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23 décembre 2010

(Copyright Jacques Thomet – 2010) 

 

Du monde entier, notre pays est la risée. 

On moque la semaine des quatre jeudis, 

Quand les trains, par les grèves, ne sont pas arrêtés, 

Voire le bac, aux calendes grecques remis. 

 

Notre intrus de service, dans son long décalogue, 

Promettait d’en finir avec ces vastes blagues. 

Son dédain pour nous (il n’a même pas un blog) 

Donne la préférence à la valeur des bagues 

 

Qu’il offre à l’Italienne, depuis le tabouret 

Que glisse sous ses pieds, l’un de ses courtisans. 

De l’ancien mannequin cette montre gousset, 

Qu’elle lui offrit, décompte déjà le temps 

 

Avant sa décision de se faire la paire, 

A la moindre incartade du valet d’Empire 

Dans sa quête, insatiable, des belles éphémères, 

Qu’il insiste, en cachette, à désirer séduire. 

 

Sa libido qui sait, dans l’attrait des femelles, 

Au lieu du bien prévu lui aura fait du mal. 

A Clichy on l’attend, mais aussi à Sarcelles 

Pour que la peur enfin s’en aille avec la gale. 

 

Qu’attendez-vous Monsieur, devant la caillera, 

Crient les victimes d’une litanie de crimes. 

Vous prétendiez réduire, et à hue et à dia, 

Ces héros des banlieues, qui cassent pour la frime. 

 

Au lieu de nettoyer avec votre kärcher 

Ces gens du rap qui appellent à tuer les keufs, 

Vous préférez vous consacrer à votre meuf, 

Quand le peuple vous croyait un paratonnerre.

 

 Rien, vous restez coi. Finissons-en donc, Seigneur, 

Avec tout le respect qu’un manant de mon rang 

Doit à son maître, malgré les affres de la peur. 

Empêchons nos cités de baigner dans le sang. 

 

Faites enfin quelque chose ! Avec vos six cerveaux[1] 

Qu’a comptés, éblouie, la dame de vos nuits, 

Eparpillez vos dons, épargnez-nous les maux 

Qui menacent la France de tomber sans vie. 

 

Le danger autrefois se nichait à Berlin. 

Allez-vous imiter ce forban, Daladier, 

Qui signa au côté de l’Anglais Chamberlain, 

L’abandon à Hitler de nos meilleurs alliés ? 

 

Comparer ces époques, qui sait, vous hérisse, 

Mais les grands maux toujours sont nés d’une faiblesse. 

Si vous voulez enfin que le pays guérisse, 

L’heure est venue d’agir. Paris vaut une messe. 

(Suivra)



[1] « Il a cinq ou six cerveaux parfaitement irrigués » (Carla Bruni à propos de son mari, Nicolas Sarkozy)

2 réponses à “ADIEU MA MONTBELIARDE ! par Jacques Thomet (page 4)”

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