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22 juin 2011

Une immense forfaiture se poursuit en Colombie contre le héros de la lutte anti-terroriste, le colonel Alfonso Plazas Vega, condamné en 2007 à 30 ans de prison pour son action contre le M-19 en 1985 par une juge inique, complice des rebelles.

Il s’agit d’une version colombienne, en pire, de l’affaire Dreyfus, un énorme scandale survenu en France en 1894 et devenu un cas d’école sur les erreurs judiciaires. Le capitaine français Alfred Dreyfus, alsacien d’origine juive, avait été alors accusé à tort, sur de faux documents, de trahison avec l’Allemagne, dégradé et condamné au bagne, avant d’être libéré puis réhabilité en 1904.

Alors que cette affaire avait coupé le France en deux dans des débats nationaux permanents, soulevé les foules et mobilisé les défenseurs de la vérité, comme le journaliste et écrivain Emile Zola avec sa célèbre adresse « J’accuse » (la justice) dans le quotidien L’Aurore, la détention du colonel Plazas, bien plus grave, n’a jusqu’ici provoqué aucun élan populaire pour sa libération.

J’ose confirmer l’expression « bien plus grave » que l’affaire Dreyfus, n’en déplaise à mes compatriotes qui ignorent l’histoire colombienne, car l’officier en question, à la différence du « petit » capitaine français sans aucun rôle connu dans l’armée, a sauvé la Colombie du M-19. A la tête de ses troupes, les 6 et 7 novembre 1985, il avait mené avec succès le combat pour la reprise du palais de justice de Bogota, occupé par un commando du M-19.

Les terroristes avaient pris des centaines de juges comme otages puis incendié les lieux pour brûler les dossiers des trafiquants de cocaïne, en pase d’être extradés eux USA, contre une prime de six milllions de dollars versée par le baron de la coke, Pablo Escobar. Le colonel Plazas avait réussi à libérer 160 otages, alors que 60 autres avaient été abattus par les rebelles.

Décoré comme « Héros de la Nation » par le président de l’époque Belisario Betancur, il avait connu de nouvelles heures de gloire au début des années 2000 comme chef de la lutte anti-drogue, avec la confiscation de propriétés de narcos, d’une valeur de six milliars de dollars.

Ces faits d’armes contre la mafia et le terrorisme ne sont pas étrangers au coup de théâtre de sa subite condamnation en 2007, soit vingt-sept ans (27 !) après les faits, pour son rôle présumé dans la disparition jamais confirmée de 11 employés de la cafétéria du Palais de Justice le 7 novembre 1985.

Comme vous ne l’ignorez plus si vous me lisez depuis trois ans, la justice colombienne est aux mains de la même mafia et des mêmes terroristes. Gare à celui qui touche à leurs intérêts. Les complices des rebelles sont libérés ou non jugés, et leurs adversaires condamnés. Le cartel de la toge a fait ami ami avec les autres du même nom.

Blanchi de toute accusation devant les tribunaux dans les années 1980-90, le colonel a soudain été inculpé à nouveau en 2007 par la procureur Angela Maria Buitrago pour ces disparitions, puis condamné par la jue unique Maria Stella Jara.

J’avais déjà dénoncé ici ce scandale (cf. mes archives) d’un jugement prononcé à partir de faux témoignages sans confrontation et d’un montage judiciaire sans précédent. Mon analyse impartiale de ce dossier judiciaire tronqué vient d’être confirmée si besoin par la sensationnelle découverte du journaliste colombien Ricardo Fuentes. Menacé de mort, ce fer de lance du site www.periodismosinfronteras.com a trouvé puis ramené à Bogota le présumé témoin à charge contre le colonel Plazas, le militaire Edgar Villamizar, pour le présenter au procureur général Alejandro Ordonez.

Edgar Villamizar a assuré devant Alejandro Ordonez qu’il n’avait jamais été présent à Bogota pendant l’attaque du palais de justice en 1985, qu’il ne connaissait pas Alfonso Plazas Vega, et que sa présumée confession sur l’ordre donné par le colonel « d’en finir » avec les 11 civils de la cafétéria n’avait pas été signée par lui.

Face à ce coup de théâtre, le procureur général vient de demander l’annulation de la condamnation contre le colonel. Une information judiciaire a été ouverte par le nouvel avocat général, l’ex-sénatrice Viviane Morales, une avocate qui a achevé ses études à la faculté de droite du Panthéon-Assas à Paris.

Sa formation internationale permettra à Mme Morales de détecter sans retard le montage judiciare contre le colonel Plazas, non seulement avec ce témoignage implacable d’Edgar Villamizar, mais à partir du dossier d’inculpation présenté par le duo Buitrago-Jara en 2007, et insoutenable devant une juridiction digne de ce nom.

Cette même juge María Stella Jara a en effet reconnu publiquement les failles de son accusation: « il est vrai que l’obtention et le recueil de preuves démontrent des défauts, comme une erreur dans la transcription du nom du témoin (note de ma part: en 2007, l’arrêt de Mme Jara inclut le témoignage dudit Villamizar, qui paraphe à plusieurs reprises sur papier avec un autre nom: Villareal) , ainsi que la non participation de la défense (note de ma part: sans confrontation avec le colonel Plazas) ».

Dans n’importe quel pays démocratique, ces deux erreurs de taille: un témoin qui signe de plusieurs noms dans le dossier de condamnation, et l’oubli de juger à charge et à décharge avant de procéder à un jugement d’une telle gravité, auraient provoqué l’annulation immédiate de la décision. C’est ce qui se serait passé en Cassation en France, n’est-ce pas Mme Viviane Morales!

Le héros Alfonso Plazas Vega, jugé pat un seul magistrat, sans possibilité d’un pourvoi en cour de cassation, continue de purger ses 30 ans de prison dans une totale injustice. J’attends que surgisse l’Emile Zola colombien pour sortir de ses chaînes le colonel et le réhabiliter, sans délai.

A ce sauveur virtuel, j’apporte d’autres données sur ce scandale pour qu’il en fasse bon usage:

- le principal activiste des soi-disant disparus au palais de justice de Bogota contre le colonel Plazas s’appelle René Guarin. Le journaliste Ricardo Puentes a révélé l’an dernier qu’il avait été un militant du M-19…
- l’un des soi-disant disparus a été retrouvé à Panama par Ricardo Puentes…
- l’un des accusateurs avait affirmé que les 11 « disparus » se trouvaient enterrés à l’école de cavalerie de l’armée au nord de Bogota. Les fouilles réalisées n’ont jamais rien donné…

4 réponses à “La Colombie, comme la France il y a un siècle, vit une nouvelle affaire Dreyfus avec la condamnation d’un officier innocent, le colonel Alfonso Plazas Vega, par le cartel de la toge”

  • Fabio:

    Avec les ecrivains vous n’avez aucun espoir mon pauvre. Ils sont tous a goooche, surtout en AL. Meme MVL a appelé voter par le chavisme LOL.

    Le Colonel Plazas n’est pas le premier officier de la force publique condamné sans preuve et sans raison. Des dizaines d’officiers ont ete mis en prison par les juges proches des Farc, dans des dossiers montés par les Farc memes, avec l’appui des ONGS. Seulement Plinio MEndoza a pris leur defense, et seulement dans quelques cas car une personne ne suffit pas pour denoncer toutes les injutices venant des narco-juges.

  • Fabio:

    Ca serait comique si ce n’etait pas tragique. Nous avons vu dans le blog comment Santos (le frere) est impressioné avec Santos (Le Saint), parce que les colonnistes de la revue de Santos (le fils) encensent la gestion de Santos (Le Saint), parce qu’il a repris les politiques de Santos (le grand-pere).

    Maintenant Santos (le cousin) monte au creneau critiquer Santos (le Saint) et un peu nettoyer la reputation de la famille qui est au plus bas. Le probleme est que personne ne va lui croire, meme si tout ce qu’il dit est vrai, car tout le monde sait qu’il n’est qu’en train de jouer au « bon flic, mauvais flic ». C’est une famille de traitres et d’opportunistes, et l’interet familiale et de classe sera plus important que l’interet du pays.

    Il est quand meme avantageux, d’appartenir a l’oligarchie!

    ———————–

    El Colombiano, Medellín
    Inquisición
    Francisco Santos | Publicado el 21 de junio de 2011

    Lo sucedido en la Comisión de Acusaciones, la semana pasada, es apenas un episodio más en la campaña de desprestigio y de persecución que la izquierda ha montado contra Álvaro Uribe. Campaña a la que ahora se suma, veladamente, el Presidente Juan Manuel Santos cuando acusa de extrema derecha a quienes critican el deterioro evidente que hay en materia de seguridad.

    Esta inquisición, muy bien conectada internacionalmente, es una afrenta permanente a la verdad y la dignidad de Colombia. Los argumentos son los mismos: falsos positivos, chuzadas del DAS y parapolítica. No importa que Uribe sea quien destapó unos falsos positivos que llevaban décadas y solucionó de tajo el problema. Para no hablar de los centenares de militares procesados por esta causa, lo que demuestra el compromiso del gobierno anterior con la justicia y los derechos humanos.

    Irónico que el abogado de las víctimas en las chuzadas del DAS sea un exiliado durante muchos años que regresó en el gobierno Uribe porque tenía garantías. E insiste enfáticamente en interrogar a Uribe por el físico temor que tiene la contraparte de que el expresidente devele ese complot, esa sarta de medias verdades a las que desafortunadamente la Fiscalía les ha dado juego.

    La idea es no dejarlo hablar y utilizar este escenario solo para acusar. El verdadero desastre en el DAS, problema que también viene desde hace décadas, ocurrió durante la gestión de Noguera, donde chuzaron hasta al vicepresidente y amedrentaron a diversos sectores de la sociedad.

    Y lo del paramilitarismo. Qué desmemoriados somos. ¿Se nos olvida el poder que tenían antes del 7 de agosto de 2002? ¿O las fotos de sus fiestas en Córdoba? ¿Cómo eran los dueños y señores de amplias zonas del país? ¿Quién los desmontó? ¿Quién extraditó a sus líderes que pocos años antes se codeaban con gran parte de la clase dirigente regional? ¿Quién acabó con ese fenómeno que se apoderaba del país?

    No pueden aceptarlo y por eso al fenómeno normal de criminalidad que surge en un vacío lo equiparan con lo que la seguridad democrática acabó.

    ¿Y la parapolítica? Olvidan que los hechos por los que están condenados se dieron antes de 2002 y que muy pocos apoyaron a Uribe en su primera elección. Y no hacen las cuentas electorales de ese año: Uribe perdió en casi todas las zonas paramilitares.

    Estamos en los disparos iniciales de una guerra ideológica que hoy divide al continente y que en Colombia apenas comienza. Los idiotas útiles: unos medios y unos opinadores de Bogotá que desconocen el país, una izquierda democrática inmadura, unos partidos tradicionales sin líderes y una clase económica que no ve más allá de sus narices. El vergonzoso episodio de la Comisión de Acusaciones es el florero de Llorente.

    Vamos camino a una peruanización. Lo de Venezuela, Bolivia, Ecuador y Nicaragua son juegos de niños comparados con el premio mayor, Colombia. Pero primero hay que destruir el ejemplo que encarna lo que el otro modelo aborrece, la autoridad, la libertad y la libre empresa. Hay que acabar con Álvaro Uribe. Acá en Colombia, en los medios y en la Comisión de Acusaciones. O en el exterior, en Georgetown o en la universidad de Metz.

    Nada de lo que sucede es casual. Pero al ver el tributo de la gente a Uribe en su paseo por la séptima me queda la satisfacción de saber que en nuestro país el pueblo está por encima de su clase dirigente.

  • Fabio:

    ¿Quién miente?
    Por: PLINIO APULEYO MENDOZA | 7:04 p.m. | 23 de Junio del 2011

    Por ahora, lo cierto es que la única prueba que sustentaba la condena del coronel Plazas se ha derrumbado.

    ¿Se retractó? ¿O realmente nunca estuvo en Bogotá durante los sucesos del Palacio de Justicia, nunca conoció al coronel Plazas Vega ni firmó la declaración que sirvió de base para condenarlo a 30 años de prisión? Me refiero, por supuesto, a Édgar Villamizar Espinel y a estas recientes y explosivas revelaciones suyas que hizo, estas sí, con su real nombre, con su real firma y sus huellas ante el procurador Alejandro Ordóñez.
    Alguien miente, titula la revista Semana refiriéndose a dos aseveraciones opuestas: lo que acaba de declarar Villamizar y lo que sostiene la fiscal Ángela María Buitrago. Según ella, Villamizar sí vino a Bogotá, sí la acompañó a la Escuela de Caballería y sí firmó la declaración acusando a Plazas.
    Ante afirmaciones tan dispares, no hay duda: alguien miente. ¿Quién? Con cierta ligereza, la revista Semana le asigna a Villamizar la mentira desde el momento en que presenta lo dicho por él ante el Procurador como una retractación, lo cual significaría que sí firmó la declaración que sirvió de base para la condena del coronel Plazas. ¿La examinaron?, me pregunto. Yo sí. Es un documento tan frágil como un hojaldre. No lleva el sello de la Fiscalía. Y algo muy extraño: Villamizar -si es cierto lo que dice la Fiscal- habría puesto su firma debajo de otro nombre, el de un inexistente Édgar Villarreal. A menos que se trate de un usurpador de identidad, ¿quién comete semejante error? ¿Quién firma un documento público con un nombre distinto al suyo? Además, la firma tampoco corresponde. Es un garabato redondo, mientras Villamizar -en su cédula y otros documentos- pone su nombre con toda claridad. Se trata, sin duda, de una falsa firma. Así lo confirmó el abogado grafólogo Luis Enrique de la Rosa Morales. Pero, además, el capitán Bernardo David Tobar, encargado de acompañar a la fiscal Buitrago durante su visita a la Escuela de Caballería, declaró que no había visto con ella al supuesto firmante de la declaración.
    Ante tales evidencias, es a Villamizar y no a la fiscal Buitrago a quien se le debe creer. A menos que ella y quienes aparecen firmando la falsa declaración -el procurador Henri Bustos, el fiscal auxiliar José Darío Cediel y dos agentes del CTI- se hayan dejado engañar por un suplantador. La Justicia tendrá que investigarlo.
    Como sea, lo evidente es que lo dicho ahora por Villamizar tiene pruebas que la fiscal Buitrago y la jueza María Stella Jara no tomaron en cuenta. Dos militares, el sargento (r.) Gustavo Alfonso Velásquez y el coronel Ariel Valdés, entonces Comandante del Batallón Vargas, declararon bajo juramento que Villamizar estaba en Granada (Meta) durante los sucesos del Palacio de Justicia. Los seguía con ellos por televisión. Está demostrado también que, si bien hubo una antiorden o llamado de alerta, no se produjo desplazamiento alguno de militares de esa base a Bogotá, ni vuelos de Apiay a la capital los días 5, 6 y 7 de noviembre de 1985. Los helicópteros de entonces, los UH1H, solo tenían cupo para seis personas y no para 13, como decía la falsa declaración. De todo esto hay documentos y testimonios que lo demuestran.
    ¿Por qué los desdeñó la fiscal Buitrago? La más benévola de las explicaciones que yo me doy es la de que sus desvíos ideológicos la inducían a buscar a toda costa la condena de Plazas y aceptar como válida cualquier prueba contra él. O a fabricarla.
    De todos modos, como bien lo ha señalado en El Colombiano el abogado Jaime Granados, la justicia tendrá ahora que decidir si la mencionada fiscal fue víctima de un « embuchado » o si tuvo parte activa en esta suplantación. Por ahora, lo cierto es que la única prueba que sustentaba la condena del coronel Plazas se ha derrumbado estrepitosamente.

  • Fabio:

    LA RETÓRICA GENOCIDA
    Por Eduardo Mackenzie

    Los Protocolos de los sabios de Sión, el violento panfleto antisemita redactado por la policía rusa en 1903 para justificar los pógroms y matanzas antijudías e impedir la democratización del régimen zarista, utilizado después por Hitler y Stalin con los resultados catastróficos que todo el mundo conoce, está hoy siendo difundido masivamente por la radio estatal venezolana. El uso de ese inmundo libelo es una venia más de Hugo Chávez al régimen iraní y a su obsesión por la destrucción de Israel.

    En Colombia, un propagandista del “bolivarismo”, descifró bien el mensaje de Caracas y se ha puesto a la tarea de redactar un libelo similar, menos centrado sobre una raza en particular y más enfático sobre ciertas clases sociales, para justificar las peores violencias que deben caer, según él, sobre los “políticos, los empresarios y los líderes de opinión” que se oponen a la gangrena farco-chavista.

    El primer capítulo del nuevo pasquín genocida fue publicado muy tranquilamente por Semana, este 25 de junio. Bajo la firma de León Valencia, esa revista anuncia en tono exaltado que hay que ir más lejos que el presidente Santos. Este, en días pasados, lanzó la primera piedra al decir que una “extrema derecha” quiere “sembrar el caos” en Colombia. Valencia exige entonces que se le ponga “un rostro” a esa “extrema derecha” para que los artistas de la Kalashnikov y del anfo sepan con exactitud quienes son los “enemigos del pueblo”.

    El ex guerrillero, faro de las minorías extremistas arrimadas hoy al poder, anuncia que él designará los “grupos sociales y políticos concretos” que deben ser señalados con el dedo. Pues parece que ha llegado la hora de ampliar la noción de “paramilitar”. Para ese humanista de pacotilla, paramilitar no es sólo quien monta o financia grupos terroristas, de izquierda o de derecha, sino un mundo social muy vasto. Oigamos la música del señor León Valencia: paramilitares son los civiles que se oponen a una “reconciliación” con las Farc, son los propietarios “de las mejores tierras cafetera y ganaderas”, son los periodistas y los “militantes civiles” que critican a las Ong al servicio de las guerrillas, los que denuncian la justicia corrompida y prevaricadora. Es también el pasado “ejecutivo central” y son los parlamentarios, pues Valencia habla de quienes tuvieron la “influencia decisiva en el Congreso”.

    Valencia estima que apoyar las Fuerzas Armadas colombianas en su lucha contra el narco-terrorismo, y sus esfuerzos para desmantelar la maquinaria de matar colombianos, es sostener la “salida militar”. El editorialista de Semana vitupera a las mayorías colombianas por negarse a ver las Farc y el Eln como él las ve: como cándidas “oposiciones y disidencias políticas”.

    El hombre cree saber que el culpable de que el país piense de esa manera es el “núcleo duro de la extrema derecha”. Valencia no lo dice pero la conclusión de semejante análisis es más que obvio: esos grupos sociales deben ser exterminados.

    El lenguaje de León Valencia recuerda el de Stalin, quien condenó a millones de inocentes a la muerte, al gulag y a la hambruna más despiadada, con sólo señalarlos como ”burgueses”, “kulaks”, “fascistas”, “enemigos del pueblo”, “contra revolucionarios” y hasta “trotskistas-zinovievistas”.
    Es, también, el lenguaje de los nazis quienes aniquilaron en sus campos a seis millones de judíos por haber nacido judíos, y por ser vistos, igualmente, como culpables de “amasar grandes fortunas”, como dice hoy León Valencia.

    León Valencia hace la amalgama entre criminales confesos y gente honorable, e inventa mentiras truculentas para satanizar las mayorías democráticas que se oponen y se opondrán siempre a que las Farc, y los fanáticos de la guerra civil permanente y de la miseria del pueblo, se tomen el poder.
    “Acusen a sus adversarios de fascismo. Mientras ellos pierden tiempo tratando de justificarse ustedes tendrán todas las posibilidades para lanzarles nuevos ataques”, aconsejaba el jefe estalinista Dimitri Manouilski a los partidos comunistas. ¿No hacen exactamente eso los inventores de la farsa de “la mano negra de extrema derecha” y los que envían a la cárcel a centenas de personas inocentes bajo la acusación de tener “vínculos” con los “paramilitares”?

    Así como los comunistas intentan aniquilar a todos los “burgueses” de la tierra, así como los nazis trataron de acabar con todos judíos de la tierra, León Valencia quiere arrasar con los colombianos que honran el legado de los que conquistaron y edificaron las libertades de este país, su sistema social, su economía de libre mercado. El delirio ideológico de Valencia autoriza y justifica lo peor.

    Es el lenguaje del totalitarismo, fascista y comunista, apenas disfrazado, que comienza designando a un grupo social como culpable de crímenes, y termina pasando al acto. La gesticulación de León Valencia sobre su promesa de “identificar la extrema derecha” para reprimirla y aplastarla, en lugar de responder a ella con argumentos, es propaganda nazi o, más exactamente, propaganda fascista-bolchevique.

    Lo más sombrío es que ese tipo de literatura, esa invitación disimulada al crimen de masas, se expresa plácidamente en las páginas de una revista que disfruta de la confianza de muchos colombianos. El presidente Santos abrió la caja de Pandora. ¿Quién logrará cerrarla?

    27 de junio de 2011

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