mandatés pour les tractations.
Pablo Emilio Moncayo, qui avait 19 ans lors de son enlèvement, fait partie du groupe de 22 militaires et policiers, des otages dits « politiques » que la guérilla se dit prête à échanger contre environ 500 de ses combattants capturés par les autorités.
 

 

30 MAI 2009 

J’utilise le conditionnel faute d’avoir pu obtenir des confirmations de source autorisée. Selon mes informations, Ivan Marquez, qui se cache au Venezuela où il a été vu en photo avec Hugo Chavez et la sénatrice Piedad Cordoba en septembre 2007, comme ce blog vous l’avait révélé (cf. Mes archives ici), est l’une des victimes de cet accident aérien survenu le 3 mai. 

18 personnes avaient été tuées dans le crash d'un hélicoptère de l'armée au Venezuela, alors en patrouille à la frontière avec la Colombie. 

Les victimes: un général, 16 militaires de différents rangs et un civil, avait annoncé Hugo Chavez au cours de son programme hebdomadaire « Allô président », diffusé par la radio et la télévision. Le président du Venezuela n’avait pas évoqué le 18e victime, et encoré moins son identité.
L'hélicoptère de fabrication russe et de type MI 17 V5 avait perdu le contact radio avec sa base aérienne, près de la localité d'El Alto de Rubio, dans l'Etat de Tachira (sud-ouest) limitrophe de la Colombie.

 

« Voyez donc ce que nous coûte le conflit intérieur de la Colombie, qui est en outre alimenté par les courants guerriers aux Etats-Unis, par les chiens de la guerre, qui alimentent les conflits pour vendre des armes », avait  alors déclaré le président vénézuélien. 


Le dernier rapport du département d'Etat américain affirme que la proximité idéologique entre le gouvernement de Chavez et les organisations de guérilla colombiennes constitue un frein à la coopération du Venezuela dans la lutte contre le terrorisme. 

Cette affaire est en passe de devenir un scandale de taille si les informations parcellaires dont je dispose sont confirmées. Non seulement Ivan Marquez aurait trouvé la mort dans l’accident, mais l’appareil aurait été alourdi par une surcharge de 30 tonnes, comprenant de l’armement et des munitions pour les camps des FARC situés en territoire vénézuélien, près de la frontière avec la Colombie, longue de 2.300 km. 

Après l’élimination le 1er mars 2008 de Raul Reyes, n°2 de la guérilla, par l’armée colombienne en Equateur, Ivan Marquez l’avait remplacé, et dirigeait la commission internationale des FARC. 

Si sa mort est confirmée, ainsi que la mission de l’hélicoptère, ce  sera un coup terrible contre la guérilla et leur soutien depuis dix ans, Hugo Chavez. 

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