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06/06/15

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Comme certains mauvais esprits (c’est un euphémisme) mettent en doute sur le net et facebook l’existence de 12 enfants violés et indemnisés après les procès d’Outreau en 2004 et 2005 (Saint-Omer puis Paris), je vous livre ci-joint le document officiel qui en fait état.

Les audiences du procès de Rennes, achevé hier avec l’acquittement de Daniel Legrand fils, ont pu donner l’impression que seuls les 4 enfants Delay avaient été victimes.

C’est absolument faux, n’en déplaise à ceux qui nient encore la réalité de ces horreurs.

12 réponses à “Outreau : voici la preuve que 12 enfants avaient bien été victimes de viols et indemnisés après les procès”

  • Erreur judiciaire:

    S’ils sont été indemnisés, c’est qu’ils étaient victimes de viols. De la même manière, si les 7 acquittés de 2004, et les 6 acquittés de 2006 ont été indemnisés, c’est qu’ils étaient innocents et ont été emprisonnés à tort. Si la famille de François Mourmand a été indemnisée, c’est que l’Etat a reconnu sa responsabilité dans sa mort en prison.

    C’est bien votre logique? ou s’applique t-elle à certains et pas à d’autres?

    La réalité, en lisant bien la « Lettre du Président du Tribunal de Boulogne sur mer », c’est que celui-ci ne parle que d’indemnisation et se garde de rappeler les motifs de cette indemnisation. En effet, ces enfants étaient déclarés victimes suite au verdict du procès n° 1 de 2004, celui-là même que l’ensemble de la presse a trouvé incompréhensible car parmi les 13 accusés qui se déclaraient innocents, 6 étaient condamnés, 7 (dont un handicapé moteur) étaient relaxés et indemnisés sans explication cohérente. Suite à l’appel des 6 condamnés, l’institution judiciaire n’a pas fait l’appel incident – pourtant de rigueur dans ces cas – ce qui aurait conduit à réexaminer l’acquittement des 7 mais aussi les déclarations de 8 des enfants. On est resté dans une situation incohérente. Surtout quand le juge Burgaud et vous-même affirmez que 60 personnes en définitive auraient du être jugées au procès Outreau 1. Pourquoi ne l’a t-on pas fait, ce qui aurait permis soit de punir tous les coupables (et dans ce cas sur quels critères le juge Burgaud se permettait de laisser en liberté 40 dangereux pédophiles?), soit de déterminer clairement l’ampleur du mensonge.

    Cela confirme une fois de plus que toute cette affaire est un fiasco, malgré l’argent versé par le contribuable français. Parmi les 12 enfants, dont les 4 frères Delay-Badaoui, il y a peut-être des enfants victimes, il y a peut-être des menteurs. Il y a probablement hélas aussi des enfants à Outreau et dans les environs en dehors de ces 12 là qui ont été victimes dans ces années là de sévices d’adultes, sans liens avec l’appartement des Delay-Badaoui. On ne saura jamais, tant l’enquête a été un tissu d’incohérence. Peut-être que l’indemnisation de l’Etat vient couvrir le dérangement mental que ces enfants ont du subir, du fait de l’enquête elle-même. Ce qui est plutôt bien payé dans ce cas, mais l’Etat se sent sans doute un peu merdeux.

    Le sentiment de malaise sur cette affaire ne se dispersera pas. La différence entre vous, vos partisans, MC Gryson, le toujours juge Burgaud d’une part et l’écrasante majorité des citoyens d’autre part, c’est que vous êtes prêts à violer les droits de l’homme, dont la présemption d’innocence, pour votre but, si noble soit-il.

    • Jacques Thomet:

      Les 8 autres enfants (hors les petits Delay) n’ont quand même pas été indemnisés pour avoir été cambriolés !

      • Erreur judiciaire:

        Parmi ces 8 enfants, il peut y avoir des enfants de certains des 13 acquittés. Ces enfants ont été victimes puisqu’ils ont été séparés de leurs parents pendant 2 à 5 ans, souvent placés en foyer, obligés d’expliquer à leurs copains que leurs parents se trouvaient en prison, obligés de répondre à des questions de policiers ou d’experts qu’ils ne comprenaient pas, d’être au milieu de l’attention des médias , et j’en passe.

        L’impact sur leur éducation a été lourd, il est difficile à chiffrer (rien à voir avec le « préjudice moral » des époux Tapie par exemple). L’Etat a du appliquer une règle fonctionariale.

        Il peut y avoir des enfants des 40 dangereux pédophiles non poursuivis que vous citez, mais dans ces cas-là, si ils ont été victimes de leurs parents, le juge Burgaud aurait du les poursuivre. A moins qu’ils aient bénéficié de protection, mais dans ce cas, leurs enfants n’auraient pas été indemnisés. Donc on peut éliminer ce cas.

        Il peut y avoir des enfants n’ayant pas pour parent l’un des 13 acquittés ou l’un de vos 40 dangereux pédophiles. Des enfants, qui -de manière mensongère ou non- auraient accusé des adultes. Ces adultes auraient alors eu le bénéfice du doute (en 2006, 2004 ou bien avant), ce qu’au passage vous n’acceptez pas. L’Etat déboussolé, ou certains juges niant le fiasco judiciaire, auraient tout de même décidé d’indemniser les enfants accusateurs. Possible, mais la vérité est bien trouble dans ce cas.

        A t-on vu l’un des ces 8 enfants accuser Daniel Legrand fils lors du procès de Rennes? Si leur rôle était si important, les parties civiles auraient pu au minimum s’assurer de leur témoignage, qui aurait pu bénéficier du huis clos.

        • Jacques Thomet:

          Je partage ton point vue au dernier paragraphe. Puisque dix acquittés, en plus plus de DL fils, ont été invités à la barre à longuement évoquer leur « calvaire » (dixit le président, qui les relançait), alors qu’à la première question « connaissiez-vous DL fils avant votre mise en examen ils ont tous dit « non » (sauf P. Martel qui a dit finalement OUI après avoir dit non), je ne comprends pas pourquoi les 8 autres enfants victimes n’ont pas été invités à s’exprimer. Apparemment les avocats de la partie civile ne voulaient pas « refaire Outreau », alors que la défense et le ministère public l’ont rejoué abondamment. A 10 reprises, l’abbé Wiel a répondu au président, excédé, « on refait Outreau ? »

    • outreau en V.O.:

      Vous oubliez que ces 12 enfants ont été examinés chacun par deux experts qui ont validé leur parole et reconnu chez eux des signes évocateurs d’abus sexuels …c’ en est assez de remettre en cause la vérité judiciaire des enfants d’Outreau ! A qui cela profite-t-il ?

      • Erreur judiciaire:

        Je crois que vous inversez les rôles. Depuis 2013, ce sont les partisans de la thèse de la culpabilité qui ont voulu le procès de Daniel Legrand fils mineur , dans le but à moitié avoué de revenir sur son acquittement adulte en 2006, et sur l’acquittement des 12 autres adultes (dont 2 sont morts entre temps). Les partisans de la thèse de l’innocence sont surtout des gens choqués par la détention longue en préventive, sans jugement, et sur des bases qui leur ont semblé arbitraire.

        Il n’y a pas de vérite judiciaire des enfants d’Outreau, puisque le dossier reposait avant le premier procès sur les accusations de Myriam Badaoui. Le verdict du premier procès, à charge uniquement, a été rendu par des jurés conditionnés par l’avocat général malgré l’écroulement du dossier à l’audience. Le deuxième procès a été à décharge uniquement comme le dit Jacques Thomet. Il est partiel, puisque l’Etat n’a pas fait d’ »appel incident » sur toutes les questions qui avaient été répondues par les jurés du premier procès. Donc ce qui a été gardé du premier procès garde une valeur juridique, mais n’a aucune valeur logique.

        Quand aux enfants, on sait qu’ils peuvent dire la vérité ou mentir, notamment quand les adultes leur disent des choses folles. On ne va pas leur jeter la pierre. Mais c’est rageant de voir comment le dossier a été saccagé, du fait des méthodes du juge Burgaud. L’évolution du rôle du juge d’instruction vers plus de collégialité est probablement un des rares résultats positifs de l’affaire.

        Pour les experts, ceux-ci ont reconnus que leurs rapports étaient souvent rédigés par copier-coller, y compris quand ceux-ci envoyaient une personne en prison en détruisant leur famille, ce qui est extrêmement grave dans un Etat démocratique. Ces experts n’ont apparemment pas été poursuivis. Ils bénéficient maintenant de la prescription. Mais le rôle judiciaire des experts reste un sujet à revoir, et pas seulement dans le domaine pénal.

  • Humanité:

    Le nouvel acquittement de Legrand fils me prouve qu’il n’y a pas de réelle justice en France, que des magistrats font partie intégrante de réseau(s) pédocriminel(s) (ils nous l’ont encore démontré, voyons la réalité en face) et que notre pays part à la dérive sans que les gens ne s’insurgent suffisamment … Trop de manipulations de masse qui fonctionnent… Mais jusqu’où va-t-on descendre ? C’est effrayant. Vive la résistance à tout cet abrutissement des consciences !

  • Electra:

    Si « acquittement ne vaut pas innocence », comme vous le laissez publier sur votre blog, alors vous devez admettre symétriquement qu’indemnisation ne vaut pas établissement incontestable (et qualification) des faits.

    • E.:

      Pas du tout. On peut acquitter au bénéfice du doute. Or, on ne peut condamner si un doute persiste. Le doute doit toujours profiter à l’accusé.
      Or, pour qu’il y ait indemnisation, il faut une infraction, et donc une condamnation.
      Une indemnisation vaut donc établissement incontestable des faits.

  • E.:

    Je n’ai pas accès au lien, est ce qu’il marche encore?

  • outreau en V.O.:

    Les psys qui ont permis les aboutissements de ces procès sont les plus controversés par les professionnels de l’enfance car ils remettent en cause systématiquement la parole des enfants victimes d’agressions sexuels. Ce sont des promoteurs des théories appelées anti-victimaires : le SAP et les Faux souvenirs : Paul Bensoussan et Hubert Vangijseghem !

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