VENEZUELA: DERNIERES NOUVELLES
25 mars 2011
L’Occident a non seulement fini par baisser les bras devant la menace nucléaire de Téhéran, mais se jette dans une intervention armée en Libye, sans voir que le remède sera probablement pire que le mal, au point d’oublier le principal ennemi de la paix: l’axe terroriste Iran-Venezuela.
Hugo Chavez a installé impunément un « village nucléaire » dans son pays avec l’appui de l’Iran depuis un accord signé en 2009 à Téhéran, organisé à Caracas un sommet secret de chefs jihadistes en 2010, et autorisé l’Iran à construire des missiles de longe portée sur son territoire.
Ni Obama ni Sarkozy ni Angela Merkel, encore moins Pékin (affamé du pétrole qu’il n’a pas) ou Moscou (exportateur d’armements pour 5 milliards de dollars à Caracas l’an dernier) n’ont daigné jusqu’ici pointer du doigt un tel danger pour la paix.
Notre site a déjà abondamment souligné, preuves à l’appui, la menace que représentent les liens subversifs entre le régime iranien et celui de Hugo Chavez, hôte des chefs terroristes colombiens des FARC.
On sait que des officiels ou agents secrets iraniens débarquent chaque semaine à l’aéroport vénézuélien de Maqueitia, près de Caracas, sans même passer par l’immigration, et repartent à l’identique, à bord de vols directs sur Téhéran.
Les nouvelles révélations mettent au jour l’accélération de ce processus mortifère pour la sécurité d’Israël d’abord, mais aussi de l’Amérique Latine, et même des USA.
Ancien secrétaire d’Etat-adjoint des USA, ex-ambassadeur des Etats-Unis à l’OEA, Roger Noriega a jeté un pavé dans la mare dans un article publié dimanche par le Washington Post.
Il révèle notamment que Chavez a reçu en août dernier des hauts dirigeants du Hamas, du Hezbollah et de la Jihad islamique palestinienne lors d’un sommet secret à Fort Tiuna, la caserne de Caracas où il avait été détenu pendant le bref coup d’Etat contre lui en février 2002.
Les participants: Ramadán Abdullah Mohammad Shallah, secrétaire général de la Jihad Islamique palestinienne (inclus dans la liste des terroristes les plus recherchés par le FBI), Khaled Meshal, « chef suprême » du Hamas, et le « chef des opérations » du Hezbollah, dont l’identité reste mystérieuse.
Ce sommet a eu pour artisans l’ambassadeur d’Iran en Syrie, Ahmad Mousavi, et son homologue vénézuélien, Imad Saab Saab, à l’ambassade du Venezuela à Damas le 10 mai 2010. Les deux diplomates, selon un document cité par Noriega, préparaient une réunion entre leurs deux présidents et le chef du Hezbollah, Hasan Nasrallah, quand l’Iranien suggéra ce sommet secret de Caracas avec les leaders extrémistes palestiniens.
« Le fait que ces infâmes délinquants aient abandonné leurs refuges habituels prouve leur confiance dans Chavez et leur détermination à mettre en branle un réseau terroriste aux portes des USA », note Noriega.
Toujours selon lui, les préparatifs pour ce sommet eurent pour coordinateur le n°2 de Chavez dans son ambassade en Syrie, Ghazi Atef Nassereddine Salame. Nassereddine est un vénézuélien naturalisé, d’origine libanaise, qui dirige un réseau du Hezbollah en pleine expansion en Amérique du Sud, incluant des terroristes et trafiquants de drogue.
Selon un documen diplomatique vénézuélien cité par Noriega, Nassereddine faisait des affaires avec quatre entreprises dirigées par un certain Walid Makled, trafiquant de cocaïne détenu en Colombie et demandé en extradition par les USA.
Makled a reconnu sa culpabilité dans le trafic de drogues lors d’interviews dans la presse depuis sa cellule. Il a affirme disposer de documents et vidéos prouvant la complicité d’un haut officier militaire de Chavez, Henry Rangel Silva, ainsi que d’autres membres du gouvernement chaviste, dans le trafic de cocaïne.
La menace d’un réseau terroriste en Amérique Latine est démontrée par la détention en mai 2010 au Chili de Muhammad Saif-ur-Rehm Khan, un Pakistanais, détenu à Santiago alors qu’il demandait un visa pour les USA à l’ambassade américaine. La sécurité avait alors détecté sur lui des traces de matériaux destinés à la fabrication de bombes. Les enquêteurs avaient découvert les contacts de Khan avec le groupe islamiste Jamaat Al-Tabligh. Pour une raison inexpliquée, ce même Khan avait été libéré en janvier dernier, pour gagner la Turquie.
Selon une source chilienne de Noriega, Khan avait des contacts avec de multiples individus d’origine égyptienne, saoudite et libanaise, la plupart dotés de passeports vénézuéliens. L’un des auteurs de ces documents ne serait autre que Tarek El Aissami Zaidan, ministre de l’Intérieur du Venezuela. El Aissami est d’origine syrienne, son père est connu pour avoir rendu hommage à Saddam Hussein et à Osama Ben Laden, et son frère, Firaz, est un complice de Makled.
Toujours selon Noriega, deux agents connus d’Al Qaida se trouvaient en janvier à Caracas pour préparer un attentat « chimique » contre l’ambassade américaine, ce qui avait conduit à la fermeture des locaux.
De source vénézuélienne, deux instructeurs iraníens se trouvent sur l’île de Margarita au Venezuela, pour organiser des opérations terroristes dans toute la région, affirme encore Noriega. Les musulmans radicaux du Venezuela et de Colombie passent par le centre culturel « Ayatollah Khomeini-Simon Bolívar » de Caracas, avant d’être envoyés en Iran à Qom pour approfondir leurs études sur l’islam. Les plus déterminés reçoivent alors des armes et une initiation aux explosifs, avant de retourner chez eux comme des « taupes » (agents dormants).
Avant ces révélations fracassantes, le quotidien allemand Die Welt, avait fait état de la construcion en 2011 d’une base militaire iranienne au Venezuela, avec la présence de missiles sol-sol Shahab, d’une portée de 1.300 à 1.500 km, ainsi que de Scud-B, Scud-C, et de quatre dispositifs mobiles de lancement;
17 janvier 2011
Face à une manifestation géante prévue prochainement par l’opposition, le dictateur vénézuélien a mis de l’eau dans son rhum. Il veut dialoguer avec l’opposition et envisage de retirer ses pouvoirs spéciaux d’ici quatre ou cinq mois. Malgré un baril de pétrole qui grimpe vers les 100 dollars, le pays, 5e exportateur mondial de brut, ne sort pas de son délabrement économique, et l’OEA lui fait les gros yeux pour ses initiatives politiques « contraires à la Charte démocratique ».
Hugo Chavez a appelé samedi les députés de l’opposition au dialogue et à la conciliation dans son intervention annuelle devant l’Assemblée nationale. « Vous avez tous la grande responsabilité de semer la graine du dialogue, du débat et de la concorde nationale. Ne laissons pas passer cette nouvelle chance », a-t-il lancé. Depuis le 5 janvier, à la suite des élections législatives du 26 septembre 2010, l’opposition détient 40% des sièges à l’Assemblée, alors qu’au cours des cinq années précédentes la représentation nationale était aux mains du parti Chavez, après la monumentale erreur de l’opposition de ne pas présenter de candidats.
« Messieurs de l’opposition, vous croyez que je suis un véritable démon avec lequel on ne peut pas parler, et nous, nous croyons que vous êtes des démons avec lesquels on ne peut pas parler. Chassons les démons, et que vivent l’humanité, les idées, le débat », a-t-il proposé. Le dictateur a déclaré qu’il pourrait renoncer « dans quatre ou cinq mois » aux pouvoirs exceptionnels qui lui ont été octroyés jusqu’à la mi-2012 par la précédente législature à ses ordres, mais sans donner davantage de précisions.
L’Assemblée nationale sortante a voté en décembre ces pouvoirs exceptionnels qui permettent à M. Chavez de légiférer par décret et sans débat. L’opposition a protesté contre cette réduction de ses prérogatives. La loi sur les pouvoirs exceptionnels a également été critiquée par l’Organisation des Etats américains (OEA) et par les Etats-Unis. Au pouvoir depuis 1999, Chavez a utilisé des pouvoirs spéciaux pour légiférer en 2000, 2001 et 2008, approuvant par décret plus de 100 lois.
Le guérillero Fernando Soto Rojas (à droite sur la photo en noir et blanc)
Le même (à gauche sur la photo en couleur) dévoile le buste du terroriste Manuel Marulanda à Caracas
(Merci à José d'avoir mis le doigt sur cette autre abjection)
07 janvier 2011 Notre feuilleton sur la perversion des Etats latino-américains par les anciens terroristes, désormais ancrés au cœur même de tous les pouvoirs, tourne au Livre noir, avec les dernières révélations sur Fernando Soto Rojas, nouveau président de l’Assemblée nationale du Venezuela, ex-guérillero complice des FARC, et auteur d’une invasion manquée contre son pays avec des miliciens cubains en 1967. Ce dinosaure de 77 ans, avant même de prendre ses fonctions mercredi, a annoncé son vœu de « liquider la bourgeoisie et de ne jamais débattre avec ses représentants ». Inconnu du grand public, Soto Rojas a fait l’apprentissage de la guerre de guérilla à Cuba avant de débarquer le 11 mai 1967 avec un groupe de miliciens cubains castristes sur la plage de Machurucuto pendant le mandat du président Raul Leoni, élu démcratiquement. Cette tentative d’invasion armée se solda par un échec total.
Le même terroriste passa la fin des années 70 au Proche-Orient dans les rangs de mouvements palestiniens extrémistes, avant de revenir au Venezuela. Sa seule action connue, depuis lors, aura consisté à inaugurer en 2009, sur une place de Caracas, une statue du boucher des FARC Manuel Marulanda, alias Tirofijo.
On peut donc s'esclaffer quand Hugo Chavez, qui a fait nommer cet individu à la tête du Congrès, assure son homologue colombien Juan Manuel Santos, pas plus tard que la semaine dernière, de son intention de lutter contre la présence de dirigeants des FARC au Venezuela !
22 décembre 2010
C’est fait. La dictature de facto que j’avais dénoncée ici est devenue officielle au Venezuela sous la présidence du castriste Hugo Chavez. L’ex-colonel putschiste de 1992 vient coup sur coup d’annoncer qu’il gouvernera par décrets-lois pendant 18 mois, et de promulguer une loi scélérate sur la censure de la presse, avant l’élection présidentielle de 2012.
Le Parlement vénézuélien, contrôlé par le parti de Chavez, a voté vendredi une loi accordant au chef de l'Etat des pouvoirs exceptionnels pendant 18 mois, deux semaines avant le retour massif de l'opposition à l'Assemblée.
« La loi autorisant le président de la République à édicter des décrets ayant rang, valeur et force de loi dans les domaines délégués est adoptée », a déclaré la présidente du Parlement, Cilia Flores, sous les applaudissements des députés chavistes.
L'opposition, quasiment absente du Parlement depuis son boycott des législatives de 2005, occupera à partir du 4 janvier 67 des 165 sièges de la nouvelle Assemblée, après avoir fait presque jeu égal avec la coalition de gauche radicale de Hugo Chavez lors des élections de septembre.
Mais elle ne pourra pas abroger cette loi, qui requiert 60% des députés pour y parvenir.
Durant 18 mois, Hugo Chavez pourra promulguer des lois portant notamment sur la sécurité, la défense nationale, les finances, la coopération internationale, les transports et services publics ou l'utilisation de la terre.
« Une vingtaine de lois sont quasiment prêtes », a déclaré jeudi soir le président vénézuélien.
Parallèlement, l'Assemblée nationale a voté en urgence un renforcement du contrôle public sur les banques, une mesure dénoncée par l'opposition qui y voit un pas supplémentaire vers la nationalisation du secteur, contrôlé à 25% par l'Etat.
A l'intérieur comme à l'extérieur du pays, de nombreuses voix ont dénoncé une remise en cause du vote des électeurs et de la séparation des pouvoirs.
« C'est un plan du gouvernement pour essayer de retirer tout pouvoir au Parlement et de gouverner de manière absolument autocratique à partir du 1er janvier, sans aucune forme de contrôle », a critiqué le député d'opposition Ismaël Garcia.
« C'est la quatrième fois que le président Chavez recourt à ces décrets », a ironisé Philip Crowley, le porte-parole du département d'Etat. « Il semble trouver des moyens créatifs de justifier ses pouvoirs autocratiques ».
Le président vénézuélien, au pouvoir depuis 1999, a déjà été autorisé à gouverner par décret à trois reprises en onze ans, en 2000, 2001 et 2008, faisant passer une centaine de lois, dont celle sur la nationalisation de secteurs clefs de l'économie comme le pétrole.
La dernière loi de ce type s'était déjà étendue sur 18 mois, la période la plus longue de l'histoire démocratique du Venezuela durant laquelle un chef de l'Etat a joui de telles prérogatives.
Cette fois, M. Chavez a sollicité ces pouvoirs en les justifiant par la « situation d'urgence » provoquée par les intempéries qui ont fait 38 morts et plus de 130.000 sinistrés ces dernières semaines.
Sa demande portait initialement sur un an, mais les parlementaires l'ont étendue à 18 mois, à la « demande des sinistrés ».
Dans la foulée, la même Assemblée nationale du Venezuela a approuvé lundi soir deux lois renforçant le contrôle de l'Etat sur les médias et interdisant pour la première fois certains contenus sur l'internet, provoquant la colère de l'opposition qui dénonce une atteinte à la liberté d'expression.
Les textes ont été approuvés en urgence par l'actuelle chambre dominée par le parti socialiste du président Hugo Chavez, quinze jours avant l'entrée en fonctions du nouveau parlement issu des élections de septembre, où l'opposition possèdera 40% des sièges.
Ils amplifient les restrictions imposées aux médias audiovisuels par une loi de 2004 et soumettent désormais les sites internet aux mêmes obligations.
Les administrateurs de pages internet seront « responsables de l'information et du contenu » publiés sur leurs sites et chargés de « limiter, sans délai, la diffusion de messages » faisant « l'apologie du crime », visant à « déstabiliser la société » ou « contestant les autorités légitimement établies ».
La loi prévoit, en cas d'infraction, des amendes équivalant à « 10% des revenus avant impôt de l'année précédente » et la « suspension du service » pour « 72 heures d'affilée ». En cas de récidive, la licence de diffusion pourra être retirée.
Ismaël Garcia a dénoncé « une violation absolue de la Constitution, de la liberté d'expression et du libre exercice de la communication dans le pays ».
Sa collègue Pastora Medina évoque une incitation à la « censure, l'autocensure ».
« Le droit à l'information, à la communication, l'accès aux médias est pleinement garanti dans la Constitution et dans cette loi », a répondu le député socialiste Earle Herrera.
L'autre texte adopté réduit de 25 à 15 ans la durée maximale des licences de diffusion audiovisuelles et interdit les investissements étrangers dans les médias hertziens et communautaires et la production nationale audiovisuelle.
Ces réformes s'inscrivent dans un contexte de tension croissante entre le pouvoir et les médias critiques.
En 2007, la chaîne RCTV a perdu sa licence hertzienne, pour avoir soutenu une tentative de putsch contre Chavez en 2002, et Globovision, elle aussi très dure à l'égard du régime, fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires.
4 octobre 2010
Les liens actifs du président castriste du Venezuela avec le terrorisme des FARC, déjà démontrés, se doublent de son aide militaire à l’ETA, prouvée aujourd’hui par les aveux de deux terroristes basques arrêtés en Espagne la semaine dernière.
Avec ce dossier, l’Espagne se doit de demander à la CPI de traduire Chavez devant la Cour pénale internationale, mais le socialiste Zapatero en aura-t-il le courage ?
Les deux Basques détenus à Madrid depuis leur arrestation le 29 septembre en Guipuzcoa, Juan Carlos Besance et Xavier Atristain, ont avoué avoir reçu un entraînement au terrorisme en 2008 au Venezuela, sous les ordres d’Arturo Cubillas Fontan, un criminel espagnol réfugié chez Chavez et dont la demande d’extradition par la justice espagnole reste sans réponse depuis 7 mois.
Protégé par Chavez, Cubillas, 46 ans, dirige la sécurité au sein de l’Institut national des terres, qui a déjà exproprié 40.000 propriétés agricoles sous le régime castriste du président vénézuélien, et son épouse, Goizeder Odriozola, est la conseillère personnelle d’Elías Jaua, le vice-président de la République bolivarienne.
C’est la première fois que l’ETA avoue les liens de Chavez avec le terrorisme basque, après les masses de preuves trouvées dans les ordinateurs de Raul Reyes, l’ex-n°2 des FARC abattu le 1er mars 2008 par l’armée colombienne.
Les défenseurs de la démocratie doivent exiger la traduction sans délai de Hugo Chavez devant la CPI à La Haye, pour y être enfin jugé.
27 septembre 2010
Avant d’achever ses deux mandats de président en Colombie le 7 août dernier, Alvaro Uribe avait divulgué la carte géographique, au millimètre près, de tous les camps des FARC installés avec leurs chefs au Venezuela.
Dans leur immense majorité, les 46 millions de Colombiens feront une idole de leur chef d’Etat, Juan Manuel Santos, s’il donne le feu vert à son armée pour détruire ces refuges sur le territoire de Hugo Chavez, complice des FARC.
27 septembre 2010
Ces révélations viennent d’être rendues publiques à Washington par l’ambassadeur américain Roger Noriega, ex-sous secrétaire d’Etat pour Amérique Latine sous George W.Bush.
Hugo Chavez, ami du régime islamiste d’Ahmadinejad dont les visites à Caracas se succèdent, développe un programme secret d’exploitation de l’uranium avec l’aide d’experts iraniens dans le sud du pays.
Une mine d’or située dans l’Etat de Bolivar sert notamment de couverture à ce plan. Tous le survol aérien y est interdit par l’armée vénézuélienne. Deux usines de tracteurs et de ciment sont également utilisées pour ce trafic, avec la présence d’experts iraniens, et pour vecteur du transport le fleuve Orénoque.
Le principal agent du trafic ne serait autre que le général vénézuélien d’origine iranienne, Aref Rashami, connu pour ses contacts avec le mouvement terroriste libanais du Hezbollah.
27 septembre 2010
Ces résultats viennt d'être connus à l'instant (09H25 heure de Paris) à Caracas, soit plus de dix heures après la fermeture des bureaux de vote pour l'élection des députés.
Chavez garde la majorité à l'assemblée, mais ne dispose plus des 2/3 requis pour faire adopter des mesures comme les nationalisations.
On compte sur José pour nous en dire plus. Merci à toi d'avance !
Voici ce que j'étais en train d'écrire il y a quelques minutes:
Sous la baguette de son clown en chef, le Venezuela s’est transformée en un cirque permanent. Dix heures après la fin du vote pour élire ses députés, le peuple ignore toujours les résultats ! Aucun chiffre, aucun partiel, rien ! Alors que le vote électronique a été généralisé !
Je redoute une maxi-fraude du CNE (Conseil national électoral) avec l’aide d’agents cubains infiltrés dans ses rouages.
25 septembre 2010
Les Vénézuéliens renouvellent dimanche le Parlement lors d'un scrutin aux allures de plébiscite pour ou contre le président Hugo Chavez, avec une opposition cette fois unie après avoir boycotté les dernières législatives, et dans un contexte de violence criminelle sans précédent.
Le pays est devenu le plus dangereux d’Amérique Latine, avec 19.000 meurtres en 2009. « En dix ans », soit quasiment depuis l'arrivée au pouvoir de Chavez en 1999, « le nombre d'homicides a quadruplé », note Roberto Briceno-Leon, responsable de l'Observatoire vénézuélien de la Violence (OVV, ONG indépendante). « Plus de la moitié des Vénézuéliens considèrent que le langage du président contribue à la violence », selon une enquête de l'OVV.
L'enjeu pour le chef de file de la gauche radicale latino-américaine, qui héberge des commandants des FARC terroristes de Colombie, est de contrôler les deux tiers de l'Assemblée nationale (monocamérale) pour « radicaliser » son projet socialiste, avec en ligne de lire l'élection présidentielle de 2012. « Je fais chauffer le moteur. Cela sent 2012! », s’est écrié Chavez, 56 ans, qui se dit « prêt » pour un nouveau mandat de six ans.
Les législatives vont marquer le retour de l'opposition, absente du Parlement ces cinq dernières années pour avoir boycotté le précédent scrutin de 2005. Une « erreur », de son propre aveu, qu'elle ne veut pas répéter.
Actuellement, le Parlement est contrôlé par les partisans de Chavez. L'opposition se présente unie cette fois-ci, espérant profiter de la dégradation des conditions de vie dans le pays miné par une insécurité croissante, une hausse des prix record et des coupures de courant à répétition.
Malgré la rente des hydrocarbures, le Venezuela, qui possède les deuxièmes réserves prouvées de pétrole derrière l'Arabie Saoudite, est englué dans une crise économique, avec un PIB en baisse de 3,5% au premier semestre en glissement annuel.
Les sondages donnent les partisans de Chavez et l'opposition au coude-à-coude. Mais un nouveau découpage électoral fait que l'opposition, même en obtenant plus de voix, pourrait obtenir moins de députés.
Il suffit de 99 sièges pour donner au président des pouvoirs exceptionnels pour légiférer et accélérer la mise en oeuvre du « socialisme du XXIe siècle ».
Depuis 2007, Chavez a entamé une étape de nationalisations de secteurs clefs de l'économie, comme les hydrocarbures.
Elu à trois reprises avec une nette majorité, cet ancien militaire auteur d'un coup d'Etat manqué en 1992, admirateur du leader de la révolution cubaine Fidel Castro et bête noire des Etats-Unis, reste populaire, surtout parmi les plus démunis qui bénéficient de ses programmes sociaux.
« Chavez avance vers un contrôle de la société, pas seulement de l'Etat », « c'est un projet totalitaire qui avance par étapes, et les élections sont l'une d'elles », dénonce son ancien responsable de campagne et docteur en droit politique, Alexander Luzardo.
Près de 18 millions Vénézuéliens sont appelés aux urnes.

