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08 février 2017

 La vilenie d’une presse sans déontologie et complice du pouvoir s’illustre dans son total silence sur le vote d’hier soir au Sénat en seconde lecture contre l’imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur des mineurs.
Plus exactement, le Sénat est resté sourd à la puissante campagne populaire, dont nous sommes partie prenante, pour ne pas limiter à 20 ans le délai d’imprescriptibilité maintenu dans le texte depuis le dépôt du projet de loi.
Trop empressés à se gaver des nouvelles et fausses informations du Canard enchaîné sur les indemnités de licenciement de Mme Fillon, les médias, tous en chœur, ont fait l’impasse sur cette scandaleuse décision pour les millions de victimes en France.
Comme le Sénat a rallongé hier de six mois à un an le délai de prescription pour les délits de presse sur internet, malgré le rejet des députés, une commission mixte paritaire des deux Chambres devra réétudier le projet de loi. Rien n’est donc perdu a priori.
Mais compte tenu de la fin imminente de la législature avant l’élection présidentielle, il devient de plus en plus improbable que sorte un vote favorable à cette imprescriptibilité pour les victimes de viol.
Je me permets de répéter mon invitation à toutes les associations de défense de l’enfance pour mettre à profit ce laps de temps et lancer une campagne de lobbying auprès des parlementaires et sur internet afin d’obtenir l’inclusion dans le texte de loi de l’imprescriptibilité des viols sur mineurs.

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