RAUL REYES

19 juillet 2009

Voici le lien:

http://www.semana.com/multimedia-conflicto/revelaciones-jojoy-15-minutos-video/2242.aspx

 

Cet enregistrement montre le chef militaire des FARC, Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », dans une intervention en pleine jungle face à ses hommes peu après la mort, le 26 mars 2008, de Manuel Marulanda, fondateur de cette guérilla terroriste colombienne. 

Connu pour sa cruauté, « Mono Jojoy » y souligne les désastres vécus par les FARC en mars 2008, avec l’élimination de Raul Reyes, n°2, d’Ivan Rios, n°3, et le décès, apparemment des suites d’une crise cardiaque, de Marulanda, alias « Tirofijo ». 

Mais, surtout, il valide le contenu des ordinateurs saisis par l’armée colombienne dans le campement de Raul Reyes en insistant sur les répercussions négatives à attendre de la publication de leur contenu par le gouvernement colombien. 

Cette vidéo va déclencher des réactions en chaîne dans les chancelleries étrangères, avec des conséquences encore inimaginables à ce stade, puisqu’elle a été publiée hier par la revue Semana. Révélé par l’agence de presse américaine AP, le document avait été saisi dans l’ordinateur d’une guérillera, Adela Perez, alias « Camila », récemment arrêtée à Bogota. 

« Mono Jojoy » y lit aussi un texte de Marulanda, écrit le 21 mars 2008, cinq jours avant sa mort, où le chef des FARC évoque « les dollars versés » pour la campagne de Rafael Correa, président d’Equateur, et les rapports avec Hugo Chavez, président du Venezuela. 

Dans l’immédiat, Correa, un castriste en herbe de la mouvance Hugo Chavez, est sur la sellette. Il a toujours démenti, et continue de nier, le financement de sa campagne électorale en 2006 par les FARC, mais les preuves sont tellement accablantes qu’il sera condamné un jour ou l’autre à la démission, s’il ne provoque pas un bain de sang pour se maintenir au pouvoir. 

Cette bombe à retardement va frapper, sinon faire tomber, d’autres têtes : 

-        Hugo Chavez : les documents de Raul Reyes ont démontré son aide financière et militaire aux FARC. Il avait toujours qualifié de « faux » les dossiers du n°2. 

-        Piedad Cordoba : la sénatrice colombienne au turban, fanatique des FARC, s’était opposée à la libération d’Ingrid Betancourt. 

-        Daniel Ortega : le pédophile du Nicaragua ne pourra plus cacher son aide aux terroristes. 

-        « 008 », l’agent secret français Noël Saez : les documents de Reyes confirment ce qu’il nie, à savoir le versement d’une rançon de la France, par lui, à de faux rebelles pour tenter d’obtenir la libération d’Ingrid Betancourt. 

-        Jean-Pierre Gontard, l’émissaire suisse accusé d’avoir servi de porteur de valises des FARC. 

-        Et bien d’autres, nous y reviendrons… 

15 juillet 2009

Vous savez déjà que le président colombien a récemment donné son accord pour que la sénatrice, proche de la guérilla, participe aux opération de libération d'otages des FARC, à condition que les 24 officiers aux mains des rebelles, certains depuis 12 ans (!), soient tous relâchés.

Même Ingrid Betancourt avait vanté cette concession d'Alvaro Uribe. Hélas, ce que l'on redoutait est en train de se passer. Cette sénatrice, toujours pas entendue par la Cour suprême malgré l'ouverture d'une information pour ses liens présumés avec les FARC, annonce que 5 otages seulement seront libérés, et à condition que le président la reçoive au Palais présidentiel !

Pour ceux qui ne suivent pas ce blog depuis le début, je rappelle que les fichiers de Raul Reyes, ex-n°2 des FARC abattu en 2008, avaient révélé la complicité active de la sénatrice avec ces terroristes (ainsi qualifiés par l'UE), et l'oppostion de cette femme à la libération d'Ingrid Betancourt! Les 37.000 fichiers avaient été validés par Interpol à son siège de Lyon.

 

 

8 juillet 2009 

 

Le président colombien a autorisé mercredi la sénatrice au turban, complice avérée des FARC dans les fichiers de Raul Reyes, à participer au processus de libération des otages « politiques » de la guérilla, en exigeant que ces otages soient tous libérés en même temps. 


« Le gouvernement national autorise la sénatrice Piedad Cordoba à participer, avec l'Eglise catholique et la Croix-Rouge internationale, à la libération des otages qui sont au pouvoir des FARC », a déclaré le chef de l'Etat dans un communiqué diffusé par la présidence.

 

Alvaro Uribe refusait depuis plusieurs mois la participation de cette sénatrice à tout processus de libération d'otages, alors que sa médiation  était demandée par les FARC. 

 

Le président a exigé la libération des otages « politiques », 24 selon les autorités, ainsi que la remise des corps de trois autres otages morts en captivité. 

4 JUILLET 2009 

L'Equateur a transmis officiellement vendredi à Interpol un mandat un d'arrêt contre l'ex-ministre de la Défense colombien Juan-Manuel Santos, poursuivi pour avoir ordonné le raid contre la guérilla terroriste des Farc en territoire équatorien le 1er mars 2008. Le n° 2 des FARC, Raul Reyes, avait été tué dans le bombardement de l'armée colombienne.
« L'ordre de capture est arrivé aujourd'hui à la centrale d'Interpol à Quito », a annoncé à l'AFP le directeur national de la police judiciaire, Rafael Yepez.
L'organisme international de coopération policière, dont le siège se trouve à Lyon, devra préciser s'il relaye ou non ce mandat d'arrêt, a précisé M. Yepez, qui représente Interpol en Equateur.
Prétendant à la présidentielle de 2010 en Colombie, Juan Manuel Santos, qui a quitté en mai son poste pour pouvoir se présenter, était aux commandes lorsque l'armée a bombardé le 1er mars 2008 un camp de la guérilla marxiste, situé de l'autre côté de la frontière.
Ce raid avait tué 25 personnes, dont le numéro 2 des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Raul Reyes, provoquant la rupture des relations diplomatiques entre les deux voisins sud-américains.
Le mandat d'arrêt, qui a été lancé lundi dernier par le juge équatorien Daniel Mendez, a ravivé les frictions avec le gouvernement colombien, qui a rejeté cette demande d'incarcération.
Le président colombien Alvaro Uribe a vivement réagi vendredi à cette annonce, en assurant qu'il ne laisserait « personne toucher » à son ancien ministre de la Défense.
M. Santos se trouve actuellement à Londres et il est muni d'un passeport diplomatique, a-t-il indiqué à des journalistes à Bogota.
Contestant la procédure entreprise par le juge équatorien, M. Uribe a affirmé qu'il déposerait « plainte auprès d'Interpol ».
En début de semaine, le ministre colombien de l'Intérieur Fabio Valencia avait souligné cette semaine qu'aucune « action contre le terrorisme », ne pouvait être considérée comme « illicite ».

 

30 juin 2009

Un juge équatorien a lancé lundi un mandat d'arrêt contre l'ex-ministre de la Défense colombien Juan-Manuel Santos, possible candidat à la présidentielle de 2010, pour la mort de 25 personnes dont le numéro deux des Farc Raul Reyes dans l'opération Phenix du 1er mars 2008.

« Nous ne permettrons pas qu'ils touchent à l'ex-ministre », a réagi le président Alvaro Uribe depuis Washington, où il venait d'avoir un entretien avec Barack Obama.

« L'ordre d'incarcération a été rendu. Nous allons adresser le mandat d'arrêt correspondant », a déclaré le juge Daniel Mendez.

Juan Manuel Santos, qui a quitté en mai son poste de ministre de la Défense colombien, était aux commandes lorsque l'armée colombienne a bombardé le 1er mars 2008 un camp de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) en territoire équatorien.

Vingt-cinq personnes, dont le numéro deux des Farc Raul Reyes, ont été tuées dans ce bombardement qui avait entraîné la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Ce sont ces « crimes contre la vie », qui justifient le mandat d'arrêt lancé contre lui, selon la justice équatorienne.

Selon le juge, il existe suffisamment d'éléments pour initier une « instruction » contre M. Santos — qui envisage d'être candidat à la présidentielle en Colombie en 2010 — pour des « atteintes à la vie », a pour sa part déclaré le procureur en charge de l'affaire Nelson Duaman.

A Bogota, le ministre de l'Intérieur Fabio Valencia a rejeté la demande d'incarcération, estimant qu'aucune « action contre le terrorisme », ne peut être considérée « illicite ».

 

11 JUIN 2009 

 

L’annonce en a été faite à Bogota par le procureur général de la Nation, Alejandro Ordóñez.  Les poursuites sont engagées à partir des documents saisis dans les ordinateurs de Raul Reyes, l’ex-n°2 des FARC éliminé par l’armée le 1er mars 2008. 

Les présumés complices de la guérilla terroriste sont : 

-      La sénatrice Piedad Córdoba 

-      La sénatrice Gloría Inés Ramírez 

-      Le sénateur Wilson Borja 

-      Le député Jorge Robledo. 

-      Le conseiller municipal de Bogota Jaime Caicedo. 

 

La Cour suprême, elle-même gangrenée par la subversion comme en témoigne son action au jour le jour, n’a jamais poursuivi ces élus, mais ne cesse d’arrêter des sénateurs sans aucune preuve pour leurs liens supposés avec des paramilitaires. Le sénateur Carlos Garcia Orjuela, chirurgien franco-colombien formé à Lyon, en est une vive illustration. Il est détenu depuis un an sans jugement ! 

A ce propos, que font l’Elysée, le Quai d’Orsay, les ONG et autres comités Betancourt pour exiger sa libération ? 

11 JUIN 2009 

La tolérance des pays démocratiques avec les groupes terroristes est bien connue. Les FARC sont « como Pedro en su casa » (elles ont pignon sur rue) à Paris, Rome, Madrid, Genève et Montréal. 

L’antenne au Canada de la guérilla colombienne est dirigée par personne d’autre que la sœur de Raul Reyes, Mariela Devia Silva, ainsi que par son neveu Alexander Devia Alvarez. C’est ce que vient de révéler la radio Caracol au moment où le président Alvaro Uribe poursuit une visite officielle au Canada. 

Le Canada suit « avec attention » les activités de la guérilla colombienne des Farc sur son territoire, une « organisation terroriste » qui ne représente toutefois pas « une menace importante » pour ce pays, a déclaré hier à Ottawa le Premier ministre Stephen Harper.
M. Harper était interrogé lors d'une conférence de presse avec le président colombien Alvaro Uribe sur des informations de presse en Colombie selon lesquelles ce dernier aurait remis au gouvernement canadien un dossier au sujet de la présence des Forces armées révolutionnaires de Colombie au Canada.
La radio colombienne Caracol indique sur son site internet que les Farc disposent au Canada d'un bureau à Montréal et de cellules actives dans le milieu des droits de l'homme à Toronto, Québec et Vancouver.
« Comme je l'ai déjà dit, les Farc sont une organisation (inscrite) sur la liste des organisations terroristes (interdites au Canada) », a déclaré M. Harper.
« Chacune de ces organisations est suivie par notre personnel de sécurité nationale. Nous ne pensons pas que les Farc représentent une menace importante pour le Canada, mais comme groupe faisant partie de la liste, nous suivons ses activités avec attention » a-t-il ajouté en faisant l'amalgame entre cette guérilla et le trafic de drogue.
« Le Canada est un pays qui nous aide beaucoup dans la lutte contre le terrorisme », a dit pour sa part le président colombien.
Radio Caracol affirme que les informations sur les Farc transmises au gouvernement canadien provenaient de l'ordinateur de l'ex-numéro deux des Farc, Raul Reyes, tué lors d'un raid de l'armée colombienne dans le nord de l'Equateur en mars 2008.
La radio a précisé que le bureau des Farc à Montréal était dirigé par la soeur de Raul Reyes, Mariela Devia Silva, ainsi que par son neveu Alexander Devia Alvarez. 

19 MAI 2009

Juan Manuel Santos, a présenté sa démission au président, un an avant la présidentielle en Colombie, à laquelle il sera candidat si Alvaro Uribe ne se représente pas.
« Je considère qu'il est nécessaire de passer le relais et de continuer ma vie publique sur d'autres scènes », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Bogota.
Juan-Manuel Santos, âgé de 57 ans et titulaire du portefeuille de la Défense depuis 2006, a précisé qu'il serait candidat à la présidentielle colombienne, en mai 2010, uniquement si le chef de l'Etat Alvaro Uribe décidait de ne pas se représenter.
« S'il décide de ne pas se lancer pour une nouvelle ré-élection, je serai candidat », a-t-il déclaré en ajoutant que dans le cas contraire, il soutiendrait ce dernier.
La Constitution colombienne impose aux ministres candidats à la présidence de quitter leurs fonctions ministérielles un an au moins avant le scrutin.
Alvaro Uribe n'a pour sa part pas encore indiqué s'il postulerait à nouveau. L'actuelle Constitution ne l'autorise pas à briguer un troisième mandat consécutif. Pour qu'une éventuelle candidature du président soit possible, ses partisans prônent l'organisation d'un référendum constitutionnel qui autoriserait celle-ci. Cette option est actuellement débattue par le Congrès.
Le conservateur Juan-Manuel Santos, l'un des favoris dans les sondages dans le cas où le chef de l'Etat ne serait pas candidat, était ministre de la Défense lors de la libération le 2 juillet 2008 de quinze otages de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) par l'armée, dont la Colombienne Ingrid Betancur.
C'est également lui qui a donné le feu vert au bombardement d'un camp des Farc en Equateur, le 1er mars 2008. Vingt-cinq personnes avaient été tuées dont le numéro deux des Farc, Raul Reyes. Quito avait alors rompu les relations diplomatiques avec son voisin, jamais rétablies depuis.
Déjà titulaire des portefeuilles du Commerce et du Trésor, M. Santos, formé à Harvard et à la London School of Economics (LSE, école d'économie de Londres) est aussi journaliste de formation et issu d'une famille de patrons de presse, propriétaires jusqu'en 2008 du quotidien El Tiempo de Bogota. Le journal a été racheté par le groupe espagnol Planeta (Barcelone)

 

29 MARS 2009 

Pour la première fois dans leur histoire, les FARC proposent au pouvoir colombien un échange entre leurs otages politiques et les guérilleros détenus, sans l’octroi préalable d’un mini-Etat aux rebelles pour le concrétiser. 

Cette concession sans précédent est contenue dans une lettre de l’Etat-major des FARC publiée dimanche par l’agence ANNCOL (basée en Suède), bras politique de la guérilla. 

 

La balle est désormais dans le camp du gouvernement colombien. Son refus de négocier avec les FARC, réitéré samedi par le président Alvaro Uribe, se doit d’être révisé à la lumière de ce gigantesque pas en avant de la guérilla, pour mettre fin au calvaire des 22 soldats ou militaires séquestrés par les FARC, certains depuis onze ans.   

 

« Nous sommes disposés à procéder à un échange de prisonniers de guerre et à ne pas considérer que le lieu où se tiendra le dialogue ad hoc puisse être un obstacle incontournable, en privilégiant la liberté des prisonniers que les parties au conflit ont en leur pouvoir », a annoncé l’Etat-major rebelle.

 

Les FARC exigent des « garanties effectives » de sécurité pour trois de ses commandants désignés pour cette tâche: Pablo Catatumbo, Carlos Antonio Lozada et Fabian Ramirez, et la présence d’une médiation internationale. 

Un problème se pose d’ores et déjà : les FARC parlent de « 20 » otages politiques, alors qu’ils sont encore 22 en captivité. Deux manquent à l’appel.  

Depuis 2002, les FARC ont d'abord exigé la démilitarisation à leur profit d'un territoire grand comme l'Angleterre (115.000 km2) dans le sud de la Colombie, puis de la région de Pradera-Florida (900 km2) dans le sud-ouest, aux portes de Cali, 3e ville du pays, pour négocier un tel échange.

Frappées à mort en 2008 par la mort de trois de leurs chefs: Manuel Marulanda (fondateur du groupe terrorisre), Raul Reyes, n°2, et Ivan Rios, n°3, les FARC sont manifestement prêtes à aller à Canossa pour ne pas être liquidées militairement par le pouvoir. Sans leurs otages politiques, les guérilleros ne disposeront plus de la moindre parcelle de manoeuvre pour faire chanter le gouvcrnement. Il ne leur restera plus qu'à négocier une réintégration de ses membres dans la société civile, comme l' a fait en son temps le M-19, une autre guérilla colombienne.

21 MARS 2009 

Ce témoignage d’un FARC repenti, Olivo Saldana, en dit long sur la gangrène de l’Etat colombien à tous le niveaux sous l’action pernicieuse de la guérilla terroriste. Il a été recueilli par Fernando Londono, ex-ministre de l’Intérieur d’Alvaro Uribe, pour son émission de radio « La hora de la verdad » (L’heure de vérité). 

Ex-guérillero repenti Olivo Saldana a été nommé récemment « gestionnaire de paix » par le pouvoir. Il n’a pu conclure son projet d’intégrer 400 centaines de détenus rebelles décidés à renoncer à la guérilla pour se réinsérer dans la vie civile. Les FARC, relayées par le mouvement ami de la guérilla « Colombiens pour la paix », ont empêché cette option en préférant un « échange humanitaire » entre otages de la guérilla et prisonniers rebelles. « Ces 400 détenus ont beaucoup de secrets à révéler sur les FARC, notamment sur des charniers de personnes enlevées puis tuées par la guérilla », affirme Olivo Saldana dans ce long entretien. 

Saldana reste en prison alors qu’il a été nommé « gestionnaire de paix », sans aucune garantie pour sa sécurité. Mille hommes des FARC en prison sont prêts à confesser les liens des politiciens, syndicaliste, ou élus, avec la guérilla, selon  lui. « Ces hommes sont des membres des FARC déguisés en civils. Nous voulons dénoncer cette guerre politique », dénonce Saldana. Fernando Londono se demande: « qui met des bâtons dans les roues ? Qui empêche Olivo Saldana de sortir de sa cellule ? » 

« Le nouveau chef des FARC, Alfonso Cano, travaillait main dans la main en 1999 avec une filiale du syndicat agricole Fuensuagro dans le Tolima (centre de la Colombie), raconte Saldana. A Hubert Ballesteros, membre éminent du PC colombien, j’ai remis de l’argent de mes activités illégales. Les autres complices des FARC : Lidia Garcia, Raul Rojas, Pedro German Gustos, délégué international, Alvaro Martinez, qui manipule la page d’ANNCOL. Je les connais tous, comme des centaines de guérilleros les connaissent.» 

« J’ai raconté depuis près de deux ans à la justice colombienne comment Fuensuagro développe le projet des FARC, poursuit-il. Rien n’a été engagé, malgré nos preuves, contre ces gens-là par le ministère public. Rafael Series était un député local, lié à Alfonso Gomez Mendez, ancien avocat général de Colombie. 

« Raul Rojas, ami de Gomez Mendez, a envoyé son fils Jairo comme réfugié politique en Europe pendant quatre ans avant que celui-ci revienne dans les rangs des FARC. Jairo a été capturé sous le nom de « El Sueco » (le Suédois).  Consuelo Valentina Rojas Campo, la fille de Rojas, travaillait au ministère public. Résultat : son frère n’a pas été condamné malgré 1500  heures d’enregistrements contre lui. On connaît les relations des FARC au ministère public. Rafael Celis, du 21e front des FARC, fut second de Gomez Mendez comme Représentant à la Chambre. On a fait campagne pour Gomez Mendez ! 

« Guillermo Alfonso Jaramillo Martinez, ex-gouverneur du Tolima, s’était engagé à nommer des guérilleros dans son équipe, comme le secrétaire d’Etat à l’Agriculture, Tovar. J’ai remis la copie de ces contrats à la justice, sans aucune poursuite à la clef. Ovidio Espinoza, nommé au secrétariat à l’Education du Tolima, a appelé une série de rebelles dans son équipe, comme professeurs chargés de la propagande. Jaramillo avait offert son département comme « Observatoire de paix », à la demande des FARC. Ce Jaramillo est le second suppléant actuel du sénateur Robledo (extrême gauche). 

« J’ai vu Jaramillo avec d’autres chefs guérilleros, dont « Geronimo », venus à bord d’un avion payé par le futur gouverneur, pour une réunion avec les FARC. 

« Le lien des FARC dans la justice à Bogota ? La fille de Raul Rojas, ami de Gomez Mendez, est le cordon ombilical. Les 1500 heures d’enregistrement n’ont mené à rien, l’enquête n’a pas eu lieu. Je suis inquiet devant ces trous noirs de la justice. 

« Il faut parler de Jaime Cedano. Je l’ai vu avec Alfonso Cano. Il a une ONG « Red vivir », dénigrant le gouvernement. Je l’ai dénoncé. Je n’ai vu aucune suite au niveau judiciaire ». 

Mon commentaire : ce Jaime Cedano pérore sur les tribunes européennes, comme je vous l’ai révélé ici. Il a reçu de la mairie de Malaga 81.000 euros pour son ONG, dans un projet que PERSONNE ne connaît en Colombie !!! 

L’absence de poursuites contre tous les complices des FARC en dit long sur la corruption de la justice en Colombie. Les familles de Raul Reyes, Alfonso Cano, Wilson Bueno alias « Isaza » et bien d’autres chefs des FARC vivent en France ou en Suisse aux frais des contribuables, mais le repenti Olivo Saldana reste en prison en Colombie malgré sa campagne pour la réinsertion de 400 rebelles, et sa nomination comme « gestionnaire de paix ». Ceux qui qualifient encore Alvaro Uribe de « dictateur », dans cet exemple de démocratie qu’est la Colombie, peuvent-ils m’expliquer cette contradiction ? 

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  • BOMBOLESSE, GROUPE QUEBECOIS DE LA MUSIQUE DU MONDE, DEBARQUE EN EUROPE

    06 juin 2010  Avec leur tube « Enlève le haut », un nouveau succès radiophonique au Canada, les sept musiciens endiablés de Bombolessé débarquent en Europe pour la promotion de leur nouvel album « Movimento », à travers huit spectacles du 24 Juin au 07 Juillet 2010.    Bombolessé propage son métissage tropical urbain. Après plus de 500 spectacles [...]

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