Share to Google Plus

12 juillet 2010 

 

Le boomerang lancé par la Colombienne Ingrid Betancur (au nom francisé en Betancourt dans les années 1970), pour exiger plus de 5 millions d’euros à la Colombie comme dédommagement pour son enlèvement par les FARC, lui retombe en pleine figure ! L’ex-candidate à la présidence de Colombie en 2002 va devoir rembourser aux Français les millions d’euros dépensés en vain par Paris pour sa libération, finalement obtenue par le commando d'agents secrets colombiens dans l’Opération « Jaque » le 2 juillet 2008. 

Ce n’est pas un vœu du Papy Jacques (menacé de mort encore aujourd'hui par le même internaute dans un commentaire mis en modération), non, mais la réalité.

Aujourd’hui 12 juillet, l’article 13 d’une nouvelle loi française sur l’action extérieure va être adoptée à Paris et prévoit « le remboursement de tout ou partie des dépenses qu’il a engagées ou dont il serait redevable à l’égard de tiers à l’occasion d’opérations de secours à l’étranger au bénéfice de personnes s’étant délibérément exposées, sauf motif légitime tiré notamment de leur activité professionnelle ou d’une situation d’urgence, à des risques qu’elles ne pouvaient ignorer. »

Les preuves écrites et les témoignages abondent pour confirmer qu'Ingrid s'est délibérément exposée  aux risques qu'elle ne pouvait ignorer. 

Ingrid va devoir donc rembourser : 

-        Les frais de l’Opération 14 juillet 2003 menée sur ordre de Dominique de Villepin (alors ministre des Affaires étrangères) par 11 agents secrets français de la DGSE, avec à leur tête un diplomate, l’actuel ambassadeur de France au Panama, Pierre-Henri Guignard, pendant dix jours, en Amazonie, à partir de Manaus (Brésil), pour tenter de récupérer Ingrid Betancur. Les dépenses occasionnées concernent le frêt d’un avion militaire Hercules C-130, le salaire des 11 espions et du diplomate au prorata du temps consacré à l’aventure, les frais d’hôtel, de nourriture, d’avions privés, de vedettes rapides et de carburant. 

-        Les frais de l’envoi à Bogota par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, en avril 2008, pendant dix jours, d’un avion français médicalisé Falcon-50, avec au moins quatre personnes à bord, dont l’ex-agent secret « 008 » Noël Saez et son mentor, le Suisse Jean-Pierre Gontard, pour une nouvelle tentative de sauvetage avortée. 

-        Le remboursement de la rançon de plus de 100 millions de dollars versée par le même « 008 » à de présumés FARC (en fait des escrocs), en 2003, pour obtenir la libération, en vain, de cette dame. 

-        Le remboursement des près de 30 voyages (et des frais connexes) réalisés par « 008 » entre Paris et Bogota (puis vers la jungle auprès des FARC), entre 2002 et 2008, pour un dialogue sans résultat visant à la faire libérer. 

-        Le remboursement des frais engagés indûment par le régime de Nicolas Sarkozy, depuis la libération d’Ingrid le 2 juillet 2008, pour la « protection » de cette Colombienne, avec deux policiers français chargés de sa sécurité à travers le monde. Ces frais, comme l’a révélé en son temps ce blog, atteignaient déjà 77.000 euros pour le seul second semestre 2008, comme l’avait révélé le propre ministère de l’Intérieur. 

-        Le remboursement des frais de l’Airbus envoyé à Bogota le 3 juillet 2008 pour ramener à Paris Ingrid et sa famille. 

J’attends que l’un ou l’autre de nos élus exige du pouvoir en place, et de ses prédécesseurs, une réponse chiffrée à ces dépenses engagées par nous tous, les contribuables français, pour demander leur remboursement par Mme Betancur. Je vous invite, lecteurs, à engager cette demande auprès de vos députés ou sénateurs. 

Voici l’Article 13 du projet de loi sur l’action extérieure de la France, en cours d’adoption ce jour :

« L’État peut exiger  le
remboursement de tout ou partie des dépenses qu’il a engagées ou dont il serait redevable à l’égard de tiers à l’occasion d’opérations de secours à l’étranger au bénéfice de personnes s’étant délibérément exposées, sauf motif légitime tiré notamment de leur activité professionnelle ou d’une situation d’urgence, à des risques qu’elles ne pouvaient ignorer ».  

Voyez le précédent de l'Allemagne : 

L’Allemagne reconnaît la possibilité pour l’État de rechercher une participation au coût de sauvetage de ses ressortissants : le tribunal administratif fédéral s’est prononcé en mai 2009 sur la décision d’imputer partiellement les frais d’hélicoptère engagés à l’occasion du sauvetage d’un Allemand, qui lors d’un séjour touristique en Colombie en 2003 avait été enlevé pendant dix semaines par la guérilla marxiste de l’ELN (Ejército de Liberación Nacional). Il a jugé que le transport par hélicoptère équivalait à une « aide à la réparation d’une situation de crise » dont la charge revenait, en vertu des règlements consulaires, à la personne secourue. Le tribunal a par ailleurs estimé que l’État allemand avait fait preuve de modération, dès lors qu’il n’avait demandé au plaignant que le coût de l’évacuation en hélicoptère, alors qu’il a estimé ses dépenses totales à quelque 40 000 euros.

(Source : Rapport de l'Assemblée nationale par Hervé Gaymard, 12 mai 2010) 

 

22 réponses à “INGRID BETANCOURT VA DEVOIR REMBOURSER A LA FRANCE LES FRAIS ENGAGES POUR ELLE EN MILLIONS D’EUROS !”

  • Extrait du livre
    « Ingrid Betancourt, ce qu?elle n?a pas dit ! »
    http://www.hermes-editorial.com
    info@hermes-editorial.com
    ISBN : 978-2-9600889-0-8

    Le 23 février 2002, Ingrid Betancourt et Clara Rojas devaient continuer la campagne présidentielle à Girardot une ville proche de Bogota. Iván Rojas, le frère de Clara, était en train de préparer ce déplacement et il reçoit un appel téléphonique de sa s?ur qui lui annonce qu?il y a un changement, et qu?elles partent pour San Vicente del Caguán. La conversation est courte, Iván est très surpris et il arrive à peine à lui demander si elle a une assurance vie. Il déclare : « Elle m?a dit qu?elle n?en avait pas besoin, que si elle partait avec Ingrid, il ne lui arriverait rien »J1501. Clara Rojas s?est sacrifiée pour Ingrid mais, plus tard, elle le regrettera ; notamment quand Yolanda Pulecio lui tournera le dos et la critiquera. Plus encore quand Ingrid Betancourt sera libérée, la colombo-française aura des propos déplacés pour celle qui a donné une partie de sa vie pour l?accompagner.
    Prétendre que la présence, le 23 février, d?Ingrid dans la ville de San Vicente représente une protection pour la population est une fausse excuse. Déjà lors l?annonce du Président d?envoyer l?armée dans la Zona de distensión, les guérilleros avaient commencé à fuir cette zone. Le 21 février, les gens restent chez eux, les collèges ont fermé leurs portes, les commerces restent fermés. Le maire de la ville, Néstor León Ramírez Valero, convoque un conseil gouvernemental pour la fin de la journée afin d?organiser la possible arrivée des habitants des zones rurales. Il se trouve devant des difficultés car les 60 policiers civiques qui étaient en fonction ont démissionné et la ville ne dispose plus de forces de l?ordre. A 23 heures, il n?y a plus de guérilleros dans la ville. Le maire décrète le couvre-feu dans la ville à partir de 19 heures, mais il n?est pas respecté, des bus bondés de gens partent pour NeivaJ1008, la capitale du département voisin.
    Dans les villages proches, l?armée a bombardé la nuit passée les camps des FARC et la « Casa Roja » (la maison rouge) des FARC a disparu de la carte. Par la suite, les journaux ont rapporté que la population attendait le Président de la République et qu?il a été reçu en libérateur. A ce moment, Ingrid Betancourt se croyait indispensable mais l?armée colombienne qui a pris possession de la ville a protégé les citoyens de la vengeance des FARC.
    Les menaces des FARC sur les dirigeants de San Vicente se feront des semaines plus tard. Le maire est resté dans la ville jusqu?au moins fin juin 2002, administrant seul les intérêts des habitants et de la démocratie colombienneJ1009.

    L?obstination d?Ingrid Betancourt l?a beaucoup aveuglée au point de dépasser souvent les interdictions posées. Oui, Ingrid Betancourt était atypique, obstinée à l?extrême et suicidaire. On lui reconnaît un caractère fort et pulsionnel. Sa s?ur Astrid dit : « Ma s?ur est quelqu?un qui ne connaît pas la marche arrière, quand elle a décidé de faire quelque chose, elle le fera. Elle fonce et après elle essaie de voir comment elle peut faire »V2108, J236. On dirait que la devise de la famille est « ça passe ou ça casse »L292. Son narcissisme personnel a contaminé la collectivité et le monde. Non seulement elle n?a pas reculé, mais elle a foncé tête baissée dans la gueule du loup. Elle a été suffisament avertie, au moins 32 fois, du danger qu?elle courait en allant dans le fief des FARC.

    4.- Ingrid téléphone le 22 février à Néstor León Ramírez Valero, maire de San Vicente del Caguán, pour l?avertir qu?elle arrivera le lendemain. Elle lui dit « Don Néstor, je ne suis pas en train de vous demander permis si je peux aller ou non, je suis en train de vous dire de m?attendre demain à 11heures du matin que je serai à San Vicente »J1914. Celui-ci la met en garde sur les problèmes de la guérilla : « Elle (Ingrid) m?a appelé le jour avant de venir, le 22 février à 5h30 de l?après midi et m?a dit que le jour suivant, le samedi, elle arriverait à midi à San Vicente del Caguán, elle me demandait de l?attendre. Je lui ai signalé qu?il y avait quelques inconvénients sur la route entre Florencia et San Vicente, qu?il y avait des harcèlements de la guérilla, qu?il y avait des confrontations avec l?armée. Qu?il paraît qu?il y avait des postes de contrôle. J?avais été informé de cela. Je lui ai demandé qu?elle regarde bien, qu?il ne faut pas qu?elle puisse avoir un problème quelconque »V2002. Il ne dit pas que c?est lui qui a appelé Ingrid Betancourt au secours, comme sa fille Mélanie l?affirmeV2108, ni que la population la demandait comme cela a été rapporté dans de nombreux livres et articles consacrés à Ingrid Betancourt. D?autres vont même dire qu?elle était attendue à un meeting politiqueL278 à San Vicente. C?est alors de la pure spéculation de dire : « Ce déplacement, elle y a consenti pour répondre à la demande expresse du maire de la ville, Néstor León Ramírez Valero, ami et partisan de sa candidature »L279. Son ex-mari Fabrice Delloye dit : « On comptait sur elle à San Vicente, elle devait donc y aller, quelles qu?en fussent les conséquences ». Ou encore : « Je reste convaincu qu?elle était très consciente des risques qu?elle prenait, seulement quelque part elle ne pouvait plus reculer »V2108.
    6.- Le Président Andrés Pastrana écrit dans son livre « La Palabra Bajo Fuego » qu?il avait reçu des demandes de trois candidats pour aller à San Vicente del Caguán : de Noemí Sanín Posada, d?Horacio Serpa Uribe et d?Ingrid Betancourt. Qu?après avoir discuté avec le ministre de la Défense Gustavo Bell, celui-ci lui dit qu?il n?y avait pas de conditions suffisantes de sécurité pour la visite des candidats. Dans ces conditions, le Président avait décidé de ne pas les emmener. Il dira que « tous ont compris les raisons sauf Ingrid Betancourt qui a insisté pour y aller, alléguant qu?elle devait visiter la population car le maire, récemment élu, appartenait à son mouvement. J?étais très clair en soutenant que cela n?était pas encore possible et ainsi lui ont fait savoir aussi les organismes de sécurité »L920. Lors d?une interview, Ingrid Betancourt confirme les interdits du gouvernement. Elle semble assez perturbée, son langage est saccadé : « On m?interdit d?aller à? c?est-à-dire j?ai? plusieurs endroits où je dois aller qui semblent être considérés comme une zone rouge. Alors on me dit : la police ne va pas aller avec vous, l?armée ne va pas aller avec vous. Voyez-vous ce que vous faites. Je considère que c?est un manque de responsabilité du gouvernement »V2084. Au lieu de suivre les directives des autorités de l?Etat, elle culpabilise le gouvernement.
    7.- « Un jour avant de commencer son voyage, la Police Nationale et le DAS, par l?intermédiaire du colonel Carlos Julio Hernández, chef de protection, l?informe du « haut risque » qu?elle courre de voyager par la route vers San Vicente del Caguán et lui a donné tout l?appui de sécurité demandé par elle, non seulement avec des gardes du corps mais aussi avec un véhicule »L923.
    8.- Le 22 février, le gouvernement du Président Pastrana lui fait parvenir une note officielle à son domicile. « Le gardien de l?immeuble, Jairo, donne à Ingrid Betancourt le pli officiel l?avertissant qu?aucune protection officielle n?était prévue pour l?escorter à San Vicente »L609. Dans son livre « Cautiva », Clara Rojas dit qu?elle a reçu un fax du capitaine de sécurité. Le fax expliquait avec des détails les conditions précaires qui existaient pour le voyage. Elle appelle immédiatement Ingrid et c?est Juan Carlos Lecompte qui répond. Clara lui explique le contenu du fax, celui-ci écoute sans répondre et va chercher Ingrid qui se trouvait à un anniversaire chez Angélica Lozano. Une fois au téléphone, Ingrid écoute le message de Clara et lui répond « Clara, si tu ne veux pas y aller, tu restes. En tout cas, je voyage »L907. Clara confirme qu?elle ira avec elle mais insiste pour qu?Ingrid lise les informations du fax.
    Le samedi 23 février, Ingrid Betancourt et son équipe prennent l?avion à Bogota à 5h30 pour se rendre à Florencia dans le département du Caqueta. L?avion fait d?abord escale de deux heures à Neiva. Ce qui est étonnant, c?est que cet avion ait été dévié par les FARC trois jours plutôt pour séquestrer le sénateur Jorge Eduardo Gechem Turbay. L?équipe d?Ingrid Betancourt est composée de sa directrice de campagne Clara Leticia Rojas, de Francisco Rodriguez dit « Pacho » chargé des relations publiques, du directeur de la logistique Adair Atanagoras Lamprea Okamel, du caméraman Mauricio Orlando Mesa, de Marianne Mairesse journaliste de la revue française Marie-Claire, du photographe français Daniel-Alain Keler et de ses gardes du corps du DAS, Nelson Burgos et Ómar Garzón ainsi que de deux policiers, le capitaine Jaime Barrera et son second. Nelson était son garde du corps depuis un an et Ómar depuis quatre ans. Les deux détectives (du DAS) raconteront plus tard que le voyage à San Vicente del Caguán n?avait pas été programmé, qu?il ne faisait pas partie de la campagne et qu?Ingrid Betancourt l?avait décidé à la dernière minuteJ961.
    Le photographe français Daniel-Alain Keler rappelle que la veille du départ, Ingrid Betancourt a prévenu son équipe que la situation dans la zone de San Vicente était excessivement dangereuse, la région était aux mains de la guérillaV2108. A l?aéroport de Bogota, elle fait une déclaration à la presse « Nous devons arriver aux habitants de San Vicente pour être avec eux dans les moments de difficulté »V2108.
    12.- A l?aéroport de Florencia, le capitaine Jaime Alberto Herrera lui confirme les ordres du gouvernement qu?elle a reçus la veille. Cependant, le major Ómar Rubiano, subcommandant de police du Caquetá, promet de lui trouver un hélicoptère qui la conduira à San Vicente. Plus tard, le capitaine Jaime Alberto Herrera annonce que les autorités changeront d?avis à cause des difficultés d?ordre public dans la région. Il dira : « Je viens de recevoir un ordre de mes supérieurs interdisant formellement votre transport par des moyens militaires »L611. On ne sait pas qui a changé l?ordre mais on suppose que cela est dû à l?arrivée du Président de la République dans la région.
    Le Président explique : « Quelle n?était pas ma surprise d?apercevoir dans l?aéroport la candidate Ingrid, qui malgré ce qui a été dit, insistait pour parler avec moi afin de me demander que je l?emmène dans l?hélicoptère. Clairement, cela était quelque chose à quoi je ne pouvais accéder. En pleine période de campagne électorale, et après avoir nié les sollicitations d?entrée aux autres candidats, comment pouvais-je maintenant faire monter Ingrid dans l?hélicoptère présidentiel et la conduire à San Vicente ? Au minimum, on m?aurait accusé devant le Procureur de favoritisme ou de collaboration politique. Je n?ai pas parlé avec elle, parce que je savais que je ne pouvais pas accéder à sa demande. Je lui ai fait dire via les militaires qu?il n?était pas opportun qu?elle se rende dans la Zone et qu?elle pouvait le faire quelques jours plus tard, quand les conditions de sécurité se seraient stabilisées. Ingrid, cependant, insistait pour voyager, même par la route. Les militaires, les policiers et ses mêmes gardes de corps ont essayé de la dissuader de cette tentative suicidaire »L921.
    25.- Avant de partir, Ingrid est à nouveau convoquée par le major Ómar Rubiano. Devant une carte de la région, il lui explique que le voyage par voie terrestre est une folie. La route qui mène à San Vicente, et qui traverse les villes de Montañitas, Paujil, El Doncello et Puerto Rico, est un champ de mines. « Attendez que les choses se calment, suggère le militaire, et lorsque j?aurai reçu l?ordre de décoller, vous monterez avec moi. Mais j?insiste : l?attente peut se prolonger encore des heures »L612.
    Le commandant de la quatrième division de l?armée, du Bataillon Liborio Mejía et principal responsable de la zone du Caguán, le général Arcesio Barrero évoque: « Alors elle me dit : s?il n?y a pas d?autres moyens, je m?en vais par la route. Je lui ai répondu Doctora vous ne pouvez pas prendre la route. D?abord, parce que nous avons des barrages et que nous sommes en combat avec les FARC »V2011, V2111. Pour lui, conduire Ingrid Betancourt en hélicoptère militaire pouvait être considéré comme une intromission dans la politique et qu?il serait dès lors punissable par la justiceJ960. Enervée, Ingrid Betancourt a exprimé que personne ne pourrait l?empêcher d?aller à San VicenteJ960. Yolanda Pulecio assure que, pour se rendre à San Vicente del Caguán, Ingrid avait besoin de l?hélicoptère du PrésidentV2011.
    27- Cinq minutes après avoir quitté l?aéroport, Ingrid Betancourt et son équipe arrivent au contrôle du Bataillon Liberio Mejía. Là, un agent du DAS, Ómar Garzón, fait signer un document qui la responsabilise par rapport au véhicule. Elle ne lit pas le document et le signe. Le soldat de garde note dans le registre militaire : « A 13h10, Ingrid Betancourt entre dans la zone démilitarisée. Aux observations sur sa sécurité, elle a répondu voyager sous sa propre responsabilité »L613. Le Président Pastrana sera encore plus explicite sur les propos d?Ingrid Betancourt : « Je continue sous ma propre responsabilité et mes propres moyens ». Le Président écrit : « Rien ni personne n?a réussi à la faire revenir sur sa décision »L924. Il ajoute : « Elle, lamentablement, a fait la sourde oreille aux avertissements, s?est obstinée à voyager et s?est confrontée volontairement à un risque qui a terminé par se convertir en une abominable réalité »L922.
    30.- Au petit village de Montañitas, Adair arrête la voiture à la station d?essence et fait le plein. Aurora Garcia, la gérante de la station demande à Ingrid Betancout sa destination. Celle-ci lui répond qu?elle va à San Vicente. La gérante lui dit : « Doctora, n?y allez pas, regardez la route est déserte, par ici, il y a des problèmes, ne faites pas ça ». Ingrid répondra : « Non, je dois être avec mes gens qui ont besoin de moi ». La gérante l?embrasse et lui dit : « Que Dieu vous aide à apporter le bien. Mais, le mieux, c?est que vous ne partiez pas »V2098. Daniel-Alain Keler et Adair diront : « Nous sommes désespérement seuls. Aucune voiture à l?horizon. Pas âme qui vive ». Seulement, ils dépassent une jeune femme en vélomoteur. Apparemment, c?est à ce moment qu?Ingrid angoisse, elle demande : « Adair, tu me promets que tu ne me laisseras pas seule ? »L659.

  • Lizz:

    Le moins qu’on puisse dire c’est que le Senat et l’Assemblée Nationale ne sont pas très rapide .. le projet de loi avait été déposé par Kouchner en juillet 2009 et je pensais qu’il était déjà adopté.
    En tout état de cause et malheureusement pour le contribuable français, une loi n’est pas rétroactive et celle-ci est postérieure à la libération de IB .. donc cette loi ne la concerne pas !!

  • Fabio:

    Il faut rajouter a la liste de frais payés par le contribuable francais plusieurs années des salaires des Messieurs Parfait et Delloye, car leur seule activité a ete de mener une campagne de soutient aux Farc et Chavez et presenter la democratie colombienne comme la seule responsable des imprudences de la Sainte Bete. Seulement ces deux salaires la plus leurs frais de deplacement et de bouche ont du couter plusieurs millions d’euros au pauvre contribuable francais, sans rajouter bien sur les frais des operations amazoniennes des Messieurs Villepin, Saez, Kouchner et Sarkozy.

  • Fabio:

    Tiens votre embassadeur au Costa Rica apparait soudainement faire une operation de comm pour son ex et ses enfants. L’operation comm de Parfait viendra sans doute bientot aussi.

    —-

    Fabrice Delloye pide excusas en nombre de Ingrid Betancourt

    El ex esposo de Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye, pidió excusas a los colombianos en nombre de la ex candidata presidencial, luego de hacerse pública su intención de cobrar una millonaria suma de dinero al Estado por la supuesta responsabilidad en su secuestro.

    En diálogo con La W Radio, el diplomático francés aseguró que Betancourt « no es conciente » de la acción judicial que pretendió entablar y agregó que el monto de la indemnización es « ridículo y estúpido ».

    « Es evidente que la situación no tiene lógica, pero cuando se pide reparaciones son los abogados los que hacen este tipo de cosas y ellos ponen las cifras », Señaló Delloye.

    Afirmó que la ex dirigente está totalmente arrepentida y que se ha sentido « abusada y avergonzada ».

    Delloye fue claro al afirmar que nunca conoció la intención de Ingrid y de sus hijos, porque de haberlo sabido, se habría negado a participar. Finalmente pidió disculpas a los todos los colombianos y en especial a las Fuerzas Militares.

  • jose:

    @ Jacques Thomet:
    L’I. »Bete en court » n’a pas a se faire de soucis car cette loi vise principalement les « toutous » (touristes francais) et pas les « professionnels » dont les politicards qui sont menteurs de « profession ».
    Par contre la France se doit de demander reparations aux FARC (les seuls vrais coupables en dehors de la « pucelle betise ») qui ont des comptes en banques bien fournis en France, Suisse, Norvege, Espagne avec des ambassadeurs et commites bien connus les representant dans ces pays.
    Par extension, la France doit inclure (dans sa demande de reparations), l’Hugorille du Venecuba pour complicites (prouvees) avec la FARC concernant le maintien en captivite de l’I. »betise ».
    Voila une belle occasion pour Sarkophage a prouver, au monde et aux francais, s’il est le « president d’une democratie respectant le droit » ou le « capo d’une mafia » controlant une republique devenant bananiere.
    Ce jour la, les francais pouront « LEVER LEURS BATAILLONS » au lieu de « BAISSER LEURS PENTALONS »!
    Est-il « francais-francais pour les francais » ou « d’immigration francaise pour sa poche profitant des francais-francais »?
    This is the question!!!

    Les USA ont le meme probleme avec O’Bwana qui se dit etre US mais dont la politique et les decisions sont controles par ses ADN’s d’etranger.
    N’a t’il pas « interdit » de procecuter les crimes noirs contre les blancs mais appuie le punissement le plus severe des blancs contre les « bronses » comme lui!!!!

    …et je suis Africain!!!

  • Aurore:

    Lizz a raison. Une loi en France ne peut être rétroactive. Ingrid peut dormir sur ces deux oreilles.

    Mais elle est quand même sacrément gonflée : j’ai lu qu’elle avait même calculé dans la somme réclamée le préjudice causé par la mort de son père qui était cardiaque et dont l’état s’était aggravé suite à son enlèvement. Si ce n’est pas du vice !!

  • Fabio:

    Video de la Sainte Bête en train d’ignorer les mises en garde des journalistes sur les points de controle des farc et les dangers de sa decision:

    youtube point com / watch?v=-aipHY24qqA

    enlever les espaces SVP

    sinon, allez a youtube, cherchez mots cles « Entrevista Ingrid Betancourt Noticias Uno antes secuestro »

    PS: Et il faut le rappeler mille fois, la loi colombienne interdit explicitement que des candidats presidentiels se deplacent dans l’avion ou les helicopteres du President de la Republique. Si Pastrana avait permis a Sainte Nitouche d’acceder à son helicoptere il aurait ete objet de poursuites venants du procureur ou des autres candidates.

  • Aurore:

    Fabio, je redonne le lien puisqu’il y a toujours des problèmes techniques quand vous donnez un lien :

    http://www.youtube.com/watch?v=-aipHY24qqA

  • Aurore:

    La même video ici : (dommage qu’elle ne soit pas sous-titrée en français, j’aimerais bien savoir ce qu’elle dit) :

    http://www.lafm.com.co/noticias/nacional/12-07-10/das-revel-documento-que-firm-ingrid-betancourt-el-d-de-su-secuestro

  • Lizz:

    d’ailleurs, avait-elle le droit de se présenter aux élections présidentielles en COLOMBIE avec son passeport Français .. n’aurait-elle pas dû renoncer à sa nationalité française puisque remariée avec un Colombien ?

  • jose:

    @ Lizz,
    Nous avons tous compris que la I. »betise » n’en est pas concernee et meme si elle pourrait l’etre, elle serait « protegee » sous les draps de lit de l’Elysee et du guay d’Orsay.
    @ Fabio,
    « Tiens votre embassadeur au Costa Rica apparait soudainement faire une operation de comm pour son ex et ses enfants. L?operation comm de Parfait viendra sans doute bientot aussi. »
    A savoir si ce « cocu du premier jour » (pourvoyeur d’un passeport francais) parle en tant qu’ »ambassadeur » ou de « mari cocufie ».
    Qqs soit sa plateforme verbale, un ambassadeur n’a t’il pas le devoir de separer sa fonction d’etat et sa vie privee, d’autant plus qu’il n’est pas implique dans les « elucubrations fantaisistes et hypocrites » de son EX-BETE en court. Si les ambassadeurs francais devraient s’immiscer dans les questions juridiques de leurs EX-femmes, EX- maitresse ou EX-amants, auraient ils le temps de s’occuper des questions et dossiers « francais » pour lesquels ils sont payes?
    Peut-etre que ce « PARFAIT valet » qui ne devrait pas etre ambassadeur de par sa formation mais l’est devenu de par son « calecon » politique.
    Voila un exemple de plus copie aux republiques bananieres.
    Sarkophage a du travail sur la planche a moins qu’il se retrouve lui-meme sur cette planche comme l’a ete votre LouiS XVI.

    Sarkophage levera t’il vos bataillons francais en defense de la france (sait-il au moins ce qu’est la france et les francais) ou obligera t’il aux francais de baisser leurs pentalons!!!!

    Ce soir, Sarkophage devrait « eclaircir » sa politique mafiaseuse a la TV en France.
    Cet « eclairsissement » n’etant pas transmise sur TV5 France, je n’en connaiterai que qqs bribes qui plaisent aux medias francais (c’est a dire « rien de vrais »).
    A voir vos commentaires sur ses declarations demain.

  • jacques.A.G.:

    Encore des menaces de mort du même inernaute ? Mais que faut-il encore pour le poursuivre en justice ? J’ai indiqué à Jacques, les directions à prendre pour le mettre hors d’état de nuire … n’y en aurait-il que pour la canaille ? le « laisser faire » donne des ailes inévitables à ce genre d’individu. Pas de sanctions… aucune raison de stopper. Et les démarches ne sont pas compliquées à faire…

  • Fabio:

    A Aurore et aux amis francais: je me mets à l’instant les habits d’Yves et Colibri et je vous delivrerai dans qqs minutes une petite traduction de la video.

  • Fabio:

    Rappelons le contexte. En geste de « volonté de paix », le gouvernement de Pastrana s’etait plié devant le narco-terrorisme et avait demilitarisé et octroyé aux Farc pendant trois ans et demi un territoire aussi grand que la Suisse, ce qui a encouragé ces genocides (aidés par leur bras politique qui justifiait tout en nom de « la paix » et « la lutte des classes ») à multiplier leurs massacres, attentats, villages rasés, enfants recrutés, narco-trafic, enlevements, etc etc etc

    La semaine du 23 Fevrier 2002 le gouvernement Pastrana avait ordonné aux forces armées de reprendre le control de la region suite à la colere populaire. Le pays entier etait horrorisé du renforcement des Farc, de leur cynisme dans le « processus de paix », et de la multiplication de leurs crimes contre l’humanité.

    La premiere partie de la video montre la Sainte Betise à Florencia (Caquetá, sud du pays) en train de dire qu’elle veut se rendre dans le dangereux territoire controllé par les Farc. On y voit plusieurs fonctionnaires du gouvernement local et central, et des agents de securité lui conseiller de ne pas s’y rendre car il y avait des combats et les genocides controllaient encore la region.

    A 3 min 30 seconds Pastrana arrive dans l’avion presidentiel.

    A 5 min 14 ». Sainte Betise se plaint qu’elle n’a pas pu aborder l’helicoptere presidentiel.

    Voici la transcrption de l’interview:

    IB: On va prendre l’autoroute car le president m’a ignoré et il ne m’a pas invité dans son helicoptere. Notre seule solution est d’aller par l’autoroute. NOUS ASSUMONS (nous = Nitouche et Clarita la reigne des naives) que nous sommes dans une situation difficile ca on n’a pas pu rentrer dans l’helicoptere.

    5 min 30 »

    Reporteur: « La situation d’ordre public ne permet pas qu’une candidate presidentielle se deplace par terre vers une municipalité qui a été controllée par la guerrilla pendant trois ans et demi. Nous en qualité de corresponsales avons eu tout genre de inconveniences avec la guerrilla qui a des postes de control (« retenes ») partout et ils ne nous laissent faire absolument rien »

    IB: Nous ne pouvons pas accepter qu’une decision politique ferme la possibilité a une candidate d’etre avec ses gens. Le maire de San Vicente est de mon parti, ma responsabilité est d’etre avec ces gens. Je sents qu’ici il y a une manipulation de la situation et l’idee est de nous obliger a ne pas aller a San Vicente, et je crois que notre responsabilité c’est d’y aboutir.

    Reporteur: Et si la guerrilla apparait?

    IB: Hmmm…. Alors…. (surprise, hésite pendant quelques seconds). Nous sommes dans les mains de Dieu.

  • Fabio:

    A Lizz: Le probleme non seulement est comment elle a pu redevenir colombienne, mais surtout comment elle a pu devenir francaise, car la loi colombienne interdisait a l’epoque la double nationalité (voir tout premier post du blog par Geraldine).

    D’ailleurs en 1990 quand elle etait assistante de JM Santos au Ministere de Commerce, la loi ne permettait pas aux etrangers d’etre fonctionnaires publiques.

  • Lizz:

    @ Fabio

    c’est vrai je me suis toujours posé la question de l’acquisition de sa nationalité française, pour l’obtenir il aurait fallu qu’elle la demande lors de son mariage, ce que les gens ne font pas forcément et ce dont je doute fort en ce qui la concerne .. DDV a dû faire un tour de passe passe pour qu’elle l’obtienne dès qu’elle a été enlevée. De toute façon, en se présentant comme candidate à la Présidence en Colombie, elle s’est donc prévalu de sa nationalité Colombienne et aurait dû automatiquement perdre sa nationalité française.
    Je reste persuadée qu’elle était plus que l’amie de DDV.

  • Fabio:

    A Lizz: Le mystère que vous signalez amene au coeur de la malice du personnage.

    De 1886 a 1991 l’ancienne Constitution colombienne a interdit la double nationalité. Vous pouviez acceder a une autre nationalité si vous aviez le droit, mais à condition de perdre vos droits de citoyen colombien. Même vous ne pouviez pas etre fonctionnaire public avec une nationalité etrangere.

    Or, come le tout premier post du blog nous a appris, Notre Seigneure à tous s’est marié avec un francais en 1984, lui a divorcé en 1990, été cadre dans un ministere en 1990, élue representante a la Chambre en 1994, Senatrice en 1998 et Candidate en 2000.

    Abracadabra, depuis 2002 la France vient au secours de la gauloise !!!

    Cherchez l’erreur, cher Lizz! ;)

    Je crois voir comme vous l’intervention de la « baguette magique » ;) :D d’un certain protegé de Chirac, et directeur de cabinet d’Alain Juppé, alors ministre d’Affaires Etrangeres en 1993….

    Mon hypothese est que le court-circuitage a consisté a lui octroyer la nationalité francaise en raison de ses enfants, vers 1993. Mais je me souviens avoir discuté ce sujet avec Geraldine, forte en experience au consulat, et qui disait que c’est peu probable….

    PS: La Constitution colombienne de 1991 est tres liberale et vous permet etre Senatrice et avoir deux nationalités à condition je crois d’etre née colombienne. Parcontre si un jour vous devenez Presidente, alors devinez ce que vous devez faire avec la deuxieme nationalité…

  • COLOCOCO2:

    Avant meme d’ avoir lu les commentaires, forts intéressants, en lisant simplement le titre, ma premiére réaction a été :  » tu reves Pépé « ….
    En effet, les arguments juridiques des commentaires disent assez bien pourquoi ceci ne se fera pas.

    Dés le départ, ma CERTITUDE que cela ne se feras pas , n’était pas juridique mais reposée sur le fait, que demander à IB de rembouser, c’était reconnaitre,de facto, que toute notre  » intelligensia  » gocho-verdatre, et tous les moutons qui avaient suivi, S’ ETAIENT LAMENTABLEMENT PLANTES….

    Mais puisque c’ était « vu à la télé », c’ était forcément la Vérité …..

  • Aurore:

    Merci, Fabio, pour votre traduction. :-)

  • Judd:

    J’espère bien qu’elle va rembourser tous les millions d’euros dépensés sous Villepin et Sarkozy ! Cette femme est bien colombienne ! Ses gardes du corps et sa voiture avec chauffeur doivent impérativement lui être retirés, elle ne risque rien, pensez-vous qui va attenter à sa vie, elle ne vaut rien ! Bétancourt vit au USA et bien qu’elle y reste et puisse-t-elle demander également la nationalité du pays d’accueil bon débarras !
    Je ne veux plus entendre parler de cette opportuniste !

  • geraldine:

    Bonjour Fabio,

    alors on relance le sujet de la curieuse acquisition de la nationalité française de IB ?
    c’est bien yen a qui suivent :)

    mais d’après mes souvenirs, il n’y avait pas eu de réponse à la question de la compatibilité entre les 2 nationalités à une époque où la constitution colombienne ne le permettait pas … quant à être étranger pour postuler à la présidence de la république colombienne … et à avoir obtenu la française si vite …

    autre sujet discriminant:
    rien de nouveau dans ce projet de loi de remboursement ….
    en effet, sur le web du MAF, il est indiqué « ce qu’un consulat ne peut pas faire »
    « Vous rapatrier aux frais de l?Etat, sauf dans le cas d?une exceptionnelle gravité et sous réserve d?un remboursement ultérieur. »

    à quand donc l’envoi de la facture à MMe Betancourt ?? quelle rétroactivité ?
    et si je ne me trompe, à l’époque où ce sujet avait déjà été traité sur ce blog le « sauf dans le cas d’une exceptionnelle gravité » n’y était pas …..

    http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/fiches-reflexes_12464/role_12466/peut-faire-un-consulat_12470/index.html

  • Fabio:

    On arrivera à resoudre le mystere chere Geraldine, ce blog regorge de talent qui ferait rougir un Sherlock Holmes. :)

    Voici les dates clés pour les interessés

    1984 mariée et confrontée au dilemme de choisir une seule nationalité et rejetter la deuxieme

    1990 divorce

    1990 fonctionnaire du ministere aupres de JM Santos (et donc colombienne de souche)

    Juillet 1991 Nouvelle constitution approuvée

    1993 Oncle Dodo directeur de cabinet au MAE

    1994 elue representante

Laisser un commentaire

Catégories
Archives