RAUL REYES
30 octobre 2010
La diaspora terroriste en Amérique Latine commence à tomber dans les rets de la police depuis l’élimination des principaux chefs des FARC entre 2008 et 2010, grâce aux documents explosifs découverts dans leurs ordinateurs. Le parti communiste chilien va devoir s'expliquer après la détention de son poisson-pilote chez les FARC.
Interpol a arrêté hier, en plein centre de Santiago du Chili, Manuel Francisco Olate Céspedes, alias “Roque”, membre du parti communiste chilien et désigné par ce mouvement comme relais auprès des FARC. A six reprises, cet individu avait rencontré Raul Reyes, l’ex-n°2 des rebelles terroristes colombiens, avant la mort de celui-ci le 1er mars 2008 dans un bombardement de l’armée colombienne.
Olate, dont l’extradition à Bogota a été demandée aussitôt par le président Juan Manuel Santos, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt signé par la Cour suprême chilienne à partir du dossier contre lui adressé par la Colombie.
Mon blog avait montré en 2008 une photo d’Olate assis à côté de Raul Reyes dans la jungle (voir cliché ci-dessus).
J’attends avec intérêt la même initiative de la part du chef de l’Etat colombien à l’égard des complices du terrorisme colombien au Brésil, au Venezuela, en Argentine, au Nicaragua, mais aussi en France, en Espagne, et en Suède où continue active l’agence ANNCOL, porte-parole des terroristes des FARC…
24 septembre 2010
Dans les galeries souterraines du camp retranché où se cachait le chef militaire terroriste Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », l’armée a récupéré 20 ordinateurs et 50 clefs USB après avoir abattu le boucher des FARC.
Il s’agit d’un véritable trésor de guerre qui fait déjà trembler les complices de la guérilla au Congrès ou dans la justice à Bogota… Rappelez-vous la somme de documents (37.000) découverts dans les deux ordinateurs et deux clefs USB de Raul Reyes, liquidé le 1er mars 2008. Leur contenu avait été validé par les techniciens d'Interpol à son siège de Lyon (France).
On y avait appris les liens actifs criminels (argent de la drogue ou de rançons, armes, contacts) entre les FARC et des dirigeants colombiens mais aussi étrangers, comme la sénatrice au turban Piedad Cordoba, le président Hugo Chavez (Venezuela), et son homologue équatorien Rafael Correa.
16 août 2009
Je reste effaré par le silence des médias mondiaux, mais surtout colombiens, face à la sangsue Piedad Cordoba, vil instrument des FARC dans la poursuite de leurs tortures autant mentales que physiques.
Toutes les preuves, et davantage, accablent cette sénatrice, comme l’ont révélé les ordinateurs de Raul Reyes, l’ex-n°2 abattu par l’armée colombienne le 1er mars 2008.
Mais le mutisme d’une justice colombienne corrodée par les terroristes, doublé d’un silence incompréhensible dans les médias locaux, encourage cette élue au turban à continuer de se jouer de la vie des otages aux mains des FARC.
Quand elle n’est pas invitée en Europe à pérorer contre le régime démocratique colombien d'Alvaro Uribe, elle sert de porte-parole de la guérilla sanguinaire pour une nouvelle annonce qui redouble les craintes des familles des otages.
Une fois de plus, elle vient d’assurer que des preuves de vie de 8 des 24 otages dits politiques (tous des officiers, certains depuis 12 ans dans les geôles terroristes) seraient fournies par ses soins demain 17 août.
Ce n’est pas de preuves de vie dont ont besoin les proches de ces martyrs, mais de leur remise en liberté.
Pour de basses raisons politiciennes, cette sénatrice que l’on ne voit jamais sur le terrain colombien s’occuper des pauvres, dont fait partie en majorité la communauté afro-américaine à laquelle elle appartient dans le département d'Antioquia, distille depuis deux ans ce genre d’informations susceptibles d’adoucir la douleur des familles.
L'annonce de Piedad Cordoba n'a fait qu'alimenter la terreur des familles. Elle signifie que 16 d'entre elles n'auront aucune nouvelle de leurs proches enchaînés dans les camps de concentration terroristes.
La Cour suprême de justice de Bogota, connue pour sa corruption et ses liens avec les FARC, n’a toujours pas engagé l’enquête qu’elle avait promise contre Piedad Cordoba depuis les révélations contenues dans les pc de Raul Reyes.
L’un de ces messages avait révélé, entre autre, que la sénatrice était opposée à la libération d’Ingrid Betancourt, quelques mois avant que les agents secrets colombiens de l’Opération Mise en échec (« Jaque ») ne sauvent l’ex-candidate à la présidence et 14 autres otages, dont 3 Américains, des griffes de leurs geôliers.
Un message d’Ingrid Betancourt appelant Piedad Cordoba à exiger la libération sans condition des 24 otages politiques des FARC, plutôt qu’à servir de relais à leur propagande, serait le bienvenu, et lui permettrait de se refaire une santé auprès d’un public français désabusé après les révélations de ses co-otages (Clara Rojas, les trois Américains et dix officiers) dans leurs livres. Vedette de l’actualité en France quand elle a été libérée le 2 juillet 2008 par neuf agents colombiens déguisés en mission humanitaire, au péril de leurs vies, Ingrid Betancourt n’est plus qu’avant-dernière dans la liste des personnalités préférées des Français publiée ce 16 août par le Journal du Dimanche : 49° sur 50…
4 août 2009
L’ex-président équatorien Lucio Gutierrez a diffusé hier soir sur le Canal Uno de Quito une vidéo dans laquelle le chef de la lutte anti-corruption du Panama, Enrique Montenegro, dénonce les liens entre Correa et les FARC, et des tentatives de la guérilla de laver son argent sale via des entreprises et des banques au Panama.
Cette vidéo date de 2007, bien avant les révélations sur ces liens contenues dans les ordinateurs de Raul Reyes, l’ex-N°2 des FARC abattu en Equateur le 1er mars 2008 par l’armée colombienne.
Gutierrez a rappelé qu’il avait déjà révélé cet enregistrement en 2007, mais que le pouvoir l’avait alors accusé de « trahison », sans que la justice ne mène la moindre enquête.
« Lucio » a demandé à l’ONU d’ouvrir une commission d’enquête pour analyser toutes les accusations accumulées contre Correa pour ses relations avec les FARC, notamment le financement de sa campagne électorale en 2006, comme tendent à le démontrer une série de documents et de vidéos publiés depuis 2008.
3 août 2009
Ces preuves sont contenues dans des documents explosifs retrouvés dans des ordinateurs saisis récemment sur des rebelles arrêtés par l’armée colombienne. Elles contredisent les démentis de Hugo Chavez sur son appui en argent et en armes aux FARC.
Une copie de ces courriels, actuellement analysés par des agences de renseignements occidentales, a été fournie à Simon Romero, journaliste au New York Times. Un courriel du commandant des FARC Ivan Marquez, daté de 2008, décrit un plan pour acheter au Venezuela des missiles sol-air, des fusils et des radios. Il fait état de ses contacts avec le général Henry de Jesus Rangel Silva, alors directeur des services secrets de la police vénézuélienne, et Ramon Rodriguez Chacin, un ex-ministre de l’Intérieur de Chavez connu pour ses liens actifs avec les FARC. (Rappelez-vous, c'est sur mon blog, la scène de janvier 2008. Lors de la libération de l'otage Clara Rojas par les FARC, Chacin, alors émissaire, avait encouragé les guérilleros à « continuer la lutte ». Une caméra a enregistré la scène).
Installé au Venezuela avec l’aval de Chavez, Ivan Marquez évoque la fourniture de ces armements près du Rio Negro, dans l’Etat vénézuélien de l’Amazonie, et la remise de documents aux trafiquants d’armes, par le général Rangel Silva, pour leur permettre de circuler dans le pays afin d’acheminer la livraison. Mais les documents saisis ne confirment pas si la livraison a effectivement eu lieu.
Rodriguez Chacin et Rangel Silva sont accusés par le département du Trésor américain de trafic de drogue. Leurs comptes ont été gelés aux USA. Ils encourent une peine de prison allant jusqu’à 30 ans s’ils pénètrent aux Etats-Unis.
Les documents cités par le quotidien révèlent aussi que les FARC ont donné des cours de guerre de guérilla à des officiers vénézuéliens, comme l’indique un commandant de la guérilla, Timoleon Jimenez, alias « Timochenko », qui lui aussi opère depuis le Venezuela. Un autre document saisi en mai dernier révèle enfin que Hugo Chavez a parlé personnellement avec Timoleon Jimenez pour lui exprimer sa solidarité avec le combat des FARC.
Voici le papier du NYT : Venezuela Still Aids Colombia Rebels, New Material Shows
By SIMON ROMERO
Published: August 2, 2009 CARACAS, Venezuela — Despite repeated denials by President Hugo Chávez, Venezuelan officials have continued to assist commanders of Colombia’s largest rebel group, helping them arrange weapons deals in Venezuela and even obtain identity cards to move with ease on Venezuelan soil, according to computer material captured from the rebels in recent months and under review by Western intelligence agencies.
The materials point to detailed collaborations between the guerrillas and high-ranking military and intelligence officials in Mr. Chávez’s government as recently as several weeks ago, countering the president’s frequent statements that his administration does not assist the rebels. “We do not protect them,” he said in late July. The new evidence — drawn from computer material captured from the rebel group, the Revolutionary Armed Forces of Colombia, or FARC — comes at a low point for ties between Venezuela and Colombia. Mr. Chávez froze diplomatic relations in late July, chafing at assertions by Colombia’s government that Swedish rocket launchers sold to Venezuela ended up in the hands of the FARC. Venezuela’s reaction was also fueled by Colombia’s plans to increase American troop levels there.
“Colombia’s government is trying to build a case in the media against our country that serves its own political agenda,” said Bernardo Álvarez, Venezuela’s ambassador in Washington, describing the latest intelligence information as “noncorroborated.” Mr. Chávez has disputed claims of his government’s collaboration with the rebels since Colombian forces raided a FARC encampment in Ecuador last year. During the raid, Colombian commandos obtained the computers of a FARC commander with encrypted e-mail messages that described a history of close ties between Mr. Chávez’s government and the rebel group, which has long crossed over into Venezuelan territory for refuge.
The newest communications, circulated among the seven members of the FARC’s secretariat, suggest that little has changed with Venezuela’s assistance since the raid. The New York Times obtained a copy of the computer material from an intelligence agency that is analyzing it. One message from Iván Márquez, a rebel commander thought to operate largely from Venezuelan territory, describes the FARC’s plan to buy surface-to-air missiles, sniper rifles and radios in Venezuela last year.
It is not clear whether the arms Mr. Márquez refers to ended up in FARC hands. But he wrote that the effort was facilitated by Gen. Henry Rangel Silva, the director of Venezuela’s police intelligence agency until his removal last month, and by Ramón Rodríguez Chacín, a former Venezuelan interior minister who served as Mr. Chávez’s official emissary to the FARC in negotiations to free hostages last year. In the message, Mr. Márquez discusses a plan by Mr. Rodríguez Chacín to carry out the deal near the Río Negro in Amazonas State in Venezuela. Mr. Márquez goes further, explaining that General Rangel Silva gave the arms dealers documents they could use to move around freely while in Venezuela.
Intelligence of this kind has been a source of tension between Colombia and Venezuela, with the government here claiming the information is false and used to further political ends. Colombian officials, by contrast, argue that the intelligence proves that the FARC survives in part on its ability to operate from Venezuela’s frontier regions. The latest evidence, suggesting that the FARC operates easily in Venezuela, may put the Obama administration in a tough spot. President Obama has recently tried to repair Washington’s relations with Venezuela, adopting a nonconfrontational approach to Mr. Chávez that stands in contrast to the Bush administration’s often aggressive response to his taunts and insults.
But the United States and the European Union still classify the FARC as a terrorist organization. The Treasury Department accused General Rangel Silva and Mr. Rodríguez Chacín last year of assisting the FARC’s drug trafficking activities, opening the officials to freezes on their assets, fines and prison terms of up to 30 years in the United States. Venezuela has said the men are not guilty of those charges. “We do not comment on intelligence matters,” said Noel Clay, a State Department spokesman, in relation to the latest captured communications. A spokesman from the Colombian Foreign Ministry declined to comment on the matter.
Computer records obtained in the Colombian raid in Ecuador last year appeared to corroborate the assertion that Venezuela helped the FARC acquire the Swedish-made rocket launchers at the heart of the latest diplomatic dispute between the two countries. The launchers were purchased by the Venezuelan Army in the late 1980s but captured in Colombia in combat operations against the FARC last year. The FARC’s use of Swedish arms has an added dimension: the rebels kidnapped a Swedish engineer in Colombia in 2007, holding him hostage for nearly two years — during which he was reported to have suffered brain damage and paralysis from a stroke — before releasing him in March.
“The issue of these weapons is extremely serious for us,” said Tommy Stromberg, the political officer at the Swedish Embassy in Bogotá, the Colombian capital, which also oversees Sweden’s affairs in Venezuela. Mr. Stromberg said Venezuela had bought Swedish arms as recently as 2006. “We have asked Venezuela’s Foreign Ministry for clarification on how this happened, but have not had a response.” The computer records from the raid in Ecuador last year also seem to match some of the information in the new communications under review by Western intelligence officials.
For example, a message obtained in the Ecuador raid and written in September 2007 contained an earlier reference to the arms deal discussed recently by the FARC. In the earlier message, Mr. Márquez, the rebel commander, referred to dealers he described as Australian, and went into detail about the arms they were selling, including Dragunov rifles, SA-7 missiles and HF-90M radios, the same items he discusses in the more recent communications. Another file from the Ecuador raid mentioning an offer from the FARC to instruct Venezuelan officers in guerrilla warfare matches recently obtained material from a rebel commander, Timoleón Jiménez, that says the course took place. Other communications refer to FARC efforts to secure Venezuelan identity cards in a plan overseen by General Rangel Silva, the former Venezuelan intelligence chief. In other material captured as recently as May, Mr. Márquez, the rebel commander, said Mr. Chávez had spoken personally with Mr. Jiménez, expressing solidarity for the FARC’s struggle. Then Mr. Márquez went into more mundane matters, referring to unspecified problems the FARC had recently encountered in La Fría, an area in Venezuela near the border with Colombia.
2 août 2009
Voici l’enquête de Maite Rico, spécialiste de l’Amérique Latine au quotidien de Madrid « El Pais », publiée ce dimanche, sur le financement du président équatorien par les terroristes colombiens des FARC. Fabio vous a sorti le texte en avant-première, merci à lui !
Ce blog vous avait révélé, et reconfirmé, une telle aide en dollars à Correa par les FARC depuis un an.
Dans le papier de Maite Rico, les détails ne laissent plus planer un seul doute sur le versement de 400.000 dollars en liquide par les sanguinaires des FARC à la campagne de Correa, sans que les audits officiels aient pu en déterminer la source. Je vous en traduis les éléments essentiels, avant le texte complet en espagnol :
100.000 dollars ont été donnés de la main à la main par Raul Reyes au colonel équatorien en retraite Jorge Brito, pour la campagne de Alliance Pays (le parti de Correa) à la veille du premier tour de l’élection présidentielle de 2006, remportée par Correa. « Il m’a remercié avec émotion », ajoute Reyes dans un courriel à propos de Brito.
300.000 autres dollars ont été collectés et remis aux émissaires équatoriens par Edgar Tovar, chef du 48e Front des FARC, en action à la frontière équatorienne, révèle un autre courriel de Raul Reyes.
La preuve définitive de cet apport terroriste à Correa est contenue dans les bilans financiers de la campagne du président. Le compte ouvert par Alliance Pays à la Banque de Machala fait état de 487.848 dollars déposés en liquide, selon les autorités électorales. L’audit ultérieur n’a pu déterminer l’origine de 412.000 dollars. Le tribunal électoral, chargé d’enquêter, avait finalement archivé le dossier en octobre 2008, avant sa dissolution par la nouvelle Assemblée constituante de connotation castriste. L’an dernier, Rafael Correa avait annoncé qu’il démissionnerait de la présidence si le financement de sa campagne par les FARC était prouvé. C’est fait. Le chef de l’Etat équatorien n’a plus qu’à remettre son mandat en jeu.
Voici
1. El dinero perdido de las FARC
Documentos de la guerrilla colombiana reflejan la entrega de 400.000 dólares a la campaña de Correa – El presidente de Ecuador niega haber recibido esos fondos MAITE RICO – Madrid – 01/08/2009
El archivo de las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC) asedia al presidente de Ecuador, Rafael Correa, y ha puesto al rojo vivo las relaciones entre Bogotá y Quito. Primero los ordenadores de Raúl Reyes, número dos de la guerrilla; luego, un vídeo del Mono Jojoy, su jefe militar, y ahora un supuesto diario personal del propio Reyes dan cuenta de las relaciones clandestinas de la guerrilla con el equipo de Correa y la financiación de su campaña electoral en 2006. Un mensaje de Raúl Reyes, muerto en el ataque colombiano contra su campamento en Ecuador, anuncia, en octubre de 2006, la aportación de 400.000 dólares (285.000 euros). La cifra coincide con las sumas ingresadas en efectivo en esas fechas en la cuenta bancaria de Alianza País, la formación del entonces candidato Correa, y con los gastos de campaña no justificados ante las autoridades electorales.
El presidente ecuatoriano ha rechazado con vehemencia cualquier contacto o aportación de las FARC. Pero con unas evidencias cada vez más comprometedoras, Correa, que en 10 días iniciará un nuevo periodo presidencial, parece estar cambiando de estrategia: sugiere que alguien pudo haber usado su nombre para sacarle dinero a la guerrilla, que maneja fondos cuantiosos gracias a sus actividades en el narcotráfico, y ha ido cortando por lo sano con los colaboradores más señalados por los documentos incautados. Se trata de un grupo que mantenía relaciones con las FARC mucho antes de que Correa se lanzara a la batalla política, y que se integra después en su círculo cercano. Entre ellos está el general René Vargas, actual embajador en Caracas; el coronel Jorge Brito o el ex ministro de Seguridad Gustavo Larrea y su asesor José Ignacio Chauvín, adscritos a la izquierda radical y admiradores de Hugo Chávez. En nombre de Correa, negociaron donaciones o acuerdos con la guerrilla.
Un análisis del conjunto de los correos electrónicos hallados en los ordenadores de Raúl Reyes, a los que ha tenido acceso EL PAÍS, permite reconstruir la bitácora de los contactos con bastante precisión. La primera mención a Rafael Correa aparece en septiembre de 2006, apenas un mes antes de la primera vuelta electoral. Las FARC, fieles a su tradición intervencionista en la política ecuatoriana, aún no habían decidido a qué candidato de la izquierda prestar su apoyo, tanto financiero como de movilización de votos en las provincias fronterizas. Les buscaban León Roldós y Lucio Gutiérrez, pero Reyes se había fijado en Correa. “Bien valdría la pena hacerle monitoreo”, le dice a una de sus más conspicuas corresponsales, alias Alicia (identificada por Colombia como María Augusta Calle, luego diputada de Alianza País).
El interés de la guerrilla aumenta tras la visita del coronel Brito al campamento base de Reyes, instalado de forma estable en Sucumbíos, al norte de Ecuador. Brito le explica los compromisos de campaña de Correa: cerrar la base estadounidense de Manta, “disminuir las tropas en la frontera con Colombia, establecer relaciones con las FARC al más alto nivel y convenir formas de colaboración recíproca”, además de convocar una asamblea constituyente, entre otros puntos. “Como es obvio solicitan nuestro aporte en motivar a la gente de la frontera y alguna ayuda económica. Respondimos con el cuidado requerido”, escribe Reyes el 24 de septiembre de 2006. Las FARC se hacen de rogar. No acaban de confiar en el joven candidato. “Realmente le falta consistencia política e ideológica”, escribiría Reyes aún después de haber decidido ayudarle. Pero “pese a sus inconsistencias y de carecer de un pasado revolucionario, sí ha expresado posiciones antiimperialistas, amistosas con Cuba, Venezuela, Bolivia y la lucha revolucionaria de las FARC”.
Las críticas de Correa al Plan Colombia contra el narcotráfico y las fumigaciones de cultivos ilícitos en zona fronteriza animan a las FARC. Un rápido intercambio de consultas entre los dirigentes del Secretariado desemboca en la decisión, anunciada por Pedro Marín, Tirofijo, máximo jefe de las FARC, el 12 de octubre de 2006, de donar 100.000 dólares recolectados entre los diferentes bloques de la guerrilla. “El 13 de los corrientes me entrevisté nuevamente con el coronel Jorge Brito y el Médico Ayala, les transmití el saludo del Jefe y del Secretariado deseándoles éxitos en el día de las elecciones y la decisión de aportarles cien mil dólares, más la disposición de contribuirles con el llamado a la gente de la frontera a votar por ellos”, escribe Raúl Reyes a sus compañeros de las FARC el 14 de octubre de 2006, un día antes de la primera vuelta electoral en Ecuador. “De una vez le hice entrega de dicha cantidad al Coronel, quien emotivamente agradeció a nombre del candidato Rafael Correa. Edgar me hizo el préstamo. Amigos del Frente 48 hicieron una recolecta de otros 300 mil dólares para la misma campaña, me dice Edgar” [Se trata de Edgar Tovar, jefe del Frente 48, que controla la zona fronteriza entre Colombia y Ecuador].
A lo largo de los días siguientes, la cuenta única abierta por Alianza País en el Banco de Machala registró depósitos en efectivo por un total de 487.848 dólares, según un informe de las autoridades electorales. Además, la auditoría realizada a los gastos de campaña, publicada por el diario El Comercio, no pudo establecer la procedencia de 412.000 dólares gastados por Alianza País en la segunda vuelta electoral, celebrada el 26 de noviembre y que llevó a Correa a la presidencia. El expediente no tuvo recorrido. En octubre de 2008, a punto de ser disuelto por la nueva la Asamblea Constituyente, el Tribunal Electoral dio carpetazo al asunto. Sin embargo, la espinosa cuestión de la financiación ilegal a la campaña de Alianza País volvería a explotar poco después, tras la ofensiva llevada a cabo por la fiscalía antinarcóticos ecuatoriana contra el cartel de los hermanos Ostaiza, que opera en el norte del país y comercializa la droga de las FARC. Jefferson, Edison y Miguel Ostaiza eran, de hecho, los principales clientes del Frente 48. La inteligencia colombiana cree que los Ostaiza son, precisamente, la fuente de esa recolecta de 300.000 dólares que menciona Reyes en su mensaje.
Sobre todo después de que las investigaciones de la fiscalía ecuatoriana destaparan una turbia red de contactos que tiene como eje a José Ignacio Chauvín, amigo de los Ostaiza, de Raúl Reyes y del entonces ministro de Seguridad, Gustavo Larrea, que lo nombró subsecretario. Según testigos y grabaciones en poder de la fiscalía, Chauvín aseguraba que los Ostaiza “querían contribuir con mucha plata al proceso” electoral. El escándalo provocó la salida de Gustavo Larrea del Gobierno, justo después de que Colombia diera a conocer su reunión con Raúl Reyes en enero de 2008. Larrea justificó el encuentro como un intento de mediación para la liberación de los rehenes de las FARC, pero el mensaje que Reyes dejó escrito en su ordenador el 18 de enero de 2008, añade otros datos inquietantes. Larrea expone el “interés del presidente Correa de oficializar las relaciones con la dirección de las FARC”, su “disposición a coordinar actividades sociales e intercambio de información en la frontera”, “cambiar a los mandos de la fuerza pública con comportamientos hostiles” y demandar a Colombia por las fumigaciones… “Tienen claro que Uribe representa los intereses de la Casa Blanca, las multinacionales y las oligarquías y es peligroso para la región”, concluye Reyes.
La complicidad entre los amigos de Correa y las FARC no termina ahí. Chauvín y Larrea utilizaban a la Asociación Latinoamericana de Derechos Humanos (ALDHU) para dar cobertura a los guerrilleros. Chauvín les facilitaba carnés y documentación de esa ONG, muy conocida en Suramérica, para que pudieran moverse libremente en la frontera y organizaba redes de información camufladas en organizaciones de “solidaridad campesina”. Mientras todo esto ocurría, las autoridades colombianas se desesperaban ante la falta de colaboración de sus pares ecuatorianos. El general Fredy Padilla, comandante de las Fuerzas Armadas de Colombia, insiste en que ellos pasaron puntual información a Quito sobre la ubicación de los campamentos de las FARC en Ecuador, incluido el de Raúl Reyes, sin que nunca obtuvieran respuesta. El coronel ecuatoriano Mario Pazmiño, ex jefe de inteligencia militar, asegura que esas coordenadas nunca llegaron a los mandos sobre el terreno. Esa falta de confianza fue la que llevó a Colombia a ocultar al Gobierno ecuatoriano su intención de atacar el campamento de Raúl Reyes, el 1 de marzo de 2008.
¿Cuál es el papel de Rafael Correa en toda red de contactos con las FARC? ¿Sabía lo que hacían sus colaboradores? El presidente ecuatoriano ha mantenido desde el principio una postura muy beligerante contra el Gobierno de Álvaro Uribe. Rompió relaciones con Colombia tras el bombardeo contra el campamento de Reyes, por la violación del territorio ecuatoriano, y ha llevado la batalla al terreno comercial, al instaurar unos aranceles especiales a más de 1.300 productos colombianos. Sin embargo, al mismo tiempo, se ha ido desmarcando de los colaboradores más polémicos. José Ignacio Chauvín fue encarcelado (aunque poco después recuperó la libertad por “irregularidades en el procedimiento”). Gustavo Larrea perdió el ministerio y vio frustrada su intención de convertirse en diputado de la Asamblea Constituyente, lo que le hubiera garantizado la inmunidad. Correa, además, asegura que el general Jorge Brito nunca formó parte de su equipo de campaña. Y no ha dudado en retirar la inmunidad a la Asociación Latinoamericana de Derechos Humanos, cuyos dirigentes se han volatilizado. ¿Ha sido Correa víctima de un abigarrado sector militar y civil, vinculado a las FARC y al narcotráfico, que ha estado actuando a sus espaldas? Así lo cree el ex jefe de inteligencia ecuatoriano Mario Pazmiño. En una entrevista a la revista Semana, Pazmiño asegura que Correa está siendo engañado. La inteligencia colombiana lo duda: varios testimonios y documentos indican que Correa sí estuvo de acuerdo en solicitar apoyo electoral a las FARC. Aunque tal vez, admiten estas fuentes, algunos miembros de su equipo llevaron las cosas “demasiado lejos”.
22 juillet 2009 Le président castriste du pays aux 99 volcans, Rafael Correa, ne peut plus échapper à sa destitution. Les preuves de ses liens financiers et idéologiques avec les terroristes des FARC sont une nouvelle fois avérées et développées dans cette enquête de la radio RCN ce 22 juillet. Je l'ai traduite pour vous.
Ses complices cités, la députée Maria Augusta Calle, le colonel Jorge Brito, et bien d’autres devront un jour répondre devant la justice de l’Equateur de leur complicité active avec les sanguinaires guérilleros colombiens.
Dans l'immédiat, Rafael Correa, s'il ne démissionne pas face à ces preuves accablantes, devra être jugé par la Cour pénale internationale.
Voici les extraits des courriers saisis dans les ordinateurs de Raul Reyes, le n°2 des FARC, avant son élimination en Equateur le 1er mars 2008 par l’armée colombienne:
RCN (investigation de Juan Manuel Ruiz) :
17/06/O6
Raul Reyes écrit à Maria Augusta Calle, alias “Alicia”. Cette future députée de Rafael Correa recherche l’aide des FARC pour son candidat, Leon Roldos. Deux réunions des émissaires de Leon Roldos avec Raul Reyes ont eu lieu, note Raul Reyes.
5/9/06 Lettre de Raul Reyes à Alicia. « Correa est le seul candidat indépendant, et attractif, en Equateur».
Autre lettre de Reyes à Alicia le 22/9/06.
Le général René Vargas et Lenin Ortiz étaient attendus, mais Edwin Piedra seul est venu, chargé de la campagne de Correa. Edwin, optimiste sur le succès (de Correa aux présidentielles de novembre 2006), espère faire oublier le « mauvaise souvenir de la trahison de Lucio Gutierrez » (le mystère demeure sur cette allusion ; l’ex-président se devra d’y répondre).
28/9/06 autre lettre de Raul Reyes a Alicia Depuis deux jours, visite de Jorge Brito, colonel de la police équatorienne, dit Reyes sur cet envoyé de la campagne de Correa. Selon lui Correa est favori, sérieux, prêt à des changements structurels, à s’aligner avec Cuba, Venezuela, et le Nicaragua. Brito lui avoue avoir été étonné de la visite de Piedra, non membre selon lui de la campagne de Correa, « peut-être agent de la CIA ».
12/10/06 Lettre de Marulanda a Raul Reyes. Le secrétariat des FARC ok pour financer Correa. « 20.000 usd, je puis les donner, Jorge (Briceno, el Mono Jojoy, chef militaire des FARC) dispose de 100.000 dollars et offre 50.000 dollars, Ivan Rios et Ivan Marquez demandent où envoyer l’argent, OK de Alfonso Cano.
14/10/06
Raul : nouvelle entrevue hier avec Brito et le médecin Ayala. Se félicite de l’apport de 100.000 usd. Le colonel remercie. Autres 300.000 usd évoqués d’aide à Correa 20/10/06
RR à Alicia Nous faison tout pour le triomphe au 2e tour de Correa .
26/10/06
Doutes sur Correa dans une lettre de RR à Alicia. « Il manque de consitance idéologique ». 11/11/06
RR à Alicia : on craint une trahison comme celle de Gutierrez. 7/12/06
Alicia à RR : on doit envoyer les félicitations à Correa, élu.
12/12/06 RR à Alicia : les émissaires de Correa avant le 1er tour étaient opposés à la nomination du général Rene Vargas au ministère de la Défense. Correa ok et le nomme Pdg de Petroecuador
22/12/06
RR a Alicia : heureux de la position de Correa face à la « canaille de Uribe ».
5/1/07 RR a Marulanda
On attend visite de Brito pour ajuster les contacts avec le gouvernement équatorien. On demande à Correa de remettre les guérilleros des FARC arrêtés en Equateur aux FARC, et non à la Colombie 28/01/07
RR a Marulanda Mort de la ministre de la Défense amie retarde visite du colonel, on envoie condoléances. Le ministre des Finances va nous visiter le 9 février.
29/03/07
Ivan Marquez à Alfonso Cano Le sommet bolivarien peut avoir lieu à Quito, les conditions sont remplies pour le tenir
4 /05/07
RR à Marulanda Correa refuse de remettre nos camarades à Uribe. Et Quito donne les confessions des guérilleros aux FARC
18/10/07
RR à Marulanda Correa prêt à un sommet avec Chavez et les FARC
18/01/08
Lettre de Raul Reyes : Gustavo Larrea (ministre le plus important), « Juan », visite les FARC ; prêt à changer les chefs militaires opposés aux FARC. Vont annuler la base de Manta, porter plainte contre Bogota pour les fumigations, « Uribe représente la Maison Blanche ».
16/02/08
Lette de Edgar Tovar à RR Le ministre Mauricio Bustamante est de la CIA et DEA
28/02/08
Raul Reyes au secrétariat des FARC (quelques heures avant sa mort):
Après réunion avec l'émissaire de Correa: - Veulent parler à Quito avec nos représentants
- Attendent la date - Veulent savoir si aide militare
- Veulent parler politique Ingrid - Plan Equateur - Cours de masse pour protéger la frontière
22 juillet 2009
Ceux qui avaient des doutes sur ce blog quant à la vidéo du chef militaire des FARC seront rassurés. Son intégralité va être transmise par Bogota à l’OEA, comme suite à la demande de son secrétaire général, le Chilien José Miguel Insulza.
L’annonce en a été faite ce matin par Jaime Bermudez, ministre colombien des Affaires étrangères.
Cet enregistrement confirme la validité des 37.000 fichiers découverts en 2008 dans les ordinateurs de Raul Reyes, l'ex-n°2 des FARC abattu par l'armée colombienne en Equateur.
Que dira Rafael Correa quand il prendra connaissance de ce document accablant, qui prouve le financement de sa campagne électorale par les terroristes des FARC ?
Que décidera l’OEA, si prompte à qualifier d’illégal le nouveau régime hondurien après l’expulsion du dictateur en puissance Mel Zelaya, condamné pour trahison par la justice de son pays ?
Que diront les USA et l’UE, si empressés de dénoncer un putsch qui n’en est pas un au Honduras, où c’est la volonté populaire (la Cour suprême de justice, le Tribunal suprême électoral, le Ministère public et le Congrès) qui a chassé du pouvoir un président aux visées totalitaires ?
20 juillet 2009
Le ministre français des Affaires étrangères, renégat du parti socialiste au sein du gouvernement de droite, se doit de présenter ses excuses au régime démocratique colombien présidé par Alvaro Uribe.
Au lendemain de l’élimination de Raul Reyes, n°2 des FARC, le 1er mars 2008, l’ex-patron de Médecins sans frontières avait qualifié sa mort de « mauvaise nouvelle ». Sa naïveté lui avait laissé croire que Reyes pouvait à l’époque aider à la libération d’Ingrid Betancur.
L’explosive vidéo de Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », remise aujourd’hui à Interpol par Bogota, confirme la véracité des fichiers saisis dans les ordinateurs de Reyes. Certains d’entre eux prouvaient que les FARC n’avaient aucune intention de libérer Ingrid Betancur.
Nous attendons avec impatience l’acte de repentance que se doit de manifester Bernard Kouchner en présentant ses excuses au président Alvaro Uribe, pour avoir ainsi dénigré l’exécution d’un chef terroriste au sein d’une guérilla qui retient des otages depuis 12 ans.