01 juillet 2011
Le coup de tonnerre que je prévoyais est bien tombé tout à l’heure dans le bureau du procureur de New York Cyrus Vance: Dominique Strauss-Kahn a été libéré sur parole de son assignation à résidence, son bracelet électronique lui a été retiré, la caution de six millions de dollars versée par son épouse Anne Sinclair leur a été restituée, et il peut voyager partout aux USA avant l’audience du 18 juillet sur l’accusation de viol portée contre lui par une femme de chambre du Sofitel de New York le 16 mai dernier, date de son inculpation à partir de faux témoignages avérés.
Ce rendez-vous devant la justice américaine devrait se traduire par un non-lieu en faveur de DSK face aux faux serments prononcés contre lui – un crime aux Etats-Unis – par son accusatrice, la femme de chambre guinéenne du Sofitel, Nafissatou Diallo. Cette déduction n’engage que moi, mais toutes les révélations fournies par les enquêteurs du procureur Cyrus Vance vont dans ce sens.
Le retournement de situation, véritable coup de théâtre en France où DSK était le favori de la présidentielle de 2012, s’explique par l’accumulation des mensonges avancés sous serment devant les juges par la Guinéenne de 32 ans. J’insiste ici sur le fait que ce ne sont pas les avocats de DSK qui ont découvert le pot aux roses plein de purin, mais les propres juges d’instruction du ministère public.
L’audience surprise de ce 1er juillet a été justifiée par le ministère public à partir des sérieux doutes apparus sur la crédibilité de la victime, qui a reconnu avoir fait un «récit erroné de son agression», devant les enquêteurs, mais aussi devant le grand jury, sous serment. «La plaignante a reconnu depuis (…) qu’après l’incident dans la suite 2806, elle avait nettoyé une chambre voisine puis était retournée dans la suite [de DSK] avant de rapporter l’incident à son supérieur», a expliqué le bureau du procureur Cyrus Vance dans une lettre aux avocats de l’ex-patron du FMI datée de jeudi.
Dans les semaines suivant les faits, la Guinéenne a raconté à «de multiples reprises» aux enquêteurs qu’après avoir été agressée, elle s’était réfugiée dans le couloir du 28e étage de l’hôtel où se trouvait la suite de Dominique Strauss-Kahn, précise le document.
Elle avait expliqué avoir ainsi attendu que son agresseur présumé sorte de sa chambre pour dénoncer les faits à un supérieur arrivé à l’étage peu après.
«La plaignante a réitéré cette version des faits sous serment devant le grand jury», a précisé le bureau du procureur.
Le magistrat a précisé que «durant toute l’enquête, la plaignante avait menti aux assistants du procureur à propos de plusieurs autres sujets comme son histoire, son passé, les circonstances présentes et ses relations personnelles».
Les autres mensonges de cette femme ont été relatés dans mon papier précédent: son coup de fil à un détenu trouvé en possession de 200 kg de drogue pour qu’il la conseille sur la marche à suivre, l’existence d’un compte en banque à son nom approvisionné à hauteur de 100.000 dollars par ce truand et d’autres complice pour « blanchiment d’argent » (source judiciaire), l’existence de cinq abonnements téléphoniques au nom de la Guinéenne, et ses fausses affirmations, pour demander l’asile aux USA, sur une prétendue excision et un prétendu viol jamais relatés dans les faits sur document officiel.
L’audience de vendredi a mis au jour d’autres méfaits de Nafissatou Diallo: ses faux dossiers devant l’IRS (le fisc américain) où elle n’a pas déclaré ces 100.000 dollars, mais, pis encore, ajouté faussement le fils d’un ami comme étant sous son toit pour réduire ses impôts.
L’avocat de cette femme a beau récriminer, ainsi qu’il l’a fait à la sortie du tribunal. S’il maintient sa position sur un viol commis contre sa cliente, il va devoir, et Nafissatou Diallo aussi, comparaître le 18 juillet dans une audience à charge et à décharge. Jusqu’ici, on n’a vu que l’image de DSK menotté, réduit au silence, mais jamais celle de son accusatrice. Je gage que le défenseur de cette menteuse va tenter par tous les moyens, y compris un retrait de la plainte, d’éviter une telle confrontation à même de discréditer sa cliente.
Dans le cas contraire, cette femme complice de bandits devrait affronter, ce qu’elle ne souhaite certainement pas, une expulsion immédiate en Guinée après la confirmation de ses faux serments, un crime, je le répète, aux Etats-Unis.
Qui vous dit qu’elle a menti ? Les Merdias ? Je pensais que vous etiez vraiment un journaliste d’investigation mais là je vois que vous vous contentez de colporter les informations dirigés des merdias.
Vous êtes un ami à DSK ? Vous faites partie de la Caste ?
???
Vous pourriez peut-être nous parler de l’expulsion de cette « menteuse » ??? Où vous en mené vos « investigations » ???
Ce n’est pas sérieux et quand on sait que vous avez été rédacteur en chef de l’AFP , c’est franchement inquiétant …
@Azur
Raconte ce que tu veux, au moins ici tu n’es pas censuré comme dans les médias dits grands. Lis le rapport du proc de NYC avant de baver, c’est clair, en anglais.
Si le « proc de NYC » est aussi honnéte que votre ami Burgaud je vois pas l’intéret de le lire ce rapport.
C’est bien franchouillard, un tel commentaire. On critique a priori, sans avoir lu ni le rapport du proc de NYC, ni les 30.000 pages du dossier Fabrice Burgaud.
Tout le monde ne peut pas étre israelien , Mr Thomet.
Il est forcément bien le rapport du trés honnéte Burgaud .D’ailleur il continue a se goberger avec le fric du contribuable . Si c’est pas une preuve…..
@ Jeanpol : » un ami de DSK » plutôt qu’un ami à DSK ».
Bonjour,
bravo pour votre en-quette qui me semble juste on a voulu détruire DSK dommage,
Merci pour votre témoignage
Eric
Merci pour ces infos qu’on qualifiera de « neutres », en effet, même un être profondément pourri a droit à sa part de vérité, c’est-à-dire à ne pas être accusé injustement. Ce qu’il ou elle a réellement fait est amplement suffisant à l’accuser, voire le condamner (là je parle à la fois de la justice dans son rôle. et aussi, d’un point de vue « moral » pour les citoyens qui en ont connaissance) si les faits se révèlent avérés, sans qu’on lui en ajoute encore.
Mais ici, n’oublions pas que DSK a lui-même « avoué » avoir eu une relation avec une adulte « consentante », à savoir Nafissatou Diallo.
Donc il n’en demeure pas moins que « moralement » ce monsieur a fauté avec une autre femme, tout en étant légitimement marié avec Anne Saint Clair à l’époque, ce qui n’est depuis plus le cas. Même les meilleurs s’épuisent à un tel rythme, et… rythme il y a ! et il a été découvert peu de temps après ce premier procès aux USA, et voici l’article qui donne des détails à ce sujet :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/03/28/affaire-du-carlton-ce-que-revelent-les-proces-verbaux-de-la-garde-a-vue-de-dsk_1676701_3224.html#xtor=AL-32280515
Cet article précise notamment :
« Dans l’affaire dite du Carlton de Lille, l’ancien directeur général du FMI a été mis en examen par les juges pour « proxénétisme aggravé en bande organisée ». »
Je ne sais où en est cet enquête, et s’il a été blanchi à l’heure qu’il est (pour l’accusation de *proxénétisme aggravé »), mais il n’en demeure pas moins intéressant de découvrir sa réelle personnalité morale et ses comportements sexuels… « à travers ses propres aveux » que l’on voit paraître dans ledit article, car il est bien un « partouzard » de première.
Voici une partie de l’article publié le 28 mars 2012 dans le journal Le Monde (dont lien ci-dessus) :
« M. STRAUSS-KAHN EN CONVIENT : IL N’A JAMAIS RENONCÉ À SA VIE « LIBERTINE »
Washington, Bruxelles, Paris. Des hôtels américains de standing, des dancings perdus dans la campagne belge, ou encore des garçonnières parisiennes, avenue d’Iéna ou près du métro Charonne. Lorsqu’il était président du Fonds monétaire international (FMI), M. Strauss-Kahn n’a jamais renoncé à sa vie « libertine », a-t-il convenu à nouveau devant les juges lillois, le 26 mars. En marge de ses déplacements officiels étaient organisés de nombreux rendez-vous. Des « déjeuners ou dîners qui parfois avaient des sujets plus intimes », décrit-il. Ou encore des « soirée(s) de couples (…) qui souhaitent avoir une activité sexuelle collective ».
Jusque-là, rien d’illégal. Malheureusement pour lui, policiers et magistrats sont désormais persuadés que ces rencontres organisées par le dévoué Fabrice Paszkowski comptaient de nombreuses prostituées. Et que, circonstance aggravante, ces « parties fines » étaient mises sur pied tout exprès pour lui, au gré de ses escales, à Paris ou ailleurs. « On était là essentiellement pour DSK. Les autres on s’en fout », raconte ainsi Estelle, une escort-girl. D’où, à l’issue de ses huit heures d’audition, lundi, la mise en examen de DSK pour « proxénétisme aggravé en bande organisée ». Pour les juges, l’ancien patron du FMI n’était pas, quoi qu’il en dise, un invité comme un autre de ces parties échangistes. Il a joué un rôle central dans leur organisation.
« SYLVIE, TOUJOURS COMPLIQUÉE, JADE, CATHERINE CERTAIN… »
C’est à coups de milliers de textos que Fabrice Paszkowski et le patron du FMI établissaient imprudemment leur « planning », choisissaient les lieux des agapes, peaufinaient leur casting. DSK demande ainsi un chauffeur « qui voudrait se faire un peu de sous en descendant un couple de Lille » jusqu’à Nogent-sur-Marne, où se tient une soirée échangiste. « Est-ce que Sylvie ça t’intéresse ? », lui demande son ami, le 19 janvier 2010. « Bien sûr », répond DSK. « Qui auras-tu dans tes bagages ? », sonde de son côté l’ancien ministre socialiste. « Sylvie, toujours compliquée, Jade, Catherine certain… Pour la petite nouvelle elle a envie de te voir mais en France… Une soirée belge m’est aussi beaucoup demandée avec new couples », répond Paszkowski qui n’hésite pas à « tester » à Courchevel de nouvelles recrues pour son copain.
Aux enquêteurs, DSK tait l’identité des participantes, « compte tenu de l’absence de secret de l’instruction dans cette procédure ». Se souvient mal ou peu. « Monsieur Strauss-Kahn, avez-vous des problèmes de mémoire particuliers ? », s’agacent les enquêteurs. Des prostituées au cours de ces soirées ? « En y réfléchissant maintenant, je pense que j’ai été naïf », confesse-t-il. Pourquoi ne demandait-il jamais aux filles quelles étaient leur vie, leur profession ? « En ce qui me concerne, je n’interroge pas les gens sur leur vie privée », lâche, ironique, l’ex-président du FMI aux policiers qui, ce 21 février, passent son agenda secret au crible.
DES SCÈNES « BESTIALES » OU VIOLENTES
« Parmi toutes ces filles, il y a au moins trois escort-girls. Ça fait peut-être beaucoup pour du simple libertinage, ne trouvez-vous pas ? », insistent les enquêteurs à propos d’une soirée. Ces jeunes participantes accablent l’ex-ministre socialiste, en décrivant avec moult détails le sort qui leur est réservé lors des ébats : « C’était de l’abattage », dit Inès, une amie parisienne attirée deux fois à son insu, à l’Hermitage gantois de Lille. « De la pure consommation sexuelle », ajoute une escort-girl dénommée Marion, à propos du second déplacement organisé en décembre 2010 à Washington. De manière clinique, elles décrivent des scènes « bestiales » ou violentes.
Le 5 décembre 2011, devant les policiers belges, Marion – qui n’a pas porté plainte – raconte qu’elle tente en vain de s’opposer à l’exercice que lui impose DSK. David Roquet, responsable d’une filiale d’Eiffage, lui attrape les poignets « avec chacune de ses deux mains pour [l]‘empêcher de bouger ». Aucun homme présent dans la pièce n’intervient. « L’escorting n’est pas de la prostitution à 30 euros, note Marion. C’est rare d’[y] trouver des gens qui manquent de respect comme l’ont fait DSK et [David] Roquet », patron d’une filiale du groupe de BTP Eiffage. « Il n’y a jamais eu de relation contrainte ou imposée », rétorque DSK qui voit dans ces déclarations « mensonge », « erreur » ou « pression ». « DSK a insisté pour savoir combien Aurélie était payée car il voulait passer en direct et non par Fabrice », ajoute Marion. Ce qu’il dément.
A partir de la mi-mai 2011, Fabrice Paszkowski n’organise plus de « rencontres coquines ». L’impromptu du Sofitel, le 15 mai, y serait-il pour quelque chose ? « Beaucoup de rencontres libertines ont été reportées à la suite de l’émotion créée par l’événement », avance DSK pour explication. »
C’est sur qu’avec Lagarde le FMI est mieux. Tout fini toujours par sortir !
J’ai tujours penser que DSK était une victime de machination politique.
Et en attendant le Grèce paye….