SIGIFREDO LOPEZ

6 février 2009

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est félicité de la libération de six otages par la guérilla colombienne des Farc et a demandé que tous les autres otages encore détenus par elle ou par d'autres groupes rebelles soient libérés immédiatement.

 

« La libération cette semaine de six otages détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) est une bonne nouvelle et le secrétaire général espère qu'elle sera suivie de nouvelles libérations,  » a déclaré la porte-parole de M. Ban, Michèle Montas, dans un communiqué.

 

Le chef de l'ONU « est soulagé de voir que parmi les personnes libérées, se trouve l'ancien gouverneur du département de Meta, Alan Jara, qui avait été enlevé par les Farc en 2001 alors qu'il se déplaçait dans un véhicule de l'ONU« , a-t-elle ajouté.
« L'enlèvement est un crime inhumain et injustifiable, en même temps qu'une grave violation des droits de l'homme et du droit international humanitaire », poursuit le communiqué.

 

M. Ban appelle « les Farc et les autres groupes à libérer tous leurs otages immédiatement », conclut-il.

Rappelons que les terroristes des FARC séquestrent plus de 800 otages, certains enchaînés depuis 11 ans, comme le général Luis Mendieta.

LA FRANÇE EPARGNE LES FARC DANS LEUR MASSACRE DES 11 DEPUTES DE CALI, SANS S’EXCUSER D’AVOIR MIS EN CAUSE A TORT L’ARMEE COLOMBIENNE EN 2007 6 février 2009 

Prompte à enfiler l’habit de pompier pour défendre les droits de l’Homme, la France continue de se distinguer par sa myopie face au terrorisme des FARC en Colombie, comme en témoigne sa réaction après la libération de Sigifredo Lopez. Douze députés de Cali avaient été enlevés par un commando de cette guérilla en 2002. Onze de ces otages ont été lâchement exécutés par leurs bourreaux le 18 juin 2007, dans un crime collectif contre l’Humanité. Le seul survivant fut Sigifredo Lopez, apparemment soigné ce jour-là dans un autre campement rebelle. 

Les FARC avaient attendu le 28 juin pour annoncer que les 11 parlementaires avaient été tués « par des tirs croisés, quand un groupe armé, non identifié jusqu'à présent, a attaqué le campement où ils se trouvaient ».  Les terroristes n’avaient pas mis en cause l’armée, et pour cause. Les documents saisis dans les ordinateurs de Raul Reyes, le N°2 des FARC abattu le 1er mars 2008, ont été validés par une enquête d’Interpol. Ils prouvent que les geôliers des 11 députés avaient assassiné par erreur leurs otages quand un autre groupe rebelle s’était approché du campement. Un texte du fondateur des FARC, Manuel Marulanda, confirmait cette méprise. Les rebelles étaient même invités à attirer si possible l’armée colombienne, les jours suivants, dans un guet-apens près du site tragique, pour échanger des tirs avec elle, et lui imputer les exécutions ! (Voir les détails dans mon livre sur « Les secrets de l’opération Betancourt » -Fayard) Sigifredo Lopez a confirmé les aveux contenus dans les courriers de Raul Reyes, en dénonçant « la lâche exécution » de ses camarades par les FARC, « le 18 juin 2007, à 11H30 du matin ». 

Face à ces crimes contre l’Humanité, qu’a fait mon pays, autoproclamée patrie des droits de l’Homme ? Le jour même de l’annonce de la tuerie, Paris avait immédiatement réagi, en affirmant que l'usage de la force pour libérer les otages en Colombie « doit être absolument proscrit », sans attendre le démenti officiel de Bogota sur une implication de l’armée colombienne. Ainsi, le régime du président Sarkozy culpabilisait d’entrée le gouvernement colombien pour ce massacre, alors même que les FARC n’avaient pas incriminé son armée, mais « un groupe armé ». Je me souviens avoir alors réagi ainsi devant les médias français: si les FARC n’accusent pas Alvaro Uribe et ses militaires de ce massacre, c’est qu’il y a un problème ». 

Face au démenti colombien, la France n’a jamais fait amende honorable, alors qu’elle sait le faire dans des cas similaires en reconnaissant avoir été abusée par des informations prématurées des médias. Ce fut justement le cas dans cette affaire, avec un texte d’une grande agence de presse mettant en cause un « groupe militaire » dans les tirs croisés. Paris n’a même pas daigné alors faire machine arrière. Quand Interpol a authentifié les documents des FARC saisis dans les ordinateurs de Raul Reyes, Paris n’a pas amendé davantage sa position. 

Et aujourd’hui, après l’accusation officielle des FARC par Sigifredo Lopez, le Quai d’Orsay joue à l’autruche, comme si le massacre restait un mystère. Les « pensées de la France », dixit le communiqué, vont aux onze « qui ont trouvé la mort en mai 2007' ». Le ministère a besoin de se connecter à mon blog: les 11 n'ont pas trouvé la mort, comme s'ils avaient été victimes d'un accident de la route! Ils ont été exécutés par les FARC, et de 95 balles de AK-47, et ce massacre a eu lieu non pas en mai, mais le 18 juin 2007. Une date facile à remémorer, Messieurs, si vous n'avez pas oublié le 18 juin 1940…

Je vous livre la réaction du ministère français des Affaires étrangères ce vendredi : 
 COLOMBIE
LIBERATION DE M. SIGIFREDO LOPEZ
COMMUNIQUE
DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
ET EUROPEENNES 

(Paris, 6 février 2009) 

La libération, le 5 février, de l'ancien conseiller général du Département du Valle del Cauca, M. Sigifredo Lopez,  réjouit tous ceux qui oeuvrent pour mettre fin au calvaire des personnes détenues par la guérilla. Nous nous associons à la joie de sa famille et de ses proches. Nous espérons que cette nouvelle libération, qui fait suite à celle de 4 membres des forces de sécurité le 1er février et à celle de l'ancien gouverneur du Meta Alan Jara le 3 février, pourra ouvrir la voie à la libération des 22 militaires et policiers encore retenus par les FARC. Nous saluons la contribution déterminante du CICR et des autorités brésiliennes à ces dénouements heureux. 

Au moment où M. Lopez retrouve la liberté, les pensées de la France vont aux onze autres conseillers généraux de Cali enlevés par les FARC en 2002, et qui ont trouvé la mort en mai 2007.  La France reste disponible pour apporter une contribution permettant la libération des otages encore détenus par les FARC. Elle appelle les FARC à libérer tous les otages qu'elles détiennent et à renoncer définitivement à la violence./. 

5 février 2009 Ce blog avait révélé le vil assassinat par les FARC dès onze députés de Cali, enlevés le 13 juin 2002 par les terroristes, à partir des documents saisis dans les ordinateurs de Raul Reyes, le n°2 de la guérilla abattu le 1er mars 2008. 

Comme les régimes et médias de gauche n’ont jamais donné crédit à ces preuves intangibles contenues dans des disques durs authentifiés par Interpol, il leur faudra désormais utiliser l’indicatif quand ils évoqueront ce massacre : les FARC ONT exécuté les 11 députés de Cali, et non pas AURAIENT exécuté. Unique survivant de la tuerie, puisqu’il se trouvait apparemment malade dans un lieu proche, Sigifredo Lopez, lui aussi député de Cali, a été catégorique ce soir après sa libération par la guérilla: « ce terrible assassinat est une plaie à l’âme que jamais le pays ne pourra oublier. Mes compagnons n’ont jamais mérité d’être assassinés par les FARC le 18 juin 2007 à 11H30 du matin », a-t-il affirmé à son arrivée. 

La Communauté internationale se doit de réagir avec une fermeté sans précédent contre ces crimes contre l’Humanité révélé officiellement par un témoin de choc : l’ex-otage Sigifredo Lopez. Les onze députés avaient été abattus à coups de rafales de AK-47, dans le dos. 95 impacts de balles avaient été comptabilisés dans leurs cadavres.  

sigifredolopezlibre.jpg

5 FEVRIER 2009 

L'otage des Farc Sigifredo Lopez vient d'être libéré jeudi dans le sud de la Colombie, après sept ans de captivité, a annoncé le Comité international de la Croix-Rouge. Il vient d'atterrir à Cali où il a retrouvé sa femme et ses enfants (photo).

« Ce matin, dans un secteur rural du département de Cauca, les Farc-Ep ont remis l'ex-député Sigifredo Lopez à la sénatrice Piedad Cordoba et à des délégués du CICR », a annoncé le porte-parole du CICR, Yves Heller.Sigifredo Lopez est le sixième otage de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) libéré depuis dimanche, conformément à un engagement pris par le groupe armé, le 21 décembre, de relâcher sans contrepartie six de ses 28 otages « politiques ».
Sigifredo Lopez, 45 ans, avait été enlevé le 11 avril 2002, avec un groupe de onze autres députés du département du Valle (sud-ouest) dont il est le seul survivant. Ses onze « frères », comme il les avait surnommés, avaient été tués le 18 juin 2007 par des guérilleros qui croyaient qu'une attaque de l'armée sur leur campement était imminente. L'ancien député avait survécu, ayant été séparé du groupe quelques jours plus tôt, apparemment en raison d'une maladie.
Après ces six libérations, les Farc détiennent encore 22 otages dits « politiques », c'est-à-dire échangeables de leur point de vue contre des combattants de la guérilla incarcérés, et 800 civils au moins.

Le 5 février 2009

Voici la traduction annoncée par COLIBRI que nous remercions chaudement !

« La présence, dimanche 1er février 2009, des journalistes Hollman Morris, Leonardo Acevedo et Camilo Raigozo (le premier, correspondant de Radio France Internationale, RFI, et les deux autres de l’hebdomadaire communiste colombien Voz), sur le lieu choisi par les FARC pour remettre en liberté les quatre otages (policiers et militaires), a mis en péril leur vie tout autant que la réalisation de cette opération de sauvetage.

Ce sont elles, les FARC, et non le gouvernement, qui ont mis sur pied cette provocation, peut-être avec l’intention que l’armée les attaque et que tout cela se termine dans un bain de sang. Ce qui est grave, c’est qu’un media français (RFI) et l’organe de presse du Parti communiste colombien sont impliqués dans cette provocation. Ce qui est grave aussi, c’est qu’au demeurant, personne n’en fait aujourd’hui le reproche aux FARC, alors que les medias, en revanche, répercutent, sans prendre aucune distance critique avec cette affirmation, le mensonge inventé par le journaliste Enrique Botero, membre de la mission humanitaire, selon lequel l’Armée colombienne a tenté d’“entraver” ce sauvetage.

Il est évident que le but des quatre journalistes impliqués dans cette affaire (Botero, Morris, Acevedo et Raigozo) n’était pas de contribuer au succès de la mission humanitaire, mais d’aider à mettre sur pied une opération de propagande en faveur des FARC, lors même que cela ferait courir des risques aux otages. Par là-même, les FARC ont rompu l’accord qu’elles avaient avec la Croix Rouge Internationale en invitant et en incluant subrepticement trois personnes (Morris, Acevedo et Raigozo), qui n’étaient pas prévues dans les plans de la mission, afin qu’elles arrivent dans la zone de la libération avant la mission humanitaire. Une telle incursion, abusive et extrêmement dangereuse, était impossible à réaliser sans une aide directe des FARC (du fait des anneaux de sécurité – ceux des FARC comme ceux de l’Armée – et des mines antipersonnelles qui entourent certains des campements des FARC).

Les trois étaient donc de mèche avec les ravisseurs, puisque seules les FARC, les autorités brésiliennes et la Croix rouge internationale connaissaient les coordonnées de l’endroit où se trouvaient les otages. Par ailleurs, Jorge Enrique Botero, l’auteur de la fausse information ultérieure sur les “opérations militaires” qui auraient “entravé” la remise des quatre otages –élément qui a été démenti par les quatre libérés, par les autorités colombiennes et par le colonel brésilien Aquiles Furlán, lequel a nié catégoriquement au micro de la radio colombienne qu’il y ait eu dimanche des tirs ou quoi que ce soit de semblable dirigés contre eux, – a vendu à la presse nord-américaine, spécifiquement à Associated Press, quelques photos de cet évènement (publiées par le Washington Post le 2 février), ce qui prouve qu’il ne figurait pas, au sein de cette mission de sauvetage des otages, en qualité de témoin et de garant, mais bien en tant que journaliste et agitateur.

Botero, qui affirme que des avions militaires colombiens ont effectué des survols “en cercle” au-dessus du point où se trouvaient les quatre otages, a révélé en outre qu’il était arrivé au campement de la guerrilla porteur d’un équipement électronique qui lui a permis d’enregistrer “ les conversations des équipages militaires qui (sic) donnent des ordres et disent qu’il faut aller les chercher par la voie terrestre” (source : El Espectador, Bogotá, 2 février 2009). Tout indique que l’équipement électronique sophistiqué utilisé par Jorge Enrique Botero appartient à Telesur.

Botero est le correspondant de cette agence de presse vénézuélienne. Néanmoins, sa présence au sein de cette mission n’avait rien à voir avec le journalisme, aux termes d’un accord qu’il avait accepté et dont il a ensuite violé les termes. A la différence de Botero, le journaliste Daniel Samper Pizano, qui a également fait partie de cette mission humanitaire, en qualité de garant, a eu un comportement de respect absolu du statut de neutralité exigé des membres de cette mission.

Comme l’équipage de l’hélicoptère brésilien impliqué dans la mission humanitaire n’a pas accepté de transporter Hollman Morris après le sauvetage des otages, au motif qu’il ne faisait pas partie de la mission, le journaliste a quitté le campement de la guerrilla par la voie terrestre et à été soumis ultérieurement, à Unión Peneya, à un contrôle de la part des militaires.
Un communiqué du ministère colombien des relations extérieures reconnaît ce fait et explique que “le commandant de la base militaire lui a proposé, à titre préventif, une protection, que Monsieur Morris a rejetée”. La chancellerie colombienne a souligné qu’Hollman Morris “bénéficie de mesures préventives sollicitées par la Commission interaméricaine des droits de l’homme” et que “bien qu’il invoque un risque extraordinaire pour sa vie, il s’est exposé à un risque extrême [en se rendant dans le campement des FARC], sans informer l’Etat dont il revendique la protection”.

Le ministère public colombien (le parquet) a ouvert une enquête préliminaire pour déterminer si Hollman Morris s’est rendu coupable du “délit de contrainte illégale, de menace ou autre délit, au cours des faits vécus par les agents de force publique avant leur libération” (source : El País, Cali, 4 février 2009). Mais il ne s’est pas prononcé sur le rôle joué par Jorge Enrique Botero et par les journalistes de Voz dans les faits qui se sont déroulés dimanche dernier 1er février.

Quant à RFI, tout indique que cette radio essaie de prendre ses distances avec l’affaire dans laquelle est impliqué son correspondant en Colombie. Dans un communiqué, RFI a indiqué qu’“aucune interview liée à cette libération [des policiers et du militaire] n’a été proposée par Hollman Morris ” à RFI et que ladite radio ne lui en avait pas demandé. Le communiqué ajoute qu“aucune déclaration des otages n’a été diffusée ou utilisée dans les programmes de RFI”. Si Morris n’a pas enregistré ces déclarations pour RFI, on ne comprend pas pourquoi il a accepté de courir de tels risques énormes, pour sa vie et pour celle des otages. Il ne faut pas oublier ceci, les déclarations très claires des ex-otages libérés le 1er février, surtout celles de Juan Fernando Galicia et de Walter José Lozano. Ceux-ci ont expliqué à Bogotá comment les hommes des FARC les avaient préparés et obligés, eux, les otages “libérables”, sous la menace de les tuer ou de ne pas les remettre en liberté, à mentir à des journalistes qui allaient les interviewer (Morris, Acevedo y Raigozo), avant leur libération.

Le président Alvaro Uribe, qui a suspendu les survols dans la zone de libération des otages, même à une altitude supérieure à 20 000 pieds, a expliqué que les survols militaires du 1er février avaient été inclus dans les accords passés avec la mission humanitaire. Le chef d’Etat a critiqué avec force l’attitude de Jorge Enrique Botero et d’Hollman Morris, qui, selon lui, ont profité de la mission pour se faire “les complices permissifs du terrorisme”. Uribe a particulièrement critiqué l’attitude de Botero qui “n’a pas respecté les règles du jeu” de la mission humanitaire. “Il ne s’y est pas joint en tant que garant, mais en tant que publiciste du terrorisme. La liberté de la presse, c’est une chose, mais c’en est une autre d’utiliser la carte de journaliste pour se transformer en publiciste du terrorisme”.

Botero, Morris, Acevedo et Raigozo sont une honte, un discrédit pour la profession de journaliste. Ce qu’ils ont fait dans ces circonstances est une insulte pour tout journaliste qui se respecte. Ils ne se sont pas rendus dans ces endroits pour obtenir honnêtement des informations pour leurs lecteurs. Ils se sont déplacés là-bas pour y jouer un rôle écrit à l’avance par d’autres, pour se mettre au service d’une propagande, de la propagande d’un groupe terroriste. Avec cette manœuvre, les FARC ont violé les termes de leur accord avec la Croix rouge internationale et se sont moqué du reste des journalistes du pays et du monde. Dans deux lettres adressées à Antoine Schwarts, président de RFI, et à la Commission interaméricaine des droits de l’homme, les ex-otages libérés, Walter José Lozano Guarnizo, Alexis Torres Zapata, Juan Fernando Galicia Uribe et William Giovanny Domínguez Castro ont demandé que les déclarations forcées et recueillies sous la menace de la mort qu’ils ont données au correspondant de RFI ne soient pas diffusées. Les méthodes utilisées par les FARC, consistant à intimider et à faire mentir leurs victimes sans défense pour essayer de se donner une image internationale positive, expliquent ce qui s’est produit ensuit : la libération de l’otage Alan Jara a été suivie de déclarations inadmissibles de la part de celui-ci.

Nul ne peut plus en douter: les FARC soumettent leurs otages à des menaces et à un traitement psychologique dévastateur pour que ceux-ci, même après avoir retrouvé leur liberté, jouent un rôle néfaste en faveur des terroristes, comme si cela était la chose la plus naturelle qui soit. Espérons qu’avec le temps qui passe, Alan Jara récupérera sa véritable identité morale et intellectuelle et rejettera les violentes déclarations qu’il a lancées contre le gouvernement colombien et contre le pays en général, tout en parsemant son propos d’amabilités et de nuances tendant à atténuer la culpabilité de ses ex-bourreaux, les FARC. Jara a dit, par exemple, que les guerrilleros mettaient des chaînes aux otages, “par mesure de sécurité, pas en tant que méthode de torture”. Quelles nouvelles manigances et quelles provocations les FARC auront-elles conçues pour exploiter la remise en liberté de Sigifredo López? La Colombie devrait ouvrir les yeux face aux manœuvres médiatiques sophistiquées des FARC.

Les journalistes devraient se poser cette question: comment est-il possible qu’un journaliste accepte de jouer un rôle dans une opération de propagande des FARC? Comment est-il possible qu’un journaliste interroge de manière insistante une personne qui vient de sortir de plus de sept ans de séquestration aux mains des FARC, comme c’est le cas d’Alan Jara ? Un être humain qui a souffert d’un tel isolement et de tels traumatismes peut-il répondre aux questions et aux insinuations des journalistes ? Je ne le crois pas. C’est une chose de donner la parole aux otages, pour qu’ils s’expriment librement, comme ce fut le cas à la Casa de Nariño ; c’en est une autre de les soumettre, comme ce fut le cas pour Jara à Villavicencio, à une rafale de questions difficiles. Nous autres journalistes devrions nous refuser à profiter de la faiblesse d’ex-séquestrés pour leur soutirer des déclarations de haute politique qu’ils pourraient ensuite devoir regretter. Ce qui s’est passé avec les journalistes Morris, Acevedo, Raigozo et Botero montre jusqu’à quel point les FARC sont parvenues à pénétrer le monde de la presse. Cela doit attirer notre attention. La profession doit trouver un correctif à cette faille, ou, à défaut, les FARC, et les autres acteurs de la subversion, parviendront de plus en plus à imposer leur volonté aux médias colombiens. La déontologie du journalisme existe, et nous autres journalistes devons lutter pour empêcher que des [groupes] violents la détruisent ».

5 FEVRIER 2009

L'ancien parlementaire de Cali sera libre et de retour à Cali ce soir vers 20H heures de Paris, après avoir passé près de 7 ans aux mains des FARC. Cinq autres otages ont été libérés depuis dimanche par les FARC. Aucune nouvelle libération n'est prévue.

On attend une prise de position de la guérilla sur un événtuel échange entre ses otages restants (800 dont 22 « politiques ») et les rebelles détenus pour crime en Colombie.

On attend aussi avec impatience les explications de Lopez sur le fait qu'il ait été épargné  par ses geôliers.

Dans une vidéo reçue en juin 2008 par sa famille, il lui demandait de solliciter son asile politique au Venezuela s’il est libéré.  Ce député de Cali, âgé de 44 ans, est le seul survivant de la tuerie perpétrée le 18 juin 2007 par les FARC contre 11 parlementaires, tous députés comme lui à l’assemblée de Cali.

Un guérillero repenti, « Rafael », l’avait dénoncé comme complice de l’enlèvement des élus. Dans la même vidéo, cet otage s’insurgeait contre cette « canaillerie », mais s’en prenait tout autant à la « cruauté » de la guérilla qu'au président colombien, à « son intransigeance brutale, son sophisme et ses positions intransigeantes, tissés dans un effroyable instinct diabolique sur les cadavres » des otages tués par les FARC. 

Il accusait même Alvaro Uribe d'avoir pour objectif une “soustraction de matière” (liquidation des otages), “pour ne pas avoir à réaliser un échange” (entre otages et rebelles détenus).  Il concluait par un appel à donner à la guérilla le mini-Etat qu’elles réclament pour engager des négociations afin de libérer leurs otages, en lisant à ce moment précis un texte manifestement écrit par ses tortionnaires.

A lui de nous donner les clefs de cet imbroglio. Il n'est pas exclu que Lopez ait accepté de faire de telles déclarations sous la contrainte, dans l'espoir d'être libéré, et de s'exiler ensuite pour n'avoir pas à affronter ni l'opinion colombienne pour ces attaques contre Uribe, ni les FARC s'il les dénonce, avec dans les deux cas un danger pour sa vie ou celle de sa famille.

[gv data="http://www.youtube.com/?v=uWIZXhsO3pA"][/gv]

 

[gv data="http://www.youtube.com/?v=94kz98q5zr8"][/gv]

 

2 février 2009

Voici deux vidéos qui montrent le show monté par ce journaliste colombien proche de la guérilla, qui a aidé à la fondation de la chaîne castriste de télévision Telesur par Hugo Chavez, pendant l'opération de libération hier de quatre otages par les terroristes des FARC en Colombie.

Les héros de ce drame auraient dû être les quatre policiers et militaires libérés, mais cet homme leur a volé la vedette avec une série d'accusations infondées sur la soi-disante intervention de l'armée colombienne dans les airs pour mettre en danger ces libérations. Les TV, radios et autres médias lui ont donné un écho démesuré.

A l'image de la sénatrice Piedad Cordoba, qui l'avait invité à assister à l'opération pour faire, en principe, uniquement un documentaire, M. Botero a organisé un spectacle médiatique, avec l'appui d'Ivan Cepeda, un autre ami des FARC, en agitant ses appareils photo et sa caméra pour dénoncer le pouvoir colombien.

Sans rien dire à ceux qui croyaient en son rôle de documentaliste, cet homme a transmis des photos ensuite à l'agence américaine AP, au grand dam des autres agences de presse, dont l'AFP, exclues de la couverture. Botero a affirmé n'avoir rien touché d'Associated Press. Je veux bien en convenir, mais je me permets de m'esclaffer! Ce n'est qu'un prêté pour un rendu. Rien n'empêche AP de lui commander demain un reportage quelconque, comme l'élection de Miss Colombie, avec une pige conséquente.

Ce show s'achève heureusement, puisque le président Uribe a interdit à Piedad Cordoba d'être accompagnée à nouveau par d'autres personnes pour la libération demain d'Alan Jara et de Sigifredo Lopez, les deux derniers politiciens aux mains des FARC, qui détiennent toujours plus de 800 otages civils et 24 officiers.    

Une fois de plus, je ne comprends pas pourquoi le pouvoir a permis cette pantalonnade hier, avec la présence d'un groupe autoproclamé « Colombiens pour la paix », en fait un bras politique des FARC, sur les lieux des quatre libérations. En France, quand il y a eu des libérations d'otages au Liban ou en Irak, jamais un tel show n'a eu lieu. A l'exception du spectacle monté par Nicolas Sarkozy à l'arrivée de la Colombienne Ingrid Betancur à Paris pour donner l'impression qu'il avait eu un rôle, en fait nul, dans sa libération.

 

2 février 2009 

Le président Alvaro Uribe a pris cette décision à la demande du CICR. Apparemment elle sera la seule avec la Croix rouge à emprunter l’hélicoptère colombien pour la libération de Alan Jara et Sigifredo Lopez, à partir de mardi à 14H00, heure de Paris. 

« Le gouvernement le fait par solidarité avec les familles et les otages », a indiqué un communiqué de la présidence, avant d’exprimer « sa préoccupation pour l’exaltation du terrorisme qui a eu lieu hier, au moment même où les FARC faisaient exploser une voiture piégée à Cali, avec 2 morts et 4 blessés ». 

Cette exaltation du terrorisme citée par Uribe concerne le show médiatique réalisé par Cordoba hier à l’occasion de la libération de trois policiers et d’un militaire par la guérilla. La sénatrice avait emmené avec elle des sympathisants des FARC, autoproclamés « Colombiens pour la paix », dont Ivan Cepeda et le journaliste Jorge Enrique Botero, ex-directeur de Telesur, la chaîne publique de propagande castriste montée en Amérique Latine par Hugo Chavez, un autre proche des FARC. 

Piedad Cordoba a pris le temps de s’asseoir hier pour discuter avec les guérilleros qui avaient libéré les quatre otages, et de poser pour les photos de Botero, alors que les familles des séquestrés attendaient avec impatience le retour des leurs. 

Le scandale s’est poursuivi avec des déclarations incendiaires de Cepeda et Botero sur ce retard dû selon eux au survol des lieux par l’armée, à même de compromettre ces libérations. Toutes les autorités de Bogota ont formellement démenti ces accusations. 

Enfin Botero a profité de l’avantage que lui donnait la sénatrice pour remettre ses photos de la libération à l’agence américaine AP (Associated Press), sans daigner les fournir aux agences Reuters et AFP. Dans ce cas précis, les agences travaillent TOUJOURS en pool quand la place manque dans un avion ou un hélico : un seul photographe travaille et fournit ses photos à toutes les agences. Devant le tollé, Botero a affirmé n’avoir pas touché un sou, et démenti avoir reçu 20.000 dollars d’AP. Je reste interloqué par les étranges relations entre l’agence américaine et cet ami des FARC, qualifiées de terroristes par Washington.
Ce Jorge Enrique Botero  a toujours eu ses entrées chez les FARC. Il avait pu filmer en 2003 les trois Américains enlevés par la guérilla, et les interviewer, ainsi que d’autres otages. Les rebelles lui avaient également révélé l’existence d’Emmanuel, le bébé que Clara Rojas a eu après une liaison avec un guérillero en 2004. Il en avait fait un livre. 

 

2 février 2009 

Alvaro Uribe a annoncé cette nuit qu'il n'autorisait plus aucune autre médiation, sauf celle du CICR et du Brésil, pour la libération des otages des FARC Alan Jara et Sigifredo Lopez, prévue ce lundi et mercredi. 


« Le gouvernement ne peux pas permettre que le terrorisme continue à se moquer de la douleur des otages et de leurs familles », a déclaré Alvaro Uribe depuis la présidence.
« Par conséquent, seul le Comité international de la Croix-Rouge, avec l'appui logistique du Brésil, est autorisé à poursuivre cette opération, ce qui est suffisant pour un geste humanitaire », a poursuivi le président lors de cette allocution solennelle. 


La déclaration présidentielle a eu lieu après la libération dimanche de quatre otages, trois policiers et un militaire. 

 

Depuis trois jours, Piedad Cordoba et des membres de « Colombiens pour la paix », sorte de bras politique des FARC toléré par le régime démocraqtique, n’ont cessé d’évoquer des opérations militaires à même de menacer la libération des six otages, ce qui a été fermement démenti par le pouvoir. 

« Il y a eu des vols de la force aérienne colombienne qui ont respecté les plafonds autorisés. Il n'y a pas eu d'opérations militaires offensives », a assuré le président colombien. 

Les terroristes des FARC avaient exigé en décembre que les six otages soient remis à la sénatrice Piedad Cordoba, véritable courroie de transmission de la guérilla comme en témoignent les documents saisis dans les ordinateurs de Raul Reyes, le chef des FARC abattu le 1er mars 2008. Dans l’un de ces textes, les FARC relatent que Piedad Cordoba était opposée à une éventuelle libération d’Ingrid Betancur par les rebelles. 

La décision d’Uribe pourrait menacer la libération des deux otages Alan Jara et Sigifredo Lopez si les FARC exigent à nouveau la présence sur place de la sénatrice. J’avoue ne pas comprendre pourquoi le président colombien l’a exclue des dernières opérations, au risque de les faire annuler par les terroristes. 

Il est évident que le chef de l’Etat a dû être révulsé par le show médiatique de la sénatrice du groupe « Colombiens pour la paix », dont le porte-parole du parti communiste (autorisé en Colombie, faut-il le rappeler, notamment à tous ceux, comme le trotskyste français Olivier Besancenot, qui évoquent une « dictature »), Carlos Lozano, à l’occasion des quatre libérations. Mais il devait s’y attendre, comme nous ici nous y attendions, bien évidemment, et il aurait dû dès le départ s’opposer à la médiation Piedad Cordoba et consorts au lieu de le faire maintenant. Ce n’est pas aux terroristes de dicter leur loi. En tout cas, je ne comprends pas la présence des « Colombiens pour la paix » dans les opérations. Ils ont été invités par Piedad Cordoba, et le pouvoir colombien a laissé faire.

Une fois de plus, Alvaro Uribe est bien mal conseillé…

1ER FEVRIER 2009

La mission du CICR a décollé à 14H15 (heure de Paris) à bord d'un hélicoptère de l'armée brésilienne, depuis une base colombienne, pour aller chercher les quatre des six otages appelés à être relâchés par les FARC. Il s'agit de quatre membres de la force publique. Les deux derniers politiciens aux mains des terroristes, Alan Jara et Sigifredo Lopez, seront libérés d'ici mercredi.

Le groupe des « Colombiens pour la paix », qui accompagne le CICR avec l'accord du président Alvaro Uribe, est composé d'une brochette d'amis de la guérilla, son bras politique dans la réalité: Ivan Cepeda, Carlos Lozano, etc.

C'est l'un des paradoxes de ce régime honni par une extrême gauche qui le qualifie de dictature ou d'auteur d'un terrorisme d'Etat.

 

Catégories
  • BOMBOLESSE, GROUPE QUEBECOIS DE LA MUSIQUE DU MONDE, DEBARQUE EN EUROPE

    06 juin 2010  Avec leur tube « Enlève le haut », un nouveau succès radiophonique au Canada, les sept musiciens endiablés de Bombolessé débarquent en Europe pour la promotion de leur nouvel album « Movimento », à travers huit spectacles du 24 Juin au 07 Juillet 2010.    Bombolessé propage son métissage tropical urbain. Après plus de 500 spectacles [...]

    (13 commentaires)

Commentaires récents
Archives