SUISSE
27 septembre 2009
Si un citoyen français lambda, coupable d’abuser d’une fillette de 13 ans, s’enfuyait à l’étranger et faisait l’objet d’une demande d’extradition par Paris, personne ne bougerait le petit doigt s’il était arrêté avant d’être expédié devant la justice française.
En France, il suffit de s’appeler Roman Polanski et d’avoir fait des films pour susciter, quand on a commis ce même crime aux USA, un tollé des intellectuels, avec à leur tête le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand (neveu de l’ex-président récemment rallié à sa cause par Nicolas Sarkozy).
Cette différence de traitement est intolérable, mais vous ne risquez pas de lire ce commentaire sur les médias aux ordres du pouvoir, en France comme ailleurs….
Une affaire de moeurs vieille de plus de trente ans a fini par rattraper le cinéaste Roman Polanski, arrêté sur mandat d'arrêt américain à son arrivée en Suisse, où le Festival du film de Zurich devait lui remettre un prix dimanche.
Le réalisateur franco-polonais, âgé de 76 ans, a été « arrêté à son arrivée à l'aéroport de Zurich et placé en détention provisoire en vue d’extradition sur la base d’un mandat d’arrêt américain », selon un communiqué des autorités judiciaires helvétiques.
« Depuis fin 2005, les autorités américaines recherchent activement Roman Polanski partout dans le monde » pour « des actes d’ordre sexuel avec des enfants, notamment un cas de 1977 avec une mineure de 13 ans à Los Angeles », selon le communiqué.
L'arrestation du cinéaste a provoqué un tollé dans les milieux culturels où la stupéfaction le dispute à l'indignation.
Les gouvernements français et polonais, dont Roman Polanski est le double ressortissant, vont demander ensemble à Washington la libération du cinéaste, a annoncé le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski.
Une éventuelle décision d’extradition pourra être contestée auprès du tribunal pénal fédéral, puis du Tribunal fédéral, la plus haute instance judiciaire helvétique, a précisé le ministère suisse de la Justice.
La Suisse « n'avait pas d'autre solution » que d'arrêter Roman Polanski, a assuré la ministre suisse de la Justice Eveline Wildmer-Schlumpf.
Washington a lancé un mandat international contre Roman Polanski en 2005, et les autorités suisses n'avaient pu arrêter le cinéaste lors de ses précédents séjours car c'était la première fois que Berne savait à l'avance que le cinéaste allait venir en Suisse, a encore affirmé la ministre.
« Dans un Etat de droit, il n'est pas possible de faire des différences. Il serait incompréhensible qu'une personne sortant du lot bénéficie d'un autre traitement », a-t-elle observé.
Arrêté en 1977 à Los Angeles sur la plainte des parents d'une adolescente de 13 ans, le cinéaste avait plaidé coupable de « relations sexuelles illégales » et avait passé un mois et demi en prison. Fin janvier 1978, menacé de retourner sous les verrous, Polanski avait pris la fuite pour l'Europe où il vit depuis.
« Nous sommes choqués par ce qui est arrivé », ont déclaré les directeurs du festival de Zurich, Nadja Schildknecht et Karl Spoerri qui ont reporté sine die la remise du prix. Cependant, en signe de « solidarité » avec celui qu'ils considèrent comme « l'un des cinéastes les plus extraordinaires de notre époque », ils ont décidé de maintenir la soirée d'hommage prévue.
Le ministre français de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, s'est déclaré « stupéfait ». M. Mitterrand a souligné « s'en être entretenu avec le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui suit le dossier avec la plus grande attention et partage le souhait (…) d'une résolution rapide de la situation ».
« Sans vouloir s'immiscer dans un processus judiciaire très ancien et donnant lieu à des appréciations exagérées », Frédéric Mitterrand a indiqué « regretter de la manière la plus vive qu'une nouvelle épreuve soit ainsi infligée à celui qui en a déjà tant connu ».
Le cinéaste d'origine polonaise, qui a passé son enfance dans le ghetto de Cracovie, a été naturalisé français en 1976.
Le réalisateur a construit en une quarantaine de films, comme acteur, réalisateur, scénariste ou producteur, une oeuvre pleine de grands écarts, suscitant à la fois admiration et réserves, depuis l'iconoclasme de ses premiers opus jusqu'à l'académisme de son « Pianiste », qui lui a valu la Palme d'or du Festival de Cannes en 2002.
Accueilli à bras ouverts à Hollywood, son aventure américaine avait duré 10 ans, semée de bonheurs et de cauchemars. Bonheur de son mariage avec l'actrice Sharon Tate, des grands films qui firent de lui un cinéaste de stature internationale, et cauchemar du sauvage assassinat de cette épouse enceinte en 1969 par le tueur en série Charles Manson.
6 juillet 2009
Voici un article de la Tribune de Genève:
Gontard n’est pas inculpé! Il peut revenir en Colombie»: Iguaran
Par Gustavo Kuhn
Tribune de Genève
http://www.tdg.ch/actu/monde/gontard-inculpe-revenir-colombie-2009-07-03
4 juillet 2009
Un an après l’éviction du médiateur suisse par Bogotá, le procureur général assure qu’aucune charge formelle n’est retenue contre l’universitaire genevois. Son bureau veut «seulement» l’interroger sur des soupçons d’appui à la guérilla des FARC.
Un an exactement après la libération d’Ingrid Betancourt, le procureur général de Colombie, Mario Iguaran, a reçu à Bogotá un groupe de journalistes venus de Genève. Le cas de Jean-Pierre Gontard a évidemment été abordé. En juillet 2008, l’émissaire suisse dans le dossier des otages des FARC a en effet été accusé par le ministre de la Défense Juan Manuel Santos d’avoir remis 500 000 dollars à un émissaire de la guérilla au Costa Rica en échange de la libération en 2001 de deux employés de Novartis détenus en otage. Suite à ces attaques, le Ministère public colombien a ouvert une enquête pénale pour «gestion de fonds d’une organisation terroriste», contre l’universitaire genevois mandaté par la Suisse. Raul Reyes était le porte-parole des FARC. Il a été abattu avec 25 autres personnes le 1er mars 2008 dans un bombardement de l’armée colombienne sur territoire équatorien. Un nombre incalculable d’informations auraient alors été recueillies dans ses ordinateurs portables.
Où en est l’enquête?
Les mentions de Gontard retrouvées dans l’ordinateur de Raul Reyes (*) ont généré des doutes au sein de la justice colombienne. Ces références nous laissent supposer qu’il était un auxiliaire des FARC (ndlr: plutôt qu’un médiateur). Ce qui nous a amenés à ouvrir une enquête et à l’appeler pour qu’il éclaircisse certaines interrogations. Nous avançons cependant avec beaucoup de précaution pour ne pas affecter l’Etat de droit, ni le tact diplomatique, ni les bonnes relations avec un pays ami comme la Suisse. C’est pourquoi nous sommes très ouverts à réaliser les interrogatoires par voie diplomatique, sans procédure agressive ou arbitraire.
Est-il inculpé d’un délit précis?
Non. Mais une enquête a été ouverte. On le soupçonne d’association de malfaiteurs, d’appuyer le terrorisme.
Concrètement, s’il vient en Colombie, sera-t-il arrêté?
Non, il ne sera pas arrêté. Il n’a pas encore été accusé. On veut l’entendre d’abord. Il peut venir ici; il n’y a pas de mandat d’arrêt contre lui.
Mais les charges sont très graves! Sera-t-il inculpé?
Il faut préciser que ce ne sont pas des charges formelles. Nous voulons qu’il réponde à nos questions. Par les voies qu’il désire. On ne va pas délivrer un mandat d’arrêt pour cela. Nous ne faisons pas de la diplomatie à travers la justice. Nous faisons de la justice à travers la diplomatie. Une fois qu’on l’aura entendu et qu’il aura éclairci toutes nos interrogations, nous réexaminerons les autres preuves. Et prendrons une décision.
Quand cette décision sera-t-elle prise?
Difficile de le dire. Mais l’importance de l’enquête doit nous amener à le faire rapidement.
7 MARS 2009
Défendu par l’ONU, l’OEA et RSF, ce correspondant colombien de Telesur (chaîne de Hugo Chavez) et de Radio France Internationale (RFI) s’est disqualifié aux yeux de la profession par sa collusion abjecte avec les FARC.
Une enquête de l’hebdo colombien Cambio confirme aujourd’hui sa complicité avec les terroristes, révélée par ce blog. Voyez la lettre adressée à l’ONU et à l’OEA par trois journalistes – dont votre serviteur – pour dénoncer leur appui à cet homme sans scrupules.
Contre mes amis du blog, je l’avais d’abord défendu quand il avait couvert la libération des quatre soldats par la guérilla le mois dernier. Ce que j’ignorais, c’est qu’il avait tenté de vendre à Al Jazeera l’atroce interview qu’il avait faite des quatre militaires sous la contrainte. Les FARC avaient menacé les otages de ne pas les libérer ou de même les tuer s’ils ne disaient pas le plus grand bien de leurs geôliers.
L’enquête de Cambio publie des échanges de courriels entre Hollman Morris et Raul Reyes, le n°2 des FARC. L’étroite relation entre le « journaliste » et les terroristes saute aux yeux. Morris donne du « viejo » au commandant des FARC Rodrigo Granda dans un courriel. C’est comme si j’avais dit « ma vieille » au chef des Farc quand je l’ai rencontré dans son campement. Morris est cité dans 101 messages !
Ce « journaliste » se convertit en intermédiaire des FARC dans les mails de Reyes, qui l’a accrédité le 21 avril 2004 pour susciter une rencontre entre lui et l’ambassadeur de France Daniel Parfait. Soit un mois et demi après ma rencontre avec Raul Reyes ! Je faisais mon métier, mais Morris jouait le jeu de la guérilla. Ainsi, dans un courrier à la guérilla, il lui propose de réaliser « un documentaire qui serait diffusé par les principales chaînes de toute l’Europe avec une bonne publicité. J’ai des contacts qui me le garantissent. Rappelle-toi que dans les moments de crise il a suffi d’un bon film ou d’une belle image ou d’un bon documentaire pour amener la fragile opinion publique à exiger des accords » avec les FARC pour l'échange d'otages contre les rebelles détenus. Hollman Morris a abandonné son rôle de témoin pour celui de conseiller de la guérilla !
Selon l’hebdo Cambio, le Parquet pourrait enfin engager des poursuites contre lui, ainsi que contre Carlos Lozano, l’un des chefs du parti communiste colombien (légal, faut-il le préciser pour ceux qui traitent le régime démocratique colombien de « fasciste »…), mais aussi contre l’émissaire suisse Jean-Pierre Gontard.
Voici le texte de Cambio :
El proceso de la 'farcpolítica' está llegando a la hora de las decisiones. Fiscales de la Unidad Antiterrorismo están a punto de definir la situación jurídica de Carlos Lozano, director del semanario Voz, y del asesor suizo Jean Pierre Gontard, y no descartan la posibilidad de ordenar la captura del ex ministro Álvaro Leiva y del periodista William Parra, cuyos nombres figuran en los expedientes por cuenta de las múltiples menciones que aparecen en el computador de 'Raúl Reyes', y quienes hasta ahora no han atendido las citaciones a rendir indagatoria.
Pero también empiezan a abrirse otros capítulos, entre ellos el del periodista Holman Morris, a quien la Fiscalía 11 de esa unidad lo investiga por una denuncia penal que formularon en su contra los agentes de la Policía Walter José Lozano, Alexis Torres y Juan Fernando Galicia, y el soldado William Giovanny Domínguez, que estuvieron en poder de las Farc y lo acusan de haberles hecho una entrevista bajo presión horas antes de ser liberados el 1° de febrero de este año.
Los testimonios de los uniformados no son los únicos que obran contra Morris. CAMBIO conoció que la semana pasada la Fiscalía aportó al proceso copias de 101 mensajes encontrados en el computador de 'Reyes' en los que el periodista aparece mencionado. El director del programa de televisión Contravía y uno de los más destacados reporteros en el tema del conflicto armado y los derechos humanos se verá en la obligación de explicarle a la Justicia sus contactos con las Farc, pues a juzgar por el contenido de las comunicaciones con el extinto número dos de esa guerrilla, la Fiscalía no descarta que el trabajo de Morris haya podido rebasar el fuero profesional.
Canje, a la orden del día
Algunos de los mensajes datan de 2004, cuando las Farc estaban moviendo el tema del canje humanitario de secuestrados por guerrilleros presos y buscaban ambientar el reconocimiento del estatus de beligerancia. En uno de los mensajes, fechado el 21 de abril, 'Reyes' le escribe a 'Ricardo', uno de sus contactos en Bogotá y le da instrucciones para una reunión con el Embajador de Francia. « Esta entrevista se hace por medio de Holman Morris -escribió 'Reyes'-. Él estaría allá y conviene que los dos se puedan encontrar antes. Usted me daría un teléfono celular por el que se encontraría con Holman. Si su tiempo alcanza, el encuentro se efectuaría el próximo miércoles 28 en la Embajada de ese país ».
El 4 de mayo, 'Reyes' se declara satisfecho por el informe de 'Ricardo' sobre su entrevista con el embajador Daniel Perfait, pero le llama la atención por no contarle nada acerca del papel de Holman: « Leí detenidamente su informe sobre la entrevista con el Embajador. Creo que fue una oportunidad para darle a conocer a ese gobierno nuestras propuestas políticas y nuestras preocupaciones por el futuro de los prisioneros. Nada comenta usted de Holman, este seguirá siendo el canal para dicha comunicación ». Y agrega: « A Iván (¿'Iván Márquez'?) le mando completo su informe, a los demás camaradas solo lo pertinente de la entrevista. Vamos a ver si más adelante avanzamos en nuevas conversaciones hasta plantearles nos den el reconocimiento de fuerza beligerante ».
Tres días después, Morris le escribe un correo a 'Rodrigo Granda'. Le dice que se siente alegre por haber contribuido al acercamiento con Francia y le hace una propuesta: « Viejo, quiero que pensemos y estudiemos la posibilidad de elaborar un buen documental sobre el tema del canje. Yo tengo algunos contactos que desde ya me dicen que lo colocarían en los primeros canales de sintonía de toda Europa con un buen despliegue publicitario. Recuerda que en momentos de crisis ha bastado con una buena película o con una buena imagen o un buen documental para volcar la frágil opinión pública a pregonar acuerdos y pedir verdades. Considero que en este momento es pertinente, cuando despliegues ponen en peligro la vida de los P (prisioneros) el decir sobre Europa generaría muchas cosas, pero mejor decirlo con imágenes y con testimonios de la población civil y de los muchachos ».
A partir del 13 de junio 'Raúl Reyes' comienza a ver con buenos ojos la propuesta de Morris de planear una visita del embajador francés a su campamento antes de que el diplomático regrese a París para hacerse cargo del Departamento de Relaciones con América Latina. Dos días más tarde, Morris le escribe un correo a 'Granda': « Ayer se celebró el día nacional de F. Me vi con el señor E y me manifestó que él estaría dispuesto a viajar entre los días 27 de julio hasta el 3 de agosto. El discurso ante decenas de invitados fue importante. Recalcó su respaldo a la posibilidad de intercambio y no a la represión para el tema de cultivos (…) ».
Y agrega: « Yo viajo a Barcelona el lunes 19 llegando para hacer la vuelta el 26 o 27. Te confirmo por esta vía. De tal manera que pudiera verme con nuestro amigo hacia el 29 tentativamente. Igualmente mi colega de Londres que estuvo conmigo abajo estaría el 29 en Colombia. Trae una propuesta muy importante, pero hay que tener en cuenta que mi colega y el señor E no se pueden cruzar en los viajes, por el mismo carácter de la misión que emprenderemos con el E. Coméntale a Darío (otro alias de 'Reyes') que le llevo el portátil que le prometí y copia de lo que grabamos hace unos meses. Un saludo solidario y esperando comentarios. H.M. »
La visita del embajador Parfait al campamento de 'Reyes' se vio frustrada porque Morris y un periodista italiano de la BBC de Londres fueron detenidos en el sur del país, situación que el jefe guerrillero les confirma en un correo a 'Ricardo' y a 'Hermes', otro de sus contactos. « Holman y Guillermo de la BBC alcanzaron a llegar hasta donde mí y a la salida fueron capturados en el río Putumayo -escribe 'Reyes'-. Por lo que dicen las noticias ellos alcanzaron a comunicar a sus agencias y los soltaron, por fortuna nada mío llevaban porque decidí a última hora no darles la entrevista. Hablamos los temas del Embajador y de trabajos a largo plazo ».
Al día siguiente, Morris le confirma a 'Granda' su detención pero lo tranquiliza diciéndole que no hay razón para preocuparse porque las autoridades no le han encontrado « nada comprometedor ». Y agrega: « Me imagino que ya sabes las noticias de Colombia y el anuncio del Gobierno para arrancar con el intercambio teniendo como apoyo al Gobierno francés y al suizo. Yo tengo dudas de lo que sostiene el Gobierno. ¿Tú qué opinas? ¿De verdad recibieron la propuesta que dice el Gobierno? Te lo pregunto porque precisamente en los últimos días hay una creciente energía para trabajar unidos por el acuerdo desde ex presidentes, intelectuales y periodistas, digamos que existe un buen momento para jugársela fuerte en la opinión pública ».
A mediados de 2006, las relaciones de Morris con las Farc parecen sufrir una fractura. El periodista denuncia una serie de amenazas en su contra y aunque le ha dicho a 'Reyes' que provenían de la mesa de Ralito, públicamente declara que podrían ser de cualquier actor armado. El 28 de mayo, 'Reyes' le escribe a uno de sus enlaces identificado como 'Sara' y le dice: « Con la cobarde respuesta de Holman, menos creo ahora en los cuentos de la amenaza contra este personaje. Además de cobarde, es irresponsable y oportunista. No se deje conseguir de ese tipo para nada ».
En octubre, 'Sara' le dice a 'Reyes' que 'Aníbal' -al parecer un jefe de frente- está preocupado porque el Eln le está copando su territorio y porque algunos de sus cuadros se pasean por allí con Morris y con Manuel Rozenthal, un amigo de este. En esos momentos las Farc y el Eln libran una cruenta guerra por el control territorial en Cauca y Arauca.
A partir de entonces, las Farc deciden hacerle inteligencia a Morris por medio de un hombre identificado como 'Javier'. En el computador de 'Reyes' aparece un mensaje de 'Natacha' según el cual « el periodista Holman le ha confirmado a 'Javier' que él es un cuadro de las Farc y que por gusto no lo fuese a comentar por ahí » (…). 'Reyes' le responde: « Es bueno que tú, el Partido y 'Javier' sepan que el periodista Holman Morris no es militante de las Farc y mucho menos un cuadro. Se trata de un farsante y oportunista empeñado en conseguir dinero por todos lados a costa del trabajo de los revolucionarios. Ojalá 'Javier' exprese sus satisfacciones aportando honramente a nuestra causa. Sí, me parece válida la relación de 'Javier' con Holman para acopiar información y conocer más de sus andanzas y relaciones ».
¿Cómo reanudó Morris sus contactos con las Farc para, entre otras cosas, lograr estar presente el día en que, gracias a Colombianos por la Paz, estas liberaron en forma unilateral a los cuatro uniformados que lo denunciaron ante la Fiscalía? CAMBIO se comunicó con el periodista quien dijo que no le concede mayor importancia al asunto, pero aceptó que podría haber enviado cuatro o cinco mensajes. « Los envié a jefes de las Farc para gestionar entrevistas en cumplimiento de mi deber profesional -aseguró-. Por lo demás, no me cabe duda de que se trata de textos apócrifos elaborados por quienes buscan hacerme daño a como dé lugar ».
5 mars 2009 http://info.rsr.ch/fr/news/rsr.html?siteSect=1053
Les geôliers terroristes d’Ingrid Betancourt et des 14 autres otages (dont les trois Américains) ont été « achetés et retournés », notamment « leur chef César », par le pouvoir colombien, pour la libération des séquestrés le 2 juillet 2008, affirme Noël Saez dans un entretien avec la Radio Suisse Romande (RSR). Cf. le lien ci-dessus. Mais je vous retranscris ici l'ensemble.L’ancien consul et émissaire français, qui nie par ailleurs avoir été un agent secret (mais je maintiens qu’il était un homme de la DGSE) appuie donc la version des FARC qui n’ont pas digéré le coup splendide de l’Opération Jaque (Mise en échec), mené par un commando de neuf agents secrets colombiens dissimulés en groupe humanitaire.
« On a été utilisés pour faire diversion et rendre crédible l’opération, on était à 400 km de l’endroit des libérations », dit « 008 » dans cette interview. L’émissaire suisse Jean-Pierre Gontard, qui fait l’objet d’ne enquête en Colombie pour son rôle auprès des FARC, notamment le versement d’une rançon aux rebelles pour faire libérer deux employés suisses de Novartis, « est tout à fait innocent des faits qu’on lui reproche », selon Saez.
« Ca ne tient pas debout les histoires de rançon versées par nous, c’est ridicule, selon des documents trouvés dans les ordinateurs de Raul Reyes. On a voulu me faire porter le chapeau et le président Sarkozy m’a défendu », ajoute-t-il. Noël Saez dénonce « le manque d’élégance du gouvernement colombien qui nous a jetés en pâture », et avoue avoir eu des attitudes de « sympathie avec FARC, c’est normal, on n’est pas médiateur si on n’a pas la confiance des parties. On nous a accusés d’avoir été complices et conseillers politiques des FARC. On n’était pas des mercenaires à la botte du gouvernement, on peut reprocher au gouvernement colombien de nous avoir salis », poursuit Saez.
Mon commentaire: dommage que je n'aie pu assister à cette conférence de presse, je suis en Comté. La RSR en rajoute dans ses commentaires contre la Colombie en assurant que 20 millions de dollars de rançon ont été payés par le pouvoir pour la libération d'Ingrid. Evidemment, leur source n'est autre que Lucas Galdron, « l'ambassadeur » des FARC en Suisse (cf. son interview au Temps le 15 mars 2007, que vous pouvez trouver sur mon blog. Il vit à Lausanne, et Gontard lui apportait des enveloppes cachetées de Raul Reyes sans savoir ce qui se trouvait à l'intérieur! Il l'a avoué à la télévision suisse TSR, c'est aussi sur mon blog).
Mon cher Noël, comment peux-tu inventer de telles absurdités, avec tout le respect que je te dois ? Si une rançon quelconque avait été versée aux geôliers d'Ingrid et des trois Américains dans un tel retournement des terroristes, qui aurait payé ? Mais la France et les USA ! Et pourquoi César aurait-il pris une telle râclée dans l'hélico quand le commando lui a pris son pistolet 9mm ? Tu as vu son oeil au beurre noir ! S'il avait été de mèche, il serait aujourd'hui en France réfugié politique, et c'est toi qui l'aurait accompagné avec Ingrid en classe Affaires, comme cela a été fait pour Wilson Bueno, alias Isaza, qui n'avait libéré qu'UN otage, Oscar Tulio Lizcano, de seconde catégorie si j'ose dire…
5 mars 2009
Voici un entretien de « 008″ au quotidien Le Parisien. Il a oeuvré gratuitement pour Ingrid ! Mais il oublie de signaler qu'il a obtenu la Légion d'Honneur. Quant au collègue, il ne pose pas LA question à Saez: quel fut le montant de la rançon qu'il a payée à des faux guérilleros ???
Voici l'article:
Ancien militaire « mais pas agent secret », assure-t-il devenu diplomate, Noël Saez*, 67 ans, est consul de France à Bogot álorsque la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt est enlevée par les Farc en 2002. Saez est alors chargé d’établir le contact avec la guérilla marxiste.
Pourquoi accusez-vous Ingrid Betancourt d’ingratitude ?
Noël Saez. Après sa libération le 2 juillet 2008, elle ne m’a ni téléphoné, ni écrit, ni envoyé un simple e-mail de remerciement.
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Alors que nous sommes rentrés de Bogot áà Paris dans le même avion, avec Bernard Kouchner, elle ne s’est pas approchée de moi de tout le vol. Or, Jean-Pierre Gontard (NDLR : l’autre émissaire français auprès des Farc) et moi, nous avons pris tous les risques, pendant six ans, pour tenter d’obtenir sa libération. Ingrid est allée partout remercier les chefs d’Etat, le pape, les grands de ce monde. Mais elle a oublié les deux zozos qui ont accompli pour elle vingt missions dans la jungle, en 4 x 4, en pirogue et à dos de mulet ! Je me suis trouvé deux fois sous les bombes de l’armée colombienne et j’ai vu un jour ma mule sauter sur une mine à quelques mètres devant moi !
Quand avez-vous revu Ingrid Betancourt ?
Elle est passée en janvier à Mexico, où je vis, et j’ai demandé à la voir. Je lui ai dit ce que j’avais sur le coeur. Elle était gênée, peinée, a reconnu son erreur et appelé aussitôt, sur son portable, mon collègue Gontard à Genève.
Cela étant, c’est l’armée colombienne, et non vous, qui a libéré Ingrid. Où étiez-vous ce jour-là ?
A Bogotá,loin de l’action. Jean-Pierre Gontard et moi étions arrivés la veille de la jungle colombienne, près du Pacifique, où nous devions rencontrer un émissaire du chef des Farc, le commandant Cano, pour négocier les conditions de la libération d’Ingrid et d’autres otages malades. Comme par hasard, notre mission secrète avait été révélée par la presse colombienne ! En fait, nous avons servi de leurre : les Farc sont éclatées en plusieurs fronts autonomes, et Bogot áa attiré l’attention sur nous pour mieux surprendre le groupe qui détenait Ingrid. Les Colombiens me l’ont avoué ensuite.
D’ex-otages américains détenus avec Ingrid l’accusent d’« égoïsme »…
Cela me paraît déplacé. Dans les camps, Ingrid était la seule femme face à vingt hommes ou plus.
Elle a dû se défendre, a pu avoir des moments de mauvaise humeur. En tout cas, je ne crois pas du tout qu’elle les ait dénoncés auprès des Farc comme « espions de la CIA ».
Avez-vous été récompensé pour votre action ?
Non, mais je n’ai rien demandé. J’avais mon salaire de diplomate jusqu’à ma retraite en 2004. Ensuite, j’étais bénévole. Le Quai d’Orsay payait mes billets d’avion et m’avançait 1 000 € par ci, 1 500 $ par là pour mes frais, sur justificatif. C’est tout.
* Noël Saez publie aujourd’hui « l’Emissaire », Editions Robert Laffont, 246 pages, 19 €.
4 MARS 2009
Quand s'arrêtera donc l'oeuvre de démolition contre Ingrid Betancourt?
L'ancien émissaire de la France en Colombie chargé du dossier Ingrid Betancourt, Noël Saez, a indiqué mercredi que l'ex-otage des FARC avait été « ingrate », après sa libération par l’armée colombienne, envers lui et son homologue suisse Jean-Pierre Gontard.
« Il n'y a pas eu le moindre signal (de sa part), une rencontre, un coup de téléphone, rien. Elle a été ingrate », après sa libération le 2 juillet par les forces spéciales colombiennes, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à l'occasion de la sortie jeudi de son livre « L'émissaire » (Robert Laffont). Il y aborde le dossier Betancourt et sa vie de diplomate, principalement en Amérique latine.
« Ingrid Betancourt, j'ai risqué ma vie pour elle, elle a fait le tour du monde, elle a remercié les grands de ce monde, le pape, le président et autres et puis elle a oublié certains, les plus petits, les plus exposés, ceux qui ont pris plus de risques », a-t-il poursuivi.
Rappelons que Noël Saez a effectué une trentaine de voyages en Colombie, payés par les contribuables français, pour entrer en contact avec les FARC entre 2002 et 2008 afin de tenter d’obtenir la libération d’Ingrid, de son vrai nom Betancur (francisé en Betancourt). Pour l’otage français Christophe Beck, enlevé pendant un an par la guérilla colombienne, la France n’a envoyé aucun émissaire, et a même refusé un prêt de 10.000 euros à sa famille pour payer la rançon de 600.000 dollars exigée par les rebelles. Libéré en 2006, il est désormais ruiné, puisque son épouse a dû vendre tous leurs biens pour régler la rançon. Le couple vit dans une caravane près de Perpignan.
« Quand je l'ai vue à Mexico en janvier, j'étais extrêmement touché et je lui ai dit : c'est bien de remercier les grands de ce monde mais il ne faut pas oublier les petits, ceux qui ont risqué leur vie pour toi », a-t-il ensuite expliqué à l'AFP.
« Je pense qu'elle a été prise dans le tourbillon médiatique. Elle a reconnu que c'était vrai et m'a remercié pour ce que nous avions fait Jean-Pierre Gontard et moi », a-t-il ajouté.
Interrogé sur les accusations portées par l'un des trois ex-otages américains qui a notamment dénoncé l' »égoïsme, l'orgueil et l'arrogance » d'Ingrid Betancourt, Noël Saez a répondu : « La vie dans les camps est une horreur et il se peut qu'il y ait des tensions entre otages, mais non, je ne pense pas qu'Ingrid soit comme ça ».
Après l'enlèvement d'Ingrid Betancourt, le 23 février 2002, Noël Saez, 67 ans, ancien militaire devenu diplomate, aujourd'hui retraité, ainsi que Jean-Pierre Gontard, ont négocié au nom de la France, l'Espagne et la Suisse, en vue d'obtenir un « accord humanitaire » visant à échanger les otages dits « politiques » contre quelque 500 guérilleros emprisonnés.
Bogota a mis fin à leur mission après la libération de l'otage par l’armée colombienne.
3 février 2009
A ne pas manquer le 5, le 6 ou le 9 février sur la TSR, ou sur TV5. C'est un sujet explosif. Je l'évoque longuement dans mon dernier livre « Les secrets de l'opération Betancourt » (Fayard). Si vous ne le trouvez plus dans les librairies, il est disponible sur amazon.com.
Voici l'annonce du programme par la TSR:
A vos magnétoscopes!
jeudi 5 février à 20:05 sur TSR1
TEMPS PRESENT
- Diplomates suisses dans le piège colombien
En juillet 2008, la libération d'Ingrid Bétancourt signe la fin de la médiation suisse pour la paix en Colombie. La diplomatie de Micheline Calmy-Rey devient la cible de toutes les critiques. Son émissaire, le professeur genevois Jean-Pierre Gontard, est accusé d'avoir servi la cause des Farc, la guérilla colombienne. Il est accusé d'avoir versé une rançon de 500 000 dollars pour faire libérer deux employés de Novartis. Cette enquête exclusive, étayée par des documents et des témoignages inédits, notamment celui de Jean-Pierre Gontard, fait toute la vérité sur cet épisode musclé des relations entre Bogota et Berne. Une vérité qui surprend et qui dérange.
Comment s'est réellement déroulée la libération des deux employés de Novartis pris en otage par les Farc en 2001 ? Pourquoi l'émissaire suisse Jean-Pierre Gontard, qui travaillait d'arrache pied depuis des années pour faire libérer Ingrid Bétancourt, s'est-il enfoncé dans la jungle quelques jours seulement avant la libération musclée de la franco-colombienne ? Quelle fut le rôle de sa mission, secrète, dans cette libération ?
Temps présent a obtenu des documents inédits, des textes officiels mais aussi des photos et des images exclusives, qui montrent combien le public a été mal informé sur cette affaire. Une rançon qui se chiffre en millions de dollars, des manipulations, des mensonges et des demi-vérités. Alors qu'il est l'objet de poursuites judiciaires en Colombie, pour la première fois, le très discret émissaire suisse Jean-Pierre Gontard a accepté de raconter sa version des faits.
Temps présent a également obtenu des interviewes exclusives d'un représentant des Farc, des plus hautes autorités suisses et colombiennes et aussi d'hommes et de femmes, détenus en otage pendant des années dans la jungle colombienne. Un thriller diplomatique qui met en lumière le délicat travail des médiateurs, ces diplomates de l'ombre qui tissent des liens avec les factions armées les plus violentes de la planète dans un seul but : ouvrir la voie à des négociations de paix. Au delà de l'épisode colombien, ce documentaire s'interroge sur le rôle que la diplomatie suisse peut encore jouer dans la promotion de la paix dans le monde. Un rôle délicat, difficile et qui parfois, se solde par l'échec.
Rediffusion le vendredi 6 février 2009 à 1h35 et le lundi 9 février 2009 à 9h50 sur TSR2. Et visible en tout temps sur le site de Temps Présent après la diffusion TV.
Un reportage de Anne-Frédérique Widmann et Marie-Laure Widmer Baggiolini Image : Olivier Kunz Son : Emilie Spierer Montage : Roland Joseph
Le site internet www.tempspresent.ch
16 JANVIER 2009
Il s’agit d’Angelino Garzon, ancien militant syndicaliste, connu pour appartenir au Pôle démocratique alternatif (PDA), le groupement de gauche opposé au président de droite Alvaro Uribe.
Devenu gouverneur de Cali de 2003 à 2008, cet homme vient de donner ainsi un appui de taille indirect au chef de l’Etat pour qu’il tente de se représenter à la présidentielle, en 2010.
Comment va-t-il résoudre la présence en Suisse de Lucas Galdron, « ambassadeur » des FARC, et de multiples militants colombiens de l'organisation terroriste ?
14 janvier 2009 Les sanctions prises mercredi par le Département du Trésor des USA visent à geler les actifs de ces délégués du terrorisme colombien dans des sociétés américaines, et à interdire toute transaction financière ou commerciale entre des entreprises ou des citoyens américains avec les personnes concernées.
Le Trésor américain justifie cette décision par le fait que « ces individus, en tant que représentants des FARC et membres de leur Commission internationale, tentent de recruter des militants et d’obtenir appui et protection pour les activités des FARC dans le trafic de drogue et le terrorisme ». La mesure concerne :
- Omar Arturo Zabala Padilla, alias Lucas Galdron. Selon le Trésor, « il dirige près de 80% des activités des FARC en Europe », comme responsable pour la France, la Suisse et l’Italie. - Vlaudin Rodrigo Vega, alias « Carlos Vlaudin », dirige les FARC en Australie.
- Maria Remedios Garcia Albert, alias Irene ou Soraya, dirige les FARC en Espagne. Arrêtée le 26 juillet dernier à Madrid, elle a été relâchée aussitôt par le juge Baltasar Garzon après le paiement d’une caution de 12.000 euros. Mon commentaire :
- Mes lecteurs n’ignorent rien de la présence de Lucas Galdron en Suisse. Ce professeur de philo a enseigné sans aucun problème à Lausanne, où il réside. Dans mon récent livre sur « Les secrets de l’opération Betancourt » (Fayard), je cite son entretien au quotidien Le Temps de Genève du 15 mars 2007. Il y confirme ma version sur le fait qu’Ingrid Betancur s’était volontairement jetée dans la gueule du loup le 23 février 2002 pour être enlevée par les FARC en Colombie, croyant qu’elle le serait pour quelques semaines, afin de remonter dans les sondages pour l’élection présidentielle de mai 2002. Elle n’avait que 0,3% d’intentions de vote ! - La déléguée en Espagne a trouvé en 24 heures 12.000 euros pour payer une caution. Je m’interroge sur l’origine de ces fonds. S’il me fallait sortir une telle somme, je n’y parviendrais pas, et surtout pas en 24 heures !
- Le délégué en Australie. J’aimerais savoir quelle est l’opinion de l’ex-Premier ministre Howard, que mes lecteurs citent sur mon site pour ses déclaration sur l’intégration des immigrés (« où vous vous intégrez, ou vous partez »). - Je reste ébahi par la naïveté des USA. Pourquoi leur a-t-il fallu tant de temps pour prendre une telle décision ? Le contenu des ordinateurs de Raul Reyes, cité par les Américains pour justifier leurs mesures, est connu depuis mars 2008 !
- Ma surprise concerne aussi la Suisse. Dans mon livre, je vous révèle la réponse de la ministre helvète des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, à mes questions sur la présence de Lucas Galdron en Suisse. Selon elle, les représentants des FARC n’y ont aucune activité criminelle ou délictueuse. Washington va-t-il condamner Berne, comme complice des terroristes colombiens ? - Une dernière question : comment Lucas Galdron a-t-il pu passer impunément trois mois à Paris après son entretien avec Le Temps en 2007, sans faire l’objet d’aucun contrôle policier de la DGSE ou de la DST ? C'est une autre révélation de mon livre. Pour ne pas froisser les FARC, dont Paris attendait inutilement un geste : la libération de la Colombienne Ingrid Betancur. J’enlève le point d’interrogation, car la réponse est celle-là. Les chefs rebelles, dont Raul Reyes, connaissaient déjà le talon d’Achille français : ils y avaient envoyé leurs familles profiter en France des libéralités de notre pays, avec aide financière, logement social, etc. Une fois encore, les détails sont contenus dans mon livre…Il aura fallu 9 agents secrets colombiens pour libérer Ingrid dans l’opération Jaque, au péril de leur vie, sans aucune aide de la France…
*Une toute dernière remarque : qui sait si les biens financiers des FARC ne se sont pas envolés en fumée dans les hedge funds des banques et de Bernie Maddox, l’escroc aux 50 milliards de dollars, approvisionné comme vous le savez par des banques françaises, suisses et espagnoles ! Y aurait-il un ersatz de morale dans cette histoire ???
26 décembre 2008
800 otages colombiens pourrissent dans la jungle sous le joug des FARC, certains depuis ONZE ans, et six d’entre eux attendent leur libération prochaine, annoncée par les terroristes pseudo-communistes.
Cette époque sacrée, entre Noël et le Nouvel An, s’est convertie en 2008, pour les familles de ces victimes, en un martyre pire que jamais, dans l’oubli total de la communauté internationale.
Ni le pape Benoît XVI, ni Ingrid Betancur, ni le président français Nicolas Sarkozy n’auront eu le moindre mot, le jour de Noël, pour appeler les FARC à libérer leurs victimes.
La barbarie des terroristes colombiens continue sans vergogne, avec un zeste supplémentaire de cruauté : malgré l’appel des familles de militaires et soldats otages, les FARC n’ont toujours pas révélé les identités des trois officiers militaires et du gradé de la police qu’elles ont l’intention de libérer, en même temps que les anciens élus Alan Jara et Sigifredo Lopez.
Mettons-nous un instant dans la peau de ces proches. Ils ont appris depuis une semaine que les rebelles vont relâcher quatre gradés, mais ils sont au total 26 officiers aux mains des FARC. Qui va sortir de l’enfer ? Qui restera ?
Le sadisme de la guérilla se nourrit de ces horreurs. Pour le compléter, la sénatrice d’extrême gauche Piedad Cordoba, complice des FARC qui l’ont déléguée pour recevoir les six bienheureux, n’est pas en reste. Elle souhaite la présence d’une commission internationale pour cette libération, avec personne d’autre que les délégués des pays suivants : Venezuela, Equateur et Argentine. Ce sont tous des régimes ennemis de son propre pays !
Le président colombien Alvaro Uribe a déjà annoncé qu’il donnait tout pouvoir au CICR (Comité international de la Croix rouge) pour assurer ces libérations, et à personne d’autre.
Tous les autres otages, auxquels nous nous devons de penser sans relâche, sont hélas appelés à moisir davantage sous la terreur des FARC. Les rebelles ont à nouveau annoncé hier leur exigence préalable d’un mini-Etat pour négocier un échange entre leurs victimes et les guérilleros emprisonnés en Colombie.
Qu’attend notre président Nicolas Sarkozy, un an après sa supplique à « Monsieur Marulanda » en faveur d’Ingrid Betancur, pour lancer un appel à « Monsieur Alfonso Cano », nouveau chef des FARC, afin de le rencontrer et d’obtenir la libération des otages contre la reconnaissance politique d’une guérilla désormais sensible aux valeurs de l’Humanité ?
