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8 janvier 17
Les parlementaires continuent de faire la sourde oreille à l’exigence des victimes pour cette imprescriptibilité puisqu´en seconde lecture jeudi les députés vont adopter le rapport de la commission des lois qui maintient à 20 ans le délai après la majorité pour porter plainte en cas de viol pendant l’enfance.
Ainsi donc toutes les victimes, comme Flavie Flament violee par David Hamilton, ne pourront poursuivre leur prédateur quand elles auront dépassé l’âge de 38 ans.
Mais Mme Flament ayant été récemment invitée par la secrétaire d’Etat à la famille à participer à une commission de conciliation sur le sujet, qui sait si un miracle ne va pas intervenir d’ici jeudi au sein du palais Bourbon. Il serait bon que l’animatrice de télévision intervienne en tout cas publiquement avant cette date pour nous tenir informés.
Ci-dessous une partie du rapport annuel publié par Le Figaro, puis un texte d’alerte de l’AIVI :
« Les viols ont augmenté de plus de 14 % en 2016. De 13.881 cas signalés et transmis à la justice en 2015, ces infractions sont passées à 15.848 l’an passé. Plus inquiétant encore, les victimes âgées de moins de 18 ans sont majoritaires dans ce triste bilan: 8184 ont été recensées ces douze derniers mois, contre 7416 l’année précédente. La hausse dépasse donc les 10 %. Ce qui conduit à déplorer aujourd’hui quasiment un viol de mineur par heure en France!
La géographie des atteintes laisse apparaître, pour ces enfants et adolescents, un nombre élevé de faits signalés dans le Nord (383 infractions), le Pas-de-Calais (233) ou la Seine-Maritime (213). »

Ensemble contre la prescription

Donnons-nous enfin la parole !

Mobilisation : Le 12 janvier, les députés ne voteront pas le rallongement de la prescription

Le 12 janvier prochain, les députés vont voter en deuxième lecture une proposition de loi sur la prescription pénale. Après les sénateurs et pour la deuxième fois, députés ne voteront pas le rallongement de la prescription des crimes et délits sexuels sur mineurs. Sourdes au principal argument de l’AIVI justifiant ce rallongement, à savoir la prévention de la pédocriminalité sur mineur, les deux assemblées sont tombées d’accord pour oublier les enfants victimes, et ce tous partis confondus.

Pour justifier cette décision, le surcoût d’une telle mesure est avancé, de 3,7 à 9,3 millions d’euros. Autre argument, la difficulté de prouver les faits longtemps après. Pourtant c’est bien souvent le contraire, le temps passant, le nombre de victimes d’un même agresseur augmente. D’autres diront que rallonger la prescription serait une réponse « à une attente médiatique » (Mézard) ou qu’il faut maintenir les délais actuels pour prévenir les erreurs judiciaires (Richard). Pour le ministre de la justice, Jean Jacques Urvoas, « Il ne faut pas exposer les victimes à des espoirs illusoires de reconnaissance par la justice de leur qualité de victime au risque d’aggraver leurs blessures et de les empêcher de soigner le traumatisme subi ».

Des arguments d’un autre âge qui ne sont pas supportables quand il s’agit de protéger nos enfants contre ces crimes extrêmement destructeurs. Les parlementaires et le gouvernement n’évoquent même pas les plaintes qui aboutiraient à une condamnation d’un criminel capable de faire plusieurs dizaines de victimes dans sa carrière d’agresseur sexuel ! C’est oublier que certains criminels avouent leurs crimes, qu’avec les témoignages de leurs nombreuses victimes, on peut les condamner même trente ans après afin qu’ils arrêtent de violer des enfants.

Alors aujourd’hui plus que jamais, il faut se mobiliser. Nous vous invitons à vous exprimer auprès de vos députés. Le vote a lieu le 12 janvier 2017.

 

2 réponses à “Pédocide: un enfant est violé toutes les heures en France mais les députés vont refuser le 12 janvier de voter l’imprescriptibilité de ces crimes”

  • Yaellachevresauvage:

    Bonjour Jacques,

    Les chiffres sont faux, bien en dessous de la réalité.
    Un enfant violé toutes les heures correspond au nombre d’enfant qui parlera et qui sera accompagné pour qu’une plainte soit déposée.
    Mais ce sont 17 enfants toutes les heures qui sont concernés par les abus sexuels, en France!

    • Yaellachevresauvage:

      Oups, mon message est parti avant que je ne le veuille…
      Plus de 400 enfants abusés par jour en France!
      Sur ces 400 enfants, il n’y aura que 20% de tentative d’action en justice.
      Je dis bien tentative car on est loin d’un parcours de santé pour la victime!
      - Un adulte doit avoir « décodé » les signes alarmants de l’abus subis par l’enfant victime. (Même en présence de signes physiques – béance anale ou fissure etc etc) il est très difficile pour un adulte normalement constitué d’accepter d’avoir affaire à une situation d’abus sexuel sur un enfant (hormis les rares professionnels préparés à cela). Il faut donc recevoir l’info, la digérer et la restituer pour réagir en faveur de l’enfant. Pas facile! Le cerveau se met en mode « c’est trop horrible, je ne veux pas voir cela » et justifie tous les signes alarmants. (Professionnelle de la petite enfance, il m’a fallu 6 mois pour sortir de ma torpeur).
      - L’adulte bienveillant doit ensuite trouver l’interlocuteur judiciaire qui prendra en charge la victime. Là aussi, autre paire de manches: faire le 119 dans ce cas-là, renvoie à la PMI qui bien souvent ne réagit pas comme il le faudrait (toujours pour évoquer ma petite personne: c’est la PMI alertée par mes propos qui s’est ensuite acharnée pour retirer mon agrément d’assistante maternelle).
      - déposer plainte dans un commissariat ou une gendarmerie: « ils » ne sont pas ou quasiment pas formés pour recevoir des enfants abusés. Ils ne les croient pas et accusent systématiquement l’accompagnateur d’avoir manipulé l’enfant pour se venger de l’adulte dénoncé. (Bien joué Bensussan, Aiguevives et Compagnie… Leurs formations ont impacté des milliers d’officiers de justice). Il y aura une pression énorme sur l’enfant victime pour que le « cauchemar d’Outreau ne se rejoue pas (or nous savons tous que « acquitté ne signifie pas innocent »)
      - Si toutefois, Ô miracle, la plainte est enregistrée, il va falloir apporter des preuves. Ah bon? Des preuves d’une fellation? Comment fait-on? Des preuves d’une sodomie avouée plus de 48 heures plus tard? Les moyens utilisés sont faits pour traumatiser une fois de plus la victime qui va se replier sur elle-même, ce qui rendra encore plus difficiles les investigations policières. Alors la justice a trouvé un bon moyen de maintenir la paix de l’ordre public: classer sans suite! Ce qu’elle fera allègrement dans 98% des cas, surtout si l’enfant à moins de 5 ans!
      - Nous avons donc seulement 2% de plaintes qui seront instruites par un juge qui pourra déclarer un non lieu à sa guise.
      - Les très rares plaintes instruites qui n’auront pas été transformées en non lieu, pourront aussi se retrouvées jugées en correctionnelle où le prédateur sera bien souvent relaxé.
      - Si toutefois l’affaire est jugée aux assises, l’acquittement est souvent requis.
      - Quand exceptionnellement le prédateur est condamné, il écope d’une peine sursitaire
      - Au mieux du mieux, parce qu’il a avoué, parce que les preuves sont flagrantes (le prédateur a filmé le viol par exemple) parce que la victime a été très bien entourée et qu’elle a pu surmonter toutes les horreurs qui auraient dû la forcer à se rétracter, le prédateur se voit puni d’une peine de prison ferme… qui sera aménagée!!! (bracelet électronique, prison seulement le week-end etc etc)
      - Et si le violeur va en prison, il bénéficie d’un régime de faveur: cellule isolée (alors que les droits communs se retrouvent à 4 ou 5 dans 9m2), accès aux travail protégé (souvent en cuisine) etc etc Le passage à tabac des pointeurs d’enfants est une légende. Avez-vous vu la Badaoui à sa sortie de prison? Toute refaite… Elle avait fait du cheval, de la musique, pèlerinages à Lourdes… et quand elle voulait voir ses enfants, elle allait au restaurant (les parloirs sont faits pour les autres).

      Il serait temps qu’on se penche sérieusement sur le parcours rempli d’embûches de l’enfant victime, qu’on passe à la tolérance Zéro pour tous les crimes sexuels sur mineurs et qu’on punisse d’une façon probante les criminels sexuels!
      -

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