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04/06/15

Un double coup de théâtre identique à celui de Paris en 2005 dans la même affaire d’Outreau a secoué les assises des mineurs à Rennes jeudi, avec les réquisitions de l’avocat général demandant l’acquittement de Daniel Legrand fils, accusé de viol présumé sur les enfants Delay, et la décision des avocats de la défense de ne pas plaider après cette invocation de son « innocence ».

Le verdict sera rendu vendredi, mais une telle communion de pensée entre le ministère public et la défense laisse une marge infinitésimale à une éventuelle condamnation du fils Legrand, déjà acquitté en 2005, avec douze autres accusés, pour des faits qu’il aurait commis en tant qu’adulte.

« Il n’y a rien dans le dossier, et je demande aux jurés de déclarer Daniel Legrand fils non coupable, car il est innocent, et je veux que vous l’écriviez car il n’a rien fait », s’est écrié l’avocat général Stéphane Cantero, dans une initiative apparemment sans précédent dans l’histoire judiciaire.

Les avocat de la défense se sont alors réunis en privé avant de venir en groupe devant la Cour y annoncer, par la voix de Me Hubert Larue, que « face à ce réquisitoire d’innocence », ils avaient « décidé de ne pas plaider », tout en reconnaissant que « les enfants Delay sont des victimes ». Il leur était difficile de dire le contraire pour ces mineurs devenus adultes, puisqu’ils avaient été reconnus victimes par les jurés à Paris en 2005 avec neuf autres enfants et tous indemnisés par l’Etat.

Cette avalanche de clémence en faveur de l’accusé a surpris les connaisseurs du dossier d’autant plus que Daniel Legrand avait avoué à deux reprises des viols et dénoncé d’autres adultes en 2001 et 2002 avant de se rétracter.

Dans son réquisitoire long de deux heures, l’avocat général est revenu sur l’affaire d’Outreau pour monter haut la barre dans le dénigrement systématique des victimes, des organismes de défense de l’enfance, des experts, de l’enquête policière, du juge Fabrice Burgaud et même de la chambre de l’instruction à Douai.

Cet ersatz verbal de « massacre à la tronçonneuse » a été énoncé d’une voix cassante, avec le recours à la prétérition, figure de rhétorique périmée certainement apprise par Démosthène à son premier cours devant ses élèves. Les cailloux qu’utilisait l’orateur grec dans sa bouche pour domestiquer son élocution donnaient l’impression d’être restés dans celle de l’avocat général pour mieux casser du sucre sur ses cibles.

« Ce n’est pas le procès des victimes, mais… », a-t-il dit d’entrée. Après avoir reconnu l’état de victimes de Chérif, Dimitri et Jonathan Delay, il a réduit cette concession à la portion congrue pour mieux stigmatiser leurs accusations. « Les enfants Delay se trompent, ils ne mentent pas, mais ils vivent de faux souvenirs, de souvenirs reconstruits ». Quand Dimitri a établi une liste de prédateurs devant sa famille d’accueil à l’époque des faits, M. Cantero en a déduit qu’il avait eu « une forme de pensée magique ». Jonathan a lui aussi accouché de « souvenirs reconstruits », selon le magistrat. Emporté par son élan réprobateur, il a osé même citer les sorcières de Salem, que les enfants pointaient du doigt pour les faire pendre.   

« Ce n’est pas le procès de l’instruction, mais… », a-t-il poursuivi. Cette prétérition a donné lieu à une démolition en règle de l’enquête menée par la police et le juge Burgaud. « C’est pire que Kafka », selon ses dires, teintés d’une pointe de compassion : « le juge a fait ce qu’il pouvait, il était de bonne foi, mais il était seul, inexpérimenté, et victime de ‘l’effet Rosenthal’ (ne pas entendre ce qui va à l’encontre de la conviction initiale) ». Les magistrats du Nord-Pas-de-Calais en ont pris un sérieux coup pour leur grade à leur tour : « c’est aussi un échec de l’institution, a ajoute M. Cantero. Sur les 66 juges de la chambre de l’instructioon, personne n’a arrêté la machine ». Ces mêmes collègues de l’avocat général dans le Nord apprécieront à ce égard son allusion à « Mangez-le si vous voulez ». Ce livre de Jean Teulé raconte le drame survenu en 1870 à Hautefaye (Dordogne), village où un aristocrate local avait été confondu avec un Prussien et immolé par les habitants. « Mangez-le si vous voulez », aurait dit le maire à ses administrés.

Depuis l’ouverture des assises le 18 mai, Stéphane Cantero s’est distingué par ses permanentes interventions à décharge au profit de Daniel Legrand, et des initiatives surprenantes, y compris avec l’appel comme témoins à deux psychologues belge et canadien, Marc Meulen et Hubert Van Gijseghem.

La partie civile avait mis en cause la veille avec fermeté la légalité de ces invitations, réalisées par mail et par téléphone respectivement. Dans le mail de Stéphane Cantero à Hubert Van Gijseghem avant le procès pour le citer comme témoin, et lu par le président des assises en audience, le magistrat évoquait le thème à débattre dans sa comparution par visioconférence depuis Montréal. « Quand je cite un témoin aux assises, il m’est formellement interdit de lui en dire les raisons », s’était insurgé l’avocat Yves Moneiris.

Cette incongruité dénoncée par la partie civile n’est que l’une des anomalies détectées dans ce procès qui a failli ne jamais être audiencé depuis l’ordonnance de renvoi de 2003. Le procureur de Pontoise Jean-Jacques Zirnhelt, venu témoigner mardi à Rennes, était à ce poste à Douai de 2004 à 2011.  Il a alors révélé avoir annoncé en 2006, dans une réunion avec les avocats de la défense aux procès d’Outreau, en l’absence de leurs collègues de la partie civile, qu’il « n’avait pas l’intention d’audiencer ce procès » aux assises des mineurs.
« Compte tenu des épreuves subies par les enfants qui avaient vu leurs parents condamnés, et du fait qu’en appel à Paris ils n’avaient pas parlé, j’ai pensé que ce ne serait pas bon pour eux qu’ils reviennent devant une cour d’assises », avait-il précisé avant d’assurer que « jamais il n’avait pris une telle décision (dans sa carrière) ». Parmi les avocats présents à cet accord secret, dénoncé à Rennes par la partie civile, figuraient Eric Dupond-Moretti, Frank Berton et Hubert Delarue, à nouveau sur le banc de la défense à Rennes.   

Dans son réquisitoire ce jeudi, M. Cantero a louvoyé dans ses commentaires sur le bien-fondé de ce procès. Après avoir dit que c’était « une erreur », il a reconnu ensuite, comme la partie civile l’avait fait la veille avec virulence, que « c’est une obligation de faire le procès de Daniel Legrand, sinon c’est un déni de justice », avant de justifier les près de dix années de retard à l’audiencer par un « souci d’apaisement, sans un deal secret ».

L’avocat général s’en est pris également à deux femmes. D’abord à Homayra Sellier, présidente de l’association Innocence en danger, à l’origine de la demande en juin 2013 pour que ce procès se tienne avant sa prescription à la fin de cette année-là. « Elle affirme que les enfants violés ne sont plus entendus depuis l’affaire d’Outreau, c’est le contraire », s’est-il écrié, dans un évident déni de la réalité que connaissent tous les spécialistes de l’enfance maltraitée.

Puis à Laurence G., animatrice d’un blog critique sur Outreau. Cette dame a pris soin pendant deux ans de Chérif, et de temps à autre de Dimitri et de Jonathan, à ses frais. Pourquoi l’avocat général a-t-il abaissé le débat jusqu’à dire : « on ne sait plus si c’est sa mère, sa femme ou sa maîtresse. »

Ce nouvel épisode sur la pédophilie se situe au moment même où la police britannique enquête sur 1433 personnes soupçonnées d’abus sexuels sur des enfants, sur plusieurs décennies, dont 261 «personnalités en vue» de la politique, des médias ou du cinéma.

Aucune enquête similaire n’a lieu dans l’Hexagone, comme si le Tchernobyl pédophile qui frappe la Grande-Bretagne évitait la France…

Nota Bene : pendant l’audience de lundi, l’avocat de la défense Frank Berton avait publiquement évoqué mon livre « Retour à Outreau », écrit par le « pseudo journaliste Thomet ».

J’ai attendu la fin du procès jeudi pour aller le voir à la sortie du palais de justice, alors qu’il avait repris ses habits civils. « Monsieur Berton, vous avez tout loisir pour me qualifier de ‘révisionniste’ d’Outreau, mais je vous interdis de me traiter de pseudo journaliste », lui ai-je dit. « D’accord », m’a-t-il répondu. Dont acte.

19 réponses à “Outreau : le Tchernobyl pédophile qui frappe la Grande-Bretagne éviterait la France…”

  • LondonCalling0033:

    Daniel Legrand ne serait pas ni le premier ni le dernier innocent d’avouer des crimes vu les techniques employés par les gendarmes pour extraire une déclaration. Devant une telle avalanche de fausses déclarations et de témoignages, l’instinct dit mieux « coopérer » pour écoper 10 ans que de résister pour en écoper 25.
    Daniel Legrand est évidement innocent mais un naze comme vous ou la vedette de la famille Adams qui gagnent leur pain sur la misère des autres ont des motives personnelles pour ne pas entendre raison.

    • Jacques Thomet:

      Je valide même si vous m’insultez avec ce « naze ». Pourquoi ne pas s’en tenir à des propos corrects ? Même Frank Berton (cf mon dernier papier) m’a dit « d’accord » quand je lui ai dit que je l’interdisais de me traiter de « pseudo journaliste ». Vous me suivez ? Et vous non plus n’avez ni nom ni prénom dans votre adresse mail…C’est courageux!

  • Soutien aux enfants:

    C’est bizarre. Dans ce procès, tout le monde souffre du syndrome de faux souvenirs. Tous les enfants ont rêvé des scènes. Daniel Legrand souffrait des faux souvenirs lorsqu’il s’accusait lui-même et accusait des autres acquittés. Les acquittés eux même souffraient des faux souvenirs lorsqu’ils s’assusaient l’un l’autre au début du procès. Le couple Delay souffraient des faux souvenirs. Fabrice Burgaud souffrait du syndrome de Effet Rosenthal. Tout le monde délirait y compris les acquittés et Daniel Legrand. Il y a un problème… Si dans leur rêves, ils rêvent tous exactement les mêmes scènes, c’est peut-être parce que ces scènes ont réellement eu lieu? Sinon, cette communion de pensée sur une échelle si grande est peu probable. Surtout si Daniel Legrand est les autres acquittés ne se connaissaient pas, pourquoi Daniel Legrand inventait des choses sur eux?

    • Jacques Thomet:

      Bien tourné ! C’est le thème d’un papier, si j’avais le temps… N’oubliez pas non plus que d’autres acquittés avaient avoué, y compris en audience…

  • pascale:

    Loin d’être un pseudo journaliste, vous avez le courage et l’intelligence que n’ont hélas pas beaucoup de vos ex-confrères. J’ai lu votre livre qui à contribuer grandement à m’ouvrir les yeux sur notre société. J’espère qu’il permettra à beaucoup d’autres lecteurs de se « réveiller ». Pour l’affaire qui nous concerne, au moment où j’écris ces lignes le verdict n’est pas tombé, même si je ne me fais aucune illusion sur celui-ci. Je voulais juste ajouter que les enfants DELAY ont fait ce qu’il fallait et qu’ils peuvent être très fier d’eux. Je leur souhaite plein de bonnes choses pour la suite et attends la sortie du livre de Jonathan avec impatience.

  • petitpois:

    Quand la justice n’est pas d’accord avec vous, elle a tort. Quand un avocat général requiert selon son intime conviction, il a tort. Quand des avocats défendent leur client qu’ils pensent innocents, ils ont tort…

    En fait, toute personne qui n’est pas d’accord avec vous a tort, et toute victime qui dit être une victime est présumée être dans la Vérité.

    C’est trop facile de se retrancher derrière un « moi j’ai lu le dossier » : moi aussi je l’ai lu Monsieur, et ce n’est pas comme ça qu’on instruit, pas si on veut aboutir à ce qui doit guider tout juge d’instruction qui essaye de bien remplir son office : la manifestation de la vérité.

    • Jacques Thomet:

      Le « pseudo journaliste » que je suis signe de son nom tout ce qu’il écrit, vous pas, votre mail n’a même pas de nom ni prénom… Dommage

  • Pierre Muller:

    Quant à moi, je ne comprends pas pourquoi une commission parlementaire a enquêté sur ce que chacun a identifié à l’époque pendant des mois comme le naufrage judiciaire d’Outreau. Sans connaitre le fond du dossier, on peut tout de même se dire que si cette commission a existé, si le président Chirac a présenté ses excuses aux acquittés, c’est tout de même qu’il était devenu sans ambiguïté que ce monstre de juge Burgaud, qui semble n’avoir pas pris une ride en quinze ans et présente toujours le même faciès de vampire, a instruit à charge, aveuglément, balayant les incohérences de sa propre instruction, écoutant sans relâche une mythomane aussi monstrueuse et irresponsable. Le tout pour faire carrière. Ceux qui ont poussé les enfants Delay aujourd’hui me paraissent tout même d’une grande légèreté ; je trouve gravissime de remettre en cause sans le commencement d’une certitude des personnes a priori innocentes. Monsieur, je vous souhaite d’être un jour arrêté au petit matin devant votre famille si vous en avez. D’être incarcéré. Accusé des pires crimes. Le tout sur la base de racontars. Et de vous trouver face un mur tout puissant, habilité à vous enfermer et à vous salir à jamais devant la France entière… Celui qui s’est sorti le mieux de toute cette affaire, c’est le juge Burgaud, évacué par une jolie promotion.

    • Jacques Thomet:

      Vous me feriez froid dans le dos si le thermomètre n’était déjà à 20 à 6H ce matin! Merci pour vos souhaits. Moi je vous invite seulement à lire les dossiers. Dans cette commission parlementaire dont vous parlez, Philippe Houillon, son rapporteur, n’a-t-il pas nié, impunément, y compris dans le livre publié par lui, que les enfants d’Outreau allaient recevoir à leur majorité des indemnités alors qu’ils n’avaient RIEN subi ? On appelle ça la remise en cause d’une décision judiciaire, mais rien ne s’est passé pour lui.

    • Clothilde:

      Bonjour M. Thomet,

      Il est vrai qu’il fallait s’y attendre. La justice ne peut pas se permettre de rendre une décision différente de celle rendue après sa majorité.

      Malheureusement, les enfants Delay n’obtiendront pas gain de cause devant la justice. La parole de leur mère les décrédibilisera à chaque fois. Ce dossier n’est toutefois pas clos. Il y a d’autres enfants qui sont en cause qui n’ont pas été reconnus comme victimes par la justice. S’ils décident de relancer le dossier, tous les fameux acquittés pourront se voir poursuivis à nouveau. Acquitter ne veut pas dire innocent, c’est quelque chose qu’il ne faut pas oublier. C’est la vérité judiciaire qui peut aussi se tromper et ne pas correspondre à la réalité des faits. D’ailleurs, ayant lu votre livre, j’ai un peu de mal à comprendre comment les jurés n’ont pas eu le dossier de 30 000 pages entre les mains. Sur quelle base ont-il voté? Je ne comprends pas non plus qu’ils n’aient pas été isolés et qu’ils aient pu être soumis à la désinformation des médias. Cette affaire ne tient pas la route, si on recense toutes les irrégularités, on constituera un dossier bien plus épais que le dossier d’origine.

      Je vous ai déjà remercié pour votre enquête que j’ai lue avec beaucoup d’intérêt, je réitère mes remerciements. Je n’ai pas pu lâcher le livre même si des passages étaient très difficiles à lire (l’affaire de Géraldine surtout). Vous faites l’objet d’un article calomnieux de la part de l’égérie républicaine, c’est bien regrettable. Le juge Burgaud est également à nouveau lynché par la presse, cela ne doit pas être facile pour lui.

      Si cette affaire n’a pas permis de rétablir la vérité, elle aura au moins permis à quelques personnes de s’intéresser de plus près à cette affaire. Il est vrai que sans l’ouverture de ce dossier, je ne m’y serais pas naturellement intéressée. En cela, ce n’est pas un échec, mais j’imagine que les frères Delay ne doivent pas se rendre compte qu’il y a de plus en plus de gens qui les soutiennent.

      • Jacques Thomet:

        @Clothilde
        Merci pour tes questions.
        NON, c’est la triste réalité, aucun des six jurés civils n’a accès au dossier d’assises avant ou pendant le procès. Il doit se contenter d’écouter l’arrêt de renvoi lu par le président! Dans leur délibéré, trois magistrats (le président et ses deux assesseurs) participent avec eux au vote…
        Depuis le 1er janvier 2012, toute décision défavorable à l’accusé nécessite 6 voix au moins sur 9, selon l’article 359 du Code de procédure pénale (la majorité des jurés est donc obligatoire). Il faut donc 4 voix sur 9 pour acquitter l’accusé ou exclure une aggravation, comme la préméditation.

        OUI, c’est hallucinant qu’à la différence des USA, les 6 jurés civils ne soient pas mis en quarantaine dans un hôtel, à l’abri des pressions et de la pollution médiatique.

  • Pauline:

    Bonsoir M. Thomet,
    Votre travail sérieux et approfondi est admirable. Je me permets de vous écrire car je souhaiterais avoir votre avis sur ce sujet : aujourd’hui, et comme – hélas ! – on pouvait s’y attendre, Daniel Legrand est une fois de plus acquitté ; pensez-vous que cet acquittement enterre définitivement l’espoir de voir un jour se tenir un véritable procès dans lequel les enfants seraient enfin pleinement entendus ? En d’autres termes, n’y a-t-il plus rien à faire ?
    En vous remerciant par avance,
    Pauline

  • jean:

    d’abord félicitations à jacques Thomet pour son immense et courageux travail de réinformation et de recherche de la vérité.Recherche qui comme d’habitude s’effectue sous les injures, les calomnies et les contre -vérités de ceux qui préfèrent les arguments simplistes , commodes et faux comme ceux de cette fameuse théorie du SAP non validée par les professionnels des soins de l’enfance.
    « Mais non mon petit, tu n’as pas été violé par les » monsieurs », tu n’as pas été filmé,on ne t’a pas tapé quand tu ne voulais pas,non non, tu as rêvé, tu as été victime de ton imagination, tu es un grand malade qu’il faut soigner »
    Voici un écrit d’une intellectuelle qui s’est intéressée à la parole utilisée pour tuer le réel et la vérité.
    Anne Marie Roviello décrit des procédés connus de tous les vrais défenseurs des enfants.http://observatoirecitoyen.org/spip.php?article628.
    On trouve le lien en tapant:Anne Marie Roviello+novlangue des enfants violés, torturés et assassinés.
    cet article parle également du courageux juge Connerotte, le seul efficace dans l’affaire Dutroux et vite mis sur la touche.
    Bref, pas de quoi rassurer le citoyen au sujet de la justice internationale.
    Un petit espoir en Angleterre toutefois où la presse (enfin) dévoile l’immensité du fléau pédocriminel protégé pendant des décennies.Un petit espoir car qui va mettre en place cette justice capable d’aller jusqu’au bout des enquêtes?
    Pour l’instant personne n’ose affronter en face à face Jacques Thomet au sujet de son livre et ces dérobades
    en disent long sur la situation actuelle.

  • Electra:

    Même commentaire, avec adresse e-mail contenant mon nom, comme demandé. Je fais confiance à votre sens de la confidentialité.

    Il est dommage qu’aucun des intervenants, et monsieur Thomet lui même ne rappelle pas que le vrai « Dany le grand », Dany C., a bien été identifié et retrouvé par de courageux journalistes belges, un « grand » garçon d’1,80m qui avait une petite amie dans l’immeuble à l’époque et jouait au ballon avec certains des enfants Delay à la fin des années 90, comme il l’explique dans une interview télévisée. C’était lui le fameux « grant que je conépat », selon les propos exacts, orthographe comprise, du petit Dimitri, et non leur transcription, sollicitée, par son assistante maternelle. (Source « Contre-enquète à Outreau, sexe mensonges et vérité » de Dawant et Huercano-Hidaldo, page 142 de l’édition Luc Pire.)
    Il a eu la chance de passer au travers de la raffle hystérique envoyant tant d’innocents en prison et brisant définitivement leur vie, peut-être grâce à son déménagement dans le sud de la France, et la présence d’un policier dans sa famille? Ce procès, malgré les souffrances supplémentaires infligées aux uns et aux autres, aura eu le mérite de rappeler publiquement à quels dangers on s’expose quand on s’assied sur les principes rigoureux qui doivent prévaloir dans un état de Droit : présomption d’innocence, charge de la preuve à l’accusation, instruction à charge ET DECHARGE, recoupement des témoignages par des faits et éléments matériels, restriction de la détention préventive au strict minimum indispensable. Tous principes allègrement oubliés, quand ils ne sont pas purement et simplement ignorés, par des associations en mal de justification de leur existence et des services sociaux sortant de leur rôle pour se faire enquéteurs de police… Sans parler bien entendu du corporatisme qui est la plaie de la magistrature française. Tant mieux que Justice soit rendue aux innocents, mais leur vie, qui la leur rendra? Peut-être qu’enfin tous ces gens qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas sans en avoir la compétence et la légitimité, laisseront enfin les enfants Delay libres de tourner la page et se reconstruire, pour vivre enfin LEUR vie et non le combat de militants fanatisés et déréalisés?

    • jean:

      Vos analyses me semblent bien simplistes et téméraires.Vous venez cracher avec beaucoup de haine sur les associations de défense de l’Enfance qui ne seraient selon vous que des « militants fanatiques » hors du réel.
      Ce vieux discours niais et manipulateur est très apprécié des réseaux pédocriminels et de leurs protecteurs.
      Car bien sûr, c’est bien connu « les réseaux n’existent pas » et la « répression de la sexualité est trop sévère »
      Vous oubliez que les associations les plus en pointe sont en relation étroite avec les professionnels les plus compétents pour la défense des enfants ce qui met à mal vos accusations ineptes.
      exemple: le psychiatre GERARD LOPEZ , un des meilleurs spécialistes de l’étude du phénomène du viol explique dans un ouvrage très documenté »enfants violés et violentés; le scandale ignoré » l’immense étendue de la criminalité sexuelle et la faiblesse de la réponse judiciaire.Discours en pleine contradiction avec celui des enfumeurs qui participent à la criminelle omerta.
      Electra il faut étudier à fond le site DONDE VAMOS qui va vous donner un aperçu du désastre et de la lâcheté de nos sociétés.
      Votre petit mépris hautain et ridicule ne changera rien à la réalité des faits.

      • Mathilde:

        Parlons-en de tout ces sites « de références  » que vous mettez en avant, ( Donde Vamos, Pedopolis, Mise au point..) tenus par des courageux qui se cachent derrière des pseudos, des gens qui n’osent pas s’exprimer à visage découvert!
        Je salue à ce titre Jacques Thomet qui lui s’exprime à visage découvert, même si je ne suis pas convaincue par ses arguments.

        • Jacques Thomet:

          @Mathilde
          Merci. C’est parfois dur d’en prendre plein la tronche quand il faudrait parfois passer des heures à répondre et je n’ai pas le temps !
          Je puis te dire que Dondevamos et Pedopolis font un travail sérieux, je les connais personnellement.
          Ils ne faisaient pas partie de ceux qui ont fait du grabuge vendredi quand les avocats sont sortis du palais à Rennes avec l’acquitté D.L. fils

        • Anne Aux Nîmes:

          Les pédos ne voient pas leurs noms publiés sur internet, pourquoi ceux qui les dénoncent devraient-ils se mettre en danger, eux et leurs familles?

    • Anne Aux Nîmes:

      Vous allez accueillir les enfants Delay, les nourrir, les habiller,n payer leurs clopes et leurs divers frais courants?

      Ah ça c’est sympa;

      Ensuite pour pourrez venir donner des leçons à vos prédécesseurs.

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