VATICAN
11 mars 2009
Quelle leçon de dignité et de dévouement à la cause des victimes des FARC nous donne cette jeune femme, qui a passé six ans dans les griffes des terroristes pour avoir voulu rester volontairement aux côtés d’Ingrid Betancur!
Quel exemple offre-t-elle à Ingrid, retirée sur son Aventin après avoir tourné le dos à ses comités de soutien, à son mari colombien défenseur acharné de sa remise en liberté, et à la lutte qu'elle avait promis de mener en faveur des 3000 otages des FARC…
Clara Rojas va être reçue par Benoît XVI ce mercredi avec Emmanuel, l’enfant qu’elle a eu avec l’un de ses geôliers, et sa maman, Clara, 78 ans, une dame d’une rare tenue comme je vous l’ai relaté ici et dans mes livres. L’ambassadeur de Colombie en Italie, Sabas Pretelt de la Vega, va profiter de cette visite pour dissuader certains secteurs en Italie « qui croient encore que les enlèvements sont des actions de guerre, et pour leur faire prendre conscience de ce que la prise d’otages constitue l’un des actes terroristes les plus barbares ».
26 décembre 2008
800 otages colombiens pourrissent dans la jungle sous le joug des FARC, certains depuis ONZE ans, et six d’entre eux attendent leur libération prochaine, annoncée par les terroristes pseudo-communistes.
Cette époque sacrée, entre Noël et le Nouvel An, s’est convertie en 2008, pour les familles de ces victimes, en un martyre pire que jamais, dans l’oubli total de la communauté internationale.
Ni le pape Benoît XVI, ni Ingrid Betancur, ni le président français Nicolas Sarkozy n’auront eu le moindre mot, le jour de Noël, pour appeler les FARC à libérer leurs victimes.
La barbarie des terroristes colombiens continue sans vergogne, avec un zeste supplémentaire de cruauté : malgré l’appel des familles de militaires et soldats otages, les FARC n’ont toujours pas révélé les identités des trois officiers militaires et du gradé de la police qu’elles ont l’intention de libérer, en même temps que les anciens élus Alan Jara et Sigifredo Lopez.
Mettons-nous un instant dans la peau de ces proches. Ils ont appris depuis une semaine que les rebelles vont relâcher quatre gradés, mais ils sont au total 26 officiers aux mains des FARC. Qui va sortir de l’enfer ? Qui restera ?
Le sadisme de la guérilla se nourrit de ces horreurs. Pour le compléter, la sénatrice d’extrême gauche Piedad Cordoba, complice des FARC qui l’ont déléguée pour recevoir les six bienheureux, n’est pas en reste. Elle souhaite la présence d’une commission internationale pour cette libération, avec personne d’autre que les délégués des pays suivants : Venezuela, Equateur et Argentine. Ce sont tous des régimes ennemis de son propre pays !
Le président colombien Alvaro Uribe a déjà annoncé qu’il donnait tout pouvoir au CICR (Comité international de la Croix rouge) pour assurer ces libérations, et à personne d’autre.
Tous les autres otages, auxquels nous nous devons de penser sans relâche, sont hélas appelés à moisir davantage sous la terreur des FARC. Les rebelles ont à nouveau annoncé hier leur exigence préalable d’un mini-Etat pour négocier un échange entre leurs victimes et les guérilleros emprisonnés en Colombie.
Qu’attend notre président Nicolas Sarkozy, un an après sa supplique à « Monsieur Marulanda » en faveur d’Ingrid Betancur, pour lancer un appel à « Monsieur Alfonso Cano », nouveau chef des FARC, afin de le rencontrer et d’obtenir la libération des otages contre la reconnaissance politique d’une guérilla désormais sensible aux valeurs de l’Humanité ?

1er septembre 2008
Ingrid Betancourt a été reçue lundi en fin de matinée en audience strictement privée par le pape Benoît XVI dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo près de Rome (photo).
Arrivée dimanche soir à Rome, Mme Betancourt a été reçue par le pape à midi (10H00 GMT) accompagnée de sa mère Yolanda Pulecio et de sa soeur Astrid.
Vêtue de blanc, Ingrid Betancourt n'a fait aucune déclaration en arrivant ou à l'issue de l'audience. Aucun journaliste n'a été accepté à l'intérieur du palais apostolique, seuls quelques photographes et cameramen ayant été autorisés à faire des reprises.
Mme Betancourt doit donner une conférence de presse à Rome en début d'après-midi.

De gauche à droite: Jesus Santrich, Rodrigo Granda, Piedad Cordoba et Ivan Marquez, à Caracas, en octobre 2007
14 août 2008
C’est ce que vient de demander à Interpol le président colombien après avoir retiré aujourd’hui à ce commandant de la guérilla terroriste son statut privilégié de «médiateur de paix ».
L’affaire Rodrigo Granda constitue l’une des multiples facettes que comporte le scandale Ingrid Betancourt. Ce chef rebelle avait été libéré en mai 2007 par Alvaro Uribe à la demande de Nicolas Sarkozy, avec pour mission d’aider à la libération des otages des FARC.
Ce guérillero n’a non seulement rien fait en ce sens, mais son curriculum suinte le sang. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt au Paraguay pour sa présumée complicité dans l’enlèvement en octobre 2004 suivi de l’assassinat de la fille de l’ancien président Raul Cubas, Cecilia, malgré le paiement d’une rançon de 800.000 dollars.
Rodrigo Granda avait été arrêté en décembre 2004 au Venezuela par un commando puis déporté en Colombie pour y être emprisonné. Il venait d’avoir des contacts avec l’ambassade de France à Caracas pour tenter de trouver une issue à la séquestration d’Ingrid Betancourt. C’est pour cette raison que le président français avait demandé son élargissement à Alvaro Uribe, dans l’espoir que le dialogue avec les FARC reprendrait avec succès.
Il n’en a rien été. Au contraire, Granda vient de réaffirmer le dogme de la lutte armée en Colombie, depuis son refuge au Venezuela. Il y est abrité ainsi que d’autres « commandants » d’aucune troupe rebelle, comme Ivan Marquez et Jesus Santrich, avec le bon vouloir du président vénézuélien Hugo Chavez.
La débandade continue dans les rangs de la guérilla colombienne avec la détention de Bertulfo Caicedo Garzon, alias « Alberto Pitufo” (Albert le Schtroumpf), n°2 du 27e front des FARC.
Ce terroriste, membre des FARC depuis 20 ans, s’est distingué par l’organisation d’un attentat mortel avec un cadavre piégé, qui avait tué un enfant. Il est également poursuivi pour des cas de torture.
Depuis le 1er mars, les FARC ont perdu leur n°2 Raul Reyes, abattu par l’armée colombienne en Equateur, le N°4 Ivan Rios, liquidé par son garde du corps, et maintenant « Albert le Schtroumpf ».
12 mars 2008
C'est ce que vient d'affirmer le général Juan Carlos Hidalgo, responsable de la zone.
Les médias vénézuéliens avaient affirmé que l'homme hospitalisé dans la clinique de Rubio, dans l'Etat du Tachira, près de la Colombie, pourrait être Joaquin Gomez, nouveau n°2 des FARC après l'élimination de Raul Reyes par l'armée colombienne le 1er mars.
11 mars 2008
La guérilla des Farc ne veut pas libérer Ingrid Betancourt, a affirmé à Bogota le guérillero Pablo Montoya, alias « Rojas », qui s’est rendu après avoir assassiné Ivan Rios, l'un des sept membres du secrétariat des Farc.
« Pour rien au monde les Farc ne libéreront Ingrid. Que Mme Yolanda (Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt) le sache », a déclaré le guérillero à la Radio Caracol de Bogota.
Concernant les trois Américains détenus par les rebelles, « Rojas » a affirmé que les Farc allaient leur infliger le même traitement que celui que la justice américaine a infligé au chef guérillero Ricardo Palmera, alias « Simon Trinidad ».
« Ils (les Farc) vont condamner les gringos comme ces derniers ont condamné Simon (Trinidad) », a-t-il dit. Simon Trinidad a été condamné aux Etats-Unis à 60 ans de prison.
Les trois civils américains, Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, qui travaillaient en Colombie pour le compte du département américain de la Défense, ont été capturés par la guérilla en février 2003 après que leur avion avait été abattu par les FARC.
« Rojas » est l'un des trois guérilleros qui, après avoir tué leur commandant Ivan Rios, lui ont coupé la main droite afin de prouver aux autorités qu'il s'agissait bien du dirigeant des Farc et de toucher la rançon promise. Présenté aux médias par l'armée colombienne, l'homme a également assassiné la compagne de « Rios », une jeune fille de 17 ans.
11 mars 2008
Conformément à ses engagements, le gouvernement colombien a confié ce 11 mars 2008 à une commission d’Interpol le soin d’examiner les trois ordinateurs saisis après l’élimination de Raul Reyes, l’ex-n°2 des FARC tué par l’armée colombienne le 1er mars dernier en Equateur.
Les experts, originaires d’Australie, de Corée du sud et de Singapour, ont commencé à analyser les 15.000 documents archivés dans les disques durs de ces ordinateurs.
Selon la police colombienne, les premières analyses de ces textes révèlent notamment l’appui financier de Hugo Chavez, président du Venezuela, à la guérilla colombienne, le demande par les FARC d'un prêt à la Libye pour acheter des missiles sol-air, l'aide de la guérilla à la campagne électorale de Rafael Correa en Equateur, les contacts des FARC pour acheter 50 kg d'uranium afin de créer une « bombe sale », et l'implication de cette guérilla dans des attentats sanglants et crimes en Colombie.
La clinique de Rubio au Venezuela, où serait hospitalisé Joaquin Gomez, le successeur de Raul Reyes comme n°2 des FARC
11 mars 2008
La clinique de Rubio, dans l’Etat de Tachira, à 670 km au sud-ouest de Caracas, a été investie par la Garde nationale vénézuélienne depuis l’hospitalisation le samedi 8 mars d’un présumé chef des FARC.
Selon plusieurs médias vénézueliens, l’homme aurait été blessé de deux balles, l’une dans la mâchoire, l’autre dans l’œsophage, dans un affrontement avec l’armée colombienne en Colombie. Il s’agirait de Joaquin Gomez, 60 ans, désigné par la guérilla comme le n°2 des FARC après l’élimination de Raul Reyes le 1er mars en Equateur dans un bombardement de l’armée colombienne.
L’identité du blessé a été confirmée par l’ex-député de la région, Cesar Perez Vivas. Les autorités vénézuéliennes se sont refusées jusqu’ici à révéler l’identité de la personnalité soignée dans la clinique.
10 mars 2008
Ce marché est contenu dans un courrier de Raul Reyes adressé au leader libyen en 2000. On ignore si les 100 millions de dollars, remboursables en cinq ans, ont été versés par Khadafi.
Rappelons qu’à cette époque, et depuis le 9 novembre 1998 (jusqu’au 20 février 2002), la guérilla colombienne disposait d’un territoire démilitarisé grand comme la SUISSE (42.000 km2) que lui avait accordé le président Andrés Pastrana pour un présumé dialogue de paix.
Voici la copie de la lettre adressée par Raul Reyes à Khadafi :
Libia, ciudad de Trípoli,
4 de septiembre de 2000
Camarada coronel
Muammar Gaddafi
Gran Líder de la Mathaba Mundial
Nuestro saludo revolucionario y bolivariano.
En primer lugar, queremos expresarle nuestros agradecimientos por la invitación que nos hicieron para visitar su país y la hospitalidad recibida por nuestra delegación durante la realización de la Cumbre de Jefes de Estado, Gobiernos, Partidos y Organizaciones Miembros de la Mathaba Mundial.
También deseamos comunicarle que nuestra organización guerrillera las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia Farc Ejército del Pueblo, continúa la lucha política por la conquista del poder político para gobernar a Colombia. …Como integrante del Estado Mayor Central y del Comandante en Jefe recibí el mandato de solicitarle un crédito de 100 millones de dólares a pagar en cinco años. Los objetivos del plan estratégico por la conquista del poder y las circunstancias de la confrontación militar nos exigen de disponer de mayores recursos para resistir la ofensiva de los enemigos, con armamentos de mayor alcance. Una de las necesidades prioritarias que hoy tenemos es conseguir Cohetes Tierra Aire para repeler y derribar los aviones de combate.
…Nuestra estrategia es llegar al poder mediante la lucha armada revolucionaria, sin renunciar a buscar salidas políticas distintas conducentes a evitar entre los colombianos más sangre derramada.
…Vamos a emprender ahora mismo, una campaña encaminada a crear las condiciones políticas para que Libia, Cuba y Venezuela participen en el futuro como países facilitadores de los diálogos entre el gobierno y la guerrilla colombiana.
Sin otro particular, expresamos nuestros sentimientos de consideración y aprecio de hermanos revolucionarios.
Raúl Reyes.