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18 juillet 2010 

Merci à tous, en mon absence ce dimanche, pour avoir alerté les lecteurs de ce blog (plus de 1000 à 18H00 !) sur cet énorme rebondissement révélé par le JDD (Journal du Dimanche) dans le scandale sans fin de la famille Ingrid Betancourt. 

Je vous rediffuse l’article du JDD : 

Pourquoi Ingrid Betancourt renonce 

Suite à une enquête du JDD, l’ex-otage a annoncé samedi soir qu’elle ne voulait plus de l’argent réclamé à la France.  

L’ex-otage des Farc, ici à l'Elysée après sa libération, renonce à l’offre du Fonds de garantie des victimes. (Reuters) 

Un communiqué de presse qui tombe à pic. Samedi soir tard, Ingrid Betancourt, l’ex-otage des Farc, a annoncé à l’AFP qu’elle renonce « à l’offre du Fonds de garantie des victimes et remercie l’Etat Français d’avoir reconnu généreusement son droit à une réparation« . En fait, depuis des mois, la Franco-Colombienne bataille pour obtenir une indemnisation auprès de l’organisme. Le 3 mai dernier, le conseil d’administration du Fonds s’est d’ailleurs réuni pour réexaminer sa demande. Le Fonds est alimenté par une cotisation obligatoire prélevée sur les contrats d’assurance responsabilité civile (soit 3,30 euros par dossier), sur le modèle du régime des catastrophes naturelles. 

Selon nos informations, cette dernière aurait en effet considéré que les 450.000 euros qui lui avaient été proposés en première intention constituaient une indemnisation insuffisante au regard de son préjudice. Son cas devait être de nouveau débattu au mois de septembre prochain. Ce renoncement inattendu intervient donc au moment où le JDD avait contacté samedi dans l’après-midi les services de l’Elysée, un des avocats d’Ingrid Betancourt et l’organisme d’indemnisation, s’apprêtait à publier l’information. 

« Le Fonds a proposé une compensation financière minorée«  

La crainte d’une nouvelle polémique? L’action judiciaire que la famille Betancourt avait entreprise le 9 juillet dernier contre l’Etat colombien avait déjà provoqué un véritable scandale outre-Atlantique. L’ex-candidate à l’élection présidentielle avait en effet évalué à 6,5 millions d’euros le montant de la réparation qui lui était due. L’opinion publique colombienne a immédiatement condamné cette assignation considérée comme « honteuse » au regard des risques que l’armée avait pris pour la libérer. En larmes, Ingrid Betancourt a rapidement annoncé qu’elle retirait sa plainte. Bis repetita en France. 

Le Fonds de garantie des victimes d’actes terroristes et d’infractions pénales indemnise en effet les Français et les étrangers victimes d’actes terroristes ou de prises d’otages sur le territoire national et les Français agressés dans de mêmes conditions à l’étranger. La demande est généralement présentée par le Quai d’Orsay. Dans le cas de l’ancienne otage, selon des sources concordantes, son affaire aurait été suivie avec attention par l’Elysée. « On nous a clairement dit qu’il s’agissait d’un dossier signalé et qu’il n’était en aucun envisageable de le rejeter« , confie sous le sceau du secret l’un des administrateurs. Pourtant les règles d’indemnisation sont très strictes. Les personnes qui s’exposent à un danger alors qu’elles ont été prévenues ne peuvent obtenir réparation. 

Pour tenir compte de cette circonstance, le Fonds a proposé une compensation financière minorée. « Elle savait que la zone où elle se rendait était dangereuse, raconte un proche de dossier, il en a été tenu compte dans le calcul« . Interrogé par le JDD, le porte-parole du président de la République dément toute intervention des conseillers de Nicolas Sarkozy. 

Un livre-confession attendu à la rentrée 

Le renoncement d’Ingrid Betancourt clôt le débat. Le président de la République s’était en effet particulièrement impliqué dans la libération de l’otage. Il l’avait accueillie le 14 juillet 2008 et lui avait remis la Légion d’honneur. Dans le contexte actuel, un quelconque soupçon de favoritisme aurait été embarrassant. Ingrid Betancourt n’avait pas non plus intérêt à un nouveau coup de projecteur médiatique. 

Son image s’est en effet brouillée au fil des mois à la suite des déclarations peu amènes de ses anciens compagnons d’infortunes, de son comité de soutien et même de son ex-mari. Un livre-confession attendu à la rentrée doit lui permettre de gommer ces dérapages successifs. 

6 réponses à “LE MONSTRUEUX SCANDALE INGRID BETANCOURT : LA COLOMBIENNE AVAIT ELLE-MEME DEMANDE A LA FRANCE L’INDEMNISATION QU’ELLE DIT AVOIR REFUSEE APRES UNE OFFRE DE 450.000 EUROS !”

  • jose:

    Assez bizarement le blog de Jacques Thomet est mis tres souvent sous « maintenance » depuis qqs jours.
    Est-ce une faute purement technique d’incapcite de son « provider » ou est-ce la main de la « censure » de l’etat policier????
    Est on en France ou sommes nous au Venecuba????

  • Fabio:

    La VRAIE histoire de ces racailles devrait etre sujet de films et romans. Quelle hallucination, l’histoire incroyable de cette famille, expertes en manipulation et exploitation, toujours vivant comme des reines au depens du peuple. Fable exemplaire sur la nature humaine. Devrait etre lecture obligée dans les ecoles pour mieux comprendre les monde des politicards et la consternante inversion des valeurs de la societé contemporaine.

  • Fabio:

    El Nacional, Caracas
    Editorial

    Denuncias que requieren respuestas
    Venezuela ocupada

    El ministro de Defensa de Colombia le presentó a los editores de medios de comunicación de su país una serie de documentos, fotografías satelitales, videos, mapas, testimonios, coordenadas, etc, demostrativos de la presencia de comandantes de las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia en territorio de Venezuela. Pero además, de un alto número de guerrilleros calculados en 1.500 que operan en 28 campos dentro de nuestro país. Entre los comandantes están Iván Márquez, Rodrigo Granda, Timochenko, Germán Briceño, alias Grannobles, y Carlos Guarín Marín del ELN, en Arauca. No se trata, digámoslo con franqueza, de una gran noticia capaz de sorprendernos. No.

    Esta es una historia vieja. La revolución bolivariana ha mantenido una posición ambigua, para decir lo menos, frente a las guerrillas colombianas. Lo que esta vez es novedoso tiene que ver con la documentación que acompaña la denuncia. Ya nadie debe llamarse a engaño, ya nadie puede mentir más, ya nadie puede escurrir el bulto, en pocas palabras, Venezuela es un país ocupado. Y diremos algo más, esta es la responsabilidad del Presidente de la República y de la Fuerza Armada Bolivariana, cuya misión constitucional es la de garantizar la soberanía y la seguridad de toda la nación. Tan sencillo, tan claro y tan comprometedor como esto.

    Es grave que Venezuela sea un país ocupado, éstas no son palabras vanas. La cuestión requiere respuestas oficiales, categóricas, no tonterías como esa de que « se trata de una maniobra del imperio ». Demasiado barato para algo tan definitivamente grave.

    Que guerrilleros extranjeros hayan penetrado y se hayan establecido dentro del territorio venezolano cuestiona la capacidad del Estado para preservar su propia seguridad.

    Fuentes venezolanas ratifican la presencia cotidiana de guerrillas y de delincuentes organizados en las regiones fronterizas que reinan a sus anchas, asedian las comunidades, establecen vacuna, y desafían a su turno a las fuerzas venezolanas del orden público. El gobierno no puede prolongar una situación que pone en riesgo a toda la sociedad venezolana.

    Los observadores han puesto sobre el tapete la cuestión de la oportunidad en que el Gobierno del presidente Uribe Vélez presentó estos documentos y estas evidencias de la gravísima denuncia. Quizás no se trate de « incomodar » al Presidente electo, ni de ponerle piedras en el camino de las difíciles relaciones con Venezuela. Uribe tenía una responsabilidad, entregar el poder dejando en las gavetas cuestiones de tanta gravedad.

    ¿Qué hacer ahora? Bueno, simple. Que Juan Manuel Santos y Hugo Chávez Frías pongan las cartas sobre la mesa. Sin nada bajo la manga. Con unas relaciones entre países de tanta incidencia del uno sobre el otro, de tan fuertes vínculos tradicionales, de una economía complementaria, de poblaciones fronterizas que conviven y dependen entre sí, será absurdo que se prolonguen situaciones de enfrentamientos que comprometerían su futuro.

  • marie:

    450 000 euros, pas assez pour I.Bétancourt !
    Quel scandale que la France lui ait proposé cette indemnisation.

    I.Bétancourt se jette dans la « gueule du loup » avec beaucoup d’imprudence et de légereté, se fait donc capturer… la France dépense beaucoup pour la faire libérer puis après pour la protéger… et maintenant il faudrait en plus l’indemniser !!

    I.Bétancourt devrait, pour gagner sa vie, travailler -comme écrire des livres- mais comme son comportement et celui de sa famille sont lamentables depuis sa libération, ses livres risquent d’avoir peu de succès….
    Alors autant assurer ses arrière et son train de vie en demandant aux contribuables collombiens et français de payer, encore, pour elle : c’est scandaleux ; I.Bétancourt n’a vraiment aucun sens moral et d’honneur.

  • Aurore:

    Ingrid Betancourt aurait certainement fini par obtenir une indemnisation de la France proche d’un million d’euros et personne ne se serait insurgé dans notre pays. D’ailleurs, les medias n’en auraient peut-être même pas parlé (ou alors un entre-filet de quatre lignes dans la presse). Tout cela serait passé comme une lettre à la poste.

    Heureusement, la colombienne – décidément très gourmande et sûre de son fait – a présenté sans vergongne une autre demande d’indemnisation à la Colombie et a menacé d’aller devant les tribunaux si elle n’obtenait pas satisfaction. La presse et le peuple colombiens ont réagu très violemment avec une saine indignation.

    Merci aux colombiens moins lobotomisés que les français pour leur réaction. Grâce à eux, les français feront l’économie d’une indemnisation qui leur pendait au nez : Ingrid renonce à toute indemnisation.

    Nous avont néanmoins le droit de savoir combien la Betancourt exigeait de la France et si – oui ou non – l’Elysée est intervenu auprès de la commission d’indemnisation.

  • Judd:

    Gonflée, la guêpe et menteuse l’opportuniste ! Qu’on ne nous parle plus de cette femme et de sa smala, grand bien nous fasse ! Presque 500 messages sur le figaro.fr et majoritairement contre cette femme sans scrupule !!!! Dire qu’ils nous ont fait croire qu’elle était mourante, « il faut sauver maman » à chaque émission de Fogiel la propagande du fiston, à vomir ! J’aimerai connaître les sommes folles que l’on a extirpées de nos caisses pour cette bonne femme ! Sarkozy et Galouzeau de Villepin, nous voulons les chiffres !

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