ROMAN POLANSKI
29 septembre 2009
En voici la preuve, contenue dans la confession de la fillette violéee en 1977 par le pédophile Polanski (merci à Fabio d'avoir retrouvé ce verbatim):
“Would you want me to go in through your back?” before he “put his penis in my butt.” Asked why she did not more forcefully resist Polanski, the teenager told Deputy D.A. Roger Gunson, “Because I was afraid of him.”
Honte à cette élite des bas-fonds!
28 septembre 2009
Le tollé suscité dans l’intelligentsia française par la détention en Suisse du cinéaste pédophile Roman Polanski, coupable du crime de viol sur une mineure de 13 ans en 1977 aux USA, confirme la perte du sens civique chez cette présumée élite, pire à mes yeux que son absence dans la caillera de banlieue.
Si les voyous des « cités » ne respectent pas la loi commune, c’est d’abord la faute à leur absence d’éducation dans leurs propres familles. Les signataires de l’appui à Polanski, eux, sont tous des vedettes du Septième art, éduqués, diplômés quand ils ne sont pas nés comme beaucoup d'entre eux avec une cuiller d'argent dans la bouche, et qui connaissent la loi depuis leur plus tendre enfance, mais veulent l’ignorer quand elle frappe l’un des leurs, même dans un tel cas de crime.
Roman Polanski n’est qu’un pédophile de plus, qui a échappé jusqu’ici aux foudres de la justice américaine pour avoir fui les USA pour la France en 1978, après avoir avoué son crime, en profitant d’une remise en liberté provisoire après un mois d'incarcération. Il n’avait jamais remis les pieds aux USA, qui ont demandé son extradition à la Suisse pour répondre d’un mandat d’arrêt émis à Los Angeles par le procureur.
Que le cinéaste ait obtenu des prix me laisse de marbre. Les autres criminels de son espèce, arrêtés après plus de 20 ans de recherche, comme un pompier français détenu hier 22 ans après son méfait grâce à son ADN, vont être aussi jugés. Pourquoi Polanski échapperait-il à ses juges ?
Parce que, pour ses thuriféraires de la gauche caviar énamourés de ses œuvres, aussi noires que son casier judiciaire américain, un artiste ne dépend plus de la justice des hommes, mais de celle de l’au-delà. Je n’exagère pas. Voici un passage de la pétition publié ce jour par le monde du cinéma pour la défense de Polanski : « Forts de leur extraterritorialité, les festivals de cinéma du monde entier ont toujours permis aux œuvres d'être montrées et de circuler et aux cinéastes de les présenter librement et en toute sécurité, même quand certains États voulaient s'y opposer ».
En clair, les élites intellectuelles des festivals assimilent leurs activités culturelles à des ambassades, avec le statut diplomatique afférent, synonyme d’impunité dans le pays où ils vivent, même s'ils y commettent délits ou crimes.
90 membres de cette « caillera » artistique ont signé lundi soir cette pétition. Y figurent les réalisateurs Claude Lanzmann, Michael Mann, Jonathan Demme, Wim Wenders, Julian Schnabel, Pedro Almodovar, Alejandro Gonzalez Inarritu, Wong Kar Waï, Walter Salles, Ettore Scola, Bertrand Tavernier , Claude Lelouch, les actrices Jeanne Moreau et Tilda Swinton.
Dans un texte commun, les écrivains Milan Kundera, Pascal Bruckner, Bernard-Henri Levy et l'actrice Isabelle Adjani exigent de la justice fédérale helvétique la remise en liberté « immédiate » de Polanski, lui demandant « de ne pas transformer ce génial cinéaste en martyr d'un imbroglio juridico-politique indigne de deux démocraties telles que la Suisse et les Etats-Unis ».
De leur côté les cinéastes polonais, menés par Andrzej Wajda, appellent leur gouvernement à éviter « un lynchage judiciaire ».
Le ministre français de la Culture Frédéric Mitterrand, avait jugé dimanche « absolument épouvantable » l'arrestation du cinéaste. Lundi, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a annoncé avoir écrit avec son homologue polonais à la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. Ils ignorent à l'évidence que la justice américaine est indépendante du pouvoir politique, à la différence de la France où le Conseil supérieur de la magistrature, qui nomme les procureurs, est présidé…par le chef de l'Etat.
Dans ce concert unitaire, une voix discordante s'est faite entendre. Pour le réalisateur Luc Besson, auteur du « Grand bleu », « il y a une justice, c'est la même pour tout le monde ». « Je ne connais rien à cette affaire, mais je pense que quand on ne se présente pas à un procès, on se met en faute, et c'est un risque », a-t-il ajouté.
Une voix manque dans ce concert de la caillera gauche caviar pour la défense d’un pédophile: celle de Jack Lang. L’ex-ministre de la Culture de François Mitterrand est pourtant le premier à réagir sur tous les événements, surtout en rapport avec le cinéma. Pourquoi, à votre avis ? Jack Lang, pourquoi ne pouvez-vous pas retourner au Maroc ?
28 septembre 2009
Merci à tous pour vos contributions sur l’affaire Polanski. J’y reviendrai en détail. Je rentre de déplacement. Ce scandale a trente et un an d'âge mais ne fait que commencer. Attendons de voir si notre Jean de la Fontaine avait une fois de plus raison, quand il écrivit sa fable sur « Les animaux malades de la peste », il y a près de…300 ans:
« Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».
Les données de base :
- Polanski a commis un CRIME, le viol d’une fillette de 13 ans, droguée auparavant et prise en photo nue dans une baignoire de la maison appartenant à Jack Nicholson. Il a reconnu les faits à l’époque. Le fait que cette victime demande aujourd'hui de passer l'éponge sur ce crime n'exempt en aucun cas son auteur de répondre devant la justice américaine de son crime.
- Polanski s’est enfui en France et n’a plus remis les pieds aux USA où un mandat d’arrêt l’attendait depuis 31 ans.
- La prescription n’existe que quand l’auteur d’un crime n’a pas été identifié après dix ans d’enquête, ce qui n’est pas le cas.
- Il n’y a pas de justice à deux vitesses, l’une pour les Grands, l’autre pour les petits. Avant de partir en déplacement ce matin, j’ai trouvé une information sur les poursuites engagées en France contre un pompier trahi par son ADN (cet ADN que Sarkozy trouve sans intérêt quand il s’agit de détecter les tricheurs du rapprochement familial chez les immigrés). Ce pompier aurait commis un crime il y a 22 ans !
- Les « bonnes âmes » de l'élite française du cinéma, qui vit des incroyables subsides versés par les contribables aux intermittents du spectacle, soutiennent ce pédophile sans vergogne.
Question à mes lecteurs:
- Dans quels livres Frédéric Mitterrand évoque-t-il ce que vous me dites et qui m’effraie sur le tourisme sexuel et les amours condamnables ?
27 septembre 2009
Si un citoyen français lambda, coupable d’abuser d’une fillette de 13 ans, s’enfuyait à l’étranger et faisait l’objet d’une demande d’extradition par Paris, personne ne bougerait le petit doigt s’il était arrêté avant d’être expédié devant la justice française.
En France, il suffit de s’appeler Roman Polanski et d’avoir fait des films pour susciter, quand on a commis ce même crime aux USA, un tollé des intellectuels, avec à leur tête le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand (neveu de l’ex-président récemment rallié à sa cause par Nicolas Sarkozy).
Cette différence de traitement est intolérable, mais vous ne risquez pas de lire ce commentaire sur les médias aux ordres du pouvoir, en France comme ailleurs….
Une affaire de moeurs vieille de plus de trente ans a fini par rattraper le cinéaste Roman Polanski, arrêté sur mandat d'arrêt américain à son arrivée en Suisse, où le Festival du film de Zurich devait lui remettre un prix dimanche.
Le réalisateur franco-polonais, âgé de 76 ans, a été « arrêté à son arrivée à l'aéroport de Zurich et placé en détention provisoire en vue d’extradition sur la base d’un mandat d’arrêt américain », selon un communiqué des autorités judiciaires helvétiques.
« Depuis fin 2005, les autorités américaines recherchent activement Roman Polanski partout dans le monde » pour « des actes d’ordre sexuel avec des enfants, notamment un cas de 1977 avec une mineure de 13 ans à Los Angeles », selon le communiqué.
L'arrestation du cinéaste a provoqué un tollé dans les milieux culturels où la stupéfaction le dispute à l'indignation.
Les gouvernements français et polonais, dont Roman Polanski est le double ressortissant, vont demander ensemble à Washington la libération du cinéaste, a annoncé le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski.
Une éventuelle décision d’extradition pourra être contestée auprès du tribunal pénal fédéral, puis du Tribunal fédéral, la plus haute instance judiciaire helvétique, a précisé le ministère suisse de la Justice.
La Suisse « n'avait pas d'autre solution » que d'arrêter Roman Polanski, a assuré la ministre suisse de la Justice Eveline Wildmer-Schlumpf.
Washington a lancé un mandat international contre Roman Polanski en 2005, et les autorités suisses n'avaient pu arrêter le cinéaste lors de ses précédents séjours car c'était la première fois que Berne savait à l'avance que le cinéaste allait venir en Suisse, a encore affirmé la ministre.
« Dans un Etat de droit, il n'est pas possible de faire des différences. Il serait incompréhensible qu'une personne sortant du lot bénéficie d'un autre traitement », a-t-elle observé.
Arrêté en 1977 à Los Angeles sur la plainte des parents d'une adolescente de 13 ans, le cinéaste avait plaidé coupable de « relations sexuelles illégales » et avait passé un mois et demi en prison. Fin janvier 1978, menacé de retourner sous les verrous, Polanski avait pris la fuite pour l'Europe où il vit depuis.
« Nous sommes choqués par ce qui est arrivé », ont déclaré les directeurs du festival de Zurich, Nadja Schildknecht et Karl Spoerri qui ont reporté sine die la remise du prix. Cependant, en signe de « solidarité » avec celui qu'ils considèrent comme « l'un des cinéastes les plus extraordinaires de notre époque », ils ont décidé de maintenir la soirée d'hommage prévue.
Le ministre français de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, s'est déclaré « stupéfait ». M. Mitterrand a souligné « s'en être entretenu avec le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui suit le dossier avec la plus grande attention et partage le souhait (…) d'une résolution rapide de la situation ».
« Sans vouloir s'immiscer dans un processus judiciaire très ancien et donnant lieu à des appréciations exagérées », Frédéric Mitterrand a indiqué « regretter de la manière la plus vive qu'une nouvelle épreuve soit ainsi infligée à celui qui en a déjà tant connu ».
Le cinéaste d'origine polonaise, qui a passé son enfance dans le ghetto de Cracovie, a été naturalisé français en 1976.
Le réalisateur a construit en une quarantaine de films, comme acteur, réalisateur, scénariste ou producteur, une oeuvre pleine de grands écarts, suscitant à la fois admiration et réserves, depuis l'iconoclasme de ses premiers opus jusqu'à l'académisme de son « Pianiste », qui lui a valu la Palme d'or du Festival de Cannes en 2002.
Accueilli à bras ouverts à Hollywood, son aventure américaine avait duré 10 ans, semée de bonheurs et de cauchemars. Bonheur de son mariage avec l'actrice Sharon Tate, des grands films qui firent de lui un cinéaste de stature internationale, et cauchemar du sauvage assassinat de cette épouse enceinte en 1969 par le tueur en série Charles Manson.