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10 mars 2013

L’intensité du fléau pédocriminel en France, décuplée depuis les acquittements d’Outreau, est illustrée par  ce nouveau scandale : un directeur d’école de 29 ans a été mis en examen à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et placé en détention provisoire pour des agressions sexuelles commises sur trois de ses élèves âgés de 8 à 9 ans, révèle la presse ce dimanche.

Une fois de plus, on peut s’étonner de ne pas trouver dans les mêmes médias le nom du prévenu, qui a pourtant avoué ses forfaits.

Pis encore, une enquête contre lui remontant à 2007 n’avait donné lui à aucune poursuite, ce qui lui a permis de poursuivre impunément ses crimes.

Deux des enfants victimes sont scolarisés à l’école publique du village de Meillac (Ille-et-Vilaine), entre Rennes et Saint-Malo, a indiqué le procureur de la République de Saint-Malo, Alexandre de Bosschère, en précisant que l’enquête les concernant a débuté le 8 février.
L’enseignant de CP-CE1 mis en cause exerçait depuis trois ans dans cette école qui accueille 180 élèves. Une troisième victime est scolarisée dans un autre établissement où l’enseignant a exercé antérieurement, a ajouté le procureur sans vouloir en préciser la localisation.

Voici un extrait du papier de Ouest-France :

« Quand on apprend ce genre de nouvelles, d’habitude on se dit que ça ne peut pas se passer chez nous ! Mais ce matin, si. » Ce dimanche matin, dans la commune de Meillac, les habitants sont sous le choc.

À la municipalité, on avait pris les devants en rencontrant les familles des trois enfants, âgés de 8 à 9 ans, concernées dès vendredi après-midi. Même le personnel communal a été convoqué le vendredi soir. « Ils se demandaient tous ce qu’on leur voulait », note Michel Poncelet, adjoint au maire en charge de l’école.

Malgré une première enquête qui n’avait pas abouti en 2007-2008, « personne ne s’y attendait », poursuit l’élu. (…)

L’inspection académique, prévenue à la dernière minute pour que l’affaire reste confidentielle tant que les faits n’étaient pas avérés, fait le nécessaire pour mettre en place une cellule d’aide psychologique dès que possible.

Un inspecteur d’académie sera présent pour accueillir les familles. Le maire et son adjoint, déjà présents à la mairie ce dimanche matin, viendront eux aussi pour cette rentrée un peu particulière. « Beaucoup de parents se posent des questions », observe un habitant.

Selon l’AFP, le directeur d’école, placé en garde à vue jeudi, a reconnu les faits pour les trois enfants dont les familles ont porté plainte. Il a été mis en examen pour « agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans » et écroué.

8 réponses à “Saint-Malo : un directeur d’école en prison après avoir avoué des agressions sexuelles sur trois enfants”

  • ProtectionPédoEtatisée:

    Pourquoi le nom de cet ignoble individu n’est-il pas énoncé dans l’article ?
    Il faut arrêter de nous prendre pour des débiles! Cette fois-ci, l’argument de la protection de la victime ne tient pas la route puisque ce ne sont pas ses propres enfants qui semblent concernés.

    Quand Cérif DELAY, qui a été reconnu victime de viols et prostitution dans l’affaire d’Outreau, a envoyé des menaces de mort à l’acquitté Lavier , dégénéré notoire, son nom et sa photo ont été largment publiés …

    2 poids, 2 mesures, selon si vous êtes un monstre ou une victime…

    • « Pourquoi le nom de cet ignoble individu n’est-il pas énoncé dans l’article ? »

      Il y a bcp de questions qui me viennent en tête ?

      - Donner le nom, ne risque-t’il pas de causer du tort aux victimes ?
      - Ne serait-ce tout d’abord pas une affaire entre la (vraie) justice et le coupable ?
      - Pourquoi en faire une affaire publique ?
      - Si l’on en fait une affaire publique, cela ne risque-t’il pas de décourager d’autres enfants à parler suite à ce qui pourrait excessif ?
      - Mais si on ne donne pas le nom, cela ne risque-t’il aussi d’attirer opprobre sur les autres profs de la même ville ou de la même école ?
      - Ne faudrait-il pas plutôt donner les noms uniquement lorsque les bourreaux ne sont pas retrouvés ?

      Il y a tant de questions, n’est-ce pas ?

  • tsuky:

    Les défenseurs des enfants ne peuvent qu’être satifaits quand ils constatent que la loi est appliquée afin de les protéger.Il serait intéressant de savoir de quels éléments disposait la justice en 2007.
    Le fait que des pédocriminels aient pu commettre de nombreux viols sur des enfants pendant de longues années dans les institutions éducatives est connu de tous ceux qui étudient ce problème.Pour éviter la sanction méritée et préserver « l’honneur » de l’institution, on s’est contenté pendant longtemps,de muter le coupable dans une autre ville(où il pouvait continuer ses crimes)
    ces faits sont parfaitement expliqués dans le livre de patrick Meney »les voleurs d’innocence » qui décrit déjà l’incroyable et pourtant bien réelle ampleur de la pédocriminalité infiltrée dans les institutions.
    Il est d’ailleurs regrettable que cet ouvrage ne figure pas dans la bibliographie du site « pédopolis » car il donne beaucoup d’éléments sur la puissance de l’omerta qui vise à protéger les pédocriminels.
    Les parents qui cherchent à s’informer ont le droit d’être inquiets quand ils lisent ceci:page 182.
    « en reprenant les scandales qui ont éclaté, ces trente dernières années en France, on constate statisquement que les ecclésiastiques,les éducateurs(enseignants, chehs scouts,responsables d’organisation de jeunesse,etc..et les magistrats occupent les premières places du hit parade de la pédophilie.On peut s’en étonner.
    le docteur SErge Borstein, psychiatre, y trouve au contraire une logique.Non pas que la fréquentation des enfants rende l’adulte pédophile.Non pas que tous les éducateurs soient des pervers.mais celui qui désire l’enfant, celui qui a des difficultés relationnelles avec le monde adulte va s’orienter vers ces carrières: »pour certains éducateurs, certains enseignants, ou certains prêtres, le choix n’est pas innocent » dit le dr Bornstein.
    Il révèle: »lors d’une sélection pour des postes d’éducateurs, après des entretiens psychologiques,nous avons dû élininer huit canditats sur dix ».
    Même remarque au centre de thérapie familiale des buttes chaumont, à Paris.Et même constat à Enfance et Partage.
    France Gublin interroge et accuse: »que dire d’autre, quand un instituteur a pu violer plusieurs enfants sans qu’aucune sanction n’ait été prise? au contraire, on lui a toujours confié les classes de CP.dans plusieurs cas nous avons la preuve que les directeurs d’établissements et le rectorat savaient.Après le délit(faute c’est un crime!) pas de sanction, pas de révocation et encore moins de prison »

    Aujourd’hui la journaliste Ceri sur son site « Donde Vamos » décrit avec méthode, l’hallucinante fréquence des crimes sexuels à l’égard des enfants perpétrés au sein des institutions les recevant.le lecteur est frappé par l’ampleur du phénomène et l’incroyable barbarie de certains actes commis en groupe.Ces institutions apparaissent comme des viviers, des terrains de chasse où les pédocriminels se servent à leur guise.Seule une minorité d’entre eux paraissent sanctionnés par la justice.(étudier à fond le site Donde Vamos)

    Jacques Thomet qui possède la même rigueur d’analyse montre actuellement que le phénomène est toujours sous estimé et que les structures pouvant mettre un terme à ce massacre n’ont toujours pas été mises en place.
    DEs états généraux de la justice permettraient de faire cesser ce scandale mais apparemment nos institutions ne semblent guère pressées de le faire.En attendant des enfants continuent à souffrir et à mourir dans les pires souffrances.

    • Evelyne:

      J’ai lu aussi l’excellent livre de Patrick Meney, « les voleurs d’innocence », que j’ai trouvé par hasard dans un vide grenier, il y a 2 ou 3 mois. Il m’a fortement secouée, et vraiment déprimée. Parce qu’il y dit déjà tout. Il traite du prédateur isolé (il est allé rencontrer des pédophiles en prison, en France et au Canada), en brosse un tableau très complet, objectif, sans haine. Il décrit et analyse déjà très bien les réseaux pédophiles, et finit par les thérapies offertes à certains dans les prisons canadiennes, qui fonctionnent bien, la plupart du temps, et empêchent la récidive.

      Or, ce livre excellent, très complet, a été proposé à l’édition en avril 1992 !!! D’où ma déprime… Rien n’a évolué depuis, la situation est même pire. Peut être parce qu’ Outreau est passé par là…

  • « « Quand on apprend ce genre de nouvelles, d’habitude on se dit que ça ne peut pas se passer chez nous ! »

    Et oui, toujours la même question ! Personne ne prend réellement conscience que cela peut arriver partout et parfois même dans sa propre famille. Les gens refusent généralement d’en prendre conscience. Et je me demande même combien de personnes font de la prévention, d’ores et déjà, au sein même de leurs propres familles ? Quant à certaines familles, certaines éducations, je pense même que ce soit plutôt le contraire qui se produit. Il faut déjà apprendre à l’enfant non pas de se méfier des adultes, mais à l’enfant de comprendre, d’accepter, ses propres sentiments. Ce qui diminuait, déjà, je pense, de nombreux cas de pédocriminalité et d’inceste.

  • am lemoigne:

    1) sur l’affaire de ST MALO, près de cz moi, on connait bien le nom de l’autre commune , je l’ai lu ds la presse locale , il s’agit de SAINT COULOMB, commune du littoral , près de ST MALO
    2) sur la pédocriminalité ds les institutions, que je ne conteste évidemment pas …. je veux juste faire remarquer que la majorité des abus sexuels se passent ds la sphére familiale !

  • LIVED:

    Meillac : le directeur d’école pédophile serait un récidiviste en plus !

    Alors que le 8 mars, le directeur d’une école d’Ille-et-Vilaine était mis en examen pour des agressions sexuelles sur trois élèves, on a appris trois jours plus tard que ce dernier avait déjà été soupçonné en 2007 et 2008.

  • Simon:

    A Saint-Malo comme partout en France, les pédophiles sont blanchis par des classements sans suite,
    Ce qui leur permet de porter plainte pour dénonciation calomnieuse, c’est rare mais certains puissants osent le faire.
    C’est le cas dans l’affaire de la petite Marine de Saint-Malo, l’oncle a osé le faire!!
    Par jugement au TGI de Saint-Malo en octobre 2012 la grand-mère de Marine a été relaxée.
    Marine a été auditionnée et filmée par les policiers, confiante cette petite fille de 4 ans a répondu à toutes les questions des policiers, elle pensait être aidée,
    Pauvre Marine, pour avoir dévoilé le secret, elle sera isolée de son parent protecteur
    Elle ne verra plus son père que 3 heures par mois, dans un point rencontre à Saint-Malo
    Le chef de ce point rencontre Thierry Nuss du Goéland a supprimé toutes les visites depuis mars 2009.
    Elle vit orpheline de son père et aussi de toute sa famille paternelle.

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